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12 février 2013

Opération VADO

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Opération VADO

File:Algerie-3.jpg

Le croiseur de bataille Algérie ayant participé à l’opération.
(photographie datée de 1935)
Informations générales
Date 14 juin 1940
Lieu Gênes et Savone
(en Italie)
Issue Indécise, dégâts mineurs infligés
Belligérants
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale Naval Ensign of Italy.svg Vedettes de laRegia Marina
Flag of Italy (1861-1946).svg Défenses des ports de Gênes et de Savone
Commandants
Civil and Naval Ensign of France.svg Amiral Duplat Naval Ensign of Italy.svg inconnu
Forces en présence
4 croiseurs
11 contre-torpilleurs
artillerie côtière et défenses navales

L’opération Vado est le nom donné à une opération navale de la Marine nationale française visant à bombarder les ports de Gênes et de Savone en Italie le 14 juin 1940 durant la campagne de France lors de la Seconde Guerre mondiale

Le 10 juin 1940, l’Italie fasciste dirigée par Mussolini déclare la guerre à laFrance, qui est alors en pleine déroute militaire suite à l’invasion du territoire par les Allemands (voir bataille de France). La bataille des Alpes commence alors ; les troupes françaises de l’Armée des Alpes résistent victorieusement face aux unités italiennes. Le 14 juin 1940, l’opération Vado est lancée par l’amiral Duplat afin de tenter de détruire la logistique italienne, les ports les plus bombardés seront ceux de Gênes et de Savone.

Ordre de bataille

France

  • Drapeau français République française :
  • 4 croiseurs lourds :
    • L’Algérie (unique navire de sa classe) ;
    • Le Colbert (appartenant à la 2e division de croiseurs) ;
    • Le Dupleix (appartenant à la 2e division de croiseurs) ;
    • Le Foch (de la classe Suffren).
  • 11 contre-torpilleurs.

Italie

  • Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d’Italie :
  • Défenses côtières de Gênes et de Savone ;
  • 13e flottille de vedettes lance-torpilles.

Déroulement

Le 14 juin 1940, la flotte française dirigée par l’amiral Duplat appareille du port deToulon dans la nuit du 13 au 14 juin 1940. À 4 heures 30 du matin, les navires commencent à pilonner les ports italiens, sans réponse de leur part au début de l’engagement.

Durant l’opération, seul l’Albatros, un contre-torpilleur, est touché par l’obus d’une batterie côtière italienne, 12 marins sont tués. L’Algérie et l’Aigle (contre-torpilleur) sont également pris à parti par des vedettes lance-torpilles (appartenant à la 13e flottille) et par des batteries italiennes. Aux environs de midi, les navires français rentrent finalement au port de Toulon.

L’escadre française provoqua des dégâts mineurs aux ports italiens, mais cette opération souligne surtout la faiblesse de la défense des côtes italiennes. En février 1941, la ville de Gênes sera à nouveau bombardée (l’opération Grog) par laForce H de la Royal Navy britannique, qui sera un véritable succès.

Source wikipedia

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1 décembre 2012

La marine Russe

Classé sous — milguerres @ 16 h 39 min

 

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La Marine Russe ( 1914 )

 

La marine Russe fleche-boule3Voir les Bâtiments de la Flotte Russe

 

pavrussegd


source : http://www.naval-encyclopedia.com/premiere_guerre_mondiale/pages/russie/russie1914d.htm

 fleche-boule3Voir les Bâtiments de la Flotte Russe

 

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En 1905, la Flotte Russe se classait troisième au tonnage mondial, devant la Hochseeflotte, juste après la marine française, et en compétition avec l’US Navy. Elle était toutefois séparée entre trois bases, trois flottes d’importance: La marine de la Baltique à Saint-petersburg ( et une partie dans la flotte du Nord, à Polyarni ), la flotte de la Mer noire à Odessa, et la flotte du pacifique à Port Arthur. L’attaque Japonaise de ce port coûta aux Russe la flotte entière du Pacifique. Afin de faire face à la maîtrise de la mer par l’empire Nippon, la flotte de la baltique fut forcée d’accomplir une grande traversée afin de rejoindre le pacifique oriental, et d’y subir la plus sévère et la plus humiliante défaite de son histoire à Tsushima. Le peuple Russe fut frappé de sturpeur et le ressentiment suite à cet épisode dramatique allait conduire à une véritable révolte, noyée d’abord dans le sang selon les vieilles méthodes féodales du Tsar ( comme le dimanche sanglant de Saint petersburg en 1905 ), et avec des crises très sérieuses comme la tentative de soulèvement de la flotte de la mer noire à la suite de la mutinerie du Potemkine.

Puis le Tsar tenta d’amadouer la population en effectuant quelques réformes comme la création d’une constitution démocratique et la fondation du parlement Russe élu, la Douma. On facilita ainsi la création de ligues politiques non censurées et de syndicats ouvriers. Néammoins, il restait encore pas mal d’autocratie dans le comportement du Tsar, phénomène indissociable de la puissante bureaucratie ancienne toujours en place. A partir de 1909, dles efforts considérables furent faits pour passer d’un pays profondément agricole en une puissance industrielle. La Russie connut un boom économique jusqu’en 1913. On développa aussi considérablement les chemins de fer tandis que la productivité agricole fut également augmentée. Avec 169 millions d’habitants pour un immense territoire, le plus vaste du monde, la Russie n’était qu’un colosse aux pieds d’argile. Seuls 15% de cette population était constituées d’ouvriers et d’urbins en général, et la desserte du pays était encore très mauvaise, constituées de pistes à la merci des intempéries.

On commença péniblement à reconstituer les trois flottes après le désastre de 1905. Tombée au sixième rang mondiale, la flotte Russe ne pouvait plus compter que sur les restes de la flotte de la Baltique et sur la fotte de la mer noire. En 1907 un ambitieux programme de réarmement fut entrepris par le Tsar. Entre-temps le HMS Dreadnought avait fait son entrée sur la scène et de nouveaux concepts de guerre navale apparaissaient. Un ministère de la marine fut institué pour l’occasion, et un nouvel état-major fut établi. Dans un premier temps, les amiraux demandèrent le recosntitution d’une flotte du pacifique en vue d’une nouvelle guerre contre le Japon qui leur paraissait inévitable. De même, devant la menace de la Hochseeflotte, une flotte de la baltique était également indispensable. Ce plan faisait état de deux escadres pour ces deux flottes, celle de la mer noire restant inchangée. ( La flotte Turque désuette et immobilisée ne constituait plus de menace ).

Ce premier plan naval prévoyait naturellement l’intégration de cuirassés Dreadnoughts, mais aussi de croiseurs de bataille, ce qui devait faire de la Russie le troisième pays à en disposer après les flottes Britanniques et Allemandes, et alors que le Japon se préparait à faire de même. Chaque escadre devait compter pas moins de 8 dreadnoughts, 4 croiseurs de bataille, 9 croiseurs et 36 destroyers, mais le projet, soumis au vote de la Douma, fut néammoins restreint à une unique escadre pour la Baltique qui au final ne vota pas la loi de financement subséquente. Par ailleurs, le second plan de 1908 ramenait ces effectifs à 4 dreadnoughts et 3 submersibles pour la baltique, et 14 destroyers et 3 submersibles pour la mer noire. Ce nouveau projet ne reçut pas l’aval de la Duma. La crise Bosniaque permit cependant au Tsat de faire lever un budget de 12 millions de roubles pour ce programme, mais on renonçait à renforcer la faible escadre du pacifique pour se concentrer sur la menace Allemande et des empires Centraux. Une guerre contre une flotte Japonaise désormais presque deux fois plus puissante qu’en 1905 aurait étée désastreuse.

On lança en parallèle un grand plan public de renforcement des capacités de construction des chantiers navals, notamment pour faire face à la construction des dreadnoughts et croiseurs de bataille prévus en urgence, mais l’inertie de la bureaucratie fit que la construction s’étala dans le temps et coûta une fortune, alors que des chantiers privés auraient étés plus à même de construire des bâtiments efficacement. L’aide de l’étranger dans la reconstitution de la flotte fut importante par ailleurs. On voulant constituer un bloc des pays des Balkans tourné contre l’empire Austro-Hongrois, la Russie se heurta à l’empire Ottoman qui annonça le renforcement considérable de sa flotte, en comandant notamment le cuirassé Britannique ( ex-Rio de janeiro brésilien, futur Agincourt ). Le gouvernement Russe négocia un temps l’achat au Brésil de ses deux dreadnoughts, mais à cette époque le plan de renforcement de la flotte de la mer noire fut enfin voté, et 3 dreadnoughts entamés.

En 1911, devant le refroidissement des relations diplomatiques avec l’Allemagne, l’amirauté fit passer un projet de renforcement de la baltique avec trois escadre, mais ne reçut de la Duma que l’autorisation de procéder à la construction de 4 croiseurs de bataille, 4 croiseurs, 36 destroyers, 12 submersibles. L’escadre du pacifique serait renforcée de 2 croiseurs et 6 submersibles. A défaut d’une flotte renforcé, on décida de verrouiller la ligne Reval-Porkkala avec des mines et des batteries côtières. En fin de compte, 4 dreadnoughts furent mis en chantier en juin 1909, 3 en octobre 1911, et un plus tardivement en janvier 1915. 4 croiseurs de batailles ambitieux furent également ordonnés en décembre 1913, et 8 croiseurs dont 2 en Allemagne. Au final, les croiseurs de bataille de la classe Borodino ne furent jamais achevés, de même que le cuirassé Imperator Nikolai I, et trois croiseurs, tandis que deux autres de la classe Amurski commandés en Allemagne furent réquisitionnés en 1914 et intégrés à la Hochseeflotte. Par contre le nouveau standard de destroyer défini en 1911 avec le lancement du Novik allait faire de la Russie la détentrice des meilleurs bâtiments de ce type au monde.

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En 1914 les effectifs de la flotte comprenaient:

-14 navires de ligne: ( aucun dreadnought ne sera achevé avant décembre 1914). -2 Cuirassés classe Imperator Pavel I, 2 classe Ioann Slaloust, le Slava, le Rostislav, le Tsesarevitch, le Pantelimon ( ex-Potemkine ), le Tri Svititelia, le Dvienadsat Apostolov, l’Imperator Alexander II, 2 garde-côtes cuirassés classe Sinop et le Petr Veliky.

-19 Croiseurs: Les 2 croiseurs-cuirassés classe Rossia, les 3 classe Bayan, le Rurik, les deux croiseurs mouilleurs de mines classe General Admiral, le Minin, le croiseur-école Pamiat Azova, les 2 croiseurs classe Pallada, les 4 classe Bogatyr, l’Askold, l’Almaz et le Zhemtchug.

-103 destroyers: Il s’agit d’abord et avant tout des 10 excellents de la classe Novik et Bespokoiny, le premier lancé en 1911 et les autres construits en 1912-14 et flambants neuf au début de la guerre. Une quarantaine d’autres allaient suivre pendant la guerre. Il s’agissait aussi des 17 Pruitki, 3 Beztrashni, 4 Boiki, 2 Grozni, 9 Zadorni, 5 Tverdi, 11 Lovki, 10 Bditelni, 8 Storozhevoi, 8 ukraina, 4 bukharski, 4 Gaidamak, 4 Kondratenko, et 4 Shestakov.

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borodino
Le Borodino à son lancement en 1916 ( Coll. Boris Lemachko ).

Les effectifs de la flotte en 1914 – ( suite ):

-103 destroyers: Il s’agit d’abord et avant tout des 10 excellents de la classe Novik et Bespokoiny, le premier lancé en 1911 et les autres construits en 1912-14 et flambants neuf au début de la guerre. Une quarantaine d’autres allaient suivre pendant la guerre. Il s’agissait aussi des 17 Pruitki, 3 Beztrashni, 4 Boiki, 2 Grozni, 9 Zadorni, 5 Tverdi, 11 Lovki, 10 Bditelni, 8 Storozhevoi, 8 ukraina, 4 bukharski, 4 Gaidamak, 4 Kondratenko, et 4 Shestakov.

-23 Torpilleurs: La Russie comptait en 1914 une poignée de torpilleurs dits de haute mer, les autres ayant étés ferraillés après 1905. Il y avait en service les anciens bâtiments N°132, 260, 252, 253, 256, 104, 212, 213, 6 de la classe Pernov, 9 de la classe Cyclone, restants de l’immense flotte, seconde flotte de torpilleurs au monde derrière la France, car issus de la même doctrine de la « jeune école ».

-35 Submersibles: Pionnière également de ce domaine, la Russie alignait une force de bâtiments de ce type en 1905. Il y avait eu peu de pertes, aussi l’effectif en 1914 restait important: 2 classe Karp, 6 classe Nalim, 7 classe Beluga, le Kefal et le Delfin, auquels s’ajoutaient les 4 plus récents Kaiman, le Minoga, l’Akula, le Pochtovy, le Krab ( premier submersible mouilleur de mines ), 3 SM de poche classe Holland, 3 Morzh, 3 Narval.

-30 canonnières: Les plus récentes étaient les 2 Ardagan, et les 8 monitors fluviaux de la classe Shkval, les 7 Kalmyk, les 2 Buryat. Elle comptait aussi les plus anciennes Mandzuhr, Gorzyashchi, Khrabi, Khivinetz, les 3 Kubanetz et les 4 Gilyak.

-7 Divers: Il s’agissait des 2 mouilleurs de mines de la classe Amur, du Volga, des 2 Bug, du bâtiment de sauvetage Volkhov, des 2 remorqueurs classe Dozorny et des 2 Konvoir.

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La flotte Russe en guerre ( 1914-17 )

Avec l’assassinat de l’arhiduc Franz-Ferdinand d’Autriche, la Russie se trouvait dans un dilemne cruel: Soit elle « lâchait » son alliée dans les Balkans la Serbie, mais évitait la guerre ( et rétrospectivement une immense massacre en Europe ); soit elle entrait dans un conflit avec l’Autriche-Hongrie ( et nécéssairement l’Allemagne ) pour laquelle elle n’était pas préparée. En restant l’alliée de la Serbie elle gardait la haute main sur les Balkans et restait un allié utile pour la France et la Grande-Bretagne. L’alliance avec la France avait le mérite de dissuader le Reich d’entreprendre une guerre sur deux fronts. On connaît la suite.

En soutenant la Serbie et se trouvant mobilisée contre les empires centraux, l’armée Russe était impréparée. La marine, de même était en plein plan de réarmement, et confrontée en Baltique à des forces largement supérieures. Tout au moins dans l’hypothèse d’une guerre contre la Hochseeflotte, l’entente Cordiale entre la France et la grande-Bretagne garantissait une intervention de la Royal Navy contre la Hochseeflotte à l’ouest. Le plan de construction destiné aux flottes était établi jusqu’en 1917. Toutes les unités modernes – cuirassés, croiseurs de bataille, croiseurs et destroyers, étaient en chantier. Dans l’urgence, les forces de la baltique disponibles devaient se borner à une politique de défense, afin de parer à une débarquement sur les flancs des armées de la frontière.

La flotte de la mer noire de son côté devait défendre le Bosphore, et Sébastopol, avec des champs de mines. En février 1915, le ministère de la marine débloqua un bugdet spécial pour la construction en urgence de 23 submersibles supplémentaires pour la Baltique, 22 pour la mer noire et 41 pour le pacifique. Avec les besoins en hommes du front, on commença alors à annuler certaines constructions et en redéfinissant comme top-priorité l’achêvement d’un croiseur de bataille, 4 croiseurs, 13 destroyers et 6 submersibles. Ceux prévus pour la flotte du pacifique furent annulés, la Russie ayant reçu des assurances amicales des Japonais. Un peu plus tard, courant 1915, 50 barges de débaqruement pour le front du Caucase furent construites. Mais les opérations à terre étaient désastreuses:

En prusse-Orientale, les troupes du Tsar allaient en effet céder et reculer rapidement, la Russie perdant les territoires de la Pologne, et ce malgré les demandes populaires, de la presse et de la Duma de constituer un gouvernement de guerre similaires à celui des grandes Nations de l’ouest. Tandis que les conditions économiques se dégradaient, et l’inflation progressait, le Tsar s’obstinait à garder le commandement suprême et à assurer la direction des opérations. Un fait d’armes cependant, est à mettre au crédit de la flotte Russie, lorsqu’en septembre 1914, les croiseurs Russes Pallada et bogatyr de la flotte de la Baltique battirent le croiseur Magdeburg, le forçant à s’échouer, faisant prisonnier son équipge tout en récupérant un document d’une valeur considérable, le Signalbuch der Kaiserlichen Marine, qui détailait les encodages et cryptages des messages du haut commandement à destination de la flotte. Un document capitale que les deux officiers Russes Smirnoff et Kredoff allaient remettre à Churchill via Scapa Flow à bord du croiseur HMS Theseus. Les Allemands ne découvriront la possession que les Anglais avaient la possession de ce document qu’à la mi-1918. Le scénario se répètera avec les U-Bootes et Enigma pendant la seconde guerre mondiale.

Par ailleurs, la Flotte Russe avait une conduite remarquable aussi bien en Baltique ou ses sorties de mouillages de mines et d’unités légères empêchèrent les Allemands d’une offensive sur la côte comme prévu. Une opération en coordination avec la Royal Navy permit de neutraliser des convois de métaux et de nourriture venant de suède, tentative Allemande de contourner le blocus. En er noire, sous la direction des amiraux Eberhardt et Kolchak, la flotte Russe dominait très largement la flotte Turque qu’elle condamna à l’inaction malgré la présence depuis le mois d’août du puissant croiseur de bataille de l’amiral Souchon, le Yavuz. Les convois de ravitaillement du caucase et les sorties offensives Russes menacèrent et infligèrent de cuisantes défaites aux Turcs jusqu’au Bosphore même, sans parler de la destruction de la flotte marchande Turque.

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L’Aurora actuellement ancré à St petersburg sur la Neva, héros de la révolution d’octobre. Image Wikipedia, libre de droits

…Par ailleurs, la Flotte Russe avait une conduite remarquable en Baltique ou ses sorties de mouillages de mines et d’unités légères empêchèrent les Allemands d’une offensive sur la côte comme prévu. Une opération en coordination avec la Royal Navy permit de neutraliser des convois de métaux et de nourriture venant de suède, tentative Allemande de contourner le blocus. En mer noire, sous la direction des amiraux Eberhardt et Kolchak, la flotte Russe dominait très largement la flotte Turque qu’elle condamna à l’inaction malgré la présence depuis le mois d’août du puissant croiseur de bataille de l’amiral Souchon, le Yavuz. Les convois de ravitaillement du caucase et les sorties offensives Russes menacèrent et infligèrent de cuisantes défaites aux Turcs jusqu’au Bosphore même, sans parler de la destruction de la flotte marchande Turque. En mai 1916, les chantiers étaient débordés, et de grandes unités étaient achevées ou en voie de l’être. 298 millions de roubles furent déboquées pour la construction en 1917-18 de 55 submersibles. On renonça aux mises sur cale d’autres dreadnoughts.

Toutefois la situation intérieure s’était passablement dégradée: Des manifestations d’ouvriers demandant du pain furent réprimées sans ménagement par la garde du Tsar à Pétrograd, les premiers mois de 1917 furent très agités. En mars, le Tsar avait dût quitter Petrograd alors que des mutineries de soldats à qui on demandait d’ouvrir le feu sur les manifestants, qui dégénérèrent en une insurrection. Finalement le Tsar fut contraint d’abdiquer au profit d’un gouvernement provisoire dont la première décision, en accord avec les alliés, fut de poursuivre la guerre. Une grande offensive fut planifiée pour Juin, tandis que les chantiers avaient l’ordre d’abandonner la construction des navires les moins avancés pour se concentrer sur les autres. Toutefois l’offensive s’enlisa très vite et la contre-attaque Allemande força les armées Russes de nouveau à la reculade. Les tensions et les désertions se multiplièrent au sein de régiments noyautés par des activistes bolcheviques.

Un nouveau stade fut franchi avec des mutineries face aux ordres du gouvernement provisoire et surtout avec le retour d’exil de Lénine, facilité par les Allemands qui voyaient là une occasion trop belle de miner l’effort de guerre du gouvernement provisoire. Le 7 novembre 1917, ce fut le coup d’envoi d’une série de prises de pouvoir local par les communistes, aidés par les ouvriers et surtout les soldats. La prise du palais de Petrograd fut facilitée grandement par la flotte de la Baltique dont les matelots se mutinèrent et eurent un rôle majeur dans le déroulement des évènements, comme plus tard à Kronstadt. Dans le sud cependant, l’Ukraine fut aux mains de nationalistes qui demandèrent l’autonomie et rejetèrent le communisme. Comme prévu par les Allemands, le gouvernement bolchévik demanda rapidement la paix, soutenu par l’immense majorité du peuple. Alors que les alliés crièrent à la trahison, les empires centraux s’empressèrent de proposer des négociations à Brest-Litovsk. La première proposition jugée trop dure fut rejetée par Trotsky, mais l’offensive Allemande qui s’ensuivit fut vite aux portes de Petrograd. Les Soviets durent accepter les conditions Allemandes, qui amputaient la Russie de territoires considérables dont l’Ukraine, la Pologne, le Caucase, les Pays Baltes, la Finlande…

N’ayant pas les moyens de refuser, les Soviets signèrent l’acte de capitulation, sachant qu’en conservant le territoire de la Russie ancienne, ils avaient encore une marge considérable d’évolution. Par ailleurs, les demandes des empires centraux concernant la flotte de la Baltique et celle de la mer noire ( désarmement sous contrôle des unités Russes dans des ports Allemands ou Turcs ) furent évitées en craignant une mainmise de ces derniers sur la flotte Russe, qui auraient comme pour la flotte Française en 1940, bouleversé les équilibres maritimes à cette date en cas de changement de pavillon. En effet, la flotte de la Baltique, une armada de 211 navires, quitta Reval et Helsinki pour Kronstadt au milieu des glaces avec des équipages de fortune, un exploit marin en soit. Par ailleurs, la flotte de la mer noire resta à Sébastopol, la menace d’une mainmise par l’Ukraine désormais indépendante étant contrée par la mise sur pied d’un gouvernement fantôche local ( la « république Tauridienne de Crimée » ), aux ordres des Soviets. L’avance des troupes Allemandes contraint les bâtiments de Novorossisk à rejoindre Sébastopol, ais sur place restaient à quai en achêvement ou dans les cales des chantiers de nombreux navires dont 6 cuirassés et croiseurs de bataille, 2 croiseurs, 12 destroyers et 14 submersibles furet saisis par les Allemands avant la capitulation de novembre 1918.

Le sort de la flotte Russe fut ensuite cruel: Avec la guerre civile entre blancs ( grands propriétaires ( Koulaks ), anciennes noblesse Tsariste, Ukrainiens et de manière générale la plupart des officiers de haut rang fidèles à l’ancien gouvernement ) et rouges ( Soviets de paysans et ouvriers, avec de nombreux soldats ), la Russie allait faire face à une offensive combinée des pays de l’ouest ( Grande-Bretagne et Allemagne notamment ), mais aussi la menace du Japon et même des USA dans le secteur pacifique. Presque toute la flotte de la mer noire fut capturée, et d’autres vaisseaux sabordés à Novorossisk. Avec la capitaulation Allemande, les alliés avaient les mains libres pour une offensive dans divers secteurs du front en support des blancs. Un raid sur Kronstadt en juillet 1919 mit fin par la Royal Navy à la menace de l’escadre « Rouge » mise sur pied en Baltique. Une autre escadre faite de bâtiments capturés fut opérée par les blancs et l’amiral Wrangel en mer noire, lorsque la Crimée fut reprise par les rouges.

Toutefois, l’intransigeance et la division des blancs, de même q’un engagement des alliés tout relatif fairent que progressivement les rouges reprirent le terrain perdu. La flotte de Wrangel fut contrainte de se replier à Constantinople, puis Bizerte avant d’être internée par les Français et des armées entières lâchées par les alliés se retournèrent au profit des rouges. A la fin de 1920, la périlleuse contre-révolution arrivait à sa conclusion. En 1922, les Japonais se retirèrent du Kamchatka et une république « rouge » y fut créée. Par ailleurs, le durcissement des Soviets qui allaient aboutir au parti unique et à la création d’une police politique provoquèrent la rupture des marins de Kronstadt qui en 1921 se mutinèrent contre la nouvelle orientation des Bolchéviques. En 1923, la situation en Russie était épouvantable, tant du point de vue des réserves de vivres que des industries et voies de communications dévastées…

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Constructions de guerre ( 1914-18 ):

-Navires de ligne: il s’agit d’abord de la mise en service en décembre 1914 des quatre cuirassés de la classe Gangut, puis en 1915, et 1917 des cuirassés dreadnoughts de la classe Imperatrista Mariya. L’Imperator Nikolai I fut lancé en 1916 mais jamais achevé. Enfin l’Izmail, le plus avancé des croiseurs de bataille de la classe Borodino, lancé comme les autres en 1915-16 ne fut pris en main pour achêvement que très lentement, et sera finalement démoli tardivement.

Par ailleurs, 16 destroyers de la classe Ilin, 3 Izyaslav et 3 kerch ( sur 40 unités construites ) furent acceptés en service. De même, 24 submersibles de la classe Bars, et 17 de la classe AG. ( les unités des types B, G, V et Z furent prévues pour une mise en chantier au titre du programme de 1916 et annulées ). Enfin, 2 gardes-côtes classe Kopchik, 5 Golub, 4 Filin, le mouilleur de mines Voin, les 8 mouilleurs de filets classe Demosfen, les 2 classe Berezina, les 4 dragueurs de mines classe Gruz, les 4 Patron, les 3 Zashchnitnik, et les 13 « T ». Beaucoup ne virent que très peu de service au sein de la flotte impériale, capturés par les blancs ou les rouges.

Ensuite, les très nombreux bâtiments légers furent construits localement ou commandés à l’étranger: Il s’agit des 10 vedettes armés type Nikolson, 12 SKA, 18 SK ( d’origine US ), 18 MN ( idem ), 31 vedettes du type N°511 ( idem ), 12 classe BK, mais aussi 10 vedettes porte-mines classe Tepolokhod, 18 classe MT, 35 du type A, 10 canonnières fluviales classe Pulya, 9 autres blindées model 1916 de 24 tonnes et 28 de 15 tonnes, mais surtout 80 canonnières blindées construites aux USA et délivrées en 1917. Enfin, 7 escorteurs du type Barsuk. Il est à noter que de nombreux navires civils furent employés comme escorteurs auxiliaires: 67 bâtiments légers répartis entre la Balique, la mer noire, l’arctique et la caspienne.

La Russie fut l’un des premier pays à mettre sur pied une force navale amphibie, avec la construction des 30 navires de la classe Elpidifor et surtout des 50 chalands de débaquement de la classe Russud. Enfin des cargos et autres navires civils furent convertis en porte-hydravions: L’Orlitsa ( 1915 ), les deux Imperator ( Alexander I, Nikolai II convertis en 1916 ), le Regele Carol I ( 1916 ), et les trois Rumania ( 1916 ).

Par ailleurs, le cuirassé Poltava capturé par les Japonais à l’issue de la guerre de 1905 fut rendu à la Russie en 1916, prenant le nom de Chesma et étant stationné à Vladivistok. Ce fut aussi le cas des croiseurs Peresviet et Variag. Ensuite, le croiseur turc Medjideh qui sauta sur des mines, fut renfloué par les Russes et renommé Prut. Enfin un grand nombre de navires civils de faible tonnage ( caboteurs, chalutiers, remorqueurs ) furent convertis en mouilleurs de mines ou de filets ASM auxiliaires ( 15 pour la Baltique, 16 pour la mer noire, 3 pour le pacifique ), et dragueurs de mines auxiliaires ( 42 pour la Baltique, 66 pour la mer noire, 46 pour la mer du Nord ).

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Récapitulatif général:

1914:

Cuirassés Croiseurs Destroyers Submersibles Divers
-Petr Veliki -Minin -Classe Puilki -Delfin -Torp. cl. Anapa
-classe Sinop -Classe Gen. Admiral -Classe Beztrashni -Classe Kasatka -Torp. cl. 214
-Imp. Alexander II -Pamiat Azova -Classe Boiki -Classe Beluga -Torp. cl. Polangen
-Tri Sivititelia -Classe Rossia -Classe Vnimatelni -Classe Karp -Torp. cl. 212
-Rostislav -Classe Bayan -Classe Grozni -Classe kaiman -Torp. Divers
-Pantelimon -Rurik -Classe Zadorni -Minoga -Can. cl. Gilyak
-Tsesarevitch -Classe Pallada -Classe Tvedri -Akula -Can. Mandzhur
-Slava -Askold -Classe Lovki -Krab -Can. cl. Kubanetz
-classe Zlatoust -Classe Bogatyr -Classe Bditelni -Pochtovy -Can. Grozyashchi
-classe Imp. Pavel I -Almaz -Classe Storozhevoi -Mini Holland -Can. Khrabi
-Jemtchug -Classe Ukraina -Classe Morzh -Can. Khivinetz
-Classe Bukharski -Classe Narval -Can. cl. Ardagan
-Classe Gaidamak -Can. cl. Shkval
-Classe Kondratenko -Can. cl. Kalmyk
-Classe Shestakov -Can. cl. Buryat
-Mmines. cl. Amur
-Mmines Volga
-Mmines cl. Bug
-Dmines cl. Albatros

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1914-18:                                                                             

Cuirassés Destroyers Submersibles Divers
-Classe Gangut -Classe Ilin -Classe Bars -GC. cl. Kopchik -Nav. déb. cl. Elpidifor
-Classe Imp. Mariya -Classe Izyaslav -Classe AG -GC. cl. Golub -Chalands cl. Russud
-Inachevés -Classe Kerch -Projets -GC. cl. Filin -VLT. type Nikolson
-Cl. Bezpokoiny -Mmines Voin -Pat. type SKA
-Mfilets cl. Demosfen -Ved. type SK
-Mfilets cl. Berezina -Ved. type MN
-Mfilets cl. Indigirka -Ved. type 511
-Dmines cl. Fugas -Ved. type BK
-Dmines cl. Gruz -VDmines Teplokhod
-Dmines cl. Patron -VDmines cl. MT
-Dmines cl. Zashchitnik -VDmines cl. A10
-Dmines type T -Can. fluv. cl. Pulya
-Transports d’hydravions -Can. fluv. Mod.1916
-Volkhov -Pat. fluv. Mod.1916
-Auxiliaires -Pat. fluv. type N

source : http://www.naval-encyclopedia.com/premiere_guerre_mondiale/pages/russie/russie1914d.htm

fleche-boule3Voir les Bâtiments de la Flotte Russe

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29 novembre 2012

La Hochseeflotte

Classé sous — milguerres @ 23 h 53 min

 

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La Hochseeflotte  hochseeflotteanim

Les bâtiments de La Hochseeflotte

 http://www.naval-encyclopedia.com/premiere_guerre_mondiale/pages/hochseeflotte/hochseeflotte.htm

hochseeflotteanimCuirassé classe Brandenburg (1892).

Le Brandenburg en 1914.

Certainement les plus anciens cuirassés de la marine Allemande en 1914, ils n’étaient plus que deux en service, deux autres ayant étés vendus aux Turcs. A l’origine la classe se composait du Brandenburg, du Kurfürst Friedrich Wilhelm, du Weissenburg et du Wörth. Ils furent approuvés en 1889, mis sur cale à Vulcan, Wilhelmshaven et Gemaniawerft en 1890, lancés en 1891-92 et achevés en 1893-94. Ils étaient d’un design inhabituel, avec trois tourelles au lieu de deux, la tourelle centrale étant équipée de pièce d’un calibre inférieur ( cal.35 au lieu de 40 ) pour pouvoir passer entre les deux roufs du milieu.Le calibre toutefois n’était que de 280 mm contre 305 sur la plupart des cuirassés de l’époque. La batterie secondaire fut renforcée rapidement de deux pièces de 105 mm supplémentaires, et les pièces de 88 étaient en barbettes. Les mâts militaires épais à la Française étaient garnis chacun de 4 mitrailleuses lourdes Spandau d’une utilité discutable contre les torpilleurs. Ils furent aussi les premies navires Allemands équipés d’une radio. En 1910, la Turquie, sortie d’un conflit dans les Blkans et s’apprêtant à un nouvel affrontement acheta 2 cuirassés de cette classe, le Wilhelm et le Weisenburg, rebaptisés Heirredine Barbarossa et Torgud Reis. ( Voir marine Turque ). Le Brandenburg et le Wörth de leur côté servaient encore en première ligne en 1914, mais dès l’année suivante, ils furent basculés à la défense côtière. L’année suivante, ils furent ancrés et utilisés comme ravitailleurs et pontons utilitaires, et désarmés en 1919.

 Déplacement & Dimensions

 10 500 t ; 115,7 x 19,5 x 7,9 m

 Propulsion  2 hélices, 2 machines VTE, 12 chaudières, 10 200 cv. et 16,5 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Tourelles 380, ceinture 400, barbettes 305 mm; Equipage 568.
 Armement  6 canons de 280 ( 3×2 ), 8 de 105, 8 de 88 mm, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassé classe Kaiser (1896-99).

Le Kaiser Barbarossa en 1914.

Cette classe de 5 cuirassés ( les « empereurs » ) comprenait les Friedrich III, Wilhelm II, Wilhelm der Grosse, Karl der Grosse et Barbarossa. Très différents des Brandenburg en tous points, ils allaient former la base des trois autres classes de pré-dreadnoughts suivants. Le premier fut approuvé en 1894 et mis sur cale en 1895, 1896 pour le Wilhelm II, 1896, 98 pour les autres. Ils furent lancés en 1896-1900 et achevés en 1898-1902. Leur artillerie principale régréssait à deux tourelles ( toujours de 280 mm contre 305 dans la Royal Navy ), mais idposaient d’une artillerie secondaire impressionnante avec pas moins de 18 pièces de 150 mm réparties en 6 tourelles simples et le reste en barbettes. Ils étaient assez hauts et et souffraient d’un manque de stabilité, et furent de ce fait reconstruits en 1907-1910. On rabaissa leurs superstructures, leurs cheminées, on allégea leurs mâts militaires, on enleva 4 pièces de 150 mm en barbettes pour les remplacer par 4 pièces de 88 mm, qui furent toutes également replacées sur la superstructure, de même que l’on déposa le TLT de poupe. Le Wilhelm II fut jusqu’en 1906 le navire-amiral de la Hochseeflotte à Kiel, mais en 1914, ces navires étaient en seconde ligne. En 1916, sans avoir vraiment combattu, on les désarma pour les utiliser comme pontons utilitaires. Trop lents et ayant une artillerie insuffisante, ils n’étaient plus compatibles avec la flotte de ligne Allemande à cette époque, surtout après le Jutland.

Caractéristiques en 1900:

 Déplacement & Dimensions

 11 600 t ; 125,3 x 20,4 x 8,25 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 12 chaudières, 14 000 cv. et 17 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Puits munitions 254, ceinture 305, ponts 65, barbettes 305 mm; Equipage 651.
 Armement  4 canons de 280 ( 2×2 ), 18 de 150, 12 de 88 mm, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassés côtiers classe Siegfried (1889)

L’Aegir en 1914.

Symptomatiques de la philosophie de la marine Allemande avant l’arrivée sur le trône de Guillaume II et de ses ambitions, ces 8 cuirassés étaient des unités côtières n’ayant d’autre vocation que la défense des grands ports Allemands de la Baltique. Leurs dimensions n’autorisaient qu’un armement modeste, et ils étaient comparables aux cuirassés côtiers et monitors développés par les marines Scandinaves à la même époque. Leur configuration était singulière, avec trois pièces lourdes standard dont les deux avant étaient latérales. L’Odin et l’Aegir, les deux dernières unités, différaient des autres par l’armement ( 10 pièces de 88, 4 tubes lance-torpilles de 450 mm ), le blindage, les deux cheminées, les mâts militaires. La série comprenait outre ces deux navires, les Siegfried, Beowulf, Frithjof, Heimdall, Hildebrand, Hagen, mis en chantier en 1888-1893 et acceptés en 1890-96. Tous ces navires, après le Hagen dès 1898, furent reconstruits en 1900-1904. On leur ajouta deux pièces de 88 mm, ils furent allongés à 86,5 m, rééquipés de nouvelles chaudières leur donnant deux cheminées, le tonnage passant à 4158 tonnes. En 1914, ces 8 navires constituaient la VIe escadre du contre-amiral Eckermann au sein de la Hochseeflotte. En 1915, ils furent rétrogradés comme garde-côtes locaux, et ceci jusqu’en 1916, lorsqu’ils furent désarmés. On les vendit en 1919. Si quatre furent démolis dès 1919-1921 ( le Hildebrand s’échoua sur un banc de sable Hollandais pendant son transfert ), le Beowulf servit brièvement de brise-glaces, le Frithjof, l’Odin et l’Aegir furent reconvertis en cargos et survécurent jusqu’en 1929-35.

 Déplacement & Dimensions

 4158 t ; 88,5 x 14,9 x 5,8 m

 Propulsion  2 hélices, 2 moteurs VTE, 6 chaudières, 6000 cv. et 14,5 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Tourelles 203, ceinture 230, blockhaus 230, barbettes 203 mm; Equipage 280.
 Armement  3 canons de 240, 10 de 88, 4 TLT 450 mm ( SM, 1 av, 1 ar, 2 flancs )

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassé classe Wittelsbach (1900-01).

Le Zähringen en 1914.

Cette classe de 5 cuirassés ( première série de « régions » ) comprenait les Wittelsbach, Wettin, Zähringen, Schwaben, et Mecklemburg. Ils avaient étés commandés dans la loi de 1898 instaurée par Von Tirpitz alors ministre de la marine. Ils étaient assez proches des Kaiser précédents, mais une partie de leur artillerie secondaire en tourelles avait étée replacée en barbettes. On avait aussi digéré les leçons de conception des Kaiser en matière de hauteur de superstructures et de stabilité. La coque était de plus à pont continu. Tout comme pour les Kaiser, la tourelle avant était posée sur un pont de batterie, en surplomb du pont avant. Autre changement, la ceinture qui était renforcée. La vitesse était légèrement supérieure d’un demi-noeud. Ils étaient aussi plus lourds et nettement plus larges. Jusqu’en 1916 ils furent gardés en réserve au seine de la 4e escadre de ligne, qui n’effectua aucune sortie. Jugés trop vulnérables, ils ne furent pas engagés. En 1916 on les réaffecta à des rôles subsidiaires: Le Mecklemburg devint une prison flottante, les autres servaient de navire-école. En 1919, le Wittlesbach ( et le Lothringen de la classe Braunschweig ) furent convertis en transports de vedettes dragueuses de mines, emportant sur leur pont réemménagé 10 unités du du type F. L’expérience prit fin en 1921. Il fut rayé et démoli. Les autres partagèrent ce sort excepté le Zähringen qui fut converti en 1926 en cible contrôlée par radio. Il servit dans ce role jusqu’en décembre 1944: Ancré à Gdynia, il fut bombardé par la RAF et achevé par les Allemands.

 Déplacement & Dimensions

 12 600 t ; 126,8 x 22,8 x 8 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 12 chaudières, 15 000 cv. et 17,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Puits munitions 254, ceinture 305, ponts 65, barbettes 305 mm; Equipage 683.
 Armement  4 canons de 280 ( 2×2 ), 18 de 150, 12 de 88 mm, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassé classe Braunschweig (1902-04).

L’Elsass ( « Alsace » ) en 1914.

Cette classe de 5 cuirassés ( seconde série de « régions » ) comprenait les Braunschweig, Elsass, Hessen, Preussen, et Lothringen. Ils furent entamés en 1901-1902 à Schichau, Germaniawerft et Vulcan. Ils dérivaient étroitement des Wittlesbach précédents, mais leur artillerie secondaire en partie en barbettes et en partie en tourelles simples, passait au calibre 170 mm, ce qui était unique à l’époque, et comprensait quelque peu la faiblesse des 280 mm à la portée et au pouvoir pénétrant plus faible que les pièces Anglaises de 12 pouces. Ils avaient un nouveau dispositif de chaudières, la puissance et la vitesse étant en nette augmentation, et ils arboraient cette fois trois cheminées. Ils atteignaient 25,6 mètres de large, et de fait restaient assez stables. Leur tourelle avant était replacée en position normale. De loin les plus lourds pré-dreadnoughts Allemands, ils restèrent relativement inactifs au début de la guerre. Ils formaient la 4e escadre basée en Baltique et destinée aux éventuelles sorties de la flotte Russe. Du fait du manque d’ équipages, ils furent partiellement mis en réserve, étant officiellement rangés comme garde-côtes. En 1916, leur batterie secondaire fut enlevée et ils ne conservèrent que quelques pièces de 88 mm. En 1919, on convertit le Preussen et le Lothringen en porte-vedettes du type F. L’expérience fut interrompue en 1938, et le Preussen fut démoli, comme d’ailleurs les autres unités de la classe en 1931. Le Hessen en revanche servit de navire-cible contrôlé par radio, survécut à la seconde guerre mondiale et fut attribué en dommage de guerre à l’URSS en 1946 rebaptisé Tsel.

 Déplacement & Dimensions

 14 200 t ; 127,7 x 25,6 x 8,1 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 16 chaudières, 17 000 cv. et 18,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Puits munitions 254, ceinture 305, ponts 65, barbettes 305 mm; Equipage 743.
 Armement  4 canons de 280 ( 2×2 ), 14 de 170, 12 de 88 mm, 4 ML, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassé classe Deutschland (1904-06).

Le KMS Pommern en 1916 ( « Poméranie » ).

Les cinq cuirassés pré-dreadnoughts de la classe Deutschland furent les derniers de ce type construits en Allemagne. Ils furent ordonnés en 1903-1905, alors même que le HMS Dreadnought était en construction. Ils furent achevés et acceptés en service en 1906-08, à l’époque ou les premiers Dreadnougts apparaissaient. De fait, ils étaient virtuellement surranés en 1914. Mais Tirpitz éluda ces critiques en arguant du fait que les futurs cuirassés Allemands nécéssiteraient un réamménagement du canal de Kiel, des travaux longs et particulièrement coûteux. Ils s’appuyaient très fortement sur le design des Braunschweig précédents, mais ils étaient un peu plus petits, disposaient de cheminées réarrangées, d’une puissance supérieure mais d’une vitesse inchangée, et d’une artillerie secondaire entièrement en barbettes. De même, leur artillerie tertiaire, passait de 18 à 20 pièces de 88 mm. Le blindage du pont était en léger recul, mais celui des tourelles, barbettes et boucliers, était augmenté. Comme ils étaient presque encore neufs en 1914, on les conserva en première ligne, au sein de la 2e escadre. En mai 1916, lors de la bataille du Jutland, ils eurent l’occasion de monter en ligne. Le Pommern eut à peine le temps de tirer quelques bordées avant d’être littéralement éventré par l’explosion d’une torpille dans une soute à munition, lancée par des destroyers Britannique de la 12 escadre. Jusqu’en 1917 ils restèrent inactifs, retirés de la Hocseeflotte, puis en dehors du Deutschland ferraillé en 1920, ils constituèrent le coeur de la force navale de la Reichsmarine de Weimar. Ils furent convertis en navire-école et reconstruits ( voir navis2GM ).

 Déplacement & Dimensions

 14 000 t ; 127,6 x 22,2 x 8,2 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 16 chaudières, 19 000 cv. et 18,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Puits munitions 230, ceinture 305, ponts 50, barbettes 305 mm; Equipage 743.
 Armement  4 canons de 280 ( 2×2 ), 14 de 170, 20 de 88 mm, 4 ML, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassé classe Nassau (1908).

Le KMS Posen en 1918.

Les quatre Nassau ( Nassau, Westfalen, Rheinland, Posen ) furent les premiers cuirassés monocalibre Allemands. Ils arrivèrent après l’achêvement du Dreadnought Anglais, et avaient une configuration de 6 tourelles dont 4 centrales, toujours équipées de pièces de 280 mm. Cela lui donnait une bordée de 8 pièces de ce calibre, à comparer avec les 8 de 305 du Dreadnought. Pour l’armement secondaire ( absent sur le Dreadnought et ses successeurs côté Anglais ) était constitué de pièces de 150 mm, plus « standard » en barbettes. On retrouvait aussi la classique batterie de 88 mm, 10 pièces étant en barbettes et les autres sur les roufs, et les 6 tubes lance-torpilles sous-marins. Larges, ces navires avaient un roulis si limité qu’on s’abstint de les doter de quilles. Bons marcheurs, en forçant leurs chaudières à 26-28 000 cv, ils parvinrent à plus de 20 noeuds. Leurs essais furent longs et les deux derniers ne furent acceptés qu’en septembre 1910. Leur service actif fut sans histoires. En août 1916, le Westfalen fut torpillé par l’E23. Il fit eau de l’arrière, embarquant 800 tonnes, mais rentra bon port. Le Rheinland de son côté heurta un récif au large de Lagskär ( Norvège ), en avril 1918, embarquant 6000 tonnes d’eau de mer et ont dût lui retirer une partie de son blindage et tous ses canons sur place pour pouvoir le désengager et le tracter jusqu’à Kiel. Il ne fut jamais réparé. Contrairement aux autres cuirassés modernes de la Hochseeflotte, aucun ne fut conduit à Scapa Flow: Ils furent démolis sur place en 1920-24.

 Déplacement & Dimensions

 18 750 t – 21 000 t PC; 146 x 27 x 9 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE à 3 cyl. , 12 chaudières Sculz-Thornycroft, 22 000 cv. et 19,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Ceinture 300, Batterie 160, coffrage interne 210, Tourelles280, Blockhaus 300, barbettes 280 mm; Equipage 1140.
 Armement  12 canons de 280 ( 6×2 ), 12 de 150, 16 de 88 mm, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassés classe Helgoland (1909).

Le SMS Ostfriesland en 1917.

Ces quatre cuirassés ( Helgoland, Ostfriesland, Thüringen, Oldenburg ) marquèrent une profonde avancée dans le design des navires de ligne Allemands. Bien que par la disposition d’artillerie, ils restèrent très influencés par les Nassau précédents, leur principale innovation était de passer enfin au calibre « standard » développé par les autres nations, le 305 mm. Toutefois lorsque ces navires furent achevés, en 1911 ( 1912 pour l’Oldenburg ), la Grande-bretagne était passée au calibre 343 mm. Bien plus grands que les Nassau, leurs trois cheminées groupées les distinguaient immédiatement. Luer armement secondaire était renforcé de 2 pièces au détriment de leur artillerie tertiaire, et le calibre de leurs turbes lance-torpilles passait à 500 mm. Ils étaient également plus rapides, et atteinrent 21,3 aux essais ( Oldenburg ). Leur blindage était également singulièrement renforcé, fidèles au principe Allemand selon lequel la protection prime l’armement. Ces bâtiments formaient une escadre, la 1ere, commandée par le Vice-amiral Von Lanz, avec les 4 unités de la classe Nassau. Ils participèrent la bataille de Skaggerak ( Jutland pour le monde Anglo-saxon ). Le 1er juin 1916, l’Osfriesland heurta une mine, et donna rapidement de la bande. Son commandant croyait à l’attaque d’un submersible, aussi il fit effectuer à son bâtiments de larges manoeuvres en « Z » afin d’échapper à un autre éventuel torpillage. Il rentra à 10 noeuds à bon port. En novembre 1918, la Hochseeflotte fut sommée de se rendre à Scapa Flow, mais ces quatre navires, comme les Nassau, considérés par les Anglais comme des navires « de seconde frappe », furent autorisés à rester en métropole, mais furent démolis en 1921-24. L’Ostfriesland fut converti en navire-cible et coulé en exercices.

 Déplacement & Dimensions

 22 440 t – 25 200 t PC; 167,2 x 28,5 x 9 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines VTE à 4 cyl. , 15 chaudières Sculz-Thornycroft, 28 000 cv. et 20,3 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Ceinture 300, Batterie 160, coffrage interne 210, Tourelles 300, Blockhaus 300, barbettes 300 mm; Equipage 1300.
 Armement  12 canons de 305 ( 6×2 ), 14 de 150, 14 de 88 mm, 6 TLT 500 mm.

 

 

 

 

 

hochseeflotteanimCuirassés classe Kaiser (1911-12).

Le SMS Friedrich der Grosse en 1916.

Les 5 cuirassés ( et non 4 comme précédemment; Kaiser, Friedrich der Grosse, Kaiserin, König Albert, Prinzregent Luitpold ) qui consitituaient cette classe marquaient un nouveau jalon dans la conception des navires de ligne Allemands. Ils conservaient le calibre 305 mm ( en retrait par rapport à celui développé par la Grande-bretagne, les USA ou même la France ), mais la distribution des 5 tourelles ( au lieu de 6 ) était plus rationelle, avec deux pièces en échelon au centre, avec un large débattement qui leur permettait en principe de tirer toutes deux en bordée du même côté. La seconde avancée majeure était l’adoption pour la première fois de turbines ( déjà d’actualité dans la Royal Navy depuis 1906 ). La portée des pièces principales était améliorée grâce à de nouveaux affûts mod.1909. Après la bataille du Jutland, on supprima toutes les pièces de 88 mm sauf deux, des batteries Flak sur certains navires. ( leur armement initial comprenait déjà 4 pièces AA sur le rouf arrière ). Le blindage était renforcé au niveau de la ceinture et du blockhaus. Ils différaient au niveau des machines, ayant en principe 3 turbines Parsons ( construites sous licence ), AEG Vulcan ou encore Schichau, mais deux turbines et un diesel de croisière jamais finalement installé sur le Luitpold. Ce dernier avait 14 chaudières au lieu de 16 et filait 22 noeuds contre 21 pour les autres. Aux essais le Kaiser parvint à développer plus de 55 000 cv et filer 23,4 noeuds. En service en décembre 1912-décembre 1913, ils constituaient la IIIe escadre du vice-amiral Funke. Ils ne furent pas engagés réallement avant la bataille du Jutland en mai 1916, tirèrent quelques bordées mais sans recevoir de coups adverses. Ils n’eurent plus l’occasion de combattre ensuite et furent convoyés à Scapa Flow après l’armistice où ils se sabordèrent le 21 juin 1919.

 Déplacement & Dimensions

 24 330 t – 27 400 t PC; 172,4 x 29 x 9,1 m

 Propulsion  3 hélices, 3 turbines Parsons, 16 chaudières Sculz-Thornycroft, 31 000 cv. et 21 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Ceinture 350, Batterie 170, coffrage interne 210, Tourelles 300, Blockhaus 350, barbettes 300 mm; Equipage 1300.
 Armement  12 canons de 305 ( 6×2 ), 14 de 150, 12 de 88 mm dont 4 AA, 5 TLT 500 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseur de bataille SMS Blücher (1908)

blucher

Le Blücher en 1914.

Le croiseur-cuirassé Blücher, du nom d’un grand général Prussien, fut rapidement classé comme « croiseur de bataille » du fait que son artillerie, bien que modeste, soit présentée comme celle d’un bâtiment monocalibre. Bien qu’il dérivait des bâtiments de la classe Scharnhorst, de par sa protection très légère, il en différait largement par l’emploi d’une artillerie répartie comme sur les cuirassés des classes Nassau et Helgoland. De ce fait, et ce malgré une vitesse relativement insuffisante, il fut considéré comme le premier croiseur-cuirrassé moderne de la flotte et servit de prototype. Se battant à la bataille du Dogger Bank, il fut touché à mort par une salve du Princess Royal et sombra quelques temps après, ayant essayé de s’échouer sur des bancs de sable.

Déplacement & Dimensions

 15 600t, 17 250t PC ; 162 x 24.5 x 8.70 m

 Propulsion  3 turbines, 18 chaudières Schultz-Thornycroft, 34 000 cv. et 24.25 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Barbettes 180 mm, Batterie 140 mm, ceinture 180 mm_Equipage 1026
 Armement  12 canons de 210 mm ( 6×2 ), 8 canons de 150 mm en barbettes, 16 canons AA 88 mm Flak, 4 TLT 450 mm ( SM )

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseur de bataille Seydlitz (1912)

seydlitz

Le Seyditz en 1914.

Proche des grands croiseurs de bataille de la classe Moltke, le Seydlitz en différait par bien des aspects. Navire unique, il possédait une coque à trois ponts successifs, configuration singulière, mais avec le même arrangement d’artillerie, et trois mille tonnes de plus en déplacement. Il était cependant plus puissant et plus rapide. Probablement l’unité de ce type la plus moderne qu’ait possédé une Nation en 1914, le Seydlitz prouva l’excellence de ses systèmes de conduite de tir à la fameuse bataille du Jutland. Son baptême du feu se fit à la bataille du Dogger Bank en 1914 ou il se battit contre le HMS Lion, encaissant trois de ses obus qui causèrent un incendie dramatique. Réparé, il reprit du service, sauta sur une mine en 1916 et, de nouveau réparé, participa à la bataille du Jutland, encaissant cette fois deux torpilles venant des destroyers HMS Petard et Turbulent, mais surtout 22 obus dont 16 de très gros calibre ( 381 mm ). Réussissant à y survivre par miracle, il regagna la côte Allemande, avec plus de 5330 tonnes d’eau de mer passés par ses déchirures de coque. Une nouvelle fois réparé, il gagna Scapa Flow comme le reste de la Hochseeflotte après l’armistice, s’y saborda en 1919, et fut renfloué pour être démoli en 1928.

 Déplacement & Dimensions

 24 600t, 28 100t PC; 200.5 x 28.5 x 9.2 m

 Propulsion  4 turbines Parsons, 27 chaudières Schultze-Thornycroft, 63 000 cv. et 26.5 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Batterie 200, réduit central 220, tourelles 51, ceinture 300, blockhaus 350, barbettes 230 mm; Equipage 1425.
 Armement  10 canons de 280 ( 5×2 ), 12 de 152, 12 AA de 88 Flak, 4 TLT 500 mm ( SM, flanc )

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs de bataille classe Moltke (1910-11)

Le Moltke en 1918.

Prenant la succession du Von der Tann, la classe Moltke ( KMS MoltkeKMS Goeben, lancés en avril 1910 et mars 1911, mis en service en mars et août 1912 ) était très nettement améliorée, avec une coque aux formes plus étudiées, plus « prismatique », une disposition toujours en échelon pour les pièces centrales mais une tourelle supplémentaire à l’arrière ( et non à l’avant pour des raisons de stabilité, du fait de la hauteur du gaillard ). Les nouveaux affûts des pièces avaient une élévation inférieure, ce qui fut corrigé par la suite. Durant la guerre, on enleva deux, voir quatre pièces de 152 mm sur le Goeben. Quand aux 12 pièces de 88 mm en barbettes, elles furent supprimée fin 1916 et rempacées par quatre pièces de 88 mm L/45 Flak. Très bon marcheurs, ces deux navires accrochèrent 28 noeuds aux essais en développant plus de 85 000 cv. Fin 1916 toujours, deux nouveaux postes de tir furent ajoutés aux mâts militaires, renforcés, tandis que des projecteurs additionnels furent placés. Le Moltke combattit au Dogger bank en août 1914 et fut torpillé le 19 par le submersible E3, sans grands dommages. Il parvint à mettre au but 6 coups sur le HMS Tiger pendant la bataille du Jutland, encaissant lui-même quatre coups de gros calibre sans difficultés. Le 24 avril 1918 toutefois, lors d’une sortie en mer, un grave accidet de turbine désintégra son arbre d’hélice et causa une voie d’eau de 2000 tonnes. Isolé en plaine mer du Nord, il était stoppé pour réparations pour 36 heures et reçut une torpillé de l’E42. Il y survécut toutefois mais fut interné à Scapa Flow, sabordé en 1919, puis démoli en 1927. De son côté le Goeben était le navire-amiral de l’escadre de la méditerranée en 1914. Surpris par la déclaration de guerre, il réussit à rejoindre les Dardanelles et la Turquie. Officiellement intégrés à cette marine, il fit sa carrière jusqu’en 1918 en combattant les Russes en mer noire. Il fut ensuite intégré plus officiellement comme le Yavuz Sultan Selim à la marine Turque et servit jusqu’en 1971…

 Déplacement & Dimensions

 22 616 t, 25 300 t PC; 186,5 x 29,5 x 9 m

 Propulsion  4 hélices, 4 turbines Parsons, 24 chaudières Schultze-Thornycroft, 52 000 cv. et 25,5 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Batterie 200, réduit 200, tourelles 230, ceinture 250, blockhaus 350, barbettes 230 mm; Equipage 1355.
 Armement  10 canons de 280 ( 5×2 ), 12 de 150, 12 de 88, 4 TLT 500 mm ( SM, 1 av, 1 ar, 2 flancs )

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs de bataille Von der Tann (1909)

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Le Von der Tann en 1917.

Sans doute considéré à juste titre comme le premier véritable croiseur de bataille de la marine Allemande, le Von der Tann se démarquait du Blücher – souvent référencé comme un croiseur-cuirassé – par une artillerie conforme au genre, composée de pièces de 280 mm. En l’occurence la dotation était de 8 pièces répartis, ce qui était la mode à l’époque, en quinquonce ( ou « en échelon » )en position centrale. L’espace généreux disponible permettait à ces pièces centrales un débattement leur permettant en principe une volée complète des 8 pièces en bordée. Cet unique bâtiment était d’ailleurs vu comme supérieur aux Indefatigable et Invincible de la marine Britannique qui adoptaient la même configuration. Ballasté, quillé, il était aussi très stable. La batterie secondaire était regroupée au centre, ce qui pemettait de mieux la protéger, tout comme les puits à munitions des tourelles centrales. Les 16 pièces de 88 mm SKL/45 se répartissaient en 8 barbettes en proue et en poupe, les autres étant disposés en barbettes de roufs avant et arrière. Ils furent tous enlevés en 1917 et remplacés par deux pièces en affût AA à l’arrière. Aux essais, ce navire parvint à atteindre 27,6 noeuds en forçant ses chaudières à 79 000 cv. En dehors de quelques sorties sans faits notables, dont des bombardements de villes côtières Brritanniques en 1914, l’heure de gloire du Von der Tann vint à la bataile du Jutland en mai 1916: Dès les premières 15 minutes il envoya par le fond son alter ego Britannique HMS Indefatigable. Plus tard cependant, il encaissa 4 obus de gros calibres mettant hors service ses deux tourelles arrières, tandis que les deux avant connurent des pannes électriques qui firent que le navire fit encore face pendant un quart d’heure avec uniquement sa batterie secondaire… Il ne fit plus parler de lui jusqu’à l’armistice, étant conduit à Scapa Flow puis sabordé le 21 juin 1919, renfloué en décembre 1931 et démoli.

 Déplacement & Dimensions

 19 064 t, 21 700t PC; 171.6 x 26,6 x 9 m

 Propulsion  4 hélices, 4 turbines Parsons, 18 chaudières Schultze-Thornycroft, 43 600 cv. et 24.7 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Batterie 150, réduit central 180, tourelles 230, ceinture 250, blockhaus 250, barbettes 230 mm; Equipage 1174.
 Armement  8 canons de 280 ( 4×2 ), 10 de 150, 16 de 88, 4 TLT 450 mm ( SM, 1 av, 1 ar, 2 flancs )

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs cuirassés classe Victoria Luise (1896-98).

Le Freya en 1914.

La seconde classe de « croiseurs-cuirassés » Allemands, apparut à la suite du Kaiserin Augusta, depuis devenu navire-école. Il s’agissait de navires plus ramassés, donc plus maniable, que ce dernier, mais plus lourds, et le déplacement allait varier selon les unités. La classe, entamée en 1896 à Weser, Vulcan et Dantzig, allait comprendre les Victoria Luise, Herta, Freya, Vineta et Hansa, lancés en 1897-98 et acceptés en service en 1898-99. Ils étaient plus puisseamment armés, équipés de pièces de 210 mm en tourelles simples et d’une batterie de 150 mm. Les pièces de 105 mm étaient bannies de ce type de navire. Ils arboraient pour la première fois cette caractéristique proue combinant les avantages d’une proue de clipper et un éperon. La protection n’était guère élevée, mais ils étaient rapides, et servirent de base aux développements qui allaient suivre. Arborant de massifs mâts militaires, trois cheminées, et lourds dans les hauts, ils furent reconstruits ( nouvelles chaudières, mâts simples, deux pièces de 150 mm et 10 mitrailleuses lourdes enlevées, un 88 mm ajouté ). En 1914 ils constituaient la Ve escadre d’éclairage, le Freya servant de son côté de navire-école dns l’escadre de l’est. Par la suite, en 1915, les quatre unités furent à leur tour reclassées comme navires-école, dans la même escadre, puis en 1916 désarmés ( à part le Freya ) et utilisés commes navires utilitaires. On tenta de réutiliser le Victoria Luise en 1920 comme cargo après une profonde transformation, mais il ne fut en réalité que peu réussi et démoli deux ans plus tard. Les autres bâtiments furent démolis en 1919-21.

Caractéristiques en 1914:

 Déplacement & Dimensions

 6400 – 6600 t ; 110,6 x 17,4 x 6,94-7 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 8 chaudières, 10 500 cv. et 18,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Ponts 100, barbettes 100 mm, Tourelles 100 mm; Equipage 477.
 Armement  2 canons de 210 ( 2×1 ), 6 de 150, 11 de 88 mm, 3 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseur-cuirassé SMS Fürst Bismarck (1897).

Le Fürst Bismarck après son dur service en Asie, en 1909.

Dans les tables Allemandes, les navires de la classe Victoria Luise étaient classés comme « croiseurs lourds de 2e classe ». Le Fürst Bismarck ( Chancelier Bismarck ) fut considéré comme un croiseur lourd de 1ere classe. En fait il s’agissait du premier vrai croiseur-cuirassé Allemand. Il servit de modèle pour les 7 bâtiments qui suivirent, du Prinz Heinrich au Gneisenau. Bien plus lourd ( 11 300 tonnes standard contre 6400 ), il était aussi mieux protégé au niveau de la ceinture, du pont, et des blindages de boucliers. L’armement principal était bien plus important, avec des tourelles doubles et des pièces de 240 mm contre des simples et 210 mm pour les Victoria Luise, mais également 12 pièces de 150 mm au lieu de 8, et trois tubes lance-torpilles de mieux. Sa carrière fut pour l’essentiel réalisée en Asie: Il apareillait en juin 1900 pour la Chine, et jettait l’ancre à Tsing Tau, le comptoir et base navale Allemande de Chine. Il fut engagé lors de la révolte des Boxers. Endommagé, il fut envoyé à raparation à Nagasaki. Les opérations sur les côtes de Chine reprirent en 1902, il y fut de nouveau touché et raparé à Nagasaki, avant de se voir attribué le rôle de navire-amiral de la flotte asiatique. Mais son état se déteriorant, le Fürst Bismarck fut rappelé en métropole pour une plus ample remise à niveau, doublée d’une reconstruction. Il revint en juin 1909 à Kiel, et fut reconstruit comme navire de tests de torpilles. En 1914, il était à l’ancre à Kiel, jugé impropre au service, même pour les gardes-côtes. A partir de 1915 il était utilisé comme navire-école des charbonniers, puis pour les officiers des dirigeables et des U-Bootes en 1917, et en 1918 comme bâtiment-base. Il fut rayé des listes en juin 1919 et démoli peu après.

Caractéristiques avant 1910:

 Déplacement & Dimensions

 11 281 t standard; 127 x 20,4 x 8,46 m

 Propulsion  2 hélices, 2 machines TE, 6 chaudières Schulz-Thornycroft, 13 800 cv. et 18,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Pont 50 mm, ceinture 200, boucliers 200 – 100 mm; Equipage 621.
 Armement  4 canons de 240 ( 2×2 ), 12 canons de 150 ( 12×1 ), 10 de 88 mm, 4 ML Mauser 8 mm, 6 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs-cuirassés classe Prinz Adalbert (1901-02).

Le Prinz Adalbert en 1914.

Suivant le Prinz Heinrich, deux bâtiments améliorés furent construits, un à Kiel ( le Prinz Adalbert, lancé en 1901 et accepté en 1904 ), et un à Blohm & Voss ( le Friedrich Karl, lancé en 1902 et accepté en 1903 ). Ce fut la première classe de ce type de bâtiments en Allemagne. Ils revenaient à une artillerie de 4 pièces principales en tourelles doubles, mais passé à 210 mm plutôt que 240. On lur ajouta également deux pièces de 88 mm de plus que le Prinz Heinrich. La vitesse progressait légèrement grâce à une puissance plus importante, avec une réparition de chaudières leur donnant trois cheminées au lieu de deux. Le blindage restait identique, de même que leurs mensurations, mais le tonnage progressait légèrement. Ils faisaient appel à des finitions de protection utilisant largement le bois. Ils furent critiqués à cause de leur propention à faire eau au niveau de leur batterie basse par gros temps. Dès le début de son service, le Prinz Adalbert fut affecté comme navire-école des canonniers. Il ne prit part à des exercices de la Hochseeflotte qu’à la veille de la guerre et attaché à la flotte de la baltique où il prit part à plusieurs opérations avant de périr au large de Libau, torpillé par le submersible E8 le 23 octobre 1915, sombrant rapidement avec presque tout son équipage, dont les survivants moururent gelés, sauf trois hommes. Le Friedrich Karl de son côté fut affecté à partir de 1903 à l’ecorte du paquebot SS König Albert qui fit la tournée des grandes villes méditerranéennes avec l’empereur Guillaume II. Il fut très actif et fit des visites de courtoisie et des execrcices d’escadre. En 1909 il fut utilisé comme navire-cible de tests de torpilles, puis comme brise-glaces auxiliaires, réparé en 1914 puis affecté à la Baltique. Il sauta sur une mine le 4 novembre 1914.

 Déplacement & Dimensions

 9720 t standard; 126,5 x 19,6 x 7,8 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 9 chaudières Schulz-Thornycroft, 18 500 cv. et 20,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Pont 50 mm, ceinture 100, boucliers 200 – 100 mm; Equipage 586.
 Armement  4 canons de 210 ( 2×2 ), 10 canons de 150 ( 12×1 ), 12 de 88 mm, 4 ML Mauser 8 mm, 4 TLT 450 mm.

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseur-cuirassé SMS Prinz Heinrich (1900).

Le Prinz Heinrich en 1914 après sa reconstruction.

Conçu dès le départ comme un croiseur colonial, le Prinz Heinrich ( Prince Henri ) était une version réduite à l’armement allégé ( 2 pièces de 240 mm, 2 pièces de 150 mm et 2 tubes lance-torpilles en moins ), mais plus rapide du Fürst Bismarck. Il faisait largement appel à des doublages de cuivre et de bois. Le blindage de ceinture était ramené à 100 mm, mais mieux réparti, et s’ajoutait aux blindages de boucliers, avec un armement secondaire concentré au centre du navire, une caractéristique reprise pour les autres unités de ce type. Après sa mise en service en mars 1902, il fut attaché à la 1ere escadre. Il passa ensuite navire-amiral du groupe de reconnaissance de la 1ere escadre. Il resta deux ans sans affectation, puis reprit du service en 1908 comme navire-école des canonniers, jusqu’en 1912. En 1914 il était de nouveau opérationnel, ayant été reconstruit partiellement. ( Il perdit notamment ses pièces de 88 mm en barbettes ). Il était jugé trop lent et mal protégé pour la mer du Nord, aussi fut-il affecté à la Baltique, d’abord comme garde-côtes, et patrouillant dans l’estuaire de la Jade. En 1915 il effectua des mouillages de mines, des bombardements côtiers ( comme Libau ), et sur les îles côtières de la Baltique. En 1916, son équipage fut dispersé et il resta à l’ancre comme navire-caserne, et démoli en 1920.

Caractéristiques en 1914:

 Déplacement & Dimensions

 9652 t standard; 126,5 x 19,6 x 8 m

 Propulsion  2 hélices, 2 machines TE, 6 chaudières Schulz-Thornycroft, 15 700 cv. et 20,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Pont 50 mm, ceinture 100, boucliers 200 – 100 mm; Equipage 567.
 Armement  2 canons de 240 ( 2×2 ), 10 canons de 150 ( 12×1 ), 10 de 88 mm, 4 ML Mauser 8 mm, 4 TLT 450 mm.

 

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs-cuirassés classe Roon (1903-04).

Le Yorck en 1916.

Virtuellement identiques aux Prinz Adalbert précédents, le Roon ( lancé à Kiel en 1903 ) et le Yorck ( à Blohm & Voss en 1904 et nommé d’après un célèbre généralissime Prussien de l’époque napoléonienne ) n’en différaient principalement que par quelques aménagements de détails du blindage, et surtout la vitesse, du fait d’un appareil propulsif plus important, se traduisant par un tonnage et une largeur accrues, une longueur supérieure pour optmiser l’hydrodynamique et quatre cheminées au lieu de trois. Par leurs silhouette, on pouvait aisément les confondre avec les Scharnhorst suivants, qui leur étaient cependant bien supérieurs. Le Roon fut affecté au groupe de reconnaissance de la 1ere escadre de la Hochseeflotte. En 1914, il était affecté à la 3e escadre. En août 1914 il assista le magdurg en Baltique, sauvant une partie de son équipage. Il fut ensuite utilisé comme garde côte, patrouillant à l’entrée de la mer Baltique, puis bombarda Libau, protégea des mouillages de mines et couvrit les troupes d’invasion des îles de la Baltique. En 1916, jugé trop dégradé par ses conditions de service, il fut utilisés comme navire-école des cadets et de navire-test pour les torpilles. En 1918 on envisagea de le transformer en transport d’hydravion, mais le projet resta mort-né et il fut démoli en 1921. Le Yorck de son côté effectua des tests de TSF en Atlantique, étant affecté à l’escadre de reconnaissance. En 1910, il subit à l’ancre une explosion de chaudières, puis l’une de ses vedettes sauta sur une mine. Enfin, il heurta le torpilleur S178 qui sombra suite à la collision. Utilisé comme garde-côtes, le Yorck assista ensuite des opérations en mer du Nord. Au retour il traversa un champ de mines Allemand mal référencé et sombra après en avoir heurté 2, le 04 novembre 1914.

 Déplacement & Dimensions

 10 104 t standard; 127,8 x 20,2 x 7,8 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines TE, 10 chaudières Schulz-Thornycroft, 20 000 cv. et 21 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Pont 50 mm, ceinture 100, boucliers 200 – 100 mm; Equipage 586.
 Armement  4 canons de 210 ( 2×2 ), 10 canons de 150 ( 12×1 ), 14 de 88 mm, 4 ML Mauser 8 mm, 4 TLT 450 mm.

 

 

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs-cuirassés classe Scharnhorst (1906).

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Le Scharnhorst et Gneisenau, nommés d’après de célèbres généraux Prussiens au temps des guerres Napoléoniennes, furent les ultimes croiseurs-cuirassés Allemands. Ils furent mis en chantier à Blohm & Voss et à Weser, en 1905, lancés en mars-juin 1906 et achevés en 1907 et 1908. Très inspirés des Roon de 1903, ils en conservaient l’apparence. Ils étaient toutefois nettement plus grands, mieux protégés, et mieux armés, grâce au choix de les équiper de 8 pièces de 210 mm en tourelles et barbettes. Ils étaient conçus pour s’opposer avec succés à leurs équivalents Britanniques, les Minotaur et Shannon. De peu d’utilité dans la Hochseeflotte face aux rapides navires de ligne Anglais, ils furent tranférés à l’escadre du pacifique sous le commandement de Von Spee, avec lequel ils allaient se forger une véritable légende. En 1909 ils étaient basés à Tsing-Tao. Avec le déclenchement de la guerre, et l’entrée en lice du japon contre les empires centraux, leur place n’y était plus sûre, et l’escadre apareilla pour livrer une guerre au commerce dans l’est du pacifique et sur la côte ouest de l’amérique du sud. La suite est connue: Le seul écueil possible dans le secteur du cap Horn était l’escadre de l’amiral Cradock, basé aux îles Malouines. Ce dernier n’eut d’autre choix que d’affronter son rival avec des forces inférieures, afin de lui interdire le passage dans l’Atlantique. La rencontre eut lieu à Coronel le 1er nov. 1914. Le Good Hope, le Monmouth, y furent coulés. Les Allemands n’eurent aucun dégât. L’escadre passa le cap Horn et se retrouva à harceler les convois venant d’argentine et du Brésil. Mais une force Britannique fut rassemblée prestement pour traquer Von Spee. Ce dernier dût livrer bataille le 8 août 1914 au large des Falklands. Face aux croiseurs de bataille Anglais, le Scharnhorst et le Gneisenau furent écrasés…

 Déplacement & Dimensions

 12 800-13 000 t ; 144,6 x 21,6 x 8,37 m

 Propulsion  3 hélices, 3 machines 3 cyl. TE, 6 chaudières, 28 800 cv. et 23,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Ceinture 150 mm, Pont 60 mm, Blockhaus 200 mm, tourelles 170, barbettes 150; Equipage 764.
 Armement  8 canons de 210, 6 de 150, 18 de 88 mm, 4 ML Mauser, 4 TLT 450 mm SM.

 

 

 

 

hochseeflotteanimcroiseurs légers classe Kolberg (1908)

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Le Mainz en 1914.

Les quatre croiseurs de la classe Kolberg sont en droite ligne dérivés des unités de la classe Dresden, mais leur déplacement fait un bond en avant, et leur armement est augmenté de deux pièces. Ils furent tous les quatre construits dans des chantiers différents, à Dantzig, Stettin, et Kiel, de façon à tester des systèmes de turbines différents. Cette classe comprenait le Kolberg ( lancé en 1908 ), le Mainz ( 1909 ), le Cöln ( 1911 ) et l’Augsburg ( 1910 ). Le Mainz et le Cöln patrouillant de concert en mer du nord furent coulées le 28 août 1914 par des croiseurs de bataille Anglais. Le Kolberg deviendra comme l’Augsburg une réparation de guerre après l’armistice, le premier devenant le Colmar sous pavillon Français et le second servant dans la marine Japonaise et les deux étant démolis après une courte carrière.

 

éplacement & Dimensions

 4360t, 4915t PC_130x14x5.4m

 Propulsion  2 turbines standard, 4 chaudières, 6600 cv. et 20 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  pont 40 mm, boucliers de canons 50 mm, casemate 100 mm; Equipage 367
 Armement  12 canons de 105 mm ( simples ), 2 TLT 450 mm ( SM, flanc ), 100 mines.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs classe Gazelle (1898-1902).

Le SMS Ariadne en 1914.

Cette classe de croiseurs dits de « 4e classe », furent en fait définis comme de bons compromis entre des canonnières ou avisos coloniaux et des éclaireurs d’escadre. Ils furent définis à partir du Hela ( 1895 ), classé comme aviso, mais leur poupe était réhaussé pour former un gaillard d’arrière, leur armement était nettement renforcé ( au lieu des quelques pièces de 88, une batterie de 10 pièces de 105 mm ), ils étaient également mieux protégés avec un blindage de pont, mais utilisaient les mêmes machines. Au final, ces bâtiments n’étaient pas « sous armés » comme précédemment et capables d’assurer leur rôle sans crainte des destroyers et torpilleurs adverses. Ils furent au nombre de 10, construits dans plusieurs chantiers, Germaniawerft, Weser, Dantzig, et un unique à Howaldswerke, toujours à Kiel. Il s’agissait des Gazelle, Niobe, Nymphe, Thetis, Ariadne, Amazone, Medusa, Frauenlob ( littéralement « louanges féminines » ), Arcona, et Undine, acceptés en service en 1900-1904. Ils étaient reconnaissables également à leurs deux cheminées, et leur éperon à l’ancienne mode. Les plus anciens de ces navires étaient relégués à la défense côtière en 1914, et à partir de 1916 la plupart furent relégués à des missions de second plan et progressivement désarmés. L’Ariadne participa à la bataille d’Héligoland en août 1914 et y fut coulé. L’Undine fut torpillé en Baltique par l’E19 et le Frauenlob périt lors de la bataille du Jutland, torpillé par le croiseur Southampton. Le Gazelle fut démoli en 1920, mais les autres survécurent un temps. Les Nymphe, Niobe et Amazone furent entièrement reconstruits et servirent jusqu’en 1931-32, le premier étant vendu aux Yougoslaves, puis capturé par les Italiens en 1940. Sa carrière mouvementée continua juqu’en 1943 – ( Voir Navis2GM ).

 Déplacement & Dimensions

 3033-3130 t; 105 x 12,2 x 5,4 m

 Propulsion  2 hélices, 2 machines TE, 4 chaudières Schulz-Thornycroft, 6000 cv. et 20 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Pont 50 mm, Coffrage interne 70 mm; Equipage 260.
 Armement  10 canons de 105 ( 10×1 ), 10 ML Mauser 8 mm, 3 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs classe Bremen (1903-05).

Le KMS Posen en 1918.

Cette classe de croiseurs légers comprenait 7 unités portant des noms de villes, une tradition venue de la Grande-Bretagne et adoptée par la Hochseeflotte. Il s’agissait des Bremen, Hamburg, Berlin, Lübeck, München, Leipzig et Dantzig. Bien qu’étroitement dérivés des Gazelle précédents, ils étaient plus grands, lourds, et rapides, mieux protégés notament au niveau des ponts contre les tirs paraboliques, arborant en outre trois cheminées. Par ailleurs, le Lübeck fut le premier navire de cette taille à utiliser des turbines, à titre expérimental. Ces navires furent mis en chantier à Weser, Vulcan et Dantzig en 1902-1904, lancés en 1903-1905, et acceptés en service en 1904-07. Comme les Gazelle, ils arboraient un très long éperon proéminent à la mode Française. Ce furent les derniers, car à partir des Königsberg, on en vint à une proue plus raisonnable que ce style en « soc de charrue », rendant le navire prompt à s’enfoncer par l’avant dans le gros temps. Ces bâtiments servirent outremer avant la guerre. En 1914, ils étaient dispatchés entre l’escadre de la Weser et de la Jade ( Berlin ), ainsi que de l’escadre de la Baltique ( Lübeck ). Les autres étaient dans la IIIe escadre d’éclairage ( München, Dantzig ). Le Bremen fut modifié pour recevoir 2 pièces de 150 mm sur ses gaillards à la place des 4 pièces de 105 qui s’y trouvaient, avec une mâture et des cheminées modifiées. Il en sortit en 1915, et sauta sur une mine en Baltique la 17 février. Le Lübeck fut également modifié, recevant en sus des TLT de 500 mm, des rails pour 50 mines, et une nouvelle proue plus marine. Le Berlin fut modifié pour être utilisé en 1916 comme mouilleur de mines. Le Leipzig était présent dans l’escadre de Von Spee lors de la seconde bataille des Malouines, et y fut coulé. Le München et le Berlin, après quelques opérations, furent désarmés fin 1916. Les Dantzig, Lübeck et München furent accordés en dommages de guerre et démolis. Le Berlin et le Hamburg, acceptés dans la Reichsmarine, furent désarmés en 1931 et 1935 mais utilisés encore par la Kriegsmarine ( Voir navis2GM ).

 Déplacement & Dimensions

 3760 t -3800 t PC; 111 x 13,3 x 5,6 m

 Propulsion  2 hélices, 2 machines TE, 6 chaudières Schulz-Thornycroft, 11 750 cv. et 23 noeuds max.
 Blindage, Equipage  Pont 80 mm, Coffrage interne 100 mm; Equipage 288.
 Armement  10 canons de 105 ( 10×1 ), 10 ML Mauser 8 mm, 2 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs légers classe Königsberg (1905-07).

Le Königsberg en 1915.

La classe Königsberg comprenait 4 unités plus ou moins dérivée des Bremen. Il s’agissait des Königsberg, Nürnberg, Stuttgart, et Stettin, construits à Kiel, Dantzig et Vulcan, achevés en 1907-1908. Nettement plus grands que les Bremen, ils étaient également plus rapides, le Stettin expérimentant de son côté un jeu de turbines Parsons. Le Königsberg différait des autres par ses cheminées également espacées et reçut des modifications destinées à augmenter son rayon d’action ( qui passa à 5720 nautiques contre 4120-4170 pour les autres ). Le Stuttgart et le Stettin, en 1917, reçurent des pièces de 75 mm AA. Le plus célèbre par sa carrière est le premier. Connut en livrée coloniale blanche et gris clair, affecté à Dar-es-Salaam sur la côte Tanzanienne, il commença à s’en prendre au commerce Anglais en océan Indien. Traqué rapidement par la Royal Navy, bloqué dansl’estuaire de la Rufiji, il fut bombarder par les monitors de la classe Humber et finlement sabordé le 11 juillet 1915. Le Nürnberg de son côté faisait partie de l’escadre asiatique de Von Spee. Il fut coulé lors de la seconde bataille des Falklands le 8 décembre 1914. Le Stuttgart servit autant dans la Hochseeflotte ( IIIe escadre ) que comme navire-école des canonniers. En mai 1918 il fut converti en transport d’aviation et finalement démoli en 1921. Le Stettin servit au sein de la IIIe escadre de la Hochseeflotte puis à partir de 1917 comme bâtiment-base de l’école des sous-mariniers. Il fut accordé à la Grande-Bretane en dmmages de guerre et ferraillé en 1923.

 Déplacement & Dimensions

 2082 t – 2200 t PC; 104,6 x 11 x 4,6 m

 Propulsion  2 hélices, 2 mot. TE, 4 chaudières standard, 6000 cv. et 20 noeuds max.
 Blindage, Equipage  aucun; Equipage 195.
 Armement  2 canons de 88, 6 de 50 mm, 3 TLT 450 mm.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs légers classe Dresden (1908)

emden

L’Emden dans l’escadre du pacifique, en livrée Blanche Coloniale, août 1914.

Le SMS Emden, était un croiseur dit « léger » de la classe Dresden, comptant le Dresden et l’Emden, lancés en 1907-7908 et entrés en service en 1908-1909. Leur conception différait peu de celle de leurs prédécesseurs de la classe Königsberg dont ils constituaient une amélioration. Plus grands d’un mètre, plus larges de 30 cm et plus lourds de 200 tonnes, ils étaient légèrement plus rapides ( 23.5 et 24 noeuds contre 23 ), mais possédaient la même puissance de feu. Cependant leurs destins furent parmi les plus intéressants car des plus aventureux et romanesques. ( Voir la page spéciale consacrée à l’odyssée de l’Emden et à son équipage ).

Le Dresden fit en effet partie de la force internationale déployée au cours de la révolution mexicaine en 1910. Lorsque la guerre éclata, il se hâta de se placer en poste dans l’est de l’océan Indien. Passant par le cap de Bonne-Espérance, il descendit sur l’atlantique sud à la recherche de proies de chasse. Ce fut l’un des « raiders » déployés par la guerre de corsaires menée par l’Allemagne au trafic marchand allié. Faisant partie de l’Escadre de l’Amiral Von Spee, il se signala au combat au cours de la première bataille des Falklands, opposé aux unités de l’amiral anglais Cradock. S’échappant dans le pacifique, il fut poursuivi par les croiseurs Kent et Glasgow et se réfugia au large de l’île Chilienne de Mas a Fuera. Refusant de se rendre, il se saborda le 14 mars 1915.

 Déplacement & Dimensions

 3664t, 4268t PC_118x13.5×5.5 m

 Propulsion  2 hélices, 3 moteurs 4-cylindres, 12 chaudières standard, 13 500 cv. et 23.5 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  pont et tourelles 30-50 mm, ceinture 30 mm, casemate 100 mm_Equipage 361
 Armement  10 canons de 105 mm, 4 canons de 102 mm, 2 TLT 450 mm de flanc ( SM )

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs légers classe Magdeburg (1911).

Le Strassburg en 1914.

La classe Magdeburg marquait un tout nouveau jalon dans la conception des croiseurs Allemands: Nettement plus grands que les Kolberg ( 5600 tonnes PC contre 4900 ), ils concentraient en outre un panel d’améliorations considérables: Ils furent les premiers à disposer d’une ceinture en nickel courant sur 80% de la ligne de flottaison, et soudée à la coque elle-même, comme partie intégrante de sa structure. La coque étai montée un utilisant une technique de cadres longitudinaux, et l’hydrdynamique avait étée retravaillée de manière intensive, comme en témoigne la proue de clipper. L’abandon du gaillard d’arrière était d’autre part une nécéssité pour donner à ces bâtiments une capacité de mouiller de mines. Ces quatre bâtiments ( Magdeburg, Breslau, Strassburg, Stralsund ), achevés en août-décembre 1912, avaient des turbines différentes, et des vitesses admises entre 27,5 et 28,2 noeuds. En 1915-16, le Strassburg et le Stralsund furent réarmés avec 7 pièces de 150 mm, 2 de 88 AA et deux TLT supplémentaires sur le pont. Le Breslau ft réarmé avec deux pièces de 150 mm en 1916 et 8 en 1917. Le Magdeburg effectuait une sortie de minage en baltique le 26 août 1914 lorsqu’il s’échoua sur un récif de l’île Odensholm et fut ensuite bombardé par un croiseur Russe. Ce dernier fit prisonnier l’ééquipage et récupéra le livre de codes de la Hochseeflotte qui fut transmis à l’intelligence service Britannique. Le Breslau de son côté était le matelot du Goeben, l’escadre de méditerranée du contre-amiral Souchon. Réfugié à Constantinople, il fut officiellement acquis par la marine Turque et devint le Midilli. Il sombra le 20 janvier 1918 en heurtant des mines au large d’Imbros. Le Strassburg survécut à la guerre et fut tranféré aux Italiens, devenant le Taranto ( v. Navis 2GM ). Le Stralsund connut un sort similaire, et fut offert à la France, renommé Mulhouse et démoli en 1935 à Brest.

 Déplacement & Dimensions

 4570 t – 5587 t PC; 138,6 x 13,4 x 5,1 m

 Propulsion  2/3/4 hélices, 2/3 turbines, 11 chaudières standard, 29 900-35 500 cv. et 27,5 – 28,2 noeuds max.
 Blindage, Equipage  aucun; Equipage 354.
 Armement  12 canons de 105, 2 TLT 500 mm, 120 mines.

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs classe Nautilus (1906).

Le SMS Albatros en 1916.

La marine Impériale Allemande alignait un certain nombre de mouilleurs de mines auxiliaires mais seulement deux bâtiments spécialisés, les croiseurs Nautilius et Albatros. Bien que confondus dans la même classe, ces navires étaient dissemblables en apparence, quoique l’armement, la propulsion, la vitesse, le déplacement soient proches. Le Nautilus ( Minendampfer A ) arborait le style d’un grand yacht, avec une proue de clipper terminée par un bout-dehors, une poupe élancée, et une coque assez haute. Il fut lancé à Brême en 1905 et achevé en 1907. Son déplacement était de 2345 tonnes à pleine charge. L’Albatross de son côté avait une proue combinant éperon et forme clipper, une coque plus basse, mais la même poupe élancée. Son aspect était bien plus martial. Il éait aussi plus lourd, et fut construit deux ans plus tard sous le nom de Minendampfer B, achevé en mai 1908. Leur armement ne comprenait que des pièces légères, groupés par paires. Le Nautilus fut ensuite reconstruit comme son sister ship en 1910. Ce dernier mouilla trois champs de mines dès août 1914, les Lister, Vortrappe et Hever Sperre. Il mouilla ensuite des mines devant la Humber avec le Mainz. Puis en comagnie de l’Albatross et du Kaiser, il mouilla le grand champ défensif Alpha en baltique, derrière le Skagerrak, puis le Rif Sperre en mai 1916. Il resta ensuite en Baltique, patrouillant près des Aaland. En décembre, il fut ancré et débarrassé de son équipage, rayé des listes en mars 1919 et utilisé comme coque utilitaire jusqu’en 1928 avant d’être démoli à Copenhague. L’Albatross de son côté heurta le Wartburg en 1911. Après réparations, il mouilla des mines devant la Tyne en août 1914, et en septembre avec son sister-ship devant helgoland. Il mouilla ensuite en plusieurs sorties 550 mines devant l’île de Bogskär dans le nord de la Baltique, mais échappa de peu à la destruction par une escadre de croiseurs Russes en juillet 1916. Une bataille de poursuite s’ensuit, et le croiseurs Allemand, réfugié à Gotland, se voit pilonné, évacué et containt au sabordage, le 2 juillet 1915.

 Déplacement & Dimensions

 2208 t – 2506 t PC; 100,9 x 11,2 x 4,4 m

 Propulsion  2 hélices, 2 mot. VTE, 4 chaudières standard, 6600 cv. et 20 noeuds max.
 Blindage, Equipage  aucun; Equipage 208.
 Armement  8 canons de 88 ( 4×1 ), 200 mines ( 288 selon d’autres sources ).

 

 

 

 

hochseeflotteanimCroiseurs légers classe Karlsruhe (1912).

Le Rostock en 1915.

Le Karlsruhe et le Rostock entamés en 1911 et opérationnels en janvier et février 1914 furent construits tous deux à Kiel ( Germaniawerft et Howaldswerke ). Très inspirés des Magdeburg dont ils reprenaient l’essentiel, ils étaient cependant plus marins grâce à l’adoption d’un pont avant plus haut à la proue. Ils étaient cependant aussi moins puissants et moins rapides. L’armement initial de pièces de 105 mm fut jugé trop faible mais ils ne reçurent pas de pièces de 150 mm: La guerre ne leur en laissa pas le temps. Le Karlsruhe venait de rallier les caraïbes et participait à l’inauguration du canal de panamà. Il devait remplacer le Dresden sur cette station. La guerre débutant, il fit alors office de corsaire dans l’Atlantique, coulant 17 navires pour 76 000 tjb. Cependant le 4 novembre, il fut l’objet d’une explosion accidentelle interne si violente qu’il eut des voies d’eau et coula rapidement, les rescapés étant repêchés par deux vapeurs Allemands. Le Rostock de son côté servait dans les forces de reconnaissance, servant de meneur pour les escadrilles de destroyers. Il participa à la bataille d’héligoland le 28 août 1914, celle du Dogger Bank le 24 janvier 1915 et à la bataille du Jutland et reçut une torpille dans sa salle des machines. Prenant de la gîte il fut évacué et sabordé par les V71 et 73 le 1er juin 1916.

 Déplacement & Dimensions

 4900t – 6200 t PC; 142,2 x 13,7 x 5,5 m

 Propulsion  2 hélices, 2 turbines, 14 chaudières standard, 26 000 cv. et 27 noeuds max.
 Blindage, Equipage  aucun; Equipage 373.
 Armement  12 canons de 105, 2 TLT 500 mm, 120 mines.

 

 

 

 

 

hochseefottepet Destroyers classe S90-125 ( 1898-1904 )

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Le T 108 en 1914. Cliquez p. agrandir

Dénommés « Torpedoboote Zestörers » ( destructeurs de torpilleurs ) ces navires correspondaient parfaitement dans leur nomenclature à leur fonction. Le terme « destroyer » fut ensuite dans toute les marines employé sans faire mention de leur gibier, les torpilleurs. Il ne s’agissait as d’une classe homogène mais d’une collection de petites séries construites généralement à Schichau, Elbing, le grand spécialiste des torpilleurs. Ce furent les premiers destroyers Allemands. On pouvait les sub-distinguer en sept sous-séries, les S90 ( 12 unités ), S102 ( 6 ), G108 ( 6, Germaniawerft ), S114 ( 6 ), S120 ( 5 ), l’unique S125 et les S126 ( 6 unités ). Ils formaient 7 escadrilles. Ils s’inspiraient du D9 et du D10, possédaient tous deux cheminées, trois tubes en partie décentrés dont un derrière le gaillard d’avant, caractéristique reprise pour tous les autres destroyers Allemands jusqu’en 1918. Ils furent réarmés pendant la guerre avec des 88 mm, et classés comme torpilleurs ( « T » ). Des pertes de la guerre, 5 furent coulés au combat, un sabordé à Tsing Tao, un sauta sur une mine , deux perdus par collision.

Déplacement et dimensions 388-474 tonnes standard, 420-490 t PC ; 63-65 x 7 x 2,7 m.
Propulsion 2 hélices, 2 mach. TE, 2 chaudières standard, 3900-6500 cv et 26,5-28 noeuds
Blindage et Equipage Equipage 57-61
Armement 3 canons de 50 mm, 3 TLT 450 mm.

 

 

hochseeflotteanimCuirassés classe Bayern (1916)

bayern

Le cuirassé « Bayern » représente l’aboutissement des Dreadnoughts Allemands. Le Bayern et le Baden, de par leur conceptions très modernes, incarnent parfaitement l’évolution future de ce type de bâtiment. Répondant aux Queen Elisabeth Britanniques, ils disposent d’une artillerie équivalente en calibre tout en étant plus courts de 15 mètres mais plus larges de 3, ils ont en outre le même déplacement, et une vitesse légèrement inférieure. Leur système de conduite de tir, du même modèle que celui des croiseurs de bataille de la classe Hindenburg était cependant largement plus avancé et suscita le plus grand intêrét chez les autorités de la Royal Navy. Mis sur cale début 1914 au titre du plan Tirpitz, le Bayern et le Baden furent lancés en 1915 et entrèrent en service fin 1916 et début 1917, trop tard pour participer aux grandes opérations navales, dont la bataille du Jutland. Le Baden sauta sur une mine dans le golfe de Riga, regagnant Kiel à grand-peine pour réparations, et n’en sortit qu’en 1921 pour servir de cible, et le Bayern, fut interné à la reddition de la flotte à Scapa Flow dans les Orcades, et s’y saborda comme le reste des unités mutinées le 21 juin 1919. Le Sachsen et le Wurtemberg suivants agrandis ne furent jamais achevés.

 Déplacement & Dimensions

 28 070t, 31 700t PC; 180 x 30 x 8.50 m

 Propulsion  4 turbines Parsons, 14 chaudières Schultz-Thornycroft, 48 000 cv. et 21 Noeuds max.
 Blindage, Equipage  Barbettes 350 mm, Batterie 170 mm, ceinture 350 mm; Equipage 1270
 Armement  8 canons de 380 mm ( 4×2 ), 16 canons de 150 mm en barbettes, 8 canons AA 88 mm Flak, 5 TLT 600 mm ( SM )

 

 

 

 

hochseeflotteanimDestroyer V161 et classe V162 ( 1909 )

Cette unité de Vulkan à Stettin était la 13e unités de l’année fiscale 1907, mais annonçait aussi techniquement les V162. Le V161 disposait de deux turbines AEG et de chaudières standard, mais les dimensions et le tonnage étaient virtuellement identiques à celles des V150. Les canons de 88 mm étaient des KL/30 plutôt que des SKL/35. Le V161 survécut au conflit et fut attribué en dommages de guerre à la Grande-Bretaggne qui le fit démolir. La série V162 ne comprenait que 3 unités, lancés toutes trois en mai 1909. Elles étaient deux mètres plus longues et 10 cm plus large, et étaient dotées des mâmes turbines AEG. Le tonnage étant supérieur, la vitesse passait de 33 à 32 noeuds. En revanche, le rayon d’action était en nette augmentation, passant de 2815 à 3960 km. A partir de cette classe la marine impériale Allemande adoptait définitivement les turbines pour ses destroyers. Le V162 sauta sur une mine le 15 août 1916 et les deux autres furent démolis en 1920-21. Les S165 de Schichau suivants étaient virtuellement identiques.

Déplacement et dimensions 639 – 739 tonnes PC, 73,9 x 7,9 x 3 m
Propulsion 2 hélices, 2 Turbine AEG, 3 chaudière standard, 15 100 cv et 32 noeuds.
Blindage et Equipage Aucun et 84 hommes
Armement 2 canons de 88 mm, 3 TLT de 450 mm axiaux

 

 

hochseefottepet Torpilleurs de seconde classe T11-65 ( 1885-92 )

s7_65

Ces anciens torpilleurs se subdivisaient en 5 séries de 17, 9, 9 15 et 10 unités ( S7-65 ) et 2 prototypes ( S32 et S42 ), tous venant de chez Schichau. Ils avaient tous deux tubes axiaux et une torpille de rechange, et deux petits canons revolvers Hotchkiss. Certains furent déclassés entre 1900 et 1910 et utilisés comme ravitailleurs et autres, et les autres modernisés et reconstruits, renommés T11 à T65. Durant les hostilités, 6 furent perdus au combat et 2 par collision. Trop menus, ils supportaient mal le gros temps.

Déplacement et dimensions 96-450 tonnes standard, 37,7-44,3 x 4,8-5 x 2,2-2,7 m.
Propulsion 1 hélices, 1 mach. TE, 2 chaudières standard, 830-1570 cv et 19-22 noeuds
Blindage et Equipage Equipage 16-20
Armement 2 canons de 37 mm, 2 TLT 450 mm.

 

hochseeflotteanimU1 (1906)

u1_red

Cliquez pour agrandir

Le tout premier U-Boote ( « unterseeboote – bateau sous-marin » ) Allemand – qui allait en fabriquer et en mettre en oeuvre plus que toutes les autres Nations dans l’histoire – avait été précédé par l’unique « Brandtaucher » construit à Kiel en 1850 par l’illustre ingénieur Barvarois Wilhelm Bauer pour le compte de la Prusse ( voir Navis19e ). Ce brillant précurseur, unique sur le continent, déjà construit entièrement en acier appartenait cependant aux brillants prototypes. En 1900, Guillaume II n’avait pas d’autres ambitions que de doter son empire d’une Hochseeflotte capable d’en découdre avec la Royal Navy de son cousin Edouard VII d’Angleterre. Les sous-marins en étaient à priori exclus. Si deux autres submersibles furent également expérimentés en 1891 et 1897, le premier U-Boote moderne fut défini aux chantiers Howaldswerke par l’ingénieur Espagnol d’Ecquevilley, ancien ingénieur de l’équipe de Gustave Laubeuf, son bras droit. Il est donc normal que ce premier engin porte d’évidentes similitudes avec le « Narval ». Comme lui c’était un « torpilleur submersible », bon marcheur en surface. Malgré les réticences de Tirpitz, le département dédié de la Reichsmarineamt fut autorisé à poursuivre les recherches entamées avec le Forelle, porusuivies avec les trois « Karp » vendus à la Russie. L’U1 disposait de moteurs Körting à Kérosène, performants et endurants. Il avait cependant une évacuation amovible qui entraînait des manoeuvres de rabattage assez longues avant toute plongée. Néammoins, ce navire qui effectua des tests jusqu’à la fin de sa courte vie active ( 1919 ) fut un brillant précurseur. Il fut rayé des listes, mais so constructeur l’acheta, bien conscient de l’mportance historique qu’avait pris ces unités symboliques en 1919, et en fit don au musée de Munich. Il y réside toujours.

Déplacement & Dimensions

 238t/283t ( surface/plongée ). 42,4 x 3,8 x 3.2 m

 Propulsion  2 hélices, 2 mot. kérosène, 2 mot. elect. 400/400 cv. et 10,8/8,7 noeuds surf./plong..
 Blindage, Equipage  Equipage 12
 Armement  3 TLT 450 mm ( proue )

 

 

 

hochseeflotteanimCanonnières classe Bussard (1888-93).

Le SMS Comoran en 1914.

La classe Bussard comprenait à l’origine 6 bâtiments classés à l’époque comme des croiseurs de 4e classe. Il s’agissait de navires destinés au service outremer, à voile ( gréément de barquentin ) et vapeur, bien armés pour leur taille, et qui différaient entre eux. Le Bussard et le Falke ( 1888 et 1890 ) furent radiés en 1913. Les Seeadler, Condor et Cormoran du second groupe ( 1892 ) avaient un tirant d’eau plus important. Le Condor et le Seeadler furent radiés en 1914 mais encore utilisés comme pontons utilitaires. Le Seeadler sauta sur une mine dans lla Jade en 1917. Il ne doit pas être confondu avec l’autre Seeadler, un fameux corsaire à voile Allemand qui sévissait à la même époque contre des vapeurs isolés sur les côtes Africaines. Le Cormoran par contre était à l’ancre à Tsing Tao, la colonie Allemande de Chine, mais son état général incita son commandant à le faire saborder le 28 septembre 1914 plutôt que de prendre la mer ( sa faible vitesse en aurait fait une proie facile, et il aurait probablement été capturé. ). Le dernier de la série, le Geier ( 1894 ), était un peu plus grand que les autres et plus fin de ligne. Il n’était armé que de 2 tubes lance-torpilles de 450 mm. Il était ancré à Honolulu ( Hawaii ) en août 1914, et pas inquiété par la neutralité des USA, ce qui changea en 1917: Il fut capturé, puis se saborda le 21 juin 1918.

 Déplacement & Dimensions

 1834 t; 82,6 x 12,7 x 5,35m

 Propulsion  2 hélices, 2 machines HTE, 4 chaudières, 2800 cv. et 15,5 noeuds max.
 Blindage, Equipage  aucun; Equipage 161.
 Armement  8 canons de 105 mm.

 

 

 

 

 

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La HOCHSEEFLOTTE

Classé sous — milguerres @ 23 h 24 min

 

 

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La HOCHSEEFLOTTE fleche-boule4VOIR LES BATIMENTS DE LA HOCHSEEFLOTTE

hochseefottepet

  1. La HOCHSEEFLOTTE ( 1888-1919 )
  2. La Hochseeflotte en opérations

 source : http://www.naval-encyclopedia.com/pages/vingtieme-siecle/marines/premiere-guerre-mondiale.php

hochseeflotte

1 – La Hochseeflotte en août 1914.

fleche-boule4VOIR LES BATIMENTS DE LA HOCHSEEFLOTTE

La Hochseeflotte, littéralement « flotte de haute mer », était le principal instrument du Kaiser Guillaume II, bien servi par Von Tirpitz, pour asseoir sa capacité à disposer d’un empire colonial. Afin de s’opposer aux deux grandes puissances maritime traditionnelles d’alors, la France et la Grande-Bretagne, une flotte d’un exceptionnel tonnage fut mise en chantier à partir de 1897. Les chiffres sont à ce titre particulièrement éloquents: Si le premier Reich fut fondé en 1870, la flotte Allemande d’alors se limitait à une collection hétéroclite d’unités héritées des différents Royaumes Germaniques: 5 cuirassés, 5 croiseurs lourds et 4 légers. Elle ne mit en chantier ses premiers torpilleurs qu’à partir de 1875, et encore s’agissait-il de prototypes. Son accroissement fut lent, et les unités lourdes construites avant 1895 étaient principalement des gardes-côtes cuirassés, à l’instar des flottes Scandinaves. La montée sur le Trône de Guillaume II en 1890, nettement moins enclin à suivre la voix de prudence du célèbre conseiller de son père, Otto Von Bismarck, désirait une confrontation directe aux grandes puissances sur terre aussi bien que sur mer. Le développement d’une flotte était la condition sine qua non aux nouvelles ambitions du Reich. C’est Von Tirpitz, nommé secrétaire d’état en 1897, qui fit voter la construction l’année suivante de 19 cuirassés, 8 cuirassés côtiers, 12 croiseurs cuirassés et 30 croiseurs moyens et légers, qui devaient tous entrer en service avant 1903. Mais deux ans plus tard, ce projet fut prolongé jusqu’en 1920, incluant cette fois 38 cuirassés, 14 croiseurs lourds, 34 moyens et légers, et 96 destroyers.

Ce plan de réarmement était drastique: En matière d’unités de ligne, on trouvait en programmes assez de cuirassés, de Dreadnoughts et de croiseurs de bataille pour sérieusement inquiéter la Home Fleet, au terme d’une escalade industrielle dans laquelle la Grande-Bretagne semblait pour la première fois commencer à douter de sa supériorité. La Hochseeflotte s’est ainsi hissée en à peine 10 ans au second rang mondial.

La Hochseeflotte mettait en ligne en août 1914:

I- Navires de ligne

A-Cuirassés:
8 cuirassés côtiers de la classe Siegfried ( 1890 ), 2 cuirassés classe Brandenburg ( 1891 ), 4 classe Kaiser Friedrich III ( 1896 ), 5 classe Wittelsbach ( 1900 ), 5 classe Braunschweig ( 1902 ), et 5 classe Deutschland, mais aussi des dreadnoughts, ou cuirassés monocalibre, les 4 classes Nassau ( 1908 ), les 4 classe Helgoland ( 1909 ), et enfin les 5 classe Kaiser ( 1911 ). Si les Helgoland sont des Nassau agrandis, les Kaiser ont une disposition d’artillerie en échelon qui diffère assez fortement. Il est important de noter que ces pièces principales sont de 280 mm ( 11 pouces ), contre 305 mm ( 12 pouces ) en standard dans la Royal Navy jusqu’aux Helgoland. Avec les kaiser sont les seuls à posséder des pièces de 305 mm. En face, la Royal Navy affichait des pièces de 343 à 356 mm. Mais la philosophie Allemande était de privilégier la protection au détriment de la puissance de feu.

B-Croiseurs de bataille:
En matière de croiseurs de bataille, la Hochseeflotte n’affiche pas autant de bâtiments que la Royal Navy ( 5 unités contre 9 ), mais c’est l’une des rares Nations à en posséder: La France, les Etats-unis ou l’Italie n’en ont aucun. Ils seront fréquemment au combat et prouveront leur grande efficacité. Le Blücher ( 1908 ) est une sorte de copie très allégée du Nassau, le Von Der Tann ( 1909 ) a un arrangement différent d’artillerie, les deux Moltke ( 1910 ) et le Seydlitz ( 1912 ) peuvent s’apparenter aux Kaisers.

II-Croiseurs:

Les croiseurs lourds de la Hochseeflotte sont non seulement plus petits que leurs homologues Britanniques contemporains ( Les deux Scharnhorstde 1906 et leurs 12 300 tonnes contre les Warrior ou Minotaur de plus de 13 500 tonnes, disposant de 6 pièces de 234 et 4 de 190 mm contre les 8 pièces de 210 mm des premiers. ), mais aussi moins nombreux et moins protégés. Ils ne brilleront pas particulièrement au combat, les deux Scharnhorst ayant une victoire facilement acquise aux Falklands en 1914 ( la bataille de Coronel ). Il y avait en service les 5 Victoria Luise ( 1897 ), le Fürst Bismarck ( 1897 ), le Prinz Heinrich ( 1900 ), les 2 Prinz Adalbert( 1901 ), les 2 Roon ( 1903 ) et enfin les 2 Scharnhorst ( 1906 ).

Les croiseurs légers comprenaient des unités légères anciennes, telles le Gefion ( 1893 ), le Hela ( 1895 ), le Kaiserin Augusta ( 1892 ), utilisés comme patrouilleurs ou navires-écoles, mais aussi les 10 Gazelle ( 1898-1902 ), et les 7 Bremen ( 1903-1905 ), ainsi que les plus modernes croiseurs légers classe Königsberg ( 5 unités, 1905 ), Dresden ( 2, 1907 ) qui allaient se rendre célèbres, dans le pacifique, les 4 Kolberg ( 1908 ), les 4 Magdeburg ( 1911 ), les 2 Karlsruhe ( 1912 ), et les deux croiseurs mouilleurs de mines classe Albatros ( 1907 ).

 

III-Unités légères:

Sous ce terme se cachent des unités qui, jusqu’en 1915, peinent à soutenir la comparaison avec leurs homologues Britanniques. Depuis le lancement du destroyer Russe, le Novik ( le concept de contre-torpilleur est aparemment espagnol, avec de Destructor de 1989 ), qui instaurait en 1911 de nouveaux critères de jugement les destroyers devenaient des unités d’un tonnage et d’un autonomie dites « d’escadre », alors que jusqu’ici les contre-torpilleurs lancés par tous ces pays n’étaient que des torpilleurs de haute mer mieux armés, des unités presque côtières.

Les Britanniques les considéraient à juste titre et avec dédain comme des « torpilleurs de haute mer ». C’était d’aileurs le terme officiel utilisé par les Allemands, littérallement ‘Hochseetorpedoboote’. Ils devaient êtres suffisamment grands pour opérer avec la flotte, mais pas trop pour pouvoir n’être commandés que par un seul officier -une exigence de Tirpitz qui en disait long sur les pénuries d’effectifs de la flotte.

Les destroyers Allemands, à partir du plan de 1900, devaient êtres construits à raison d’une demi-flottille ( 6 unités ) par année fiscale, totalisant à terme 8 divisions ou flottilles. 16 demi-escadrilles étaient programmées.

Les premiers dataient de 1898: Il s’agissait de navires de 388 tonnes construits par Schichau, précédé par l’achat et l’étude d’un navire acheté à Thornycroft ( D10 ) en 1896. Schichau construisit 12 puis 6 autres navires améliorés ( de 388 à 400 tonnes ): Les S90-107. Germanierft prit le relai, avec ses 6 G108 (1900). Puis les séries Schichau continuèrent, avec trois groupes de 6 unités, S114, 120, 126. Le S125 (1903) était le plus grand de tous, un prototype annoncant les navires de 1905-06. Il fut suivi par la classe S138 (12, 1906), Germaniawerft délivrant ses G132 et le G137. (6 navires). Les Chantiers AG Vulcan reçurent commande de 10 autres navires (V150) et délivrèrent le prototype V161 en 1908. Il fut suivi des trois V162 (1909), des 11 V180 (1909), des 6 V1 (1911), et des 6 V25 (1914). Schichau construisirent les 4 S165 (1910), les 4 S176 (1910), les 12 S13 (1911) et les 6 S31 début 1914.
Enfin, Germania compléta ces effectifs par ses G169, G192, G7, 19 navires entre 1908 et 1911.

Les Torpilleurs n’étaient pas récents, à défaut d’être encore nombreux en service: Ils dataient d’entre 1886 et 1898. Tous construits par Schichau (T11-T65 ex- »S » et T66-89), à part les deux G88 et 89 de Germania. Ils étaient menés par des « conducteurs d’escadrille », sorte de grands torpilleurs côtiers, les D1-9 également construits par Schichau entre 1886 et 1894. ( Seconde classe pour les T11-65, première pour les T66-89 ).Il faut noter que Schichau avait construit 4 destroyers pour la Chine en 1898, qui lui revinrent par leur capture en 1900 lors de l’opération alliée contre les forts de Taku. par conséquent, l’un d’eux resta en service portant la bannière à l’aigle prenant le même nom de Taku, dans le comptoir Allemand de Tsing Tao, et fut perdu lors des bombardements du siège Japonais en 1914.

Les sous-marins Allemands qui allaient jouer un si grand rôle durant la grande guerre  dérivaient tous de l’U1 (1906), sorti en même temps que le colossal Dreadnought, comme un symbole de la condamnation à plus ou moins brêve échéance de ces géants… Mais en remontant loin dans le passé on trouve le Brandtaucher, construit par le célèbre ingénieur Bavarois Wilhelm Bauer en 1850, et qui fut perdu lors de sa première plongée. Il ne convainquit pas les autorités malgré les améliorations apportées par son géniteur, et il fallut attendre 1891 pour qu’un nouveau prototype soit essayé sans succès par Howaltswerke, comme son successeur en 1897. En 1902, l’ancien assistant-ingénieur de Laubeuf, l’Espagnol d’Ecquevilley-Montjustin, fut engagé par Friedrich Krupp aux chantiers de Germaniawerft qu’il venait de racheter à Kiel. Le Forelle, qu’il conçut était largement inspiré du Narval, et connut un grand succès, notamment à l’exportation ( les 3 « Karp » pour la Russie, les U3 et U4 Austro-Hongrois, le Kobben Norvégien ). Cependant Von Tirpitz ne prêtait guère d’attention à ce type d’unité, et il attendit de se faire remmettre un rapport d’inspection qui démontrait les immenses possibilités de cette nouvelle arme pour lancer la construction de l’U1 à Germaniawerft. L’autre Chantier de Kiel, les arsenaux impériaux, reçurent aussi commande de l’U2 en 1908. Mais le départ de l’ingénieur espagnol rapprocha les deux chantiers qui menèrent ensemble les études de conception des deux U3 (1909, construits à Dantzig). Les chantiers de Dantzig et ceux de Germania se partagèrent les unités suivantes U5 ( 4 unités ), U9 (4), U13 (3), U16 (7), U17 (2), U19 (4), U23 (4), U27 (4), U31 (11), les derniers terminés fin 1913-courant 1914. Environ 40-47 Unterseeboote au total étaient disponibles. Les très grandes séries allaient démarrer un peu plus tard durant le conflit.

Les canonnières en service étaient peu nombreuses, du fait de la faiblesse des possessions Allemandes dans le monde. Néammoins, on rescensait les 3 canonnières coloniales mixtes ( gréément de corvette ) classe Wolf (1878), les 3 Habitch (1879), les Hay et Eber (1881-1887), mais aussi les canonnières à vapeur seule classe Iltis (6 navires, 1898), et la canonnière fluviale Otter (1909) basée en Chine.

 

Tonnage 1890:

 Cuirassés 13
 Croiseurs 23
 Torpilleurs 30
 Divers 15

Tonnage 1914:

 Navires de ligne

47

 Croiseurs

57

 Destroyers
 Torpilleurs + sous-marins

Bien que les volumes soient moins importants pour les unités lourdes ( cuirassés et croiseurs de bataille ), on assiste à un effort de production considérable quoique inférieur à celui mené par la Grande-Bretagne et les USA, très présents à partir de 1917. L’arme la plus redoutable alignée sera l’Unterseeboote, instrument destiné à faire plier la Grande-Bretagne en brisant ses relations commerciales et son approvisionnement.

I- Navires de ligne

    A-Cuirassés:

Il s’agit bien entendu de Dreadnoughts, et de la poursuite du plan de Tirpitz. Les premiers sont de la classe König ( 4 unités, lancées en 1914 -septembre- et janvier-fév. 1915 pour les autres, terminés en 1915-16. ). Ils possèdent cette fois un nouvel arrangement d’artillerie, en 10 pièces de 305 mm répartis dans l’axe, à l’instar des unités Britanniques des classes King Georges V, Orion et Iron Duke. Mais les anglais sont passés entre-temps au calibre 343 puis 356 mm.
Avec les deux Bayern et ceux qui devaient suivre, les deux Sachsen, le retard est comblé: Le calibre passe à 380 mm comme sur les Queen Elisabeth et Resolution, en quatre tourelles doubles. Ces derniers bâtiments sont d’un design commun, et sont les meilleurs dreadnought Allemands et les derniers cuirassés construits avant les deux Bismarck de 1940-41, qui en récupèrent d’ailleurs l’essentiel.
Le Bayern et le Baden sont lancés en 1915 et terminés en juin 1916 et février 1917. Ils ne participeront donc pas à la fameuse bataille du Jutland. Le Sachsen et le Würtenberg sont lancés en novembre 1916 et juin 1917 et prévus pour achêvement en 1918, mais les travaux furent retardés et finalement abandonnés.
Il était prévu également une nouvelle génération de cuirassés dits « rapides » ( 26 noeuds contre 21 sur le Bayern ), L20 Alpha, un projet de navire dépassant 50 000 tonnes et armés de pièces de 420 mm. Leur construction devant démarrer au 11 septembre.

    B-Croiseurs de bataille:

Les derniers croiseurs de bataille Allemands sont les meilleurs au monde et serviront d’exemple à nombre de marines pour concevoir leurs premier cuirassés rapides à la fin des années 30. Les Britanniques ne s’y trompèrent pas d’ailleurs, et renflouèrent pour étude détaillée le Hindenburg. On dit que le Nelson et le Rodney auraient été un subtil mélange d’influences propres et de détail empruntés pour la protection, l’arrangement des machines, etc… Ces navires étaient si bien protégés comme le démontra superbement Jutand, qu’on peut les considérer comme une première tentative de concevoir un « super-dreadnought ».

Après le Seydlitz, dernier croiseur de bataille à pont à décrochement, on passe aux deux Derrflinger, lancés en 1913 et achevés en novembre 1914 pour le premier et mars 1916 pour le second. Ils arborent en effet une coque à pont continu, « flush deck ». Ces navires à leur sortie sont les plus grands et les plus puissants en service avec 30 000 tonnes en charge. Le Hindenburg, lancé en août 1915 et achevé en octobre 1917, peut être considéré comme un sister-ship. Il est cependant légèrement plus grand, plus rapide, et mieux protégé.
Le Hindenburg est aussi le prototype de la classe Mackensen, comprenant 4 bâtiments mis en chantier en 1915 et lancés pour deux d’entre eux en 1917.Ils sont nettement plus grands et passent au calibre 350 mm. En projets, on trouve des navires encore plus impressionnants, répliques aux Repulse Britanniques, la classe Yorck, devant compter trois unités dont seul le premier fut entamé en juillet 1916 et abandonné. Ils devaient atteindre 39 000 tonnes et posséder 8 pièces de 380 mm.

II-Croiseurs:

Seuls des croiseurs légers deront construits: Il s’agit des 2 Graudenz ( 1914-15 ), 2 Pillau ( 1914-15 ), des 2 Brummer mouilleurs de mines ( 1916 ), des 2 Wiesbaden ( 1915 ), des Königsberg-II ( 4 unités, 1915-16 ), et Cöln-II ( 2, 1918 ). Ces derniers marquaient un pas avec 7500 tonnes à pleine charge de 155 mètres de long pour 8 pièces de 150 mm. Les deux dernières classes étaient nommées d’après les unités coulées au début du conflit. La classe Cöln comprenait initialement 10 navires, mais seuls 2 furent achevés sur les 7 lancés.

III-Unités légères:

La construction de destroyers s’est poursuivie, mais avec un certain souci vers la fin de la guerre d’arriver à des navires aux standards Britanniques et Russes. Dès 1915, une classe un peu atypique, B 97, est conçue à Saint-Petersburg pour la flotte Tsariste, le chantier étant sous-traité par Blohm et Voss à Hambourg, et naturellement en août 1914, ces quatre unités Russes furent saisies et achevées aux standards Allemands pour incorporation. Ils étaient presque deux fois plus lourds que les autres unités et furent les seuls à être officiellement appelés « Destroyers » ( Zestörer ). Les G 101 étaient du même acabit, mais conçus pour la marine Agentine et de même incorporés. Il faudra attendre 1918, avec la classe S 113, pour voir la construction des premiers vrais destroyers Allemands. Nombre de leurs successeurs ne furent jamais terminés.

En matière de torpilleurs, environ 80 furent construits, allant des minuscules unités côtières de la classe A 1 aux A 56, en passant par les A 26, conformes aux plus anciens destroyers en service.

La force Allemande de U-Boote fut bien entendu le pivot de la Hochseeflotte dans l’atlantique mais également le reste des mers. Son succès ne doit pas seulement aux 370 unités mises en service durant le conflit -une paille par rapport aux 1400 de la seconde guerre mondiale- mais au manque d’organisation des alliés, au moins au début de la guerre, pour y faire face. On retiendra qu’ils n’ont pas permis en effet d’asphyxier la Grande-Bretagne, et ce malgré la guerre sous-marine sans restrictions lancée en février 1917, mais ils ont eu de beaux succès aux combats, avec des scores que n’atteindront jamais les capitaines de sous-marins durant les années 40. Il s’agit par exemple de Lothar Von Arnaud de la Périère, un « as » avec 194 victimes à son tableau de chasse, et 454 000 tonnes de navires coulés, dont seulement 4 à la torpille, mais également de l’U9 du commandant Weddingen, qui envoya par le fond en moins d’une heure, les croiseurs-cuirassés Britanniques Hogue, Cressy et Aboukir.

12 427 000 tonnes seront envoyées par le fond jusqu’en novembre 1918, dont 12 404 000 pour la Grande-Bretagne seule. Au plus fort de cette « première » bataille de l’atlantique, entre 60 et 90 U-Bootes opéraient de concert, et entre 178 et 199 furent coulés pour toute la guerre.
Il est à noter aussi qu’une forte proportion d’unités lancées, les UB et UC étaient de petits submersibles côtiers aptes au mouillage de mines ou à la défense, mais impropres à effectuer de longues croisières dans l’Atlantique, domaine réservés des « océaniques ».

Tonnage 1914-18:

 Cuirassés

13

 Croiseurs

23

 Destroyers

30

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2 -La Hochseeflotte en opérations

http://www.naval-encyclopedia.com/pages/vingtieme-siecle/marines/premiere-guerre-mondiale.php

hochseeflotte_revue

La III escadre de ligne de la Hochseeflotte en mer ( Photo Wikipedia DP ).

Que dire de l’usage qui fut fait de cette arme formidable, la plus puissante jamais alignée par un pays d’Europe continentale avant la marine soviétique des années 60-90?… L’essentiel des évênements vont se dérouler en 1914: Coup sur coup, les Allemands tentent la nuit même de la déclaration de guerre, de miner les grands estuaires dans une opération assez audacieuse et fort risquée ( voir l’affaire du Königin Luise ).

En méditerrannée, le Goeben et le Breslau sont à la merci de la Royal Navy, des marines Française et Italiennes. Gibraltar contrôlant la sortie vers l’Atlantique, l’amiral Souchon, commandant le Goeben, un grand croiseur de bataille flambant neuf, ne pouvait espérer en partant de Port-Saïd ( Egypte ) forcer le passage pour rentrer en Allemagne. Car l’Egypte et le canal de Suez étaient également verrouillés à toute tentative de rallier Von Spee via un long détour dans l’océan Indien et le pacifique. Il ne restait que la solution du combat -desespéré- ou de trouver refuge dans des eaux amies -Ottomanes-, puisque les flottes Britanniques, Françaises et Italiennes l’attendaient au passage. Ce qui fut salué plus tard comme un exploit, le Goeben réussit à échapper à ses poursuivant et à pénétrer dans le Bosphore pour rallier la mer Noire et Constantinople. Là, les deux navires changèrent de pavillon, le Goeben devenant officiellement le Yavuz Sultan Selim à la fin de la guerre.

Enfin, la flotte Allemande du Pacifique présente à Tsing Tao, sous le commandement de l’amiral Von Spee, dût son salut à un départ précipité de la base, vers laquelle la menace des flottes Japonaises, Russes et Britanniques, pesait lourdement. Von Spee fera parler de lui malgré ses navires anciens, obtenant de beaux succés aux malouines contre Cradock, avant d’en subir le contrecoup. L’Emden se sépara de l’escadre pour mener une guerre de corsaire mémorable. En Afrique, c’est port de Dar-el-Salaam, base avancée de la colonisation Allemande, qui est sous l’épée de Damoclès des forces alliées. Le Königsberg va lui aussi mener une guerre de corsaire, avec moins de succès que dans le pacifique

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