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12 avril 2015

Les Tunisiens et la première guerre mondiale (1914 – 1918) François Arnoulet

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Les Tunisiens et la première guerre mondiale (1914 – 1918)
François Arnoulet 
 

Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée 
Année   1984    lien Volume   38   
Numéro   38 
pp. 47-61
source PERSEE

R.O.M.M., 38, 1984-2
La première guerre mondiale fut le premier conflit où les Tunisiens furent incorporés dans l’armée française face à l’Allemagne et à ses alliés, dont la Turquie. En effet, lors de la guerre de Crimée en 1 854, la Régence y participa en tant que province inféodée au Sultan de Constantinople conjointement avec la France et l’Angleterre contre la Russie.
La loi organique de 1 857, révisée le 7 février 1 860, constituait le premier document établissant un service militaire obligatoire en Tunisie. Il instaurait une période active de 3 ans et une période de 7 ans dans la réserve pour tous les Tunisiens de confession musulmane à l’exception des jeunes gens titulaires du certificat de taleb délivré par la Djamaa Zitouna (1). Après l’établissement du Protectorat, l’armée fut réduite à une garde beylicale en décembre 1 883 comprenant 500 hommes répartis en une section d’infanterie, un peloton de cavalerie et une section d’artillerie sous le commandement de trois officiers français : un chef de bataillon, un capitaine et un officier d’administration. Par contre, la loi du 31 décembre 1 882 avait créé au sein du corps français d’occupation douze compagnies mixtes composées de Français et de Tunisiens et réparties dans les trois armes : infanterie, cavalerie et artillerie. Chaque compagnie comprenait 10 officiers, 68 fantassins français, 144 fantassins tunisiens, 10 cavaliers français, 33 cavaliers tunisiens et 44 artilleurs français. Les militaires indigènes étaient soumis au code de justice de l’armée. Le contingent tunisien était incorporé soit dans la garde beylicale, soit dans les compagnies mixtes pour une durée de 3 ans. Les bureaux de renseignements assuraient le recrutement par tirage au sort, une commission de révision, composée de civils et de militaires, vérifiait les opérations. Les membres de certaines tribus des territoires militaires du sud formaient les cavaliers des goums et se trouvaient exemptés du service normal ; les habitants des grandes villes (Tunis, Sousse, Sfax) ainsi que les Israélites étaient exemptés en bloc ainsi que les diplômés du taleb, enfin, le remplacement administratif était admis. La gendarmerie comportait également une minorité de Tunisiens: 16 pour 72 gendarmes français. L’ensemble de ces dispositions donnait bon an mal an un contingent annuel de 4 1 1 2 hommes, soit à peu près la moitié des hommes bons pour le service. Des engagements volontaires étaient prévus par la loi, ils étaient relativement peu nombreux et devaient en principe compenser le remplacement administratif (2).
La loi du 1 0 septembre 1 883 confirma l’ensemble de cette procédure ainsi que celle du 12 janvier 1892. Dès le début de la guerre, une série de décrets précisa les détails de l’incorporation pour la durée des hostilités :

la suite à lire en ligne ici : 

http://fr.calameo.com/read/002152756d8ca35960f9f

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La Tunisie au gré des conflits

Une histoire, la Tunisie et la France

10 novembre 2013

Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime (BNF)

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits


Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime

Paul Laurencin ; cent ill. par Beaucé, Eugène Bellangé, Hippolyte Bellangé… [et al.]

Auteur : Laurencin, Paul (1837-19..)

Éditeur : J. Rothschild (Paris)

Nos zouaves : historique, organisations, faits d'armes, les régiments, vie intime (BNF) f111

Les ZOUAVES depuis la guerre…. publication tirée du Chapitre XI de


« Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime « 

Il est précisé dans ce chapitre que le 4ème Régiment de Zouaves s’est définitivement


installé à Tunis, en 1881…

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

A lire intégralement sur :
http://fr.calameo.com/read/0021527568cd2585ad1d2

source documents : Bibliothèque Nationale de France

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Sommaire

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Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

à voir exceptionnel : Il n’en restera qu’un !

 

 

N’oublions jamais … 95 ans après !

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8Les contingents impériaux au cœur de la guerre - Jacques Frémeaux

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8Celles de l’Histoire, retour vers les grandes épopées

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8La Grande Guerre 1914_1918

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8La seconde Guerre Mondiale

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8Guerre froide – Cold War – Halodnaïa vaïna

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8 Les « après toujours » des guerres

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22 septembre 2013

La Campagne de Tunisie et le 15°RTS

Classé sous — milguerres @ 18 h 39 min

 

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La Tunisie au gré des conflits

LA CAMPAGNE DE TUNISIE

 

La Campagne de Tunisie et le 15°RTS 

 http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gifsource : http://15emerts-75emerima.weebly.com/historique.html  

—–

Le 15°RTS, stationné en Algérie, ne quitta pas l’Afrique du Nord durant la seconde guerre mondiale. Par contre, il prit une part active à la campagne de Tunisie (19e Corps d’Armée français, Général Koeltz) où il s’illustra sous le commandement du Colonel Morlière.

Cet épisode, le plus glorieux vécu par le régiment, est malheureusement peu connu. Et pourtant, le 15°RTS a été l’un des premiers régiments français à reprendre le combat.

Dès le 9 novembre 1942, lendemain du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 2eme Bataillon quitte Constantine pour le front du Nord Tunisien alors que le même jour, les premiers avions allemands se sont posés à Tunis El-Aouïna.

Son action, au cours de cette campagne, comporte 3 phases:

    – le Sud Tunisien (novembre 1942-fin février 1943)

    – la défensive (mars et avril 1943

    – l’offensive (avril-mai 1943)

La campagne terminée, les ordres suivants sont diffusés:

     Ordre de la Division n°6

     Ordre Général n°134

     Ordre Général, en date du 13 mai, du Général Juin

     Ordre du régiment n°74, en date du 19 mai

Pertes

      3 officiers

      4 sous-officiers européens

      3 soldats européens

      4 sous-officiers indigènes

      4 caporaux indigènes   

      31 tirailleurs

« Soit au total, 51 militaires dont les tombes, qui s’échelonnent de la région de Gafsa à celle du Djebel Mansour ou du Zaghouan, constituent la trace glorieuse suivie par la 15°RTS dans les combats de Tunisie. »

(Ce total, qui sera repris dans les correspondances futures relatives à l’inscription « Tunisie » au drapeau du régiment, est différente du détail ci-dessus (49 et 51). Cela est probablement dû à 2 morts supplémentaires suite blessures, non comptabilisés dans le premier bilan. (ndlr)

Citations 

        16 à l’ordre de l’Armée

         7 à l’ordre du Corps d’Armée

         25 à l’ordre de la Division

         49 à l’ordre de la Brigade

         136 à l’ordre du Régiment

Soit un total de 233 citations

Néanmoins, le rôle et les mérites du Régiment ne seront reconnus que tardivement, et avec réticence. Il suffira pour s’en convaincre de se reporter à l’historique de son drapeau.

 

REPUBLIQUE FRANCAISE

GUERRE 1939-1945

Citation Décision n°7 Le Secrétaire d’Etat aux Forces Armées « Guerre » cite: à l’Ordre du Corps d’Armée

15eme Régiment de Tirailleurs Sénégalais

 » Magnifique unité de combat (qui, sous les ordres du Colonel Morlière,) lançé contre les forces de l’Axe dès le début de la campagne de Tunisie, y a montré une ardeur et une ténacité dignes d’éloges. distingué au combat de Sidi N’Sir le 21 novembre 1942, mettant l’ennemi en fuite par unebrillante contre-attaque, lui détruisant 4 chars et s’emparant de matériel et de prisonniers. Le 22 février 1943, à Aïn-El-Amara a interdit à l’adversaire le débouché du plateau de Bouchebka, rétablissant la situation et faisant, par son attitude résolue, la plus grande impression sur les forces américaines prêtes à la retraite.

A treminé la campagne avec l’attaque victorieuse du Djebel Mansour le 25 avril 1943 et, du 7 au 13 mai,  du Massif du Zaghouan, capturant plusieurs centaines de prisonniers et s’emparant d’un matériel considérable. »

 

Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Vermeil, mais ne donne pas droit au bénéfice de la Croix de Guerre au Colonel Morlière déjà cité pour les mêmes faits.

Fait à Paris, le 30 janvier 1950

Signé: Max Lejeune

La Campagne de Tunisie et le 15°RTS  sans_t11

Témoignage d’un ancien

http://15emerts-75emerima.weebly.com/historique.html

« (…) Fin novembre (1942), après une instruction sommaire et quelques manœuvres, nous sommes envoyés dans le Sud-Tunisien après quelques incidents avec l’aviation allemande à Tebessa où sont entreposées d’énormes quantités de munitions anglo-américaines.
Arrivé à Gafsa, le 15°RTS prend position.
(…) Nous sommes là pour établir un front puisque Rommel commence à reculer en Libye devant les assauts des Anglais, mais aussi devant la remontée du Tchad du Général Leclerc.
Les Allemands attaquent la ligne Marret pour remonter vers Tunis. La ligne cède devant l’Afrika Korps, quelque 200 chars et l’aviation.
Nous sommes constamment en alerte. L’armement français est dérisoire; nous avons encore de vieux fusils Lebel et des Mas 36, mais peu de cartouches. Les mitrailleuses Hotchkiss tiennent malgré leur grand âge, mais il y a surtout nos poitrines de Blancs et de Noirs. Les Américains, à 5 km au nord de Gafsa, sont bien armés mais pas assez nombreux pour le cas où nous serions écrasés.
Le 15°RTS tient le sud en direction de Tozeur. C’est évidemment le coin le plus dangereux. Nous avons l’avantage de tenir aussi la jolie palmeraie. Nous minons routes et pistes; malheureusement, quelques fois, un des nôtres rentrant de patrouille de nuit saute.
L’aviation-mouchard des Allemands, qui savaient certainement que nous étions dans le sud, cherchait à connaître notre force. Nous étions tapis dans nos tranchées qui nous servaient de dortoir, salle à manger, lieu de marche, en compagnie d’araignées noires et souvent de scorpions.
Il semble que le 15°RTS soit là pour faire croire à Rommel qu’une très importante force française les attend au sud, vu l’importante longueur des tranchées, dont une partie est inutile mais impressionnante; mais le Général de Montsabert sait ce qu’il fait.
Le 15°RTS est seul à faire des incursions risquées plus au sud afin de tromper le Commandement allemand, et ceci de jour comme de nuit. Nous minons les ponts importants sur les grands oueds, qui sont généralement secs mais profonds, et ce sur des kilomètres.
(…) Nous rencontrons des gens qui fuient Tozeur et qui nous donnent des informations; Rommel avance. Nous détruisons les gares et lignes de chemin de fer. Nous apprenons que Gabès vient de tomber et commençons à nous préparer.
Les Américains arrivent, venant renforcer ceux qui tiennent Gafsa Nord, tous bien armés, mais ils manquent de préparation et se croient en vacances…Voyant Rommel avancer vite, ils se replient, nous laissent un bataillon avec de l’artillerie, et partent rejoindre les régiments franco-alliés dans la plaine de Kasserine.
Il semble que Rommel, croyant à l’importance des troupes en face de lui secteur de Gafsa, se dirige, en nous contournant, vers la frontière algéro-tunisienne peu protégée à cet endroit. Il prend Makansky plus à l’est de Gafsa.
(…) il faut se replier sur Ferriana, à la frontière…Pour nous, se replier, Français et Américains, prend l’allure d’une fuite.
Le pauvre 15°RTS part à pieds après avoir fait sauter tout ce qui ne pouvait être emmené. Les Américains eux, ont des camions, nous, nos mulets qui étaient cachés dans la palmeraie. Depuis notre arrivée ils sont chargés de mitrailleuses et de munitions; nous aussi devenons des mulets. Le gros matériel est chargé sur trois gros camions dont un est américain. Notre popote fumante, qui elle, est mécanisée, marche à notre cadence pour nous donner le café du matin et un quignon de pain que nous mangeons en marchant; mais pour la nourriture…De plus, il pleut à torrents ce mois de février 43. 
 Au passage, nous voyons des Américains faire sauter des avions sur la route. Ils nous doublent avec leurs camions. De temps en temps, ils nous jettent de quoi boire et des biscuits qui tombent dans la boue sablonneuse.
A un moment, mes croquenots me font tellement mal que je m’assieds sur le bord de la route pour me panser le pied. Un Américain, par gentillesse, me crie: « Hello Ginger (le blond) et me lance une paire de chaussures. Hélas ! c’était les deux mêmes pieds…
Il faut marcher de nuit pour tromper les avions mouchards. Nous sommes dans une région boisée, ce qui est bien pour nous cacher le jour, car nous allons bientôt arriver au col de Feriana (avec la neige), seul passage, parmi ces kilomètres de hauteurs, pour atteindre l’Algérie.
Le 15°RTS, seul dans le coin, doit tenir ses positions. Cette fois, nous sommes mieux armés, toujours avec nos vieux fusils, mais avec une importante artillerie et des chars, en bas dans la plaine tenue par les Américains. Nos mulets sont cachés à 3 km dans la forêt…avec la soupe qu’il faut aller chercher la nuit tombée et qui arrive souvent froide.
Nous recommençons à creuser des casemates pour nos nids de mitrailleuses entre deux alertes aériennes. La nuit, défense de fumer et de faire trop de bruit. Nous restons le plus possible dans nos trous; très pratique quand vous avez des douleurs intestinales et qu’il faut aller tout de même aller poser culotte dans la neige, la nuit…La soupe arrive de temps en temps, mais froide.
L’aviation allemande de reconnaissance de ce point stratégique n’a pas idée de notre importance. Cependant, des avances larvées de Rommel se heurtent à nos chars et canons pendant une dizaine de jours. Rommel s’éloigne ensuite de cette région pour porter secours à ses divisions dans la plaine de Kasserine, et c’est l’hécatombe en deux jours pour nos alliés. Rommel passe malgré d’énormes pertes et rejoint la côte. De nombreux camions viennent chercher le 15°RTS et, par des chemins ou pistes détournés, nous fonçons vers Sfax où nous rejoignons le reste de nos troupes.
Le 15°RTS arrive avant les Allemands qui nous contournent vers l’est et engage la poursuite jusqu’à Kairouan. Mieux motorisés, ces derniers n’y sont déjà plus.
Le régiment est à nouveau dévié vers la côte, à Sousse. Les Allemands remontent toujours vers le nord jusqu’au port d’Afidavil où l’aviation alliée les attend et où ils subissent de très lourdes pertes. Leurs troupes se regroupent et fonçent vers Fath et Zaghouan (haute montagne); le 15°RTS et les alliés également. A Zaghouan les Allemands opposent une formidable résistance. Il paraît qu’ils avaient construit un terrain d’aviation pour 4 ou 5 avions au sommet de la montagne, laquelle était truffée de casemates, de positions d’artillerie, de galeries…à croire qu’ils croyaient passer le restant de leur vie dans cette cité naturelle, alors que leurs divisions se replient partout.
Nous nous apprêtions à en baver pour monter à l’assaut de ces collines environnantes où nous pouvions apercevoir des dizaines de chars; cela promettait de lourdes pertes. Mais l’ordre d’attaquer est suspendu, le Commandement ayant probablement tenu compte de l’importance des défenses ennemies. Pendant toute la journée, l’aviation anglo-américaine a pilonné provoquant d’énormes explosions. Nous ne sommes pas loin et nos oreilles n’en peuvent plus; alors là-haut…cela devait être pire !
Le lendemain, le 15°RTS monte à l’assaut, comme la Légion 2 km plus loin. Nos attaques se transforment en promenade furieuse sous l’effet d’une délicieuse gnôle puant l’essence dont on nous avait abreuvés. Manquant de récipients à la roulante derrière notre ligne d’attaque, ils avaient mis l’alcool dans des jerricans…
L’aviation anglaise nous aide beaucoup en pilonnant à 500 m devant nous qui montons sur les flancs de la montagne. Nos Africains s’affolent. Je fais uriner mes hommes dans le réservoir de nos mitrailleuses américaines avant que le canon ne devienne rouge…Nous voyons sur les hauteurs des hommes qui s’enfuient.
Nos assauts successifs nous amènent aux premières casemates où nous ne trouvons que peu de morts. Ces casemates sont presque confortables et bien armées. Nous aurons peu de pertes; l’aviation ayant fait un sacré nettoyage, il ne sera pas nécessaire de continuer la montée. De là-haut nous voyons brûler ces chars vus la veille. Nous apprendrons que c’était un trompe-l’oeil, car ils étaient en bois, grossièrement confectionnés.
Nous redescendrons l’autre flanc. Les Allemands fuient vers Tunis où les attendent de nombreux bateaux. Ils font encore des dégâts mais subiront de lourdes pertes. Néanmoins, beaucoup pourront embarquer vers la Sicile où commencera la campagne d’Italie. Nous voyons de nombreux avions anglais exploser en vol.
Pendant ce temps, le 15°RTS revient dans la plaine du Fath où il prend ses quartiers de police pour la garde de 6000 prisonniers regroupés là pendant notre attaque; en particulier 4000 hommes de la division italienne du Général Badoglio et 2000 allemands particulièrement arrogants, lesquels provoquent quelques réflexes violents de notre part. Nos rapports seront plus humains avec les Italiens, nos traîtres cousins. Les distributions d’eau, par 35° à l’ombre, sont souvent à l’origine de scènes dures et « ça pue ». Les prisonniers font sans cesse des latrines…nous mêmes ne sommes guère à l’aise, plus loin sous nos tentes, mais nous sommes au moins à l’abri du soleil et bien ravitaillés. Quelques prisonniers mourront sous ce climat et nos Noirs les enterrent…(…)
Le 15°RTS retournera à Philippeville par le train et prendra la dénomination de troupe de souveraineté, mais en réalité de police, car des émeutes commencent un peu partout, notamment à Sétif et Constantine où le 15°RTS et la Légion seront amenés à remettre de l’ordre… »

Témoignage de Jack Charpentier, engagé en février 1943, d’après les notes prises à l’époque. (Extraits).
Source: « Un soldat d’occasion raconte…le 15eme RTS »
  (Jacques Martin)
 

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La Tunisie au gré des conflits

LA CAMPAGNE DE TUNISIE

 

10 septembre 2013

ALAPETITE Gabriel

Classé sous — milguerres @ 21 h 26 min

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La Tunisie au gré des conflits

 Ceux qui ont marqué la Tunisie 

Culture et patrimoine

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ALAPETITE Gabriel

Décès en 1932

Biographie :

Gabriel Alapetite (né le 05/02/1854 à Clamecy dans la Nièvre et mort le 22/03/1922 à Paris) est un ambassadeur de France, ancien résident général de France en Tunisie, nommé également ambassadeur à Madrid et ancien commissaire général de la République en Alsace-Lorraine jusqu’en 1924.

Successivement sous-Préfet, puis Secrétaire général de la préfecture du Rhône, il est Préfet de l’Indre en 1888, puis de la Sarthe et enfin du Pas-de-Calais. En 1906, il est nommé ministre plénipotentiaire à la Résidence générale de Tunis. Il consacre à la Tunisie onze années de sa vie. En matière de travaux publics, de colonisation, de finances, d’enseignement, il obtient partout des résultats remarquables. Par la création de caisses de prévoyance et de développement de la coopération agricole, il met les fellahs à l’abri de la disette et de la famine. Il crée également un enseignement professionnel réservé aux indigènes.

Commandeur de la Légion d’honneur, Gabriel Alapetite est élu membre titulaire de l’Académie des sciences d’outre-mer en 1926.

SOURCES

http://www.academieoutremer.fr/academiciens/fiche.php?aId=257

Gallica

 

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La Tunisie au gré des conflits

 Ceux qui ont marqué la Tunisie 

Culture et patrimoine

SELVES (CASIMIR, GERMAIN, Justin de)

Classé sous — milguerres @ 21 h 10 min

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La Tunisie au gré des conflits

 Ceux qui ont marqué la Tunisie 

Culture et patrimoine

SELVES (CASIMIR, GERMAIN, Justin de)

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1889-1940

SELVES (CASIMIR, GERMAIN, Justin de), né le 19 juillet 1848 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 13 janvier 1934 à Paris.

Sénateur du Tarn-et-Garonne de 1909 à 1927.

Ministre des Affaires étrangères du 27 juin 1911 au 9 janvier 1912.

Ministre de l’Intérieur du 29 mars au 1er juin et du 9 au 13 juin 1924.

Justin de Selves fit ses études au collège de Montauban et au lycée d’Alger. Pendant la guerre de 1870, il servit comme lieutenant au 1er bataillon de mobiles du Lot-et-Garonne et fut nommé capitaine après les combats de Chartres. Peu après, il fut appelé à la direction des services administratifs du ministère de la Guerre à Tours où son oncle, Charles de Freycinet était délégué par le gouvernement de la Défense nationale. Il suivit le gouvernement à Bordeaux puis fut chargé de la direction de la sous-intendance de Toulouse, Montauban et Aurillac.

Devenu docteur en droit, il s’inscrivit au barreau de Montauban où il réussit fort bien et fut choisi comme bâtonnier par ses confrères. Il reçut alors son premier mandat électif, celui de conseiller municipal de Montauban. Mais il entreprit alors une brillante carrière administrative. Préfet du Tarn-et-Garonne en 1880, de l’Oise en 1882, de la Meurthe-et-Moselle en 1884, de la Gironde en 1885, il fut nommé en 1890 directeur général des Postes et télégraphes. En cette qualité, il présida la conférence internationale de Paris et représenta la France, en 1891, au congrès postal universel de Vienne. Le 23 avril 1896, il était nommé préfet de la Seine par le cabinet Méline, en remplacement de Poubelle. Demeuré quinze ans à ce poste, il s’y montra, sous de nombreux gouvernements et en collaboration avec des conseils municipaux aux majorités changeantes, un administrateur particulièrement habile et avisé et réalisa une oeuvre importante, notamment dans le domaine des transports (métropolitain, tramways), des concessions d’eau et d’électricité, ainsi qu’en matière artistique (création de la commission du Vieux Paris, développement et installation des collections du Petit Palais).

Le 3 janvier 1909, il était élu au premier tour sénateur du Tarn-et-Garonne, par 324 voix sur 433 votants, en même temps que Rolland, 277 voix. Il fut réélu le 11 janvier 1920, également au premier tour, avec 332 voix sur 418 votants. Il siégeait sur les bancs de l’union républicaine.

En 1911, il démissionna de ses fonctions de préfet de la Seine pour accepter le portefeuille des Affaires étrangères dans le ministère Caillaux constitué le 27 juin. Aussitôt après, ce fut l’affaire d’Agadir. Le 1er juillet, l’ambassadeur d’Allemagne venait annoncer à de Selves que son gouvernement envoyait un navire de guerre devant Agadir pour surveiller les côtes du Maroc. Obligé d’accompagner en Hollande le président Fallières, de Selves ne put s’expliquer devant la Chambre que le 11 juillet ; ce fut pour demander l’ajournement des interpellations qui avaient été déposées et qu’il obtint par 476 voix contre 73.

Après des consultations avec l’Angleterre et la Russie, une convention franco-allemande, par laquelle la reconnaissance des droits de la France au Maroc était échangée contre celle des droits de l’Allemagne au Congo, fut signée à Berlin le 4 novembre. Seule, la partie de cet accord qui modifiait les territoires coloniaux de la France fut soumise au parlement et donna lieu à un long débat à la Chambre, au début duquel Albert de Mun déposa une motion préjudicielle. De Selves se borna d’abord à une très courte intervention, mais, devant les protestations des députés, remonta à la tribune pour des explications plus détaillées qui furent accueillies sans chaleur. Cependant la motion fut repoussée par 448 voix contre 98, et après une intervention du président du Conseil, la convention fut finalement approuvée le 20 décembre par 393 voix contre 36.

Le Sénat, saisi à son tour, nomme pour examiner le texte, une commission spéciale composée en grande partie d’anciens ministres et présidents du Conseil, présidée par Léon Bourgeois et ayant Poincaré comme rapporteur. Au cours de la séance du 9 janvier 1912, Caillaux, à la suite d’une question posée par Pichon au sujet de l’affaire de la N’Goko-Sangha et du chemin de fer Cameroun-Congo, donna sa parole qu’il ne s’était jamais mêlé de transactions politiques ou financières d’aucune sorte et qu’il n’y avait jamais eu de négociations en dehors des négociations diplomatiques officielles. Clemenceau demanda alors à de Selves : « M. le ministre des Affaires étrangères peut-il nous confirmer cette déclaration ? Peut-il nous dire s’il n’existe pas des pièces établissant que notre représentant à Berlin s’est plaint de l’intrusion de certaines personnes dans les relations franco-allemandes ? » Le ministre des Affaires étrangères répondit : « J’ai toujours eu un double souci : la vérité, d’une part et, de l’autre, le devoir que m’impose ma fonction. Je demande à ne pas répondre à la question que vient de m’adresser M. Clemenceau ». Ce dernier déclara que cette réponse ne pouvait le satisfaire car il avait « reçu des confidences qu’il n’avait pas sollicitées ». Cet échange de répliques ayant causé quelque émoi, la séance fut levée et une conversation eut lieu entre Caillaux, de Selves et Clemenceau. Puis celui-ci partit laissant en tête à tête le président du Conseil et son ministre. On apprit ensuite par Caillaux que de Selves était démissionnaire, ce qu’il confirma en quittant le Sénat. Dans la soirée, il remettait sa démission au Président de la République, déclarant : « je ne saurais assumer plus longtemps la responsabilité d’une politique extérieure à laquelle font défaut l’unité de vues et l’unité d’action solidaire ». Caillaux essaya de remplacer de Selves par Delcassé mais celui-ci, après avoir accepté, revient sur sa décision et Caillaux démissionna le 11 janvier.

L’affaire n’eut pas de suites immédiates mais on apprit plus tard que Caillaux avait effectivement engagé des conversations à l’insu de Selves qui s’en était aperçu grâce au déchiffrement de dépêches allemandes faisant allusion à ces négociations. Il s’en était plaint au Président de la République et à Clemenceau, d’où intervention de ce dernier.

Redevenu simple sénateur, de Selves rapporta notamment au nom de la commission des affaires étrangères, en 1913, le projet de loi approuvant la convention conclue à Madrid entre la France et l’Espagne « en vue de préciser la situation respective des deux pays à l’égard de l’empire chérifien ».

Le 11 octobre 1919, en tant que président de cette même commission, il invita le Sénat, dans une intervention très applaudie, à ratifier le traité de Versailles qui « constituait, disait-il, l’affirmation d’une morale internationale nouvelle et permettait toutes les espérances pour l’avenir, à condition de faire preuve de vigilance ».

De Selves fut ensuite ministre de l’Intérieur dans le 2e cabinet Poincaré (29 mars au 1er juin 1924) et conserva le poste dans le cabinet François-Marsal, à la vie brève (9 au 13 juin 1924). Elu président du Sénat le 19 juin 1924, de Selves conserva cette fonction en 1925 et 1926. Il eut ainsi à présider, le 10 août 1926, la réunion mouvementée de l’Assemblée nationale, au cours de laquelle il fut faire face aux vifs incidents provoqués par les parlementaires communistes, et notamment par Jacques Doriot. L’autorité et l’habileté dont il fit preuve en cette circonstance lui valurent, à la fin de la séance, les « acclamations prolongées » de la gauche, du centre et de la droite.

Il ne retrouva pas ce succès aux élections sénatoriales du 9 janvier 1927. Arrivé en deuxième position au premier tour, avec 188 voix sur 419 votants, il fut battu au second tour par Delthil, n’obtenant que 177 voix sur 420 votants contre 242 à son adversaire.

Justin de Selves avait été élu en 1910 membre de l’Académie des beaux- arts en reconnaissance de l’action qu’il avait menée, comme préfet de la Seine, dans le domaine artistique. Il était officier de l’Instruction publique et grand officier de la Légion d’honneur.

Il mourut à Paris le 13 janvier 1934, à l’âge de 85 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

source : http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/de_selves_justin1727r3.html

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La Tunisie au gré des conflits

 Ceux qui ont marqué la Tunisie 

Culture et patrimoine

27 août 2013

Choses et gens de la vie : Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert – 1912

Classé sous — milguerres @ 1 h 46 min

 

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La Tunisie au gré des conflits

Une histoire : la Tunisie et la France

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

Choses et gens de la vie :

Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert – 1912

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8toute la publication de 494 pages à voir en ligne sur :

http://fr.calameo.com/read/00215275646b79fab329b

 

Choses et gens de la vie : Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert - 1912 n5505300_jpeg_9_9dm

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S.A. MOHAMMED EN NACEUR – Pacha Bey de Tunis

Classé sous — milguerres @ 1 h 40 min

 

 

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La Tunisie au gré des conflits

Ceux qui ont marqué la Tunisie

S.A. MOHAMMED EN NACEUR – Pacha Bey de Tunis

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La Tunisie au gré des conflits

Ceux qui ont marqué la Tunisie

25 août 2013

Le Général Pistor : Commandant de la division d’occupation de la Tunisie

Classé sous — milguerres @ 23 h 23 min

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La Tunisie au gré des conflits

 

Le Général Pistor : Commandant de la division d’occupation de la Tunisie

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Chef d’escadron Pistor

Alfred Frédéric Edourd Pistor est né le 5/4/1849 à Metz.

C’est un artilleur, comme en témoigne son képi, orné des canons croisés. Eleve de Polytechnique en 1869, il s’est distingué tout jeune à la bataille de Froeschwiller : « Un jeune élève de première année à l’école Polytechnique, du nom de Pistor, a mis à profit les loisirs de ses vacances en allant se battre en amateur avec le corps d’armée.

Au moment ou l’ennemi entre à Elsasshausen, il se trouvait au milieu d’une batterie de mitrailleuses établie près de ce village et entièrement désorganisée par le feu de l’ennemi ; tous les canonniers ont été tués sur leurs pièces ; la batterie va tomber au pouvoir de prussiens. Une pièce veuve de ses servants a conservé son attelage. Le polytechnicien s’élance, accroche la crosse de la mitrailleuse à l’avant train, saute à cheval, et au milieu d’un grêle de balles qui sifflent à ses oreilles, arrache la pièce des mains de l’ennemi et la ramène au corps.

Le brave jeune homme est décoré sur le champ de bataille ; il va faire sa deuxième année à l’école en portant sur sa  poitrine l’insigne de la légion d’honneur (Francais et Allemands D de Lonlay) ».

Après avoir été à Sedan, il finit la guerre comme chef d’état major d’un corps de troupe de francs tireurs.
Chef d’escadron depuis 1887, il a servi en Afrique du Nord, puisqu’il est commandeur du Nicham Iftikar. Nommé général de division, il commandera la division d’occupation de Tunisie de 1909, jusqu’à la veille de la guerre de 14, date de son passage au cadre de réserve. Il meurt en 1932. 

PISTOR2

EMCARNOT

sources :

GALLICA BNF

http://www.military-photos.com/emcarnot1.htm#PISTOR

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La Tunisie au gré des conflits

La campagne de Tunisie, 17 novembre 1942 – 13 mai 1943 (côté français) source ECPAD

Classé sous — milguerres @ 20 h 19 min

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

La Tunisie au gré des conflits

La Campagne de Tunisie dans la presse 

Campagne de Tunisie 

 

La campagne de Tunisie, 17 novembre 1942 – 13 mai 1943 (côté français) source ECPAD

 

 

La campagne de Tunisie, 17 novembre 1942 – 13 mai 1943 (côté français)

La campagne de Tunisie, également connue sous le nom de « bataille de Tunisie », est un ensemble de batailles de la seconde guerre mondiale qui se déroulent en Tunisie entre le 17 novembre 1942 et le 13 mai 1943. Elles opposent les forces de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste (forces de l’Axe) aux armées alliées composées principalement d’Américains, de Britanniques et de Français.La campagne débute par des succès allemands mais la supériorité en hommes et en armement des Alliés conduit finalement à la défaite de l’Axe. Cette victoire pour les Alliés s’inscrit dans une nouvelle phase de la guerre marquée par une série de succès militaires décisifs et que l’on appelle désormais « le tournant de la guerre ». D’un point de vue strictement français, la campagne marque le retour de l’armée d’Afrique dans le conflit aux côtés des forces alliées et des Français libres.

La campagne a fait l’objet d’une couverture photographique et cinématographique par le Service cinématographique de l’armée (SCA), plus précisément par ses antennes basées en Afrique du Nord. Le SCA a ainsi réalisé, entre février et juillet 1943, trente-et-un reportages photographiques comportant entre cinq et cent soixante clichés chacun et conservés dans la série « Terre » du fonds « seconde guerre mondiale » de l’ECPAD (1). Les photographes sont majoritairement inconnus, à l’exception de deux d’entre eux, Rolando Lévèque et Viard. Leurs images concernent exclusivement la participation de l’armée d’Afrique à la campagne de Tunisie. On y voit à l’œuvre le XIXe corps d’armée commandé par le général Koeltz, en particulier divers éléments de la division de marche de Constantine, de la division de marche d’Alger, de la brigade légère mécanique, de la 1re division de marche du Maroc, de la division de marche d’Oran et du front du sud-est algérien. Les moments saisis évoquent notamment l’offensive allemande du Faïd, la reconquête de la dorsale orientale, la bataille de Kasserine, les attaques au nord du Chott el Djerid, la prise de Gafsa, la bataille du massif de l’Ousselat et l’avance vers Bizerte et Tunis. Les soldats sont photographiés lors de progressions, de mises en batterie de l’artillerie (les images de cette arme sont prépondérantes sur les autres), de patrouilles et de leur vie courante dans les campements au cœur du désert tunisien. Ces vues permettent de constater le réarmement de l’armée française avec du matériel américain, entamé en novembre 1942 à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord. Quelques reportages montrent également les forces armées britanniques (la 1re armée commandée par le général Anderson) et américaines (le 2e corps d’armée, commandé par le général Fredentall puis le général Patton), aux côtés desquelles les Français combattent. Plutôt que les affrontements eux-mêmes et les soldats allemands et italiens au combat, les vues révèlent les résultats du conflit : nombreuses sont les images de prisonniers allemands et italiens ainsi que de tombes, de prises de guerre et de matériel ennemi détruit et abandonné, telles des preuves de la victoire alliée. Enfin, remises de décorations et défilé à Tunis fin mai 1943 sont immortalisés par le SCA et marquent la fin victorieuse pour les Alliés de la campagne de Tunisie et le passage définitif de l’armée d’Afrique du côté des forces françaises combattantes.

Il est à noter par ailleurs qu’en plus de la production du SCA, sont conservés dans les fonds de l’ECPAD sept reportages de la série FFL, réalisés entre mars et novembre 1943 et qui comprennent des vues du général Mast, résident général en Tunisie, et des images mettant à l’honneur les Français libres qui ont combattu en Tunisie. À cela s’ajoute un reportage, intégré dans les fonds privés, qui présente des photographies complémentaires à celles du SCA, prises en 1942 par le lieutenant Bergue alors commandant de la 4e compagnie du 1er bataillon du 4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs en Tunisie (référence D236).

Une sélection de trente de ces photographies de la série « Terre » consacrées à la campagne de Tunisie est proposée dans le portfolio ci-joint. Elle offre un panel représentatif des images de la participation des troupes françaises à cette campagne.

(1) Pour la production des films du SCA, voir la brève concernant les films relatifs à la campagne de Tunisie.

La campagne de Tunisie, 17 novembre 1942 – 13 mai 1943 (côté français) source ECPAD terre-10
La campagne de Tunisie
Description : Lors de la campagne de Tunisie, pendant l’offensive allemande du Faïd et le repli des forces alliées en février 1943, un caporal-chef du 45e bataillon de transmissions transmet un message par pigeon voyageur dans le désert tunisien. À cette date, le 45e bataillon de transmissions est commandé par le capitaine Mettavant.
Date : Février 1943
Lieu : Tunisie
Photographe : inconnu
Origine : SCA / ECPAD
Référence : Terre 14-150
terre-11
La campagne de Tunisie
Description : Un groupe de canonniers marins de la 6e batterie mobile de 90 de marine met en batterie un canon de 90 mm modèle 1939 Schneider à demi enterré dans le désert non loin de la frontière algéro-tunisienne près de Tébessa (Algérie). Participant à la campagne de Tunisie, ils sont rattachés à la DMC (division de marche de Constantine) et affectés à la défense contre avions. Le 15 février 1943, pendant l’offensive allemande du Faïd et le repli des forces alliées en février 1943, ils sont mis en réserve de la DMC à Tébessa.
Date : Février 1943
Lieu : Tébessa, Algérie, Tunisie
Photographe : inconnu
Origine : SCA / ECPAD
Référence : TERRE-15-153

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La campagne de Tunisie
Description : Le lieutenant-colonel Mazoyer, commandant le 9e RCA (régiment de chasseurs d’Afrique), sort du PC du groupement Mazoyer alors situé vers Fondonk el-Okbi (entre Kairouan et Sbeitla) et s’apprête à partir en jeep avec un capitaine américain d’une unité de chasseurs de chars, dans le cadre d’une mission de patrouille ou de reconnaissance. Le 9e RCA participe à la campagne de Tunisie au sein de la BLM (brigade légère mécanique) et ici, en liaison avec le 5e RCA, coopère avec des éléments du 2e corps d’armée américain, peut-être le 601e ou le 701e bataillon de chasseurs de chars.
Date : Février 1943
Lieu : Tunisie
Photographe : inconnu
Origine : SCA / ECPAD
Référence : TERRE-17-163

terre-13

La campagne de Tunisie
Description : Dans le désert tunisien, vers Fondonk el-Okbi (entre Kairouan et Sbeitla), deux soldats américains d’une unité de chasseurs de chars (peut-être le 601e ou le 701e bataillon de chasseurs de chars) courent vers leur M3, un canon automoteur de 75 mm monté sur un châssis de half-track. Ils participent au sein du 2e corps d’armée américain à la campagne de Tunisie.
Date : Février 1943
Lieu : Tunisie
Photographe : inconnu
Origine : SCA / ECPAD
Référence : TERRE 17-169

terre-14

La campagne de Tunisie
Description : Un prisonnier allemand du corps expéditionnaire de l’Afrikakorps, caporal dans l’armée de l’air et capturé lors de la campagne de Tunisie, est interrogé par un chef d’escadron français du 3e RSA (régiment de spahis algériens) qui prend part à la campagne de Tunisie au sein du front sud-est algérien (FSEA). Derrière, d’autres captifs allemands, de l’armée de terre, attendent leur tour. Leurs insignes ont vraisemblablement été ôtés par les Français mais le prisonnier porte encore sa bande commémorative « Afrika », créée par Hitler le 15 janvier 1943 pour distinguer les combattants allemands ayant participé aux combats en Afrique du nord ; elle ne doit pas être confondue avec la bande de bras « Afrikakorps » décernée à tous les membres du corps allemand en Afrique.
Date : Février 1943
Lieu : Tunisie
Photographe : inconnu
Origine : SCA / ECPAD
Référence : TERRE-18-185

terre-15

La campagne de Tunisie
Description : Un soldat du 9e RTA (régiment de tirailleurs algériens) s’entraîne, accroupi derrière des cactus du désert tunisien et armé d’un pistolet mitrailleur Thompson M1 (11,43 mm) américain. Son unité participe, au sein de la DMC (division de marche de Constantine), à la campagne de Tunisie.
Date : Février 1943
Lieu : Tunisie
Photographe : inconnu
Origine : SCA / ECPAD
Référence : TERRE-21-217

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Campagne de Tunisie 

 

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