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3 décembre 2012

Pierre KAAN soldat de l’ombre

milguerres @ 19 h 18 min

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 Résistance … la lutte contre le mal

Pierre KAAN soldat de l'ombre  soldat21
PIERRE KAAN(Pseudonymes : Biran puis Brulard, Cantal, Dupin)
source : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/Communiquer-pour-resister-1940.html

Dans le cadre du séminaire de formation « Enseigner l’histoire de la Résistance », le Service historique de la Défense (SHD) s’est associé à la Fondation de la Résistance afin de mettre en ligne des ressources utiles pour préparer le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD).

On retrouve la trace des actions de résistance menées par Pierre Kaan à travers différents documents conservés par le Service historique de la Défense sur plusieurs de ses sites : à Vincennes (bureau de la Résistance et division des archives iconographiques du département des entrées par voie extraordinaire), à Caen (bureau des archives des victimes des conflits contemporains) et également à Pau (centre des archives du personnel militaire).

Sur le terrain, les réseaux de Résistance ne pouvaient ni ne devaient prendre le risque de constituer des dossiers individuels sur leurs membres : les dossiers de résistants conservés par le SHD à Vincennes ont donc été constitués après guerre, pour assurer la reconnaissance officielle des actions de résistance. Créé en 1948, le bureau « Résistance », chargé de la liquidation, sur le plan militaire, des questions afférentes aux services rendus dans la Résistance, conserve plusieurs centaines de milliers de dossiers individuels de résistants officiellement homologués par le ministère de la défense, ainsi que des archives collectives relatives à certains réseaux de résistance.

En plus des dossiers d’homologation des résistants conservés à Vincennes, le SHD-Caen détient pour la Seconde Guerre mondiale des dossiers constitués également après guerre par l’administration des anciens combattants, pour la régularisation de l’état civil de déportés, internés, résistants, requis du service du travail obligatoire (STO) et travailleurs volontaires décédés ou disparus en Allemagne. Ces dossiers contiennent des documents d’origine allemande ou française, recensant les étapes de la captivité de chacun.

Par ailleurs, il est important de confronter ces archives administratives avec d’autres sources sur la Résistance, notamment celles conservées par les Archives nationales et départementales. En outre, plus d’un résistant a laissé au Centre historique des archives du SHD des documents que l’on retrouvera dans les archives entrées par voie extraordinaire

Premiers contacts clandestins

Né à Paris le 10 janvier 1903, Pierre Kaan, licencié-ès-Lettres, enseigne la philosophie en Alsace puis à Montluçon et prépare une thèse sur la philosophie de l’Histoire. Marxiste convaincu, il s’engage au sein du parti communiste qu’il quitte en 1929, tout en demeurant un militant actif au sein de la Confédération générale du Travail (CGT).

Réformé définitif en 1929, Pierre Kaan formule toutefois au cours de la guerre 1939-1940 trois demandes d’engagement qui sont toutes repoussées. Dès le mois de juillet 1940, refusant l’Armistice, il colle des papillons contre Hitler et la défaite sur les murs de sa ville. Il prend également contact avec le mouvement Libération Sud dont il contribue à l’organisation dans l’Allier, (région de Clermont-Ferrand).

Tout au long de l’année 1941, Pierre Kaan se déplace à travers la France et multiplie les contacts. Il entre également en relation avec le mouvement Franc-Tireur (grâce à son ami d’enfance Georges Altman) et avec des militants travaillant à la réalisation clandestine du journal Combat. À Montluçon, il participe à la recherche et au repérage de terrains favorables aux atterrissages et parachutages clandestins

Les différentes formes d’actions au sein de la Résistance

Pierre Kaan signe un engagement au sein des Forces Françaises Combattantes en février 1942. « Vers avril 1942, il abandonne [la] direction [régionale du mouvement Libération-Sud] pour prendre la tête d’un service de renseignements (réseau Cohors-Asturies). Il est chargé en particulier du repérage des terrains d’aviation, il prend part aux premiers parachutages qui eurent lieu dans la région du Centre. » Extraits de la lettre d’Henri Ribière (voir ci-dessous).

Lettre d’Henri Ribière, membre du Conseil national de la Résistance, Secrétaire national de Libération Nord, datée du 21 novembre 1946 (SHD-Caen, AC 21P 467315)

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Au cours de l’année 1942, Pierre Kaan participe donc à l’organisation et l’exécution de parachutages dans la région de Saint-Amand Montrond (Cher), notamment le premier parachutage d’armes dans la région montluçonnaise en juin 1942. Il héberge une radio clandestine, et des résistants en instance de départs par avion pour Londres.

Le 6 janvier 1943, il est un des organisateurs d’une manifestation visant à protester contre le départ en gare de Montluçon de requis pour le travail en Allemagne. Recherché, il échappe de peu à l’arrestation : lorsque les policiers arrivent à son domicile, il se trouve dans un village des environs de Montluçon pour réception de parachutages d’armes à St Sauvier.

Il entre alors dans la clandestinité. Collaborateur de Jean Moulin, il le rejoint à Lyon puis à Paris. Il devient secrétaire de la Délégation Générale chargée de coordonner les actions de la Résistance intérieure et d’assurer la liaison avec la France Combattante.

Questionnaire signalétique France Combattante rédigé le 12 avril 1945 (SHD-Vincennes, GR 16P 315494) sur lequel figure une note d’Yvon Morandat

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« M. Kaan Pierre a travaillé avec moi et René Ribière dès 1941. En 1942 il a participé à des parachutages d’armes de matériel et de personnel, en particulier à l’arrivée de Kim. Il a fait preuve d’un très grand courage et d’une activité très efficace malgré sa santé déficiente. » Appréciations d’Yvon Morandat (voir ci-dessous).

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Cette enquête administrative correspond à la première phase de la procédure d’homologation. Pierre Kaan fait partie des agents de catégorie P 2 menant une activité permanente, consacrant la totalité de son temps au service et se soumettant à une discipline totale.

Son arrestation et sa déportation

Pierre Kaan est arrêté par la Gestapo le 29 décembre 1943 au carrefour de Port Royal et de l’avenue de l’Observatoire. Torturé rue des Saussaies, il est transféré à Fresnes, puis à Compiègne. Déporté à Buchenwald le 14 avril 1944, il est libéré le 8 mai par les partisans tchèques à Budjovice (Tchécoslovaquie).

Très affaibli, il meurt dix jours plus tard dans un hôpital de la ville. Croix de guerre avec palme, il est nommé dans la Légion d’honneur à titre posthume en 1946 et homologué au grade de lieutenant colonel le 18 août 1948.

Extrait du décret de nomination dans la Légion d’honneur à titre posthume, datée du 27 novembre 1946 (CAPM-Pau)
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