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27 mars 2013

Le commandement militaire à la base du renforcement de la franc-maçonnerie

milguerres @ 19 h 45 min

 

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La Tunisie au gré des conflits

Le commandement militaire à la base du renforcement

de la franc-maçonnerie durant le protectorat français en Tunisie ?

Hatem El Karoui, écrivain

Les liens dégagés entre le commandement militaire et civil et surtout militaire et le développement de la franc-maçonnerie en Tunisie durant le protectorat nous a inspiré le présent article. En effet, il parait évident que les Franc maçons ont puisé leur force dans la proximité étroite des cercles du pouvoir…Et le fait que chef de l’état major de l’armée française ait été au sommet de la hiérarchie franc-maçonne de la période que nous décrivons est très révélateur en ce sens. Le Président du Conseil Jules Ferry qui a lancé l’opération de la colonisation en Tunisie était lui-même maçon sans compter d’autres haut placés dans le commandement militaire comme Boulanger. 
Evidemment, il s’en suit un effet psychologique selon lequel on ne peut progresser dans sa carrière à tous les niveaux qu’en appartenant à la franc-maçonnerie et c’est ce qui poussait facilement certains des musulmans tunisiens à rechercher à tout prix à adhérer à ce courant de pensée. 
Mais les dirigeants tunisiens qui ont combattu pour conduire le pays à l’indépendance ont pensé à ce danger. 
La chronique suivante trace en filigrane ce mouvement…

Quand le général Forgemol était en 1882 entré à Tunis à la tête des troupes d’occupation, il avait décidé de s’installer au siège de la Municipalité. Cependant, Forgemol (1) avait habité avec sa famille à Dar El Bey à la Kasbah (Aujourd’hui Premier ministère). 
Le journal « Le petit Stéphanois » rapporte dans son édition du 5 mars 1882 : « Le général Forgemol est arrivé aujourd’hui, par le chemin de fer de La Goulette à Tunis. Toutes les troupes françaises étaient sous les armes depuis la gare italienne (2) jusqu’au palais de Dar El bey, où il logera avec sa famille. La cavalerie, l’infanterie, les chasseurs à pied ou à cheval étaient massés autour de la gare ; les généraux Japy, Lambert et Maurand ont été à bord, recevoir le général en chef. Les forteresses et redoutes de Tunis occupées par nos troupes ont tiré plusieurs salves. Le général Forgemol en descendant de la gare, s’est immédiatement rendu à la Résidence pour saluer M. Roustan (3) qui est parti à quatre heures pour La Goulette. Une foule immense était massée sur tout le parcours. 
La colonie entière, toute entière, sauf de rares exceptions, est allée saluer le ministre (4) partant. La grande majorité l’a accompagné à bord. Le bey, comme d’habitude, avait mis à la disposition de M. Roustan la chaloupe beylicale et envoyé pour le saluer divers généraux de sa cour. Tous les consuls sont venus exprimer leurs sympathies. 
En ce moment, nous avons sur rade six navires de guerre français. 
Le général Logerot (5) retournera la semaine prochaine à Sousse, pour aller après faire une tournée dans le sud de la régence. La dernière fois, il a poussé au-delà de Djébel-Otmana. Cette fois, il ira beaucoup plus au sud vers la frontière de Tripoli. Il est indispensable de faire voir souvent nos troupes dans ces régions et avant la saison d’été (6). 
Les nouvelles de Tripoli signalent de nouveaux arrivages de troupes turques, deux bataillons, ce qui porte l’effectif en Tripolitaine à 23 000 hommes. Notre gouvernement doit se préoccuper de cette agglomération de Turcs, malgré les difficultés que rencontrait une armée régulière dans une marche à travers la région, semblable au Sahara qui sépare l’oasis de Tripoli et la Tunisie. 
Aujourd’hui sont partis vers la France plusieurs centaines de soldats libérés de la classe de 1876 » (7). 
A la même période, mon grand père l’Amiralay Mohamed Karoui (1847-1941), était Bimbachi (Commandant) dans l’armée du Bey. Il avait poursuivi ses études à l’école Militaire du Bardo créée par Ahmed Bey en 1940 et avait été envoyé par Sadok Bey aux monts kroumirs, porteur d’un message à son frère Ali Bey (Bey de camp). C’était après que la colonne du sud commandée par le général Logerot fut entrée en mouvement en date du 24 avril 1881 au matin en quittant Souk Ahras et avait pénétré par le Nord Ouest dans le territoire tunisien. 
En fait la véritable mission de l’émissaire du Bey Sadok consistait à demander au Bey de camp de ralentir au maximum l’investissement du pays par les armées françaises en organisant une résistance secrète. Il fallait libérer les soldats tunisiens munis de leurs armes en leur demandant d’enlever leur tenue militaire et d’aller rejoindre leurs tribus respectives ((notamment Charen, la ville du Kef qui était la plus difficile à investir (8). Malheureusement la manœuvre n’eut qu’un succès partiel, étant donné le déséquilibre des forces en présence… 
L’Amiralay Karoui, qui avait accédé plus tard à de hautes charges comme Directeur Général des archives ou Directeur du Collège Sadiki ne s’était pourtant pas rapproché de la Franc-maçonnerie…Etait-ce pour cette raison qu’il a eu quelques revers de carrière mystérieux ? Ou finalement, Le Tunisien musulman patriote n’était pas bien vu ? Mais c’est un autre débat… 

Le commandement militaire à la base du renforcement de la franc-maçonnerie durant le protectorat français en Tunisie ?

En tous cas, il faut savoir que le palais Dar Husseïn, qui est aujourd’hui le siège de l’Institut National du Patrimoine (depuis 1993), avant d’avoir été en 1957, le siège de l’Institut national d’archéologie, était auparavant devenu le siège du commandement militaire français jusqu’à l’indépendance. La « place du Général » était par conséquent à cette période gardée jour et nuit, ce qui explique les difficultés d’y accéder (dont l’anecdote de la vidéo référencée plus loin). 
Dar Hussein est d’ailleurs l’un des plus beaux palais de la médina de Tunis. Il est situé dans le quartier de Bab Menara. Dar Hussein occupe l’emplacement du Ksar (palais) des Beni Khorassan. A l’époque turque, son sort s’était notamment trouvé mêlé successivement à trois mamlouks de haut rang. 
Demeure construite sur l’emplacement de la cité princière des XIème et XIIème siècles, elle avait été l’habitation successive de princes, de deys et de beys. Ses riches propriétaires n’avaient cessé de l’embellir et de l’agrandir avec de vastes salles de réception et deux patios. Reconstruite par Ismail Kahia, ministre et gendre d’Ali Ier Pacha (1758-1781) qui l’avait occupé jusqu’à sa disgrâce et son exil. C’est au XIXème siècle que Youssef Saheb Ettabaâ, le garde des Sceaux et ministre favori de Hammouda Pacha, avait acheté et embelli le palais. C’est à lui que l’on avait dû les décorations actuelles : patio décoré de dallage et de colonnes de marbre blanc blanc, chapiteaux de style néo-corinthien, faïences de Kallaline, stucs, boiseries peintes…Il l’avait restauré à l’occasion de son projet de mariage avec la princesse Fatma, sœur du souverain, mariage empêché par la disparition tragique du ministre. 
La driba, suivie d’une sqifa, donne accès à l’étage des hôtes par un escalier d’honneur. Large, bien éclairé, muni d’une rampe en fer forgé, il préfigure les escaliers d’honneur des palais italianisants du XIXème siècle (Palais Kheireddine, Palais Khaznadar). 
En 1858, Dar Hussein avait abrité le premier Conseil municipal de Tunis (donc la 1ère municipalité) d’où son nom de Dar El Achra (Maison des dix) par référence aux dix notables qui formaient ce conseil. Le général Husseïn, réformateur proche du grand vizir Kheireddine Pacha, et Président du Conseil s’était installé dans le palais qui porte ainsi son nom. La place du Château, située devant l’entrée, avait été aménagée à cette époque sur un ancien cimetière en 1814. 
Revenons à la période du Protectorat : En 1882, le général Forgemol, entré à Tunis à la tête des troupes d’occupation, avait décidé de s’installer avec son état major au siège de la municipalité. Les pouvoirs civils et militaires coexistaient alors. Au départ le pouvoir militaire dépassait le pouvoir civil. Ainsi en 1884, le général de division George Boulanger (9) avait commandé le corps d’occupation de Tunisie et avait à cette pratiquement les pleins pouvoirs. A cette époque, le résident général était Paul Cambon qui avait succédé à Théodore Roustan le 28 février 1882 et avait occupé son poste jusqu’au 28 octobre 1886 (10). 
Le général Forgemol, qui avait précédé le général Boulanger, était arrivé à Tunis précisément le 5 mars 1882. Sadok Bey était décédé quelques mois plus tard (29 octobre 1882 alors qu’il était né le 7 février 1813). Il avait succédé à Mhammed Bey en 1859. Forgemol avait séjourné à Dar El Bey, palais construit au 18ème siècle par Hammouda Pacha le Mouradite. 
Dans la pratique le pouvoir civil avait pris progressivement le dessus sur le pouvoir militaire avec l’institution du corps des contrôleurs civils. Mais il restait que le commandement militaire gardait toujours son aura et son mot à dire dans les grandes décisions stratégiques. 
Le général Paul Azan, avait partagé, lui, successivement le pouvoir en Tunisie avec les Résident généraux Marcel Peyroutan (1933-1936) et Arman Guillon (1936-1938). 
Une 
Une récente vidéo avait circulé récemment sur Internet (youtube) dans laquelle un vieux ex-franc-maçon avait « vendu la mèche » en sachant le secret était une règle très rigoureuse dans le corps de la maçonnerie (Voir : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zlPdiN0yEnY) 
Il y était fait état que pour grimper dans les rangs de la maçonnerie il fallait faire preuve de grand courage et surtout de grande abnégation vis-à-vis de la cause. Des noms y avaient été donnés comme Mohamed Salah Mzali et Sadok Sebai, et surtout celui du général Paul Azan qui était en même temps chef de l’état major de l’occupation et occupait le plus haut rang dans la franc-maçonnerie en Tunisie.
Il faut savoir que Mohamed Salah Mzali appartenait à la loge « L’étoile de Carthage » dès 1931. Il devait avoir une promotion rapide au sein de la franc-maçonnerie et du corps caïdal. Au départ, administrateur et figure notoire du Makhzen tunisien qui s’assurait des charges caïdales, il devait être déchu de sa charge de caïd de Bizerte sous le régime de Vichy, pour appartenance à la franc-maçonnerie. Sadok Sebei, avait quant à lui rejoint Mohamed Salah Mzali en intégrant la loge de l’Etoile de Carthage, le 15 mai 1934. 
Il est mentionné dans l’enregistrement que le Général Azan qui n’avait quitté l’armée qu’en 1936, avait probablement rendu visite à Bourguiba durant la période où il était prisonnier à Borj el Bœuf pour essayer de négocier avec lui. 
Le camp de Borj Le Bœuf qui est situé dans le Sahara tunisien, précisément dans l’Erg Oriental, à quarante kilomètres au sud-ouest de Remeda, avait accueilli notamment des militants nationalistes tunisiens, dont Habib Bourguiba qui y avait été détenu après la création du Néo-Destour le 2 mars 1934, du 3 septembre 1934 au 23 mai 1936. Le geôlier de Bourguiba à Bordj le Bœuf avait été alors le capitaine Camille Mathieu. 

C’est vrai que la vidéo est confuse et qu’il faut faire un effort pour décoder ce qui est dit surtout que c’est mal exprimé mais elle est intéressante dans la mesure où elle informe sur la situation des Franc maçons musulmans à l’époque et de ce qui justifiait leur appartenance aux loges. 
Un état de l’atelier Véritas (Grande Loge de France) permet d’étudier le développement de la loge depuis lors : 76 Francs-maçons y étaient affiliés en 1945. On compte parmi eux, d’après l’examen des noms patronymiques, puisque les nationalités n’étaient pas indiquées, une majorité de Juifs, pour la plupart des Livournais et une poignée de Français de souche et trois musulmans. L’étude des procès verbaux de cette loge atteste que ses membres n’étaient pas totalement intégrés dans la société coloniale française, puisqu’ils se plaignaient du freinage du mouvement de naturalisation et relevaient que de « nombreux intellectuels (tunisiens) dignes et honnêtes voient leurs requêtes repoussées ou éternellement laissées en suspens ». Dénonçant les mesures prises par la loi Dommange (19 juillet 1934), ils s’inquiétaient des dispositions proposées à la Chambre, concernant le statut des naturalisés, qui tendent à créer « une catégorie particulière de Français de seconde zone». La demande de naturalisation émanait, d’ailleurs, essentiellement des élites juives de Tunisie, voulant participer au régime de faveur des Français de Tunisie et finaliser leur promotion au sein de la société coloniale. Or, la campagne nationaliste tunisienne contre les naturalisations qui avait atteint son apogée en 1933-1934 avait, bel et bien surdimensionné les effets de la campagne de naturalisation des Tunisiens, qui était l’objet d’un rejet catégorique des Musulmans. Les naturalisations étaient, de fait, bloquées par les Prépondérants qui ne voulaient pas admettre cette extension des privilèges. Il est donc constaté que la loge Veritas, sinon l’ensemble des maçons Tunisiens agissaient à la fois à contre courant du mouvement national et des Prépondérants du régime colonial. Il reste que l’attrait des Musulmans pour les loges maçonniques est justifié par les discriminations professionnelles dont ils faisaient l’objet par rapport aux Français et même des Juifs. (La vidéo en parle au début). Naturellement le courant nationaliste avait décelé le danger de ce « chant des sirènes » employé pour attirer progressivement les Musulmans vers les loges et y avait mis le Ho Là. 

Il ne faut cependant pas se tromper. Les maçons ne sont pas tous athées. Il existe des maçons catholiques, protestants, musulmans….Il existe même ces maçons qui croient en Dieu en tant qu’architecte de l’univers… Ce qui distingue les maçons du grand orient de ceux de la grande loge de France. Mais le problème c’est qu’au niveau de l’histoire coloniale de la Tunisie il existe une ambiguïté. Pour adhérer à la maçonnerie et progresser dans les échelons (ceci est signalé dans la vidéo) il faut donner la preuve d’une tolérance par rapport aux autres religions. Cela veut dire quoi au juste ? Ce sentiment est noble dans l’absolu…Sauf que derrière l’entreprise coloniale l’idéologie sous jacente n’est pas d’aboutir à l’égalité, la justice et la fraternité pour tout le genre humain. Jules Ferry, franc- maçon, idéologue de la colonisation de la Tunisie, disait devant la chambre des députés le 28 juillet 1885 quand il était président du Conseil, que la France en colonisant la Tunisie le faisant dans le cadre d’une « mission civilisatrice ». Ce qui voulait dire que le colonisateur appartenant à la race supérieure allait au secours colonisé de race inférieure. Et il allait demeurer supérieur car il n’allait pas renoncer à ses privilèges… 
Il y disait alors précisément : « il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures..». 
Pour adhérer la première fois et être accepté il faut faire preuve d’un courage peu commun…Mais courage au profit de quelle cause ? Celle de la France colonisatrice donneuse de leçons aux indigènes ? 
De tels témoignages sont toutefois intéressants car la transmission de la mémoire à travers ceux qui vivent encore est très importante… 

Notes : 
(1) Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard (1821-1897) est un général français. Il est chargé par le gouvernement de Jules Ferry de diriger les opérations militaires en Tunisie d’avril à juillet 1881. Elles aboutissent à l’établissement du protectorat français au terme du traité du Bardo , complété par un second traité signé à La Marsa en 1883. Il demeure en Tunisie jusqu’en 1883 et conduit une seconde campagne de « pacification » dans la région de Kairouan . 
(2) La gare est appelée « italienne » parce que la société de navigation italienne Rubattino avait acquis la ligne ferroviaire en 1880 (jusqu’en 1898) de la part de la Tunisian Railway Company créée par Pickering et cédée auparavant à Wilkinson. La transaction au prix de 4300000 francs, avait bénéficié de la garantie d’intérêt du gouvernement italien. 

(3) A la date de l’arrivée de Forgemol (le 5 mars 1882) Paul Cambon était théoriquement le nouveau ministre résident depuis quelques jours (le 28 février 1882) et avait succédé à Théodore Roustan. Mais Forgemol avait été accueilli par Roustan qui avait ajourné son départ définitif de la régence après la cérémonie d’accueil de Forgemol et Paul Cambon avait pris officiellement ses fonctions par la suite. Sadok Bey était encore au pouvoir à cette époque (mort le 29 octobre 1882). 
(4) Le 23 juin 1885, le titre de ministre résident avait été remplacé par le titre de résident général dont le premier titulaire fut Paul Cambon. 
(5) Le 24 avril 1881 la colonne du sud de l’armée française commandée par le général Logerot avait été la première à entrer en mouvement au matin en quittant Souk-Ahras en Algérie et en pénétrant dans le territoire tunisien par le Nord Ouest. 
(6) La Tripolitaine ou Libye est restée sous le contrôle de l’empire ottoman jusqu’en 1911. Elle a été ensuite colonisée par l’Italie après une longue lutte. La France se méfiait par conséquent de l’Empire ottoman qu’elle ne considérait pas comme son allié. 
(7) Renvoi dans leurs foyers des soldats français de la classe 1876 après leur temps de service. 
(8) L’historien Chedly Bouyahia relate cet épisode dans un livre où il élabore une enquête sur l’Amiralay Karoui où il avait commenté un manuscrit de Mohamed Karoui retrouvé à la bibliothèque nationale qui avait racheté la bibliothèque de l’Amiralay à ses héritiers, intitulé :« Assifa jaouïa Ala El Istitlaât Al Barizia » ou « tempête sur des découvertes parisiennes », réplique au rapport publié par ce dernier à l’occasion d’une visite effectuée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. Le livre de Mohamed Senoussi (1850- 1900) s’intitulait « Al Istitlaât Al Barizia » écrit après une visite de l’Exposition Universelle de Paris qui a eu lieu du 15 avril au 12 novembre 1900. Et moi-même je m’en suis inspiré dans un roman historique que j’ai écrit en 2006 intitulé « Meurtre au palais du Bardo ». 
(9) Le général Boulanger aurait été lui-même franc maçon. Voir : http://books.google.fr/books?id=PyggjRu-LssC&pg=PA66&lpg=PA66&dq=g%C3%A9n%C3%A9ral+boulanger+franc+ma%C3%A7on&source=bl&ots=JyfSiz2EA0&sig=uUg3katKbnQWv1ed4FNNL7B1fao&hl=fr&sa=X&ei=nBEwUaTbFsKn0AWL8YGgDg&sqi=2&ved=0CEMQ6AEwBA#v=onepage&q=g%C3%A9n%C3%A9ral%20boulanger%20franc%20ma%C3%A7on&f=false
(10) Par tradition pourtant, la Franc-maçonnerie pour prospérer s’était arrimée au départ au pouvoir militaire. Etait-ce parce que la « grande muette » permettait d’assurer la sécularisation du combat politique ? 

HK

http://www.alterinfo.net/Le-commandement-militaire-a-la-base-du-renforcement-de-la-franc-maconnerie-durant-le-protectorat-francais-en-Tunisie_a87367.html

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