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1 avril 2013

Massacre de Tulle

Classé sous — milguerres @ 22 h 39 min

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Massacre de Tulle

Le massacre de Tulle désigne les crimes commis dans la ville de Tulle par la 2e division SS Das Reich le 9 juin 1944, 72 heures après le débarquement en Normandie.
Après une offensive des FTP, les 7 et 8 juin 1944, au cours de laquelle les troupes allemandes assassinent dix-huit gardes-voies, l’arrivée d’éléments de la Das Reich contraint les maquisards à évacuer la ville. Le 9 juin 1944, après avoir raflé les hommes de seize à soixante ans, les SS et des membres du Sipo-SD vouent 120 habitants de Tulle à la pendaison, dont 99 sont suppliciés.
Dans les jours qui suivent, 149 hommes sont déportés à Dachau, où 101 perdent la vie.
Au total, les crimes de la Wehrmacht, de la Waffen-SS et du Sipo-SD font 213 victimes civiles à Tulle.

Contexte historique

Au début de 1944, après avoir subi de lourdes pertes sur le front de l’Est, la 2e division blindée SS Das Reich, sous le commandement du GruppenführerHeinz Lammerding, est regroupée dans la région de Montauban, pour être reformée en prévision d’un débarquement allié quelque part sur le front Ouest. Elle est composée de 18 000 hommes appuyés de blindés légers et de chars.

Cette division présente les quatre critères déterminants pour devenir les auteurs de massacres en France, tels que définis par Peter Lieb : ses membres sont imprégnés par l’idéologie nationale-socialiste, ils ont combattu sur le front de l’Est, se perçoivent comme une unité militaire d’élite et ont déjà participé à des opérations de lutte contre les partisans1.

Au lendemain du débarquement de Normandie, elle reçoit l’ordre de se positionner dans la région entre Tulle et Limoges pour y réduire les maquis qui, depuis l’annonce du débarquement allié, ont intensifié les actions de sabotage et de harcèlement des garnisons allemandes. C’est le régiment Der Führerqui est chargé de préparer l’arrivée de la division.

La lutte contre les partisans est régie par des ordres émis début 1944, connus sous le nom d’ordonnance Sperrle, du nom du Maréchal, adjoint au haut commandement de l’Ouest. Selon ces ordres, la troupe est tenue de riposter immédiatement aux attaques terroristes en ouvrant le feu et si des civils innocents sont touchés, c’est regrettable, mais la responsabilité en incombe exclusivement aux terroristes ; les zones doivent être bouclées et tous les habitants, quels qu’ils soient, arrêtés ; les maisons qui ont abrité des partisans doivent être incendiées. L’ordonnance poursuit en précisant qu’« il ne faut punir que le chef manquant de fermeté et de résolution car il menace la sécurité des troupes qui lui sont subordonnées et l’autorité de l’armée allemande. Face à la situation actuelle, des mesures trop sévères ne peuvent entraîner de punitions pour leurs auteurs2 ». Les ordres particuliers du commandant de la division apportent des précisions tactiques : « Les forces de la Résistance doivent être anéanties par des manœuvres d’encerclement3 ». Le 5 juin 1944, le général Lammerding fait approuver par sa hiérarchie un programme répressif qui reprend les mesures mises en œuvre en Europe de l’Est et à l’arrière du front dans la lutte contre les partisans à partir de 19414. Ce programme prévoit notamment des actions de contre-propagande et de discrimination, « actions ayant pour but de monter la population contre les terroristes » ; il prévoit aussi des arrestations massives et préventives, l’occupation de localités et le ratissage de zones, la réquisition de véhicules. Il précise enfin « l’annonce et l’exécution de la disposition que, pour chaque Allemand blessé et pour chaque Allemand tombé, 10 terroristes seront pendus (et non fusillés). L’exécution par pendaison n’est pas usuelle dans la justice française. Par son application aux terroristes, ceux-ci seront discriminés et exclus de la communauté du peuple français4 ».

Entre le début mai et le 9 juin, la division, et particulièrement le régiment Der Führer effectue, sous les directives du service de renseignements, de nombreuses missions de recherche de bases et dépôts de partisans ainsi que des opérations suite aux actes de la résistance. Au cours de ces opérations, une soixantaine de maquisards est tuée et une vingtaine envoyée en déportation ; une centaine de civils est également tuée en diverses circonstances et un millier déporté en Allemagne. Plusieurs centaines de maisons sont incendiées5.

La répression allemande en Corrèze

Compte tenu de l’activité de la Résistance dans la région, la Corrèze et plus particulièrement la ville de Tulle et ses alentours font l’objet de nombreuses interventions des services de sécurité allemands.
Le 14 mars 1944, un kommando de douze membres du Sipo-SD dépendant du Kommandeur der Sicherheitspolizei und Siecherheitsdienst de Limoges, August MeierNote 1, arrive à Tulle.
Dirigés par le Hauptsturmführer Friedrich Korten, ces hommes participent à la répression des maquis avec des éléments de la Légion nord-africaine sous le commandement de Henri Lafont6. Pour le préfet Trouillé, « Tulle est en révolution : les loups de la Sicherheitspolizei et les charognards de laGestapo française arrivent de concert7. »

Ils collaborent au ratissage systématique effectué au cours du mois d’avril par la division Brehmer.
Celle-ci est une réunion temporaire d’unités composites, qui comporte notamment le 1er régiment de la 325e division de sécurité et les Géorgiens du 799e bataillon d’infanterie, recrutés parmi les prisonniers de guerre de l’Armée rouge.
Du 1er au 7 avril 1944, la division du général Brehmer arrête 3 000 personnes ; dans le village du Lonzac, 17 habitants sont abattus et 24 maisons incendiées ; à Brive, 300 personnes sont arrêtées et envoyées dans des camps de travail en Allemagne8.
Le bilan des opérations de répression de la division Brehmer se solde par 1 500 arrestations maintenues, 55 fusillades, 128 crimes ou délits dans 92 localités et 200 Juifs assassinés, sans confrontation directe avec le maquis.
La division Brehmer quitte la Corrèze en mai, après avoir également dévasté la Dordogne et la Haute-Vienne9.
Cette vague de répression explique en partie l’attaque de la ville de Tulle par la Résistance qui espère mettre fin aux souffrances de la population8.

La bataille de Tulle

La libération

L’attaque de Tulle est planifiée par le commandant des maquis FTP de Corrèze, Jacques Chapou, dit Kléber, mi-avrilNote 2 ou début mai 1944 : « à l’origine, il semble bien que cette attaque ait été envisagée sans aucun lien avec le débarquement dont la date était encore imprévisible10. » Elle poursuit plusieurs objectifs : « désarmer, et si possible, anéantir la garnison allemande ; désarmer les Gardes Mobiles et s’approprier leurs armes et véhicules ; rendre inoffensifs la Milice et les collaborateurs connus11 », mais aussi, « creuser des vides dans la garnison, inspirer une crainte salutaire à ses chefs et les amener à se retrancher dans Tulle sans en plus sortir, faisant ainsi cesser, au moins pour un temps, les expéditions contre les maquis12. » Contactés, les responsables de l’Armée secrète se montrent tout à fait opposés à une opération contre un centre urbain13.

Selon J. Delarue, Tulle est défendue par une garnison de sept cents hommes du 3e bataillon du 95e régiment de sécurité de la Wehrmacht, auxquels il faut ajouter six ou sept cents hommes des Gardes Mobiles et de la Milice française ; B. Kartheuser estime quant à lui les effectifs du 95e régiment de sécurité à 289 hommes, issus des 8e, 13ecompagnies et le (?) l’état-major, sur la base d’un relevé détaillé établi le 17 mai14. Face à eux, les résistants disposent de 1 350 combattants, dont 450 ne participent pas au déclenchement de l’opération et de 1 350 hommes en soutien15. Pour Jean-Jacques Fouché & Gilbert Beaubatie, les forces en présence s’élèvent à un peu plus de trois cents hommes du côté allemand, l’attaque étant lancée par quatre cents FTP, qui sont rejoints ensuite par cent-vingt combattants supplémentaires en milieu d’après-midi le 7 et le 8 au matin16.

L’offensive se déclenche le 7 juin 1944 à cinq heures du matin17 et un coup de bazooka tiré sur la caserne du Champ de Mars où sont cantonnées les forces de maintien de l’ordre donne le signal de l’attaque18. Dès six heures, les édifices dans lesquels se trouve la garnison allemande sont cernés ; la poste et la mairie, où les FTP établissent leur poste de commandement sont occupés vers sept heures19. À huit heures, la gare elle aussi est prise par les résistants, qui y trouvent dix-huit gardes-voies et un employé des chemins de fer, Abel Leblanc20 : invités à rejoindre le maquis, ceux-ci préfèrent attendre la fin des combats dans la salle d’attente. À 11 h 30, les forces de la Milice et des GMR hissent le drapeau blanc sur la caserne du Champ de Mars : après des négociations, ils quittent la ville vers seize heures, en emportant tout leur matériel18. Pour Elie Dupuy, dont le groupe de combat FTP n’avait pas été touché par l’ordre de repli de Chapu, ce départ est un échec, l’un des buts de l’opération étant de récupérer le matériel de guerre et de transport des forces de l’ordre ; mais avec son seul bataillon de quatre-vingt dix hommes, il n’a pas les moyens « de poursuivre l’attaque contre la garnison allemande et, en même temps, d’imposer une reddition inconditionnelle aux policiers21 ».

Pendant ce temps, vers 13 h 30, les Allemands profitent du retrait partiel des maquisards sur les hauteurs ordonné par Chapou22 et reprennent brièvement le contrôle de la gare, dans laquelle ils découvrent à leur tour les gardes-voies, porteurs d’un brassard blanc, signe distinctif de leur fonction, mais semblable à celui des FTP. Dès que les gardes-voies sortent du bâtiment, sans le moindre interrogatoire, sans même être fouillés, ils sont pris sous le feu des troupes allemandes dans la cour de la gare ou le long des voies menant au garage du chemin de fer départemental, fauchés « par des tirs croisés dont ceux d’une mitrailleuse leur tirant dans le dos », alors qu’ils s’adressent aux Allemands en leur criant « Camarades! Camarades! »23. Seul Abel Leblanc survit à la fusillade. Pour B. Kartheuser, il s’agit d’un assassinat délibéré, les Allemands étant au courant de la présence des gardes-voies et connaissant leur tenue24.

Dans la nuit du 7 au 8, alors que les maquisards, toujours privés des 450 hommes du groupe A, se sont retirés sur les hauteurs, la garnison allemande se regroupe en trois lieux : l’école normale de jeunes filles au nord, la manufacture d’armes et l’école de Souilhac au sud18. Les combats reprennent à six heures trente du matin25, la principale offensive étant dirigée contre l’école normale, bastion principal des troupes allemandes. Face à la résistance des Allemands, les FTP boutent le feu à l’édifice vers quinze heures.
Vers dix-sept heures, dans des circonstances qui restent peu claires et discutées, les Allemands tentent une sortie ou essaient de se rendre : si l’un d’entre eux agite un chiffon blancNote 3, d’autres portent des grenades amorcées18. Dans la confusion la plus totale, les maquisards ouvrent le feu à l’arme automatique : certains soldats sont fauchés à bout portant, des grenades explosent, ce qui explique les blessures, terriblement mutilantes observées sur les cadavres. Après la reddition des troupes allemandes, neuf membres duSicherheitsdienst sont identifiés, notamment avec l’aide d’une trentaine de maquisards libérés, emmenés au cimetière et fusillés sans jugement26.
Les combats cessent dès ce moment, les résistants se contentant de maintenir l’encerclement de la manufacture d’armes et de l’école de Souilhac, qu’ils comptent attaquer le lendemain. Alors que les blessés allemands et français sont emmenés à l’hôpital, Kléber se rend à la préfecture et demande au préfet Trouillé de continuer à assurer la direction de l’administration. Pour la résistance, à l’exception des deux petits bastions à prendre le lendemain, Tulle est libérée18.

Les pertes allemandes sont estimées à 37 morts, 25 blessés et 35 disparus par Sarah Farmer27. Pour G. Penaud, elles s’élèvent à une cinquantaine de morts, une soixantaine de disparus, sans doute faits prisonniers et de 23 à 37 blessés. La majorité des prisonniers est vraisemblablement abattue par la suite, seuls quelques soldats d’origine polonaise ayant accepté de se joindre au maquis28.

La réoccupation

À 21 heures29, les premiers chars de la 2e division blindée SS Das Reich arrivent à Tulle par trois axes de pénétration, prenant les maquisards par surprise. Les postes de l’Armée secrète et des FTP établis à distance ayant été balayés par les blindés, aucune alerte n’ayant pu parvenir à temps à Tulle. Les maquisards quittent immédiatement la ville vers les hauteurs, sans livrer de combats, face à « une colonne de secours [...] [qui] ne comprenait que des éléments lourds et disposait d’une puissance de feu considérable » : si des tirs de bazookas depuis le plateau qui domine la ville auraient pu infliger des pertes aux éléments de la Das Reich, les résistants y renoncent par crainte de causer de lourdes pertes parmi la population civile. Les SS installent leur premier poste de commandement dans le quartier de Souilhac, près de la manufacture d’armes, avant de s’installer, le lendemain en fin de matinée, à l’hôtel Moderne. À ce moment, l’officier les plus élevé en grade est le SS-Sturmbannführer Kowatsch, officier de renseignement de l’état-major de la division. Durant toute la nuit du 8 au 9 juin, les S.S. patrouillent dans la ville et assurent l’encerclement de celle-ci.

Le 9 juin, à six heures du matin, les Allemands fouillent la préfecture et menacent d’exécuter le préfet Trouillé, après avoir découvert des armes et munitions abandonnées par lesGardes Mobiles. Alors qu’il va être fusillé par des S.S. commandés par un sous-officier, le préfet échappe à l’exécution en indiquant qu’il a un rang équivalent à celui d’un général, et en exigeant de parler à un officier supérieur avant d’être fusillé. Il parvient à convaincre l’officier qui se présente de rendre visite aux blessés allemands soignés à l’hôpital. Durant la visite, un des blessés allemands confirme à l’officier que le préfet a empêché un maquisard de les fusiller : « Cet homme nous a sauvé la vie »30.

Le massacre

La rafle

« Habitants de Tulle, vous avez suivi mes instructions et conservé pendant les dures journées que vient de traverser votre cité un calme exemplaire. Je vous en remercie. Cette attitude et la sauvegarde des militaires allemands blessés ont été les deux éléments qui m’ont permis d’obtenir du commandement allemand l’assurance que la vie normale allait reprendre dans la journée. »

— Proclamation du préfet Trouillé diffusée par haut-parleur, le 9 juin 1944, vers dix heures du matin31.

Le 9 juin, entre neuf et dix heures, le SS-Sturmbannführer Aurel Kowatsch déclare au préfet Trouillé, et au secrétaire général de la préfecture, M. Roche : « votre geste [les soins apportés aux blessés allemands] ne sera pas négligé par le commandant allemand qui en tiendra compte à la population dans la répression inévitable du crime commis contre nos camarades de la garnison de Tulle » ; il leur annonce, alors que la rafle a déjà commencé, la mise en arrestation de tous les hommes de seize à soixante ans et autorise « la libération de tous les indispensables après vérification de leur attitude32 ». Selon Trouillé et Roche, Kowatsch prend ses ordres directement auprès du général Heinz Lammerding, vraisemblablement par radio. La rafle touche une population désemparée par les événements : « par petits groupes, les SS ratissent les quartiers et les rues ; ils entrent dans les logements, examinent les hommes qu’ils font sortir ; aux femmes, ils affirment qu’il s’agit d’un contrôle d’identité, que l’absence de leur époux, fils ou frère ne sera pas longue et qu’il est inutile d’emporter des provisions33. » « Encadrés par les S.S. nous descendons le quai de Rigny. [...] Un groupe plus important s’amalgame au nôtre. [...] Nous gagnons lentement Souilhac : des auto-chenilles, des tanks sont en bon ordre, rangés le long des trottoirs. [...] Notre groupe se joint à d’autres ; d’autres groupes se joignent au nôtre ; et comme l’inquiétude rapproche, les mains se serrent. [...] Nous marchons la tête haute, dissimulant au mieux notre angoisse34. » Les membres des chantiers de Jeunesse, rassemblés dans la caserne des Enfants de troupe, sont également emmenés vers la manufacture d’armes35. Au total, près de 5 000 hommes et jeunes gens sont regroupés devant la manufacture35.

Le tri

Conformément à l’accord passé avec Kowatsch qui avait autorisé la libération des personnes indispensables à la reprise d’une activité normale dans la ville, des responsables français se rendent à la manufacture d’armes pour négocier l’élargissement d’une partie des personnes raflées. « On remarqua bientôt le maire (le colonel Bouty) accompagné de plusieurs personnages, des chefs de service, le directeur de l’énergie industrielle, le chef de gare et d’autres employés avec leurs larges casquettes dorées, l’inspecteur d’Académie – parmi nous – mais ces messieurs restèrent là-haut, sur la chaussées, en compagnie des officiers allemands… Cela sentait la collaboration36. » Les représentants des autorités françaises obtiennent la libération de 3 500 des 5 000 hommes et jeunes gens37. Parmi eux, les employés de l’État et de la préfecture, de la mairie, des PTT, du gaz, des services des eaux, financiers et des colonies de vacances, des électriciens, des chefs d’atelier et agents de maîtrise de l’usine de La Marque et de la manufacture d’armes, des électriciens, des boulangers, des épiciers, des maraîchers, les médecins… mais ni les dentistes, ni les enseignants37… « Cette première partie de la sélection des otages avait été conçue par les SS pour compromettre les autorités locales ; Lammerding s’en souviendra lorsqu’il sera interrogé en 1962, il affirmera que le maire désigna les maquisards37. »

Après l’intervention des autorités françaises une seconde sélection est effectuée parmi les otages, sélection menée par les Allemands et eux seuls. Le principal responsable de ce deuxième tri est l’interprète du kommando du Sipo-SDWalter Schmald, qui a survécu aux combats des deux jours précédents. Si Schmald n’a sans doute pas agi seul et s’il a vraisemblablement été assisté par d’autres membres du SD venus de Limoges38, sa présence et son action ont frappé tous les témoins, pour lesquels Schmald incarne le processus de désignation des victimes. Aux côtés de Schmald, « le bossu » ou « le chacal38 », Paula Geissler, interprète de la Wehrmacht attachée au directeur allemand de la manufacture d’armes, surnommée « la chienne », participe également au tri et fait libérer seize à dix-sept otages, des ingénieurs de la manufacture ou des hommes qu’elle connaissait, dont le fils d’un pharmacienNote 4,39.

L’abbé Jean Espinasse, arrêté chez lui vers neuf heures trente, décrit Schmald comme « un allemand revêtu d’une vieille capote défraîchie, sans galon ni insigne d’aucune sorte, la tête découverte, l’air fatigué » et qui s’adresse à lui « dans un excellent français » en lui déclarant : « Je suis un des quatre survivants du combat d’hier. [...] Nous étions presque tous des Rhénans catholiques. Nous aurions bien voulu avoir un prêtre pour nous assister40. » Pour Antoine Soulier, il a de longs cheveux blonds avec des reflets fauves et ramenés en arrière, le visage rasé, le teint mat, 30 ans environ, [les] yeux toujours demi-fermés pour mieux voir, et surtout la demi-lèvre supérieure droite toujours relevée, comme gonflée de venin41.

Les otages sont répartis en trois groupes, de taille et de composition variable au fur et à mesure de la sélection qui débouche sur la constitution de deux groupes de soixante hommes, suspects, selon Schmald, de participation à la Résistance en se fondant sur des éléments comme le fait qu’ils soient mal rasés ou que leurs chaussures ne soient pas cirées42. Pour J. Espinasse, si Schmald demande à vérifier certaines cartes d’identité, [il] juge les gens sur la mine et, on ne sait pourquoi, les désigne pour faire part du petit groupe de gauche [les futures victimes]43. Selon Trouillé, « les trois groupes sont constamment modifiés, soit par le jeu des libérations, soit par le choix de quelques S.S. dont Walter, le ténébreux Walter44 ». Schmald veille à maintenir le chiffre de 120 hommes destinés à l’exécution, qui n’est pas encore annoncée : lorsque diverses interventions aboutissent à faire libérer l’un de ceux-ci, Schmald en sélectionne un autre dans le groupe principal : « sauver un ami, c’était du même coup condamner un autre homme, inconnu [...] avec pour résultat de ne laisser aux mains des bourreaux que les plus vulnérables, les plus solitaires, les plus faibles ou les plus malchanceux, ceux qui avaient le plus besoin d’être défendus45. » Ce processus débouche sur la réflexion suivante de l’un des survivants, Jean-Louis Bourdelle : « Je m’étonne douloureusement d’apprendre que des Français ou des Allemands tirent vanité d’avoir fait libérer des otages, ils semblent les malheureux, ne pas se rendre compte qu’ils avouent ainsi avoir pris part aux exécutions. Je me rappelle en effet avec quelle terreur mes camarades et moi voyions, après chaque libération, le lieutenant Walter s’approcher de notre groupe et faire un nouveau choix pour compléter le peloton des futures victimes46. »
Conformément à la note de Lammerding du 5 juin et à l’ordre donné par celui-ci arrivé à Tulle en fin de matinée du 9, ces cent-vingt hommes sont voués à la mort par pendaison.

Les pendaisons

« Quarante soldats allemands ont été assassinés de la façon la plus abominable par les bandes communistes. [...] Pour les maquis et ceux qui les aident, il n’y a qu’une peine, le supplice de la pendaison. [...] Quarante soldats allemands ont été assassinés par le maquis, cent vingt maquis ou leurs complices seront pendus. Leurs corps seront jetés dans le fleuve. »

— Affiche signée par le général commandant des troupes allemandes, placardée à Tulle47.

Vers quinze heures trente48, Kowatsch en réponse à une dernière intervention du préfet qui demande que les exécutions n’aient pas lieu par pendaison, lui répond que « nous avons pris en Russie l’habitude de pendre, nous avons pendu plus de cent mille hommes à Kharkov et à Kiev, ce n’est rien pour nous. » Il demande au colonel Bouty, président de la délégation spéciale, d’annoncer au groupe principal de prisonniers qu’ils doivent assister aux exécutions. Avant que ceux-ci soient conduits sur la place de Souilhac, Bouty leur déclare : « J’ai une nouvelle bien pénible à vous annoncer : vous allez assister à une exécution. Je vous demande le plus grand calme. Ne faites pas un geste, ne dites pas une parole49. » À leur arrivée, les prisonniers découvrent, sur plusieurs centaines de mètres, des cordes terminées par un nœud coulant accrochées aux arbres, aux réverbères et aux balcons. Les préparatifs ont été assurés, dès la fin de la matinée, par le SS-Hauptsturmführer Wulf, chef du bataillon de reconnaissance et par son adjoint, l’Oberscharführer Hoff, chef de la section de pionniers, qui fait appel à des volontaires pour effectuer les pendaisons50.

Les victimes désignées pour la pendaison sont conduites sur les lieux de leur exécution par groupe de dix. « Chacun d’eux se trouva bientôt au pied d’une échelle, entre les mains de deux des bourreaux. Deux SS se tenaient près de chaque corde ; l’un d’eux gravissait les degrés d’une seconde échelle ou d’un escabeau en même temps que le condamné. Dès que celui-ci atteignait la hauteur voulue, il lui passait le nœud coulant, le serrait, et le second SS enlevait brutalement l’échelle du supplicié51. » Dans certains cas, les bourreaux, tous volontaires, se suspendent aux jambes de leur victime, le frappent ou l’achèvent à la mitraillette ou au pistolet. « Parfois, pour accélérer l’exécution, les barbares poussent leur victime à coups de crosse et avec des cris terribles donnent des coups de pied à l’échelle qui tombe52. » Suite à l’intervention du colonel Bouty auprès d’un officier allemand, l’abbé Espinasse a été autorisé à offrir son ministère à ceux qui vont mourir. Il assiste aux premières exécutions. Lors de celle du premier groupe, « dans un cas [...], la victime, mal pendue sans doute, s’agite par spasmes ; alors, je vois le soldat qui venait d’ôter l’échelle s’en servir pour frapper le supplicié jusqu’à son immobilisation complète » ; par la suite, il constate que « le peloton d’exécution presse la marche des condamnés, et non sans violence ; je vois encore le soldat brisant, d’un geste rageur, la crosse de sa mitraillette sur le dos d’une victime qui a un mouvement d’horreur et d’arrêt à la vue des pendus53. » « Pouvons-nous imaginer la scène? Des hommes immobiles sous la contrainte, des soldats en dessous des potences, des groupes d’otages conduits au supplice, et le silence50. » Pendant toute l’opération, Paula Geissler et un groupe de SS, assistent aux pendaisons en vidant de bonnes bouteilles à la terrasse du café Tivoli, au son d’un phonographe50.

99 victimes

« Pourquoi les exécutions ont-elles été arrêtées à 99 victimes? [...] 99 est un chiffre incompréhensible qu’on ne peut raccorder à rien. Par son absence de signification, le nombre des victimes restera un mystère »

— Jean-Jacques Fouché et Gilbert Beaubatie54.

Dans les versions successives de son témoignage, l’abbé Espinasse s’attribue, et à lui seul, le mérite d’avoir fait arrêter les pendaisons. Selon lui, alors que neuf groupes, soit quatre-vingt dix hommes, ont déjà été pendus, et après avoir été ramené dans la cour de la manufacture d’armes après le meurtre de vingt ou trente Tullistes, il constate que le dixième groupe comporte treize hommes. Il intervient auprès de Walter Schmald et obtient non seulement que quatre hommes soient extraits du groupe, mais aussi que celui-ci soit le dernier à marcher vers la pendaison. Le nombre des victimes s’arrête donc à quatre-vingt-dix-neuf55 ,Note 5.

Cette version, reprise par de nombreux auteurs, est radicalement remise en cause par Bruno Kartheuser, qui juge ce récit incohérent et peu plausible. Kartheuser souligne tout d’abord que l’intervention décisive que s’attribue l’abbé Jean Espinasse n’est confirmée par aucun témoin, alors que plusieurs centaines de personnes sont rassemblées dans la cour de la manufacture ; cette intervention n’est pas mentionnée dans la déclaration faite en 1948 par le président de la délégation spéciale de Tulle, le colonel Bouty, qui attribue interventions et sauvetages au directeur des Établissements Brandt – Usine de la Marque, Henri Vogel, au directeur adjoint de la Manufacture d’armes de Tulle, Laborie et à l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, LajugieNote 6. Trouillé n’attribue à l’abbé que la grâce de trois hommes, « Vogel s’est magnifiquement débattu avec les officiers SS en vue de libérer quelques-uns de ses ouvriers condamnés au supplice [...]. De la sorte, il a obtenu quatre grâces et a permis au sous-directeur de la manufacture d’armes, Laborie, d’en réclamer et d’en enlever autant ; Lajugie, ingénieur en chef du service vicinal [...] est encore épuisé des efforts déployés en vain pour sauver du supplice un ingénieur de son service56. » L’« intervention décisive » d’Espinasse n’est également pas reprise dans la citation lors de la remise à l’abbé de la Médaille d’argent de la Croix-Rouge française, en 1945, qui n’évoque que ses mérites sacerdotaux et l’assistance matérielle qu’il a apportée aux suppliciés. Enfin, pour Kartheuser, compte tenu du strict respect de la hiérarchie en vigueur dans la SS, il n’est pas possible que Schmald ait pris la décision d’arrêter les exécutions, alors que celles-ci avaient été ordonnées par le général Lammerding (qui déclare après guerre que c’est sur son ordre que les pendaisons ont été arrêtées avant les 120 victimes prévues), que les pendaisons avaient été supervisées par Kowatsch et que l’un des supérieurs de Schmald au SD (Korten ou Butsch) était présent sur les lieux57.

Pour J.J. Fouché et G. Beaubatie, « le nombre de 99 victimes a été la conséquence d’une accumulation de données matérielles indépendantes les unes des autres [...] Mais plus encore que le nombre, la mise en scène des pendaisons devait renforcer la terreur de longue durée. L’efficacité n’était pas liée à un chiffre précis, mais bien plus encore, à la mise en spectacle de la violence destinée à humilier les hommes58. »
Les corps des suppliciés sont dépendus en début de soirée par des membres des chantiers de jeunesse, sous les ordres d’hommes de la 4e compagnie du bataillon d’éclaireurs ; malgré l’intervention des autorités locales, ils sont enterrés sur le site d’une décharge publique, à Cueille, sans aucune procédure d’identification, avec une brève cérémonie improvisée et écourtée par les Allemands, au cours de laquelle l’abbé Espinasse, en présence du préfet en uniforme et de son directeur de cabinet, bénit les corps59.

Les déportations

Le 10 juin, les otages restés à la Manufacture des armes de Tulle sont traités de la même manière que lors de la sélection, la veille, des victimes des pendaisons : négociations entre membres de la Das Reich et du SD, dont Walter Schmald, et les autorités françaises, formation de groupes promis à la déportation, libération d’otages suite à des interventionsNote 7. 311 hommes et 660 jeunes membres des Chantiers de Jeunesse sont transférés de Tulle à Limoges. Après un nouveau tri, dans lequel des membres de la Milice jouent un rôle essentiel, 162 hommes et tous les membres des Chantiers de Jeunesse sont libérés ; 149 prisonniers sont transférés à Poitiers, puis à Compiègne, d’où ils partent vers Dachau le 2 juillet : 101 ne survivent pas au voyage ou à la déportation60.

Le 11 ou le 12 juin, la division entame sa remontée vers le front de Normandie. Avec le massacre de Tulle et celui d’Oradour-sur-Glane, et de nombreuses autres tueries, elle a fait 4 000 victimes, dont de nombreux civils61.

La répression se poursuit à Tulle pendant les semaines qui suivent les pendaisons. Du 11 juin au 31 juillet, le laboratoire de la manufacture d’armes est utilisé comme centre de torture, où opèrent des miliciens en coopération avec Walter Schmald. Le 21 juin, le préfet Trouillé y voit trois miliciens âgés au plus de vingt ans, verser de l’acide sur les plaies du visage d’un homme qu’ils venaient de frapper à coups de nerf de bœuf62. Tulle connaît également une nouvelle rafle, le 21 juin, à la suite de laquelle 80 hommes sont envoyés en travail forcé en Autriche63. Les troupes allemandes en Corrèze se rendent le 16 août 194464.

Au total, les crimes de la Wehrmacht, de la Waffen-SS et du Sipo-SD ont fait 218 victimes civiles à Tulle. « D’une certaine façon, le général SS a atteint son objectif : la discrimination des résistants et la terreur de la population65. »

Analyse

L’analyse des historiens

Les proclamations publiques et les explications allemandes auprès des autorités françaises font systématiquement référence aux éventuels sévices et à l’assassinat de soldats allemands désarmés. Selon la thèse allemande, les représailles sont conformes au droit militaire international, au traité d’armistice et aux conventions de La Haye. Suite aux procès menés en Belgique concernant l’exécution d’otages par les troupes allemandes et à celui mené en Italie pour le massacre des Fosses ardéatines, on peut conclure que le massacre de Tulle a bien été effectué en violation du droit des conflits armés66, notamment des articles 40, 41, 46 et 50 du règlement annexe à la 4e convention de La Haye de 1907 concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre67 ainsi que la « clause Martens » du préambule de cette conventionNote 8,68. Bruno Kertheuser conteste quant à lui l’usage même du terme représailles : « le meurtre et la déportation de quelques centaines d’habitants de Tulle les 9 et 10 juin relèvent très clairement du crime de guerre. Toute autre appellation, comme celle de représailles, d’épuration ou de mesure expiatoire, appartient au jargon des auteurs de ces crimes et participe de leur logique à eux »69.

Le massacre de Tulle avait pour but de punir une des capitales du maquis, pour terroriser d’autres régions, conformément aux pratiques mises en œuvre par la Wehrmacht et laWaffen-SS sur le front de l’est ; il résulte « de l’action et de l’inaction de beaucoup de personnes », qu’il s’agisse de membres de la Wehrmacht, de la Waffen-SS ou duSicherheitsdienst70.

La thèse révisionniste

Selon le récit auto-publié du SS-Sturmbannführer Otto Weidinger, plusieurs dizaines de soldats allemands auraient été abattus après leur reddition et de nombreux cadavres auraient porté des traces de mutilations71. Cette thèse est reprise et amplifiée par deux autres révisionnistes, Sadi Schneid72, pseudonyme d’un ancien Waffen-SS Elimar Schneider73, et Herbert Taege, ancien fonctionnaire des Jeunesses hitlériennes73,74.

Pour les historiens, le récit de Weidinger n’a aucun crédit. Eberhard Jaeckel « doute de la véracité de ces affirmations et se demande si les atrocités alléguées n’ont pas servi de justification au comportement des SS75 ». Pour G. Penaud, « divers témoignages de militaires ou de civils allemands retrouvés par Bruno Kartheuser sont assez contradictoires sur la question des mutilations dont auraient été victimes, d’après la rumeur, les victimes allemandes ; à vrai dire, à la lecture des déclarations ultérieures de SS, il n’a pas trouvé une seule qui rapporte un témoignage direct de ces atrocités : tous ceux qui exprimèrent ce reproche [...] colportèrent indirectement les dires de témoins dont il semble difficile de soutenir la crédibilité76 ».

B. Kartheuser a réfuté point par point ces thèses révisionnistes. Le seul fait contraire à l’article 23c et 23d de l’annexe à la Convention de La Haye de 1907 concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre77 qui stipule qu’«  il est notamment interdit [...] de tuer ou de blesser un ennemi qui, ayant mis bas les armes ou n’ayant plus les moyens de se défendre, s’est rendu à discrétion [ainsi que] de déclarer qu’il ne sera pas fait de quartier », consiste en l’exécution sans jugement de neuf membres du SD et Gestapistes en fin de l’après-midi du 8 juin78. Quant aux prétendues mutilations, il ne s’agit que des traces d’impact de mitrailleuse. Selon un témoin, Robert Lajugie, « dès la reddition des assiégés, j’ai vu les corps des victimes. Certains, assurément, étaient abîmés et il est exact que des crânes laissaient échapper leur cervelle, mais c’était là le résultat d’une concentration des tirs d’armes automatiques. [...] C’est dans cet état que les éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich trouvèrent leurs compatriotes avec, en plus, cette aggravation que les camions venus enlever les cadavres furent pris par les arrivants, fous furieux, pour les instruments dont on se fût servi pour écraser les corps ou les têtes79. » Ce récit est confirmé par le Dr. Heinz Schmidt, médecin du 3e bataillon du 95e régiment de sécurité : « Parce qu’on voulait avoir une justification présentable d’une certaine manière au niveau international pour les mesures de représailles, je fus cité en qualité de médecin de la place auprès du médecin principal de la division Das Reich. Il me demanda si j’avais constaté des mutilations sur les cadavres de nos soldats tombés la veille. Contrairement aux affirmations disant que cela avait été le cas, j’ai déclaré énergiquement que je n’avais pas constaté de mutilations sur les soixante morts que j’avais vus80. »

À propos du livre de Schneid, Kartheuser écrit qu’il « formule, de la manière la plus grossière entre toutes les versions qui ont circulé, les reproches de mutilations voulues opérées sur certains cadavres allemands. Schneider n’évoque pas ce qu’il a vu. [...] Il ne fait que colporter une version qui fut répandue dès les premiers jours, entre autres par les milieux SS et nazis d’époque mais également par la propagande officielle81. » Il remarque également que Weidinger et Taege ne se basent, eux aussi, sur aucun témoin direct81.

Les suites du massacre

Walter Schmald, du SIPO-SD est capturé par des maquisards à Brive le 15 août 1944, et exécuté par ceux-ci le 22 août, sans avoir fait l’objet d’un procès82.

Otto Weidinger, dernier commandant du régiment Der Führer est interrogé au sujet du massacre pendant sa détention de 1947 à 1951. Il ne fait l’objet de poursuites que pour son adhésion volontaire à la Waffen-SS, jugée comme organisation criminelle lors du procès de Nuremberg, et est acquitté83. Après sa libération, il écrit de nombreux ouvrages sur la2e panzerdivision SS Das Reich, considérés en France comme révisionnistes.

La première enquête, qui porte sur l’assassinat de dix-huit gardes-voies est clôturée 25 mars 1948, et fonde le procès qui s’ouvre à Bordeaux le 29 mars 1949, où comparaissent dix membres du 95e régiment de sécurité, responsable du meurtre de dix-huit gardes-voies, sous les ordres du capitaine Franz Reichmann, commandant du 3e bataillon. Les trois officiers inculpés sont condamnés à quinze (Franz Reichmann, Willi Schlewski) ou dix (Jean Retzer) ans de travaux forcés ; 4 inculpés sont reconnus coupables mais libérés sous l’excuse absolutrice d’avoir agi sur ordre et trois sont acquittés. Schlewski et Retzer sont libérés le 18 septembre 1952 et Reichmann le 25 janvier 195384

L’information judiciaire ouverte le 18 juin 1947 sur les pendaisons de Tulle débouche notamment sur un rapport provisoire rédigé par le commissaire de police criminelle Félix Hugonnaud, qui conclut que les pendaisons furent apparemment commandées par le SS-Gruppenführer Heinz Lammerding, à l’encontre duquel trois mandats d’arrêts successifs sont décernés. Le procès (affaire contre Kahn et autres. Pendaisons de Tulle) s’ouvre à Bordeaux le 4 juillet 1951 et le verdict est prononcé le lendemain. Seules cinq personnes y sont accusées : quatre officiers de la division Das Reich - Lammerding, Aurel Kowatsch, chef d’état-major de la division, Heinrich Wulf, commandant de la section de reconnaissance, Otto Hoff, commandant de la section de pionniers qui a procédé aux pendaisons, et une employée allemande de la Manufacture d’armes de Tulle, Paula Geissler. Cette dernière n’est accusée que de n’avoir pas sauvé un ingénieur de la MAT, ce qu’elle aurait pu faire sans courir de risque personnel. Curieusement, le tribunal omet de mettre en accusation la centaine d’acteurs, les membres du commando d’exécution qui auraient pu être décelés facilement.

Lammerding et Kowatsch, ce dernier tué en mars 1945 à la frontière hongroise, sont condamnés à mort par contumace ; Hoff et Wulf écopent de dix ans de travaux forcés et Paula Geissler de trois ans de prison. Après un appel devant le tribunal de Marseille, la peine de Hoff est réduite, le 27 mai 1952 à cinq ans absorbés par la détention déjà effectuée. Hoff est donc libéré au prononcé du jugement d’appel, comme l’avait été, la semaine précédente, Wulf, gracié par le président de la république Vincent Auriol. Après sa condamnation à mort, Lammerding fait l’objet d’une demande d’extradition du gouvernement français auprès des troupes d’occupation britanniques fin janvier 1953 et le Haut-Commissariat britannique décerne à son tour un mandat d’arrêt à son encontre le 27 février 1953, conformément à la loi n° 10 du Conseil de contrôle allié. Il n’y a aucune suite à ces demandes et Lammerding n’a jamais été inquiété par la justice85.

Jusqu’à sa mort, Lammerding a nié toute responsabilité dans le massacre de Tulle, en déclarant que l’initiative avait été prise par le SS-Sturmbannführer Kowatsch : « connaissant la hiérarchie rigoureuse et la discipline terriblement rigide qui régnaient dans le corps des SS, une telle affirmation ne mérite aucun crédit86. » Après avoir également nié, dans un premier temps, sa présence à Tulle, il a affirmé qu’il n’y était arrivé que tard dans l’après-midi, après les pendaisons : or l’ordre du jour de la division pour le 10 juin 1944 est rédigé par Lammerding à Tulle et daté du 9 juin à douze heures quinze ; cette mention « a été plus tard surchargée à la main en vingt-trois heures quinze86. » La présence de Lammerding à Tulle aux environs de midi le 9 juin est également attestée par le médecin militaire de la garnison allemande, le Dr Schmidt87.

Une procédure est ouverte à l’encontre de Lammerding par le Zentralstelle in Nordrhein-Westfalen en décembre 1961, procédure au cours de laquelle Lammerding est interrogé en février 1962 ; le 9 octobre 1962 le directeur du Zentralstelle des Landes NRW für die Bearbeitung nazionalsozialistischer Massenverbrechen signifie l’arrêt des poursuites en se basant sur la seule version des événements de Lammerding88.

Ce n’est qu’au détour d’une procédure au civil, intentée à Düsseldorf par Lammerding contre l’hebdomadaire communiste Die Tat, qui l’avait accusé dans son édition du17 juillet 1965 d’avoir été condamné à mort en France pour le meurtre de nombreux otages, que la justice allemande établit, sans conséquences concrètes toutefois, la responsabilité de Lammerding dans le massacre de Tulle.
Les attendus du jugement qui déboute Lammerding sont particulièrement clairs : « Un groupe de 120 hommes, la plupart jeunes, furent sélectionnés, leur groupe fut réduit sur l’intervention de plusieurs citoyens français de cette ville au chiffre de 99. Ces 99 furent tués d’une manière cruelle, sans jugement et sans qu’on leur ait prouvé leur participation à l’attaque des partisans la veille. Son affirmation [celle de Lammerding] selon laquelle il se serait agi dans le chef des 99 tués de partisans et non pas d’otages, est inexacte. Par ailleurs, il ne la maintient plus. [...] Ici, les suppliciés ont été tués en vengeance pour des attaques de partisans déjà commises et comme dissuasion pour des attaques de partisans futures. On peut à juste titre appeler la mise à mort de telles personnes civiles de meurtres d’otages, puisque ces mises à mort sont encore plus abjectes que la mise à mort de véritables otages88. »

Une dernière tentative pour traduire Lammerding devant la justice fait suite à la publication de l’ouvrage de Jacques Delarue, Trafics et crimes sous l’occupation, en 1968. À la suite de cette parution, le député-maire socialiste de Tulle, Montalat, demande le 11 octobre 1968 que le gouvernement français exige de la République fédérale allemande d’introduire une procédure en Allemagne contre Lammerding et estime cette procédure d’autant plus impérieuse que le premier volume d’une apologie de la division Das Reich vient de paraître (sous la plume d’Otto Weidinger) en Allemagne. Comme les précédentes, cette tentative reste sans suite88

En 2008, le Sénat a adopté un projet de loi portant adaptation du droit pénal français à celui de la Cour pénale internationale89. Cette adaptation, partielle, stipule entre autres laprescription des crimes de guerre par trente ans (article 462-10). Ce texte a suscité l’indignation du collectif « Maquis de Corrèze », dirigé par le député honoraire Pierre Pranchère, car son adoption aurait pour conséquence directe l’amnistie pour les responsables des massacres de Tulle, Oradour-sur-Glane et Maillé90.

Notes

  1. ↑ ancien commandant des Einsatzkommandos 5, puis 4b de l’Einsatzgruppe C
  2. ↑ Une première réunion a lieu le 17 avril 1944, selon Jean-Jacques Fouché et Gilbert Beaubatie, Tulle. Nouveaux regards sur les pendaisons et les événements de juin 1944, Éditions Lucien Souny, 2008, p. 41
  3. ↑ Ce fait n’est pas mentionné par Trouillé selon lequel les Allemands tentent une sortie en force à coups de mitraillettes et de grenades, P. Trouillé, op. cit., p. 152
  4. ↑ Elle lui rend visite en 1978 lors d’un séjour à Tulle « dans un but touristique », qui déclenche de vives protestations, J.J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 278-279
  5. ↑ Selon Élie Constans, Philomène Joutet, capurée par des éléments de la division SS Das Reich lors du massacre de Gabaudet à Issendolus et dont le fils et la fille avait été massacrés la veille,eut la corde passée au cou mais ne fut pas pendue; elle fit partie des otages libérés, Élie Constans, La tragédie de Gabaudet-Donnadieu, 1994, p. 52-53
  6. ↑ Un otage d’origine alsacienne a été libéré suite à l’intervention d’un membre de la Das Reich, Elimar (Sadi) Schneid, B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 449
  7. ↑ D’après B. Kartheuser, qui est le seul à mentionner cette hypothèse, certains otages sont sauvés suite à l’action du docteur Pouget et de l’infirmière Arnal, qui leur font une piqûre provoquant une fièvre immédiate, puis les font évacuer sur un brancard en tant que malades
  8. ↑ Les représailles ne sont explicitement interdites que par les 4 Conventions de Genève de 1949 sur la protection des victimes de la guerre

Références

  1.  Peter Lieb, Répression et massacres. L’occupant allemand face à la résistance française, 1943-1944, in Gaël Eismann et Stefan Maertens (dir.), Occupation et répression militaires allemandes, 1939-1945, Autrement, coll. Mémoires/Histoire, Paris, 2006, p. 181
  2.  P. Lieb, op. cit, p.176-177
  3.  Guy Penaud, La « Das Reich » 2e SS Panzer Division, La Lauze, 2005 (ISBN 2912032768), p.65-8, 109-57, 175-231
  4. ↑ a et b Jean-Jacques Fouché, Oradour, Paris, Liana Lévi, 2001, p. 55-56
  5.  G. Penaud, op. cit., p.72-107 et 159-179
  6.  Bruno Kartheuser, Walter, SD à Tulle : la tragédie du 9 juin, t. 3, Les pendaisons de Tulle, Neundorf, Krautgarten, 2004, p. 148-152
  7.  B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 33
  8. ↑ a et b J.J. Fouché, op. cit., p. 64
  9.  Sur la division Brehmer, voir notamment B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 75-90
  10.  Jacques Delarue, Crimes et Trafics sous l’occupation, Paris, Fayard, Le livre de poche, 1971, p. 346
  11.  Bruno Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 304.
  12.  J. Delarue, op. cit., p. 345.
  13.  J. Delarue, op. cit., p. 347.
  14.  B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 93.
  15.  J. Delarue, op. cit., pp. 348-50.
  16.  Jean-Jacques Fouché, Gilbert Beaubatie, Tulle. Nouveaux regards sur les pendaisons et les événements de juin 1944, Éditions Lucien Souny, 2008, p. 59.
  17.  Une fusillade nourrie me fait sauter du lit. Le jour point, il est cinq heures, Pierre Trouillé, Journal d’un préfet pendant l’Occupation, Paris, Gallimard, coll. J’ai Lu, 1964, p. 137.
  18. ↑ abcd et e J. Delarue, op. cit., T. 4, pp. 350-59.
  19.  P. Trouillé, op. cit., p. 139
  20.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 73.
  21.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., pp. 79-80.
  22.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p.78
  23.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 77
  24.  B. Kartheuser, T. 3, op. cit., p. 320
  25.  P. Trouillé, op. cit., p. 146
  26.  B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 342
  27.  Sarah Farmer, Oradour : arrêt sur mémoire, Paris, Calmann-Lévy, coll. Essai/histoire, 1994, p. 59
  28.  G. Penaud, op. cit., p.198
  29.  Sauf mention contraire, cette section est écrite sur la base de J. Delarue, op. cit., p.358-365
  30.   »Journal d’un préfet pendant l’occupation ; Corrèze 1944″, Pierre Trouillé, Gallimard, 1964.
  31.  .J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 137
  32.  P. Trouillé, op. cit., p. 168
  33.  J.J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 131
  34.  Jacques-Louis Bourdelle, Départs – Récits, Rougerie, s. l., s. d., p. 28
  35. ↑ a et b J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 1333-136
  36.  A. Soulier, op. cit., p.9-10
  37. ↑ ab et c J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 151-153
  38. ↑ a et b J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 154
  39.  J.J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 158-159
  40.  Jean Espinasse, Tulle le 9 juin 1944, La Table Ronde, 1994, p. 26
  41.  A. Soulier, op. cit., p.12
  42.  J.J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 155
  43.  J. Espinasse, op. cit., p.27
  44.  P. Trouillé, op. cit., p. 172
  45.  J. Delarue, op. cit. , p. 381
  46.  J.L. Bourdelle, cité par J.J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 159
  47.  J. Delarue, op. cit., p. 373-374
  48.  Sauf mention contraire, la présente section est rédigée sur la base de J. Delarue, op. cit., p.382-394
  49.  J. Espinasse, op. cit., p. 29
  50. ↑ ab et c J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 163-170
  51.  J. Delarue, op. cit., p. 385
  52.  Témoignage du colonel Bouty, cité par P. Trouillé, op. cit., p. 176
  53.  J. Espinasse, op. cit..’, p. 33-34
  54.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 171
  55.  J. Espinasse, op. cit.’, p. 37 et seq.
  56.  P. Trouillé, op. cit., p.176-183
  57.  Bruno Kartheuser, Walter, SD à Tulle : la tragédie du 9 juin, t. 4, Crime sans châtiment, Neundorf, Krautgarten, 2008, p.197-215
  58.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 174
  59.  J. J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 174-176
  60.  B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p.454-457
  61.  P. Lieb, op.cit., p. 181
  62.  P. Trouillé, op. cit., p. 207-208
  63.  B. Kartheuser, op. cit., t. 3., p. 498-506
  64.  P. Trouillé, op. cit., p. 278-279
  65.  J.J. Fouché, op. cit., p. 65″.
  66.  Marjorie Courtoy, La question des otages en Belgique pendant la seconde guerre mondiale, in Gaël Eismann et Stefan Maertens (dir.), Occupation et répression militaires allemandes, 1939-1945, Autrement, coll. Mémoires/Histoire, Paris, 2006, p. 125-126
  67.  Texte de la convention [archive]
  68.  Éric David, Principes de droit des conflits armés, Bruxelles, Bruylant, 2008, p. 143
  69.  B. Kartheuser, T. 3, op. cit, p. 15
  70.  B. Kartheuser, T. 1, op. cit., p. 11
  71.  Otto Weidinger, Tulle et Oradour, une tragédie franco-allemande, s. l., auto-édité, s. d., 62 p.
  72.  Sadi Schneid, SS-Beutedeutscher. Weg und Wandlung eines Elsässers, Lindhorst, Askania, 1979
  73. ↑ a et b B. Kartheuser, T. 3, op. cit., p. 357
  74.  Herbert Taege, Wo ist Kain? Enthüllungen und Dokument zum Komplex Tulle+Oradour, Lindhorst, Askania
  75.  Eberhard, Jaeckel, La France dans l’Europe de Hitler, Paris, Fayard, 1968, cité par S. Farmer, op. cit., p. 59
  76.  G. Penaud, op. cit, p. 195
  77.  Voir le texte de la convention [archive]
  78.  B. Kartheuser, T. 3, op. cit., p. 341-342
  79.  B. Kartheuser, T. 3, op. cit., p.359
  80.  B. Kartheuser, T. 3, op. cit., p. 363
  81. ↑ a et b B. Kartheuser, T. 3, op. cit., p. 357-364
  82.  sauf mention contraire, la présente section est basée sur G. Penaud, op. cit, p 491-499
  83.  G. Penaud, op. cit., p.492
  84.  B. Kartheuser, op.cit., T. 4, p.262
  85.  B. kartheuser, op.cit., T. 4, p. 309-313
  86. ↑ a et b J. Delarue, op. cit., p. 368-370
  87.  J. Delarue, op. cit., p. 377
  88. ↑ ab et c B. Kartheuser, op. cit., T. 4, p. 339-343
  89.  Voir le dossier du Sénat Projet de loi portant adaptation du droit pénal français à la CPI [archive]
  90.  Voir la lettre du collectif « Maquis de la Corrèze » sur le site du PRCFPRCF / Maquis de Corrèze [archive]
  91. ↑ abcdef et g B. Kartheuser, T. 1, op. cit., p.8-10
  92.  B. Kartheuser, T. 4, op. cit., p.197-215
  93.  J. Espinasse, op. cit., p. 47
  94.  J. Espinasse, op. cit., p. 58 et73
  95.  . J. Espinasse, op. cit., p. 69 et 74
  96.  B. Kartheuser, op. cit., t. 4, p.16
  97.  B. Kartheuser, op. cit., t. 3, p. 349
  98.  J.J. Fouché, G. Beaubatie, op. cit., p. 235-243
  99.  Sur cet épisode, voir B. Kartheuser, op. cit., t. 4, p. 343 et sq
  100.  Jean-Macques Marie, Nouveaux regards et vieilles questions…, in La quinzaine littéraire, Paris, septembre 2008
  101.  Google Maps [archive] Rue du 9-Juin-1944, TulleCorrèzeLimousinFrance.

Massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Libération de 1944

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale   

 

Massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Libération de 1944

Les troupes allemandes et leurs auxiliaires commirent de nombreux massacres en France, de l’invasion à la Libération. Les victimes de ces tueries furent de natures diverses : hommes, femmes et enfants, civils, tirailleurs sénégalais en 1940 (Chasselay), résistants blessés ou prisonniers (Mont-Mouchet, Vassieux-en-Vercors, Grotte de la Luire), otages et juifs. (Saint-Genis-Laval, Bron, Savigny-en-Septaine)

Si dans la mémoire collective et la littérature historique, le massacre d’Oradour-sur-Glane, avec ses 642 victimes, occupe une place prépondérante, il ne peut occulter l’importance et la sauvagerie d’assassinats collectifs comme ceux commis à Maillé, Tulle, Ascq, Buchères, la Saulx1 et de toutes les autres exactions des troupes allemandes qui firent plusieurs milliers de victimes.
Généralement attribués à la Waffen-SS, ces massacres furent aussi perpétrés par des unités de la Wehrmacht, de la Kriegsmarine, de la Gestapo, du SIPO-SD et par leurs auxiliaires français. Cette brutalisation s’intensifia début 1944, avec les instructions concernant la répression données, le 3 février 1944, à la suite d’une intervention personnelle d’Adolf Hitler, par le général Hugo Sperrle, puis après le débarquement de Normandie, transposant en France la sauvagerie pratiquée sur le front de l’Est et dans les Balkans.

Au total durant la Seconde Guerre mondiale, 6 000 français furent massacrés par les Allemands ou leurs alliés, 25 000 furent fusillés, 27 000 résistants moururent en déportation en plus de 76 000 déportés raciaux2.

Liste chronologique
Mai 1940
Le 24
• Hinges : 10 civils, âgés de 26 à 53 ans, sont exécutés au bord d’un trou d’obus datant de la guerre précédente et ils y sont enterrés3.
les 24 et 25
• Massacre du Quesnoy à Beuvry : civils et réfugiés sont massacrés par la 3e Panzerdivision SS Totenkopf4.
le 27
• Paradis-Lestrem : 97 soldats britanniques prisonniers issus du deuxième bataillon du Royal Norfolk Regiment sont exécutés par la 3e Panzerdivision SS Totenkopf.
le 28
• Oignies : 80 civils assassinés à la suite d’une bataille qui dure trois jours5 et un officier anglais brûlé vif.
• Courrières : 45 hommes assassinés6.
• Massacre de Wormhout : 80 soldat britanniques et français tués, 15 blessés.
Juin 1940
le 20
• Chasselay : plusieurs dizaines de soldats Sénégalais prisonniers sont exécutés par la division SS Totenkopf7
• Domptail : 28 à 33 soldats français sont fusillés par des soldats allemands8.
Août 1941[modifier]
Le 29
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 3 hommes du réseau Nemrod : le capitaine de corvette Honoré d’Estienne d’Orves, le lieutenant Maurice Barlier, officiers de la France libre, et Jan Doornik, officier néerlandais, sont les premiers fusillés du Mont Valérien9.
Octobre 1941
Le 22
• Représailles après la mort de Karl Hotz : 48 otages sont fusillés en représailles de l’assassinat du lieutenant-colonel allemand Karl Hotz. 27 prisonniers sont exécutés àChâteaubriant, à la carrière de la Sablière, 16 à Nantes au champ de tir du Bèle, et 5 à Paris, à la forteresse du Mont-Valérien.
Le 24
• Camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle : 50 otages, en majorité des communistes, sont fusillés en représailles de l’assassinat d’un officier allemand. Au total 273 personnes sont fusillées au camp de Souge pendant l’occupation10.
Décembre 1941
Le 15
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 70 otages dont 53 Juifs, parmi lesquels 44 viennent du camp de Drancy, sont fusillés11
• Caen : 13 prisonniers communistes sont fusillés par les Allemands12,13
• Juigné-des-Moutiers : 9 prisonniers du camp de Châteaubriant (camp de Choisel) sont fusillés dans la forêt de la Blisière14.
Août 1942
Le 11
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 88 otages communistes sont fusillés sur ordre de la Sipo-SD, en représailles de la mort de 8 soldats de la Luftwaffe, tués par des grenades9.
Septembre 1942
Le 13
• Prison de la Santé à Paris : trois communistes, dont le député Jean Catelas, condamnés à mort par le tribunal d’État du gouvernement de Vichy, sont guillotinés9.
Le 21
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 46 otages sont fusillés sur ordre de la Sipo-SD, en représailles de la mort de 3 soldats allemands et de divers attentats9.
• Camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle : 70 otages sont fusillés sur ordre de la Sipo-SD dans le cadre des mêmes représailles9.
Octobre 1942[modifier]
Le 5
• Stand de tir de Balard à Paris : 18 FTP sont fusillés9.
Novembre 1942[modifier]
Le 3
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 6 personnes sont fusillées9.
Le 24
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 8 FTP de la Seine sont fusillés9.
Décembre 1942
Le 27
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 16 résistants du réseau de renseignements Georges France 31 sont condamnés à mort pour espionnage et fusillés9.
Le 30
• Saint-Jacques-de-la-Lande : 25 résistants communistes sont fusillés à La Maltière15.
Janvier 1943[modifier]
Le 29
• Nantes : 9 résistants condamnés à mort sont fusillés au champ de tir du Bêle16.
Février 1943[modifier]
Le 8
• Cinq Martyrs du lycée Buffon : 5 lycéens de 17 à 20 ans sont fusillés par les Allemands au stand de tir de Balard pour attentats contre des soldats allemands.
Le 17
• Massacre de Ballersdorf (Haut-Rhin) : 18 hommes dont 12 Ballersdorfois incorporés de force décident de se soustraire à cette incorporation et sont arrêtés aussitôt dans la nuit. Trois d’entre eux seront tués, un seul s’échappera, les 14 autres seront jugés sommairement et 13 seront fusillés le 17 février 1943.
Septembre 1943[modifier]
Le 7
• Massacre du bois du Thouraud : sept maquisards sont abattus par les Allemands, sept autres et deux paysans sont déportés dans les camps où six d’entre-eux y laisseront la vie.
Le 17
• Forteresse du Mont-Valérien, à Suresnes : 19 FTP brestois sont fusillés17,18
Décembre 1943[modifier]
Le 25
• Habère-Lullin : des jeunes réfractaires au STO rassemblés dans le château pour un bal de Noël sont dénoncés et surpris par la Sipo-SD. 25 sont massacrés et leurs corps brûlés, 26 sont arrêtés dont 8 sont déportés19,20.
Janvier 1944[modifier]
Le 5
• Mérenvielle : meurtres le 5 janvier et le 2 juin 194421.
Le 14
• Lanta : exécution21.
Février 1944
Le 16
• Beyssenac : 34 maquisards sont exécutés par deux compagnies allemandes au Pont Lasveyras, et 5 autres mourront en déportation.
Le 21
• Affaire de l’Affiche rouge : 22 résistants des FTP-MOI sont fusillés à Paris, au fort du Mont-Valérien.
• Annecy : 8 prisonniers sont fusillés après jugement de la cour martiale de Vichy22.
Le 25
• Thonon-les-Bains : 6 prisonniers sont fusillés après jugement de la cour martiale de Vichy22.
Mars 1944
Le 8
• Annecy : 5 prisonniers sont fusillés après jugement de la cour martiale de Vichy22.
Le 20
• Annecy : 5 prisonniers sont fusillés après jugement de la cour martiale de Vichy. Un autre est exécuté le 8 avril22.
Le 26
• Brantôme : après des tirs de résistants contre la voiture du général Walter Brehmer, ayant causé la mort de deux policiers, des membres du Sipo-SD exécutent 25 détenus de la prison de Limoges, dont des Juifs23, ainsi qu’un jeune habitant de la commune.
• Allemans : des soldats allemands incendient une ferme dont les 3 occupants meurent carbonisés23.
• La Jemaye : les mêmes abattent un habitant et incendie sa ferme23.
• Echourgnac : les mêmes abattent une habitante et brûlent sa maison23.
• Ribérac et Mussidan : les Allemands y prennent position ; le général Walter Brehmer installe même son quartier général à Ribérac. Ils sillonnent la forêt de la Double orientale et déclenchent des incendies pour débusquer les maquisards24,25.
Le 27
• Sainte-Marie-de-Chignac : 25 autres détenus des prisons de Limoges et Périgueux, principalement des Juifs, sont fusillés au lieu-dit Rivières-Basses, par des membres du Sipo-SD 23. Deux blessés parviennent à s’enfuir 26.
Le 31
• Rouffignac : le village est entièrement détruit, 3 hommes sont exécutés, 12 civils et 4 gendarmes (qui ne survivront pas) sont déportés en Allemagne27.
Avril 1944
Le 1er et le 2
• Ascq : 86 habitants sont fusillés par des hommes de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend à la suite d’un acte de sabotage contre un train28,29.
Le 6
• Tarnac : une compagnie d’une division allemande partant vers la Normandie, fusille quatre Juifs30.
• Bugeat : 4 habitants du village sont fusillés par des soldats allemands.
Le 30
• Aussonne : meurtres et destructions21.
• Cornebarrieu : meurtre21.
Mai 1944
Le 2
• Montpezat-de-Quercy : des membres de la 2e division SS Das Reich tuent 5 personnes et en déportent 15. Le village est pillé et incendié.
Le 4
• Annecy : 6 prisonniers sont fusillés après jugement de la cour martiale de Vichy22.
Le 7
• Miremont : exécutions les 7, 9 et 14 mai par des membres de la 2e division SS Das Reich puis le 2 juin21.1944).
Les 11 et 12
• Lauzès, Orniac, Blars, Grèzes, Latronquière, Sousceyrac, Cardaillac, Gorses, Molières, Le Bourg, Lacapelle-Marival, Terrou, Saint-Céré, Figeac, Lunan et Saint-Félix : dans cette même région, le Lot, les SS font plusieurs centaines de victimes et déportés.
Le 15
• Fouesnant : 15 hommes ; des résistants du groupe Vengeance, des FTPF, deux déserteurs russes de la Wehrmacht, sont fusillés par les Allemands dans le marais de Mousterlin. Deux autres exécutions ont lieu, l’une le 23 juillet, l’autre le 10 août31.
Le 17
• Urau : meurtres et arrestations21.
Le 21
• Frayssinet-le-Gélat : 3 femmes sont pendues et 11 hommes fusillés par les SS.
Le 23
• Galié : meurtres et destructions21.
Le 25
• Lantilly : 23 maquisards du groupe Henri Bourgogne sont exécutés sommairement par les Allemands9
Le 28
• Vaussujean (Saint-Sébastien) : 7 résistants sont abattus et 3 autres (dont Victor Renaud) livrés à la Milice.
Le 31
• Saint-Jacques-de-la-Lande : 9 résistants sont fusillés à La Maltière15.
Juin 1944
• Cadours : meurtre21.
Le 1er
• Limogne-en-Quercy, Cadrieu et Frontenac : 9 civils sont tués par les SS.
Le 2
• Pibrac : crimes de guerre le 2 puis le 11 juin21.
Le 3
• Linac, Viazac et Bagnac-sur-Célé : 19 habitants sont fusillés par les SS.
• Chaum : assassinat21.
Le 5
• Ugine : les SS massacrent 28 habitants32.
Le 6
• Caen : 87 prisonniers de la maison d’arrêt dont au moins une femme sont exécutés33,34.
• L’Épine (Marne) : 7 résistants condamnés à mort sont fusillés par les Allemands35.
Le 7
• Castelculier : 2 résistants sont tués et 4 otages civils exécutés. Le château de Laclotte et la ferme de la famille Afflatet sont brûlés par les Allemands.
• Saint-Pierre-de-Clairac : 11 patriotes français sont fusillés et massacrés par la Gestapo d’Agen et des éléments de la 2e division SS Das Reich36
• Saint-Germain-la-Blanche-Herbe : 11 soldats canadiens prisonniers sont exécutés ce jour et 7 autres le lendemain dans les jardins du château de l’Abbaye d’Ardenne37.
Le 8
• Issendolus : 44 personnes sont massacrées par les SS et 70 autres déportées.
• Montgueux : 15 résistants sont fusillés par l’armée allemande au Trou de Chirac38.
• Rennes : 32 résistants, dont 9 républicains espagnols, sont fusillés par les Allemands à la caserne du Colombier39.
• Rouffilhac et Carsac-Aillac : 29 habitants dont des femmes et des enfants sont massacrés par les SS.
• Saint-Floxel : un soldat tue 8 femmes et enfants cachés derrière un abreuvoir40.
Le 9
• Bretenoux : 20 civils dans la population et 18 résistants FFI de l’AS Corrrèze. 2 civils seront aussi portés disparus.
• Tulle : 99 hommes sont pendus, puis, dans les jours qui suivent 149 sont déportés dans les camps de concentration nazis. Au total, l’action de membres de la 2e panzerdivision SS Das Reich et du SD fait 213 victimes41.
• Argenton-sur-Creuse : 56 habitants dont des femmes et des enfants, et des membres des FFI sont massacrés dans les rues en fin d’après-midi par des membres d’une compagnie du régiment Der Führer de la 2e panzerdivision SS Das Reich et 11 sont fusillés le lendemain42 , 43.
• Janaillat : 31 jeunes maquisards sont exécutés au lieu-dit Poteau de Combeauvert par un bataillon du 4e régiment de Panzergrenadier Der Führer appartenant à la 2e panzerdivision Das Reich44.
Le 10
• Oradour-sur-Glane : 642 habitants, dont 247 enfants, sont abattus ou brûlés vifs par les hommes du 1e bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e panzerdivision SS Das Reich45.
• Issoudun : 11 personnes sont tuées.
• Marsoulas et Mazères-sur-Salat : 32 civils dont 6 femmes et 12 enfants sont tués par les SS.
• Betchat : deux civils sont tués, un FFI fait prisonnier est exécuté, plusieurs maisons sont incendiées le 10 puis dans les jours suivants46
• Bagnères-de-Bigorre, Pouzac et Trébons : du 10 au 12 juin, 57 habitants dont des femmes et des enfants, sont massacrés par un bataillon du régiment Deutschland de la 2epanzerdivision SS Das Reich47 .
• Mont-Mouchet: les 10 et 11 juin, environ 100 civils et 238 résistants sont tués par les troupes nazies.
• Ussel : 47 jeunes résistants sont abattus, les blessés étant achevés.
• Ruynes-en-Margeride, Clavières : 36 civils sont victimes des troupes d’un Sicherungsbataillon de la Wehrmacht et du 19e SS-Polizieregiment48.
• Laffite-Toupière : assassinat commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich21.
• Martres-Tolosane : exécutions et massacres le 10 juin commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich puis nouveaux assassinats les 8 et 18 août21.
• Saint-Michel : crimes de guerre, exécutions commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich21.
Le 11
• Mussidan : des membres du SD de Périgueux47 fusillent 52 personnes à Mussidan, parmi lesquelles Raoul Grassin, le maire de la commune, en représailles à une tentative de sabotage de la voie ferrée par la résistance49.
• Orville : 10 habitants sont fusillés.
• Fusillés de Saint-Julien-du-Verdon : 11 résistants sont fusillés par la Gestapo.
• Rostrenen : 2 otages pendus dans le bourg.
Le 12
• Valréas : des membres du groupe de combat Unger de la 9e division blindée de la Wehrmacht48 tuent 26 civils et 27 résistants.
• Jeu-les-Bois : 17 hommes sont tués.
• Murat : quatre otages sont fusillés sur le bord de la route, par le SS Hugo Geissler, qui sera mitraillé, en représailles, par des maquisards
• Saint-Lys, Bonrepos-sur-Aussonnelle et Saiguède : 9 maquisards sont tués et 12 civils exécutés par des unités de la 2e division SS Das Reich50.
• Lormes : huit otages civils fusillés à la suite de l’attaque d’un convoi allemand qui traversait la ville.
Le 13
• Revin : 105 résistants capturés après l’encerclement du maquis des Manises (encadré par Jacques Pâris de Bollardière) sont exécutés51.
• Plestan : 31 otages dont 7 Nord-Africains sont abattus par la Gestapo et la Feldgendarmerie dans le bois de Boudan.
Le 14
• Houeillès : bombardement de Houeillès par trois avions allemands tuant 2 personnes dont une femme.
Le 15
• Rieumes : meurtre21.
• Vieugy : 15 maquisards et civils sont exécutés22.
Le 16
• Lannion : plusieurs exécutions de maquisards (11 exécutions le 16 juin ; 7 le 03 juillet ; 6 le 06 juillet)
Le 18
• Vieugy : 10 maquisards et civils sont exécutés22.
Le 20
• Houeillès : 5 civils et 2 résistants alsaciens (Léon Krepper et Léon Richer) sont abattus.
• Coussay-les-Bois : trois jeunes de Coussay sont fusillés par les SS en représailles contre une attaque d’un convoi allemand52.
Le 21
• Mouleydier : le village est pillé et incendié par les SS. 22 maquisards sont fusillés.
• Boulogne-sur-Gesse : meurtres le 21 juin puis le 17 août21.
Le 23
• Dunes : à la suite d’une dénonciation les SS pendent 12 personnes et en abattent 4 autres.
• Saint-Sixte : Trois familles tziganes, soit 14 personnes, sont assassinées à 5h du matin par l’unité SS de Valence d’Agen.
• Saint-Jacques-de-la-Lande : 10 résistants, en majorité des FTP, sont fusillés à La Maltière15.
Le 24
• En représailles à l’exécution de Hugo Geissler, 115 Muratais sont raflés et déportés à Neuengamme par la Légion des Tatars de la Volga de la Brigade Jesser.
Le 25
• Thauvenay : 16 civils dont 6 jeunes et un enfant de sept ans, sont abattus et vingt-trois habitations incendiées.
Le 26
• Dun-les-Places : 27 civils sont tués par les SS. Les maisons sont ensuite pillées et incendiées les 27 et 28 juin.
Le 27
• Castelmaurou : assassinats le 27 juin puis le 16 juillet21.
• Saint-Sauvant : 27 maquisards qui viennent d’être faits prisonniers par des soldats allemands et des miliciens, sont exécutés53.
Le 28
• Villemur-sur-Tarn : meurtres, incendies, pillages et crimes de guerre le 28 juin 1944 puis le 1, 3, 7, 20, 21, 24, et 27 juillet et le 20 et 21 août 194421.
• La Magdelaine-sur-Tarn : meurtre21.
• Le Born : meurtres21.
• Montastruc-La-Conseillère : crimes de guerre21.
Le 30
• Saint-Jacques-de-la-Lande : 21 résistants, dont des membres des Corps Francs Vengeance du Morbihan et des FTP, sont fusillés à La Maltière15.
Juillet 1944[modifier]
Le 1er
• Toulouse : meurtres au cours du mois de juillet et le 22 août21.
• Donzy : 8 civils tués selon le monument commémoratif.
Le 2
• Muret : meurtres le 2 puis le 6 et le 821.
Le 3
• Estang : neuf fusillés à la suite des représailles d’un accrochage avec le maquis (les allemands ayant perdus 9 soldats au cours du combat).
Le 6
• Bazus : assassinats, incendies et vols, le 6, 7 et 15 juillet puis le 20 et 21 août21.
• Bessières : crimes de guerre21.
Le 7
• Le Cheylard : la Wehrmacht tue entre 30 et 50 civils lors d’une opération contre un centre de résistance.
• Meilhan : une colonne de la Wehrmacht (plusieurs centaines d’hommes) attaque par surprise à l’aube le maquis de Meilhan (environ 90 hommes). Après 3 heures de combat inégal, tous les survivants (même blessés) sont torturés et assassinés. Le massacre n’est pas fini : les Allemands raflent 4 hommes (qui n’étaient pas maquisards) dans des fermes voisines et les exécutent. Sur le chemin du retour à Lannemezan, les SS capturent et exécutent 3 autres hommes. Des maquisards de Meilhan, seuls 16 ont parvenu à s’échapper, 76 ont été assassinés54.
• Saint-Sauvant : 30 SAS de l’opération Bulbasket et un pilote de l’US Air Force, prisonniers de guerre, sont fusillés par la Wehrmacht dans la forêt de Saint-Sauvant, à l’aube.
• Broualan : 4 habitants sont tués ou mortellement blessés par des miliciens55.
• Saint-Rémy-du-Plain : 8 hommes du maquis de Broualan sont torturés puis abattus à la mitraillette par des miliciens56,55.
Le 8
• Portes-lès-Valence : 32 personnes sont fusillées.
• Magnac-Laval : 19 personnes sont massacrées par des miliciens.
Le 9
• Ramonville-Saint-Agne : assassinats21.
Le 10
• Bélâbre : 46 hommes dont plusieurs maquisards de Chauvigny, sont massacrés.
• Montréjeau : meurtres le 10 juillet puis le 7 août21.
• Ploumagoar : 17 résistants sont fusillés dans le bois de Malaunay, dont l’abbé Fleury, Jean Métairie, les responsables briochins du mouvement Défense de la France. Certains d’entre eux ont été enterrés encore en vie.
Le 11
• Dompierre-sur-Mont : 22 habitants sont fusillés.
Le 12
• Plumelec : 6 parachutistes SAS français, 8 maquisards et 3 paysans sont fusillés sommairement au village de Kerihuel.
Du 12 au 22
• Massacre de Dortan : 36 habitants de Dortan et d’Oyonnax furent tués ; des habitants et des résistants torturés au château de Dortan ; des femmes violées. Le village fut totalement incendié par la Wehrmacht.
Le 14
• Marcy : le 14 juillet 1944, au cours d’un accrochage avec la brigade Jesser, trois résistants (Henri Cayet, Pierre Orluc, Auguste Stein) de la 238e compagnie FTPF trouvent la mort à Marcy et six autres sont déportés. Avant de partir, les nazis incendient le village.
• Saucats : 13 Résistants installés dans La ferme de Richemont sont encerclés et massacrés au canon par une cinquantaine de miliciens et une quarantaine d’Allemands de divers corps de Bordeaux (Douaniers, SD et Gendarmerie) appuyés par une colonne d’artillerie. Un quatorzième résistant sera fusillé au fort du Hâ . Ils avaient entre 17 et 23 ans
• L’Hermitage-Lorge : massacre de 36 résistants et otages, pendus ou fusillés par la Wehrmacht. Au total, 55 corps seront extraits du charnier de la Butte-Rouge. Les corps portaient pour la plupart des marques de torture.
Le 15
• Bourg Lastic : une colonne Jesser fait 23 fusillés, 28 déportés
• Verrières : une autre colonne Jesser assassine 3 résistants (balles dans le dos)
• Alleyrat et La Rochette situés à quelques kilomètres au nord d’Aubusson sont incendiés par le groupement Coqui.
Le 16
• Vieugy : 8 maquisards et civils sont exécutés22.
Le 20
• Vif : en représailles à une embuscade, les Allemands exécutent 11 otages.
• Cormelles-le-Royal : les six membres d’une famille ayant décidé de rentrer chez eux malgré l’ordre d’évacuation allemand sont retrouvés et fusillés par les SS57.
Le 21
• Vassieux-en-Vercors : 82 habitants dont des femmes, des enfants et des vieillards, et 120 combattants des FFI, sont massacrés et le village est détruit à 97 %.
• Seyssinet-Pariset : 10 Polonais et Français, raflés à Grenoble par la milice et la Gestapo, sont fusillés58.
Le 22
• Saint-Sozy (Souillac) : 8 résistants FFI pris en embuscade et abattus par la division SS das Reich.
Le 24
• Savigny-en-Septaine : 36 Juifs de Saint-Amand-Montrond dont 8 femmes, sont jetés, vivants ou tués par balles, dans un puits par la Gestapo.
• Puits de Guerry (Soye-en-Septaine, Cher) : premier massacre, 25 hommes réfugiés juifs d’Alsace-Lorraine, jetés un à un vivants dans un puits et écrasés sous des pierres59.
Le 25
• Saint-Germain-d’Esteuil60 : 3000 Allemands attaquent une centaine de FFI du maquis de Vigne Oudide. Une quarantaine de résistants sont tués sur place, certains, faits prisonniers, sont torturés et exécutés. Plusieurs témoignages font état d’exécutions sommaires d’habitants le lendemain dans le village de Liard par les troupes allemandes.
Le 26
• Bayons : 21 résistants et 3 adolescents sont assassinés.
Le 27
• Saint-Germain-du-Salembre : 29 maquisards et la quasi-totalité des habitants du hameau sont massacrés par les nazis.
• Grotte de la Luire : 35 blessés du maquis du Vercors sont assassinés.
• La Chapelle-en-Vercors : Le village est incendié et bombardé par l’armée allemande. Seize jeunes otages sont exécutés dans la cour d’une ferme (qui s’appelle aujourd’hui la Cour des Fusillés).
• Lyon : la Gestapo fusille 5 résistants place Bellecour.
• Chard : le village est attaqué par le groupement Coqui qui tue 6 FFI et fait 17 prisonniers qu’il fusille et achève.
• Gargilesse-Dampierre (Indre) : une compagnie de la colonne Stenger massacre 12 résistants et civils61.
Le 28
• Auterive : meurtre21.
• Rouffiac-Tolosan : meurtres21.
Le 31
• Bellegarde-Sainte-Marie : assassinats et destructions 21.
Août 1944
Fonsorbes : meurtres21.
Le 3
• Erquy : 5 otages et 6 résistants fusillés.
• Pluduno : 3 civils abattus, dont 2 femmes.
Le 4
• Le Vigeant : 12 jeunes résistants de Millac sont fusillés par des nazis et des miliciens.
• Saint-Pol-de-Léon : 25 hommes, dont le maire et un adolescent de 17 ans, sont massacrés par la Wehrmacht62.
Le 5
• Quimper : les nazis incendient un commerce de Gourvily et fusillent les membres de la famille qui tentent de s’en échapper, Jean-Louis Lejeune, 67 ans ; son épouse Anna, 64 ans ; Marie-Renée Le Quillec, épouse Lejeune, 33 ans, qui attend un enfant, et Marianne Le Jeune, épouse Le Toullec, 32 ans63.
Le 7
• Gouesnou : des hommes de la 3e brigade antiaérienne de la Kriegsmarine massacrent 42 habitants, dont des femmes et des enfants, au lieu-dit de Penguerec.
• Langon : 6 maquisards sont surpris par des soldats allemands au Port-de-Roche et fusillés64,65.
• Pleubian : 21 jeunes résistants s’étant rendus sont massacrés au sémaphore de Crec’h Maout. La veille, 4 passants avaient été abattus dans la commune voisine de Lanmodez.
• Langrolay-sur-Rance : tir d’un obus sur la foule (8 victimes civiles).
Le 8
• Guipavas : Au lieu dit Creac’h Burguy, sept hommes sont rassemblés dans le village puis abattus par des parachutistes allemands dont la division commandée par le général Ramke venait d’arriver pour défendre Brest 66.
• Puits de Guerry (Soye-en-Septaine, Cher), 2e massacre : 7 femmes, 1 jeune fille et trois hommes, réfugiés juifs d’Alsace-Lorraine, sont jetés un par un vivants dans un puits et écrasés par des pierres (soit 36 victimes avec celles du premier massacre du 24 juillet67).
Le 9
• Saint-Julien-de-Crempse : 17 civils de 18 à 80 ans, ainsi que 11 maquisards, sont massacrés par les SS.
Le 10
• Saint-Gaudens : exécutions, crimes de guerre et destructions le 10 et du 19 au 21 août21.
• Vieugy : 7 maquisards et civils sont exécutés22.
Le 11
• Forteresse du Mont-Valérien, à Paris : 93 prisonniers du camp de Royallieu sont fusillés68.
• Herran : meurtres21.
Le 12
• Longny-au-Perche : 5 otages pris au hasard dans le village sont fusillés.
• Villenouvelle : vols, incendies et meurtres le 12 et du 16 au 21 août21.
Le 13
• Tourouvre : 18 habitants sont massacrés et une cinquantaine de maisons sont détruites par des SS appartenant à une unité pas clairement identifiée. Longtemps attribué à la2e panzerdivision SS Das Reich, le massacre aurait finalement peut-être été perpétré par des membres de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend69.
• Montlaur : vols et massacres le 13, 15, 18, 20 et 21 août commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich21.
Le 14
• Prémilhat : Massacre de la Carrière des Grises (42 otages de la prison de Montluçon sont fusillés)70,71.
• Grenoble : 20 maquisards du Vercors sont fusillés.
Le 15
• Longeville : les troupes allemandes tuent 6 maquisards au combat et ils achèvent et brûlent 7 autres maquisards.
• Boussens : meurtres le 15 puis le 18 août21.
• Savignac-de-Duras : 4 jeunes maquisards sauvagement torturés, assassinés puis pendus72.
• Fusillés de l’Ariane : 21 résistants, dont 3 femmes, et 2 collaborateurs sont fusillés à la mitraillette par les Allemands à Nice. Deux autres résistants avaient été fusillés au même endroit le 22 juillet.
• Fusillés de la villa Montfleury à Cannes : 8 résistants dont une femme, sont exécutés par la Gestapo.
Le 16
• L’Isle-en-Dodon : meurtre commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich21.
• Fusillés de la cascade du bois de Boulogne : 35 FFI et FTP, agés de 17 à 22 ans sont fusillés par les Allemands dans la nuit du 16 au 17, peu avant les combats de laLibération de Paris.
Le 17
• Sainte-Radegonde : 30 personnes sont fusillées.
• Pointis-de-Rivière : assassinat21.
• Villefranche-de-Lauragais : meurtres, incendies et vols du 17 au 21 et le 28 août21.
Le 18
• Saint-Michel-de-Livet : une famille de 7 personnes est assassinée par des SS.
• Nérondes : une douzaine d’habitants sont massacrés et plus de trente maisons brûlées.
Le 19
• Plaisance du Touch : arrestation et assassinats le 19 et le 21 août21.
• Farges (Ain) : incendie du hameau d’Asserans ; les habitants sont brutalisés et les frères Mathieu fusillés.
Le 20
• Saint-Genis-Laval : 80 à 120 prisonniers du Fort Montluc, dont des résistants et des Juifs, sont assassinés par la Sipo-SD et la Milice française73,74,75,76.
• Saint-Astier : 21 otages sont fusillés le soir, au lieu-dit les Quatre-Routes, en représailles à des combats qui ont opposé des résistants aux allemands. 3 autres personnes sont exécutées dans les environs.
• Villaudric : assassinats et vols le 20 et 21 août21 15 civils et 4 FFI sont tués, 8 personnes sont blessées77.
• Ligueil (Indre-et-Loire) : des soldats allemands fuyant vers l’est ont pris en otage à Ligueil 3 personnes membres de la Croix Rouge : Aimé Papillault, Albert Bertrend et Jean Poulin pour protéger leur fuite. Ils ont été accrochés par le maquis au lieu-dit « la Blanchardière », en bordure d’un petit bois, sur la route de Loches. Les trois otages ont été tués. Il existe une plaque commémorative sur la place de Ligueil.
• Fort de Romainville, Les Lilas : 11 personnes, dont une femme, sont exécutés9.
Le 21
• Bron : 109 Juifs sont massacrés par les nazis.
• Comblanchien : Dans la nuit du 21 au 22 août 1944, 52 maisons sont brûlées et 8 habitants sur 530 sont tués et 9 hommes déportés.
• Bouloc: meurtres21.
• Fronton : meurtre et vols21.
• Rimont : Apres un accrochage avec des maquisards, un instituteur en vacance âgé de 28 ans et 10 habitant âgés de 44 à 78 ans, sont exécutés par des troupes allemandes et le village est détruit par incendie78,79.
Le 22
• Creney-près-Troyes : 49 détenus de la maison d’arrêt de Troyes sont exécutés par la Gestapo dont plusieurs Français de la Gestapo de Rennes80.
• Vaux et Maurens (Haute-Garonne) : meurtres et vols21.
• Charmont (Val-d’Oise) : au lieu dit La Fosse rouge, les troupes allemandes en retraite fusillent 15 otages originaires des communes d’Aincourt, d’Arthies et de Charmont.
Le 23
• Méré : 4 civils sont tués à la baïonnette par des SS revenus dans le village après sa libération par les Américains81
Le 24
• Buchères : 68 civils dont 35 femmes, 10 enfants de moins de 10 ans, des bébés de 6 à 18 mois, 5 vieillards de plus de 70 ans sont assassinés par les SS et le village est incendié par deux compagnies de la 51e brigade blindée de grenadiers SS47.
Le 25
• Maillé (Indre-et-Loire) : 124 habitants, âgés de 3 mois à 89 ans, sont massacrés, et le village est incendié (entièrement détruit, il sera reconstruit quasiment à l’identique), vraisemblablement par des hommes du Feld-Erstatz-Bataillon (bataillon de réserve) de la 17e Panzer Grenadier Division SS Götz Von Berlichingen82.
• Châtillon-sur-Indre : des maquisards et des civils sont fusillés,
• Cerizay : bombardement par une colonne allemande. 5 victimes civiles et 173 maisons incendiés.
• Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) : 11 jeunes résistants fusillés par les Allemands dans le bois de La Hotte83. Monument des fusillés de Villeneuve-Saint-Denis, CD 21. À la veille de la Libération, des Allemands en retraite massacrent 11 jeunes Français appartenant à la résistance de Tournan, qui furent surpris et capturés à la Bretèche d’Hermières dans la maison de l’un d’entre eux, le garde des Eaux et Forêts Jambois : René Allais, Pierre Bisson, Lucien Cotel, André Dupré, Michel Haby, Roger Havard, Henri Jambois, Claude Kieffer, Roger Marty, Christian Michel et Christophe Planté./>
• Chatou (Yvelines), l’affaire des 27 martyrs84, moment tragique de la Libération qui a vu le massacre de 27 civils et résistants.
Le 26
• Civray : la Wehrmacht en retraite commet des exactions85.
Plaque à la mémoire des maquisardsfusillés le 27 août 1944 à Ligueil
Praud
Le 27
• Col du Petit-Saint-Bernard : 28 hommes des villages de la Tarentaise sont fusillés par la Wehrmacht en repli vers l’Italie.
• Ligueil (Indre-et-Loire) : 3 maquisards faits prisonniers sont fusillés par l’armée allemande et, le lendemain, un autre maquisard prisonnier, son épouse et ses 3 enfants de 11 à 15 ans sont exécutés.
• La Celle-Guenand (Indre-et-Loire) : 10 victimes = 2 maquisards tués au bourg et 8 civils tués au lieu-dit Repinçay, sur la route deSaint-Flovier, par une colonne de la Wehrmacht qui avait fait halte la veille au Grand-Pressigny (sans victime).
• Chalautre-la-Petite : Un contingent de la Wehrmacht, stationné à Chalautre-la-Petite, prend 22 habitants du village en otages, en représailles de la capture de deux des leurs par une patrouille américaine. Les otages, emmenés hors du village sur la route deSourdun, sont fusillés ; treize d’entre eux meurent.
Le 29
• Massacre de la vallée de la Saulx : 86 hommes sont tués par des Allemands de la 3e division de Panzer-Grenadiers, une unité de la Wehrmacht lors de leur passage dans les villages de Couvonges, Robert-Espagne, Beurey-sur-Saulx, Mognéville dans ledépartement de la Meuse47.
• Bengy-sur-Craon : 8 personnes sont fusillées et des fermes sont incendiées.
• Saint-Cyr : 6 civils français, Michel Dubois, Désiré Berger, Roger Moine et ses trois fils Jean, Roger et Claude, sont exécutés par des soldats allemands après qu’ils ont été réquisitionnés pour dégager des troncs d’arbres couchés sur une route. Quelques jours plus tard, plusieurs auxiliaires féminines de l’armée allemande, sont fusillées en représailles, dans le cimetière du village, par des FFIou par des parachutistes SAS français86,87.
Le 30
• Tavaux-et-Pontséricourt : 20 habitants, femmes, vieillards, enfants, sont massacrés par les SS. 86 maisons sont pillées et incendiées88,89.
Le 31
• Plomion : 14 habitants de 16 à 72 ans sont fusillés par les SS.
Septembre 1944
Le 2
• Étreux : au hameau du Gard, à la suite d’une embuscade de la Résistance, les Allemands arrêtent et fusilllent 36 hommes et brûlent de nombreuses maisons90,91,92.
Le 3
• Lorgies : 14 habitants du village sont arrêtés par les Allemands et fusillés dans le bois Fréteur93,94.
Le 8
• Autun : 27 résistants sont fusillés par les Allemands, dans les jardins d’une école de la ville, rue aux Raz.
Le 16
• Ferrières (Charente-Maritime) : les Allemands, tuent 9 civils dont le maire du village, et 15 maquisards du régiment Ricco. Ils incendient 7 maisons du hameau de Chanteloup 95 96.
Les 20 et 21
• Basse-sur-le-Rupt : 86 maquisards sont fusillés par les nazis.
Le 27
• Étobon : 39 habitants sont fusillés par les SS et 27 autres sont emmenés puis, pour 9 d’entre eux, fusillés près de Belfort, et les 18 autres, déportés.

Références[modifier]
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6. ↑ Bref historique de Courrières [archive], consulté le 1er décembre 2012.
7. ↑ Scheck, R. (2007). Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Tallandier. pp.56-57.
8. ↑ Le massacre de Domptail [archive]
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14. ↑ Ouest-France, 11 décembre 2012
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23. ↑ a, b, c, d et e Carnets de guerre en Charente par Francis Cordet
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29. ↑ Crimes Hitlériens, Ascq, Le Vercors, Louis Jacob, collection Libération, Editions Mellottée (Paris), 1946
30. ↑ Jeudi Saint de Jean-Marie Borzeix
31. ↑ Jean René Canevet, La guerre 1939-1945 à Fouesnant, p.258-263 [archive]
32. ↑ Stèle des fusillés 1939-1945 [archive]
33. ↑ Plaque à la mémoire des 87 fusillés du 6 juin 1944, à la prison de Caen
34. ↑ Massacres nazis en Normandie: les fusillés de la prison de Caen par Jean Quellien, Jacques Vico [archive]
35. ↑ Cndp – Les Fusillés rémois du 6 juin 1944 [archive]
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40. ↑ Actes du colloque organisé par la Fondation de la Résistance et la ville de Saint-Amand-Montrond, page 62 [archive]
41. ↑ cf., Bruno Kartheuser, Walter, SD à Tulle : la tragédie du 9 juin, t. 3,Les pendaisons de Tulle, Neundorf, Krautgarten, 2004, 560 p.
42. ↑ Mémorial du 9 juin 1944 [archive]
43. ↑ Peter Lieb, « Répression et massacres. L’occupant allemand face à la résistance française, 1943-1944 », in Gaël Eismann et Stefan Maertens (dir.), Occupation et répression militaires allemandes, 1939-1945, éd. Autrement, coll. « Mémoires/Histoire », Paris, 2006, p. 179
44. ↑ Guide des lieux de mémoire: champs de bataille, cimetières militaires par Dominique Auzias, Pascaline Ferlin, Jean-Paul Labourdette, page 165
45. ↑ cf. Jean-Jacques Fouché, Oradour, éd. Liana Levi, Paris, 2001, 288 p.(ISBN 2-86746-271-1 et 978-2867462719)
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75. ↑ Internés de la prison Montluc à Lyon ; Policiers, Préfets, Agents de préfecture, Gendarmes, Douaniers, Magistrats. [archive]
76. ↑ CESEGUMO [archive]
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81. ↑ La Libération du canton de Montfort-l’Amaury, Le massacre des civils de Méré par les SS [archive]
82. ↑ P. Lieb, op. cit.., p. 178
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84. ↑ http://www.mairie-chatou.fr/chatou/ch060404.asp [archive]
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88. ↑ Tavaux 30-31 août 1944. Histoire d’une tragédie, d’Alain Nice
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90. ↑ 2 septembre 1944 – Les martyrs du Gard d’Etreux, par Annick Morel, 1994, (ISBN 2-84126-087-9)
91. ↑ Description du monument d’Etreux [archive]
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3 mars 2013

Le réseau du musée de l’Homme

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Résistance … la lutte contre le mal

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Le réseau du musée de l’Homme

(1940 – 1942) Un mouvement de résistance contre l’Allemagne nazie L’offensive éclair des troupes allemandes en France, lancée le 10 mai, se termine par une victoire complète du IIIe Reich et un désastre pour les Alliés. Pourtant, après l’appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, et la signature de l’armistice, le 22 juin, des hommes et des femmes refusent de se résigner et choisissent de combattre l’Allemagne nazie. Parmi ces pionniers de la résistance, trois personnes qui travaillent à Paris au musée de l’Homme, Boris Vildé, Anatole Lewitsky et Yvonne Oddon, fondent dès l’été 1940 un réseau de lutte clandestine, le réseau du musée de l’Homme, dont l’épopée se terminera tragiquement deux ans plus tard sous le coup de la répression nazie.

I – 1940 : le réseau du musée de l’Homme, un pionnier des mouvements de résistance contre l’Allemagne nazie L’année 1940 voit l’émergence des premiers mouvements et groupes de résistance issus des réactions spontanées d’hommes et de femmes qui n’acceptent pas l’armistice. Ces premiers mouvements vont s’organiser et se mettre en place tout au long de l’année, tant en zone nord qu’en zone sud. Ils agissent aussi bien dans le domaine du renseignement que des filières d’évasion et s’appuient souvent sur la publication clandestine d’un journal destiné à informer et combattre les propagandes adverses. Été 1940 – Fondation du réseau du musée de l’Homme qui devient en quelques mois un important mouvement de résistanceDès l’été 1940, le réseau du musée de l’Homme est mis en place par trois personnes qui travaillent dans ce musée parisien : Boris Vildé, un jeune linguiste, Anatole Lewitsky, un anthropologue, et Yvonne Oddon, la bibliothécaire. 

Ils développent leur organisation en recrutant d’autres résistants, en majorité des intellectuels et des avocats, puis en s’associant à différents groupes qui se sont créés spontanément, à l’instar du groupe du musée de l’Homme. Le réseau s’accroît rapidement grâce aux relations personnelles entretenues par les membres des différents noyaux. Ainsi, le premier à rejoindre le groupe est René Creston, sociologue au musée de l’Homme, qui connaît et recrute Albert Jubineau, avocat membre d’un groupe anti-occupation au Palais de justice, lequel entre en relation avec Séjournan, également fondateur d’un groupe anti-allemand, tandis que Vildé rencontre, grâce à son beau-père, le professeur Fawtier. À la fin de l’année 1940, ils sont rejoints par le groupe de Sylvette Leleu, des enseignants de Béthune et l’avocat André Weil-Curriel qui a fondé avec Léon Maurice Nordmann et Albert Jubineau un autre groupe clandestin, Avocats socialistes.

Des contacts sont également établis avec d’autres groupes de résistants, comme celui de l’ambassade américaine, le groupe Walter, le groupe de Bretagne et celui des Aviateurs. Enfin, le groupe entretient une coopération avec le colonel de La Rochère, le colonel Hauet et Germaine Tillion. Les filières d’évasion, le renseignement et la presse clandestine Le réseau « élargi » du musée de l’Homme est lié à plusieurs autres équipes et s’engage dans de multiples activités, dont trois principales : les filières d’évasion, le renseignement et la publication d’un journal clandestin, « Résistance ». Deux filières d’évasion sont organisées vers l’Angleterre, l’une par la Bretagne, l’autre par l’Espagne, disposant de relais à Bordeaux, à Perpignan, à Toulouse ou encore en Dordogne. Il faut en effet trouver des « caches » sûres, des guides et des passeurs pour franchir la ligne de démarcation, la frontière espagnole… Elles sont d’abord empruntées par les prisonniers de guerre français et anglais évadés, puis par tous ceux qui se sentent menacés ou veulent rejoindre Londres. L’activité « renseignement » nécessite également l’instauration de tout un réseau de collecte et d’acheminement d’informations à destination de Londres. Les informations à caractère militaire sont transmises par divers canaux comme l’ambassade des États-Unis ou la légation hollandaise. La troisième grande activité du réseau concerne la presse clandestine. Dès le mois d’août 1940, il produit et diffuse des tracts comportant des nouvelles issues de la presse étrangère provenant de l’ambassade américaine ou de la BBC. Puis le réseau crée un journal clandestin intitulé Résistance.

Le journal clandestin Résistance (décembre 1940 / mars 1941) Le réseau du musée de l’Homme se transforme en un « Comité national de Salut public » avec l’aide du professeur Paul Rivet, le directeur du musée, puis lance un journal ronéotypé Résistance, auquel vont participer : Marcel Abraham, ancien directeur de Cabinet de Jean Zay au ministère de l’Éducation nationale ; Claude Aveline et Jean Cassou, écrivains, membres du groupe Français libres de France. En septembre 1940, Jean Cassou avait déjà rédigé un tract intitulé « Vichy fait la guerre », tiré par le groupe du musée de l’Homme à plusieurs milliers d’exemplaires. Jean Paulhan et Jean Blanzat, écrivains qui participent à sa rédaction à partir de 1941. De décembre 1940 à mars 1941, le journal Résistance diffuse cinq numéros : Le premier numéro paraît le 15 décembre 1940 sur quatre pages 21 X27 cm. Son éditorial débute en ces termes : « Résister ! C’est le cri qui sort de votre coeur à tous, dans la détresse où vous a laissé le désastre de la Patrie. C’est le cri de vous tous qui ne vous résignez pas, de vous tous qui voulez faire votre devoir. » Ce bulletin comporte également des informations sur l’évolution de la guerre et engage ses lecteurs à l’action en se proposant de coordonner l’activité de ceux qui veulent agir. Les textes sont écrits dans l’appartement des Martin-Chauffier puis chez les éditeurs Albert et Robert Émile-Paul, sous couvert d’une association littéraire, le « Cercle Alain-Fournier ». Dactylographiés par Agnès Humbert, ils sont ronéotés d’abord au musée de l’Homme puis chez Jean Paulhan. Le deuxième numéro paraît le 30 décembre 1940 sur six pages. Il contient le texte intégral de l’appel lancé le 18 juin de Londres par le général de Gaulle, publié sous le titre « L’heure d’espérance », ainsi qu’une revue de presse intitulée « Dans la presse illégale » qui cite notamment le numéro 4 de Pantagruel, un autre journal clandestin. Le troisième numéro paraît le 31 janvier 1941. Il est en grande partie consacré à la position des États-Unis. Le quatrième numéro paraît le 1er mars 1941. Le cinquième et dernier numéro paraît à la mi-mars. Il est entièrement rédigé par Pierre Brossolette.

II – 1941 / 1942 : La répression nazie s’abat sur le réseau du musée de l’Homme En janvier 1941, Léon Maurice Nordmann est arrêté pour diffusion du tract Résistance. Le 10 février, c’est le tour de Anatole Lewitsky et Yvonne Oddon puis, le 26 mars, de Boris Vildé et, le mois suivant, de Agnès Humbert et Pierre Walter. Dix-neuf personnes qui sont ainsi arrêtées dans le cadre de « l’affaire du musée de l’Homme ». Cette première série d’arrestations ne met pas pour autant un terme aux activités du réseau. D’autres groupes, comme le groupe La Rochère ou le groupe Hauet, prennent le relais jusqu’à ce que ceux-ci soient eux-mêmes touchés en juillet 1941. Été 1941 – Germaine Tillion dirige le réseau du musée de l’Homme Germaine Tillion prend la tête de l’organisation et assure la continuité des activités du réseau, notamment en matière de renseignement, jusqu’à son arrestation, en août 1942. 1942 – La fin d’une épopée tragique Le 8 janvier 1942, le procès des dix-neuf membres du réseau arrêtés en 1941 s’ouvre après plusieurs mois d’instruction, devant une cour militaire allemande présidée par le capitaine Ernst Roskothen. Le procès se conclut par dix condamnations à mort, des déportations, des peines d’emprisonnement et quelques acquittements ou relaxations. Exécutions : le 23 février 1942, les sept hommes condamnés à mort sont exécutés au Mont-Valérien, puis enterrés au cimetière d’Ivry. Ce sont Léon Maurice Nordmann, Georges Ithier, Jules Andrieu, René Sénéchal, Pierre Walter, Anatole Lewitsky et Boris Vildé. Déportations : la condamnation à mort de Yvonne Oddon, Sylvette Leleu et Alice Simmonet est commuée en déportation. Emprisonnements : Émile Muller et Agnès Humbert sont condamnés à cinq ans d’emprisonnement en Allemagne, Jean-Paul Carrier et Élisabeth de la Bourdonnaye, respectivement à trois ans et six mois de prison. Acquittements, relaxes : Jacqueline Bordelet, Albert Jubineau, Daniel Héricault, René-Georges Étienne sont acquittés. Henri Simmonet est relaxé.

Août 1942 L’arrestation de Germaine Tillion met fin au réseau du musée de l’Homme Après l’arrestation de Germaine Tillion, le 13 août 1942, les « survivants » du groupe rejoignent pour la plupart le réseau Manipule puis Ceux de la Résistance, tous deux fondés et dirigés par Jacques Lecompte-Boinet. « … Une nuit de février, ce fut Lewitsky qu’on arrêta. Il fallut quitter une zone pour l’autre, s’en aller travailler ailleurs, Lyon, Toulouse. Vildé se trouvait alors à Marseille. Il accourut. En apprenant ce que nous appelions « l’accident » de Lewitsky, il décida de remonter à Paris. Je nous revois sur la place Carnot, devant Perrache, et sur le quai même de la gare, le suppliant de remettre une expédition aussi folle. Je n’ai pas le courage d’évoquer le reste. Son arrestation fantastique, l’interminable instruction – un an -, les dix condamnations à mort, Fresnes, le Mont-Valérien, Vildé demandant à mourir le dernier… «  Claude Aveline, Souvenir de ténèbres, article paru dans le journal Franc-Tireur du 11 septembre 1944, retraçant la fin tragique du réseau du musée de l’Homme.

 Le réseau du musée de l'Homme reseau

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Musée de l’Homme, palais de Chaillot. Source : Collection particulière

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Boris VILDE. Source : SHD

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Anatole LEWITSKY. Source : SHD

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Yvonne ODDON. Source : SHD

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Pierre WALTER. Source : SHD

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Sylvette LELEU. Source : SHD

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Plaque commémorative dédiée à la mémoire des victimes de guerre, musée de l’Homme. Source : Collection particulière

Source : Collection « Mémoire et citoyenneté », N° 5, Publication Ministère de la défense/SGA/DMPA

http://www.cheminsdememoire.defense.gouv.fr/?q=fr/le-reseau-du-musee-de-lhomme

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

22 février 2013

Massilia : départ « Vichy » arrivée Casablanca

Classé sous — milguerres @ 23 h 28 min

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Massilia : départ « gouvernement de Vichy » arrivée Casablanca 

Massilia : départ

Le Massilia aquebot de ligne de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique, lancé en 1914  est célèbre pour avoir été réquisitionné en pleine débâcle en 1940 pour permettre à des membres du gouvernement et 27 parlementaires de quitter la France pour se réfugier en Afrique du Nord.

Il est ensuite transformé en transport de troupes, et finit coulé en 1944 par l’armée allemande pour bloquer le port de Marseille.

En 1940, le Massilia est réquisitionné par le gouvernement Paul Reynaud replié en juin 1940 à Bordeaux en raison de la déroute de l’Armée française, afin de permettre à des hommes politiques (dont 27 parlementaires) de quitter la France avec l’intention de constituer un nouveau gouvernement en exil qui abandonnerait à l’Allemagne les territoires de métropole afin de mieux reprendre l’offensive militaire à partir des départements d’Afrique du Nord.

Le départ a été organisé par Édouard Barthe, questeur de la Chambre.

Parmi les passagers les plus connus :

  • Édouard Daladier, ancien ministre de la Guerre et ancien Président du Conseil ;
  • Georges Mandel, ancien ministre de l’Intérieur ;
  • Pierre Mendès France, ancien sous-secrétaire d’État au Trésor, lieutenant d’aviation ;
  • Jean Zay, ancien ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, sous-lieutenant.

Plusieurs députés font défection au moment du départ, comme Édouard Herriot, Louis Marin ou Gratien Candace.

Embarqués du port du Verdon en aval de Bordeaux, le Massilia appareille le 21 juin 19402,3, soit quatre jours après la formation du gouvernement Pétain et la veille de la signature de l’armistice. Il arrive à Casablanca le 24 juin4.

À leur arrivée, une foule hostile les attend sur les quais et les passagers sont consignés pour les protéger dans un grand hôtel de Casablanca par le Résident général Noguès, mais pour Raymond Forni c’est suite à un contre-ordre de l’amiral Darlan5. Ceux qui étaient considérés comme mobilisés en tant qu’officiers, Pierre Mendès France, Pierre Viénot, Alex Wiltzer et Jean Zay, sont arrêtés le 31 août 1940 à Casablanca, rapatriés en métropole et traduits devant le Tribunal militaire de Clermont-Ferrand pour « désertion devant l’ennemi » et trois d’entre eux condamnés le 4 octobre 1940 à des peines de prison et à dix ans de privation de droits civils. D’autres, comme Édouard Daladier et Georges Mandel, sont accusés d’être responsables de la défaite et jugés avec d’autres officiers comme le général Maurice Gamelin au cours du Procès de Riom. Ces décisions ont été annulées en 1946.

Le 18 juillet 1940, les vingt-deux autres parlementaires étaient autorisés à regagner la France, soit sept jours après le vote des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain par l’Assemblée nationale (c’est-à-dire la réunion du Sénat et de la Chambre des députés). Les parlementaires embarqués étaient quasiment tous de gauche ou de centre-gauche, dont des personnalités de premier ordre, qui se sont trouvées de ce fait absentes des débats.

Le Massilia sert ensuite de transport de troupes entre le France et l’Afrique du Nord. En 1944, il est pris et coulé par les Allemands1.

 

Liste des passagers (établie par une dépêche de José-Felix de Léqueria, ambassadeur d’Espagne)
  • Jacqueline Bardin, sculptrice (1906-)
  • Paul Bastid (Cantal, radical-socialiste), et sa femme Suzanne Basdevant
  • Jean-Pierre Berger, officier de l’armée de l’air
  • Jean-Charles Bloch (1921-)
  • Béatrice Bretty (1893-1982), comédienne
  • Marcel Brout député (Seine, Union populaire française)
  • Julien Cain (1887-1974), administrateur de la Bibliothèque nationale
  • César Campinchi, député (Corse, radical-socialiste), ancien ministre de la Marine, et sa femme Hélène Landry, magistrate
  • Camille Catalan député (Gers, radical-socialiste)
  • Nine Choucroun, maîtresse de recherches au CNRS
  • Madame veuve Fernand Crémieux (1857-1928)
  • Suzanne Crémieux (Parti radical-socialiste,cabinet de Marc Rucart, ministre de la santé)
  • Marie-Lou de Crussol née Béziers (femme d’Emmanuel de Crussol d’Uzès (1902-1952)6
  • Édouard Daladier député (Vaucluse, radical-socialiste)
  • Gabriel Delattre député (Ardennes, radical-socialiste)
  • Yvon Delbos député (Dordogne, radical-socialiste)
  • Général Delphin, commandant militaire de la Chambre des députés
  • Roger Deleplanque, journaliste, directeur politique du journal Le Petit Bleu
  • Joseph Denais député (Seine, Fédération républicaine)
  • Marius Dubois député (Oran, SFIO)
  • Jean Dufay, astronome
  • André Dupont député (Eure, SFIO)
  • Léandre Dupré, médecin hygiéniste (1900-), député (Pas-de-Calais, SFIO)
  • Galandou Diouf (Sénégal, Gauche indépendante)
  • Adrien Faur, huissier de la chambre des députés (1892-)
  • Louis Gagniard, professeur à la faculté de Strasbourg
  • Bernard de La Groudière député (Manche, Fédération républicaine)
  • Salomon Grumbach député (Tarn, SFIO)
  • Jean-Marie Guastavino député (Alger, radical-socialiste)
  • Joseph Gutzeju, attaché parlementaire (1901-)
  • Nam Haguenauer, chargé de mission au ministère des Postes et Télécommunications (1894-)
  • Suzanne Horn, aviatrice (1911-)
  • Maurice Hubert, fonctionnaire (1909-)
  • Georges Huisman, directeur des Beaux-Arts
  • Jacques Ibert, directeur de la Villa Médicis, et sa femme Rosette Veber, sculptrice
  • Robert Lazurick député (Cher, SFIO)
  • Marie-Anne Lambert, cantatrice, fille du ministre Charles Lambert, sera connue plus tard sous le pseudonyme de Deva Dassy, était à cette époque maîtresse de Georges Mandel
  • André Le Troquer député (Seine, SFIO)
  • Georges Lévy-Alphandéry (Haute-Marne, radical-socialiste)
  • Philippe Lévy-Alphandéry (1936-), avec sa mère et sa grand-mère Céleste Valabrègue, fils du député
  • Guy Manant, industriel
  • Georges Mandel député (Gironde, Républicain indépendant)
  • Pierre Mendès-France député (Eure, radical-socialiste), sa femme Lily et leurs fils Bernard et Michel
  • Lydie Medsioe (1916-)
  • Lucien Meyer, huissier de la chambre des députés (1900-)
  • Camille Perfetti député (Haute-Marne, radical-socialiste), questeur.
  • Jean Perrin, professeur à la Sorbonne
  • Edgard Pisani, fiancé de Colette Le Troquer, fille d’André Le Troquer
  • Antoinette Sachs, artiste peintre (1897-)
  • Robert Servan-Schreiber (1880-1966), journaliste, avec sa femme Suzanne Crémieux (1895-1976) et leurs filles Marie-Claire et Marie-Geneviève.
  • Jammy Schmidt député (Oise, radical-socialiste)
  • Jean-Marie Thomas député (Saône-et-Loire, SFIO)
  • Andrée Viénot, épouse de Pierre Viénot
  • Gilles Viénot, étudiant, neveu de Pierre Viénot
  • Pierre Viénot député (Ardennes, SFIO)
  • Alex Wiltzer député (Moselle, Action populaire)
  • Jean Zay, député (Loiret, radical-socialiste)
  • Léon Zay, journaliste, directeur du quotidien Le Progrès du Loiret
  • Michel Tony-Révillon sénateur (Ain, radical-socialiste).
Notes:
1↑ a et b Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique [archive] sur Maîtres du Vent - MDV. Consulté le 25 juin 2011.
2↑ 70e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 – 21 juin [archive] sur assembleenationale.fr, Assemblée nationale. Consulté le 17 février 2013.
3↑ Le départ du bateau a été retardé d'un jour en raison d'une grève de l'équipage qui refusait d'appareiller par hostilité envers les parlementaires. Quid, 2007.
4↑ En cours de traversée, certains députés ont envisagé de faire route vers l'Angleterre et le paquebot a dû attendre en mer des autorisations du consul de Grande-Bretagne.
5↑ Discours de Raymond Forni lors du colloque international à l'Assemblée nationale « Le 18 Juin, combats et commémorations », 22 juin 2000.
6↑ Base roglo.


sources 
wikipedia

http://www.frenchlines.com/chargeurs-reunis/image.php?source=navire&navire=Massilia

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

20 janvier 2013

Les Forces françaises de l’intérieur (FFI)

Classé sous — milguerres @ 13 h 25 min

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Résistance … la lutte contre le mal

Voir FFI en images source Ecpad

Les Forces françaises de l’intérieur (FFI)
Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) sont le résultat de la fusion, au 1er février 1944, des principaux groupements militaires de la Résistance intérieure française qui s’étaient constitués dans la France occupée : l’Armée secrète (AS, gaulliste, regroupant Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur), l’Organisation de résistance de l’armée (ORA, giraudiste) et les Francs-tireurs et partisans (FTP, communistes), etc.

Les Forces françaises de l'intérieur (FFI)  ffi_dr10

Période 1944 – 1944
Pays France
Allégeance France
Effectif 400 000 personnes
Composée de • Armée secrète
• Organisation de résistance de l’armée
• Francs-tireurs et partisans
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille des Glières
Bataille du Vercors
Bataille de Saint-Marcel
Bataille du Mont Gargan
Bataille du Mont Mouchet
Bataille de Paris
Poche de Saint-Nazaire
Commandant historique Pierre Kœnig

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La bataille de Provence du 16 au 28 août 1944.
Description : Bouches-du-Rhône, Marseille,combat de rue mené par les FFI (Forces françaises de l’intérieur).
Date : Août 1944
Lieu : Marseille, Bouches du Rhône
Photographe : Jacques Belin
Origine : ECPAD
Référence : TERRE-270-6014

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La bataille de Provence du 16 au 28 août 1944.
Description : Marseille, la Canebière,embuscade des FFI (Forces françaises de l’intérieur) sur la Canebière.
Date : Août 1944
Lieu : Marseille, Bouches du Rhône
Photographe : Jacques Belin
Origine : ECPAD
Référence : TERRE-270-6028

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La Force noire
Description : 1944 : A Cornimont, des résistants FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), nouvellement intégrés dans les unités régulières, troquent leurs vêtements civils contre les uniformes des tirailleurs sénégalais qu’ils vont relever.
Date : 1944
Lieu : Cornimont
Référence : terre-293-6981

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Après la libération de Dijon, revue des troupes par le général de Lattre.
Description : Les généraux de Lattre de Tassigny, commandant l’Armée B (future 1re Armée) et de Monsabert, à la tête du 2e corps d’armée, saluent les drapeaux des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) lors d’une prise d’armes dans Dijon tout juste libérée. A partir du 23 septembre 1944, de nombreux FFI rentrent dans les rangs de la 1re Armée.
Date : Septembre 1944
Lieu : Dijon
Photographe : Belin Jacques
Origine : SCA – ECPAD
Référence : TERRE-273-6165

La fusion s’opéra en février 1944 à l’instigation notamment de Jacques Bingen1.
Elle n’était pas destinée seulement à unifier et à donner un cadre « légal » aux forces de la Résistance intérieure, mais aussi à les structurer de manière hiérarchique. Les FFI furent ainsi placées[Par qui ?] en mars 1944 sous le commandement du général Kœnig et l’autorité politique du GPRF du général de Gaulle.

Les FFI jouèrent un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement allié en Normandie de juin 1944 et dans la libération de la France. Le commandant des forces alliées en Europe, le général Eisenhower estima l’aide apportée par les FFI à l’équivalent de quinze divisions régulières2. Les effectifs des FFI étaient de 100 000 en janvier 1944, 200 000 en juin et 400 000 en octobre3

À l’issue de la libération de la France, 114 000 FFI au total (30 %) 4,5 s’intégrèrent ensuite dans l’armée française régulière, en particulier au sein de la première armée du général de Lattre, dans le cadre de ce qui a été appelé à l’époque « l’amalgame » des Résistances intérieure et extérieure.

EMFFI
L’État-major des Forces françaises de l’intérieur (EMFFI), créé en avril 1944, est dirigé par le général Marie Pierre Koenig. Dès avant, le GPRF avait désigné
Délégués militaires
• Un Délégué militaire national (DMN) en France :
1. commandant Pierre Marchal « Hussard »
2. commandant Louis Mangin « Losange » (1943-1944) ; adjoint Jacques Chaban-Delmas « Arc »
3. commandant Maurice Bourgès-Maunoury « Polygone » ; adjoint Jacques Chaban-Delmas « Arc »
4. colonel Paul Ély « Algèbre »,
5. général Jacques Chaban-Delmas « Arc »
• Deux Délégués militaires de zone (DMZ), mis en place par le BCRA à l’été 1943 :
o DMZ Nord :
1. commandant Pierre Marchal « Hussard » (1943),
2. Jacques Chaban-Delmas « Arc » (1943),
3. colonel André Rondenay « Lemniscate », « Jarry » (1944).
o DMZ Sud :
1. colonel Paul Ély « Algèbre » (1943),
2. commandant Maurice Bourgès-Maunoury « Polygone » (1944).
• 12 Délégués militaires régionaux (DMR).
• Des Délégués militaires départementaux (DMD).
COMAC
Le COMAC ou Comidac (Comité d’action militaire), censé regrouper à la fois des représentants d’Alger (CFLN-GPRA) et des résistants de l’intérieur (CNR). Les membres sont les suivants :
• Mouvements de zone sud :
1. Maurice Chevance-Bertin,
2. Maurice Kriegel-Valrimont
• Mouvements de zone nord :
1. Jean de Vogüé « Vaillant ».
• Front national :
1. Pierre Villon
• Représentant du CNR :
1. Marcel Degliame,
2. Pierre Villon
• Chef de l’état-major national des FFI :
1. Général Pierre Dejussieu,
2. Alfred Malleret, représentant des FFI.
• Délégué militaire national représentant le CFLN d’Alger :
1. Louis-Eugène Mangin,
2. Jacques Chaban-Delmas.
• Conseiller technique : général Georges Revers.

Un autre Comidac existe à Alger.
Organisation régionale des FFI
L’état major des FFI a nommé, dans chacune des régions qu’il a définies :
• un commandant régional des FFI,
• un délégué militaire régional (DMR), avec un surnom géométrique : carré, circonférence, diagonale, ellipse, hypoténuse, orbite, polygone, pyramide, etc.)6,
• un responsable des opérations aériennes (COPA) ensuite appelé Section des Atterrissages et des Parachutages (SAP) à partir de novembre 1943 environ, avec un surnom venant des titres : « Archiduc », « Pacha », « Pape », « Sultan », etc.
Ces chefs, arrivant dans des régions qu’ils ne connaissaient souvent pas, n’ont parfois joué qu’un rôle de vague coordination, le véritable pouvoir opérationnel restant souvent entre les mains des chefs des réseaux locaux et des maquis.
La plupart des chefs régionaux des FFI et des DMR ont été faits compagnon de la Libération.

Zone sud
Région R1 : Rhône-Alpes (Lyon).

• Commandant FFI R1 :
1. colonel Albert Chambonnet7,8.
2. Alban Vistel9,10.
• DMR R1 :
1. Maurice Bourgès-Maunoury « Polygone »11,12. Adjoint : Charles Gaillard « Triangle ».
2. Paul Leistenschneider « Carré »13,14.
• Chef du Service d’opérations aériennes (ou section atterrissages-parachutages, SAP) :
1. Paul Rivière « Galvani » et « Marquis » 15,16.
2. Pierre-Paul Ulmer17,18.

Région 2 : Provence-Côte d’Azur (Marseille) – R2 couvre : Alpes-Maritimes, Bouche du Rhône, Basses Alpes, Gard, Hautes Alpes, Vaucluse, Var
• Commandant FFI R2 :
1. Robert Rossi19,20,21.
2. Jacques Renard « Turpin »22,23.
3. Henry Simon24,25.
• DMR R2 :
1. Robert Burdet « Circonférence »26.
• Responsable atterrissages-parachutages : Camille Rayon « Archiduc »27. Adjoints Petitjean « Binette » et Gaillard « Triangle ».

Région R3 : Languedoc-Roussillon (Montpellier) - R3 couvre : Aude, Aveyron, Hérault, Lozère, Pyrénées orientales
• Commandant FFI R3 : (…)
• DMR R3 :
1. Paul Leistenschneider « Carré »28,14.
2. colonel Jacques Picard « Sultan »29.
3. Lucien Cambas « Trapèze »30,31.
Région R4 : Sud-Ouest (Toulouse) - R4 couvre : Lot, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Ariège et Haute-Garonne
• Commandant FFI R4 :
1. Serge Ravanel.
2. Jean-Pierre Vernant « colonel Berthier »32. Adjoint33 : Commandant Sarda de Caumont, « Rosette »34.
• DMR R4 :
1. Paul Leistenschneider « Carré »35,14.
2. Bernard Schlumberger « Droite »36.
• Colonne R4 dite «FFI de Toulouse»37 : colonel Maurice Redon « Durenque ».
Région R5 : Limousin (Brive-la-Gaillarde puis Limoges) – R5 couvre : Corrèze, Creuse, Dordogne, Vienne, Haute-Vienne
• Commandant FFI R5 :
1. colonel Maurice Rousselier « Rivier »38,39.
• DMR R5 :
1. Eugène Déchelette « Ellipse »40,41.
• Chef SAP : Alain Grout de Beaufort42.
Région R6 : Auvergne (Clermont-Ferrand) - R6 couvre : Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy de Dôme voir aussi sud du Cher
• Commandant FFI R6 :
1. Émile Coulaudon « colonel Gaspard »43,44.
• DMR R6 :
1. Alexandre de Courson de la Villeneuve « Pyramide »45,46.
2. Puis Vivier, « Isotherme ».
• Chef de la Section des Atterrissages et des Parachutages (SAP) :
1. Paul Schmidt « Kim »47,48.
2. Alain Grout de Beaufort « Jac » 49,50.
3. Yves Léger « Évêque »51,52.
4. Pierre-Paul Ulmer53.

Zone Nord
En zone Nord, les régions étaient définies par des lettres.
Région P (Paris)
• Commandants des FFI RP : (..)
• DMR RP : André Boulloche « Segment » (X-Pont, ingénieur, compagnon de la Libération, futur député et ministre SFIO-PS)54 mais il est arrêté.
1. André Rondenay « Lemniscate »55,56.
Région A (Amiens) - La région A couvre : Aisne, Nord, Pas-de-Calais, Somme et Seine-inférieure.
• Commandant des FFI RA :
1. Gaston Dassonville (instituteur, communiste, réseau Voix du Nord, député en 1946-1955)57,58.
• Chef d’état-major FFI RA :
1. Jean Lejeune « Bastien »59,60.
• DMR RA :
1. Raymond Fassin « Sif », « Piquier » ou « Comète »61,57.
2. Guy Chaumet « Cissoïde » ou « Mariotte »62,63,64.
• Responsable du BOA RA : Pierre Deshayes alias « Capitaine Jean-Pierre »65.
• Chef Section des Atterrissages et des Parachutages (SAP) RA : Paul Rivière (compagnon de la Libération)16.
Région B (Bordeaux) - La région B couvre : Basses-Pyrénées, Landes, Gironde, Charente-Maritime, Vendée, Deux-Sèvres.
• Commandant des FFI RB :
1. le général Jean-Baptiste Morraglia « Lemaître »66,67.
• DMR RB :
1. Claude Bonnier, « Hypoténuse »68,69,70. Adjoint : Jacques Nancy « Sape »71
2. Gaillard, « Triangle ».
• chef du Bureau des opérations aériennes (BOA) RB : Guy Chaumet72.
Région C (Châlons-sur-Marne) - La région C couvre 8 (ou 6 ?) départements de l’Est de la France, dont l’Alsace et la Lorraine.
• Commandant des FFI RB :
1. Gilbert Grandval73,74. Adjoint : Jean Bertin75
• DMR RC :
1. André Schock « Diagonale »76.
2. Gilbert Grandval « Planète »77.
• Chef du Bureau des opéations aériennes (BOA) :
1. Michel Pichard (compagnon de la Libération).
• Effectif : « Les effectifs militaires de la Région C sont de l’ordre de 30 000 hommes à l’été 1944 dont 2 500 maquisards mais assez pauvrement armés »78. Bilan : « De juin à septembre 1944 plus de 1 000 câbles ont été échangés avec l’État-major du général Kœnig, commandant des FFI et on dénombre 700 sabotages ou action de guérilla dans la Région C. »79
Région D (Dijon) - La région D couvre : Bourgogne, Franche-Comté)
• Commandant des FFI RD :
1. Colonel Baruteau80
2. Claude Monod81,82.
• DMR RD :
1. Pierre Hanneton « Ligne ».
2. Davout d’Auerstaedt « Ovale ».
• Effectifs : 25 000 hommes, selon Claude Monod83 ou 22.000 84.
Région M (Le Mans)
Zone : la région M est la plus grande région FFI comprenant 14 départements (Normandie, Bretagne, Anjou). Elle est donc ensuite divisée en deux régions de 7 départements chacune : M1 et M285
• Commandant des FFI RM : (..)
• DMR RM :
1. Valentin Abeille « Fantassin » puis « Méridien »86,87. Il a pour adjoint le chef FFI Maurice Guillaudot (compagnon de la Libération).
2. Kammerer « Parallèle »88,89.
• Chef d’opérations aériennes de la région M :
1. Jean-François Clouet des Pesruches « Galilée »90 ; et/ou Edouard Paysant « Tinchebray »91,89.
Sous région M1 - La sous-région M1 couvre : Orne, Sarthe, Mayenne.
• Chef des opérations aériennes M1 et M4 : Gros (vers juin 1944) puis Croisé (vers juin 1944)89.
Sous-région M3 - La sous-région M3 (Bretagne) couvre : Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan, Ille-et-Vilaine.
• Commandant des FFI :
1. général Audibert (?),
2. colonel Eon.
• Délégué militaire régional : (..)
Sous-région M4 – La sous-région M4 couvre : Calvados, Manche, Eure.
• Chef des opérations aériennes M1 et M4 :
1. Gros (vers juin 1944)
2. Croisé (vers juin 1944)89.
Sous-région Pays-de-Loire, Anjou, Normandie
• Commandant des FFI : (..)
• Délégué militaire régional pour les Pays de Loire, l’Anjou et la Normandie : Jean-François Clouet des Pesruches « Orbite » 92,93.
• Effectifs : selon le site de l’ordre de la Libération : « Au moment où la 3e armée américaine du général Patton et la 9e armée US pourchassent l’ennemi vers Chartres et Orléans, « Orbite » est un auxiliaire précieux pour protéger les flancs des armées alliées à la tête de 2 500 FFI armés par les récents parachutages d’armes organisés par ses soins. »93
Organisation départementale des FFI
Méthodologie
• La liste des chefs départementaux des FFI est difficile à établir car fluctuante au gré des arrestations et des combats. Il peut y avoir des confusions entre chef des FFI (chefs aux profils militaires) et chef des Comités départementaux de Libération (CDL) (chefs aux profils plus civils).
• Nous les avons regroupés, par facilité selon les régions administratives actuelles de la France (éventuellement différentes de « régions » de la Résistance).
• Cette liste illustre bien la diversité de la Résistance, d’où l’intérêt de retrouver la profession et l’engagement politique de ces hommes :
• Il apparaît que les chefs départementaux des FFI portaient souvent le grade de commandant ou de colonel de la Résistance.

Ile de France (Région P1)
• commandant régional des FFI : Pierre Pène dit Périco (X1922, ingénieur colonial, résistant OCM, compagnon de la Libération) mais arrêté en avril94. Puis Henri Rol-Tanguy (ouvrier communiste (CGT), résistant FTP, compagnon de la Libération) à partir du 1er juin 194495.
• département de la Seine (dont Paris) :
Commandant des FFI : colonel Teissier de Margueritte96, « Lizé »97,98,99. Et aussi Aimé Lepercq (ingénieur, directeur de sociétés, résistant OCM), « De septembre 1943 jusqu’au 8 mars 1944, date de son arrestation par la Gestapo, il est le premier commandant des forces paramilitaires puis des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) de Paris. »100
Commandant secteur Nord : (..) Commandant secteur Est : (..) Commandant secteur Ouest : (..) Commandant secteur Sud : (..)
Chef du Comité parisien de la Libération : André Tollet (ouvrier tapissier, communiste, secrétaire de l’Union des Syndicats CGT clandestins de la Région parisienne).
• Seine-et-Oise :
Commandant des FFI S&O Nord : Philippe Viannay (étudiant catholique de droite, fondateur du réseau Défense de la France)95. Commandant des FFI S&O Sud : Jacques Pastor (agrégé de sciences naturelles, communiste, résistant Front National)95,101.
• Seine-et-Marne :
Commandant des FFI : Hubert Desouche, dit Dugas (résistant de Turma-Vengeance)95.
• Oise :
Commandant des FFI : Fromont (ou Fromonot) Monturat, dit Dupont (résistant de CDLR)95.

Région Nord-Pas-de-Calais
• Nord :
• Pas-de-Calais : chef FFI : (..)
Président du CDL du Pas-de-Calais : Gaston Dassonville (élu novembre 1943) (il sera également chef régional des FFI, lire plus haut sur l’organisation régional). http://nicolad.unblog.fr/ Un homme du maquis de Mazinghien
Région Picardie
• Chef départemental FFI de la SOMME (RA1):
1. Augustin Petin « BRETON », instituteur à WARLUZEL (Pas de Calais), officier de réserve. Contactait par Raoul FRANCOIS en août 1942 pour constituer les groupements OCM dans les secteurs de FREVENT, AVESNES-le-COMTE et St-POL-sur-TERNOISE. Le nom d’Augustin Petin est connu des Allemands vers la fin de l’année 1943 à la suite de la main mise par la Gestapo sur d’importants documents au domicile à Paris d’un responsable national. Augustin Petin n’a plus, des lors, d’autres ressources que de vivre dans la clandestinité. Le responsable régional DELVALLEZ le désigne en février 1944 comme responsable OCM du département de la Somme avec mission de reconstituer les commandements locaux totalement annihilés après l’arrestation des principaux responsables Picards. Son activité lui vaut, en juin 1944, d’être nommé Responsable Départemental FFI de la Somme et c’est en cette qualité qu’il prépare les combats de la Libération. À la suite d’une dénonciation, Augustin Petin est arrêté par les Allemands le 28 août 1944 au domicile de M. BLANCHARD. Incarcéré à la prison d’Amiens, il réussit à s’échapper grâce à de faux papiers d’identité et à un subterfuge, ce qui lui permit de rejoindre le 31 suivant, les colonnes blindées alliées qui libérèrent la ville. Telle est brièvement retracée l’activité résistante d’Augustin PETIN qui se montrait toujours très discret avec ses amis sur les actions d’éclat auxquelles il avait participé. Faisant toujours preuve de beaucoup de modestie, Augustin PETIN devait rester profondément attaché au TERNOIS et c’est ainsi que pendant 24 ans on le trouve Directeur de l’école communale de LIGNY-sur-CANCHE.
• Aisne :
• Oise :
Région Champagne-Ardenne
• Marne : commandant Pierre Bouchez (résistant de CDLR, officier de réserve, responsable patronal de Reims).
Le Président du Comité départemental de Libération (CDL) est Michel Sicre (syndicaliste communiste).
• Ardennes : commandant Fournier (garçon coiffeur, résistant de l’OCM).
Président du Comité départemental de Libération (CDL) : docteur Jullich (ancien président radical-socialiste du conseil général).
• Haute-Marne : colonel de GROUCHY (résistant de l’ORA, officier à la retraite).
Président du CDL : Robert Vauthier (Parti socialiste).
• Aube : commandant Alagiraude (directeur du Centre de libération des prisonniers de guerre de Troyes, résistant de l’Armée secrète).
Président du CDL : Gabriel Thierry (Libé-Nord).
Région Lorraine
• Meuse : Yvan Beausire dit Leclerc (ancien chef des groupes F.F.I. et du maquis de Senon).
• Vosges : Commandant Gonand (chef du 4e Groupement des F.F.I. des Vosges)102, Auguste Delafenêtre, responsable du 2e groupe des F.F.I. des Vosges103 .
• Meurthe-et-Moselle : Charles Thomas dit César (ancien capitaine de régiment étranger).
• Moselle (annexée au Reich) : Alfred Krieger dit commandant Grégor (résistant du réseau Mithridate)104.
Région Alsace
(…)
Région Franche-Comté
• Haute-Saône : Paul Guépratte.
• Doubs :
• Jura : commandant Foucaud (officier d’active) (tué en avril 1944). Puis en mai 1944 : Romuald Vandelle « commandant Louis » (polytechnicien, compositeur de musique).
Région Bourgogne
• Saône-et-Loire :
Chef CDL : (..)
• Côte-d’Or :
1. colonel Pratt (officier, résistant ORA). Adjoint : commandant aviateur Balay (officier, résistant ORA). En mai 1944, le colonel Pratt et le commandant Balay sont arrêtés et déportés. Le nouveau chef FFI est le colonel René Alizon « commandant Guy » (officier d’artillerie, rejoint l’ORA)105.
Chef CDL : (..)
• Nièvre : le Colonel Roche « Moreau » (chef de Libération Nord).
Président du CDL de la Nièvre : Pierre Gauthé.
• Yonne :
1. Marcel Choupot « commandant Chollet » nommé en mai 1944, puis fusillé par les Allemands en août 1944.
2. Adrien Sadoul « Colonel Chevrier ». FFI de l’Yonne deviennent le 1er Régiment du Morvan (à préciser).
Chef CDL : (..)
Région Centre
• Loiret : chef de bataillon Auguste Watremez
• Cher-Nord : le colonel « Colomb » (Arnaud de Vogüé).
• Indre : le colonel Chomel (« Charles Martel »).
• Eure-et-Loir : Pierre July
• Loir-et-Cher :
• Indre-et-Loire :
Région Haute-Normandie
• Seine-maritime : lieutenant colonel Michel Multrier (polytechnicien et officier, chef de FORA de la Seine-Inférieure).
Chef du CDL : Guénard (Front national).
« Effectifs de la Résistance en Seine-Inférieure : 15 octobre 1943, 3800 hommes et femmes. 1er juin 1944, 10 330 hommes et femmes. (..) Le 20 juin 1944, les FFI disposaient environ 2500 hommes mal armés qui provenaient des FTPF, de l’ORA, du BOA, et Libé-Nord et de divers groupes FN ou indépendants.(..) Jusqu’au 2 septembre, les pertes allemandes sont chiffrées par le lieutenant-colonel Multrier, commandant les FFI, à 625 tués et 8649 prisonniers. Du 6 juin au 13 septembre, les pertes FFI furent de 149 tués et 97 blessés » 106.
• Eure : Marcel Baudot (archiviste départemental) « commandant Breteuil »107.
Chef du secteur Vernon, Pacy sur Eure, Gaillon : Commandant Joseph CHAULIEU (1894 – 1985) 108.
Région Basse-Normandie
• Orne : Daniel Desmeulles arrêté juin 1944. Puis André Mazeline (20/06/1944).
• Calvados : Président du CDL Calvados: Léonard Gille.
• Manche :
Président CDL Manche : Yves Gresselin « Colibri » (épicier à Cherbourg).
Région Bretagne
• Morbihan : Capitaine de frégate Paul Chenailler « Morice », (après l’arrestation en décembre 1943 du Commandant de gendarmerie Maurice Guillaudot), avec le Commandant Pierre-Louis Bourgoin, F.F.L., commandant le 4e bataillon de parachutistes S.A.S., à partir du 10 juin 1944, date de son parachutage au maquis de Saint-Marcel.
• Ille-et-Vilaine : général Allard ?
• Finistère : colonel Paul Jules Fonferrier (officier de la Coloniale, « Rossignol ») puis Henri Provostic(notaire à Ploudalmézeau et juge de paix, « Benoît »). Roger Bourrières.
Chef d’arrondissement de Brest : Garion (avoué à Brest), « commandant Somme-Py » Chef des arrondissements hors Brest : commandant Faucher, « commandant Louis ».
• Côtes-du-Nord (actuelles Côtes-d’Armor) : Jean Le Jeune
o Président du CDL Côtes-du-Nord : Henri Avril
o Chef departemental des FTP des Côtes-du-nord : Jean Le Jeune, commandant Émile109
o Chef departemental adjoint FTP Côtes-du-nord, responsable secteur FTF de Callac, puis des juin 1944 à l’Etat-major departemental FFI dès la formation de celle-ci, puis commandant FFI affecté à la 11e région militaire comme officier d’état-major, chef du 4e bureau FFI : Louis Le Meur, commandant Rolland110,111
Région Pays de Loire
• Mayenne : Jean Séailles « commandant Grégoire » (chef adjoint du réseau Aristide-Buckmaster) ; M. Counord.
• Sarthe :
• Maine-et-Loire : Jean Eynaud de Faÿ « Rousseau » (officier de marine d’active, résistant OCM, ORA). Puis le « commandant Blanche ». Les FFI du Maine-et Loire deviennent le 135e RI.
• Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique) : Jacques Chombart de Lauwe « colonel Félix » à partir du 4 août 1944112.
• Vendée :
Région Poitou-Charentes
• Deux-Sèvres : Edmond Proust « Gapit » ou « Chaumette » (résistant OCM, AS).
Président du CDL : (..)
• Vienne : chef des FFI : colonel Chêne « colonel Bernard ».
Président du CDL : (..)
• Charente-Maritime : (..)
Président du CDL : (..)
• Charente : André Chabanne alias Blanqui (Armée secrète)et Bernard Lelay alias Bernard (Francs Tireurs et Partisans)
Président du CDL : (..)
Région Limousin
• Haute-Vienne : Lieutenant Colonel Georges Guingouin « Raoul » ou « lou gran » (instituteur communiste, Compagnon de la Libération, Maire de Limoges 1945-1947)
• Creuse (et sud du Cher) : lieutenant colonel Albert Fossey « François » (commercial aux Presses Universitaires du Massif Central puis à la Sécanaise, SFIO, compagnon de la Libération).
• Corrèze : colonel Louis Godefroy « Rivière » (adjoint au commandant FFI régional en 1944, Compagnon de la Libération) et à partir d’août 1944, Roger Lecherbonnier « Antoine » (voir fiche biographique [2])
Région Auvergne
• Allier :
• Puy-de-Dôme : Roger Samour
• Cantal : colonel Thollon.
• Haute-Loire : Colonel GEVOLDE (De son vrai nom Zapalsky)
Région Aquitaine
• Dordogne : Roger Ranoux « colonel Hercule ».
• Lot-et-Garonne :
• Gironde :
• Landes :
• Basses-Pyrénées (actuelles Pyrénées-Atlantiques) :
Région Midi-Pyrénées
• Lot : commandant Georges ; Roger Lecherbonnier (instituteur, résistant FTP) en 07/1944.
• Aveyron : commandant FFi : Bernard Henri Bonnafous « commandant Richard » avec deux adjoints : le Commandant Charles (FTPF) et le commandant Puget (ORA). Le Colonel Benoît dirige le secteur nord, le colonel Devillers, le secteur sud113. Effectifs : « En recoupant les sources disponibles et les témoignages, on peut estimer la population combattante à un petit millier au début de 1944, et à une dizaine de milliers à la fin août 1944. L’addition des effectifs fournis par les chefs de maquis à la libération se décompose comme suit : 1467 pour le maquis Du Guesclin, 2800 pour le maquis d’Ols, 450 pour le maquis Paul Claie, 550 pour le maquis Antoine, 650 pour le maquis Arêtes-Saules, 500 pour le maquis de Durenque, 500 pour les commandos Hubert, 420 pour les guerrilleros espagnols Salvador, plus de 200 pour les maquis Bayard, Rolland, Jean-Pierre…dont les effectifs quintuplent de juin à août 1944. »113
• Tarn : Maurice Redon « Durenque » (officier du Service géographique de l’armée)114, dont Zone A du Tarn (sud) :
o Charles d’Aragon,
o Pierre Dunoyer de Segonzac.
• Tarn-et-Garonne : commandant ou chef d’EM FFI : colonel Laurent Langeron « Larzac » puis « Leduc » est choisi par le 17 juin 1944 le CDL mais, le 13 juillet, le chef FFI régional Ravanel nomme en fait Noël Duplan (agent des ponts-et-chaussés, militaht radical-socialiste) alias « Nil »115.
• Hautes-Pyrénées :
• Haute-Garonne : Jean-Pierre Vernant « colonel Berthier » (universitaire, grand spécialiste de la Grèce antique, Compagnon de la Libération).
• Ariège : Camille Sourys « lieutenant-colonel Aubert »116.
• Gers : capitaine Gabriel Termignon (officier de réserve, résistant AS), mais arrêté le 15 juillet 1944. Puis le commandant Marcel Lesûr117.
chef CDL : M. Vila98. Effectifs : « On estimait à l’époque entre 6000 et 7000 hommes son effectif global »117.
Région Languedoc-Roussillon
• Pyrénées-Orientales : Louis Torcatis puis Dominique Cayrol
• Aude : Jean Bringer « Myriel » (fils d’un fondateur du Canard Enchaîné, officier, ingénieur des eaux-et-forêts, résistant AS) mais fusillé par les Allemand le 19 août 1944118,119.
• Hérault : commandant Armée Secrète : Bernard Henri Bonnafous « commandant Robin puis Richard » jusqu’à mai 1944
• Gard : Michel Bruguier120
• Lozère : colonel Emile Peytavin.
Région Provence
• Vaucluse :
• Bouches-du-Rhône :
• Var : capitaine Salvatori (capitaine d’active (marsouin), ex-chef départemental de l’AS)121.
Président du CDL du Var : Frank Arnal (chef du SR des MUR du Var) vers mars 1942 (..) puis Louis Martin-Bret121.
• Alpes-Maritimes : officier aviateur de réserve Melin « Chatel »122.
• Alpes-de-Haute-Provence : André Melen dit « Denan ».
• Hautes-Alpes :P aul Héraud « commandant Dumont » (tué en opération le 09/08/44, compagnon de la Libération).
Région Rhône-Alpes
• Savoie : Général Héritier « capitaine Blanchard ».
• Haute-Savoie : colonel Nizier et Jean Rosenthal (compagnon de la Libération).
• Ain (et Haut-Jura) : colonel Henri Romans-Petit.
• Isère : Albert Seguin de Reynies (arrêté par la Gestapo), Alain Le Ray (officier d’active), Sam Job (officier de réserve)
• Drôme : Jean-Pierre de Lassus Saint Geniès « Legrand » (officier d’active)
• Ardèche : René Calloud.
• Rhône : Raymond Basset « commandant Mary » (compagnon de la Libération).
• Loire : Raymond Basset « commandant Mary » ; Jean Marey (ancien instituteur devenu officier).
• de l’Ain, du Jura, de la Saône-et-Loire : Henri Jaboulay (industriel, compagnon de la Libération).

Autres chefs FFI locaux
• Etienne Poiteau « capitaine Stéphane », commandant la « compagnie Stéphane » en Isère (1er Bataillon de marche FFI de l’Isère).
• commandant André Pommiès (chef de la région de Toulouse)
• Jacques Chapou (professeur de lycée révoqué en 1941 car franc-maçon) dit « Capitaine Philippe ». En mai 1944, il prend le commandement des maquis de la Corrèze, puis ceux de la Creuse, de l’Indre et de la Haute-Vienne, sous le nom de « Kléber ».
• Raymond Basset (1908-1984), département de la Loire (voir Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d’un patrimoine, Azossi, 2010, (ISBN 978-2-9535333-0-9), pages 76 et 615.)
• René Gentgen (1909-2005), département de la Loire (voir Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d’un patrimoine, Azossi, 2010, pages 76 et 617.)
• Jean Marey (1906-1959), département de la Loire (voir Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d’un patrimoine, Azossi, 2010, pages 77 et 618.)
• OCM / Somme, Léon Bourdon dis « LEBLOND ».
• BAL / Amiens, « Marcel Feuillette dit Escalier » – Lieutenant de réserve qui avait tenu une droguerie rue des Cordeliers à Amiens.
• Libé-Nord / Somme, Léon Tellier.
• Libé-Nord / Péronne, Émile Vermond.

Notes et références
1. ↑ «Délégué Général pour la Résistance de décembre 1943 à avril 1944, il permet, grâce à son action, la fusion en février 1944 de l’Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) ainsi que de nombreux groupes isolés, pour former les Forces françaises de l’intérieur (FFI).» [1] [archive]
2. ↑ « Eisenhower reconnut aux FFI et à la Résistance l’efficacité de 15 divisions », La Grande Encyclopédie de Larousse, Librairie Larousse, 1978, p.10319
3. ↑ Sumner, Ian, The French Army 1939-45 (2), page 37, Osprey Publishing, London, 1998.
4. ↑ 137 000 si l’on tient compte des départs
5. ↑ « Finalement, 57 000 FFI ont rejoint la 1re Armée en unités constituées, dont 20 000 au titre du secteur français du front des Alpes, placés pour emploi à la 1re Armée. 30 000 engagés volontaires en majorité d’origine FFI l’ont rejointe individuellement. L’administration centrale lui a envoyé 27 000 hommes à partir des centres d’instruction des FFI des régions militaires », Maurice Vaïsse, La naissance de la nouvelle Armée française [archive]
6. ↑ « chaban »&pagemode=none&navpanes=1 Fondation de la Résistance : carte et liste des DMR [archive]
7. ↑ Albert Chambonnet, mécanicien militaire, résistant à Combat, AS, Compagnon de la Libération, commandant FFI R1 à partir de janvier 1944, arrêté et fusillé en juillet 1944.
8. ↑ Biographie d’Albert Chambonnet sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
9. ↑ Alban Vistel, directeur d’usine, résistant à Libération, compagnon de la Libération, commandant FFI R1 à partir de juillet 1944.
10. ↑ Biographie d’Alban Vistel sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
11. ↑ Maurice Bourgès-Maunoury, X-Sciences Po, ingénieur, compagnon de la Libération) nommé DMR R1 vers septembre 1943 puis devient Délégué militaire national
12. ↑ Biographie de Bourgès-Maunoury sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
13. ↑ Paul Leistenschneider, avocat, résistant du réseau Kléber pour le 2e bureau de Vichy, compagnon de la Libération)
14. ↑ a, b et c Biographie de Paul Leistenschneider sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
15. ↑ Paul Rivière, professeur de lettre dans des écoles catholiques, résistant au MLN-Combat, compagnon de la Libération, futur député, nommé Chef du SAP en juillet 1943.
16. ↑ a et b Biographie de Paul Rivière sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
17. ↑ Pierre-Paul Ulmer, compagnon de la Libération, chef de la SAP (Section Atterrissages Parachutages) de juillet 1943 à mai 1944
18. ↑ Biographie de Pierre Paul Ulmer sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
19. ↑ Robert Rossi, X, officier de l’armée de l’Air, Résistant au mouvement Libération puis dans l’AS, compagnon de la Libération, nommé vers mai 1944 puis arrêté.
20. ↑ Biographie dans le dictionnaire des polytechniciens dans la Résistance (XRésistance) [archive] et Biographie de Robert Rossi sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
21. ↑ Biographie de Robert Rossi sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
22. ↑ Jacques Renard, X, ingénieur, résistant Libération (?)- AS, compagnon de la Libération) nommé commandant FFI R2 le 16 juillet 1944, arrêté le 28 juillet puis fusillé.
23. ↑ http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/834.html [archive] Biographie de Jacques Renard sur le site de l’ordre de la Libération
24. ↑ Henry Simon, chef du service du cadastre de Marseille, communiste, résistant FN-FTPF, compagnon de la Libération.
25. ↑ Biographie d’Henry Simon sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
26. ↑ Joseph Girard, La résistance et la libération de Nice: la fin d’une légende, Serre Ed., 2006 ISBN 2-86410-464-4, 9782864104643, page 57 [archive]
27. ↑ Joseph Girard, La résistance et la libération de Nice: la fin d’une légende, Ed. Serre, 2006, ISBN 2-86410-464-4, 9782864104643, page 57 [archive]
28. ↑ Paul Leistenschneider, avocat, résistant du réseau Kléber pour le 2e bureau de Vichy, compagnon de la Libération.
29. ↑ Selon L’État-Major des Forces Françaises de l’Intérieur, L’appui aux débarquements, document de la Fondation de la Résistance, page 15 du Pdf et 272 de l’ouvrage général [archive]
30. ↑ Lucien Cambas, pompier, compagnon de la Libération), nommé le 6 juin 1944.
31. ↑ Biographie de Lucien Cambas sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
32. ↑ Jean-Pierre Vernant, grand universitaire).
33. ↑ En avril 1944.
34. ↑ selon Maquis de Vabre [archive]
35. ↑ Paul Leistenschneider, également DMR R3 apparemment, avocat, résistant du réseau Kléber pour le 2e bureau de Vichy, compagnon de la Libération.
36. ↑ « Les réseaux action de la France combattante », Ed. France Empire
37. ↑ 6 000 hommes
38. ↑ Maurice Rousselier, X1933, chef de l’A.S. de la région R4 puis commandant F.F.I. de la région R5.
39. ↑ Des officiers d’actives passés à la Résistance, sur le Mémorial des résistants de l’X (x-résistance.org) [archive]
40. ↑ Eugène Déchelette, administrateur de société, compagnon de la Libération.
41. ↑ Biographie d’Eugène Dechélette sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
42. ↑ Alain Grout de Beaufort, chef SAP en avril-août 1943, compagnon de la Libération, lire plus bas en R6.
43. ↑ Émile Coulaudon, directeur commercial, résistant du mouvement Combat, compagnon de la Libération.
44. ↑ [Biographie d’Emile Coulaudon sur le site de l’ordre de la Libération http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/240.html [archive]]
45. ↑ Alexandre de Courson de La Villeneuve, officier d’active, arrêté par les Allemands le 2 juillet 1944 puis mort sous la torture ou exécuté par les Allemands le 19 août 1944.
46. ↑ Revue des Anciens des services spéciaux de la Défense nationale, Bulletin 186, synthétisant les pp 147-185 de l’ouvrage du colonel Claude Cazals, sur la Garde sous Vichy, juin 1997 [archive] et Eugène Martres,Les archives parlent: Auvergne, Bourbonnais, 1940-1945, Éditions de Borée, 2004, ISBN 2-84494-316-0, 9782844943163,page 47 [archive]
47. ↑ Paul Schmidt, engagé FFL en 1940, compagnon de la Libération, nommé en novembre 1942, chef du Service des opérations aériennes et maritimes (SOAM) de R5 et R6 puis en mars 1943, chef national du Bureau des opérations aériennes (BOA) (et aussi chef de la région Centre) à la place de Jean Ayral « Pal ».
48. ↑ Biographie de Paul Schmidt sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
49. ↑ Alain Grout de Beaufort, officier d’aviation, résistant de la Confrérie Notre Dame, rejoint les FAFL, compagnon de la Libération, chef de la SAP d’avril 1943 à avril 1944 (environ) (il est également temporairement DMR R5), puis il sera chef SAP de la Région P puis de P3
50. ↑ Biographie d’Alain de Beaufort sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
51. ↑ Yves Léger, diplômé de Sciences Po et en droit, assassiné par un agent français de la Gestapo en mai 1944.
52. ↑ Biographie d’Yves Léger sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
53. ↑ Pierre-Paul Ulmer, compagnon de la Libération, chef de la SAP à partir de juin 1944
54. ↑ Info sur la biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
55. ↑ André Rondenay, X, officier d’active, prisonnier en 1940, rejoint la France Libre, DMR puis DMZ, compagnon de la Libération.
56. ↑ Biographie d’André Rondenay sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
57. ↑ a et b Selon le Comité d’Histoire du Haut-Pays, consulté en octobre 2008 [archive]
58. ↑ de Gaston Dassonville sur le site de l’assemblée nationale [archive]
59. ↑ Jean Lejeune, marin de la Marine marchande, résistant OCM, compagnon de la Libération.
60. ↑ Biographie de Jean Lejeune sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
61. ↑ Raymond Fassin, instituteur, rejoint les FAFL, puis arrive en septembre 1943, mais arrêté en avril 1944.
62. ↑ Guy Chaumet, attaché commercial à l’étranger, résistant du réseau Ali-Tir, puis rejoint les FAFL, compagnon de la Libération, DMR RA à partir d’avril 1944
63. ↑ Biographie de Guy Chaumet sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
64. ↑ Selon le Comité d’Histoire du Haut-Pays, consulté en octobre 2008 [archive],Biographie de Raymond Fassin sur le site de la Mairie de Paris-Memorial [archive]
65. ↑ Agent parachuté en janvier 1943 (source : Mémorial Ascq 1944).
66. ↑ Jean-Baptiste Morraglia, général d’aviation.
67. ↑ Site de l’Association La Postale, anciens de l’Aéropostale [archive]
68. ↑ Claude Bonnier, X1919, ingénieur en aéronautique, socialiste, directeur de cabinet de Marcel Déat en 1936, président de la Société nationale de construction des moteurs (SNCM), s’engage dans les FFL, compagnon de la Libération, arrivé en novembre 1943, arrêté le 9 février 1944.
69. ↑ Biographie de Claude Bonnier sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
70. ↑ Site du service départemental de l’ONAC de la Charente [archive]
71. ↑ Jacques Nancy, chef de la Section Spéciale de Sabotage)
72. ↑ Guy Chaumet, ensuite nommé DMR RA, lire plus haut.
73. ↑ Gilbert Grandval, directeur commercial, résistant CDLR, compagnon de la Libération.
74. ↑ Biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
75. ↑ Jean Bertin, compagnon de la Libération).
76. ↑ André Schock, compagnon de la Libération, arrêté le 28 janvier 1944.
77. ↑ Gilbert Grandval cumul ainsi, de façon unique dans l’histoire de la Résistance, les fonctions de chef régional des FFI et de délégué militaire régional, selon la Biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération
78. ↑ Selon la biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
79. ↑ Idem
80. ↑ Colonel Baruteau, chef du Service régional de la statistique et responsable local de l’ORA à Dijon, jusqu’à sa « disparition » (mais il échappe à la Gestapo) en mai 1944.
81. ↑ Claude Monod, chirurgien, tué en 1945, commandant des FFI RD à partir de mai 1944.
82. ↑ [Son ouvrage : La Région D : Rapport d'activité du Maquis de Bourgogne-Franche-Comté (mai-septembre 1944)]
83. ↑ opus cité
84. ↑ Robert Chantin, Des temps difficiles pour des résistants de Bourgogne : échec politique et procès, 1944-1953, L’Harmattan, 2002, ISBN 2-7475-2927-4, 9782747529273 [archive]
85. ↑ Selon le site de l’ordre de la Libération [archive]
86. ↑ Valentin Abeille, sous-préfet, résistant à Combat, compagnon de la Libération, DMR RM à partir de septembre 1943, mais il meurt aux mains des Allemands le 2 juin 1944.
87. ↑ Biographie de Valentin Abeille sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
88. ↑ .Kammerer, lui aussi tué par les Allemands avec son adjoint Éric. Il semble qu’ensuite ce soient les responsables du BOA local qui prennent de facto le rôle de DMR.
89. ↑ a, b, c et d Selon le site Beaucoudray.free.fr [archive]
90. ↑ Jean-François Clouet des Pesruches, futur DMR d’une subdivision de la région M, lire plus bas, chef du BOA à partir d’août 1943.
91. ↑ Edouard Paysant, en juin 1944. Mais repéré, il doit se replier sur la Seine-Inférieure où il reprend les mêmes fonctions
92. ↑ Jean-François Clouet des Pesruches, cette fois-ci officier d’aviation d’active, Français Libre à partir d’octobre 1940, Compagnon de la Libération, commandant des FFI à partir du 17 juillet 1944
93. ↑ a et b Biographie de Clouet des Pesruches sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
94. ↑ Biographie de Pierre Pène sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
95. ↑ a, b, c, d et e Source [archive]
96. ↑ orthographe fluctante selon les sources.
97. ↑ Colonel Teissier de Margueritte, officier d’active, résistant de l’AS.
98. ↑ a et b idem
99. ↑ Article de l’IHTP évoquant notamment la tension avec des FFI issus de l’armée d’active avec les FFI communistes lors de la LIbération de Paris.
100. ↑ Biographie d’Aimé Lepercq sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
101. ↑ Discours de Pierre Albertini [archive] (professeur d’histoire au lycée Condorcet) à l’inauguration de l’exposition Des polytechniciens dans la Résistance (mardi 18 mars 2008)]
102. ↑ Le maquis de la piquante pierre, secteurs de la Moselotte et de la Vologne [archive]
103. ↑ Né Le 19 mars 1891 à Nantes, ancien combattant de 14-18, capitaine d’active en 1922, chef de bataillon en disponibilité au début des années 1930, industriel ( directeur-gérant du tissage de la mouline, à Remoiremont ), président de la section Croix-de-feu de Remiremont, membre du Parti social français en 1936. Il est affecté dans l’armée d’active en 1939, fait prisonnier en 1940 mais libéré. Il entre dans la résistance : membre de l’OCM, membre du CDL de Remiremont en 1945. Cf. Jean-François Colas, « les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux », thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002
104. ↑ selon la Société d’histoire de Woippy [archive]
105. ↑ Article du Bien Public, 18 mai 2004 [archive]
106. ↑ Institut d’Histoire de la CGT 76 [archive]
107. ↑ Source Résistance en Vexin [archive]
108. ↑ Dossier conservé aux archives départementales de l’Eure et dossier individuel, archives de Vincennes
109. ↑ http://www.wikiarmor.net/Jean_Le_Jeune [archive]][http://almrd22.fr/La-guerre-de-Jean-Le-Jeune-alias [archive]
110. ↑ http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=2615 [archive]
111. ↑ http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=1718 [archive]
112. ↑ Source [archive]
113. ↑ a et b Exposition sur la Libération de Millau, août 2004- la Dépêche du Midi [archive]
114. ↑ selon « Maquis du Vabre » [archive]
115. ↑ Arkheia, Revue d’histoire du Siud-Ouest, n°2-3 et autres articles du même n° [archive]
116. ↑ L’action de l’Etat en Ariège, édité par la préfecture de l’Ariège, n°21, mai-juin 2004, page 3 [archive]
117. ↑ a et b Document de la préfecture du Gers [archive]
118. ↑ Biographie de Jean Bringer par l’office de tourisme de Carcassonne [archive]
119. ↑ Article du quotidien La Dépêche, 29 novembre 1998 [archive]
120. ↑ Notamment selon le revue Sommières et son Histoire http://www.sommieresetsonhistoire.org/SSH/spip.php?article103 [archive]
121. ↑ a et b Un paragraphe sur la Résistance dans le Var [archive]
122. ↑ Joseph Girard, La résistance et la libération de Nice: la fin d’une légende, Ed. Serre, 2006, ISBN 2-86410-464-4, 9782864104643 [archive]

sources : WIKIPEDIA ET ECPAD

 

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

Résistance … la lutte contre le mal

19 décembre 2012

Femmes Mortes pour la France

Classé sous — milguerres @ 23 h 49 min

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 Les femmes et la Guerre

fleche-boule8 dans

Femmes Mortes pour la France en 1914-1918

 source Wikipedia

Relevés tirés de : http://www.memorial-genweb.org

liste non exhaustive

 

La mention « Mort pour la France » est une opération relative à l’état civil, qui fait l’objet des articles L. 488 à L. 492 bis[1] du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.

Cette mention est créée en en avril 1916 pendant la Première Guerre mondiale.

Marie Louise Faivre épouse Fabre

Morte pour la France le 26 mars 1918 à Châlons-sur-Marne (Victime civile, bombardement) avec ses enfants Georgette André Fabre, Jean Edmond Justin Fabre, Madeleine Berthe Justine Fabre, Paulette Marie Charlotte Fabre et son mari Victor Pierre Joseph Fabre (tous Morts pour la France)

  • « Le 23 mars 1918 au cours d’un bombardement aérien allemand, 42 personnes trouvèrent la mort dans la cave de la maison qui s’élevait à cet endroit. La population châlonnaise a voulu par l’apposition de cette plaque honorer la mémoire et perpétuer le souvenir de toutes les victimes civiles de la Grande Guerre tuées par l’ennemi dans la ville ouverte de Châlons, de 1914 à 1918 ». Délibération du Conseil Municipal du 28 février 1921.

 

Jeanne de l’Epinois

1914-1918
Légion d'Honneur Nom : DE L’EPINOIS Prénoms : Jeanne
Conflit : 1914-1918
Grade, unité :
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 07 ou 10/02/1877
Département ou pays : 24 – Dordogne
Commune de naissance : Mouzens
Genre de mort : Mort des suites de blessures
Date du décès : 09/09/1917
Département ou pays : 55 – Meuse
Commune du décès : Bar-le-Duc
Lieu, complément : Hôpital Central
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation:
Commune inhumation :
Lieu inhumation :
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Patronyme complet : de Buchère de l’Epinois Eugénie Marie Jeanne née Eugénie Marie Jeanne de Toucheboeuf comtesse de Clermont, fille de Jean Baptiste François Marie Guyon de Toucheboeuf comte de Clermont et de Hortense Angéline Hibou, née au château de Monsec à Mouzens – Châtelaine du Plessy à Limeray – Engagée comme Infirmière de la Société de Secours aux Blessés Militaires à l’hôpital N°12 à Vadelaincourt – Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 08/09/1917 sur rapport du ministre de la Guerre – Morte pour la France (fiche mémoire des hommes à DE L’EPINOIS) – Décédée des suites de ses blessures – Elle était l’épouse de Paul Marie Charles de Buchère de l’Epinois – Motivation officielle de sa nomination, signée le 7 octobre 1917 par Paul Painlevé : « Avec un remarquable courage et le plus grand calme a aidé au sauvetage des blessés et leur a prodigué ses soins pendant le bombardement et l’incendie de l’hôpital, le 20 aout 1917. Sa présence et son attitude au milieu du danger ont été pour tout le personnel un bel exemple de courage et de sang froid. S’est de nouveau signalée pendant le bombardement du 4 septembre au cours duquel elle a été mortellement blessée. »
Sources :
Référence n° : bp-1249477

Andrée Franck née Adrion

Infirmière Militaire, morte pour la France le 20 février 1919

1914-1918
Nom : FRANCK Prénoms : Andrée Née Adrion
Conflit : 1914-1918
Grade, unité :
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance :
Département ou pays :
Commune de naissance :
Genre de mort :
Date du décès : 20/02/1919
Département ou pays :
Commune du décès :
Lieu, complément :
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation: 35 – Ille-et-Vilaine
Commune inhumation : Saint-Malo
Lieu inhumation : Carré militaire du cimetière de Rocabey
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Infirmière Militaire – Mort pour la France
Sources :
Référence n° : bp-407522

Adélaïde Pélagie Lacaille épouse Blaise

Morte pour la France le 12 décembre 1914 maladie en captivité

1914-1918
Nom : LACAILLE Prénoms : Adélaïde Pélagie épouse BLAISE
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Victime civile Victime civile
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 04/01/1849
Département ou pays : 55 – Meuse
Commune de naissance : Combres
Genre de mort :
Date du décès : 12/12/1914
Département ou pays : 67 – Bas-Rhin
Commune du décès : Saverne
Lieu, complément :
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation:
Commune inhumation :
Lieu inhumation :
Carré, rang, tombe :
Autres informations : morte pour la France « maladie en captivité »
Sources : 21/11/2007 – Bernard BUTET
Référence n° : bp-1758015

Henriette Lecocq née Toussaint

Morte pour la France le 22 août 1914 blessures par éclat d’obus

1914-1918
Nom : LECOCQ Prénoms : Henriette née TOUSSAINT
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Victime civile Victime civile
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 04/02/1880
Département ou pays : 54 – Meurthe-et-Moselle
Commune de naissance : Cosnes
Genre de mort :
Date du décès : 22/08/1914
Département ou pays : 54 – Meurthe-et-Moselle
Commune du décès : Cosnes-et-Romain
Lieu, complément : Romain
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation:
Commune inhumation :
Lieu inhumation :
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Morte pour la France de blessures par éclat d’obus – Domiciliée au hameau de Romain
Sources :
Référence n° : bp-1991779

Ernestine Marchal née Crelot

Morte pour la France le 6 septembre 1914 blessures par balles

1914-1918
Nom : MARCHAL Prénoms : Ernestine née CRELOT
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Victime civile Victime civile
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 23/03/1882
Département ou pays : 54 – Meurthe-et-Moselle
Commune de naissance : Cosnes
Genre de mort :
Date du décès : 06/09/1914
Département ou pays : 54 – Meurthe-et-Moselle
Commune du décès : Mont-Saint-Martin
Lieu, complément :
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation:
Commune inhumation :
Lieu inhumation :
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Domicilié au hameau de Romain – Morte pour la France de blessures par balles
Sources :
Référence n° : bp-1991777

 

Carmen de Los Dolorés Martinez épouse Humbert

Morte pour la France le 11 mai 1917 à bord du vapeur Medjerda

  • « Le 11 mai 1917 à 19h10, lors d’une traversée Oran – Port-Vendres, il est torpillé et coulé par le sous-marin U-34 (KL Johannes Klasing ) à 5 milles dans le NNE du cap Tortosa en Méditerranée par 40°45N et 01°12E. Les survivants sont recueillis par le cargo anglais Batten Hall; sur les 80 hommes d’équipage et 457 passagers, 352 personnes manquaient à l’appel »
1914-1918
Nom : HUMBERT Prénoms : Carmen De Los Dolorés
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Victime civile Victime civile
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 05/04/1885
Département ou pays : 9352 – Algérie
Commune de naissance : Boukanéfis
Genre de mort : Mort lors du naufrage
Date du décès : 11/05/1917
Département ou pays : 998 – « En mer »
Commune du décès :
Lieu, complément : A bord du Medjerda
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation:
Commune inhumation :
Lieu inhumation :
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Née MARTINEZ – Passagère, elle allait voir son mari au front – Informations complémentaires sur http://www.alger-roi.net/Alger/port/navires/pages/41_depart_medjerda44.htm
Sources : – 18/06/2011 Liliane BRAUN archives familiales [ il s'agit de ma grand mère maternelle] -
Référence n° : bp-2275949

Victorine Henriette Pauze née Deconche

Morte pour la France le 11 octobre 1918 Infirmière militaire stagiaire

1914-1918
Nom : PAUZE Prénoms : Victorine Henriette NÉE DECONCHE
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Infirmière Militaire stagiaire
Complément : Détachée de l’Hôpital Chaptal
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 04/03/1882
Département ou pays : 63 – Puy-de-Dôme
Commune de naissance : Celles-sur-Durolle
Genre de mort : Mort des suites de maladie contractée en service
Date du décès : 11/10/1918
Département ou pays : 75 – Paris
Commune du décès : Paris 08
Lieu, complément : Hôpital temporaire du collège Chaptal
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation: 93 – Seine-Saint-Denis
Commune inhumation : Pantin
Lieu inhumation : Carré militaire du cimetière parisien
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Mort d’une maladie contractée en service (grippe néphrite pneumonique) – Morte pour la France
Sources : 14/01/2009 – Alain CLAUDEVILLE
Référence n° : bp-1226469

Marie Elisa Vitaline Rondest épouse Dubois

Morte pour la France le 30 mars 1918 victime civile tuée à l’ennemi

1914-1918
Nom : RONDEST Prénoms : Marie Elisa Vitaline
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Victime civile Victime civile
Complément :
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 03/09/1850
Département ou pays : 60 – Oise
Commune de naissance : Dompierre
Genre de mort : Tué(e) par fait de guerre (victimes civiles)
Date du décès : 30/03/1918
Département ou pays : 60 – Oise
Commune du décès : Dompierre
Lieu, complément :
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation: 60 – Oise
Commune inhumation : Dompierre
Lieu inhumation : Cimetière communal
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Epouse « Dubois » Domiciliée à Dompierre (Oise)
Sources :
Référence n° : bp-635767

Arlette Augustine Thore épouse Guiglaris

Infirmière stagiaire Morte pour la France le 8 novembre 1918 à l’Hôpital complémentaire N°33 (Arles)

Infirmière stagiaire Morte pour la France le 8 novembre 1918 à l’Hôpital complémentaire N°33 (Arles)
1914-1918
Nom : THORE Prénoms : Arlette Augustine épouse Guiglaris
Conflit : 1914-1918
Grade, unité : Infirmière stagiaire
Complément : Hôpital complémentaire 33
Matricule, recrutement :
Date de naissance : 14/01/1897
Département ou pays : 76 – Seine-Maritime
Commune de naissance : Rouen
Genre de mort :
Date du décès : 08/11/1918
Département ou pays : 13 – Bouches-du-Rhône
Commune du décès : Arles
Lieu, complément : Hôpital complémentaire 33
Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :
Département ou pays inhumation: 13 – Bouches-du-Rhône
Commune inhumation : Arles
Lieu inhumation : Carré militaire du cimetière communal
Carré, rang, tombe :
Autres informations : Morte pour la France
Sources :
Référence n° : bp-576299

 sources

Wikipedia

Relevés tirés de : http://www.memorial-genweb.org

 

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23 novembre 2012

Composition de l’Armée pour 1914

Classé sous — milguerres @ 14 h 17 min

 

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 PRESENTATION DE L’ARMEE FRANCAISE 2ème partie 1934

COMPOSITION ET PRESENTATION

DE L’ARMEE FRANCAISE pour 1914

 

Pourquoi parler de l’armée de terre de 1914 à 1918, alors que le thème de cette étude est l’organisation de l’armée entre septembre 1939 et juin 1940 ?

En novembre 1918, la France sort victorieuse de ce qu’on appelle communément « La Grande Guerre ». Elle possède une armée de terre dense et solide, elle est à la fois massive par le nombre de ses divisions d’infanterie et de cavalerie mais souple dans ses échelons qui sont eux-mêmes structurés de manière hiérarchique.

Partie au combat avec l’expérience de la guerre « de 1870 », elle voit sa physionomie se transformer aux vues de l’évolution du conflit et de l’essor technologique qu’il engendre.

Cette armée est le fruit conjoint des quarante et une divisions d’infanterie et des dix divisions de cavalerie de l’armée d’active d’août 1914 (construite pas à pas depuis 1873 dans le seul but de la reconquête des provinces perdues de l’Est perdues par le traité de Versailles signé avec l’Allemagne impériale) et de l’armée des tranchées de ces quatre années de conflit qui ont vu naître en son sein des restructurations et innovations changeant de manière totale son image de 1914.

Ainsi l’artillerie, arme de seconde ligne, peu préparée à un conflit moderne et dynamique mais possédant une arme symbole qu’est le canon de « 75 » (canon léger de 75 mm) se retrouve dans un rôle de premier plan lors des grandes offensives de 1914 et 1918, par son action puissante et dévastatrice. L’armée de terre met également en oeuvredes canons et obusiers de type courts et longs à calibre lourds, tel le canon de 155 mm Schneider de 1917 ou le canon de 400 mm sur plateforme ferroviaire.

L’infanterie, « Reine des batailles » voit son action accrue par la montée en puissance de son armement collectif et la restructuration de son organisation divisionnaire. L’évolution ultime de son appui direct se concrétise par la naissance du « char » ou « tank », véritable mitrailleuse sur chenille, permettant à la ligne d’attaque d’effectuer des percées significatives par la neutralisation des points de défense ennemis.

Les chars lourds de type Schneider ou Saint Chamond et plus encore le char léger Renault FT offre de nouvelles possibilités aux armes françaises.

Cependant, cette théorisation des chars comme accompagnement d’infanterie porte déjà en elle, le fruit de la discorde sur l’utilisation des blindés lors du second conflit mondial.

Cette première partie nous présente l’armée de terre française de 1918 à 1939. Il est en effet intéressant de comparer la structure militaire de la France lors des deux conflits majeurs qui ont marqués ce 20ème siècle et de saisir aussi la place et l’importance de l’armée en temps de paix ainsi que son organisation.

Cet ensemble peut-être considéré comme une vaste introduction au sujet qui nous concerne, mais se situe surtout comme la base de référence de nos travaux sur l’armée de terre française de 1939-1940.

- Nous verrons tout d’abord dans un premier chapitre, ce qu’est cette armée de terre française par son organisation territoriale et ses éléments organiques en août 1914 et en novembre 1918 pour nous pencher ensuite sur les conséquences de la 1ère guerre mondiale, et ce qu’elles induisent sur l’état d’esprit des chefs militaires et de leurs initiatives.

- Le deuxième chapitre traite de l’armée d’active de l’entre-deux guerre, qu’elle soit de métropole ou des colonies et territoires d’outre-mer, dans son organisation administrative ainsi que divisionnaire. Nous verrons que l’organisation territoriale de 1939 ne diffère que peu de celle de 1914.

I – L’armée de terre de 1914 a 1918 et la France de l’entre-deux guerre.

L’armée de terre en août 1914 est structurée en cinq grands ensembles de commandement combinés de manière hiérarchique et pyramidale.

Les deux derniers échelons existent de manière permanentes en temps de paix comme en temps de guerre. Les trois premiers ensembles sont mis sur pied à la déclaration de guerre ou lorsque le besoin s’en fait sentir, cependant ils sont prévus dès le temps de paix :

® le Grand Quartier Général (c’est l’état-major du généralissime, commandant les armées françaises et autres troupes étrangères sous commandement français), l’organisation de ce Grand Quartier Général est établi selon le décret ministériel du 28 juillet 1911.

® les groupes d’armées,

® les armées,

® les corps d’armées et corps de cavalerie,

® les divisions d’infanterie et divisions de cavalerie (montées ou à pied).

A – Le groupe d’armées.

En temps de paix et pendant les premières semaines des hostilités, le groupe d’armées n’existe pas, il est pourtant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (règlement sur la conduite des grandes unités). Le commandement de ces groupes d’armées est assumé dès le temps de paix par un officier général issu du « conseil supérieur de la Guerre ».

Ce « conseil supérieur de la Guerre », mis sur pied au cours du 19ème siècle et remanié par Freycinet en 1888, compte une douzaine d’officiers généraux désigné pour la responsabilité du commandement des armées et groupes d’armées en campagne.

Le décret du 28 octobre 1913 expose que le groupe d’armées est un « ensemble d’armées dont les opérations sont liées entre elles par les plans du Général en Chef » dans le but « d’imposer à l’ennemi la bataille générale dans des conditions susceptibles d’entraîner des résultats décisifs pour l’issue de la guerre ».

Le premier groupe d’armées (groupe d’armées Nord) est créé le 4 octobre 1914 sous le commandement du Général Foch. Cinq autres groupes d’armées seront mis sur pied au cours de la Grande Guerre dont deux sous commandements alliés :

® le groupe d’armées Centre,

® le groupe d’armées Est,

® le groupe d’armées de réserve ou de rupture,

® le groupe d’armées des Flandres (sous commandement belge),

® le « British Expeditionnary Forces » (sous commandement anglais).

Le groupe d’armées n’est donc qu’un organe de commandement et de décision. Il ne compte pas de troupes combattantes en son sein mais possède des moyens de transmissions pour diriger les échelons subalternes et des services divers.

B – L’armée.

La manoeuvre stratégique pensée au niveau du Grand Quartier Général et du Groupe d’armée est appliquée par l’échelon inférieur qu’est l’état-major d’armée. Le commandement de l’armée dirige les opérations sur le champ de bataille par l’intermédiaire des unités de cavalerie et d’infanterie qu’il a sous ses ordres.

De la même façon que le groupe d’armées, l’état-major d’armée n’existe pas en temps de paix. Il est cependant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (vu au paragraphe précédent). Les officiers généraux commandant les armées sont issus du « conseil supérieur de la Guerre ».

L’armée est composée d’un état-major et d’éléments organiques d’armées (E.O.A) regroupant les armes de l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie et de service. De manière hiérarchique, l’armée dépend du groupe d’armées, mais a autorité sur les corps d’armées mis à sa disposition.

Lors de l’attaque allemande en août 1914, le Grand quartier général déclenche le plan XVII (plan de réaction à l’attaque allemande), cinq armées (1ère à 5ème) sont créées et mises sur le pied de guerre. Neuf autres armées sont créées au cours du conflit, deux sont dissoutes, leurs numéros repris par d’autres corps.

® 1ère armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 2ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 3ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 4ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 5ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 6ème armée : 26 août 1914 – 11 novembre 1918

® 7ème armée1: 04 avril 1915 – 11 novembre 1918

® 8ème armée2: 16 novembre 1914 – 04 avril 1915

® 8ème armée3 :02 janvier 1917 – 11 novembre 1918

® 9ème armée4: 05 septembre 1914 – 05 octobre 1914

® 9ème armée 06 juillet 1918 – 07 août 1918

® 10ème armée5: 05 octobre 1914 – 11 novembre 1918

® Armée des Alpes6: 10 août 1914 – 17 août 1914

® Armée d’Alsace7: 10 août 1914 – 28 août 1914

® Armée de Lorraine : 17 août 1914 – 27 août 1914

® Armée d’Orient : 03 octobre 1915 – 11 août 1916

 

1 Détachement d’armée des Vosges, ou Détachement d’armée Putz, du 08 décembre 1914 au 04 avril 1915. 7ème armée à partir du 04 avril 1915.

2 Détachement d’armée de Belgique du 22 octobre 1914 au 16 novembre 1914. 8ème armée du 16 novembre 1914 au 04 avril 1915. Détachement

d’armée de Belgique du 04 avril 1915 au 22 mai 1915.

3 Détachement d’armée de Lorraine du 11 mars 1915 au 02 janvier 19178. 8ème armée à partir du 02 janvier 1917.

4 Détachement d’armée Foch du 29 août 1914 au 05 septembre 1914. 9ème armée à partir du 05 septembre 1914.

5 Détachement d’armée de Maud’huy du 01 octobre 1914 au 05 octobre 1914. 10ème armée à partir du 05 octobre 1914.

6 Appelée aussi armée de Lyon. Inspection du « Sud-est » à partir du 03 août 1914.

7 Devient Groupement des Vosges le 28 août 1914.

C – Le corps d’armée et le corps de cavalerie.

Les corps d’armées d’infanterie existent en temps de paix sous la forme de régions militaires. Dix huit régions militaires sont mises sur pied en vertu de la loi du 24 juillet 1873 et du décret ministériel du 06 août 1874.

Le 28 septembre 1873 est créé en Algérie le 19ème corps d’armée. La loi du 05 décembre 1897 et le décret ministériel du 08 février 1898 créent une 20ème région militaire, mise sur pied dans l’est de la France. Le 22 décembre 1913, on dénombre vingt régions militaires en métropole et le 19ème corps d’armée en Afrique du Nord.

On compte également un corps d’armée colonial et le gouvernement militaire de Paris. A la déclaration de guerre, les corps d’armée sont intégrés dans les armées et prennent le chemin de la frontière du Nord-Est.

1 – Répartition des corps d’armée sur le territoire métropolitain.

- 1er Corps d’armée : Lille(E.M : 1ère et 2ème D.I)

- Nord

- Pas de Calais

- 3ème Corps d’armée : Rouen(E.M : 5ème D.I)

- Calvados

- Eure

- Seine inférieure

- 5ème Corps d’armée : Orléans(E.M : 9ème D.I + 7ème D.C)

- Loiret

- Loir et Cher

- Seine et Marne

- Yonne

- 7ème Corps d’armée : Besançon(E.M : 14ème et 41ème D.I)

- Ain

- Haute – Saône

- Jura

- Territoire de Belfort

- 9ème Corps d’armée : Tours(E.M : 17ème et 18ème D.I + 9ème D .C)

- Deux Sèvres

- Indre

- Indre et Loire

- Maine et Loire

- Vienne

- 2ème Corps d’armée : Amiens(E.M : 3ème et 4ème D.I + 3ème D.C)

- Aisne

- Oise

- Somme

- 4ème Corps d’armée : Le Mans(E.M : 7ème et 8ème D.I)

- Eure et Loir

- Mayenne

- Orne

- Sarthe

- 6ème Corps d’armée : Chalons sur Marne(E.M : 12ème, 40ème et 42ème D.I + 4ème et 5ème D.C)

- Ardennes

- Marne

- Meuse

- Meurthe et Moselle

- 8ème Corps d’armée : Bourges(E.M : 15ème et 16ème D.I + 8ème D.C)

- Cher

- Côte d’Or

- Nièvre

- Saône et Loire

- 10ème Corps d’armée : Rennes(E.M : 19ème et 20ème D.I)

- Côte du Nord

- Ile et Vilaine

- Manche

 

1 Le corps d’armée colonial a autorité sur les trois divisons d’infanterie coloniale cantonnées à Brest (3ème division d’infanterie coloniale), Paris (1ère

division d’infanterie coloniale) et Toulon (2ème division d’infanterie coloniale). Les trois régiments d’artillerie coloniale sont sous le commandement

de la brigade d’artillerie coloniale sise à Paris, en fait seul le 3ème régiment d’artillerie coloniale se trouve dans la région parisienne (Vincennes). Le 1er

régiment d’artillerie coloniale est basé à Lorient alors que le 2ème régiment d’artillerie coloniale stationne à Cherbourg et Brest. Tous les services

dévolus au corps d’armée colonial sont affectés à Paris. Seuls la section d’infirmiers militaires des troupes coloniales de Marseille et le dépôt des

isolés des troupes coloniales de Marseille (avec annexe à Bordeaux et Saint-Nazaire) ne demeurent pas en région parisienne.

 

- 11ème Corps d’armée : Nantes(E.M : 21ème et 22ème D.I)

- Finistère

- Loire inférieure

- Morbihan

- Vendée

- 13ème Corps d’armée : Clermont-Ferrand(E.M : 25ème et 26ème D.I)

- Allier

- Cantal

- Haute – Loire

- Loire

- Puy de Dôme

- 15ème Corps d’armée : Marseille(E.M : 29ème et 30ème D.I)

- Alpes Maritimes

- Ardèche

- Basses Alpes

- Bouches du Rhône

- Corse

- Gard

- Var

- Vaucluse

- 17ème Corps d’armée : Toulouse(E.M : 33ème et 34ème D.I)

- Ariège

- Haute Garonne

- Gers

- Lot

- Lot et Garonne

- Tarn et Garonne

- 20ème Corps d’armée : Nancy(E.M : 11ème et 39ème D.I + 2ème D.C)

- Aube

- Haute Meuse

- Meurthe et Moselle

- Vosges

- Corps d’armée colonial : Paris(E.M : 1ère, 2ème et 3ème D.I.C 1)

- Brest

- Paris

- Toulon

- 12ème Corps d’armée : Limoges(E.M : 23ème et 24ème D.I + 10ème D.C)

- Charente

- Corrèze

- Creuse

- Dordogne

- Haute – Vienne

- 14ème Corps d’armée : Lyon(E.M : 27ème et 28ème D.I + 6ème D.C)

- Basses – Alpes

- Drôme

- Hautes – Alpes

- Haute – Savoie

- Isère

- Rhône

- Savoie

- 16ème Corps d’armée : Montpellier(E.M : 31ème et 32ème D.I)

- Aude

- Aveyron

- Hérault

- Lozère

- Pyrénées Orientales

- Tarn

- 18ème Corps d’armée : Bordeaux(E.M : 35ème et 36ème D.I)

- Charente Inférieure

- Gironde

- Landes

- Basses Pyrénées

- Hautes Pyrénées

- 21ème Corps d’armée : Toul(E.M : 13ème et 43ème D.I)

- Haute – Marne

- Vosges

- Gouvernement militaire de Paris : Paris(E.M : 6ème, 10ème D.I + 1ère D.C)

- Seine

- Seine et Oise

En théorie, chaque corps d’armée est composé d’un état-major de corps, de deux états-majors de divisions d’infanterie. Ces deux unités ont une infanterie de type binaire, à deux brigades de deux régiments d’infanterie chacune.

S’y ajoute une brigade à trois régiments d’artillerie de campagne, d’un régiment de cavalerie et les services. Il convient cependant d’y ajouter les unités constituant les dix divisions de cavalerie.

Le corps colonial engerbe les trois divisions d’infanterie coloniales, cependant celles-ci sont réparties entre le gouvernement militaire de Paris, la 10ème région militaire de Rennes et 16ème région militaire de Montpellier. Le corps de cavalerie n’existe pas en temps de paix, il est créé en application du plan de mobilisation appelé « plan XVII », il remplit les mêmes fonctions qu’un corps d’infanterie.

Durant le conflit, en sus des vingt corps d’armées d’infanterie métropolitains, du 19ème corps d’armées d’Algérie, du corps colonial et du corps de cavalerie précédemment cités, sont créés onze corps d’armées, un corps colonial et deux corps de cavalerie. A la fin du conflit, il reste en ligne trente corps d’armées, deux corps coloniaux et deux corps de cavalerie.

2 – Composition du corps d’armée d’infanterie.

a – Le corps d’armée en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps d’armée.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- deux régiments d’infanterie de réserve (à deux bataillons par régiment),

- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés1,

- un régiment d’artillerie à quatre groupes de 75 mm modèle 1897,

- quatre compagnies de génie :

. deux compagnies de Sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

. une compagnie de parc,

- un détachement télégraphique,

- une section de projecteur.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une équipe mobile de réparation,

. dix sections de munitions d’artillerie,

. quatre sections de munitions d’infanterie.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande,

. deux sections de convoi administratif.

- Santé :

. un groupe de brancardiers du corps,

. huit ambulances,

. six sections d’hospitalisation,

. une section sanitaire automobile.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes – détachement de remonte mobile – train

hippomobile.

1 S’y ajoute deux escadrons de cavalerie montée rattachés pour emploi aux deux divisions d’infanterie de rattachement.

b – le corps d’armée en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps d’armée.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- un bataillon territorial de mitrailleurs,

- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés,

- un régiment d’artillerie lourde longue à deux groupes de 155 mm,

- trois compagnies de génie :

. deux compagnies de Sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,

- deux à trois escadrilles d’observation,

- une à deux compagnies d’aérostiers.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. une compagnie hippomobile,

. une compagnie automobile.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire du corps :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

3 – Composition du corps de cavalerie.

a – le corps de cavalerie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps de cavalerie.

Général commandant la cavalerie.

Colonel commandant l’infanterie.

Colonel commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Détachement télégraphique.

® TROUPES :

- un groupe d’artillerie à cheval à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un groupe de chasseurs cyclistes,

- une section de mitrailleuses

- un détachement de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique.

b – le corps de cavalerie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps de cavalerie.

Général commandant la cavalerie.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- un groupe d’auto-canons,

- un régiment d’artillerie à deux groupes de 75 mm et un de 105 mm,

- trois compagnies de génie :

. deux compagnies de sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,

- trois escadrilles d’observation,

- deux compagnies d’aérostiers.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. deux compagnies automobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire du corps :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

D – Les divisions d’infanterie et de cavalerie.

La division d’infanterie type que nous étudierons en détail dans le quatrième chapitre de cette étude sur les grandes unités de l’armée de terre française en 1939-1940, trouve son origine et sa structure dans les évolutions organiques des troupes lors du premier conflit mondial.

En effet la division d’infanterie française a vu sa structure, basée sur le règlement du service en campagne du 02 décembre 1913, passer d’une structure monolithique à une base plus souple avec la suppression des deux brigades à deux régiments d’infanterie et ses services prélevés sur le corps d’armées dont il dépend. Dès lors, elle possède trois régiments d’infanterie indépendants et des services propres et fournis, aptes à suivre le gros de la troupe.

En 1914, il existe quarante et une divisions d’infanterie métropolitaines, trois divisions d’infanterie nordafricaines en Algérie et trois divisions d’infanterie coloniales. Seront créées pendant les premiers mois du conflit, vingt cinq divisions de réserve, douze divisions territoriales.

En janvier 1915, les effectifs sont de quarante neufs divisions d’active, vingt trois divisions de réserve et treize divisions territoriales.

Fin 1916, on décompte cent sept divisions d’active ou de réserve et sept territoriales. L’année qui suit, le nombre des divisions atteint son maximum avec un total de cent treize divisions d’active ou de réserve et une territoriale.

La division de cavalerie qui a souvent combattu à pied lors du conflit dans les tranchées, retrouve son allant à la fin du conflit lors des grandes offensives de 1918.

Sur les dix divisions de 1914, seules six divisions sont encore en selles, deux divisions montées sont transformées en divisions de cavalerie à pied (sur le même type que la division d’infanterie), deux autres sont dissoutes.

En novembre 1918, les armées alliées sont sous commandement français. Outre les armées du Royaume-Uni, de la Belgique, de l’Italie, des Etats-Unis et autres troupes mineures, l’armée française regroupe cent dix divisions d’infanterie (dont sept coloniales, deux marocaines, une polonaise et une territoriale défendant Paris), quatre divisions de cavalerie à pied et six divisions de cavalerie montée.

1 – Composition de la division d’infanterie.

a – la division d’infanterie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- deux brigades d’infanterie (deux régiments d’infanterie chacune),

- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un escadron du régiment de cavalerie du corps,

- une compagnie de sapeurs mineurs.

® SERVICES :

- Train :

. deux compagnies hippomobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe de brancardiers divisionnaires,

. une à deux ambulances prélevées sur le corps.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

b – la division d’infanterie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- trois régiments d’infanterie,

- un centre d’instruction divisionnaire,

- un bataillon de pionniers,

- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un groupe d’artillerie de 155 mm modèle 1916 (indépendant),

- deux compagnies de sapeurs mineurs et un détachement radiotélégraphie.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie divisionnaire :

. une section de munitions d’infanterie,

. une section hippomobile de munitions d’artillerie (75 mm),

. une section automobile de munitions d’artillerie (155 mm),

. une équipe de réparation divisionnaire.

- Train :

. une compagnie hippomobile,

. une compagnie automobile.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe de brancardiers divisionnaires,

. une ambulance chirurgicale légère,

. un groupe sanitaire de ravitaillement automobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

2 – Composition de la division de cavalerie.

a – la division de cavalerie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant la cavalerie.

Colonel commandant l’infanterie.

Colonel commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Détachement télégraphique.

® TROUPES :

- trois brigades de deux régiments montés,

- un groupe cycliste de chasseurs à pied,

- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,

- une section de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique et deux escadrilles d’observation.

® SERVICES :

- Train :

. un détachement de commis et d’ouvriers d’administration.

- Santé :

. une ambulance divisionnaire.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

b – la division de cavalerie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant la cavalerie.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- trois brigades de deux régiments montés,

- deux groupes d’automitrailleuses,

- un groupe cycliste,

- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,

- une compagnie de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique,

- une escadrille d’observation.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie divisionnaire :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. deux compagnies automobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire divisionnaire :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

E – Les conséquences de la 1ère guerre mondiale.

Notre pays est certes vainqueur sur le plan militaire, l’armée française est considérée par les experts militaires comme la plus forte au monde et nos armements équipent de nombreux pays. Le canon de 75 et le char léger Renault FT17 en sont les meilleurs exemples.

Notre organisation divisionnaire d’infanterie est adoptée par de nombreuses armées étrangères, l’état-major envoie dans les nouveaux pays balkaniques des conseillers militaires qui mettent sur pied de jeunes armées.

Il en va de même pour la Pologne qui, renaissant de ses cendres, doit combattre à la fois contre les particularismes régionaux des ex-territoires allemands et contre l’armée rouge qui cherche à reconquérir les territoires perdus lors de la signature de l’Armistice entre l’Allemagne et la Russie soviétique.

C’est le Général Weygand, à l’appel du Maréchal Pidulsky, qui repousse les troupes « rouges » de Lénine en prenant une part active dans l’élaboration de la stratégie militaire polonaise et la direction des troupes polonaises.

Cependant en France, les lendemains de l’Armistice ne sont pas joyeux. Notre frontière Nord n’est qu’un amas de gravats, un million de jeunes français n’est pas rentré du front et trop de soldats sont marqués dans leur chair ; ce sont les « gueules cassées ».

Notre pays cherche à revenir cependant aux années dorées d’avant guerre, ce sont les « années folles » mais rien ne peut effacer les traumatisme de ce premier conflit mondial.

1 – Les conséquences humaines.

Le conflit coûte à la France un million trois cent mille hommes tués ou disparus (10% de la population active masculine en 1914), auxquels on ajoute les trois millions de blessés dont un million d’invalides. Ce premier conflit mondial a fait que la France a mobilisé tous les français en âge de porter les armes.

Les tactiques offensives portées à l’outrance dans des missions « suicides » pour des gains territoriaux minimes ont fait que de trop nombreux français sont morts sur les champs de bataille. C’est la France qui a le plus souffert, proportionnellement à sa population. Il faut encore y ajouter la surmortalité de guerre, conséquence des déplorables conditions d’hygiène, aux restrictions en tout genre et aux maladies infectieuses comme la grippe espagnole en 1918.

La guerre qui ne doit durer en ce mois d’août 1914 que quelques semaines tout au plus et qui doit être fraîche et joyeuse, se termine le 11 novembre 1918, par un Armistice signé en forêt de Rethondes. Elle laisse le pays hagard même si l’on fête la victoire tant espérée.

Une pratique, qui trouve son origine dans le conflit de 1870-1871, se généralise dans le pays. On érige sur la place du village un mémorial pour y inscrire les noms des fils, des pères ou des cousins qui ne rentrent pas. De nombreuses familles sont complètement décimées, c’est toute la jeune génération qui est touchée, les hommes en âge de se marier manquent, et de trop nombreuses jeunes femmes sont veuves.

La guerre provoque un déficit des naissances dû au fait que les hommes en âge de procréer sont au front, ceci entraîne pendant des années un phénomène de « classe creuse » (Voir le troisième paragraphe)

2 – Les conséquences matérielles.

En sus des pertes humaines, le Nord-est du pays est ravagé par quatre années de conflit. Ce ne sont pas moins de dix-neuf départements qui sont déclarés sinistrés, des centaines de villages sont détruits en totalité et ne peuvent être reconstruits pour des raisons de sécurité ou par le fait qu’il n’y a plus personnes pour y habiter.

L’économie de ces régions est totalement désorganisée, il n’y a plus de service, les personnes logent dans des ruines.

Six cent mille maisons et vingt mille usines sont endommagées, cinq milles kilomètres de voies ferrées et cinquante-trois milles kilomètres de routes rendues inutilisables, trois millions d’hectares de terres agricoles devenues impropres aux cultures.

Dans le bassin houiller du Pas-de-calais, les mines sont noyées volontairement par les Allemands lors des offensives alliées de 1918, l’agriculture est en crise, il n’y a plus d’hommes pour s’occuper des champs, ce sont les femmes et les enfants qui travaillent. L’indice de la production industrielle chute de 45 % entre 1914 et 1921 et le niveau de 1913 ne pourra être retrouvé qu’en 1923.

Après la guerre de mouvement des premières semaines du conflit, le front se stabilise de la Mer du Nord à la frontière suisse. On s’installe dans des tranchées plus ou moins sommaires, et le front ne bouge plus que de quelques kilomètres tout au plus pendant ces quatre ans.

Cette zone, de cinq cents kilomètres de long, large de dix à vingt-cinq, est appelée « la ligne rouge », elle est truffée de toutes sortes d’engins explosifs. Il faudra seize ans pour reconstruire ce que quatre années ont détruit.

Lors de la signature de la paix en 1919, l’Allemagne doit d’énormes réparations aux alliés et particulièrement à la France (cent trente deux milliards de marks or à verser en trente annuités). Cette dernière occupe la Sarre lors des premiers problèmes de paiement.

Le budget du pays compte sur cette manne monétaire, en sus le franc germinal a perdu les trois quarts de sa valeur, les stocks d’or ont fondu, une grande partie a servi à payer les commandes faites aux Etats-Unis. C’est donc un pays en pleine crise économique qu’il s’agit de faire redémarrer, car chacun souhaite retrouver le niveau de vie d’avant guerre.

3 – Les classes creuses.

A partir de 1934, la France connaît une grave crise d’effectifs d’hommes du contingent, due à la chute des naissances au cours de la Grande Guerre. Cette année là, le déficit n’est que de cinq milles hommes sur un contingent moyen de deux cent quarante milles appelés, mais les années 1935 à 1939 marquent une baisse dramatique du nombre d’hommes incorporables, avec une moyenne annuelle de cent quarante milles hommes seulement.

En réponse aux évènements internationaux de 1935, la chambre française vote le prolongement jusqu’à deux ans du service militaire ce qui règle le problème des classes creuses, mais le 03 septembre 1939, ce sont cinq cent mille hommes de vingt à vingt-cinq ans qui manquent dans les rangs.

De 1918 à 1939, la politique militaire française passe d’une action offensive à une doctrine défensive qui se symbolise à partir de 1934 par la ligne défensive qui porte le nom du ministre de la guerre de l’époque : la Ligne Maginot.

Le traumatisme des offensives à outrances du premier conflit mondial lié à la dénatalité de guerre provoque un rejet des actions offensives pour une politique attentiste derrière un mur infranchissable qui dans les plans de l’Etatmajor va de la Mer du Nord à la Méditerranée.

L’armée de terre voit ses effectifs fondre comme neige au soleil à la fin des années 20. Les divisions d’infanterie au nombre de quarante-trois en 1920 passe à trente-deux puis à vingt en 1928.

La mécanisation, amorcée lors de la Grande Guerre s’émousse, les chars ne progressent que peu dans leur emploi comme dans leurs performances, la cavalerie faute de crédits et de politique claire navigue entre deux eaux, de nombreux régiments sont dissous.

A partir de 1935, la donne change avec l’arrivée d’Adolf Hitler comme chancelier en Allemagne puis le réarmement et la réorganisation de la Reichwehrs1 en Wehrmacht2. L’armée française amorce un changement de cap vers un renouveau de l’arme, mais l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 la trouve en pleine réorganisation et elle s’écroulera non sans avoir combattu le 25 juin 1940.

1 La Reichwehrs est la dénomination de l’armée de la république allemande dite de « Weimar ».

2 La Wehrmacht est la dénomination de l’armée allemande après la prise de pouvoir par le chancelier puis « Führer » Adolf Hitler.

II – Articulation de l’armée de terre en temps de paix.

En août 1939, la France est une démocratie parlementaire fondée aux lendemains douloureux de la défaite de 1871. Cette République, IIIème du nom, vieille de soixante-huit ans, s’est installée comme le pouvoir légitime dans notre pays à la fin du XIXème siècle et s’est affirmée par la victoire de novembre 1918.

Le prestige de la France en ce début du 20ème siècle est à la fois politique et militaire, la perte de l’Alsace- Lorraine est effacée, l’armée impériale est dissoute, le IIème Empire allemand est mis à terre, la France a lavé dans lesang la défaite de 1871, grâce à des chefs militaires de premier ordre et à nos armes forgées dans la revanche, à l’image du canon de 75.

L’armée de terre française est repensée après le désastre de la guerre de 1870-1871. L’armée du second empire, est dissoute par l’infortune des armes et par la volonté des nouveaux dirigeants républicains d’établir un nouvel ordre social, économique et militaire. Cette nouvelle armée de la République se repense a tous les niveaux par la refonte de ses corps de commandement et de ses unités d’infanterie et de cavalerie, puis pose le principe du service national voté à la chambre des députés en 1872.

C’est ainsi que le 02 août 1914, l’armée de terre représente une force non négligeable de cent-soixante-treize régiments d’infanterie métropolitains, quatre-vingt-un régiments de cavalerie métropolitains, soixante-quinze régiments d’artillerie de campagne, à pied et de montagne, huit régiments de génie à nombre variable de bataillons et un nombre conséquent d’unités de soutien et de commandement. Toutes ces unités se regroupent en vingt corps d’armée, quarante et une divisions d’infanterie1 et dix divisions de cavalerie.

En novembre 1918, la France sort exsangue de la Grande Guerre, mais son armée est celle de la victoire. Son principe d’universalité quant à son système de conscription lui a permis d’étoffer ses troupes d’active et d’avoir de nombreuses unités de première ligne et de réserve. L’après guerre, cependant, au vue de la conjoncture économique, est l’époque de la restriction et des désillusions.

En dix ans, le nombre de divisions d’infanterie métropolitaines passe de quarante-trois unités à vingt. Cette diminution est due à la baisse de la natalité, la réduction de la durée du service militaire et le développement des unités de forteresse. Cependant, l’Empire colonial fournit des troupes et en 1939, nous disposons de quatre divisions d’infanterie nord-africaines, de quatre divisions d’infanterie coloniales et de deux brigades de Spahis sur le sol métropolitain.

En Afrique du Nord, les troupes nord-africaines et sénégalaises côtoient les troupes européennes des régiments de Zouaves et de la Légion étrangère. Le dispositif militaire est important face à une double menace potentielle, les espagnols en Espagne et les Italiens en Libye. Les premiers possèdent des territoires au Maroc et les seconds visent à intégrer la Tunisie dans leur zone d’influence.

Au Levant dont nous sommes les mandataires depuis la dislocation de l’Empire Ottoman et en Indochine qui est un protectorat, nous possédons des troupes de souveraineté conjointement à des troupes indigènes organisées et encadrées par nos soins. L’Afrique noire et la corne de l’est africain possèdent des unités coloniales de souveraineté, ainsi que les territoires des Caraïbes et du Pacifique.

Notre chapitre se divise en cinq ensembles, nous traiterons tout d’abord du service militaire et de son histoire pour ensuite parcourir en quatre vues le dispositif militaire de l’armée de terre en métropole et dans les différentes colonies et territoires dépendants.

1 S’y ajoute un corps d’armée colonial et trois divisions d’infanterie coloniales en France métropolitaine, le 19ème corps d’armée d’Algérie avec trois divisions d’infanterie, les diverses troupes du Maroc et de Tunisie, sans compter toutes les unités des diverses colonies d’Afrique et d’Asie.

A – Historique du service militaire.

C’est la loi Jourdan du 19 fructidor An VI (05 septembre 1798) qui pose le principe de la conscription et du service militaire moderne, puisqu’elle oblige tous les français mâles de 21 à 25 ans à s’inscrire sur les registres communaux. Elle reste en vigueur sous les différents régimes de la période révolutionnaire et du Ier Empire.

La loi de Gouvion Saint-Cyr votée le 10 mars 1818 impose le recrutement d’un contingent de quarante milles hommes et permet le système de remplacement qui était prévu par une loi votée en 1802. La durée du service est de six ans, puis les conscrits sont versés dans la réserve. En 1829, la durée du service passe à huit ans. Jusqu’en 1872, diverses lois vont contribuer à organiser un service militaire où il est possible de payer pour les années que l’on ne veut pas faire.

La loi Thiers du 27 juillet 1872, rapportée par le marquis de Chasseloup-Laubat définit le service militaire comme « une nécessité sociale qui s’imposerait à notre pays alors même que la défense de notre sol ne le commanderai pas impérativement, car il est un lieu de création de lien social et contribue à l’unité nationale ».

Il y a obligation pour tous les citoyens français d’une période de vingt ans tirés au sort, le remplacement est abrogé, mais diverses exemption comme le soutien de famille sont tolérées. Le service militaire se décompose en quatre

phases :

® cinq ans dans l’armée active,

® quatre ans dans la réserve d’active,

® cinq ans dans l’armée territoriale,

® six ans dans la réserve territoriale.

La loi Freycinet du 15 juillet 1889, redéfinit le tirage au sort et réduit le service à trois ans. Par la loi du 21 mars 1905 (loi Jourdan-Delbel), le législateur abroge le tirage au sort et impose un service militaire personnel et obligatoire pour tous d’une durée de deux ans. Toute dispense est exclue. Un sursis est possible dans certains cas. Le 07 août 1913, la durée du service passe de deux à trois ans, pour pouvoir disposer d’un corps de troupe étoffé face à l’Allemagne.

Sa réduction intervient le 23 avril 1923 par un vote du Parlement, il passe alors à dix huit mois. Ceci correspond à une armée de terre de trente deux divisions d’infanterie métropolitaines et six de cavalerie. Cette loi sur le service militaire apporte deux grandes innovations :

® La disponibilité : les conscrits peuvent être appelés dans les deux ans qui suivent leur service, pour permettre la mise sur pied sans mobilisation des troupes de couverture. Cette mesure est mise en exécution pendant le crise des Sudètes.

® Les réserves : Chaque soldat est appelé dans la réserve à la fin de son service, il doit vingt huit années d’obligations militaires tout d’abord dans la première réserve jusqu’à quarante ans puis dans la deuxième réserve jusqu’à quarante huit ans. Ainsi notre armée dispose de deux types d’unités de réserve, les unités de « série A » constituées des éléments de la première réserve et les unités de « série B » constituées des éléments de la deuxième réserve.

Ces deux mesures améliorent la qualité du contingent grâce aux périodes d’exercices (huit semaines jusqu’à quarante ans), alliés aux élèves officiers de réserve. Ces derniers permettront à l’armée mobilisée de disposer de cadres de complément. Les gendarmes, par leur statut de sous-officier datant des premières années du 20ème siècle, servent au moment de la mobilisation de cadres de complément pour les formations de réserve.

En 1928, le service militaire passe à douze mois, l’armée de terre se réorganisera ensuite autour de vingt divisions d’infanterie métropolitaines et cinq de cavalerie. On puise alors dans les réserves humaines de notre Empire Colonial pour lever de nouvelles troupes et créer de nouvelles divisions.

Source :  http://www.atf40.fr/ATF40/documents/chapitre%201.pdf

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22 novembre 2012

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Affiches

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 Affiches  mobilisation-402-237x300 Affiche émanant du Gouvernement français ordonnant la mobilisation générale.
Comporte un texte en français surmonté de deux drapeaux français entrecroisés : « [...] Par décret du président de la République, la mobilisation des armées de terre, de mer et de l’air est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures [...] Le premier jour de la mobilisation générale est le samedi deux septembre à zéro heure [...]« .
Fait le 2 septembre 1939.
Texte signé par les ministres de la Guerre, de la Marine et de l’Air.
Drapeaux en couleurs, typo noire sur papier blanc, mentions manuscrites.
Imprimée à Paris par l’Imprimerie nationale, sans date.
Dates document     1939/09/02source : http://www.culture.gouv.fr

 

 recensement-vehicules-401-237x300 Affiche émanant du Gouvernement français pour le recensement des véhicules.
Représente un « Tableau indiquant les catégories des véhicules et bâts devant être recensés » .
Les véhicules retenus sont : les bâts de chevaux et de mulets, les voitures à deux roues et à un, deux ou trois chevaux, les vans, les haquets, les tonneaux, les tombereaux, les triqueballes ou diables, et les chariots.
Fait à Tours, le 20 octobre 1936.
Texte signé par le chef d’escadrons de Fraguier, officier régional dela remonte de la 9e région, approuvé par le général Montmarin, commandant la 9e région.
Dessins et typo noirs sur papier blanc.
Imprimée à Tours par l’Imprimerie Arrault et Cie,1936.
Dates document     1936/10/20
source : http://www.culture.gouv.fr
 requisition-401-200x300 Affiche émanant du Gouvernement français concernant les réquisitions militaires.
Comporte un texte en français surmonté de deux drapeaux français entrecroisés : « Arrêté de réquisition. Le ministre de la Guerre, vu la loi du 3 juillet 1877 [...] ; vu le décret du 2 août 1877 [...] ; vu la loi du 30 avril 1921 [...] le droit de réquisition est ouvert dans la commune de Minihy-Tréguier à partir du 24 septembre 1938″.
Fait à Minihy-Tréguier, le 24 septembre 1938.
Texte signé par le ministre de la Guerre.
Drapeaux en couleurs, typo noire sur papier blanc.
Imprimée à Paris par l’Imprimerie nationale, sans date.
Une coupure de presse, reprenant un arrêté du maire de Rennes du 8 septembre 1938 sur l’évacuation, est collée sur l’affiche; l’arrêté ordonne la dispersion des habitants de Rennes non mobilisables dans les communes dans un rayon de 20 kilomètres autour de Rennes.
Dates document     1938/09/24source : http://www.culture.gouv.fr

 

 appel-pop-refugies-alsaciens-401-188x300  Affiche émanant de la préfecture de Dordogne concernant les réfugiés alsaciens et belges.
Comporte un texte en français et en allemand incitant la population périgourdine à ne pas confondre les réfugiés alsaciens avec des allemands, à ne pas les maltraiter et à signaler les cas douteux à la gendarmerie. On incite également les alsaciens à s’abstenir de parler le dialecte dans les lieux publics et les belges à ne pas créer d’antagonisme avec les alsaciens. On demande à la population de se garder de la propagande allemande et de rester unie.
Texte signé par le préfet de la Dordogne Marcel Jacquier.
Tirage phographique noir et blanc.
Imprimée à Périgueux par l’Imprimerie Joucla, sans date.
Dates document     1940/05/10 — 1940/06/16source : http://www.culture.gouv.fr
 souscrivez-1940-211x300 Affiche émanant du ministère des Finances, service de la propagande pour les émissions du Trésor.Représente la silhouette, sur fond tricolore, d’un soldat tenant une baïonnette.

Comporte un texte en français :  » Il veille. Il vaincra. Souscrivez « .

Signée par Yvonne Roger.

Photographie en noir et blanc sur fond bleu, blanc, rouge, typo noire et blanche sur papier blanc.

Imprimée à Mulhouse par Braun et Cie, sans date.

Dates document            1938/03/05 — 1940/09/06

source : http://www.culture.gouv.fr

 inconnu-defense-entrer-40-229x300 Affiche émise par le ministère de l’Information.Représente un personnage debout en uniforme reconduisant un autre personnage en le tenant par le col de son vêtement.

Comporte un texte en français : « L’inconnu tu reconduiras par la peau du cou prestement ».

Dessin noir sur fond brun, typo rouge sur papier blanc.

Sans lieu ni date.

Dates document           1940/04/01 — 1940/06/16

source : http://www.culture.gouv.fr

 silhouette-avions-allemands-40-214x300 Affiche émanant du ministère de la Défense nationale, direction de la défense passive, concernant la reconnaissance des avions de bombardement allemands.Comporte un texte en français accompagné des silhouettes de six avions vus de face, de profil et de dessous : « Danger imminent ! Silhouettes des principaux avions de bombardement allemands. 1940″.

Typo noire et rouge sur papier blanc.

Imprimée par l’Imprimerie nationale, sans date.

Dates document           1940/01/01 — 1940/12/31

 

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