Milguerres

23 janvier 2013

Le 14 Juillet 1960

milguerres @ 21 h 10 min

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif Le 14 Juillet 1960

vers les combats d’honneur… les uns défendent leur pays, les autres défendent une indépendance … mais à quel prix, sur quelle conviction ? Des instants d’émotion, de la nostalgie, au goût amer …

JJ a posté au sein du forum, les souvenirs d’un 14 Juillet 1960, couleur tricolore, liberté, honneur … pour arriver à un article sur la « crise de Bizerte » tout à fait démenti par JJ, qui lui ?!!… y était.

vous pouvez également consulter sur http://militaires-d-hier.forumgratuit.org/t3886-14-juillet-1960      l’article ci-dessous

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http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifJJ :

« Bonjour à tous et à toutes
Quelques images du 14 juillet 1960, dernière année ou les Paras ont défilé en tenue « cam » de la Guerre d’Algérie. J’y étais.
L’année suivante, c’était le Putsch…
Les Paras, privés de Champs-Elysées, se préparaient pour combattre à Bizerte. J’y étais aussi!

Le 14 Juillet 1960  dafila10

La musique de la BPOM sur les Champs-Elysées

dafila11

Je suis dans le nombre…

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

Sur cette musique:

La « Georgina » était, à cette époque, la marche de parade de la Brigade de Parachutistes d’Outre-Mer. Héritage de la Second Guerre mondiale…
Le rythme, adapté à notre cadence, était sensiblement plus lent que sur l’enregistrement.
Mais, défiler à Paris derrière la musique de la BPOM! (les vivas, les cris : Algérie française…etc)
Putain…
JJ

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifHayet

« …j’ai eu un petit moment d’émotion que je ne saurais exprimer… peut-être pour être celle du camp adverse … peut-être me serais-je mise à votre place, un laps de temps pour ressentir ce que VOUS avez ressenti dans des moments aussi importants … « 

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifJJ :

Reste cool Hayet
Pour savoir ce que je pense sur le sujet qui te préoccupe, voici le texte du courrier que j’ai envoyé à la Revue Historique des Armées, il y a quelques jours, à la suite de la publication d’un de leurs articles.

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifArticle incriminé

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

-

sans_t13

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifJJ :

Courrier adressé au sujet de cet article :

Monsieur le rédacteur en chef de la
Revue Historique des Armées
Château de Vincennes
94306 Vincennes Cedex

Monsieur
Je ne suis pas abonné à votre revue, mais j’en suis un lecteur assez fidèle.
Dans le numéro 268, page 126, je relève, dans le paragraphe consacré aux  » évènements de Bizerte « , des erreurs que je ne peux laisser passer.
En février 1961, à la question sur la date du départ de la France de la Base Stratégique de Bizerte, le Général de Gaulle avait répondu :  » dans un délai de l’ordre d’une année « , et non  » pour les mois à venir « . Des travaux d’allongement de la piste principale de la base de Sidi-Ahmed ont bien été entrepris en avril, mais ils étaient très limités, et inscrits dans les limites de l’emprise des installations. Il n’y avait donc pas d’empiétement sur le territoire tunisien. Ces travaux étaient nécessités par l’arrivée de nouveaux avions de chasse, des Mystère IV, pour remplacer les Mistral, à bout de souffle. Il ne s’agissait donc pas d’une augmentation du potentiel offensif de la base, comme l’ont affirmé, à l’époque, les autorités tunisiennes.
Les forces tunisiennes présentes à Bizerte, en juillet 1961, comprenaient les 5e, 6e, 7e et 12 bataillons d’infanterie, plus un groupe d’artillerie à 5 batteries, soit environ 5 000 hommes. Auquel il convient d’ajouter 200 Gardes nationaux, et 6 000 volontaires destouriens. Et non pas uniquement  » 1 300 soldats du parti politique Néo-Destour « .
La France n’a pas fait  » parachuter 7 000 soldats d’élite « , mais elle a envoyé deux régiments de parachutistes en renfort, les 2e et 3e RPIMa, soit environ 2 000 hommes, dont un peu plus de 300 ont été effectivement parachutés. Ils sont venus renforcer le 8e RIA, qui était le régiment stationné sur place. Deux autres régiments sont arrivés par la suite, le 3e REI et le 8e Hussards. Mais ils n’ont que peu participé aux combats.
La ville n’a absolument pas été bombardée, les ordres de l’Amiral Amman étant formels à cet égard. Il n’y a pas eu d’appui aérien dans les combats intra-muros, ni d’appui d’artillerie. Raisons pour lesquelles les combats ont été si durs.
La France n’a pas quitté Bizerte  » quelques semaines plus tard « , mais deux ans après, le 15 octobre 1963. Quant aux pertes, elles furent de 25 tués dans les rangs français, et de 680 tués dans les rangs tunisiens, en comptant les victimes civiles, et non pas 1 300 comme vous l’indiquez. Vous pouvez aller les compter, et vous recueillir, au cimetière des  » Martyrs « , à Bizerte. Le nombre élevé de tués tunisiens s’explique, en grande partie, par le décès de nombreux blessés, par manque de structure sanitaire, alors que les blessés français étaient évacués rapidement vers l’hôpital de Sidi-Abdallah.
Votre article semble avoir été réalisé sur la base d’informations uniquement tunisiennes, empreintes de propagande. Il est largement erroné, et ne rend pas justice aux combattants français, en grande partie appelés, de cette bataille, la dernière livrée, et gagnée, par l’armée française, avec ses moyens propres. Mais il ne rend pas justice non plus aux combattants tunisiens, dont nous avons pu apprécier le courage, dans ces combats pour lesquels ils n’étaient pas préparés.
La légende de la photo du haut de page est également tendancieuse. Les parachutistes de l’époque n’étaient nullement  » habitués aux combats de rue « . Ils les ont découverts à Bizerte. Ils n’avaient pas d’avantage pour mission de  » maîtriser les insurrections civiles et militaires « , mais de remplir les missions, et de mener les combats pour la France, que leur ordonnait le pouvoir politique.
Vous vous honoreriez en publiant un rectificatif. Il suffit, pour vérifier mes affirmations, de consulter les archives du SHD. Si vous n’en avez pas le loisir, je vous conseille le livre  » La Bataille de Bizerte « , de Patrick-Charles Renaud, aux éditions  » L’Harmattan » , qui en fait une bonne synthèse.
Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

PS Les  » évènements  » de Bizerte constituent bien une bataille, par l’ampleur des moyens de commandement et de combat, des trois armées, engagés, ainsi que par leurs conséquences politiques.


Comme tu peux le constater, je rends l’hommage qu’ils méritent aux combattants tunisiens, qui ont le plus souvent fait preuve d’un courage forçant le respect. Ce que les Tunisiens eux-même ignorent, ou ont oublié. Quand à nos « journalistes » contemporains, empêtrés dans leur « politiquement correct », mieux vaut ne rien en dire, les mots me manquent…

JJ

a_bize11

L’allongement de la piste de Sidi-Ahmed (partie sombre) fut le prétexte invoqué par le Président Bourguiba pour le déclenchement des évènements de juillet 1961

sidi-a12

Mistral et Mystère IV A à Sidi-Ahmed en juillet 1961. Remarquez le « pouet » de démarrage du moteur « Nene », sous l’aile du Mistral

bizert10

Le cimetière des « Martyrs », à Bizerte

mon cousin Hassen Bouzid a été tué d’une balle, à la sortie d’un café, oui, ce jour là, à l’âge de 18 ans… il repose dans ce cimetière.

Merci JJ

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