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24 janvier 2013

Ordre de bataille lors de la campagne de Pologne (1939)

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Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
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Ordre de bataille lors de la campagne de Pologne (1939)

 

Ordre de bataille lors de la campagne de Pologne (1939) carte_13
Situation des troupes terrestres Polonaises et Allemandes au 31 août 1939.
Rouge = Allemagne. Bleu = Pologne. Les flèches représentent le plan d’invasion allemand et non pas les opérations durant la guerre.

drapea10

 

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifARMEE POLONAISE

Au 1er septembre 1939, l’ordre de bataille de l’armée polonaise était le suivant :
26 divisions d’infanterie, une division motorisée,
8 brigades de cavalerie,
3 brigades de montagne et
56 bataillons de défense territoriale.
L’aviation militaire polonaise était composée
de 158 chasseurs PZL P.11 et PZL P.7,
de 114 bombardiers/reconnaissance PZL.23 Karaś,
36 bombardiers moyens PZL, 120 monoplans d’observation et
12 avions de transport Fokker.

Armée de Narew

Cette armée commandée par le général Miot-Fijalkowski est basée, sur la frontière nord est avec la Prusse, sur la rivière Narew entre Suwalki, Białystok et la rivière Bug.

18e Division d’infanterie
33e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Souwalki
Brigade de cavalerie Podlaska

Armée de Modlin

Cette armée commandée par le général Emil Krukowicz-Przedrzymirski (Emil Karol Przedrzymirski de Krukowicz) est basée, sur la frontière nord avec la Prusse, entre la rivière Narew et Modlin face à la 3e Armée allemande.

8e Division d’infanterie
20e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Mazovie
Brigade de cavalerie Nowogrod

Armée de Pomérélie

Cette armée commandée par le général Władysław Bortnowski est basée, dans le corridor de Dantzig (en Pomérélie), face aux 3e et 4e Armées allemandes.

4e Division d’infanterie
9e Division d’infanterie
15e Division d’infanterie
16e Division d’infanterie
27e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Pomérélie

Armée de Poznań

Cette armée commandée par le général Kutrzeba est basée, sur la frontière ouest avec l’Allemagne, sur la rivière Warthe et les villes de Gnesen et Poznan face aux 4e et 8e Armées allemandes.

14e Division d’infanterie
17e Division d’infanterie
25e Division d’infanterie
26e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Grande Pologne
Brigade de cavalerie Podolie

Armée de Łódź

Cette armée commandée par le général Juliusz Rómmel est basée, sur la frontière sud-ouest avec l’Allemagne, dans les régions de Łódź et Wielun, face à la 10e Armée allemande.

2e Division d’infanterie
10e Division d’infanterie
28e Division d’infanterie
30e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Confins
Brigade de cavalerie Wolhynie

Armée de Cracovie

Cette armée commandée par le général Antoni Szylling est basée, sur la frontière sud avec l’Allemagne et la Slovaquie, dans les régions de Cracovie et Częstochowa, face aux 10e et 14e Armées allemande.

6e Division d’infanterie
7e Division d’infanterie
21e Division d’infanterie
23e Division d’infanterie
45e Division d’infanterie
55e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Cracovie

Armée des Carpates

Cette armée commandée par le général Kazimierz Fabryci (Fabrycy) est basée, sur la frontière sud est avec la Slovaquie, dans la région des Carpates entre la Vistule et la San et la ville de Przemysl à la 14e Armée allemande.

11e Division d’infanterie
24e Division d’infanterie
38e Division d’infanterie
2e Brigade de montagne
3e Brigade de montagne

Armée de Prusse

Cette armée commandée par le général Stefan Dab-Biernacki est basée, en réserve, au centre de la Pologne dans les régions de Piotrkow, Dęblin et Góra Kalwaria.

3e Division d’infanterie
12e Division d’infanterie
13e Division d’infanterie
19e Division d’infanterie
29e Division d’infanterie
36e Division d’infanterie
Brigade de cavalerie Wilna
3e Division motorisée

Groupement Pyskor

Ce groupement est basé, en réserve, au centre de la Pologne dans les régions de Deblin, Góra Kalwaria et Brest-Litowsk entre la Vistule et le Boug.

39e Division d’infanterie
3e Brigade blindée Varsovie

Groupement Wyskow

Ce groupement commandé par le général Stanislaw Skwarczinski est basée, en réserve, au centre de la Pologne au nord de Varsovie.

1e Division d’infanterie
35e Division d’infanterie
41e Division d’infanterie

Divisions esseulées

5e Division d’infanterie vers Kutno
44e Division d’infanterie vers Kutno
22e Division d’infanterie vers Przemysl
38e Division d’infanterie vers Przemysl

 

 

 

drapea11
http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifARMEE ALLEMANDE

Luftwaffe

L’armée de l’air allemande mettait en œuvre sur le front polonais,
718 bombardiers multimoteurs,
307 bombardiers en piqué,
523 avions de chasse,
400 avions de reconnaissance et
un grand nombre de trimoteurs Junkers 52.

Heeresgruppe Nord

Ce groupe d’armée commandée par le général Fedor von Bock a pour mission la prise du corridor de Dantzig.
4e armée

Cette armée est commandée par le général von Kluge; elle est basée à l’ouest de la Poméranie.

Grz.Sch.Abschn. Kdo. 2

Grz.Sch.Abschn. Kdo. 12 (Fest. Kdtr. Küstrin)

IIIe corps commandé par le général Curt Haase
50e division d’infanterie dirigée par le général Konrad Sorsche
Brigade Netze dirigée par le général Eccard Freiherr von Gablenz

IIecorps commandé par le général Adolf Strauss
3e division d’infanterie dirigée par le général Walter Lichel
32e division d’infanterie dirigée par le général Franz Böhme

XIXe corps d’armée motorisé: Heinz Guderian
2e division d’infanterie motorisée Paul Bader
20e division d’infanterie motorisée Moritz von Wiktorin Hainburg
3e division blindée Leo Geyr von Schweppenburg

Grz.Sch.Abschn. Kdo. 1

Réserves de la 4e armée
23e division d’infanterie commandée par le général Walter Graf von Brockdorff-Ahlefeldt.
218e division d’infanterie commandée par le général Woldemar Freiherr Grote

3e armée

Cette armée dirigée par le général Georg von Küchler est basée à l’est de la Prusse

Réserves de la 3e armée

217e division d’infanterie commandée par le général Richard Baltzer.
Grz.Schn.Abschn.Kdo. 15

Gem. Verband Danzig.

Grz.Wa. Abschn. 1

Gruppe Oberst Meden

XXI Corps commandé par le général Nikolaus von Falkenhorst
21e division d’infanterie commandée par le général Hans-Kuno von Both.
228e division d’infanterie commandée par le général Hans Suttner.

I Corps commandé par le général Walter Petzel.
Division blindée Kempf dirigée par le général Werner Kempf.
11e division d’infanterie dirigée par le général Max Bock.
61e division d’infanterie dirigée par le général Siegfried Hänicke.

Gen.Kdo. z.b.V. dirigée par le général Albert Wodrig. (Cette unité improvisée deviendra en octobre le XXVI Corps.)
1re division d’infanterie commandée par le général Joachim von Kortzfleisch.
12e division d’infanterie dirigée par le général Ludwig von der Leyen.
Grz.Wa.Absch. 31

1re brigade de cavalerie commandée par le général Kurt Feldt.

Gruppe Brand dirigée par le général Fritz Brand.
Fest. Tr. Loetzen dirigée par le général Offenbacher.
Brigade Goldap commandée par le général Notle.
Grz. Wa. Absch. 41
Grz. Wa. Absch. 61

Heeresgruppe Süd

Ce groupe d’armée est dirigée par le général Gerd von Rundstedt. L’objectif de ce groupe d’armée est la Silésie puis Varsovie.
Réserves du groupe d’armée

62e division d’infanterie commandée par le général Walter Keiner.
213e division d’infanterie commandée par le général René l’Homme de Courbière.
221e division d’infanterie commandée par le général Johann Pflugbeil.

VIIe corps, commandé par le général Eugen Ritter von Schobert est en réserve au début de la campagne.
27e division d’infanterie commandée par le général Friedrich Bergmann.
68e division d’infanterie commandée par le général Georg Braun.

Unité arrivée durant la campagne.
1re division de montagne commandée par le général Ludwig Kubler.

8e armée

Cette armée est commandée par le général Otto von Colinburg-Bodigheim. Elle est basée au nord de la Silésie.

En réserve: 30e division d’infanterie commandée par le général Kurt von Briesen.

Grz.Sch.Abschn.Kdo. 13

Grz.Sch.Abschn.Kdo. 14

Xe corps commandé par le général Wilhelm Ulex.
24e division d’infanterie commandée par le général Friedrich Olbricht.

XIII Corps dirigé par le général Maximilian Reichsfreiherr von Weichs.
10e division d’infanterie dirigée par le général Conrad von Cochenhausen.
17e division d’infanterie dirigée par le général Herbert Loch.
Régiment d’infanterie SS motorisée « Leibstandarte Adolf Hitler » commandée par le général Sepp Dietrich.

10e armée

La 10e armée est commandée par le général Walter von Reichenau. Elle est basée au sud de la Silésie.

Réserves de la 10e armée
1re division légère commandée par le général Friedrich-Wilhelm von Löper.

XIe corps commandé par le général Emil Leeb.
18e division d’infanterie commandée par le général Friedrich-Karl Cranz.
19e division d’infanterie commandée par le général Günther Schwantes.

XVI corps commandé par le général Erich Höpner.
1re division de Panzer commandée par le général Rudolf Schmidt.
14e division d’infanterie commandée par le général Peter Weyer.
31e division d’infanterie commandée par le général Rudolf Kämpfe.
4e division de Panzer commandée par le général Georg-Hans Reinhardt.

IVe corps commandé par le général Viktor von Schwedler.
4e division d’infanterie commandée par le général Eric Hansen.
46e division d’infanteire commandée par le général Paul von Hase.

XVe corps commandé par le général Hermann Hoth.
2e division légère commandée par le général Georg Stumme.
3e division légère commandée par le général Adolf Kuntzen.

XIVe corps commandé par le général Gustav Anton von Wietersheim.
13e division motorisée commandée par le général Moritz von Faber du Faur.
29e division motorisée commandée par le général Joachim Lemelsen.

14ème Armée

La 14e armée est commandée par le général Wilhelm von List et est basée en Moravie(Slovaquie).

VIIIe corps commandé par le général Ernst Busch.
5e division de Panzer commandée par le général Heinrich von Viettinghoff-Scheel. Elle comprend la 8e brigade de Panzer et la 5e brigade de fusiliers motorisée.
8e division d’infanterie commandée par le général Rudolf Koch-Erpach. Elle comprend les 28e, 38e et 84e régiments d’infanterie.
28e division d’infanterie commandée par le général Geneal Hans von Obstfelder. Elle comprend les 7e, 49e et 83e régiments d’infanterie.
239e division d’infanterie commandée par le général Ferdinand Neuling. Elle comprend les 327e, 372e et 444e régiments d’infanterie.
Régiment d’infanterie SS motorisée Germania commandée par le général Karl-Maria Demelhuber.

XVIIe corps commandé par le général Werner Kienitz.
7e division d’infanterie commandée par le général Eugen Ott. Elle comprend les 19e, 61e et 62e régiments d’infanterie.
44e division d’infanterie commandée par le général Albrecht Schubert. Elle comprend les 131e, 132e et 134e régiments d’infanterie.
45e division d’infanterie commandée par le général Friedrich Materna. Elle comprend les 130e, 133e et 135e régiments d’infanterie.

XVIIIe corps commandé par le général Eugen Beyer.
2e division de Panzer commandée par le général Rudolf Veiel. Elle comprend le 2e brigade blindée et la 2e brigade de fusiliers motorisée.
4e division légère commandée par le Dr. Alfred Ritter von Hubicki. Elle comprend le 33e régiment blindé et la 9e brigade de fusiliers.
3e division de montagne commandée par le général Eduard Dietl. Elle comprend les 138e et 139e régiments de montagne.

Armée slovaque

Armée de campagne slovaque Bernolák (Slovenská Poľná Armáda skupina « Bernolák »)
Général Ferdinand Catlos.
1e division d’infanterie slovaque commandée par le général Antonin Pulanich.
2e division d’infanterie slovaque commandée par le colonel (futur général) Alexandr Čunderlik.
20e division d’infanterie slovaque commandée par le général Augustin Malar.
Autres troupes commandées par le colonel Ivan Imru.

progre10
La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, progression allemande. A bord d’un des véhicules, on aperçoit l’aigle blanc emblématique de la pologne.
Date : Septembre 1939
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : DAT-674-L4

junker10

La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, Junkers Ju-52 allemand portant l’inscription « Que ce soient par des hommes; de l’essence, des bombes ou du pain, c’est la mort que nous apportons aux Polonais ».
Date : Septembre 1939
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : DAA-397-l05

fouill10

La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, en périphérie de Varsovie, des fantassins allemands fouillent des soldats polonais avant de les faire prisonniers.
Date : Septembre 1939
Lieu : Varsovie
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : DAA-130-l17

reddit11

La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, reddition des armées polonaises. Des soldats de l’armée de terre dans un camp de prisonniers provisoire.
Date : Septembre 1939
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : DAT-3100-L24

vers_l10

La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, un groupe de Juifs portant un panneau « Vers la Palestine » passe devant le photographe.
Date : Septembre 1939
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : daa-398-l14

object10

La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, Varsovie détruite. Les forces aériennes allemandes ont frappé des objectifs civils.
Date : Septembre 1939
Lieu : Varsovie
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : DAA-131-l13

amonce10

La campagne de Pologne.
Description : Septembre 1939, dans la cour de l’université de Varsovie, l’amoncellement d’armes après la reddition de la garnison.
Date : Septembre 1939
Lieu : Varsovie
Photographe : Fonds allemands
Origine : ECPAD
Référence : DAA-456-l26

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source wikipedia et ECPAD

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La bataille des frontières (1er au 5 septembre 1939)

Classé sous — milguerres @ 0 h 56 min

Pologne

La bataille des frontières (1er au 5 septembre 1939)

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La bataille des frontières (1er au 5 septembre 1939) batail25

 

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Le Temps 1939/09/06 (Numéro 28481)
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L’invasion de la Pologne était programmée pour le 26 août à 4h30 mais Hitler la repousse pour des raisons inconnues.
C’est le 1er septembre 1939 à 4h30 qu’est finalement programmée l’attaque. Le prétexte allemand pour l’invasion est l’attaque d’un poste de radio à Gleiwitz.

Le plan pour cette opération était le suivant : des membres du Sicherheitsdienst (SD) menés par Alfred Naujocks devaient prendre possession du poste émetteur radio, émettre un message hostile a l’Allemagne, puis abattre des prisonniers de droit commun drogués et déguisés en soldats polonais, comme preuve de la présence polonaise.

Hitler pouvait ensuite s’insurger de cet « affront » de la Pologne et déclencher l’invasion.
Cependant la machination est mal exécutée et l’information destinée à être envoyée au monde entier ne sera connue que par peu de personnes.
C’est à 4h45 que l’Allemagne, aidée par son alliée, la Slovaquie, qui, alléchée par la promesse d’annexion territoriale, constitue une base opérationnelle essentielle, commence l’invasion de la Pologne, et donc la Seconde Guerre mondiale.

L’attaque se fait sur toute l’étendue du front mais surtout à Dantzig. C’est au large de cette ville que le cuirassé Schleswig-Holstein va déclencher les hostilités en bombardant la position polonaise de la Westerplatte qui est défendue par 182 hommes. Malgré la faiblesse de ses effectifs et le bombardement du navire allemand, la position tiendra jusqu’au 7 septembre, succombant au bout d’un treizième assaut.

Notons la présence des forces navales françaises exécutant leur mission de reconnaissance.Les mouvements se déroulent normalement pour l’ensemble des forces terrestres, maritimes et aériennes. La flotte britannique est active sur toutes les mers sans aucune opération à signaler. Le 4 septembre, La Royal Air Force effectue un vol au dessus des territoirs de l’Allemagne du Nord et de l’Ouest, sans avoir été interceptés, lançant plus de six millions d’exemplaires d’une proclamation adressée au peuple allemand. Elle effectuera le lendemain, le 5 septembre une attaque sur des navires de la flotte allemande à Wilhelmshafen et Brunsbuttel, à l’entrèe du Canal de Kiel , un navire de guerre dans la rade de Schilling, au large de Wilhelmshafen par plusieurs bombes, contre un navire de guerre ancré prés de la jetée, causant de gros dégâts. Cette opération, dans de mauvaises conditions atmosphériques, entraîne quelques pertes au niveau de la RAF

L’assaut allemand a pour but principal la prise du corridor de Dantzig. L’attaque est menée par la 3e division blindée venant de Poméranie qui passe la frontière. Le soir du 1er septembre, la division se trouve à 20 km de Swiekatowo sur la Vistule. Mais la 2e division d’infanterie motorisée censée protéger le flanc gauche des blindées reste bloquée dans le réseau de barbelés polonais et subit une offensive menée par le 18e régiment de lanciers polonais. La division allemande, contrainte au repli, doit demander l’aide des blindés.

Le lendemain malgré une offensive polonaise, les Allemands ont atteint la Vistule. De plus, le 19e corps d’armée de Guderian vient de recevoir l’aide de la 23e division d’infanterie ce qui lui permet de repousser les Polonais au nord. Ces derniers tenteront vainement de percer.

Le bilan de ces premiers jours est catastrophique pour les Polonais. L’armée de Pomorze a subi de lourdes pertes, notamment la 9e division d’infanterie. Les autres unités ont réussi tant bien que mal à se replier sur la rive gauche de la Vistule et notamment à Bydgoszcz. Cette ville conserve encore une forte minorité allemande. Lors du repli de l’armée polonaise, les civils d’origine allemande se mettent à tirer sur les Polonais qui réagissent et tuent 233 civils en ayant perdu 238 soldats. Durant toute la campagne polonaise, entre 3 000 et 10 000 civils allemands sont tués ; les SS, en représailles, font subir de dures exactions aux civils polonais.
Le 3 septembre, la 3e armée allemande basée en Prusse-Orientale lance ses divisions à l’assaut des forces polonaises. Le lendemain, l’armée fera sa jonction avec les troupes venant de Poméranie. Néanmoins, les Polonais durant leur retraite réussiront à faire sauter les ponts sur la Vistule.

Pendant ce temps, le 1er corps d’armée venant de Prusse-Orientale attaque en direction du sud et forme une des deux tenailles qui doit se refermer sur Varsovie. En face des Allemands se trouve l’armée de Modlin. La frontière est protégée par des bunkers et le premier assaut allemand échoue, malgré l’aide de la Luftwaffe, avec de lourdes pertes, tant en chars (72 Panzer mis hors de combat) qu’en infanterie. Cependant, les Allemands contournent les positions polonaises à l’est et, après trois jours d’une dure résistance, les 8e et 20e divisions d’infanterie polonaises sont obligées de battre en retraite sous une forte pression allemande, notamment de la 12e division d’infanterie. Le 6 septembre, les Polonais font sauter les ponts de Plock sur la Vistule.
Les Polonais doivent aussi faire face à une forte pression allemande au sud. La 14e armée du général List, fortement dotée en troupes de montagne, doit attaquer à travers les Carpates. Après trois jours d’âpres combats, les Allemands percent les défenses polonaises et se dirigent ainsi droit vers Cracovie.

Pendant ce temps, une bataille navale s’engage au large des côtes polonaises. Bien que les trois meilleurs destroyers ont pu gagner le Royaume-Uni, la Pologne dispose encore de sous-marins, qui tentent vainement, le 2 septembre, d’endommager le Schleswig-Holstein, ainsi que des destroyers allemands. Mais, le 1er septembre, la Luftwaffe coule le torpilleur polonais Mazur, le premier navire coulé de la Seconde Guerre mondiale. Le 3 septembre, les dragueurs de mines Gryf et Wicher (en) sont eux aussi coulés. Peu après, les principaux navires allemands sont transférés en mer du Nord pour parer à la menace britannique. Les combats se déroulent donc sur terre avec la tentative allemande de s’emparer de Gdynia. La garnison n’a plus aucune chance de s’échapper, mais elle n’est pas prête à capituler sans combattre. Les Allemands progressent lentement et ils doivent attendre le 10 septembre pour couper la ligne de communication entre Gdynia et la presqu’île de Hel, remplie de défenseurs polonais. La ville portuaire polonaise continue néanmoins sa résistance menée par l’amiral Unrug, aidée par l’artillerie de la presqu’île de Hel. Le 19 septembre avec l’aide du bombardement du Schleswig-Holtstein, les forces allemandes s’emparent du port, mais Unrug s’est replié par bateau sur la presqu’île de Hel, dont il a dynamité l’accès (une langue de terre) et où il s’est retranché avec 2 000 hommes. Les Polonais sont ainsi prêts à résister autant qu’il le faudra et les Allemands doivent faire appel au Schleswig-Holstein et au Schlesien pour pilonner les défenseurs. Malgré cela, la garnison tient toujours et, le 27 septembre, le Schleswig-Holstein doit se replier, touché. Finalement, Unrug n’accepte de capituler que le 1er octobre.

Dans le même temps, l’armée allemande continue sa progression vers Varsovie, en concentrant ses efforts sur Częstochowa, avec le 15e et le 16e corps d’armée. Très vite, l’assaut allemand s’approche de la ville sainte polonaise et la 7e division d’infanterie qui la défend doit se replier en raison du risque d’encerclement. Enfin pour compliquer encore les affaires polonaises, les Allemands ont aussi frappé aux alentours de Breslau et menacent donc l’armée de Lodz, qui ne peut stopper l’ennemi malgré sa forte résistance. Au soir du 3 septembre, seule l’armée de Poznan n’a pas été attaquée. Son chef demande l’autorisation d’attaquer le flanc de la 8e armée, mais le haut-commandement refuse et lui ordonne de se replier entre Konin et Koło. Ainsi, le 5 septembre, la bataille des frontières est finie. Les forces allemandes ont presque partout enfoncé le front des Polonais, mais ces derniers ne se sont fait encercler qu’au nord. Le généralissime polonais espère encore une offensive française, qui lui permettrait de stopper la progression allemande.

 

 

Bilan perte du 3 au 4 Septembre : 27 avions allemands abattus – 8 avions polonais.

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achang10
Le Temps 1939/09/06 (Numéro 28481)

source wikipédia
gallica
informations tirées de l’éditorial « Le Temps » du 06.09.1939

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Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

21 janvier 2013

Opération Himmler

Classé sous — milguerres @ 0 h 31 min

 

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Chronologie et batailles de la Seconde Guerre mondiale

Opération Himmler

http://www.chroniqueshistoire.fr/index_fichiers/des_hommes_en_uniformes_declenchent_la_guerre_page_2.htm

Quelques hommes en faux uniformes déclenchent la 2e guerre mondiale

Le 1er septembre 1939, à l’aube, la Wehrmacht pénétrait en Pologne. Le même jour, à 10 heures du matin, Hitler accusait les Polonais d’agression. Il mentait. L’affaire avait été montée par les services spéciaux.

Les mots par lesquels Reinhard Heydrich, créateur du SD, accueillit Naujocks en le voyant entrer dans son bureau en ce jour d’août 1939, furent : « Vous êtes l’homme qu’il me faut. »

Heydrich était parfaitement heureux, isolé dans son bureau de la Prinz-Albrecht- strasse, échafaudant des plans destinés à maintenir ses rivaux du Parti à une longueur. C’était là le but qui guidait toutes ses actions : dépasser les autres et, pour y arriver, il lui fallait réussir régulièrement des opérations sensationnelles susceptibles de mettre en relief ses capacités d’organisateur et d’administrateur.

Une mission ultra-secrète

Au sourire de Heydrich ce matin-là, Naujocks répondit par un autre sourire, teinté d’une ombre de méfiance. Il n’était pas dans les habitudes de son chef de manifester de la cordialité. « Alfred, dit Heydrich, j’ai ici quelque chose qui semble avoir été conçu exprès pour vous. »

Il s’arrêta et considéra, toujours souriant, Naujocks qui était perplexe. « Cette fois, reprit-il, aucune compagnie d’assurance n’accepterait de vous délivrer une police, quelle que soit la prime, mais je sais que vous êtes l’homme qui exécutera cette mission avec succès. L’affaire s’appelle… »

Il retira un dossier de son tiroir. « Opération Himmler, ne me demandez pas pourquoi ce nom a été choisi. L’idée n’est pas de lui et l’ordre vient directement d’en haut. »

Il redevint soudain sérieux, et son regard se fit plus dur :

- L’importance de cette mission dépasse tout ce que notre département a entrepris jusqu’ici, bien qu’en substance, il s’agisse d’un raid de commando. Tant d’intérêts politiques et militaires sont attachés à son résultat, qu’un échec est entièrement hors de question.

Naujocks s’assit. Il savait que l’entretien serait long.

- Le risque d’être découvert est trop grand et ceci, bien entendu, serait le pire crime que nous puissions commettre. Quoi qu’il en soit, le Führer donne à cette affaire la plus haute priorité et ne tolérerait ni discussion ni modification du plan. Je suis entre vos mains et je ne peux pas vous cacher que je déteste ça.

Il regarda fixement Naujocks et répondit sèchement à la question muette qu’il lisait dans ses yeux :

- Il s’agit de la Pologne. Nous serons en guerre la semaine prochaine. Mais d’abord, nous devons avoir un motif, une excuse, pour entrer en guerre. Et c’est là que vous intervenez. Vous savez qu’il y a eu au cours de ces derniers mois des dizaines d’incidents irritants, un coup de feu çà et là, les protestations diplomatiques habituelles. Pour tout dire, rien qui puisse mettre le feu aux poudres. Eh bien, nous allons entreprendre de mettre nous-mêmes le feu à la mèche.

- Et c’est moi qui… heu… devrai frotter l’allumette ?

Heydrich se leva, se dirigea vers une grande carte murale et planta son crayon tel un poignard sur un point de la frontière :

- Là se trouve une petite localité appelée Gleiwitz. Gleiwitz est en Allemagne, bien entendu, mais exactement sur la frontière polonaise. Bon, supposons maintenant que des troupes polonaises attaquent cette station et l’occupent juste le temps de diffuser un message dénonçant Hitler comme fauteur de guerre. Ce serait une sérieuse, très sérieuse provocation, n’est-ce pas ?

Il deviendrait parfaitement clair que les Polonais cherchent la bagarre, surtout si par la suite on trouve un ou deux cadavres sur les lieux, et plus spécialement si, par hasard, le réseau radiophonique allemand relaye le message polonais et le transmet à l’ensemble du pays.

Pouvez-vous pouvoir organiser un tel incident ?

Naujocks, cette fois, était pétrifié. Il ne savait ni quoi dire ni quoi répondre.

- Eh bien ? demanda Heydrich

- Eh bien, fit Naujocks en choisissant soigneusement ses mots, j’aimerais vous garantir le succès, mais avant d’examiner plus attentivement ce projet, je puis vous dire tout de suite que les risques d’échec sont considérables. Si vous me faites confiance, je ferai bien entendu de mon mieux.

- Votre mieux serait encore loin d’être suffisant. Un échec anéantirait les plans et les efforts de milliers de personnes depuis des années. En outre, ce serait une honte pour l’Allemagne. Je crois comprendre que vous n’avez pas d’objections d’ordre moral ?

Naujocks secoua lentement la tête. Heydrich serait trop heureux de déceler en lui une trace de « mollesse ».

- Non, bien entendu, fit Naujocks avec une petite grimace.

- Vous voyez que j’ai été absolument franc avec vous. Je crois que vous comprenez le problème. Il n’est pas question pour vous de refuser. Vous devez aller jusqu’au bout. Réglons maintenant les détails.

C’était le 5 août 1939.

Le monde n’avait plus que vingt-six jours de paix à vivre.

Naujocks étudie le terrain

Au cours de la semaine qui suivit, Naujocks oublia progressivement ses appréhensions dans le feu des préparatifs. Il étudia dans son petit bureau de la Prinz-Albrecht-strasse des cartes et des photographies aériennes de la frontière, lut les rapports sur le poste de Gleiwitz, et choisit minutieusement quatre hommes pour l’assister. Heydrich lui en envoya deux autres, chargés plus spécialement de la radiodiffusion du faux message. L’un était un expert en radio et l’autre un speaker parlant couramment le polonais.

Naujocks apprit qu’il y aurait d’autres « incidents » organisés simultanément le long de la frontière. Sa mission était cependant de loin la plus importante car « son » incident devait être radiodiffusé. Si tout allait bien, tout Allemand disposant d’une radio pourrait entendre la « preuve » de l’agression polonaise.

Un certain nombre d’uniformes polonais, envoyé par le bureau de Canaris, arrivèrent au SD. Il les examina : il y en avait assez pour habiller au moins une compagnie ! On les avait soigneusement rangés dans les armoires et Naujocks trouva dans des boîtes, des paquets de cigarettes et d’allumettes polonaises, des lettres et des papiers divers écrits en polonais destinés à être placés dans les poches des uniformes.

Les hommes qui devaient les porter étaient des Allemands parlant couramment le polonais ou ayant une double nationalité. Ils avaient été divisés en trois commandos, dits « forces K », qui devaient se rendre en Pologne avec l’avant-garde de l’armée et occuper d’importants objectifs militaires ou politiques avant que les Polonais pussent les saboter.

Le 10 août, en fin d’après-midi, deux Ford noires V8 entrèrent dans Gleiwitz et stoppèrent devant l’Oberschlesischer Hof. Sept hommes en sortirent, portant des valises, et pénétrèrent dans le bâtiment blanc nouvellement construit.

Naujocks expliqua à l’employé de la réception que ses compagnons étaient les ingénieurs des mines qui avaient retenu des chambres deux jours auparavant. Les fiches furent soigneusement remplies avec des noms, des professions et des lieux de naissance fantaisistes.

Ils demeurèrent là deux jours, deux jours pendant lesquels ils recueillirent ostensiblement des roches, des échantillons de terre. Leur activité autour du poste d’émission pouvait sembler quelque peu insolite, et un observateur aurait même pu se demander pourquoi des géologues préféraient travailler de nuit…

A la salle de conférence de l’OKW, le succès de Naujocks était déjà considéré comme acquis. Keitel et ses collègues déplaçaient maintenant des maquettes sur la table des opérations.

Les deux ingénieurs en chef du poste de Breslau prêtèrent serment et reçurent l’ordre d’être prêts dans la nuit du 31 août. Cette fois, ils transportaient à part leurs valises, deux grandes malles à double serrure. Le monde avait encore trois jours de paix à vivre.

De retour à Berlin, Naujocks étudia les nouvelles photographies qui avaient été prises de la station et le rapport personnel que chaque homme avait fait sur ses propres observations. Sauf imprévu, l’affaire ne devait pas présenter de difficulté, pensait-il. La grande inconnue était la force de police locale et on pouvait supposer qu’elle serait, elle aussi, prise par surprise.

Heydrich lui remit une copie du message qui devait être diffusé par le commando, mais Naujocks n’y jeta qu’un coup d’œil. Il s’intéressait davantage à un détail dont il n’avait été fait qu’une seule fois mention, lors de la première conférence.

- Et les cadavres ? demanda-t-il.

- On s’en occupe, répondit Heydrich un peu sèchement. Un seul suffira, et il vous sera fourni sur les lieux au moment voulu par Mueller.

Mueller… c’était bien l’homme à fournir un cadavre. Le chef de la Gestapo était un des personnages les plus horribles que Naujocks eût jamais connu. Si on laissait faire Mueller, il aurait non pas un cadavre, mais cinquante.

Un cadavre dans une Opel noire

Un message attendait Naujocks à son retour du bureau de Heydrich. Il venait d’Oppeln, à quelque soixante-dix kilomètres de là, signé de Mueller. Naujocks se rendit immédiatement sur les lieux dans la grosse Ford V8.

Le chef de la Gestapo l’accueillit avec la plus grande cordialité.

- Mon cher Naujocks, fit-il en le prenant par le bras, j’ai entendu maintes louanges à l’égard de votre projet. Je dois dire qu’on a choisi l’homme qu’il fallait pour accomplir cette mission.

Il se laissa tomber dans un épais fauteuil de cuir derrière son bureau et invita Naujocks à s’asseoir.

- J’ai emprunté provisoirement ce bureau pour être à pied d’œuvre cette nuit-là. Ma collaboration se limite à vous fournir le corps du délit.

Il rit.

- On aurait une bien piètre opinion de notre police si les Polonais pouvaient exécuter une attaque comme celle-ci sans avoir une seule victime.

Je vais vous dire ce que je ferai pour vous. Deux minutes après le déclenchement de l’opération, à 19 h 30, le soir du 31 août, je passerai devant la station-radio dans une Opel noire et je déposerai devant l’entrée un cadavre, fraichement tué, vêtu bien entendu d’un uniforme de l’armée polonaise.

- Je crois comprendre que vous attendrez un signal par radio avant de déclencher votre opération. Ce signal sera donné aussitôt que j’aurai annoncé que le cadavre est disponible. Je vous souhaite bonne chance, Naujocks, mais je suis persuadé que vous n’en aurez pas besoin. Tout semble avoir été minutieusement organisé. A propos, ne vous inquiétez pas au sujet de la victime. Elle a déjà été choisie dans un camp juif.

Naujocks se sentait les nerfs tendus en convoquant ses hommes à une conférence dans la chambre n° 7 du Oberschlesischer Hof, à quatre heures de l’après-midi, le 31 août 1939.

Il était obsédé par la pensée qu’après cette nuit, il serait un homme marqué, à la foi acteur et témoin d’une des plus terribles supercheries de l’Histoire, du plus gigantesque abus de confiance. Il en saurait trop, beaucoup trop.

Lui permettrait-on dès lors de vivre ? L’un quelconque de ses six camarades serait-il encore en vie le lendemain à la même heure ? Et si le succès devait leur être aussi fatal que l’échec ?

Les six hommes entrèrent et prirent place un peu partout : deux sur le lit, trois sur des chaises et le dernier s’appuya contre la cheminée. Naujocks s’assit sur le rebord de la fenêtre.

- Nous y sommes, dit-il. Les deux malles se trouvent dans ma voiture. Elles contiennent sept uniformes de l’armée polonaise. Ce soir, à 19 heures, nous serons dans le bois de Ratibor, à quelques kilomètres de notre objectif, et, là, nous nous changerons.

- Karl, fit-il à l’expert de T.S.F. de Heydrich, vous mettrez en marche la radio qui se trouve dans l’autre malle et vous attendrez un peu avant 19 h 30 le signal qui nous permettra d’entrer en action. Je vous donnerai le plus tard la longueur d’onde.

- A 19 h 30 précises, laissant derrière nous nos vêtements et toute trace de notre identité, nous nous rendrons à la station et nous maîtriserons son personnel – il n’y aura pas plus de cinq ou six personnes en service. Vous ne prononcerez pas un mot et vous leur laisserez penser que nous sommes des Polonais.

- Une fois à l’intérieur, Karl et Heindrich demeureront avec moi, Karl, vous devrez connecter la ligne à Breslau, vous le savez. Heinrich, j’ai là pour vous le texte d’un petit discours que vous prononcerez au micro. En même temps, je tirerai un coup de feu en l’air ; je vous en avertis afin que vous ne vous alarmiez pas.

- Une Opel noire arrivera devant l’entrée principale de la station quelques minutes après nous et un cadavre sera jeté sur les marches. Ne vous mêlez pas de ça. C’est un autre département qui s’en occupe. Nous ne devrions pas rester plus de cinq minutes en tout, et je ne m’attends pas à rencontrer d’opposition.

- Mais si la police surgit, n’hésitez pas à tirer. Quoi qu’il arrive, nous devons fuir. Si l’un de vous est capturé, il doit prétendre qu’il est Polonais. Le Q.G. à Berlin a prévu une telle éventualité et demandera que le prisonnier lui soit remis.

- Souvenez-vous : à 19 h 30 ce soir, vous devenez des Polonais et vous tirez sur quiconque essaierait de vous barrer le chemin. Même si vous tuez quelqu’un, il n’y aura ni poursuites ni enquêtes. Tels sont les ordres !

Naujocks souhaitait être réellement aussi confiant qu’il en avait l’air. C’était la plus étrange mission à laquelle il eût jamais participé, une mission où un seul détail oublié ou négligé pouvait faire échouer l’ensemble de l’entreprise.

Pour rompre le silence qui suivit son exposé, il glissa la main dans sa poche, en tira l’enveloppe contenant le discours et la tendit à Heinrich qui le lut imperturbablement sans faire de commentaire. Quelques questions furent posées et la réunion prit fin.

Naujocks n’avait pas la moindre idée de ce que ses compagnons pensaient de l’opération. Il se sentait légèrement nerveux et après avoir dit à ses hommes de se trouver à l’hôtel à 18 h 30, il descendit prendre un verre.

Sous des uniformes polonais

Quand ils se retrouvèrent, ils semblaient tous se sentir mieux. Loin d’être silencieux, ils parlaient beaucoup. La perspective de l’action prochaine qui romprait la tension de l’attente les soulageait.

L’après midi avait été interminable pour tous et Naujocks vérifia qu’aucun de ses compagnons n’avait bu. Il avait pris lui-même deux verres et le regrettait.

- Allons-y !

Ils descendirent l’escalier et montèrent dans les deux voitures, l’air aussi naturel que possible.

Naujocks était dans la première auto avec Karl et Heinrich. Les autres étaient dans la deuxième qui suivait à quelques mètres.

Ils roulèrent assez rapidement vers le bois de Ratibor et la frontière. La station de Gleiwitz était sur leur gauche et légèrement derrière eux quand ils pénétrèrent dans le bois par un étroit sentier.

Les autos s’arrêtèrent à la première clairière, parfaitement invisibles de la route. Naujocks descendit et fit signe à ses compagnons de garder le silence.

Il retira de l’auto les deux malles qu’il ouvrit. La première contenait sept Luger neufs dont les canons portaient encore des traces de graisse, déposés sur une pile de sept uniformes de l’armée polonaise. Chaque homme se changea rapidement, toujours en silence.

Pendant qu’ils examinaient leurs pistolets, Karl manœuvrait la radio qui se trouvait dans l’autre malle et, les écouteurs sur les oreilles, attendait le signal de Berlin. Il regardait sa montre quand il oui parvint : 19 h 27.

Naujocks remonta aussitôt dans l’auto dont il referma silencieusement la portière. Les autres l’imitèrent à l’exception de Karl qui ne savait que faire de la radio. On avait oublié de lui donner des instructions à ce sujet, mais ce n’était pas le moment de s’embarrasser de tels détails. Il l’abandonna et grimpa à son tour sur le siège arrière.

Les deux autos s’arrêtèrent dans un crissement aigu de pneus devant la station.

La nuit tombait. En grimpant les six marches menant à la grande porte vitrée, Naujocks distingua une lumière à une fenêtre sur la droite. Parfait. Elle indiquait où se trouvait au moins un des membres du personnel.

Il ouvrit la porte, ses deux compagnons sur les talons. Un homme portant un uniforme bleu marine apparut dans le petit hall et s’arrêta net en les voyants. Avant qu’il eût pu lancer un cri, Heinrich l’avait déjà empoigné.

Naujocks observa qu’il était quelque peu brutal, « sonnant » à deux reprises la tête de l’homme contre le mur, mais ce fut efficace.

Tournant dans le corridor à droite à la recherche de l’homme dont il avait aperçut la lumière, il le trouva dans la deuxième pièce penché sur un meuble classeur.

Avant qu’il eût pu se retourner, Naujocks l’avait assommé d’un coup de crosse. Il s’effondra, entraînant dans sa chute une chaise et un portemanteau qui cogna une armoire métallique en tombant. Des cris et un bruit de pas parvenaient du fond du corridor, de l’autre côté du hall.

Naujocks heurta Karl en sortant précipitamment de la pièce et il l’entendit dire « Vite, par ici. » Tous deux se précipitèrent sur une porte verte sur laquelle on lisait « silence ».

Heinrich était déjà à l’intérieur du studio, une petite chambre aux meubles gris clair avec au centre un bureau sur lequel était posé un microphone. Dans mur, face à la porte, deux ouvertures rectangulaires garnies de vitres épaisses donnaient sur une pièce encore plus petite, remplie d’appareils comme Naujocks en avait vus à Radio-Berlin.

Radio-Breslau écoute en vain

Heinrich était penché sur le bureau, tenant d’une main le micro et de l’autre un papier froissé qui était le texte de son discours… Il attendait un ordre.

Karl sortit en jurant et reparut une seconde plus tard de l’autre côté des hublots. Il contemplait, les yeux exorbités, les rangées régulières de cadrans et de manettes, les manœuvrant les unes après les autres.

Naujocks faisait le guet tout en regardant avec impatience Karl qui, dans la chambre de contrôle, perdait rapidement la tête. On le voyait crier mais aucun son ne parvenait de la pièce insonorisée. Quelque chose avait dû mal tournée.

Il n’hésita qu’une seconde ; le temps était devenu une question de vie ou de mort. Il s’engouffra de nouveau dans le corridor tourna à gauche et pénétra dans la chambre de contrôle.

Karl, pâle, le front emperlé de sueur, tremblait. Naujocks sentit une sourde colère monter en lui. Quoi qu’il eût pu arriver, rien ne justifiait un tel affolement. Maudit soit Heydrich qui lui avait donné cet idiot !

- Qu’y a-t-il ?

- Je ne peux pas trouver la manette de connection…

- La manette de quoi ?

- Le truc qui doit nous faire relayer par Breslau. Je ne le trouve pas.

- Il faut que vous le trouviez, imbécile ! Je croyais que vous connaissiez votre affaire.

Karl criait, éperdu :

- Comment voulez vous que je sache où il est ? Je peux le manœuvrer, mais encore faut-il que je le trouve.

C’était le désastre. L’émission devait d’une façon ou d’une autre être faite. De l’autre côté de la vitre, Heinrich gesticulait, agitant son texte. Lui aussi avait perdu son calme habituel et semblait terrorisé.

- Pouvez-vous au moins faire une émission locale ? demanda Naujocks à Karl.

Celui-ci avait l’air effondré.

- Oui, fit-il, mais seulement sur la longueur d’onde locale. C’est insuffisant. On ne pourra pas l’entendre hors du village.

- Eh bien, faites-la. Faites quelque chose. Il faut bien que ce sacré texte soit lu à quelqu’un.

Il regagna rapidement le studio, laissant Karl manipuler de nouveau ses boutons.

- A mon signal, commencez à lire, dit-il à Heinrich. Vous crierez, car je vais faire du bruit et tirer des coups de feu.

Pendant les deux ou trois secondes qui précédèrent le signal de Karl, Naujocks pensa qu’il était encore heureux qu’il n’y eût pas eu d’intervention extérieure.

Heinrich débita son texte à toute vitesse en criant presque.

Naujocks n’écouta même pas. Il avait lu le discours une douzaine de fois : les leaders de l’Allemagne précipitaient l’Europe dans la guerre. La pacifique Pologne était constamment menacée et brimée par Hitler qui devait être écrasé à tout prix. Dantzig était polonais… Il se demanda qui avait pu écrire ce discours. Probablement Heydrich ou peut-être Hitler lui-même.

Il fit feu à trois reprises en l’air et se mit à hurler. Heinrich s’y attendait, mais il laissa presque choir le microphone au premier coup de feu et se trompa dans sa lecture.

Il se reprit sur un geste impérieux de Naujocks qui tira encore un coup de feu contre un mur et fit enfin signe à Karl, hypnotisé derrière le hublot, d’arrêter l’émission.

Quelques secondes plus tard, les trois hommes avaient quitté le studio rempli de fumée et se précipitèrent vers la grande porte. Ils rencontrèrent deux des quatre autres, revolvers au poing, et le groupe quitta le bâtiment.

Naujocks pouvait s’imaginer la consternation de ses chefs en ce moment précis ; ils devaient être autour de leurs radios, attendant impatiemment d’être les témoins de la diabolique machination du Führer. Il pensa aux deux ingénieurs de Radio-Breslau en train de manipuler éperdument des manettes dans leur chambre de contrôle. Et Hitler, à la Chancellerie, devait écumer.

Oui, ils étaient tous là à attendre. Naujocks se voyait déjà avec ses six compagnons devant le peloton d’exécution. Mais ils n’étaient plus sept, ils étaient huit maintenant.

Le huitième était arrivé quelques minutes auparavant dans l’auto de Mueller et gisait dans une posture grotesque sur les marches, mort. Mueller avait dû le tuer lui-même.

Naujocks ne s’arrêta que le temps de jeter un coup d’œil sur le cadavre, celui d’un homme, grand, blond, qui semblait âgé, d’une trentaine d’années.

C’était là le cadavre que le monde devait découvrir le lendemain. Le sacrifié. Ou plutôt, un membre de la bande de criminels polonais qui avait traversé la frontière, envahi Gleiwitz et lancé une émission incitant le peuple allemand à la révolte.

Il portait bien l’uniforme polonais, n’est-ce pas ? La police allemande l’avait abattu en refoulant les envahisseurs. Dachau attendait ceux qui émettraient un doute.

La portière de l’auto fut ouverte à Naujocks. Le moteur était déjà en marche et l’autre voiture juste derrière. Il se jeta sur son siège et l’auto partit en trombe, suivie de l’autre.

Dans le rétroviseur, il pouvait voir qu’il n’y avait aucun signe d’agitation devant la station. Il songea sombrement que personne, peut-être, n’avait entendu l’émission de Gleiwitz, pas plus que le bruit infernal qu’ils avaient fait.

Il cherchait des yeux le tournant menant à la clairière qu’ils avaient quittée… quand ça ? Quinze minutes auparavant. Cela semblait invraisemblable. L’opération proprement dite n’avait duré que quatre-minutes.

Quatre-minutes d’histoire.

Les félicitations de Heydrich

A 7 heures du matin, le 1er septembre 1939, Naujocks était dans le bureau de Heydrich. Il n’avait pas pris la peine de se raser, se sentait sale et avait une terrible migraine.

Heydrich, toujours d’une rare élégance, l’observait calmement. Naujocks fixait le tapis et attendait la tempête. Il leva la tête, surpris, quand il entendit son chef lui dire :

- Félicitations.

Heydrich poursuivait :

- Dommage pour le contretemps, mais je suppose qu’on n’y pouvait rien. Je dois avouer que j’étais inquiet la nuit dernière quand je n’ai rien entendu à 19 h 30. Mais vous n’avez pas besoin de vous en faire. L’important est que l’émission ait eu lieu et que nul n’ait été pris.

La surprise de Naujocks se transforma en méfiance. Il n’avait jamais, jusque-là, été félicité par son chef. Jamais personne ne l’avait été, en fait.

Il ne répondit pas, mais tira de sa poche un rapport dont il n’avait pas terminé la rédaction qu’à 3 heures du matin et le jeta sur le bureau :

- Tout est là. Nous n’avons pas eu d’ennuis. Il n’y avait que cinq hommes dans le bâtiment : après 18 heures, Gleiwitz, à l’exception du bulletin d’information et des prévisions météorologiques, retransmet simplement des émissions venues d’ailleurs. On s’est occupé d’eux avant que quelqu’un puisse donner l’alerte ou téléphoner. C’était facile, mais j’étais furieux de n’avoir pas pu être relayé par Breslau.

- Il s’est trouvé, dit Heydrich, que j’avais prévu une telle éventualité. Avez-vous lu les journaux ce matin ? Eh bien, jetez un coup d’œil sur le Volkischer Beibachter. Vous y trouverez un article fort intéressant en première page.

Il était très intéressant en effet. L’organe officiel du parti avait une information exclusive. Le petit discours de Heinrich était reproduit sous le titre : « Des agresseurs attaquent la radio de Gleiwitz. »

L’article disait :
Un groupe de soldats polonais s’est emparé la nuit dernière, peu avant 20 heures, du bâtiment de Radio-Gleiwitz. Seuls quelques employés se trouvaient à cette heure-là en service. Il est manifeste que les assaillants polonais connaissaient parfaitement les lieux. Ils attaquèrent le personnel et firent irruption dans le studio, assommant ceux qu’ils rencontraient sur leur chemin.
Les agresseurs coupèrent la ligne de relais de Breslau et lurent au micro un discours de propagande préparé à l’avance, en polonais et en allemand.
Ils ont déclaré que la ville et la station-radio étaient aux mains des Polonais et ils ont insulté l’Allemagne, faisant mention du « Breslau polonais » et du « Dantzig polonais ».
Les auditeurs, d’abord pris par surprise, alertèrent la police qui arriva sur les lieux quelques minutes plus tard. Les agresseurs ouvrirent le feu contre les forces de l’ordre, mais, au bout de quelques minutes, ils tous fait prisonniers. Au cours de la bataille un Polonais a été tué.

 Hitler est très content, fit Heydrich. Il m’a appelé à 5 heures ce matin.

Ainsi, son affabilité provenait des félicitations qu’il avait reçues au petit matin.

- Allez dormir un peu, mais réveillez-vous à 10 heures. Une importante déclaration sera faite.

Naujocks ne se réveilla pas à 10 heures, ce qui était malheureux. Pendant qu’il dormait, Hitler fit un discours dans lequel il dit que sa patience était à bout, et que l’incident de Gleiwitz, était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Il fallait donner une leçon aux Polonais.

Quand l’homme qui avait appuyé sur la détente se réveilla, les chars allemands traversaient déjà en trombe la frontière.

http://www.chroniqueshistoire.fr/index_fichiers/des_hommes_en_uniformes_declenchent_la_guerre_page_2.htm

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Chronologie et batailles de la Seconde Guerre mondiale

22 novembre 2012

L’entre deux guerres dans le monde

Classé sous — milguerres @ 17 h 59 min

 

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L’entre deux guerres dans le monde

Source : http://objectifbrevet.free.fr/histoire/hist_2_1.htm

L'entre deux guerres dans le monde drapeau-francais-avec-barre2

La FRANCE

I ) Les années Vingt.
    A ) Victoire militaire et défaite humaine.
La guerre est meurtrière, 1,4 millions de morts, 1 million d’invalides, 600000 veuves, 750000 orphelins. Les naissances se sont effondrées et la vague de grippe espagnole en 1919 accélère le phénomène de vieillissement de la population française. Il faut attendre le deuxième semestre 1920 pour que les naissances redeviennent majoritaires.
Les dégâts matériels sont lourds privant le pays de recettes importantes et de débouchés puisque ces principaux partenaires se trouvent dans la même situation. L’endettement du pays provoque une forte inflation qui menace de misère les français dont les revenus sont les plus modestes.
    B ) Une vie politique en mouvement.
- A partir de 1919, la France est secouée par de grandes grèves, annoncées par certains comme le début d’un mouvement révolutionnaire. Cependant les manifestants protestent essentiellement contre la dégradation de leurs conditions de vie et réclament une diminution de la durée du travail, ce qui leur sera accordé avec la fixation de la durée du travail à 48 heures par semaine.
- A gauche, les socialistes se divisent quant à l’attitude à avoir au sujet des révolutionnaires russes. En Décembre 1920, ils se divisent. La majorité adhère à la 3è international socialiste et fonde la Section Française de l’International Communiste ( S.F.I.C. ) avec comme journal l’Humanité. La minorité, dirigée par Léon Blum, reste membre de la S.F.I.O., il fonde un nouveau journal, le Populaire.
- Division politique et syndicale sont de pair. La C.G.T. éclate, une minorité de ses membres créant la C.G.T.U. proche des communistes.
- La France, en 1919, se dote d’une majorité à l’Assemblée constituée en majorité d’anciens combattants, le « Bloc National ». Cette majorité doit faire face aux problèmes liés à la reconstruction. L’occupation de la Ruhr décidé par le président du conseil, Raymond Poincaré est un échec.
En 1924, face à l’échec du Bloc National, les électeurs votent à gauche et permettent au Cartel des Gauches dirigé par Édouard Herriot d’accéder au pouvoir. 6 gouvernement se succèdent entre Juin 1924 et Juillet 1926. Les milieux d’affaires sont hostiles aux différents gouvernements et les radicaux face à la fuite des capitaux lâche les socialistes et s’allient à la droite après l’effondrement du franc.
    C ) Le redressement économique.
Le cartel des gauches mort, les hommes d’affaires rapatrient leurs capitaux en France. Raymond Poincaré entreprend de stabiliser le franc ce qui passe en Juin 1928 par une dévaluation de 80%. Le déficit budgétaire est fortement réduit et la production industrielle reprend à un rythme de 5% l’an. L’action diplomatique menée par Aristide Briand entre 1925 et 1932 permet à la France de retrouver une place importante par son action pour la paix
II ) Les années de crises.
Avec un temps de retard la France est frappée par la crise mais les conséquences en sont plus profondes et plus durables.
    A ) La crise économique.
A la fin de 1930, les productions industrielles et agricole chutent, entraînant un effondrement des prix. Mais le nombre de chômeurs n’atteint pas celui des autres pays touchés. Au plus fort de la crise 7,5% de la population active est au chômage. Cependant si la plupart des pays redémarre dès 1935, la France doit attendre 1938 pour que son économie reprenne le chemin de la croissance sans soute parce que l’industrie n’y joue pas encore un rôle aussi important que ces voisins et que les liens avec son empire lui permettent d’amortir le choc.
La crise fait des victimes, qu’ils soient salariés du privés, petits patrons ou artisans, chômeurs, agriculteurs ou rentiers. Pour diminuer le déficit du budget, le franc subit de nouvelles dévaluation, les prix baissent mais moins vite que les salaires. Les valeurs traditionnelles, la famille, l’épargne ou le travail ne semble plus suffisant pour vivre correctement face à l’enrichissement de quelques uns alors que les étrangers sont prix pour cible.
    B ) La République en danger ?
La situation économique est préoccupante et les hommes politiques semblent incapable de faire face. Les gouvernement se succèdent à un rythme effréné, leur durée de vie n’excède pas 4 mois. Face à cette situation les Français tournent le dos à ces hommes au profit de mouvement extrémistes alors que les scandales politico-financiers se multiplient.
L’Action Française ( royaliste ), les Croix de Feu ou les Jeunesse patriotes (ligues => groupes d’extrême droite anti-parlementaristes ) connaissent un succès grandissant. Leur organisation rappelle celle des mouvements fascistes. En décembre 1933, la révélation de l’affaire Stavisky mouillant un grand nombre d’hommes politiques permet aux ligues de montrer leur force en organisant une manifestation devant la Chambre des Députés. Prévue le 6 Février 1934, elle tourne à l’émeute, une quinzaine de personnes sont tuées, mais les ligues n’ont pas réussies à renverser la République.
La Droite traditionnelle est incapable de réagir et la constitution d’un gouvernement d’Union national ne résout rien.
    C ) La gauche française se rassemble.
Pour la gauche l’échec des Ligues le 6 Février montre le danger fasciste en France. Le 12 février communistes et socialistes organisent une contre-manifestation. Les trois partis de gauches se rapprochent et le 14 Juillet 1935, socialistes, communistes et radicaux défilent unis place de la Bastille. Maurice Thorez ( coco ), Léon Blum ( soc ) et Édouard Daladier ( rad ) signent en Janvier 1936, l’acte de naissance du Front populaire. Ils se dotent d’un programme : « Le pain, la paix et la liberté » et d’une discipline électorale, le désistement systématique pour le candidat du Front le mieux placé au deuxième tour.
Au lendemain du second tour, le 3 mai 1936, les socialistes deviennent le premier parti politique français, le Front populaire remportant 389 des 612 sièges à la chambre ( 63% ).
III ) Le Front populaire.
L’arrivée de la gauche unie au pouvoir se traduit par un vaste mouvement de grève. Deux millions d’ouvriers occupent leurs usines. L’heure est à la négociation.
    A ) L’action du Front populaire.
Léon Blum est chargé de former un nouveau gouvernement, auquel les communistes ne participent pas pour ne pas effrayer et pour garder leur liberté de parole.
Face aux grèves, Blum organise d’importantes négociations entre son gouvernement, les patrons et les syndicats. Le 07 Juin 1936 sont signés les accords de Matignon qui apportent des modifications sociales et économiques.
- Augmentation immédiate des salaires.
- généralisation des conventions collectives ( négociation patron-syndicats ).
- 12 jours de congés payés par an.
- la semaine de 40 heures.
- création de l’Office du Blé pour aider les agriculteurs.
- nationalisation des industries d’armement et d’aviation.
A l’annonce de ces mesures, les ouvriers libèrent les usines, le travail reprend. Mais les difficultés s’accumulent. L’extrême droite multiplient les attaques contre différents ministres. Les patrons sont plus que réticent face aux nouvelles mesures du gouvernement. Mais surtout l’union qui a fait la force du Front populaire résiste mal au problème espagnol. Les communistes acceptent mal la passivité des socialistes et le refus catégorique des radicaux à intervenir pour apporter une aide active aux républicains espagnols.
L’économie française tourne au ralentie, Blum démissionne en Juin 1937. Le radical Chautemps lui succède mais doit s’effacer en Mars 1938. Blum revient aux affaires Jusqu’en Avril 1938, c’est un nouvel échec qui marque la fin du Front populaire.
    B ) L’après Front Populaire.
Une nouvelle majorité se constitue, composée par la droite et les radicaux, elle est dirigée par Édouard Daladier. Globalement les mesures du Front populaire ne sont pas remises en causes mais assouplies pour être accepter par le patronat ce qui permet à l’économie de redémarrer
IV ) Les Français et la France.
A ) La France est une vieille Dame.
Simplement parce que sa puissance n’est qu’apparent avec une empire coloniale important mais une situation démographique des plus préoccupante.
1913 : 41,5 millions d’habitants.
1939 : 41,9 millions
Mais surtout sa population vieillit et depuis 1935, « les cercueils l’emportent sur les berceaux », et cela malgré les mesures natalistes qui interdisent l’utilisation de tous les moyens de contraceptions ou d’avortement. Si entre 1935 et 1939, la population française augmente c’est uniquement grâce à l’immigration.
    B ) La culture française.
Elle est marquée par les colonies avec en 1931, l’exposition coloniale qui attire 34 millions de visiteurs qui montrent les bienfaits de la colonisation françaises.
Le sport est à l’honneur avec le tour de France ( 1934 ) et les Six jours de Bordeaux ou Paris Roubaix.
Les 5 millions de postes T.S.F., les 4000 salles de cinéma, les music-halls permettent aux français de goutter à de nouveaux types de loisirs.
En 1939, la France est un pays vieillie, tourmenté par son instabilité politique et la faiblesse de sa croissance économique. L’insécurité en Europe ne semble pas troubler l’apparente joie de vivre des Français alors que celle-ci semble se rapprocher à grands pas d’un nouveau drame.

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Les Etats Unis

État jeune qui prend son indépendance en 1776 et qui est secoué entre 1861 et 1865 par une crise qui a faillit le faire se diviser entre Nord et Sud sur un problème majeur, celui de l’esclavage. La première guerre mondiale va faire de se jeune pays en plein expansion, la première puissance économique mondial.
Un système politique original :
3 pouvoirs indépendants les uns des autres. le pouvoir judiciaire, avec un système de juges nommés à vie, empêche les nominations de complaisances et les remplacements arbitraires. Le pouvoir législatif divisé en deux chambres, le Sénat et la Chambre des représentants assurent l’essentiel des décisions même si le Président possède un droit de veto qu’il peut utiliser à tout moment.
Les États-Unis connaissent un système bipartite entre Républicains et Démocrates. Les situations de cohabitation sont assez fréquentes ( c’est le cas depuis 1994 entre Bill Clinton, démocrates, et la chambre des représentants et le Sénat, Républicains ).
1 ) Un élan économique sans précédent, 1920-1928.
- La Deuxième révolution industrielle : ce sont les États-Unis qui saisissent en premier l’opportunité offerte par les hydrocarbures et l’électricité. A ces nouvelles sources d’énergie correspondent de nouveaux produits, appareils ménagers, postes de radio, textiles synthétiques et surtout l’automobiles.
- Les méthodes de travail change, l’introduction de la machine dans le processus de fabrication transforme les habitudes de travail. Le machinisme que l’on appelle également TAYLORISME réduit considérablement le temps de fabrication et permet de ce fait d’accroître la production.
Frédéric Winslow Taylor : Ingénieur et économiste américain, 1856-1915, promoteur de l’organisation scientifique du travail, par l’élimination des temps morts et des gestes inutiles.
C’est surtout dans l’automobile que les progrès sont les plus nets. En 1909, une Ford T était assemblée en 14 heures pour un prix de vente de 900 dollars, en 1925, il ne faut plus que 1 heure 30 pour réaliser ce même modèle pour un prix de vente de 300 $. Si c’est gain de productivité sont importants ils se font au détriment de l’originalité, un seul type de voiture, une seule motorisation, une seule couleur, le Noir. Henry Ford :  » Les Américains peuvent choisir la couleur de leur voiture, pourvu qu’ils la choisissent noire ». La production est standardisée.
- le capitalisme Américain voit la création de grands groupes industriels qui regroupent des entreprises produisant les mêmes produits afin d’éliminer la concurrence, ce sont les trusts.
Cette période d’expansion se traduit par une forte augmentation des salaires, à l’image de se que l’on appelle le fordisme, il faut donner aux ouvriers les moyens de consommer, d’acheter et trouvera davantage de motivations au travail.
- « America first ». Si cette période voit une expansion vertigineuse de l’économie, les gouvernements républicains qui se succèdent à partir de 1920, sous les présidences Harding, Coolidge et Hoover, tout en coopérant avec les milieux d’affaires tentent de promouvoir les valeurs traditionnelles de l’Amérique.
- Dans le domaine social, des quotas sont imposés à l’immigration dans un climat d’intolérance et de racisme puisque la plupart de ces quotas sont fixés en fonction de l’origine géographique des migrants. Les étrangers sont mal aimés et rendus responsables de nombreux méfaits, deux italiens SACCO et VANZETTI, anarchistes et réfugiés aux États-Unis sont condamnés à mort en 1921 pour double assassinats qu’ils n’ont pas commis. Des sociétés jusqu’alors secrètes, comme le KU KLUX KLAN créée en 1865, affichent en public leurs théories racistes ou xénophobes, contre tous ceux qui ne sont pas W.A.S.P..
- Dans le domaine moral, le combat pour les valeurs traditionnelles entraînent une réaction puritaine pour combattre les influences de la société moderne, le jeu, l’alcool sont interdits, c’est la prohibition ( 1919 ).
- Sur le plan international, cette prospérité doit rester américaine, et les États-Unis refusent tout engagement extérieur et n’intègre pas la S.D.N. et décide de s’isoler.
De ces années de prospérité sont nées de nouveaux comportements, une nouvelle manière de consommer. Une société uniforme régit l’Amérique que l’on appelle l’American way of Life.
2 ) La crise de 1929.
Contrairement à ce que votre livre pourrait vous faire penser, la crise de 1929 certes est brutale dans l’enchaînement des événements, mais elle ne débute pas en 1929, mais les premiers signes de crises sont antérieurs. La prospérité des États-Unis ne va pas s’effondrer à la suite d’une simple baisse de la bourse.
- Les signes annonciateurs :
- L’agriculture, ce n’est donc pas dans l’industrie que les premiers signes apparaissent, mais dans l’agriculture. La reconstruction de l’agriculture européenne et l’apparition de nouveaux pays producteurs entraînent à partir de 1925 la réapparition d’une surproduction, renforcée par la mécanisation de plus en plus forte de cette agriculture. De petits paysans se trouvent pousser à la faillite et à partir de 1925 plus de 600000 paysans par an quittent leurs terres alors que le salaire des ouvriers agricoles sont à la baisse.
- Les banques connaissent également un phénomène de concentration, trois grandes banques dominent, Mellon, Morgan, Rockfeller. Cette concentration si elle montre le dynamisme de l’économie américaine, est également source de faiblesse, plus le nombre des banques est réduit plus les risques de problèmes financiers sont importants.
- La production industrielle à partir de 1925 a tendance à stagner, le marché intérieur semble presque saturé, mais l’accroissement des ventes à l’extérieur permet aux États-Unis de conserver à son économie un dynamisme certains. A partir de 1928, l’automobile connaît également des problèmes de surproduction.
- La bourse, à partir de 1927 le cours des actions s’envolent, la spéculation se développe, mais pas au profit des entreprises.
- Le 24 Octobre 1929 :
Tout les secteurs de l’économie sont touchés par la surproduction, les stocks constitués effraient certains spéculateurs qui vont essayer de prendre leurs bénéfices avant qu’une tendance à la baisse s’empare de la bourse. Cependant c’est en masse que les actions vont être vendues, 13 millions pour la seule journée du 24 Oct. 1929, sans trouver d’acquéreurs.
Pour essayer de freiner la dégringolade de la bourse de Wall Street, les grandes banques dirigées par Morgan rachètent toutes les actions en circulation. La bourse se redresse mais s’effondre de nouveau quand les banques essaient à leur tour de revendre ces actions. Leur situation financière devient très difficile surtout lorsque les particuliers décident de retirer leurs dépôts en banques. Certaines incapable de restituer l’ensemble des fonds qui leur avait été confiés font faillites.
« La crise nourrit la crise ». Pour écouler leurs stocks, de nombreuses entreprises baissent leurs prix, ce qui entraîne une baisse des salaires et une réduction du pouvoir d’achat. La plupart des entreprises qui vivaient à crédit se retrouvent dans l’incapacité de rembourser leurs emprunts, et sont obligées de fermer, provoquant une croissance rapide du chômage. Malgré la destruction de stock, en 1933, 13 millions de personnes ( 25% de la population active ) se retrouvent au chômage dans une situation dès plus misérable, s’entassant dans des bidonvilles qui par dérision ont été surnommés « Hoovervilles ».
Les Républicains au pouvoir entre 1920 et 1932 vont être rendus responsable de la crise, et lors des élections présidentielles de 1932 ils sont balayés par le candidat démocrate, Franklin Delano Roosevelt.
3 ) Roosevelt et le New-Deal.
Le personnage de Roosevelt est à l’image de la crise qui frappe les États-Unis Démocrate qui a fait ses armes en politique à coté de Wilson, il est frappé en 1921 par une attaque de poliomyélite qui le laisse en partie paralysé. Mais il réussit à s’affranchir de son handicap pour continuer à défendre ses idées. Ce qui lui permet, en 1928, de devenir gouverneur de l’État de New-York.
Il s’entoure d’hommes nouveaux, de jeunes intellectuels, banquiers, journalistes ou professeurs d’université, aux idées parfois opposées, mais qui forment un groupe de réflexions dynamiques : Brain Trust.
L’objectif de Roosevelt est clair, redonné confiance à l’Amérique. Doc. 1 page 60, un plan est conçu, le « New Deal » : la nouvelle donne.
- Le premier New Deal
Le New Deal introduit une grande nouveauté dans le système économique américain par le fait que État intervient directement dans l’économie pour réamorcer le système et assurer une certaine sécurité, Roosevelt ouvre l’ère de État Providence. Roosevelt se fait l’écho des idées d’un économiste américain John Maynard Keynes : le chômage résulte d’une insuffisance de la demande. Le plein-emploi doit donc être rétabli grâce à l’intervention de État, qui mène une politique de réformes.
Mars 1933 : Les clients des banques largement débiteurs ou ayant empruntés obtiennent des délais garantie par État
Mai 1933 : Agricultural Adjustment Act : Les agriculteurs, les « farmers » acceptant de réduire leur production recevront de État des subventions en compensation.
: Tennessee Valley Authority : mise en place de grands travaux pour soutenir l’économie, ponts, routes, barrages hydrauliques, permettant de créer des milliers d’emplois.
Juin 1933 : National Industry Recovery Act : la constitution des trusts est interdite, la durée du travail est réduite, salariés et patrons doivent se concerter pour fixer les salaires et leurs augmentation.
Janvier 1934 : pour soutenir l’industrie et permettre le redémarrage des exportations le dollar est dévalué de 41%.
Mai 1935 : la Cour Suprême déclare le N.I.R.A. inconstitutionnel
Ces premières mesures ne sont pas d’une grande efficacité même si elles ne sont pas sans résultats, la misère continue à progresser au même rythme que le chômage, de nouvelles mesures sont prises, cette fois à caractère sociale.
- Le « second New Deal » :
Juillet 1935 : Loi Wagner accorde la liberté syndicale, les syndicats deviennent les nouveaux interlocuteurs des patrons pour la signatures de conventions collectives.
Août 1935 : création d’une assurance chômage, invalidité et vieillesse, ces mesures sont financés directement par État grâce à l’augmentation du déficit de son budget compenser par la planche à billet.
Janvier 1936 : comme en Mai 1935 la Cour Suprême essaie de bloquer les réformes du New Deal en déclarant l’A.A.A. inconstitutionnel.
Malgré l’opposition de la Cour Suprême à majorité républicaine, les mesures prises par Roosevelt seront appliquer, notamment grâce à sa réélection triomphale de Novembre 1936.
- Le bilan du New Deal.
Dans le domaine économique, les résultats du New Deal reste un semi-échec, car il n’y a pas de retour à la prospérité et de ce fait le nombre des chômeurs reste élevé. Logiquement la misère, sans retour d’une croissance nette continue à progresser.
Sur le plan politique, à l’opposé de certains pays européens, les États-Unis n’ont pas basculé dans les solutions extrémistes.

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l’U.R.S.S.

I ) Naissance et difficultés d’un nouveau Grand : l’U.R.S.S.
1 ) La Révolution russe. ( hors programme )
- Les origines.
Au début du 20è siècle, la Russie est entrée dans la phase du décollage industriel. Les capitaux étrangers y trouvent un terrain favorable et les perspectives de profits semblent illimitées.
Le régime politique est autocratique ( le tsar ne détient son pouvoir que de lui même et n’a de compte à rendre à personne ), même si en 1905 le tsar a du accepter la création d’une assemblée élue ( DOUMA ). Le tsar doit faire face à une double opposition : de la part de la bourgeoisie qui réclame une régime parlementaire et de la part des Socialiste Révolutionnaire, lui même divisé en deux tendances, les bolcheviks ( majoritaire en russe ) dirigés par Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine , et les mencheviks ( minoritaires en russe ), les S.R. étant pourchassés par la police du Tsar.
- La révolution russe – Février 1917.
La situation de la Russie se dégrade avec la guerre, montrant les faiblesses d’un pays dont l’avenir promettait. La nourriture manque et les prix flambent. Pour faire face à cette situation le gouvernement dirigé par KERENSKI met en place des cartes de rationnement. Cette annonce provoque à Petrograd ( St Petersbourg – Leningrad ) des émeutes. Débutant le 23 février, elles prennent un tour inattendues quand le 27, l’armée rejoint les manifestants. Des comités de soldats et d’ouvriers se créent : les SOVIETS.
Le 02 Mars 1917, le tsar n’a d’autre solution que celle d’abdiquer. Un gouvernement provisoire se met en place, composé de libéraux et de socialistes modérés avec comme priorité la continuation de la guerre. Les réformes sociales sont repoussées. Loin d’apaiser les choses, la situation de la Russie ne cesse de se détériorer.
- La révolution bolcheviks – Octobre 1917.
Lénine rentre d’exil en Avril 1917, et il est clair que les bolcheviks doivent prendre le pouvoir pour assurer au peuple la réalisation des revendications des soviets : la paix, le pain, la terre. Au cours de l’été les bolcheviks infiltrent le soviet de Petrograd et en prennent la direction.
Le 23 Octobre, Lénine obtient le vote d’une motion visant le renversement du gouvernement provisoire. La milice armée des bolcheviks, les gardes rouges déclenche l’insurrection armée le 25, jour du congrès des soviets de toute la Russie. La capitale passe sous le contrôle des bolcheviks, Lénine fait voter deux décrets, le premier pour une « paix juste et démocratique », le second abolit la propriété foncière. Les soviets élisent un nouveau gouvernement entièrement bolcheviks, qui prend le nom de Conseil des Commissaires du peuple.
2 ) La défense de la révolution : 1918 – 1924. ( hors programme ).
- Une Russie qui se déchire.
Le premier décret du nouveau gouvernement est réalisée, avec la conclusion de la paix en mars 1918 de Brest-Litovsk. Mais la situation du soviet de Petrograd est loin d’être stable. Le gouvernement révolutionnaire met en place une police politique : la TCHEKA, chargée de traquer les opposants, tsaristes, libéraux et même socialistes. En Juillet 1918, Moscou devient la nouvelle capitale, une nouvelle constitution reconnaît le suffrage universel, mais les exploiteurs du peuple en sont exclus.
L’opposition est de plus en plus forte et violente, des régions entières se révoltent ( Ukraine, Caucase, Sibérie ). Officiers du tsar, propriétaires, bourgeois, troupes étrangères s’allient pour renverser le nouveau pouvoir. Une guerre civile éclate, les bolcheviks qui ne contrôle qu’une petite partie du territoire russe sont dans une situation difficile.
- Le communisme de guerre.
Pour faire face à la situation, le Conseil des Commissaires du peuple, instaure une véritable dictature, qui sera appelé communisme de guerre, dirigé par Lénine. Le Parti communiste, seul parti politique autorisé, est chargé de sauvegarder la révolution par tout les moyens.
Une armée est créée à l’initiative de Trotski ( fondateur de la Pravda ) et placée sous le contrôle de commissaires politiques.
Toute l’économie du pays est placé sous le contrôle de l’État, les industries sont nationalisées, les récoltes réquisitionnées et redistribuées en fonction du mérite ( soldat – ouvrier – paysan – bourgeois )
Si la Russie victime de la guerre civile, n’en est pas moins active à l’extérieur. Pour Lénine la Révolution doit être mondial, et pour se faire il fonde l’International communiste ( KOMINTERN ) afin d’inciter les travailleurs à rejoindre le camp de la Révolution, effrayés par le développement des grèves et des mutineries, les pays ayant envoyés des hommes en Russie les rappellent.
La guerre civile dure jusqu’en 1920, les opposants aux bolcheviks, que l’on appelle les « Blancs » se divisent, et les violences dont ils font preuve les rendent impopulaires. Mieux organisée, l’Armée rouge prend progressivement l’avantage et finit par l’emporter à la fin de l’année 1920.
- La N.E.P. ( la Nouvelle Politique Économique ).
La situation économique de la Russie est désastreuse après trois ans de guerre civile. La famine et les maladies se propagent, tuant plus de 10 millions de personnes. En Février 1921, les marins de Kronstadt ( îlots à l’entrée de Petrograd ) se révoltent en scandant « Vive les soviets sans les bolcheviks ». L’Armée rouge intervient et massacre les révoltés.
Lénine doit mettre fin au communisme de guerre et assouplir la politique économique. La N.E.P. doit répondre à cet objectif.
- État conserve la propriété des terres, mais renonce aux réquisitions forcées. Rétablissement d’un marché libre, possibilité pour un paysan de louer sa terre et de payer des salariés.
- Les petites usines sont rendues à leurs propriétaires, le travail obligatoire est aboli, les capitaux étrangers peuvent être à nouveau utilisés.
=> Ces mesures contribuent à redynamiser l’économie et l’on voit apparaître de nouveaux riches parmi les paysans ( koulaks ) et dans l’industrie ( Nepmem ).
Parallèlement, État est réorganisé et le 30 Décembre 1922, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques est créée, regroupant, la Russie, l’Ukraine, LA Biélorussie et la Transcaucasie.
Le 21 Janvier 1924, à la mort de Lénine, l’U.R.S.S. même si la situation économique est en voie d’amélioration, se pose un vaste problème, qui pour lui succéder ?.
3 ) L’U.R.S.S. de Staline. 1924 – 1941.
- La lutte pour la succession 1924 – 1928.
A la mort de Lénine deux théorie s’oppose, l’une maximaliste avec Trotski pour poursuivre une Révolution mondiale, l’autre minimaliste avec Staline ( secrétaire général du Comité central ) pour « édifier le socialisme dans un seul pays ». Autre question quel sort réservé à la N.E.P., faut-il la poursuivre ou non ?.
Par un jeu d’alliance et de trahison Staline réussit à éliminer son principal rival et obtient son exclusion du P.C. en 1927 et son départ en exil en 1929 au Mexique.
- La stalinisation du pouvoir.
Staline décide d’abandonner la N.E.P. et de placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle de État La planification devient le maître mot du nouveau pouvoir.
- la collectivisation des terres.
Pour Staline, les paysans doivent payer la politique industrielle du pays, les koulaks sont arrêtés, leurs biens confisqués, et déportés dans des camps de travail, les goulags. Les paysans deviennent des ouvriers agricoles regroupés de force dans des sovkhozes, alors que les autres paysans travaillent collectivement dans les kolkhozes. Cette politique va coûter la vie à 6 à 8 millions de personnes, et entraîne l’effondrement de la production. En 1935, Staline autorise les kolkhoziens à posséder un lopin de terre dont la production leur est entièrement laissée.
- Une industrialisation forcée.
La priorité est donnée à l’industrie lourde. De grands ensembles industriels surgissent en Oural et dans le Kouzbass. L’U.R.S.S. possèdent à la veille de la 2ème guerre mondiale, la première industrie lourde du monde. Pour la réalisation des objectifs, il est mis en place un commissariat au plan, le GOSPLAN, qui met en place les plans quinquennaux. La propagande invite les ouvriers à rivaliser d’adresse et de rendement pour permettre au pays de se hisser toujours plus haut. L’image des ouvriers les plus méritant est utilisé à des fins de propagande : STAKHANOV ( pour ses records de quantité de charbon extrait en une journée ).
Mais si les progrès de la production industrielle sont incontestés, le niveau de vie de la population reste très faible.
- Un régime totalitaire.
Staline s’entoure de personnes qui lui sont fidèles et à partir de 1935, la N.V.K.D., la nouvelle police politique, est chargée de purger le parti des éléments contre-révolutionnaire. Des fidèles de Lénine, des membres du parti, des chefs de l’armée s’accusent de crimes imaginaires et sont traduits en justice lors de procès retentissant. Malgré cette politique, Staline reste aux yeux de la population comme le fidèle héritier de Lénine et le vrai défenseur de la patrie socialiste. Un véritable culte du chef se développe dans des domaines aussi variés que l’art, les sciences et la littérature et que l’histoire et des documents d’époque sont falsifiés à l’avantage de Staline.

 

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L’Allemagne nazie

A l’Empire disparu a succédé une République dont la capitale est Weimar. Dirigée par des socialistes modérés, le nouveau régime arrive à se sortir des crises qui secouent le pays, mais la crise des années 1930 va lui être fatale.
- Les crises de la République.
+ Une naissance difficile.
A droite, les partisans de l’empire ne veulent pas reconnaître cette République née de la défaite; à gauche les communistes appelés les Spartakistes déclenchent des insurrections armées afin de prendre le pouvoir. Ils sont écrasés à Berlin et Munich.
Cependant, la nouvelle constitution est adoptée et l’Allemagne devient une République parlementaire. Le climat politique est sanglant les attentats se succèdent, cette même année un certain Adolf Hitler, ancien sous-officier de l’armée connue pour ses positions extrémistes et antisémites, est jeté en prison après un putsch manqué. La situation économique est catastrophique. En 1923, il faut 4 milliards de marks pour acheter un dollar. Cependant à partir de 1924, la très nette amélioration de l’économie allemande et surtout la stabilisation du mark dont la valeur est défini par rapport à l’or permet à l’Allemagne de connaître un retour à la prospérité.
Toutefois, des signes inquiétants persistent : la force des formations paramilitaires et la dépendance de l’économie à l’égard des capitaux étrangers et surtout américains.
+ La crise économique.
L’Allemagne est le premier pays européen frappé par la crise. Dès 1930, la production s’effondre. Le retrait massif des capitaux européens entraîne de multiples faillites et la disparition d’entreprises. L’agriculture perd ses débouchés. En 1932, le pays compte 6 millions de chômeurs; les ouvriers et les classes moyennes étant les plus touchés.
+ La montée des extrémismes.
Lors des différentes élections, le score du parti communiste et du parti national socialiste ne font que confirmé le malaise qui est celui de la société allemande. Face à la progression du P.C. allemand des industriels et des financiers vont accordés leur soutien à Hitler qui semble plus rassurant. En 1932, lors des élections présidentielles, Hitler est battu par le président sortant, HINDENBURG, mais recueille 13 millions de voies. Mais il obtient une revanche quand Hindenburg subissant la pression des évènements et des milieux d’affaires le nomme Chancelier, le 30 Janvier 1933.
- Le Troisième Reich.
+ L’Allemagne nazie
L’arrivée d’Hitler au pouvoir marque le début de la nazification du pays. Le 27 Février 1933, le parlement allemand, le Reichstag est détruit par un incendie, commandité par Hitler. Les communistes sont pourchassés. Les partis politiques sont interdits. Le parti nazi est épuré, la vieille garde des S.A., service d’ordre du parti nazi, et anti-capitalistes voient leurs chefs assassinés lors de la nuit des « longs couteaux ».
S.A. : STURM ABTEILUNG : section d’assaut créée en 192, appelée également les chemises brunes, et qui ont permis à Hitler d’accéder au pouvoir.
A la mort du président Hindenburg, le 02 Août 1934, Hitler cumule les titres de chancelier et de président, il devient « Reichsführer ».
A la fin de 1934, le P.N.S. compte 5 millions d’adhérents et contrôle l’intégralité du territoire allemand, tous les Länder étant sous administration nazie.
+ Un système totalitaire.
La population est encadrée pour être mieux contrôlée. Les libertés fondamentales sont abolies. Chaque profession, la jeunesse sont embrigadées dans des associations de propagande qui ont pour objectifs le développement idéologique, physique et militaire de leurs membres.
La police nazie est dirigé par Heinrich Himmler, et comprend les S.S. et la Gestapo.
S.S. : section de protection : créée en 1925 et dirigée par Himmler.
Gestapo : Geheime STAatsPOlizei : police secrète d’État, créée par Hermann Göring
Leurs méthodes sont brutales et dès 1933, des camps de concentration et de travail sont créés, recevant plus d’un million d’allemands jusqu’en 1939.
La propagande nazie emploie les mêmes méthodes employées par Mussolini en Italie et est dirigée par Joseph Goebbels.
Totalitarisme politique, le nazisme se base également sur des théories racistes qui reposent sur l’inégalité des races et la soi-disant supériorité de la race aryenne dont les allemands seraient les meilleurs représentants. ( aryen en sanskrit : les nobles ). Il convient donc de protéger cette race de tout éléments corrupteurs, juifs, communistes, chrétiens, …., y compris par la stérilisation des éléments aryens dégénérés. Les juifs sont les premières victimes et sont exclus de la société par les lois de Nuremberg de 1935 et persécutés à partir de 1938, avec l’organisation de la Nuit de cristal 8-9 Novembre 1938, et éliminés physiquement à partir de 1941, la solution finale.
+ Économie et autarcie.
Pays européen le plus touché par la crise, Hitler à en 1933 près de 9 millions de chômeurs en charge. Le gouvernement lance une politique de grands travaux routiers et urbains et favorise le développement de la construction de l’automobile avec la création de Volkswagen, chaque allemand devant pouvoir avoir sa propre automobile.
A la fin de l’année 1935, l’autarcie est déclarée et l’économie se redresse grâce au lancement d’un vaste programme de réarmement, présenté comme un programme de défense et non comme un programme offensif.
- La paix en otage.
+ Des actes politiques.
Hitler, arrivé au pouvoir ne va pas ou peu rencontrer de résistance en Europe. Sa politique de réarmement ne soulève guère de protestation, ni même quand le service militaire est rétablit en 1935 ou que les troupes allemandes pénètrent en Rhénanie en 1936.
Les allemands interviennent militairement en Espagne dans la guerre civile lui permettant d’essayer en grandeur nature ses nouvelles armes. La ville de Guernica est totalement détruite, 1500 personnes périssant dans les bombardements.
En Novembre 1936, Hitler et Mussolini forme un axe Rome Berlin. L’Allemagne est libre d’agir en Europe de l’Est alors que Mussolini concentre ses efforts dur l’Afrique et l’Éthiopie.
Le 25 Novembre 1936, Allemands et Japonais signent le pacte anti-Komintern, dirigé contre l’U.R.S.S., l’Italie les rejoint en 1937.
+ La conquête d’un espace vital : le Lebensraum.
- Les pressions politiques et économiques sont multiples contre l’Autriche et son président. Après un référendum téléguidé par Hitler, les troupes allemandes pénètrent en Autriche et annexent le pays, c’est l’Anschluss.
- C’est ensuite la jeune République de Tchécoslovaquie qui subit les assauts diplomatiques d’Hitler. Il réclame le rattachement à l’Allemagne de la régions des Sudètes qui compte 3 millions d’allemands. L’Europe semble au bord d’un nouveaux conflits quand les Tchèques mobilisent et appellent leurs alliés Français à l’aide. En Septembre 1938, une conférence se tient à Munich. La Tchécoslovaquie est sacrifiée pour sauver la paix, les Sudètes sont données à l’Allemagne et en Mars 1939, c’est tout le pays qui est sous contrôle allemand.
- L’Allemagne renforce ses alliances avec l’Italie en signant le « Pacte d’Acier ». Mais le coup de tonnerre intervient en Mars 1939, allemands et soviétiques signent un pacte de non-agression qui comprend également une close sur le partage de la Pologne.
- Au mois d’Août 1939, Hitler lance un ultimatum à la Pologne réclamant le rattachement de la ville de Dantzig au Reich. Le 01er Septembre les troupes allemandes envahissent la Pologne, provoquant une déclaration de guerre des Français et des Anglais à l’encontre des Allemands, cependant il faudra attendre Juin 1940 avant que les opérations militaires ne commencent.

 

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L’Italie fasciste

A ) L’Italie passe au fascisme.
- La situation après la première guerre mondiale :
L’Italie bien que victorieuse ne sort pas de la première guerre mondiale intacte, elle doit faire face à trois problèmes importants :
+ Le Nord-est industriel a souffert de la guerre, les destructions sont nombreuses et l’endettement et l’inflation sont particulièrement élevés.
+ La population voit son pouvoir d’achat s’effondrer et le chômage progresser. Les paysans attendent la réforme agraire. Le gouvernement est incapable de prendre la moindre réformes et en 1919, les usines sont occupées et les paysans se partagent les terres des grands propriétaires.
+ Les italiens sont déçus par les conclusions de la guerre, car ils ne reçoivent pas les territoires promis par les alliés. Les mouvements nationalistes et extrémistes prennent de l’ampleur tandis que les partis traditionnels ne peuvent s’entendre.
- L’émergence de Mussolini.
En Mars 1919, Benito Mussolini, ancien socialiste, crée un mouvement extrémiste les « Faisceaux italiens de combat ». Le mouvement recrute les « déçus » dans leur ensemble sans posséder de réel programme politique ou de gouvernement. Malgré un échec aux élections de 1919, Mussolini poursuit dans cette voie et choisit de réaliser des opérations spectaculaires.
Des commandos sont formés et ont pour objectifs de punir dans les villes ou les campagnes, les « rouges », c’est-à-dire les socialistes et les communistes. Dans le climat anarchique et révolutionnaire de l’année 1921, son mouvement connaît une progression foudroyante. En Novembre 1921, Mussolini fonde le parti national fasciste et dote enfin son mouvement d’un programme.
- La prise du pouvoir.
A la fin de l’année 1921, Mussolini est à la tête d’une force politique qui regroupe 700000 adhérents. Cependant les résultats aux élections restent médiocre. C’est donc par la force que Mussolini devra prendre le pouvoir. Les actes terroristes se multiplient sans que l’armée ou la police n’essaient d’intervenir. L’État italien ne cesse de vaciller. En Octobre 1922, Mussolini lance un ultimatum au roi en lui ordonnant de lui donner le pouvoir ou celui-ci ordonnera à ses hommes de s’emparer par la force de Rome. Le 29 Octobre 1922, Victor Emmanuel III cède et fait de Mussolini le chef du gouvernement.
Mussolini se veut rassurant et coopère de bonne grâce avec les parlementaires, mais en 1924, il modifie la loi électorale permettant aux parti fasciste d’emporter la victoire, l’opposition qui dénonce ces pratiques est interdite et l’un de ces représentants, le député socialiste MATTEOTTI est assassiné. Mussolini abandonné par ses alliés mais gardant la confiance du roi, peut désormais agir en toute liberté. Les lois de 1925-26 transforment l’Italie en dictature par les « lois fascistissimes »
B ) La dictature mussolinienne.
- Un État autoritaire.
Le parti national fasciste est le seul parti autorisé, alors que les opposants sont pourchassés, emprisonnés, déportés ou exécutés dans des villes du Sud du pays ou sur des îles de méditerranée.
Mussolini utilise tous les moyens qui sont mis à sa disposition, radio, presse ou cinéma pour sa propagande, de grands rassemblements sont organisés pour maintenir intacte la ferveur populaire.
Les jeunes italiens reçoivent le message de Mussolini dès l’école maternelle où l’éducation doit contribuer à développer la force physique et le civisme dans des organisations para-militaires.
De 4 à 8 ans les garçons forment les « Fils de la louve »
De 8 à 14 ans les « Balillas »
A Partir de 15 ans ils rejoignent les jeunesse fascistes.
La vie des italiens est encadrée par les syndicats fascistes. Tous les métiers sont organisés en corporation. Ne pas avoir sa carte du parti ou du syndicat c’est se voir refuser certains emplois, l’accès à certains loisirs ou tout simplement l’impossibilité d’acheter du pain.
Toute les décisions ne sont plus prises par le gouvernement mais par le Grand conseil fasciste, la milice des chemises noires étant la police politique du parti de Mussolini.
- Les réalisations du fascisme.
Les réalisations du fascisme sont importantes mais ne doivent pas faire oublier les conditions dans lesquelles elles ont été réalisées et surtout le prix payé par les italiens eux-mêmes.
+ A partir de 1927, Mussolini entreprend la bataille du blé, avec la mise en valeur de la plaine du Pô et des zones marécageuses du Nord-Est. La hausse de la production est importante et permet à l’Italie de s’auto alimenter.
+ L’économie est soutenue par une politique de grands travaux, avec la réalisations d’infrastructures de communications et d’urbanisation dans les grandes villes et principalement Rome. Mais le but est double, certes ses constructions ont un objectif pratique mais également sont un moyen de propagande pour Mussolini.
+ Les effets de la crise de 1929 sont limités avec la création de l’Institut pour la Reconstruction Industriel. Mais surtout à partir de 1933, Mussolini décrète que l’Italie doit vivre en autarcie, c’est à dire de sa propre production en limitant au maximum ces importations. Globalement la chute de la production est inférieure à 10 % et l’évolution du chômage très limité.
+ En 1929, les accords du Latran signé avec le pape lui reconnaît le droit de posséder un État le Vatican et à recevoir une indemnité pour les territoires perdus. La religion catholique devient le religion État en Italie.
+ Mussolini développe une politique nataliste, en offrant des primes aux naissances nombreuses, alors que les célibataires se voient contraints de payer de lourds impôts.
- L’Italie fasciste à la veille de la guerre.
Réconcilié avec l’Église romaine, Mussolini va s’opposer au pape au sujet de qui doit avoir la main mise sur la jeunesse, le pape Pie XI réclamant ce contrôle au nom de l’Église catholique. Les deux alliés tire en quelque sorte la couverture chacun de son côté.
Si Mussolini a réussi à faire taire l’opposition intérieure, à l’étranger celle-ci se développe et prend de l’ampleur. Les réfugiés politiques et principalement en France s’organise
A partir de 1935, Mussolini se lance dans une politique de revendications territoriales qui lui donne un regain de sympathie parmi les nationalistes italiens.
C’est donc confiant que Mussolini engage l’Italie dans la guerre en 1940, malgré l’opposition d’une grande partie de la population mais également d’un grand nombre de dirigeants fascistes.

 

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