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21 avril 2013

Ceux qui ont marqué la Tunisie

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La Tunisie au gré des conflits

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Ceux qui ont marqué la Tunisie   

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 Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

Ibn Khaldoun

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

Beys de Tunis 

S.A. MOHAMMED EN NACEUR – Pacha Bey de Tunis

  Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

Jules Ferry

Général Forgemol de Bostquénard

Ferdinand HUARD – poète « tunisophile » 

Mr Charles NICOLLE 

SELVES (CASIMIR, GERMAIN, Justin de) 

ALAPETITE Gabriel

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

Victor PEREZ, champion du monde de boxe !

9 avril 2013

Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard

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La Tunisie au gré des conflits                            Ceux qui ont marqué la Tunisie

Rapport sur les opérations militaires en Tunisie (d’avril à juillet 1881) / par le général Forgemol de Bostquénard 

Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard

Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard forgem10

Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard est un général français né le 17 septembre 1821 à Azérables (Creuse), et mort le 28 novembre 1897 à Versailles.

Il sort de l’école militaire de Saint-Cyr en 1839 et est appelé en Algérie en 1840 en tant que lieutenant d’infanterie; il y atteindra le grade de colonel.
Au début de la guerre franco-prussienne de 1870, il est rappelé en France. Fait général de brigade à titre provisoire le 30 janvier 1871, il est titularisé dans ce grade le 16 septembre suivant. Il commande la subdivision de l’Aisne avec la fonction subsidiaire de secrétaire du Conseil supérieur de la guerre. En 1878, il est placé aux commandes du département de Seine-et-Oise. Il est ensuite promu général de division le 4 mars 1879. Une blessure qu’il reçut pendant la guerre l’obligeait à porter un grand plastron d’argent sur son abdomen. On lui conseilla de prendre sa retraite, mais il répondait que puisqu’il était capable de s’asseoir sur un cheval, il était aussi utile sur un champ de bataille que n’importe quel soldat.

En 1881, il commande le corps d’armée de Constantine. Il est chargé par le gouvernement de Jules Ferry de diriger les opérations militaires en Tunisie d’avril à juillet 18811. Elles aboutissent à l’établissement du protectorat français au terme du traité du Bardo, complété par un second traité signé à La Marsa en 18832. Il demeure en Tunisie jusqu’en 1883 et conduit une seconde campagne de « pacification » dans la région de Kairouan.

De retour à Paris, il est nommé membre de l’état-major général au ministère de la guerre. Il est élevé à la dignité de grand-croix de le Légion d’honneur, le 4 mai 1889 et reçoit la Médaille militaire en 1894. Commandant le 11e corps d’armée jusqu’en 1889, il prend sa retraite en 1894.
Une plaque commémorative a été apposée sur sa modeste maison natale à Azérables. Elle comporte également le nom de son frère Jean-Jacques Hector (1819-1883), chirurgien militaire, médecin des pauvres et membre de la légion d’honneur, il fut également connu comme sériculteur.

Sources 
WIKIPEDIA
http://nauzikaa.wordpress.com/2009/02/23/general-forgemol-de-bostquenart/

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La Tunisie au gré des conflits 

Rapport sur les opérations militaires en Tunisie (d’avril à juillet 1881) / par le général Forgemol de Bostquénard 

Rapport sur les opérations militaires en Tunisie (d’avril à juillet 1881) / par le général Forgemol de Bostquénard

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La Tunisie au gré des conflits

Rapport sur les opérations militaires en Tunisie (d’avril à juillet 1881)

par le général Forgemol de Bostquénard

 Rapport sur les opérations militaires en Tunisie (d'avril à juillet 1881) / par le général Forgemol de Bostquénard forgemol

 voir Biographie 

 

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Rapport sur les opérations militaires en Tunisie (d'avril à juillet 1881) / par le général Forgemol de Bostquénard,...

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Sources 

Éditeur : impr. de A. Braham (Constantine) Date d’édition : 1882    Type : monographie imprimée Langue : Français     Format : 1 vol. (70 p.) ; in-8

Droits : domaine public   Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, 8-LH4-1615

Provenance : bnf.fr

http://nauzikaa.wordpress.com/2009/02/23/general-forgemol-de-bostquenart/

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La Tunisie au gré des conflits

30 mars 2013

Une histoire, la Tunisie et la France

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La Tunisie au gré des conflits

 

 

Une histoire, la Tunisie et la France 

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Choses et gens de la vie : Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert – 1912

 

 

 

 

 

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La Tunisie au gré des conflits

27 mars 2013

Le commandement militaire à la base du renforcement de la franc-maçonnerie

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La Tunisie au gré des conflits

Le commandement militaire à la base du renforcement

de la franc-maçonnerie durant le protectorat français en Tunisie ?

Hatem El Karoui, écrivain

Les liens dégagés entre le commandement militaire et civil et surtout militaire et le développement de la franc-maçonnerie en Tunisie durant le protectorat nous a inspiré le présent article. En effet, il parait évident que les Franc maçons ont puisé leur force dans la proximité étroite des cercles du pouvoir…Et le fait que chef de l’état major de l’armée française ait été au sommet de la hiérarchie franc-maçonne de la période que nous décrivons est très révélateur en ce sens. Le Président du Conseil Jules Ferry qui a lancé l’opération de la colonisation en Tunisie était lui-même maçon sans compter d’autres haut placés dans le commandement militaire comme Boulanger. 
Evidemment, il s’en suit un effet psychologique selon lequel on ne peut progresser dans sa carrière à tous les niveaux qu’en appartenant à la franc-maçonnerie et c’est ce qui poussait facilement certains des musulmans tunisiens à rechercher à tout prix à adhérer à ce courant de pensée. 
Mais les dirigeants tunisiens qui ont combattu pour conduire le pays à l’indépendance ont pensé à ce danger. 
La chronique suivante trace en filigrane ce mouvement…

Quand le général Forgemol était en 1882 entré à Tunis à la tête des troupes d’occupation, il avait décidé de s’installer au siège de la Municipalité. Cependant, Forgemol (1) avait habité avec sa famille à Dar El Bey à la Kasbah (Aujourd’hui Premier ministère). 
Le journal « Le petit Stéphanois » rapporte dans son édition du 5 mars 1882 : « Le général Forgemol est arrivé aujourd’hui, par le chemin de fer de La Goulette à Tunis. Toutes les troupes françaises étaient sous les armes depuis la gare italienne (2) jusqu’au palais de Dar El bey, où il logera avec sa famille. La cavalerie, l’infanterie, les chasseurs à pied ou à cheval étaient massés autour de la gare ; les généraux Japy, Lambert et Maurand ont été à bord, recevoir le général en chef. Les forteresses et redoutes de Tunis occupées par nos troupes ont tiré plusieurs salves. Le général Forgemol en descendant de la gare, s’est immédiatement rendu à la Résidence pour saluer M. Roustan (3) qui est parti à quatre heures pour La Goulette. Une foule immense était massée sur tout le parcours. 
La colonie entière, toute entière, sauf de rares exceptions, est allée saluer le ministre (4) partant. La grande majorité l’a accompagné à bord. Le bey, comme d’habitude, avait mis à la disposition de M. Roustan la chaloupe beylicale et envoyé pour le saluer divers généraux de sa cour. Tous les consuls sont venus exprimer leurs sympathies. 
En ce moment, nous avons sur rade six navires de guerre français. 
Le général Logerot (5) retournera la semaine prochaine à Sousse, pour aller après faire une tournée dans le sud de la régence. La dernière fois, il a poussé au-delà de Djébel-Otmana. Cette fois, il ira beaucoup plus au sud vers la frontière de Tripoli. Il est indispensable de faire voir souvent nos troupes dans ces régions et avant la saison d’été (6). 
Les nouvelles de Tripoli signalent de nouveaux arrivages de troupes turques, deux bataillons, ce qui porte l’effectif en Tripolitaine à 23 000 hommes. Notre gouvernement doit se préoccuper de cette agglomération de Turcs, malgré les difficultés que rencontrait une armée régulière dans une marche à travers la région, semblable au Sahara qui sépare l’oasis de Tripoli et la Tunisie. 
Aujourd’hui sont partis vers la France plusieurs centaines de soldats libérés de la classe de 1876 » (7). 
A la même période, mon grand père l’Amiralay Mohamed Karoui (1847-1941), était Bimbachi (Commandant) dans l’armée du Bey. Il avait poursuivi ses études à l’école Militaire du Bardo créée par Ahmed Bey en 1940 et avait été envoyé par Sadok Bey aux monts kroumirs, porteur d’un message à son frère Ali Bey (Bey de camp). C’était après que la colonne du sud commandée par le général Logerot fut entrée en mouvement en date du 24 avril 1881 au matin en quittant Souk Ahras et avait pénétré par le Nord Ouest dans le territoire tunisien. 
En fait la véritable mission de l’émissaire du Bey Sadok consistait à demander au Bey de camp de ralentir au maximum l’investissement du pays par les armées françaises en organisant une résistance secrète. Il fallait libérer les soldats tunisiens munis de leurs armes en leur demandant d’enlever leur tenue militaire et d’aller rejoindre leurs tribus respectives ((notamment Charen, la ville du Kef qui était la plus difficile à investir (8). Malheureusement la manœuvre n’eut qu’un succès partiel, étant donné le déséquilibre des forces en présence… 
L’Amiralay Karoui, qui avait accédé plus tard à de hautes charges comme Directeur Général des archives ou Directeur du Collège Sadiki ne s’était pourtant pas rapproché de la Franc-maçonnerie…Etait-ce pour cette raison qu’il a eu quelques revers de carrière mystérieux ? Ou finalement, Le Tunisien musulman patriote n’était pas bien vu ? Mais c’est un autre débat… 

Le commandement militaire à la base du renforcement de la franc-maçonnerie durant le protectorat français en Tunisie ?

En tous cas, il faut savoir que le palais Dar Husseïn, qui est aujourd’hui le siège de l’Institut National du Patrimoine (depuis 1993), avant d’avoir été en 1957, le siège de l’Institut national d’archéologie, était auparavant devenu le siège du commandement militaire français jusqu’à l’indépendance. La « place du Général » était par conséquent à cette période gardée jour et nuit, ce qui explique les difficultés d’y accéder (dont l’anecdote de la vidéo référencée plus loin). 
Dar Hussein est d’ailleurs l’un des plus beaux palais de la médina de Tunis. Il est situé dans le quartier de Bab Menara. Dar Hussein occupe l’emplacement du Ksar (palais) des Beni Khorassan. A l’époque turque, son sort s’était notamment trouvé mêlé successivement à trois mamlouks de haut rang. 
Demeure construite sur l’emplacement de la cité princière des XIème et XIIème siècles, elle avait été l’habitation successive de princes, de deys et de beys. Ses riches propriétaires n’avaient cessé de l’embellir et de l’agrandir avec de vastes salles de réception et deux patios. Reconstruite par Ismail Kahia, ministre et gendre d’Ali Ier Pacha (1758-1781) qui l’avait occupé jusqu’à sa disgrâce et son exil. C’est au XIXème siècle que Youssef Saheb Ettabaâ, le garde des Sceaux et ministre favori de Hammouda Pacha, avait acheté et embelli le palais. C’est à lui que l’on avait dû les décorations actuelles : patio décoré de dallage et de colonnes de marbre blanc blanc, chapiteaux de style néo-corinthien, faïences de Kallaline, stucs, boiseries peintes…Il l’avait restauré à l’occasion de son projet de mariage avec la princesse Fatma, sœur du souverain, mariage empêché par la disparition tragique du ministre. 
La driba, suivie d’une sqifa, donne accès à l’étage des hôtes par un escalier d’honneur. Large, bien éclairé, muni d’une rampe en fer forgé, il préfigure les escaliers d’honneur des palais italianisants du XIXème siècle (Palais Kheireddine, Palais Khaznadar). 
En 1858, Dar Hussein avait abrité le premier Conseil municipal de Tunis (donc la 1ère municipalité) d’où son nom de Dar El Achra (Maison des dix) par référence aux dix notables qui formaient ce conseil. Le général Husseïn, réformateur proche du grand vizir Kheireddine Pacha, et Président du Conseil s’était installé dans le palais qui porte ainsi son nom. La place du Château, située devant l’entrée, avait été aménagée à cette époque sur un ancien cimetière en 1814. 
Revenons à la période du Protectorat : En 1882, le général Forgemol, entré à Tunis à la tête des troupes d’occupation, avait décidé de s’installer avec son état major au siège de la municipalité. Les pouvoirs civils et militaires coexistaient alors. Au départ le pouvoir militaire dépassait le pouvoir civil. Ainsi en 1884, le général de division George Boulanger (9) avait commandé le corps d’occupation de Tunisie et avait à cette pratiquement les pleins pouvoirs. A cette époque, le résident général était Paul Cambon qui avait succédé à Théodore Roustan le 28 février 1882 et avait occupé son poste jusqu’au 28 octobre 1886 (10). 
Le général Forgemol, qui avait précédé le général Boulanger, était arrivé à Tunis précisément le 5 mars 1882. Sadok Bey était décédé quelques mois plus tard (29 octobre 1882 alors qu’il était né le 7 février 1813). Il avait succédé à Mhammed Bey en 1859. Forgemol avait séjourné à Dar El Bey, palais construit au 18ème siècle par Hammouda Pacha le Mouradite. 
Dans la pratique le pouvoir civil avait pris progressivement le dessus sur le pouvoir militaire avec l’institution du corps des contrôleurs civils. Mais il restait que le commandement militaire gardait toujours son aura et son mot à dire dans les grandes décisions stratégiques. 
Le général Paul Azan, avait partagé, lui, successivement le pouvoir en Tunisie avec les Résident généraux Marcel Peyroutan (1933-1936) et Arman Guillon (1936-1938). 
Une 
Une récente vidéo avait circulé récemment sur Internet (youtube) dans laquelle un vieux ex-franc-maçon avait « vendu la mèche » en sachant le secret était une règle très rigoureuse dans le corps de la maçonnerie (Voir : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zlPdiN0yEnY) 
Il y était fait état que pour grimper dans les rangs de la maçonnerie il fallait faire preuve de grand courage et surtout de grande abnégation vis-à-vis de la cause. Des noms y avaient été donnés comme Mohamed Salah Mzali et Sadok Sebai, et surtout celui du général Paul Azan qui était en même temps chef de l’état major de l’occupation et occupait le plus haut rang dans la franc-maçonnerie en Tunisie.
Il faut savoir que Mohamed Salah Mzali appartenait à la loge « L’étoile de Carthage » dès 1931. Il devait avoir une promotion rapide au sein de la franc-maçonnerie et du corps caïdal. Au départ, administrateur et figure notoire du Makhzen tunisien qui s’assurait des charges caïdales, il devait être déchu de sa charge de caïd de Bizerte sous le régime de Vichy, pour appartenance à la franc-maçonnerie. Sadok Sebei, avait quant à lui rejoint Mohamed Salah Mzali en intégrant la loge de l’Etoile de Carthage, le 15 mai 1934. 
Il est mentionné dans l’enregistrement que le Général Azan qui n’avait quitté l’armée qu’en 1936, avait probablement rendu visite à Bourguiba durant la période où il était prisonnier à Borj el Bœuf pour essayer de négocier avec lui. 
Le camp de Borj Le Bœuf qui est situé dans le Sahara tunisien, précisément dans l’Erg Oriental, à quarante kilomètres au sud-ouest de Remeda, avait accueilli notamment des militants nationalistes tunisiens, dont Habib Bourguiba qui y avait été détenu après la création du Néo-Destour le 2 mars 1934, du 3 septembre 1934 au 23 mai 1936. Le geôlier de Bourguiba à Bordj le Bœuf avait été alors le capitaine Camille Mathieu. 

C’est vrai que la vidéo est confuse et qu’il faut faire un effort pour décoder ce qui est dit surtout que c’est mal exprimé mais elle est intéressante dans la mesure où elle informe sur la situation des Franc maçons musulmans à l’époque et de ce qui justifiait leur appartenance aux loges. 
Un état de l’atelier Véritas (Grande Loge de France) permet d’étudier le développement de la loge depuis lors : 76 Francs-maçons y étaient affiliés en 1945. On compte parmi eux, d’après l’examen des noms patronymiques, puisque les nationalités n’étaient pas indiquées, une majorité de Juifs, pour la plupart des Livournais et une poignée de Français de souche et trois musulmans. L’étude des procès verbaux de cette loge atteste que ses membres n’étaient pas totalement intégrés dans la société coloniale française, puisqu’ils se plaignaient du freinage du mouvement de naturalisation et relevaient que de « nombreux intellectuels (tunisiens) dignes et honnêtes voient leurs requêtes repoussées ou éternellement laissées en suspens ». Dénonçant les mesures prises par la loi Dommange (19 juillet 1934), ils s’inquiétaient des dispositions proposées à la Chambre, concernant le statut des naturalisés, qui tendent à créer « une catégorie particulière de Français de seconde zone». La demande de naturalisation émanait, d’ailleurs, essentiellement des élites juives de Tunisie, voulant participer au régime de faveur des Français de Tunisie et finaliser leur promotion au sein de la société coloniale. Or, la campagne nationaliste tunisienne contre les naturalisations qui avait atteint son apogée en 1933-1934 avait, bel et bien surdimensionné les effets de la campagne de naturalisation des Tunisiens, qui était l’objet d’un rejet catégorique des Musulmans. Les naturalisations étaient, de fait, bloquées par les Prépondérants qui ne voulaient pas admettre cette extension des privilèges. Il est donc constaté que la loge Veritas, sinon l’ensemble des maçons Tunisiens agissaient à la fois à contre courant du mouvement national et des Prépondérants du régime colonial. Il reste que l’attrait des Musulmans pour les loges maçonniques est justifié par les discriminations professionnelles dont ils faisaient l’objet par rapport aux Français et même des Juifs. (La vidéo en parle au début). Naturellement le courant nationaliste avait décelé le danger de ce « chant des sirènes » employé pour attirer progressivement les Musulmans vers les loges et y avait mis le Ho Là. 

Il ne faut cependant pas se tromper. Les maçons ne sont pas tous athées. Il existe des maçons catholiques, protestants, musulmans….Il existe même ces maçons qui croient en Dieu en tant qu’architecte de l’univers… Ce qui distingue les maçons du grand orient de ceux de la grande loge de France. Mais le problème c’est qu’au niveau de l’histoire coloniale de la Tunisie il existe une ambiguïté. Pour adhérer à la maçonnerie et progresser dans les échelons (ceci est signalé dans la vidéo) il faut donner la preuve d’une tolérance par rapport aux autres religions. Cela veut dire quoi au juste ? Ce sentiment est noble dans l’absolu…Sauf que derrière l’entreprise coloniale l’idéologie sous jacente n’est pas d’aboutir à l’égalité, la justice et la fraternité pour tout le genre humain. Jules Ferry, franc- maçon, idéologue de la colonisation de la Tunisie, disait devant la chambre des députés le 28 juillet 1885 quand il était président du Conseil, que la France en colonisant la Tunisie le faisant dans le cadre d’une « mission civilisatrice ». Ce qui voulait dire que le colonisateur appartenant à la race supérieure allait au secours colonisé de race inférieure. Et il allait demeurer supérieur car il n’allait pas renoncer à ses privilèges… 
Il y disait alors précisément : « il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures..». 
Pour adhérer la première fois et être accepté il faut faire preuve d’un courage peu commun…Mais courage au profit de quelle cause ? Celle de la France colonisatrice donneuse de leçons aux indigènes ? 
De tels témoignages sont toutefois intéressants car la transmission de la mémoire à travers ceux qui vivent encore est très importante… 

Notes : 
(1) Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard (1821-1897) est un général français. Il est chargé par le gouvernement de Jules Ferry de diriger les opérations militaires en Tunisie d’avril à juillet 1881. Elles aboutissent à l’établissement du protectorat français au terme du traité du Bardo , complété par un second traité signé à La Marsa en 1883. Il demeure en Tunisie jusqu’en 1883 et conduit une seconde campagne de « pacification » dans la région de Kairouan . 
(2) La gare est appelée « italienne » parce que la société de navigation italienne Rubattino avait acquis la ligne ferroviaire en 1880 (jusqu’en 1898) de la part de la Tunisian Railway Company créée par Pickering et cédée auparavant à Wilkinson. La transaction au prix de 4300000 francs, avait bénéficié de la garantie d’intérêt du gouvernement italien. 

(3) A la date de l’arrivée de Forgemol (le 5 mars 1882) Paul Cambon était théoriquement le nouveau ministre résident depuis quelques jours (le 28 février 1882) et avait succédé à Théodore Roustan. Mais Forgemol avait été accueilli par Roustan qui avait ajourné son départ définitif de la régence après la cérémonie d’accueil de Forgemol et Paul Cambon avait pris officiellement ses fonctions par la suite. Sadok Bey était encore au pouvoir à cette époque (mort le 29 octobre 1882). 
(4) Le 23 juin 1885, le titre de ministre résident avait été remplacé par le titre de résident général dont le premier titulaire fut Paul Cambon. 
(5) Le 24 avril 1881 la colonne du sud de l’armée française commandée par le général Logerot avait été la première à entrer en mouvement au matin en quittant Souk-Ahras en Algérie et en pénétrant dans le territoire tunisien par le Nord Ouest. 
(6) La Tripolitaine ou Libye est restée sous le contrôle de l’empire ottoman jusqu’en 1911. Elle a été ensuite colonisée par l’Italie après une longue lutte. La France se méfiait par conséquent de l’Empire ottoman qu’elle ne considérait pas comme son allié. 
(7) Renvoi dans leurs foyers des soldats français de la classe 1876 après leur temps de service. 
(8) L’historien Chedly Bouyahia relate cet épisode dans un livre où il élabore une enquête sur l’Amiralay Karoui où il avait commenté un manuscrit de Mohamed Karoui retrouvé à la bibliothèque nationale qui avait racheté la bibliothèque de l’Amiralay à ses héritiers, intitulé :« Assifa jaouïa Ala El Istitlaât Al Barizia » ou « tempête sur des découvertes parisiennes », réplique au rapport publié par ce dernier à l’occasion d’une visite effectuée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. Le livre de Mohamed Senoussi (1850- 1900) s’intitulait « Al Istitlaât Al Barizia » écrit après une visite de l’Exposition Universelle de Paris qui a eu lieu du 15 avril au 12 novembre 1900. Et moi-même je m’en suis inspiré dans un roman historique que j’ai écrit en 2006 intitulé « Meurtre au palais du Bardo ». 
(9) Le général Boulanger aurait été lui-même franc maçon. Voir : http://books.google.fr/books?id=PyggjRu-LssC&pg=PA66&lpg=PA66&dq=g%C3%A9n%C3%A9ral+boulanger+franc+ma%C3%A7on&source=bl&ots=JyfSiz2EA0&sig=uUg3katKbnQWv1ed4FNNL7B1fao&hl=fr&sa=X&ei=nBEwUaTbFsKn0AWL8YGgDg&sqi=2&ved=0CEMQ6AEwBA#v=onepage&q=g%C3%A9n%C3%A9ral%20boulanger%20franc%20ma%C3%A7on&f=false
(10) Par tradition pourtant, la Franc-maçonnerie pour prospérer s’était arrimée au départ au pouvoir militaire. Etait-ce parce que la « grande muette » permettait d’assurer la sécularisation du combat politique ? 

HK

http://www.alterinfo.net/Le-commandement-militaire-a-la-base-du-renforcement-de-la-franc-maconnerie-durant-le-protectorat-francais-en-Tunisie_a87367.html

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La Tunisie au gré des conflits

12 janvier 2013

Conquête et instauration du protectorat en Tunisie

Classé sous — milguerres @ 20 h 30 min

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La Tunisie au gré des conflits

Conquête et instauration du protectorat en Tunisie
-
source wikipedia
drapeau anime de tunisie
Le 28 avril 1881, 28 000 hommes placés sous le commandement du général Forgemol de Bostquénard entrent en Tunisie. Les troupes françaises du général Jules Aimé Bréart pénètrent le 1er mai à Bizerte sans résistance majeure et obtiennent la reddition de 8 000 hommes ; Bréart poursuit sa route vers Tunis6 et l’occupe en trois semaines sans combattre.Bréart entre dans la capitale entre les 3 et 6 mai et installe son campement à La Manouba.
Il a en sa possession le traité du Bardo, établissant un protectorat, qui lui a été transmis la veille par le gouvernement français.
Le 11 mai, Bréart, le consul général Théodore Roustan et le général Pierre Léon Mauraud, accompagnés par une escadron armée, présentent au bey de Tunis, résidant à Ksar Saïd, les clauses du traité.
Surpris, Sadok Bey demande quelques heures de réflexion et rassemble immédiatement son cabinet. Certains de ces membres insistent pour que le bey fuie vers Kairouan pour organiser la résistance mais Sadok Bey décide finalement d’accepter le protectorat.
Le traité du Bardo est signé par les deux parties — Sadok Bey menacé de mort et le général Jules Aimé Bréart — le 12 mai au palais de Ksar Saïd. La France est appelée à contrôler la sécurité et la politique étrangère du pays pour une « période temporaire mais indéterminée ».

Cependant, le bey prie Bréart de ne pas faire entrer ses troupes dans Tunis de peur des troubles qui pourraient s’ensuivre, la ville étant sous le coup d’une profonde émotion après les événements qui viennent de se produire.
Bréart fait part de ce désir au gouvernement français qui donne l’ordre de ne pas occuper la ville immédiatement.
Le 15 mai, il se rend avec une faible escorte à la maison de France à Tunis où il est reçu par Roustan qui vient d’être nommé résident général de France et ministre plénipotentiaire par son gouvernement. De retour à La Manouba, il passe en revue les troupes campées aux abords de la localité et ce, au milieu d’une foule d’Européens venus accueillir les nouveaux conquérants.

Résistances

Le gouvernement français croit alors que les troupes d’occupation sont suffisantes pour la prise de l’ensemble du territoire.
Cependant, quelques mois plus tard, les troupes françaises doivent faire face à des révoltes.
Le 10 juin, Ali Ben Khlifa, caïd de la tribu des Neffet, réunit à la Grande Mosquée de Kairouan les représentants des tribus qui proclament « leur détermination à s’opposer aux Français par les armes ».
Les principales villes se révoltent alors contre les quelque 50 000 soldats français soutenus par une puissante flotte : six cuirassés sont envoyés depuis Toulon (Colbert, Friedland, Marengo, Trident, Revanche et Surveillante) pour rejoindre les vaisseaux de la marine française déjà dans les eaux tunisiennes.
À Sfax, trois cuirassés de la division du Levant sont déjà présents (Alma, Reine Blanche et La Galissonnière) avec quatre canonnières.
La ville est bombardée et prise le 16 juillet après de durs combats, qui se solde par sept morts et 32 blessés côté français.

Conquête et instauration du protectorat en Tunisie  colber10
Le cuirassé Colbert qui prend part à l’invasion de la Tunisie

D’autres villes comme Gabès et Kairouan sont investies dans les mois qui suivent ; 32 000 hommes, 6 000 chevaux et 20 000 tonnes de matériel et de ravitaillement sont envoyés à Kairouan qui tombe sans combattre le 28 octobre.

Pendant ce temps, les 6 et 7 octobre, le général Logerot fait occuper la colline du Belvédère à Tunis, où il installe une batterie d’artillerie qui tient la ville sous ses canons.
Il fait occuper également les forts de Sidi Belhassen et de La Rabta.
Le 10 octobre, un bataillon d’infanterie installe son camp sur l’avenue de la Marine et à proximité de la résidence générale de France, tandis que la kasbah est occupée par deux bataillons d’infanterie et qu’une batterie d’artillerie pénètre dans la citadelle par les portes occidentales donnant sur la sebkha Séjoumi ; le drapeau français est alors hissé sur la kasbah.

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Chasseurs français approchant Tunis

Conséquences

Le Royaume-Uni et l’Empire allemand approuvent en silence l’invasion du territoire alors que l’Italie proteste en vain.
La Tunisie devient alors un protectorat français avec une large partie des pouvoirs conférés au résident général de France en Tunisie qui garde la haute main sur le gouvernement, les finances et les forces armées.
En 1882, Paul Cambon tire parti de sa position de résident pour laisser le bey quasiment sans pouvoir et pour administrer dans les faits la Tunisie comme une nouvelle colonie française.
Les Français établissent ensuite une importante base navale à Bizerte en 1898.

Une histoire : Bizerte et la France
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Tableau sur la prise de Sfax

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La Tunisie au gré des conflits

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