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25 novembre 2012

Les chevrons de présence et blessures

Classé sous — milguerres @ 16 h 59 min

 

 

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Les chevrons de présence et blessures

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Les chevrons de présence et blessures chevrons2

Fiche consacrée aux chevrons préparée par : Joël H.
source : http://www.pages14-18.com/C_PAGES_DOCUMENTS/chevrons.htm

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De nombreuses photographies d’époque montrent des soldats français qui portent sur les manches des insignes en forme de  » V  » renversés. Ces  »chevrons » indiquent la durée de présence au front ainsi que le nombre des blessures de guerre.

Les chevrons de présence cousus sur le bras gauche : le premier chevron indique une année effective de présence dans la zone des armées, et chaque chevron supplémentaire une période de six mois de plus ( y compris le temps passé dans les hôpitaux de l’intérieur pour blessure de guerre, blessure en service commandé ou maladie ayant nécessité l’évacuation de la zone des armées)

Les chevrons de blessures cousus sur le bras droit : Il est accordé un chevron par blessure de guerre, c’est-à-dire qui résulte d’une ou plusieurs lésions occasionnées par une même action extérieure au cours d’évènements de guerre en présence ou du fait de l’ennemi, à l’exclusion des blessures en service commandé.

Circulaires et instructions officielles relatives aux chevrons de présence & de blessures

Bulletin Officiel du ministère de la Guerre édition méthodique volume N°303 : » décorations et récompenses diverses  » (circulaire avec mises à jour du 28 octobre 1918)
Circulaire relative aux insignes de distinction : fourragère et chevrons

Chevrons

Il est, d’autre part, créé, pour les officiers et hommes de troupe de toutes armes et services ayant un temps déterminé de présence aux armées ou ayant reçu des blessures de guerre, des insignes constitués par des chevrons en forme de V renversé, de la couleur du galon (sauf sur les vêtements de combat, où ils sont, quel que soit le grade, de la couleur des galons de caporaux et soldats de lre classe), dans les conditions ci après :

A. — Chevrons de présence
1e) Il est accordé un chevron, porté au bras gauche, pour une année effective de présence dans la zone des armées, et un chevron supplémentaire pour chaque nouvelle période de six mois.

2e) Ont droit aux chevrons tous les officiers ou assimilés et hommes de troupe en service dans la zone des armées, qu’ils soient ou non à la disposition du général commandant en chef.

3e) La première limite de la zone des armées admise pour la détermination du droit au chevron est celle qui avait été fixée par l’arrêté du 13 février 1915.

4e) Il y a lieu de compter, pour l’attribution des chevrons de présence, le temps passé :
a) Dans les hôpitaux de l’intérieur pour blessure de guerre, blessure en service commandé ou maladie ayant nécessité l’évacuation de la zone des armées. (La convalescence et l’inaptitude ne doivent pas être comptées);
b) En activité pour tous les militaires évadés ou rapatriés. (Le temps d’internement en Suisse ne compte pas);
c) Au Maroc, dans le Sud algérien (territoire des Oasis tout entier et fractions de territoire d’Aïn-Sefra limitées au nord par la ligne déterminée par la note du 4 septembre 1897 (B. 0., E. M., vol. 63, p. 402) et fraction de l’annexe d’El-Oued limitée au nord par la ligne Hassi-Ney-Berreçof, Bir-Bomane) et dans le Sud tunisien (région saharienne limitée par la ligne déterminée par la note du 4 septembre 1897. plus les cercles, annexes et postes de Médine, Tatahouine, Déhibiat, Ben-Gardanne et Zarzis) depuis le 2 août 1914;
d) En Afrique occidentale française, aux bataillons n° 2 (Tombouctou), n° 3 (Zinder), et en Mauritanie (à l’exception de Saint-Louis), depuis le 2 août 1914.

Aux opérations :
Dans le Togo, du 7 août au 27 août 1914;
Dans le Beledougou, du 23 février au 10 avril 1915;
Dans La Bani-Volta du 14 février au 19 juillet 1915, et du.24 avril au 25 mai 1916;
Dans la région de Dori, du 3 janvier au 20 août 1916;
Dans le territoire du Niger (colonne Loyer) du 9 avril au 2 juin 1916;
Dans le Hollidge et l’Atacora, du 18 janvier 1915 au 8 mai 1916 et du 4 novembre 1916 au 18 juillet 1917;
Dans le territoire du Niger (colonne Mourin), du 7 décembre 1916 au 1er août 1917;
En Afrique équatoriale française et au Cameroun (à l’excep¬tion de Brazzaville), depuis le 2 août 1914;
En Indochine dans le 4e territoire militaire (défini par l’arrêté de création n° 174 du 21 janvier 1915 du gouverneur général), depuis le 2 août 1914; dans le 5e territoire militaire (défini par l’arrêté de création n° 891, du 27 mars 1916 du gouverneur général), depuis le 2 août 1914.

Aux opérations :
Dans la province de Son-La (colonne Sourisseau), du 6 dé¬cembre 1914 au 25 avril 1915;
Dans le Haut-Laos (colonne Friquegnon), du 2 septembre 1915 au 29 mars 1916;
Contre les révoltés de Thaï-Nguyen du 31 août 1917 au 20 jan¬vier 1918;
e) En Russie, tous les militaires qui y ont servi depuis mars 1917.
5e) Les séjours interrompus dans la zone des armées s’additionnent pour le décompte du temps de service exigé.

B. — Chevrons de blessures.

1° Il est accordé un chevron porté au bras droit par blessure de guerre, c’est-à-dire celle qui résulte d’une ou plusieurs lésions occasionnées par une même action extérieure au cours d’événements de guerre en présence et du fait de l’ennemi, à l’exclusion des blessures en service commandé;

2° Les blessures de guerre reçues antérieurement à la guerre actuelle et régulièrement inscrites sur le livret matricule donnent droit au port du chevron;

3° Les brûlures par liquides enflammés et les accidents graves dus aux gaz asphyxiants sont considérés comme blessures de guerre pour le droit au chevron;

4° Les blessures multiples produites simultanément par un même projectile, quel que soit le nombre des atteintes, ne donnent droit qu’à un seul chevron.

C. — Port des chevrons.

Le port des chevrons de présence et de blessures est obligatoire.

D. — Dispositions spéciales aux troupes

de la gendarmerie et de la garde républicaine (1)
Pour les troupes de la gendarmerie, les chevrons sont : pour les gendarmes ne portant pas le galon de sous-officier, en laine ou coton de nuance blanche; pour les autres gendarmes, les chefs de brigade et officiers, en argent.
Pour les troupes de la garde républicaine, les chevrons sont : pour les gardes républicains ne portant pas le galon de sous-officier, en laine ou coton de nuance orange foncé; pour le personnel troupe autre que ces derniers et pour les officiers, en or.

(1) Alinéa ajouté par circulaire du 28 octobre 1918.

24ri
Cette photographie prise le 14 octobre 1916 dans la région de Verdun montre un poilu du 24e R.I. qui porte sur le bras gauche
3 chevrons de présence qui indiquent qu’il a déjà passé deux années dans la zone des armées

1920

Bulletin Officiel du ministère de la Guerre édition méthodique volume N°303  » décorations et récompenses diverses « 
Instruction relative au port des chevrons et au temps de présence au front
Paris, le 30 juillet 1920.

source : http://www.pages14-18.com/C_PAGES_DOCUMENTS/chevrons.htm
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Le port des chevrons dans l’armée française

http://grande-guerre.org/?p=1134

L’utilisation de chevrons (écussons en forme de V renversé) dans l’armée française est une pratique qui remonte à l’Ancien Régime. Ce symbole désigne en principe les vieux soldats (« brisques » d’ancienneté, qui ont donné le surnom de « briscards » aux militaires expérimentés), les soldats ayant subi une ou plusieurs blessures, ou bien les soldats d’élite. Suivant leur signification, les chevrons sont cousus sur la manche droite ou sur la manche gauche de l’uniforme, plus ou moins près de l’emmanchure ou du parement aussi. Il n’est donc pas surprenant que la Grande Guerre s’accompagne d’une remise au goût du jour de ces écussons lourds de signification et de prestige.

Les documents ci-dessous sont des extraits de textes et circulaires officiels, qui réglementent le port des chevrons en 1916.

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A – Circulaire du 25 juillet 1916, insérée au Journal Officiel du 28 juillet, page 6700 :

Le Ministre de la Guerre a fait connaître que le port des chevrons de présence et de blessures étaient obligatoire. Messieurs les commandants des grandes unités et les chefs de service donneront donc des ordres, pour que tous les militaires sous leurs ordres soient pourvus sans retard des chevrons qui leur sont attribués par les prescriptions ministérielles rappelées ci-après :

1) Chevrons d’ancienneté de présence. (Portés au bras gauche).

Il est attribué un chevron pour une année effective de présence dans la zone des armées, et un chevron supplémentaire pour chaque nouvelle période de six mois. Les chevrons sont attribués dans les conditions de présence ci-dessus à tous les officiers ou assimilés et hommes de troupe en service dans la zone des armées, qu’ils soient ou non à la disposition du Général en Chef. Il y a lieu de comprendre dans le temps de présence dans la zone des armées le temps passé :

1° ) Dans les hôpitaux de l’intérieur pour blessure de guerre, blessure en service commandée, ou maladie ayant nécessité l’évacuation de la zone des armées ;
2° ) En captivité pour tous les militaires évadés ou rapatriés ;
3° ) Au Maroc et dans le Sud Tunisien depuis le 2 août 1914, au Togo entre le 7 et 27 août 1914 et au Cameroun entre le 7 août 1914 et le 1er mars 1916.

Les séjours interrompus dans la zone des armées s’additionnant pour le décompte du temps de présence exigé.

2) Chevrons de blessures. (Portés au bras droit).

Il est attribué un chevron par blessure de guerre, un seul chevron représentant des blessures multiples. Les blessures de guerre reçues antérieurement à la guerre actuelle et régulièrement inscrites sur le livret matricule donnent droit au port du chevron. Les brûlures par liquides enflammées et les accidents graves dus aux gaz asphyxiants sont assimilées aux blessures de guerre. On doit entendre par blessures multiples celles produites simultanément par un même projectile, quel que soit le nombre des atteints. Les blessures en service commandées qui ne sont pas des blessures de guerre ne donnent pas droit aux chevrons de blessure.

3) Nature des insignes.

Les chevrons sont en forme de V renversé et consistent pour les officiers et sous-officiers en un galon de grade or ou argent selon l’arme ; pour les caporaux ou soldats, en un galon « cul de dé » de 12mm de largeur, en laine ou coton bleu foncé, placé sur le milieu du haut de la manche de l’effet, le galon forme un angle droit, dont le sommet tourné vers le haut est à 100 mm environ de la couture d’emmanchure.

La longueur totale du galon, rempli du sommet compris, est au maximum de 120 mm. Chaque chevron supplémentaire est placé au-dessus du précédent à intervalle de 3 mm environ.

*****

B – Lettre du ministre de la Guerre, du 4 août 1916 :

Ministère de la Guerre. Cabinet du Ministre (n° 5185-D)

Paris le 4 août 1916.

Le Ministre de la Guerre à monsieur le Général Commandant en Chef.

En réponse à votre lettre n° 21832 du 30 juillet 1916, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint copie de la décision que j’ai prise relativement à la description des insignes de distinction. J’ai estimé qu’il était suffisant de limiter aux vêtements portés pour le combat, le remplacement des chevrons en or et en argent des officiers et sous-officiers par des insignes en drap, laine ou coton de couleur bleu foncé.

Signé : Roques.

Pour copie conforme, au G.Q.G ; 1er bureau, n° 4447 en date du 7 août 1916.

Pour exécution, notifié à monsieur le général commandant l’armée à Remiremont.

*****

C – Lettre du ministre de la Guerre, du 13 août 1916 :

Le 13 août 1916.

Ministre de la Guerre. N° 5349-D.

 

L’addition à la note descriptive des nouveaux uniformes, relative aux chevrons à porter sur les vêtements de combat, et que je vous ai transmise en date du 4 août 1916, sous le n° 5185-D, doit-être modifiée de la façon suivante : au lieu de « couleur bleu foncé », lire « de la couleur des galons des caporaux et soldats de 1re classe ».

Signé : Roques

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