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12 janvier 2013

Le premier soldat qui a franchi le Rhin

Classé sous — milguerres @ 17 h 13 min

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La Tunisie et la Grande Guerre
La Tunisie au gré des conflits
Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie
Fatima, l’unique Spahi

Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien

Le premier soldat qui a franchi le Rhin heros-de-tunisie-201x300

Héros de Tunisie

Spahis et Tirailleurs d’Ahmed Bey 1er à M. Lamine Bey  1837 – 1957

Eric Deroo, Pascal Le Pautremat

Éditeur: Cérès éditions
Parution : 2006
Grand format cartonné: 21 x 26 cm
186 pages- 224 illustrations

fleche-boule8 dans Un livre d’histoire :

Héros de Tunisie retrace l’histoire, peu ou mal connue, de plus de 100,000 Tunisiens qui, de la campagne de Crimée à la guerre d’Indochine, vont contribuer vaillamment à écrire une page essentielle de l’histoire mondiale. Leur destin va accompagner celui de l’Europe et de la France en particulier dans un 20ème siècle marqué par deux guerres mondiales. Dans les régions rudes de l’Europe et de l’Asie, au cœur d’hivers rigoureux, et dans des conditions souvent inhumaines, les combattants tunisiens firent constamment preuve d’une grandeur et d’un courage sans faille devant l’adversité.
fleche-boule8 dans Un livre d’hommage :

Cet ouvrage rend hommage et honneur à ces hommes qui, témoins et acteurs d’une époque mouvementée, ont aujourd’hui quasiment tous disparu. Leur parcours et leurs précieux témoignages font mieux entendre les tumultes de l’histoire.

Les nombreuses illustrations, souvent inédites, sont là pour donner voix à ces héros demeurés trop longtemps dans l’oubli, de part et d’autre de la Méditerranée.
fleche-boule8 dans Un livre pour découvrir:

L’histoire des plus de 100.000 tunisiens, qui ont combattus durant les grands conflits du 20ème siècle, aux côtés des Ottomans, des Anglais et des Français de 1837 à 1957

      -  L’histoire jamais publiée du courage et des sacrifices de plusieurs générations de soldats tunisiens

      -  Plus de 220 photos et illustrations d’époque

      -  Plus de 60000 tunisiens ont participé à la première guerre mondiale

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Historique du 4e Régiment de Spahis

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Fatima, l’unique Spahi


28 décembre 2012

Fatima, l’unique Spahi

Classé sous — milguerres @ 23 h 12 min

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Les Spahis et la Grande Guerre

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Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

 

Fatima, l’unique Spahi, de l’armée française de la Grande Guerre

http://femmesenuniforme.blogspot.com/2012/09/image-fatima-seule-femme-combattante.html

Pendant la Grande Guerre, une femme d’Afrique du Nord se prénommant Fatima sert dans un régiment de marche de spahis Marocains. Déguisée en homme, en toute illégalité, afin de suivre son amant (un lieutenant), elle s’introduit dans un transport de troupes à destination de la France. Dans l’ouvrage Un homme d’aventures, tome 1 d’Henri Dupertuis, l’auteur mentionne ce fait rapporté par son père le général Dupertuis (alors lieutenant-colonel du régiment concerné). Malgré son déguisement et, certainement, la complicité d’autres spahis, elle est découverte à son arrivée en métropole. Qu’à cela ne tienne, elle n’est pas renvoyée en Afrique du Nord et se voit autorisée à demeurer avec les spahis le temps de leur séjour en métropole. Elle participe aux combats contre les Allemands, mais lorsque son régiment prend la direction de l’Orient, en 1918, elle rentre vraisemblablement au Maroc.

 

Fatima, l'unique Spahi

 Image tirée du Miroir numéro 81 du dimanche 13 juin 1915.

«Fathima la marocaine», femme goum

http://osireglacier.com/etudesmarocaines/?p=9

…Certain-es Marocain-es ont été forcé-es de rejoindre les rangs de l’armée française, alors que d’autres ont été recruté-es volontairement, pour combattre pour les intérêts coloniaux de la France soit en Europe, soit ailleurs dans le monde.  On désigne par «goum» tout soldat d’origine maghrébine qui a rejoint les rangs de l’armée française.  D’un point de vue historique, ce qui est intéressant au sujet des goums, c’est que pendant longtemps, ils ont sombré dans l’oubli.  La France n’en parlait pas, parce qu’il s’agit d’une population subalterne qui ne serait pas digne d’être mentionnée par l’histoire officielle.  De son côté, le Maroc n’en parlait pas non plus, parce  que l’histoire officielle, à la nationale et nationaliste, ne savait pas comment interpréter l’engagement des goums pour une puissance colonialiste.  Et l’oubli est double, quand il s’agit de femmes  goums : un oubli d’une population subordonnée, à cause de son sexe, au sein d’une population subalterne dans les jeux mondiaux du pouvoir.  En effet, les archives françaises montrent qu’une certaine Marocaine qu’on surnommait «Fathima la marocaine» faisait partie des soldats qui combattaient pour les intérêts de la France en 1915.

On ignore tout de cette femme, y compris son nom de famille.  Toutefois, on suppose qu’elle ait existé.  En effet, d’une part, on a une photo d’elle qui a été reproduite par un article du journal français Le Miroir, datant du 13 juin, 1915, qui est intitulé «Les femmes qui se battent comme de vrais soldats», et qui parle d’elle en ses termes : «Fathima la marocaine a suivi nos unités maghrébines depuis le début de la bataille, et a combattu courageusement comme un homme.» D’autre part, d’autres documents historiques mentionnent la présence de femmes parmi les goums, sans toutefois préciser le rôle que ces femmes ont joué dans l’armée française.

 

 

fleche-boule8 dans évoquée sur :

http://femmesenuniforme.blogspot.com/2012/09/image-fatima-seule-femme-combattante.html

http://osireglacier.com/etudesmarocaines/?p=9

http://chnm.gmu.edu/wwh/d/182/wwh.html

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Les Spahis et la Grande Guerre

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

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4e Régiment de Spahis en Tunisie

Les spahis

Classé sous — milguerres @ 22 h 47 min

 

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Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

 

Les spahis

wikipedia

 

Les spahis étaient des unités de cavalerie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

Historique

Spahi est un mot d’origine turque, (mot provenant du persan سپاهی sipâhi signifiant « soldat » qui nous a aussi donné cipaye ou sepoy) dont la traduction la plus acceptée est celle de « cavaliers ». À l’origine, les « sibahis » sont des cavaliers fournis par les tribus inféodées à l’Empire ottoman qui viennent renforcer les effectifs de Mamelouks (troupes régulières) lorsque l’ampleur des opérations le nécessite.

Ils se payent sur le terrain en pillant les lieux où ils interviennent et, une fois l’opération terminée, rejoignent leurs tribus d’origine.

Le dey d’Alger, destitué lors de l’arrivée des Français, dispose de « Sibahis », turcs en grande majorité. Se trouvant sans emploi, ils se rangent en 1830 sous la bannière de Yusuf (Youssouf)1 qui se met au service de la France et en fait des troupes efficaces et redoutées, contribuant à la conquête de l’Algérie. Le mot, déformé par la prononciation française, devient Spahi.

En Algérie

Ces cavaliers, commandés par le « colonel-agha » Marey et recrutés par « Youssouf » Vantini, sont d’abord appelés « chasseurs indigènes » puis « Mamelouks », avant de prendre le nom de « Spahis ». Leur existence est officialisée par quatre textes législatifs :

- la loi du 9 mars 1831 autorise les généraux commandant les pays occupés à former des corps militaires composés d’indigènes et d’étrangers. C’est la première consécration des tirailleurs, zouaves, chasseurs indigènes, légionnaires… ;
– une ordonnance du 10 septembre 1834 prescrit la formation à Alger d’un corps de cavaliers indigènes sous la dénomination de spahis réguliers ;
– l’ordonnance du 7 décembre 1841 crée un corps unique de cavaliers indigènes. Est ainsi régularisé leur emploi depuis plus de dix ans par le corps expéditionnaire français en Algérie ;
– l’ordonnance du 2 juillet 1845 crée trois régiments de spahis :

  • le 1er régiment de spahis algériens à Alger ;
  • le 2e régiment de spahis algériens à Oran ;
  • le 3e régiment de spahis algériens à Bône .

Ces formations se couvrent de gloire dans la quasi-totalité des combats qui émaillent la conquête de l’Algérie et contribuent largement au succès des armes de la France.

Leurs principales victoires sont :

  • Constantine en 1836 et 1837 ;
  • les Portes de Fer en 1839 ;
  • le Collo en 1843 ;
  • la prise de la smala d’Abd el-Kader en 1843 ;
  • la bataille d’Isly en 1844 ;
  • les Aurès en 1846 ;
  • la prise de Zaatcha en 1849 ;
  • la prise de Laghouat en 1852 ;
  • le Hodna en 1864 ;
  • la Kabylie en 1871.

Hors d’Algérie

Né en Algérie, le modèle spahis est repris ailleurs par l’armée française :

  • en Crimée, en 1854, où Yousouf est chargé de mettre sur pied des escadrons de cavaliers autochtones, les « Bachi-bouzouks » ;
  • en Tunisie, où le 4e Spahis est formé le 1er octobre 1886 ;
  • au Maroc, avec la participation d’escadrons algériens à l’expansion française, puis avec la création, en 1912, de dix escadrons de spahis formés avec les tabors de cavalerie du sultan du Maroc ;
  • au Sénégal, avec une esquisse en 1843, puis une participation effective aux opérations de pacification de 1872 à 1881 ;
  • et aussi au cours de l’expansion coloniale de la IIIe République où des unités algériennes et marocaines prennent une part active aux campagnes d’Extrême-Orient, d’Afrique et de Madagascar.

Première Guerre mondiale

En 1914, existent quatre régiments de spahis algériens encasernés à Médéa, Sidi-bel-Abbès, Batna et Sfax (en Tunisie). Un 5e régiment de spahis algériens est créé lors de la mobilisation générale d’août 1914 ; et, un mois plus tard, en septembre, est constituée une brigade de marche à l’aide d’escadrons provenant de toutes les unités. Cette brigade, commandée par le colonel Martin de Bouillon se compose des 1er (lieutenant-colonel Schneider) et 2e (colonel Couverchel) régiments de marche des spahis qui, en août 1915, sont renommés 6e et 7e spahis algériens. Les spahis algériens combattent dès le début des hostilités.

Pendant ce temps-là, au Maroc, les autorités françaises réunissent quatre escadrons auxiliaires de chasseurs marocains et les dirigent sur la France, où, aux ordres du commandant Dupertuis, ils forment le régiment de marche de chasseurs indigènes à cheval qui devient, le 1er janvier 1915, le Régiment de marche des spahis marocains (dépôt à Arles). Quant aux escadrons auxiliaires restés au Maroc, ils donnent naissance au 2e régiment de spahis marocains, lequel sert d’unité de relève au 1er régiment de spahis marocains alors en première ligne en France, puis, à partir de mars 1917, à l’armée d’Orient où il mène force combats qui, en 1918, l’entraînent jusqu’au Danube et à Budapest. Dans cette ville, le 31 décembre 1918, soit un mois après l’armistice, lors d’un raid sur le château de Foth, il capture le maréchal von Mackensen et tout son état-major.

Entre-deux-guerres

Durant cette période, le nombre de régiments de spahis est triplé par rapport aux effectifs de 1914.

En 1921, on dénombre douze régiments de spahis :

  • 5 en Algérie ;
  • 4 au Maroc ;
  • 2 au Levant ;
  • 1 en Tunisie.

Fichier:Algerie spahi furnes harki.jpg

Spahis d’Algérie à Furnes, Belgique.

Fichier:LL 89 - Guerre 1914-1915 - RIBECOURT - Campement de spahis marocains.JPG

Un campement de spahis marocains à Ribécourt, au début de la Première Guerre mondiale

Régiments de spahis algériens dissous

  • 1er régiment de spahis algériens (1831-1964)
  • 2e régiment de spahis algériens (1832-1962)
  • 3e régiment de spahis algériens (1832-1964)
  • 5e régiment de spahis algériens (1914-1962)
  • 6e régiment de spahis algériens (1914-1956)
  • 7e régiment de spahis algériens (1914-1962)
  • 8e régiment de spahis algériens (1921-1962)
  • 9e régiment de spahis algériens (1921-1961)
  • 10e régiment de spahis algériens (1922-1958)
  • 11e régiment de spahis algériens (1920-1956)

Régiments de spahis tunisiens dissous

  • 4e régiment de spahis tunisiens (1882-1957)
  • 5e régiment de spahis tunisiens (1929-1933)
  • 12e régiment de spahis tunisiens (1922-1956)

Régiments de spahis marocains dissous

  • 1er régiment de spahis marocains
  • 2e régiment de spahis marocains (1912-1962) devenu 22e régiment de spahis en 1958.
  • 3e régiment de spahis marocains (1922-1962) devenu 23e régiment de spahis en 1958.
  • 4e régiment de spahis marocains (1927-1963) devenu 24e régiment de spahis en 1959.
  • 5e régiments de spahis marocains (1943-1955)
  • 6e régiments de spahis marocains (1944-1962)
  • 8e régiment de spahis marocains

Fichier:French colonial soldier WWI.JPG

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Fatima, l’unique Spahi

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Fatima, l’unique Spahi

 

4e Régiment de Spahis en Tunisie

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa3.htm

4e Régiment de Spahis en Tunisie gili

Michel Gili en grand uniforme en 1922

Pendant l’entre-deux guerres, le 4e Régiment de spahis tunisiens (4e RST), formé d’environ 95% de Tunisiens pour 5% d’Européens, qui était en garnison à Sfax au Camp  » Jamais  » existant depuis 1893, participa activement à l’animation de la vie locale, quand il n’était pas partie prenante des manœuvres annuelles. 

fleche-boule8 dans

Le Camp JAMAIS

camp05

Le camp Jamais, avant la construction de son mur d’enceinte.
(Coll. G. Mishid)

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En visite au camp Jamais, des marins posent pour le photographe,
 alors que la fanfare du 4° Régiment de spahis tunisiens retentit.
(Coll. Ch. Attard)

fanfare

Les spahis défilent sur le boulevard de France, fanfare en tête.
(CPA LL. n°92 – Coll. Ch. Attard)

Sa fanfare, formée à partir d’un noyau de 6 personnes en 1925, s’étoffa et, dès le 1er janvier 1926, institua la tradition annuelle du réveil en fanfare sous les fenêtres des maisons du colonel, du caïd et du contrôleur civil. 

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 Chaque année, le 14 Juillet et le 11 Novembre,
les troupes défilaient sur le boulevard de France
(CPA LL. n°30 – Coll. G. Bacquet)

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Elles participaient aussi aux différentes missions incombant à l’armée en temps de paix, ce qui ne les empêchait pas de mettre en valeur la dextérité de leurs cavaliers dans les concours hippiques au champ de course. 

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On décore face au cercle militaire.
(CPA LL Photo n°37 – coll. G. Bacquet)

Le cercle militaire, dominant la place Jérôme-Fidelle, était le cadre de réceptions en l’honneur des officiers des divers navires de guerre, français ou étrangers, en visite dans le port, ainsi que de grands bals auxquels des civils étaient invités.

cercle

Le cercle militaire (au second plan)
dont la terrasse surplombait le boulevard de France
(CPA LL Photo n°113 – coll. Ch. Attard)

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa3.htm

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Historique du 4e Régiment de Spahis

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4e Régiment de Spahis en Tunisie

 Fatima, l’unique Spahi

 

 

 Fichier:Insigne régimentaire du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens 1er modéle.jpg

source wikipedia

Insigne régimentaire du 4e régiment de tirailleurs tunisiens
(1er modèle)

Le 4e régiment de tirailleurs tunisiens (4e RTT) était un régiment d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

En activité entre 1884 et 19561, il est l’un des régiments les plus décorés de l’armée française2. Il se distingue particulièrement lors de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est cité six fois à l’ordre de l’Armée et obtient la Légion d’honneur, puis lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la campagne d’Italie au sein du corps expéditionnaire français du général Juin ; il est à nouveau cité quatre fois à l’ordre de l’Armée.

source wikipedia

Historique du 4e Régiment de Spahis

http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

1914

Départ pour la France

Le régiment de campagne du 4e Régiment de Spahis est formé à Sfax (Tunisie) à 4 escadron et embarqué le 1er septembre 1914 à Sfax également.

A cette date, l’état-major du Régiment a la composition suivante :

  • Colonel Couverchel, Commandant le Régiment,
  • Lieutenant-Colonel Schneider,
  • Chefs d’Escadrons Renn et B.R Bonneterre,
  • Capitaine Adjoint Dauphinot,
  • Lieutenant Crotel, officier d’approvisionnement,
  • Lieutenant Dandine, Officier payeur,
  • Treuvelot, vétérinaire major de 2e classe,
  • Couboules, médecin major de 2e classe
  • Aoustin, vétérinaire aide-major de Ire classe
  • Bellon, médecin aide-major de 1ere classe.

L’effectif du Régiment est de 31 Officiers, 666 hommes de troupe et 671 chevaux.

L’Aisne

Les escadrons débarquent à Marseille le 4 septembre 1914 et sont immédiatement dirigés sur le camp retranché de Paris. Le 4e Spahis forme avec le 6e Régiment de Marche de Spahis (Escadrons des 1e, 3e et 5e Spahis) une Brigade de marche qui est mise à la disposition de la 6e Armée (Gal Maunoury) dans la région de l’Oise.

Le  13, la brigade reçoit l’ordre de passer l’Aisne, le plus rapidement possible, entre Jaulzy et Vic-sur-Aisne. Le pays vallonné et boisé est difficile pour la Cavalerie et propice aux embuscades. La Brigade est arrêtée par le feu de l’infanterie ennemie embusquée dans les bois de Moulin-sous-Touvent et Nampcel puis poursuivie jusqu’au Sud de Saint-Pierre-lès-Bitry par un tir progressif d’artillerie.

Le 15 septembre, la Brigade qui a repris sa marche en avant part d’Attichy et deux Escadrons reçoivent l’ordre de se porter par Carlepont sur la Pommeraye, en soutien de reconnaissance d’infanterie. Le Peloton d’avant-garde, arrivé à hauteur de Brétigny, aperçoit une forte colonne de cavalerie ennemie qui se retire.

Le lieutenant De Mesmay, commandant ce peloton n’hésite pas à attaquer franchement I’arrière-garde de cette colonne composée d’un Régiment de Uhlans, dont il tue plusieurs cavaliers et continue au galop sur Brétigny, suivi par le demi-Régiment du Commandant B.R Bonneterre. Mais à la lisière sud du village, des feux d’infanterie, de mitrailleuses et d’artillerie, obligent les Spahis à se jeter dans les bois qui bordent la route.

Au cours de ce combat, une vingtaine de Spahis a disparu, mais les deux escadrons du 4e Spahis sont l’objet de félicitations élogieuses du Commandant de la Brigade.

 

La Somme

Pendant tout le mois de septembre, le Régiment va continuer ses missions de reconnaissance et de résistance ; il part dès l’aurore, les chevaux sellés dans la nuit, il travaille tout le jour et rentre au bivouac dans les lignes de l’Infanterie à la nuit est tombée. Le ravitaillement arrive au milieu de la nuit, quand il peut rejoindre. Le temps est froid et pluvieux. Malgré ces longues étapes, une nourriture, composée presque uniquement de vivres de réserve, les intempéries pénibles pour les Spahis habitués au soleil d’Afrique, le moral est toujours excellent et tous conservent le mordant nécessaire aux missions périlleuses qui leurs sont confiées durant les attaques furieuses et les bombardements intenses qui ont lieu pendant la fin septembre dans le Sud de la Somme.

Le 24 septembre au soir, notamment à la Chavate, la Brigade à cheval depuis le matin, est obligée de tenir en respect, au combat à pied, des forces allemandes supérieures en nombre. Cette résistance permet de rallier les forces entamées et d’opposer un barrage solide au mouvement débordant des lignes allemandes. Plusieurs Officiers, Sous-Officiers et Cavaliers sont cités à l’ordre du Régiment.

Mais si le courage des hommes a toujours réussi à se montrer plus fort que la fatigue, les chevaux ont eu à fournir sans repos, durant 18 jours un effort presque au-dessus de leurs forces. Bivouaqués dans la boue, sellés dans de mauvaises conditions; parfois 59 heures sur 62 (du 24 septembre, 9 heures, au 26 septembre, 19 heures) parcourant tous les jours d’assez longues distances, beaucoup deviennent indisponibles et ne peuvent être soignés par les vétérinaires durant les quelques heures de la nuit dont ils disposent.

Le commandement, reconnaissant qu’il est absolument nécessaire de donner quelque repos au Régiment, décide qu’à partir du mois d’octobre, un demi-Régiment assurera, seul, le service sur le front, le reste des Escadrons de la Brigade restant en cantonnement à la disposition du Général commandant le corps d’armée.

Les mois d’octobre et de novembre avec leurs brouillards et leurs pluies fines et fréquentes, vont être pour le 4e Spahis une période d’incessants changements, durant, lesquels il aura à remplir un triple rôle; éclairer sur le front, assurer la liaison avec les divisions voisines et se tenir constamment prêt, soit à appuyer les attaques, soit à parer un fléchissement des lignes françaises. C’est ainsi que la Brigade passe du grand plateau de la Somme aux plaines du Pas-de-Calais, traversant Contoire, Faverolles, Pierrepont, Corbie, Pas, Thièvres, Saulty, Couturelle, Coin, Larbet, pour se fixer le 12 novembre à Izel-les-Hameaux dans le Pas-de-Calais.

 

Le Pas-de-Calais

Attaque du château de Vermelles.

Le 30 novembre, des gens résolus sont nécessaires pour tenter un quatrième coup de main sur le château de Vermelles (entre Béthune et Lens) qui, depuis un mois et demi, arrête notre progression. On fait appel au 4e Spahis, grand honneur que tous comprennent car le Colonel n’a que l’embarras du choix pour constituer le groupe franc de 80 Spahis, demandé par le Commandement. Ce groupe se rend le 30 au soir à Mazingarde, d’où doit  partir l’attaque. Il échange ses armes avec une Compagnie de Territoriaux, et le lendemain matin, des instructeurs d’Infanterie apprennent aux Spahis le maniement du fusil et leur donnent quelques principes d’escrime à la baïonnette. C’est après une heure d’exercice que ce groupe de Spahis devint la troupe d’Infanterie qui devait, deux heures plus tard, mettre en fuite ou écraser deux Compagnies badoises occupant une position jugée formidable.

A 11 heures, le signal de l’attaque est donné par l’explosion d’une mine qui doit faire brèche dans le mur du parc. Les quatre groupes de 20 Spahis, sous les ordres du Lieutenant Berger et du Sous-Lieutenant Allal Ghomry, s’élancent à pied et avec un élan irrésistible en tète des troupes d’Infanterie. Le Maréchal des Logis Decousser et 19 cavaliers ont bondi les premiers sur le mur d’enceinte et l’escaladent. Ils sont rejoints aussitôt par les autres groupes. Devant les Spahis, dans les boyaux du parc, les Allemands affolés, tourbillonnent. Les Spahis franchissent tous les obstacles tirant et pointant sans arrêt; rien ne leur résiste et d’un seul assaut ils enlèvent le parc, le château en ruines et les maisons qui bordent le parc nord, massacrant au passage tout ce qui n’a pu s’enfuir. 

Le groupe franc à son retour à Mazingardes fut acclamé par toutes les troupes et vivement félicité par le Général De Cadoudal pour son entrain, sa grande bravoure et le magnifique résultat obtenu.

Après Vermelles, le Régiment prend quelques jours de repos, puis va s’installer à Bully-Grenay pour assureur le service des tranchées de décembre 1914 à avril 1915, dans le secteur de BulIy à Àix-Noulette (Sud-Est du Pas-de-Calais).

Il aura à y souffrir énormément du froid et beaucoup d’hommes, dont les pieds sont gelés, devront être relevés. Là encore, le Régiment fera son devoir. Le 17 décembre, un groupe d’éclaireurs est détaché au 21e Bataillon de Chasseurs à Pied, avec mission de précéder l’infanterie dans une attaque contre les tranchées allemandes situées dans un petit bois aux environs de Noulette. Le groupe s’élance bravement à l’assaut, s’empare de la première ligne de laquelle il chasse les Allemands et, malgré un feu violent de mitrailleuses ennemies réussit à se maintenir dans son gain en faisant le coup de feu jusqu’ au soir.

1915

En mai 1915, une nouvelle attaque est projetée contre les « ouvrages blancs » d’Angres, dans la région de Lens. Les Spahis sont demandés pour donner, encore une fois, la preuve de leur audace en attaquant à pied des ouvrages allemands, très fortement organisés, qu’il s’agit d’enlever par un coup de main hardi et de conserver coûte que coûte.

Le 8 mai, cent Spahis encadrés sont fournis par le Régiment et le 25, cinquante autres doivent prendre part dans les mêmes conditions a une nouvelle opération de concert avec l’lnfanterie.

Comme à Vermelles, c’est tout le Régiment qui est volontaire et tous se disputent l’honneur d’être de l’attaque. Le 19 mai, à 17 heures sous les ordres du Capitaine Paoli, du Lieutenant Labarbe et du Sous-Lieutenant de Coincy, au signal de l’explosion des mines, les Spahis s’élancent hors des tranchées. Ils trouvent, en face d’eux une masse de bastions et de tranchées que nos troupes appellent les « ouvrages blancs » parce que, creusés dans un sol crayeux, ils couronnent la crête d’un labyrinthe blanchâtre. Les hommes, avec un mépris prodigieux de l’adversaire ne s’arrêtent pas à ces tranchées qu’ils débordent ; tout au plus enferment-ils parfois des groupes entiers d’Allemands qui n’ont pas eu le temps de sortir de leurs abris. Aussi, en quelques minutes avec des pertes minimes, le détachement atteint la deuxième ligne ou les Allemands surpris et terrorisés, sont massacrés au nombre de plus de 300. 80 sont faits prisonniers. Mais les obus et les grosses grenades pleuvent et insuffisamment appuyé et fortement mitraillé le groupe réduit de moitié, est obligé de rétrograder jusqu’à la première ligne allemande, dans laquelle il réussit à se maintenir malgré un feu d’enfer.

Dans cette affaire, il y a eu de lourdes pertes ; le Sous-lieutenant de Coincy, qui combat vaillamment jusqu’au soir à la tête de son groupe, trouve une mort glorieuse dans la lutte; 6 Sous-Officiers sur 8 et 12 Brigadiers sur 14 n’ont pas reparu; la majeure partie de l’ouvrage étant retombée aux mains de l’ennemi, il a été impossible de déterminer le nom des morts et blessés relevés par l’ennemi.

Tout le groupe d’éclaireurs obtint la citation suivante à l’Ordre de la 10e Armée:
Le groupe d’éclaireurs du 4e Spahis chargé de l’attaque d’un ouvrage allemand très fortement organisé, s’est formé pour I’assaut avec autant de calme qu’au terrain de manœuvre. Ils se sont élancés à l’assaut, officiers en tête avec une fougue et un courage admirable, ont occupé la plus grande partie de l’ouvrage, s’y sont maintenus avec un complet mépris du danger malgré les fortes pertes que leur a fait subir le feu d’Artillerie et de l’infanterie allemande.

Le 25 mai, sous les ordres du Capitaine Brabet et du Sous-lieutenant De La Croix, le second groupe formé fit, de concert avec l’Infanterie, une nouvelle tentative sur les ouvrages blancs occupés en partie par les Allemands. Comme le 8 mai, les deuxièmes lignes furent atteintes dans un élan splendide et occupées. Les Spahis, malgré leur petit nombre, repoussèrent à la baïonnette quatre contre-attaques allemandes et firent une hécatombe d’ennemis.

Après les opérations des Ouvrages Blancs, le Régiment avait besoin d’être réuni pour pouvoir s’organiser; la moitié des effectifs fournis les 8 et 25 mai, avait été mise hors de combat. Aussi le 27 mai  la réserve à pied de BuIly est supprimée et le 4e Spahis n’a plus d’hommes détachés au service des tranchées. Il va être en mesure de se reformer, de compléter son effectif en hommes et de se préparer à repartir dans de meilleures conditions.

Le 19 juin, après un séjour de un mois plus à l’est à Hestrus, le Régiment va cantonner à Pernes. Le 1er juillet, 500 Cavaliers à Pied, dont 200 du 4e Spahis, sont mis à la disposition de la 4e D.I. Ils vont occuper les abris situés sur la piste allant de Petit-Servins à Maison Forestière (lisière ouest du bois de Bouvigny) et font le service de première et deuxième lignes. Pendant ce séjour aux tranchées, les Spahis supportèrent des bombardements parfois violents; qui causèrent des pertes assez sérieuses.

Les Spahis se distinguèrent particulièrement dans des missions de reconnaissance souvent très périlleuses. Le 15 septembre, une de ces patrouilles, commandée par le Brigadier d’Arras, se heurte à une forte patrouille allemande. Malgré l’infériorité numérique (quatre contre quinze) malgré la différence d’armes (mousqueton contre fusil), le Brigadier d’Arras sans perdre une minute s’élance à la baïonnette sur l’ennemi avec ses trois hommes. La patrouille allemande, après un terrible corps à corps, se retire, laissant cinq des siens sur le terrain, dont un Officier, sur le corps duquel on retrouve des notes précieuses pour le Commandement. Le Brigadier rentre avec deux de ses hommes, tous trois blessés. Cette action glorieuse valut une citation à chacun de ces braves.

Le 22 septembre 1915, les Spahis sont relevés de leur service aux tranchées; ils changent de cantonnements et on les retrouve le 1er octobre a Bergueneuse au nord d’Anvin, d’où ils reprennent, le 9, le service des tranchées. Comme auparavant, le 4e Spahis fournit 200 hommes qui sont mis en soutien de la ligne de sous-secteur, ils occupent le chemin creux Souchez-Angres.

Le 13 octobre, il s’agit d’opérer un coup de main sur un poste allemand. Le Lieutenant de Kerverseau fait, sous un bombardement violent, une reconnaissance judicieuse. Le 13 au soir, les Allemands ont prononcé une attaque très violente et ont pris deux tranchées françaises, défendues par le 31e Bataillon de Chasseurs à Pied, dont une Compagnie a été éprouvée. Le Lieutenant Ghomri, avec une quarantaine de gradés et hommes, est désigné pour cet engagement, L’attaque se produit le 14 à 9 heures, mais ne réussit pas complètement, les éléments voisins n’ayant pu progresser. L’assaut est décidé à nouveau pour 16 heures. Il sera exécuté par un escadron du groupe de Spahis, soutenu par une Compagnie d’infanterie et précédé d’une fraction de Grenadiers. Le combat s’engage à la grenade, mais se transforme vite en un abordage à la baïonnette dans lequel les Spahis ont rapidement l’avantage.

Les Allemands cèdent. Le Capitaine Trillat s’est porté à la hauteur de la première ligne et sa présence électrise ses hommes. Blessé d’une balle au bras, il continue son mouvement en avant, exhortant toujours ses Spahis. Une nouvelle blessure à l’épaule gauche le renverse; il essaie de se relever mais, trahi par ses forces, il passe le commandement au Lieutenant Labarbe et ne quitte le terrain de la lutte que lorsqu’il voit la progression s’accentuer. A 16h25, la position est à nous.

L’hiver arrive avec la fin octobre, et, pendant les mois suivants, le 4e Spahis continue à tenir les tranchées.

1916

Le 15 janvier, le détachement de 200 hommes fourni aux tranchées, est remis à la disposition du régiment. Le 17 janvier 1916. la Brigade de marche des Spahis, change sa composition. Elle sera formée du 4e Spahis et du Régiment de Spahis marocains. Toutefois, le 4e Spahis reste provisoirement à la disposition du 9e Corps d’Armée et s’installe à Hétrus et à Tangry. Le 21, le 4e Spahis est affecté comme Cavalerie de Corps au 33e C.A.. Il cantonne à Hernicourt, Berthonval, Sautricourt, St Martin, toujours dans le Pas-de-Calais, et assure un service de surveillance générale.

 

 

Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse

Le 1er mars 1916, le Régiment embarque à Wavrans-sur-Ternoise et quitte le Pas-de-Calais ; dés lors, il ne fait que voyager. Il se rend d’abord dans la Marne, traverse ensuite la Meuse pour passer dans la Meurthe-et-Moselle, le 4 avril à Saulxures et Allamps.

Enfin le 18 mai, le Régiment revient sur la frontière de l’Est, traverse la Meuse à Vertusey et Corneiville. C’est de là qu’il prend le service des avant-lignes dans le secteur de Étangs (Est d’Apremont).

Il le garde jusqu’au 5 juillet, date à laquelle il quitte ce secteur pour occuper dans celui de St-Baussant, plus au nord, les ouvrages des Mortiers et de la Cortine-ouest, à l’ouest de Xivray.

Ce séjour dans la Marne et la Meuse n’a pas été pour le Régiment une période de repos. Pendant que les uns occupaient les avants-postes, les autres poussaient activement leur instruction de spécialistes  (grenadiers  fusiliers-mitrailleurs  agents de  liaison, etc.).

Le service dans le secteur des Étangs et dans celui de Xivray fut pénible aux Spahis qui durent organiser complètement ces défenses en s’employant de jour et de nuit à des travaux de construction d’abris. Par ailleurs, le Régiment a dû fournir, à maintes reprises, des détachements de liaison à l’Artillerie (de Verdun notamment) et des coureurs à l’infanterie, Les uns et les autres se sont fait particulièrement remarquer par leur courage, leur entrain et leur résistance.

Le 25 juillet, le Régiment est relevé de son service en première ligne et revient, dans la Meurthe-et-Moselle à Colombey-les-BeIles où il cantonne jusqu’au 14 août. A cette date, il embarque à Barisey-la-Cote, a destination de Conty, dans la Somme. Il s’installe à Thieullot-la-ViIle, puis se rend le 20 à Lamotte-en-Santerre.

 

 

Somme, Oise et Aisne.

A peine arrivé dans cette dernière localité, le 4e Spahis doit fournir un escadron pour la police des routes, des agents de liaison à l’Artillerie, et un détachement d’hommes à pied mis à la disposition du Général Viollaud, pour participer à la défense de secteur de tranchées entre Feuillêres et Blaches.

Cette zone du front est particulièrement dangereuse ; les obus tombent sans discontinuer et la surveillance qui incombe aux Spahis est difficile.
Ce n’est que le 3 novembre 1916, que le 4e Spahis est relevé de son service en secteur. Il stationne à Lamotte-en-Santerre, prêt à être embarqué avec la 77e DI.

Le 7 novembre, la moitié du Régiment s’embarque à Boves d’où elle se rend en chemin de fer à Villers-Cotterets et de là cantonne à Ivores, dans l’Oise. Elle y est rejointe le 25 par le reste du Régiment qui a fait le trajet par étapes à cheval depuis Lamotte. Le 29 novembre, deux escadrons vont cantonner à Vez et assurent la relève des tranchées occupées précédemment par un détachement du 7e Spahis. L’État-major quitte à son tour Ivores le 2 décembre, pour se porter à Haramont, dans l’Aisne.

Enfin, le 4 décembre, les 4 escadrons du  4e Spahis sont regroupés aux ordres du Colonel Du Jonchay, dans la zone de cantonnement Haramont, Longpré, Bonneuil. Là, le Régiment fournit un détachement de 140 hommes destinés à remplacer les hussards qui occupent les tranchées dans le secteur Berry-CheviIecourt. Le bombardement est très intense dans ce centre de résistance et le Régiment a une dizaine de blessés.

Le 31 décembre 1916, le 4e Spahis est divisé en deux groupes d’escadrons divisionnaires: deux escadrons cantonnés à Longpré et les Fossés, sont rattachés à la 70e D.I (33e C.A., Ire Armée) et les deux autres, cantonnés à Bonneuil-en-Valois, sont rattachés à la 77e D.I.. Néanmoins, les deux groupes continuent à avoir chacun 80 hommes aux tranchées de Chevicourt jusqu’au 6 mars 1917. A cette date, les Spahis sont relevés de leur service en secteur; ils rejoignent leur cantonnement pour permettre de donner, dans les escadrons, l’instruction du nouveau règlement sur l’emploi de la cavalerie dans le combat.

Ce repos ne devait pas être de longue durée.

Le 17 mars, en effet, les lignes solidement tenues par les Allemands depuis plus de 2 ans, et qu’ils avaient défendu avec opiniâtreté, ont soudain cédé depuis Arras jusqu’au nord-ouest de Soissons, la guerre de tranchées a fait place à la guerre de mouvement.
La cavalerie a trouvé son emploi. On se rendit compte dans la matinée du 17, que l’ennemi refusait la bataille et se retirait avec rapidité. Ce fût alors une course en rase campagne.

Le 17 mars, les groupes d’escadrons divisionnaires du 4e Spahis sont mis à la disposition des 70e et 77e D.I. Dès le 18, les deux groupes commencent chacun de leur côté, leurs missions de reconnaissance et de liaison. Le groupe Roussel de la 70e D.l. qui opère le long de l’Oise à la gauche de la 77e D.I., lance plusieurs reconnaissances d’Officiers et de Sous-Officiers sur l’Ailette, par Blérancourt et Saint-Paul-aux-Bois, par Besmé et Manicamp. Elles ont pour mission de reconnaître la ligne, d’arrêter l’ennemi, de tâcher de préciser exactement les points occupés et de voir si les passages sur le canal de l’Ailette sont détruits ou non.

Au groupe Courtot de la 77e D.I., la même mission incombe aux Spahis: des reconnaissances sont poussées vers l’Ailette, les unes par Fontenoy, Tartiers, Vezaponin, Pont-Saint-Mard, les autres par la Forêt des champs des-Lottes, les Bourguignons.
En même temps, un détachement se porte sur Vaurezy, Villers-la-Fosse pour prendre contact avec le 37e C.A et assurer la liaison, tandis que des pelotons sont mis à la disposition des 93e et 88e Brigade.

Le 18 au soir, entre I’Oise et Soissons, toute la ligne allemande tombait aux mains des français qui, prenaient pied sur le plateau au nord de Soissons et occupaient Crouy.

Du 19 au 22, le Régiment continue à avancer et le rôle des groupes est identique, c’est à dire qu’ils assurent la liaison et envoient des reconnaissances jusqu’a l’Ailette, reconnaissances très dangereuses.

Le 23, l’infanterie est en contact sur l’Ailette et les groupes attendent ; le 1er à Bieuxy, le second à Camelin. L’ennemi est parvenu sur la fameuse ligne Hindenbourg, il y a entrepris une sérieuse résistance. Esquissée depuis le 20 mars, elle a depuis cette date, été en s’accentuant.
Bien que les massifs boisés de Coucy et de Saint-Gobain constituent une solide défense naturelle, c’est cependant dans ce secteur que nos progrès ont été les plus sensibles. Depuis le 22 mars, des éléments de plus en plus nombreux de nos diverses armes ont franchi l’Ailette. Le 24, nous avons rejeté les arrières-gardes allemandes dans la basse forêt de Coucy où nous avons pénétré nous-mêmes le lendemain atteignant les abords de FoIembray et de Coucy-le-Château . Le 26, en dépit du mauvais temps et de la résistance ennemie, nos patrouilles se sont avancées dans la Basse Forêt dont toute la partie nord tombait en notre pouvoir ainsi que Folembray, La Feuillée et Coucy-le-Château.

Les 27 et 28, le groupe Courtot (77e DI) reçoit l’ordre de passer au Nord de l’Ailette et de reconnaître, dans la direction générale de la Ferme rouge, Landricourt, Quincy-Basse. Il s’agît de refouler les éléments ennemis qui occuperaient encore la région comprise entre Landricourt et l’Ailette, et de se rendre compte si le mouvement de repli se poursuit. Les reconnaissances accomplissent parfaitement leurs missions et donnent d’excellents renseignements.

Le 29 mars, les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s’organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts (70e D.I.) Bieuxy (77e D.I).  

Depuis le 19 mars, la poursuite a été ralentie par le mauvais temps et la destruction systématique de toutes les voies de communications.
Au cours de cette période particulièrement active, le Régiment avait fait preuve des plus brillantes qualités militaires. Aussi la valeur du Régiment fut elle officiellement reconnue par les deux ordres suivants :

Ordre n° 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu’il a rendus au Corps d’Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l’Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d’utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l’Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d’audace.
Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d’opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Ordre n 534 de la 77e D.I.
Par décision du Général en Chef, en date du 10 juillet 1917, le 4e Spahis cesse de constituer la Cavalerie de Corps d’Armée.
Le Général Commandant la 77e DI ne veut pas se séparer de ses escadrons divisionnaires sans exprimer au Chef de Corps, aux Officiers et Spahis de tous grades, les regrets qu’il éprouve en les voyant quitter la Division.
En toutes circonstances et notamment pendant les opérations de poursuite auxquelles ces escadrons ont brillamment participé, le 4e Spahis a donné la mesure de ce qu’on pouvait attendre de ce beau Régiment. Il saura, sur un autre théâtre d’opérations, fournir de nouvelles preuves de sa valeur. Salut à Son Étendard.

Après la poursuite sur l’Ailette, les Groupes passent les mois d’avril et mai à Cuts, Gisancourt et Lombray. Ils y font de l’instruction et alternent pour le service dans les 70e et 77e DI. (établissement des liaisons et poste de correspondance).

Le 26 juillet, l’État-major et le PHR du Régiment qui avaient été divisés en trois groupes à la date du 1er janvier 1917 sont regroupés à Septmonts, en exécution des prescriptions du Général en Chef qui ordonnent le retrait du front Nord-Est de toutes les unités de Spahis. Dès lors, le régiment ne devant plus participer aux opérations sur le front, ne fournit qu’un travail d’armée en attendant que les moyens de transport permettent son embarquement.

Retour en Tunisie

Après divers changements de cantonnements, le 4e Spahis est rassemblé en entier, le 17 octobre, à la Carrière d’Évêque (près de Soissons). Il embarque à Longpont à destination de Tarascon, d’où il rejoint Marseille, puis Bizerte en Tunisie.

Au retour du régiment en Tunisie, deux escadrons sont envoyés dans le Sud Tunisien tandis que les deux autres s’installent à Bizerte et dans le Cap Bon.

1918


Aisne et Oise (juillet-novembre 1918)

En juillet 1918, en prévision de l’offensive générale alliée, on fit appel de nouveau au 4e Spahis, pour coopérer aux opérations sur le front français. Les 6e et 7e Escadrons, stationnés dans le Nord de la Tunisie, s’embarquent le 13 juillet à Bizerte et sont immédiatement affectés comme Escadrons Divisionnaires, le premier à la 37e DI, le second à la 45e DI.

Jusqu’au 30 août, leur rôle sera celui de tout escadron divisionnaire, c’est à dire qu’ils fourniront continuellement des escortes pour l’évacuation des prisonniers, des détachements pour assurer les diverses liaisons, etc. Le 30 août, le 6e Escadron est près de Noyon. Il reçoit l’ordre d’interdire l’accès de la ville à toute troupe isolée. Le peloton de l’Aspirant De Matteis, chargé de ce service, se fractionne en petits postes Ceux-ci sont soumis, tous les jours, à des bombardements incessants d’obus explosifs et à gaz, car l’ennemi est tout près et à une vue directe sur les carrefours gardés.

Le 4 septembre, la cavalerie se porte sur la route de Noyon à Chauny. L’ennemi lâche sa position du Mont Saint-Siméon pour se retirer dans la direction de l’est vers Chauny; des patrouilles sont envoyées pour prendre le contact et on retrouve là, le rôle des escadrons en mars 1917.

Au 7 septembre, l’infanterie allemande a profité de la nuit pour se retirer derrière le canal de Saint Quentin. La cavalerie va reprendre, dès le jour, son emplacement de la veille entre Chauny et Vizy Noureuil, envoyant sur le canal en avant d’elle diverses reconnaissances.
Le 7 septembre, à 14 heures, la cavalerie reçoit l’ordre de se transporter à la gare de Condren car, en raison de la nature du terrain, elle ne peut intervenir dans la bataille.

Il faut arriver au 4 novembre pour voir les Spahis prendre de nouveau une part active aux opérations. A cette date, l’Armée se porte à l’attaque en liaison avec l’armée britannique.

Le 4e Spahis prend le contact avec l’ennemi sur le Sourd, assurant également la liaison avec les éléments d’infanterie. Le 8 novembre, la marche en avant est reprise par la division. Le Sous-Lieutenant Grand, en reconnaissance sur Hirson, se dirige sur Neuve-Maison où l’ennemi a été signalé la veille. Un feu intense de mitrailleuses l’empêche de progresser, mais il maintient le contact jusqu’à l’arrivée des Tirailleurs. Le lendemain, il reconnaît sur Mondrepuis, puis sur Anor, au nord d’Hirson, signalant les différents mouvements de l’ennemi pendant son repli.

L’armistice vient interrompre cette activité.

Sources : « L’Armée Tunisienne » Commandant R.DREVET, 1922, Weber Editions tiré de http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

 

source

wikipedia

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Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien

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Héros de Tunisie

Spahis et Tirailleurs d’Ahmed Bey 1er à M. Lamine Bey  1837 – 1957

Eric Deroo, Pascal Le Pautremat

Éditeur: Cérès éditions
Parution : 2006
Grand format cartonné: 21 x 26 cm
186 pages- 224 illustrations

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Héros de Tunisie retrace l’histoire, peu ou mal connue, de plus de 100,000 Tunisiens qui, de la campagne de Crimée à la guerre d’Indochine, vont contribuer vaillamment à écrire une page essentielle de l’histoire mondiale. Leur destin va accompagner celui de l’Europe et de la France en particulier dans un 20ème siècle marqué par deux guerres mondiales. Dans les régions rudes de l’Europe et de l’Asie, au cœur d’hivers rigoureux, et dans des conditions souvent inhumaines, les combattants tunisiens firent constamment preuve d’une grandeur et d’un courage sans faille devant l’adversité.
fleche-boule8 dans Un livre d’hommage :

Cet ouvrage rend hommage et honneur à ces hommes qui, témoins et acteurs d’une époque mouvementée, ont aujourd’hui quasiment tous disparu. Leur parcours et leurs précieux témoignages font mieux entendre les tumultes de l’histoire.

Les nombreuses illustrations, souvent inédites, sont là pour donner voix à ces héros demeurés trop longtemps dans l’oubli, de part et d’autre de la Méditerranée.
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L’histoire des plus de 100.000 tunisiens, qui ont combattus durant les grands conflits du 20ème siècle, aux côtés des Ottomans, des Anglais et des Français de 1837 à 1957

      -  L’histoire jamais publiée du courage et des sacrifices de plusieurs générations de soldats tunisiens

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http://www.spahis.fr/index.php?/page/2

Rare photo d’un lieutenant indigène du 4e Régiment de Spahis Tunisiens qui pose fièrement accompagné de son épouse en costume traditionnel.
Prise à Bône, Algérie dans les années 1930.

Lieut_4eRST.jpg

LE 4e RÉGIMENT DE SPAHIS Daugan

Le lieutenant-colonel Daugan commanda
le 4e Régiment de marche des tirailleurs tunisiens
de septembre 1914 à janvier 1915
(Journal l’illustration – Coll. Ch. Attard)

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

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Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy le 19 mars 1917

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

Insigne du 4e Spahis en 1939

spahi
Le 17 mars 1917, les 5e et 6e Escadrons du 4e Spahis sont mis à la dispostion de la 70e Division d’Infanterie. Le lendemain, l’infanterie exploite le repli allemand dans la région et occupe les lignes allemandes puis progresse sans rencontrer de résistance.
Le 19 à 6h30, les deux Escadrons de Cavalerie de la 70e DI sont envoyés en avant reconnaître la zone Blérancourdelle – Manicamp – Brétigny – Caisnes et assurer à Varesnes la liaison avec la cavalerie du 13e CA.
Le 4e Spahis pénètre dans Quierzy évacué, Manicamp est encore occupé avec de l’artillerie et pendant la journée pousse ses reconnaissances sur l’Oise et l’Ailette entre Varesnes et Guny.
En fin de journée, le 7e Escadron cantonne en première ligne à Quierzy. Manicamp est en flamme, le 6e doit aller cantonner à Besmé.
Le 20, les Spahis quittent Quierzy pour aller reconnaître les points de passages sur le canal et l’Ailette entre le moulin du Pont-Daast et Pont-St-Mard ; ils assistent au dynamitage de château de Coucy.
L’infanterie à avancer les jours suivants

Le 29 mars, tous les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s’organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts.

Ordre n 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu’il a rendus au Corps d’Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l’Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d’utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l’Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d’audace. Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d’opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Sources SHA J.M.O. Groupe d’Escadrons Divisionnaires 70e DI Cote 26 N 395/14 tiré de : http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

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1rsa.png2rsa.png3rsa.png

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sources :

textes :

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

images :

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

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