Milguerres

12 janvier 2013

La campagne de Tunisie

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La Tunisie au gré des conflits

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 La Campagne de Tunisie en 1881

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à travers le 83e Régiment d’Infanterie

Source : Historique du 83e Régiment d’Infanterie

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Résumé de la campagne.
– Entrée au Kef (26 avril).
– Reconnaissance sur Nebeur (28 septembre) ;
– combat de Djebel-el-Bahara (20 octobre).
– Colonne sur Nebeur (14-16 octobre).
– Expédition autour du Kef (19 octobre, 11 décembre)
– combat de Khranguel-el-Redin (20 octobre)
– combat d’Enchir-Bezi (21 octobre)
– combat de Bordj-Messaoudi.

La campagne de Tunisie se divise en deux parties ; dans la première, trois colonnes combinent leurs opérations pour cerner l’ennemi ; le général DELEBECQUE aborde directement par l’ouest le pays de Kroumirs, avec les brigades VINCENDON, GALLAND et RITTER ; en même temps, le général LOGEROT partant de Soukarras avec une colonne dont faisaient partie deux bataillons du 83e, passe par le Kef et manoeuvre à l’est de ce pays ; la troisième colonne débarque à Tabarka.
Mais les Kroumirs parviennent à s’échapper.

Cependant, le général BREART débarque à Bizerte le 1er mai, s’avance vers Tunis et a une entrevue avec le BEY, qui accepte le protectorat français (12 mai).
Les Krumirs, traqués partout,demandent l’aman (1er juin).

La campagne semblant terminée, on fait rentrer les troupes. Il n’est laissé qu’un corps d’occupation (dont un bataillon du 83e au Kef) sous les ordres du général LOGEROT.

Mais on s’était trop pressé. Les populations du Sud, excitées par leurs marabouts, se soulèvent ; l’insurrection s’étend bientôt vers le Nord.
On est obligé d’envoyer en Tunisie des brigades de renfort et de recommencer la lutte ; cette période est marquée par la prise de Sfax (16 juillet), de Gabès (24 juillet), l’occupation de Tunis (10 octobre), Kairouan (26 octobre) et Gafsa (20 novembre).

Dans le même temps, la garnison du Kef, où était resté un bataillon du 83e, commandé par le colonel de La ROQUE, doit lutter contre les tribus environnantes soulevées par ALI-ben-AMAR.

Dès qu’elle a reçu des renforts, elle combine ses opérations avec celles des généraux d’AUBIGNY et PHILIBERT, traque les dissidents et les force à se soumettre. La prise de Kairouan marque la fin des opérations actives.

Nous allons suivre le 83e dans cette campagne.
Les 3e et 4e bataillons partent de Toulouse le 10 avril avec le colonel de COULANGE et le drapeau et s’embarquent à Toulon le 12. Ils restent à Bône du 14 au 16, et arrivent le 17 au soir à Soukarras où se rassemblait la colonne LOGEROT ;
Les opérations, retardées par le mauvais temps et la formation des convois, ne commencent que le 22.
La colonne arrive le 23 à Sidi-Youseff et laisse la 1re compagnie du 3e bataillon, capitaine FAIDOUX, à la garde de ce bordj.
Le lendemain, la frontière est franchie et l’on se dirige sur le Kef dont il fallait s’emparer pour avoir un point d’appui sérieux à l’aile droite du corps expéditionnaire et pour s’interposer entre les tribus révoltées et celles de l’intérieur. L’on campe le soir sur l’Oued-Mellegue.

Le 25, la colonne franchit à gué l’Oued-Mellegue, et entre dans le défilé de Darralia sous la protection des goums et des chasseurs d’Afrique qui l’éclairaient à quelques kilomètres en avant.
On bivouaque à l’Oued-Rumel en vue du Kef.
Le lendemain, les dispositions sont prises pour l’attaque de cette place. Les goums suivent les crêtes de gauche, les chasseurs éclairent à droite ; les tirailleurs, les zouaves et le 83e sont déployés dans la plaine ; la 3e batterie du 26e d’artillerie est établie sur le sommet d’un des mamelons qui forment à gauche les derniers contreforts montagneux sur lesquels s’appuie le Kef.

Avant d’ouvrir le feu, le général LOGEROT envoie un parlementaire demander au gouverneur SIRECHID de rendre la place ; à onze heures et demie, un officier tunisien vient annoncer que les portes de la ville étaient ouvertes et que la Kasbah serait livrée aux troupes françaises.

Le général LOGEROT entre au Kef avec le colonel de COULANGE, quatre compagnies du 83e (2e, 3e et 4e compagnies du 3e bataillon et 1er du 4e bataillon), une batterie, deux pelotons de cavalerie et une section du génie. Le reste des troupes campe dans la plaine.

La prise de cette place empêche le soulèvement des tribus du Sud ; les cheiks des tribus environnantes viennent faire leur soumission au général LOGEROT qui leur garantit la possession de leurs biens à condition qu’ils répondront de la sécurité des convois.
Le 27, le général LOGEROT se dirige vers Nébeur (*).(*). (Nébeul ou Nabeul, à mon avis une erreur sur la ville indiquée sur ce récit)

Laissé au Kef comme commandant supérieur avec les troupes qui y étaient entrées avec lui la veille, le colonel de COLANGE procède au désarmement de la population et réunit le lendemain le conseil de défense qui répartit les troupes d’occupation dans la place.
Deux compagnies du 83e sont placées sur les remparts de la Kasbah, une est en réserve à la Kasbah, la dernière compagnie fournit le service aux différents postes de la ville.
Le 30 avril, le drapeau français est hissé en grande cérémonie sur la Kasbah et sur le château, en présence des troupes rassemblées sous les armes.

Un bataillon du 122e d’infanterie vient renforcer la garnison, le 4 mai, et remplace dans la Kasbah les compagnies du 83e qui vont camper contre les murs d’enceinte dans l’intérieur de la place.
Pendant ce temps, la colonne LOGEROT se dirigeait vers l’Oued-Medjerda par Nébeur et la vallée de l’’Oued-Mellegue. Avec elle marchaient les trois compagnies restantes du 4e bataillon sous les ordres du commandant CHEDE. Elle arrivait à Souk-el-Arba le 28 et s’y établissait.

Le 29, ALI-BEY, chef des troupes tunisiennes, mandé par le général LOGEROT, vient de Ben- Bechir témoigner de ses intentions pacifiques et offrir son concours. Mais le général LOGEROT lui demande seulement de se retirer avec ses troupes au-delà de Béja, dans la direction de Tunis.
Cependant, les Kroumirs traqués au nord et au sud, s’étaient réfugiés dans le Djebel-Abdallah, position favorable où se trouvait la tombe d’un marabout très vénéré en Tunisie.
Toutes les colonnes sont dirigées vers cette position de façon à les cerner. Le général LOGEROT se met en mouvement le 1er mai, et laisse à Souk-el-Arba, jusqu’à l’arrivée du général de BREM, le 83e pour appuyer son aile droite et couvrir au besoin la retraite. Ce bataillon, relevé le 5 mai, rejoint la colonne le 7.

Les journées du 8 au 10 sont employées à assurer les communications en arrière, à faire des reconnaissances, à travailler aux chemins que l’on doit suivre.
Le 11, la colonne, à l’exception du 83e laissé à la garde du camp de Fernana, commence ses opérations, qui donnent lieu aux combats de Fedj-Meridj (11 mai) et de Ben-Matir (14 mai). Elle rentre à Fernana le 17.

Le 18, la colonne LOGEROT, y compris le 83e, se met en route vers Beja pour couper la route aux Meknas et aux tribus de Mogod qui n’avaient pas fait leur soumission. Le général en chef exprime au commandant CHEDE son contentement pour l’énergie.
Le 20, le général LOGEROT entre dans Béja et laisse pour garder la ville et la gare, le bataillon du 83e avec le commandant CHEDE qu’il nomme gouverneur.
Il repart le 22 mai et remonte l’Oued-Zouarba pour garder les défilés du Djebel-Djarda. Les tribus des Mecknas viennent bientôt demander l’aman.
La pacification est complète à partir du 1er juin, et la dislocation des troupes commence.

Le 4e bataillon du 83e, désigné pour rentrer en France avec l’état-major, quitte Béja, le 18 juin, passe à Soukarras (28 juin), s’embarque à Bône et rentre à Toulouse le 4 juillet.
Le 3e bataillon, laissé dans le corps d’occupation, reste au Kef sous les ordres du colonel La ROQUE et du général CAILLOT, commandant la subdivision d’Aïn-Draham.
Comme nous l’avons dit plus haut, les tribus se soulèvent dès que le gros des troupes françaises à quitté la Régence.

La compagnie du 83e, laissée au début de la campagne à Sidi-Youseff, arrive au Kef le 19 août. Le bataillon du 83e fait des sorties les 21 et 24 août pour éloigner les dissidents et les maraudeurs qui se rassemblaient trop près de la place et pour rassurer les douars environnants.
Le 11 septembre, la présence d’Ali-Ben-Amar est signalée au défilé de Kranguel-el-Redin, et l’on s’attend à être attaqué. Le 83e prend à neuf heures du soir ses dispositions de combat, mais la nuit se passe sous les armes sans incidents.

La plupart des tribus environnantes, poussées par ALI-BEN-AMAR, font défection.

Le colonel La ROQUE dirige, le 28 septembre, une reconnaissance offensive sur la route de Nébeur avec le bataillon du 122e de ligne et l’escadron du 13e Chasseurs.
Le bataillon du 83e, laissé au Kef, double les postes des portes de la ville, et, vers dix heures, prend ses positions de combat sur les murs d’enceinte. A midi, la 4e compagnie sort de la ville pour aller rejoindre le colonel La ROQUE, qui était engagé avec l’ennemi et se place en réserve en arrière de l’aile droite du 122e.
Vers trois heures, elle entre en ligne et ouvre le feu sur des dissidents qui avaient pris une position de flanc sur un contrefort placé à environ 400 mètres à l’est du chemin. Cependant le colonel La ROQUE bat en retraite vers le Kef.
La compagnie du 83e s’arrête au Dir, près du cimetière français, y passe la nuit en grand’garde et ne rentre au Kef que le lendemain. A la suite de ce combat, les troupes reçoivent par télégramme des félicitations du général commandant le 19e corps.

Le 2 octobre, le colonel La ROQUE, qui avait été informé de l’arrivée d’une colonne de renfort commandée par le commandant GERBOIN, fait placer un poste d’observation composé de 50 hommes de la 4e compagnie du 83e sur les hauteurs du Dir.
Apprenant à midi que cette colonne était attaquée par le marabout SALAH-BEN-AMOUDA, près de Nébeur, il se porte à sa rencontre avec la 4e compagnie du 83e, deux compagnies du 122e de ligne, une section d’artillerie et un demi-peloton de chasseurs à cheval. A son arrivée à El-Bahara (col de Nébeur), deux heures trente minutes, il la trouve assaillie en flanc et en queue par l’ennemi.
Ses troupes aussitôt déployées ouvrent le feu ; la compagnie du 83e restait en réserve.

La colonne GERBOIN traverse nos lignes et, vers quatre heures, nos troupes battent en retraite par échelons sur le Kef, où elles arrivent à sept heures du soir sans être inquiétées par l’ennemi.
Le 12 octobre, la 1re compagnie du 83e fait partie d’une colonne qui marche au-devant d’un bataillon du 2e de ligne et de deux compagnies de tirailleurs venant de Soukarras renforcer la garnison du Kef. Elle est de retour le lendemain.

Après avoir reçu ces renforts, le colonel La ROQUE marche sur les dissidents dans la direction de Nébeur. Il sort du Kef le 14, à quatre heures du matin, avec trois bataillons d’infanterie, dont celui du 83e (moins la 1re compagnie), une batterie d’artillerie, deux compagnies de tirailleurs, un escadron de chasseurs et deux goums.
Ces troupes marchent en carré, l’artillerie et le convoi au centre. L’avant-garde est formée par les deux compagnies de tirailleurs, l’escadron et les deux goums.

L’ennemi s’enfuit devant nous, seuls les goums en viennent aux mains avec lui ; ils pillent et incendient les gourbis et ramènent une soixantaine de têtes de gros bétail.
La colonne arrive à dix heures près du pont romain, non loin du défilé de Kranguel-el-Redin et y bivouaque en carré. La 2e compagnie du 83e fournit une section de grand’garde devant la troisième face formée par le bataillon.
La colonne repart le lendemain à six heures du matin, le bataillon du 83e en tête. Vers sept heures et demie, l’ennemi est signalé sur la droite, la 4e compagnie est détachée de ce côté et la colonne se rapproche des hauteurs sur lesquelles se dirigeait cette compagnie. Quelques coups de canon suffisent pour mettre en fuite les dissidents, et la 4e compagnie rejoint la colonne sans avoir combattu.

Les troupes arrivent à Nébeur à deux heures et y campent. Nébeur fait sa soumission, livre des otages, se charge de fournir un courrier sur Souk-el-Arba. L’ancien et le nouveau cheik sont fusillés, ainsi qu’un notable, pour avoir pris parti pour les dissidents le jour où la colonne GERBOIN avait été attaquée.

Nous rentrons au Kef le lendemain 16 octobre.

EXPEDITION AUTOUR DU KEF DU 19 OCTOBRE AU 11 DECEMBRE

Le 19 au matin, le colonel La ROQUE sort du Kef pour purger les environs de tous les dissidents,
et va camper à l’entrée du défilé de Khranguel-el-Redin. Le bataillon du 83e, moins sa 1re compagnie, fait partie de l’expédition.

Le lendemain, à six heures trente minutes, la colonne se remet en marche vers Teboursouk. Le 83e formait la deuxième face du carré que les deux compagnies de tirailleurs couvraient en avant et sur le flanc gauche. On entre dans le défilé de Redin, le 83e derrière le bataillon de tête (122e).
A sept heures quinze minutes, l’ennemi est signalé sur le front et sur les flancs. Le convoi est aussitôt arrêté et laissé à la garde d’une compagnie de chaque corps (la 3e pour le 83e).
Les dispositions de combat sont prises ; les 2e et 4e compagnies du 83e doivent appuyer le mouvement en avant du 122e en se portant à sa droite dans le ravin de Redin.

La 4e compagnie, par quelques feux à volonté dans ce ravin, dégage la route de Tunis, que l’artillerie de son côté balaye de ses obus. A neuf heures, les troupes sortent du défilé et se déploient, les 2e et 4e compagnies à droite, sur les dernières pentes du Djebel-Bou-Fez, le 122e à gauche.
A midi, le convoi rejoint la colonne, les troupes se reforment en carré et reprennent la marche dans le même ordre qu’au départ.
A ce moment, apparaissaient dans la plaine quelques centaines de cavaliers. La colonne est aussitôt
arrêtée et l’artillerie les repousse à coups de canon.

On arrive au bivouac à deux heures et demie, au confluent de l’Oued-el-Redin et de l’Oued-Tessa.
Le 21, la colonne repart à huit heures un quart et va bivouaquer à Enchir-Bezi. A peine les tentes sont-elles dressées que l’on signale 500 cavaliers. La compagnie de grand’garde (3e), commandée par le lieutenant CATUSSE, ouvre le feu et les repousse.
Le lendemain, l’ennemi revient plus nombreux et entoure le bordj MESSAOUDI. Le combat recommence et la compagnie CATUSSE contribue encore à repousser l’ennemi, qui est poursuivi par les chasseurs à cheval.

Le commandant GOYE est chargé de défendre avec six compagnies et une pièce d’artillerie le bordj Messaoudi, organisé en biscuit-ville. Pendant ce temps, le colonel La ROQUE, avec le reste de la colonne, purge la contrée, entre la route du Kef à Tunis et la Medjerdah, de tous les dissidents qui s’étaient réfugiés dans les montagnes en combinant ses opérations avec celles du général d’AUBIGNY.

Le 24, il va à sa rencontre sur la route de Teboursouck et rentre le soir sans avoir vu l’ennemi.
Le 26, leurs deux colonnes réunies marchent du bordj Messaoudi dans la direction de Souk-el-Arba.
Elles se séparent à dix heures un quart pour opérer chacune de leur côté ; la colonne La ROQUE explore la vallée de l’Oued-Mellegue et rentre au bivouac à quatre heures.
Le lendemain, elle parcourt l’ouest du Djebel-bou-Kehril et la plaine de El-Goufa sans rencontrer personne.
A la suite de ces opérations, les troupes du colonel La ROQUE reçoivent les félicitations du général JAPPY, commandant la division, pour leur entrain et la manière dont elles avaient exécuté les ordres.

Du 1er au 4 novembre, la colonne parcourt le pâté montagneux de Quala et n’y trouve que des débris des tribus insurgées du Kef ; les combattants avaient rejoint ALI-BEN-AMAR à Ellez.

La colonne La ROQUE quitte le bordj Messaoudi le 5, et marche vers Ellez par Enchir-Mohssla et Djebel-Tricha. Elle arrive à Ellez le 20, mais ALI-BEN-AMAR s’était enfui vers le Sud avant son arrivée. Les colonnes La ROQUE, PHILEBERT et d’AUBIGNY fouillent le massif des Ouled-Ayars, cernent et dispersent les tribus qui s’y trouvent.

Le 20 novembre, la 2e compagnie du 83e prend part à une reconnaissance faite dans la montagne au-delà du col d’Ellez.
Le 21, une colonne légère dont fait partie la 3e compagnie du 83e sort du camp d’Ellez et rencontre la colonne du général PHILEBERT dans la vallée de Galla.

Le même jour, la 2e compagnie est chargée de protéger un fourrage et revient avec cinquante chameaux chargés d’orge.
Le 22, deux colonnes légères partent du camp d’Ellez à huit heures et demie. L’une d’elles, formée par les 3e et 4e compagnies du 83e et une section d’artillerie, se dirige avec le colonel La ROQUE vers le Hamada (arc de triomphe de Trajan et mausolée de Verrus). Elle incendie des casesd’Arabes et ramène quelques troupeaux.

Cette journée marque la fin des opérations. Le pays étant pacifié, la colonne quitte Ellez le 29 novembre et rentre au Kef le 11 décembre, après une absence de cinquante-quatre jours.
A partir de cette époque, le 83e occupe alternativement des postes de l’intérieur et de la côte. Ses garnisons successives sont :
– Le Kef, jusqu’au 7 octobre 1882, avec détachements au bordj Messaoudi et à Ellez.
– Hamam-Lif (près de Tunis), 15 octobre 1882.
– Tunis, 5 janvier 1883, avec détachements de deux compagnies à Hammam-Lif et
– à El-Bredj (10 avril).
– Le Kef, 16 juin 1883.
– Teboursouk, 27 juin 1883.
– Sousse et Sfax (19 décembre), deux compagnies dans chaque place.
– Sousse, 11 juillet 1884.
– Gafsa, 21 mars 1885, avec détachement à Tozeur.

Enfin, le 23 mai 1886, le 3e bataillon part de Gafsa pour rentrer en France.
Il s’embarque à Gabès le 10 juin, débarque à Marseille et arrive à Toulouse le 18 juin
Le 1er bataillon était parti de Toulouse trois jours plus tôt pour Castelsarrasin.
De la sorte, le régiment avait un bataillon à Castelsarrasin, un bataillon et le dépôt à Saint-Gaudens et deux avec
l’état-major à Toulouse.
A la suppression du 4e bataillon et du dépôt (loi du 27 juillet 1887), le 1er bataillon rentre de Castelsarrasin à Toulouse (1er octobre 1887), et le régiment est alors ainsi réparti : état-major et deux bataillons à Toulouse, un bataillon à Saint-Gaudens.
Au 1er janvier 1891, date à laquelle s’arrête notre historique, le corps occupe toujours les mêmes garnisons ; le colonel MILLE, promu général de brigade, a été remplacé dans le commandement du 83e par M. DUPRAT de LARROQUETTE, lieutenant-colonel breveté du 4e régiment de tirailleurs.

 

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