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19 mars 2013

Anne Frank

Classé sous — milguerres @ 23 h 32 min

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Anne Frank
Née à Francfort-sur-le-Main (Allemagne) le 12/06/1929
Morte à Bergen-Belsen (Allemagne) le 12/03/1945

Anne Frank sans_t14

Lors de l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, Anne Frank s’exile avec sa famille juive en Hollande. A partir de 1942, ils sont contraints à se cacher dans une arrière salle pour échapper aux rafles nazies. Dans cette « annexe », Anne tient un journal, qu’elle rédige en néerlandais, du 12 juin 1942* au 1er août 1944. Le 4 août, elle et sa famille sont arrêtées et déportées suite à une dénonciation. Anne est alors transportée au camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne, où elle meurt en 1945. Son père, rescapé d’Auschwitz, publiera le journal de sa fille en 1947. Le Journal d’Anne Frank, témoignage des souffrances endurées par les opprimés du nazisme, restera un récit poignant qui sera lu par des millions de personnes à travers le monde.

*1942 12 juin
Anne Frank reçoit un cahier à carreaux
C’est pour son treizième anniversaire, qu’Anne Frank reçoit son fameux petit cahier intime à carreaux rouges et blancs. 

Le Journal d’Anne Frank
Publication du journal

Otto Frank survécut au camp d’Auschwitz et fut libéré par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. Il revint à Amsterdam et chercha à savoir ce qu’étaient devenues sa femme et ses filles. Il gardait espoir de les retrouver. Il fut informé que sa femme était morte et que ses filles avaient été transférées à Bergen-Belsen. Bien qu’il ait espéré qu’elles aient pu survivre, la Croix-Rouge lui confirma en juin 1945 les décès d’Anne et Margot. C’est seulement à ce moment que Miep Gies lui donna le journal d’Anne qu’elle avait réussi à sauver. Otto le lut et expliqua plus tard qu’il ne s’était pas rendu compte qu’Anne avait conservé une trace aussi précise et bien écrite du temps qu’ils avaient passé ensemble. Sachant qu’Anne désirait devenir écrivain, il commença à envisager de le publier. Quand on lui demanda plusieurs années plus tard quelle avait été sa première réaction, il dit simplement : « Je ne savais pas que ma petite Anne était aussi profonde15. »
Le journal d’Anne débute avec l’expression privée de ses pensées et elle y écrit plusieurs fois qu’elle n’autoriserait jamais personne à le lire. Il décrit sa vie de manière candide, ses familles et ses compagnons, leur situation, tout en commençant à reconnaître les ambitions de son auteure d’écrire et publier des œuvres de fiction. Au printemps 1944, suite à l’émission de Radio Londres au cours de laquelle elle entendit le ministre de l’Éducation du gouvernement néerlandais en exil dire que lorsque la guerre serait terminée, il rendrait publics les témoignages de l’oppression du peuple néerlandais sous l’occupation allemande, elle commença à corriger ses écrits, supprimant des sections, en réécrivant d’autres, dans le but de les publier. Son journal original fut agrémenté de plusieurs autres carnets de notes et feuilles volantes. Elle créa des pseudonymes pour les membres de l’Annexe et les personnes qui les avaient aidés. La famille van Pels devint Hermann, Petronella, et Peter van Daan, et Fritz Pfeffer devint Albert Düssell. Otto Frank utilisa son journal original, connu sous le nom de « version A », et la version corrigée, connue sous le nom de « version B », pour produire la première publication du journal. Il supprima certains passages, principalement ceux parlant de sa femme dans des termes peu flatteurs, ainsi que des sections décrivant l’évolution de la sexualité d’Anne. Bien qu’il ait restauré les identités véritables des membres de sa famille, il ne modifia pas les autres pseudonymes.

Il donna le journal à l’historienne Annie Romein-Verschoor, qui essaya sans succès de le publier. Elle le donna alors à son mari Jan Romein, qui écrivit un article au sujet du journal intitulé « Kinderstem » (« La Voix d’un Enfant »), publié dans le quotidien Het Parool le 3 avril 1946. Il écrivit que le journal « bégayé par la voix d’un enfant, incarne toute la cruauté du fascisme, plus que toutes les preuves que le procès de Nuremberg ait pu réunir16. » Son article attira l’attention d’éditeurs, et le journal fut publié en 1947, suivi d’une seconde publication en 1950. La première version américaine fut publiée en 1952 sous le titre Anne Frank: The Diary of a Young Girl (Anne Frank : Le Journal d’une Jeune Fille). Une pièce basée sur le journal, par Frances Goodrich et Albert Hackett, fut présentée en première à New York le 5 octobre 1955 avant de gagner plus tard le prix Pulitzer dans la catégorie Drames. Elle fut suivie en 1959 par le film The Diary of Anne Frank (Le Journal d’Anne Frank), qui fut un succès critique et commercial. Au fil des années la popularité du journal grandit et dans plusieurs écoles, en particulier aux États-Unis, il fut intégré dans le programme scolaire, faisant ainsi découvrir Anne Frank à de nouvelles générations de lecteurs.
En 1986, l’Institut national des documents de guerre des Pays-Bas publia une édition critique du journal. Elle incluait des comparaisons de toutes les versions connues, publiées. Il incluait aussi des commentaires certifiant l’authenticité du journal ainsi que des informations historiques supplémentaires sur la famille Frank et le journal lui-même.
En 1999, Cornelis Suijk, un ancien directeur de la fondation Anne-Frank et président du centre américain pour l’éducation sur la Shoah, annonça qu’il était en possession de cinq pages qui avaient été enlevées du journal par M. Frank avant sa publication ; Suijk déclara qu’Otto Frank lui avait donné ces pages avant sa mort en 1980. Les passages manquants du journal contenaient des remarques critiques d’Anne par rapport aux tensions entre ses parents, et montre le peu d’affection d’Anne envers sa mère17.
Une controverse apparut quand Suijk réclama ses droits de publication sur les cinq pages et voulut les vendre pour collecter de l’argent pour sa fondation américaine. L’Institut National des Documents de Guerre des Pays-Bas, le précédent propriétaire du manuscrit, réclama la restitution des pages en question. En 2000, le ministre hollandais de l’Éducation, de la Culture et des Sciences conclut un accord avec la fondation de Suijk en lui versant 300 000 USD et les pages furent rendues en 2001. Depuis lors, elles ont été incluses dans les nouvelles éditions du journal.

Éloges d’Anne Frank et de son journal
Dans son introduction de la première publication américaine du journal, Eleanor Roosevelt le décrivit comme « un des plus sages et bouleversants témoignages sur la guerre et son impact sur les êtres humains que j’aie jamais lu ». L’écrivain russe Ilya Ehrenbourg dit plus tard : « une voix parle pour six millions d’autres – la voix non pas d’un sage ou d’un poète mais d’une petite fille ordinaire. » À mesure que la stature d’Anne Frank en tant qu’écrivain et humaniste s’affirmait, on parla d’elle de manière spécifique comme de l’un des symboles de la Shoah et plus généralement comme le symbole de la persécution. Hillary Clinton, dans le discours qu’elle prononça lorsqu’elle reçut le prix humanitaire Elie-Wiesel en 1994, lut le journal d’Anne Frank et parla d’elle comme « nous éveillant à la folie de l’indifférence et au terrible prix qu’elle faisait peser sur notre jeunesse », que Clinton reliait aux événements alors en cours à Sarajevo en Somalie et au Rwanda18.

Après avoir reçu un prix humanitaire de la Fondation Anne-Frank en 1994, Nelson Mandela, s’adressant à la foule à Johannesbourg, déclara qu’il avait lu le journal d’Anne Frank pendant son emprisonnement et que celui-ci lui avait donné beaucoup de courage. Il compara la lutte d’Anne Frank contre le nazisme avec sa lutte contre l’Apartheid, décrivant un parallélisme entre les deux philosophies avec le commentaire « parce que ces croyances sont évidemment fausses, et parce qu’elles étaient, et seront toujours, défiées par des personnes semblables à Anne Frank, elles sont vouées à l’échec19 ».
Le journal a aussi été reconnu pour ses qualités littéraires. Commentant le style d’écriture d’Anne Frank, le dramaturge Meyer Levin, qui travailla avec Otto Frank sur la mise au point d’un drame basé sur le journal peu de temps après sa publication20, loua sa capacité à « entretenir la tension d’une nouvelle bien construite », tandis que le poète John Berryman écrivit qu’il s’agissait d’une description unique, non seulement de l’adolescence mais aussi « du processus mystérieux et fondamental d’un enfant devenant adulte comme si cela était en train de se dérouler ». Sa biographe Melissa Müller dit qu’elle écrivait « dans un style précis, économique et confiant époustouflant d’honnêteté ». Son écriture est principalement une étude de caractères et elle examine chaque personne de son cercle avec un regard judicieux et intransigeant. Elle est parfois cruelle et souvent biaisée, en particulier dans sa description de Fritz Pfeffer et de sa propre mère. Müller explique qu’elle canalisa les sautes d’humeur normales de l’adolescence par ses écrits. Son examen personnel et celui de son entourage est soutenu pendant une longue période de manière très critique, analytique et introspective, et dans des moments de frustration elle dépeint la bataille intérieure dont elle fait l’objet entre la « bonne Anne » qu’elle voudrait être, et la « mauvaise Anne » qu’elle pense incarner. Otto Frank rappela plus tard son éditeur pour lui expliquer la raison pour laquelle il pensait que le journal avait été lu par tant de monde ; selon lui « le journal aborde tant d’étapes de la vie que chaque lecteur peut y trouver quelque chose qu’il l’émouvra personnellement ».
En juin 1999, Time Magazine publia une édition spéciale intitulée TIME 100 : Heroes & Icons of the 20th century ; une liste des politiciens, artistes, innovateurs, scientifiques et personnalités les plus influentes du xxe siècle. Anne Frank fut choisie pour en faire partie. L’écrivain Roger Rosenblatt, auteur de Children of War, écrivit le passage consacré à Anne Frank21 dans lequel il décrit son héritage :
« Les passions déchaînées par ce livre suggèrent qu’Anne Frank appartient à tous, qu’elle s’est élevée au-dessus de la Shoah, du Judaïsme, de la féminité et du bien, pour devenir une icône du monde moderne – la moralité individuelle assaillie par le mécanisme de la destruction, insistant sur le droit de vivre, questionnant et espérant pour le futur de la condition humaine. »

Démentis et action judiciaire
Certains ont tenté de discréditer le journal depuis sa publication et depuis les années 1970 le négationniste David Irving a affirmé de manière régulière que le journal n’était pas authentique22. Les constantes déclarations publiques de ces négationnistes incitèrent Teresien da Silva à commenter au nom d’Anne Frank en 1999 : « Pour beaucoup de mouvements politiques d’extrême droite, Anne s’avère être un obstacle. Son témoignage personnel de la persécution des Juifs et sa mort dans un camp de concentration empêchent la réhabilitation du national socialisme. »
Depuis les années 1950, la négation de la Shoah constitue un crime dans plusieurs pays d’Europe, dont l’Allemagne, et la loi a été utilisée pour prévenir une recrudescence des activités néo-nazies. À Lübeck en 1959, Otto Frank attaqua en justice Lothar Stielau, un professeur d’école, ancien membre des Jeunesses hitlériennes, qui avait publié un prospectus scolaire décrivant le journal comme une contrefaçon. La Cour de justice examina le journal et, en 1960, le déclara comme étant authentique. Stielau rétracta ses précédentes déclarations et Otto Frank arrêta la procédure judiciaire.
En 1958, Simon Wiesenthal fut défié par un groupe de manifestants lors de la représentation théâtrale du Journal d’Anne Frank à Vienne, qui affirmait qu’Anne n’avait jamais existé. Ces manifestants demandèrent à Wiesenthal de prouver l’existence d’Anne en retrouvant l’homme qui l’avait arrêtée. Il commença à chercher Karl Silberbauer et le trouva en 1963. Lors de son interview, Silberbauer admit directement son rôle, et identifia Anne Frank à partir d’une photographie comme étant l’une des personnes arrêtées. Il fournit un compte rendu complet des événements et se rappela qu’il avait vidé une valisette pleine de papiers sur le sol. Ses déclarations corroborèrent la version des événements qui avait précédemment été présentée par des témoins oculaires comme Otto Frank. Aucune charge ne put être retenue contre Silberbauer, qui n’avait fait que suivre les ordres. Les informations qu’il donna ne permirent pas à Wiesenthal de trouver le dénonciateur de la famille Frank, qui reste une énigme pour les historiens.
En 1976, M. Frank engagea une autre procédure contre Heinz Roth de Francfort, qui avait également publié des pamphlets proclamant que le journal était une contrefaçon. Le juge statua que s’il publiait de nouveaux écrits de ce type, il serait passible de 500 000 Deutsche Mark d’amende et d’une peine de six mois de prison. Deux autres plaintes furent rejetées par des tribunaux allemands en 1978 et 1979 sur base de la liberté d’expression, car la plainte n’avait pas été déposée par une des parties visées par les écrits. La cour statua dans les deux cas que si la plainte avait été déposée par une partie concernée, comme Otto Frank, une charge pour calomnie aurait pu être retenue.
La controverse atteignit son sommet avec l’arrestation et le jugement de deux néo-nazis, Ernst Römer et Edgar Geiss, qui furent jugés coupables de produire et de distribuer de la littérature dénonçant le Journal d’Anne Frank comme étant une contrefaçon, sur la plainte d’Otto Frank. Quand ils firent appel de leur condamnation, une équipe d’historiens étudia les documents en collaboration avec Otto Frank, et conclut qu’ils étaient authentiques. En 1978, durant la procédure d’appel des jugements Römer et Geiss, le laboratoire du tribunal criminel allemand (Bundeskriminalamt, BKA) eut pour tâche d’examiner le type de papier et les types d’encres utilisées dans le manuscrit du journal. Bien que ses conclusions aient indiqué que l’encre avec laquelle le journal avait été écrit était utilisée pendant la guerre, le BKA conclut que « les corrections subséquentes appliquées sur les pages volantes ont été écrites avec des stylos à bille noirs, verts et bleus ». Bien que le BKA n’ait pas donné plus de précisions à propos de ces supposées corrections au stylo à billes, les négationnistes dénonçant l’authenticité du journal se sont focalisés sur cette phrase, car les stylos à bille ne sont devenus populaires qu’après la Seconde Guerre mondiale.
Le BKA publia en juillet 2006 un communiqué de presse dans lequel il déclara que les recherches effectuées en 1980 ne peuvent en aucune manière être utilisées pour remettre en cause l’authenticité du Journal d’Anne Frank23.
En 1986, le Laboratoire national de sciences légales néerlandais de Rijswijk exécuta une autre expertise technique exhaustive du manuscrit. Bien que le BKA fût invité par ce laboratoire à indiquer sur quelles pages volantes il avait détecté des corrections au stylo à bille, celui-ci fut incapable de présenter un seul exemple. Le laboratoire lui-même trouva seulement deux pages de manuscrits rédigés avec de l’encre de stylo à bille, qui avait été ajoutée dans les pages volantes du manuscrit. L’Édition Critique Révisée du Journal d’Anne Frank (publiée en 2003) fournit des images (pages 167-171) de ces deux pages du manuscrit et dans le chapitre résumant les découvertes faites par le Laboratoire National de Sciences Légales hollandais, H.J.J. Hardy écrit à ce sujet :
« Le seul passage au stylo à bille fut découvert sur deux morceaux de papier inclus parmi les feuilles volantes. Les figures VI-I-I et 3 montrent la manière dont ces morceaux de papier avaient été insérés dans le dossier plastique concerné. En tout état de cause, ces écrits au stylo à bille n’ont aucune influence sur le contenu factuel du journal. De plus, l’écriture observée sur ces morceaux de papier diffère de façon saisissante de celle du journal. »
— page 167
Une note de bas de page ajoute :
« Le psychologue et expert en graphologie d’Hambourg Hans Ockleman déclare dans une lettre à la Fondation Anne Frank datée du 27 septembre 1987 que sa mère, Dorothea Ockleman, est l’auteur de ces morceaux de papier écrits au stylo à bille. Elle les écrivit quand elle collabora à l’étude des journaux avec Minna Becker. »
Avec la mort d’Otto en 1980, le journal original, ainsi que les lettres et les feuilles volantes, furent réclamés par l’Institut national des documents de guerre des Pays-Bas, qui demanda une étude légale du journal au ministère de la Justice des Pays-Bas en 1986. Ils comparèrent le manuscrit et plusieurs exemplaires connus. Ils conclurent qu’ils concordaient mais aussi que le papier, la colle et l’encre utilisés étaient disponibles à l’époque à laquelle le journal est supposé avoir été écrit. Leur conclusion finale confirma l’authenticité du journal comme le fit également la Cour régionale de Hambourg le 23 mars 1990.
Néanmoins, certains négationnistes ont persisté dans leurs affirmations selon lesquelles le journal est une contrefaçon. En 1991, Robert Faurisson et Siegfried Verbeke produisent un livret intitulé : Le Journal d’Anne Frank : une approche critique. Ils déclarent qu’Otto Frank était l’auteur du journal, basé sur le fait que le journal contient plusieurs contradictions, que se cacher dans l’Annexe aurait été impossible et que le style et l’écriture d’Anne Frank ne seraient pas ceux d’une adolescente24.
En décembre 1993, la Maison Anne Frank à Amsterdam et la Fondation Anne Frank de Bâle déclenchèrent une action au civil de manière à interdire la poursuite de la distribution du livret Le Journal d’Anne Frank : une Approche Critique aux Pays-Bas. Le 9 décembre 1998, la Cour du District d’Amsterdam statua en faveur des plaignants, rendant hors la loi tout déni concernant l’authenticité du journal, toute distribution des publications de même nature et imposa une amende de 25 000 florins par contravention constatée25.

Héritage 
Le 3 mai 1957, un groupe de citoyens, parmi lesquels Otto Frank, créa la fondation de la Maison d’Anne Frank dans le but initial de sauvegarder l’immeuble Prinsengracht menacé de démolition et de le rendre accessible au public26. Otto Frank insista sur le fait que l’objectif de la fondation serait de promouvoir les contacts et la communication entre les jeunes de différentes origines, cultures et religions, mais aussi de lutter contrer l’intolérance et la discrimination raciale27.
La Maison d’Anne Frank ouvrit ses portes le 3 mai 1960. Elle comprend l’entrepôt et les bureaux de la société Opekta ainsi que l’Annexe, le tout non meublé de manière à ce que les visiteurs puissent circuler librement dans les pièces. Certains effets personnels des précédent occupants sont restés, comme une affiche d’une star de cinéma collée au mur par Anne, un morceau de papier peint sur lequel Otto Frank marquait la taille de ses filles à mesure qu’elles grandissaient et une carte sur le mur où il notait l’avance des forces alliées, le tout étant protégé par du papier Perspex (Plexiglas). Depuis la petite pièce qui fut celle de Peter van Pels, une allée relie l’immeuble aux bâtiments voisins, également rachetés par la Fondation. Ces autres immeubles sont utilisés pour héberger le journal mais aussi des expositions qui présentent différents aspects de la Shoah et des études plus contemporaines sur l’intolérance raciale dans différentes parties du globe. La Maison d’Anne Frank est devenue l’attraction touristique la plus fréquentée d’Amsterdam avec plus d’un million et demi de visiteurs chaque année.
En 1963, Otto et sa seconde femme Elfriede Geiringer-Markovits établissent la Fondation Anne-Frank en tant qu’organisation caritative, basée à Bâle en Suisse. La Fondation collecte l’argent pour le donner à des causes qui lui semblent louables. Jusqu’à sa mort, Otto légua ses droits sur le journal à la Fondation, à la condition que les premiers 80 000 francs suisses de revenus annuels soient distribués à ses héritiers, le reste étant crédité à la Fondation à destination des projets que ses administrateurs jugent valables. Cela a permis de soutenir tous les ans le traitement médical des Justes parmi les nations, d’éduquer les jeunes contre le racisme et de prêter certains écrits d’Anne Frank au musée américain dédié au mémorial de l’Holocauste de Washington pour une exposition en 2003. Le rapport annuel de la même année permet de se faire une idée des efforts réalisés pour contribuer à un niveau plus global, avec le support de l’Allemagne, d’Israël, de l’Inde, de la Suisse, de l’Angleterre et des États-Unis28.
Des dizaines d’écoles à travers le monde ont été baptisées « Anne Frank », en souvenir de la jeune fille29. Son nom a également été donné à un astéroïde, peu après la Seconde Guerre mondiale ((5535) Annefrank).
La vie et les écrits d’Anne Frank ont inspiré divers groupes d’artistes et commentateurs populaires, faisant référence à elle en littérature, musique populaires, télévision, et d’autres formes de média.
En 1959, son journal a été adapté pour le cinéma par George Stevens ; il a fait l’objet ensuite de plusieurs téléfilms et d’une adaptation japonaise en dessin animé (Anne no nikki, 1995).
Le 30 juillet 2009, le journal est ajouté avec d’autres documents au Registre de la Mémoire du monde de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)30.
Le 30 septembre 2009, le musée Anne Frank annonce la publication des vidéos31 montrant des images de la jeune fille32.
En 2007, le châtaignier situé devant la maison où Anne Frank se cachait, et dont elle parle plusieurs fois dans son fameux journal, est sauvé provisoirement de l’abattage. L’arbre, âgé de 150 ans, était malade et jugé dangereux, mais le conseil municipal décida de surseoir à la décision33. Le châtaignier est finalement renversé par une tempête34 le 23 août 2010 ; les volontaires d’une fondation protégeant l’arbre tenteront de le faire repousser, grâce à l’accord du propriétaire du terrain35.

notes
1. ↑ « L’Annexe » [archive], page 3 [archive], sur le site officiel de la Maison d’Anne Frank.
2. ↑ Voir le site Anne Frank [archive].
3. ↑ Cf. par exemple, pour l’ensemble de ce passage, l’analyse du journal d’Anne Frank par Françoise Chatel de Brancion (« http://www.forumuniversitaire.com/CONFONLINE/confonline-litterature07.asp » (Archive • Wikiwix • Que faire ?))
4. ↑ Article du Figaro sur « le marronnier d’Anne Frank » [archive].
5. ↑ Voir par exemple la vision de l’avenir du peuple juif qu’elle développe dans son journal, et qui est repris en conclusion de la conférence de Françoise Chatel de Brancion («http://www.forumuniversitaire.com/CONFONLINE/confonline-litterature07.asp » (Archive • Wikiwix • Que faire ?))
6. ↑ Avant-propos au Journal d’Anne Frank, Calmann-Lévy, 1992 (trad. Nicolette Oomes), p. 9.
7. ↑ Différentes hypothèses ont été formulées à ce sujet. On les trouvera résumées sur le dossier qui est consacré à cette question sur le site officiel de la maison d’Anne Frank [archive] (« Qui a dénoncé les clandestins ? » [archive])
8. ↑ « Le jour de l’arrestation » [archive], sur le site officiel de la maison d’Anne Frank
9. ↑ « Départ pour Westerbork » [archive], sur le site de la maison d’Anne Frank.
10. ↑ Carol Ann Lee, Anne Frank, Les secrets d’une vie, Paris, 1999, p. 237.
11. ↑ Rijksinstituut voor Oorlogsdocumentatie, Les Journaux d’Anne Frank, Calmann-Lévy, 1989, p. 64 et p. 72, note 8.
12. ↑ Voir par exemple Melissa Müller, La vie d’Anne Frank, tr. fr., Paris, Perrin, 2000, p. 254 et p. 265.
13. ↑ Rijksinstituut voor Oorlogsdocumentatie, Les Journaux d’Anne Frank, Calmann-Lévy, 1989, p. 66 et p. 72, note 14.
14. ↑ Pour le lieu et la date, voir Rijksinstituut voor Oorlogsdocumentatie, Les Journaux d’Anne Frank, Calmann-Lévy, 1989, p. 67 et p. 72, note 15.
15. ↑ « Le Journal » [archive], pages 2 [archive] et 3 [archive], sur le site officiel de la Maison d’Anne Frank.
16. ↑ AnneFrank.org – La publication du journal [archive] reproduction de l’article du Het Parool, avec les commentaires de Jan Romein.
17. ↑ (en) annefrank.org – Publicité à propos d’Anne Frank et de son journal, cinq pages précieuses relancent la controverse sur Anne Frank [archive], source attribuée à l’article de Ralph Blumenthal, The New York Times, le 10 septembre 1998.
18. ↑ (en) La Maison Blanche – Le prix Elie-Wiesel [archive] – Remarques de la première dame des États-Unis à la remise du prix humanitaire Elie-Wiesel à New York le 14 avril 1994.
19. ↑ (en) Discours du président sud-africain Nelson Mandela à l’occasion de l’ouverture de l’exposition Anne Frank au Musée africain de Johannesbourg [archive] le 15 août 1994.
20. ↑ (en) Souvenirs d’Anne Frank [archive] par Jacob B. Michaelsen, 1997.
21. ↑ (en) Time Magazine « TIME 100 : Heroes & Icons of the 20th century » publié le 14 juin 1999.
22. ↑ (en) Le projet Nizkor [archive]
23. ↑ « Remise en cause de l’authenticité par les néonazis réfutée » [archive], sur le site officiel de la maison d’Anne Frank. ((de) Communiqué de presse du BKA [archive])
24. ↑ Lire à ce sujet le chapitre ‘Le’ Journal d’Anne Frank ‘est-il authentique’, dans le livre de Serge Thion ‘Vérité historique ou vérité politique’(ISBN 978-2-90327902-8).
25. ↑ (en) « Dix questions sur l’authenticité du journal d’Anne Frank » [archive], article de Jaap Tanja, maison d’Anne Frank, 2007
26. ↑ « La Maison d’Anne Frank » [archive], sur le site de la maison d’Anne Frank.
27. ↑ Cf. La présentation des activités de la fondation Anne Frank (« http://www.annefrank.org/content.asp?pid=4&lid=5&flashid=4 »(Archive • Wikiwix • Que faire ?))
28. ↑ Fondation Anne-Frank [archive], résumé du rapport annuel 2003.
29. ↑ « Qu’est-ce qu’une école Anne Frank ? » [archive], sur le site officiel de la Maison d’Anne Frank.
30. ↑ Le Journal d’Anne Frank ajouté au Registre de la Mémoire du Monde [archive], centre d’actualité de l’ONU.
31. ↑ The only existing film images of Anne Frank [archive]
32. ↑ Des vidéos consacrées à Anne Frank visibles sur internet [archive]
33. ↑ Sursis pour le châtaignier, sur Alliance [archive], le21 novembre 2007.
34. ↑ L’arbre d’Anne Frank renversé par une tempête, sur Branchez-vous.com [archive], 24 août 2010.
35. ↑ Le châtaignier d’Anne Franck reprendra vie [archive], sur Guysen International News, le 25 août 2010.

source
http://www.linternaute.com/biographie/anne-frank-1/date/48365/anne-frank-recoit-un-cahier-a-carreaux/
wikipedia

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

21 février 2013

Les Français parlent aux Français

Classé sous — milguerres @ 17 h 08 min

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

Les Français parlent aux Français

Les Français parlent aux Français fut une émission quotidienne radiophonique en français sur les ondes de la BBC (Radio Londres). Elle fut diffusée du 14 juillet 1940 au 31 août 1944.

Après la défaite française et la signature de l’armistice le général de Gaulle réfugié à Londres lance l’appel du 18 juin pour poursuivre la bataille. Dans la foulée, une émission quotidienne, indépendante de la France libre est diffusée à partir du 14 juillet, date de la fête nationale française appelée « Ici la France » puis à partir du 6 septembre 1940 « Les Français parlent aux Français ».

Cette émission a joué un très grand rôle pour faire connaître les nouvelles du front expurgées de la propagande nazie, transmettre des messages codés à la résistance intérieure française mais aussi soutenir le moral des Français.

Ont participé à cette quotidienne :

  • les journalistes Jean Marin et Pierre Bourdan ;
  • le dessinateur Jean Oberlé créateur du fameux slogan « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » ;
  • Paul Gordeaux qui traduisait les journaux étrangers ;
  • Pierre Lazareff qui préparait le débarquement allié ;
  • Pierre Lefèvre ;
  • le réalisateur et acteur Jacques Brunius ;
  • le poète et homme de théâtre Jacques Duchesne.

Ils seront rejoints par : Franck Bauer, Pierre Dac, Maurice Diamant-Berger et Maurice Schumann qui sera le porte-parole officiel de la France Libre.
Le Général de Gaulle s’exprimait aussi dans l’émission en moyenne une fois par semaine.

Messages en clair

Dans un premier temps, les messages personnels diffusés par la BBC permirent aux soldats séparés de leur famille et de leurs proches d’échanger des nouvelles.

Messages codés

Tout le monde a déjà entendu ces fameux messages codés énumérés par Franck Bauer, souvent amusants, sortant de tout contexte. Mais derrière ces phrases, se cache une signification importante, telle que :

  • transmettre un mot d’ordre, dans le cadre de la préparation d’opérations de Résistance,
  • accuser réception d’envois en provenance du terrain ;
  • communiquer une information secrète sur l’action ;
  • remercier ou féliciter les agents pour leur action ;
  • permettre aux agents sur le terrain d’apporter aux personnes avec qui ils sont en contact la preuve de leur authenticité et de leur sincérité ;
  • leurrer l’ennemi : noyés sous le flot des messages, les services de renseignements allemands étaient occupés, pouvant aussi bien se concentrer sur des opérations fictives aux contours indéfinis que de passer à côté de messages importants. En effet, les Nazis ne disposaient pas d’un nombre infini de postes radios ni d’un nombre d’opérateurs suffisant.

L’idée d’utiliser les messages personnels pour transmettre des messages codés est due à Georges Bégué, officier français du service secret action britannique SOE, premier agent de ce service parachuté en France en mai 1941.

Près de 2 000 agents du SOE ont été envoyés en mission sur le continent, souvent par voie aérienne mais aussi par la mer. Beaucoup furent démasqués et exécutés.

Si les Français, et les réseaux de résistance notamment, étaient à l’écoute des messages codés, c’était aussi le cas des nazis et du régime de Vichy. L’occupant mit en place un système de brouillage, mais il ne parvint jamais à couvrir l’indicatif sonore emprunté à la 5esymphonie de Beethoven. En morse, cette mesure représente la lettre « V » pour victoire. Il n’arrivait que rarement à décrypter et à comprendre la nature des messages. Quand il y parvenait, l’opération commanditée dans ces messages avait déjà eu lieu ; il décida donc de lutter contre ces messages par un autre moyen.

Opération Overlord

Pour activer la résistance juste avant le débarquement en Normandie, plusieurs centaines de messages codés ont été diffusés par Radio Londres :

  • le 1er juin, à titre de mise en alerte des réseaux,
  • le 5 juin, à 21 h 15, pour déclencher l’action la nuit même.

Comme exemple célèbre souvent cité, la première strophe du poème Chanson d’automne de Verlaine a été utilisée pour le plan rail du réseau VENTRILOQUIST de Philippe de Vomécourt en Sologne (celui-ci avait pour mission de saboter les voies ferrées allant vers la Normandie, afin de les rendre inutilisables pour l’envoi de renforts allemands), sous une forme légèrement altérée1,2 :

  • le 1er juin « Les sanglots longs des violons d’automne… » (Verlaine écrit : « … de l’automne »), invite les saboteurs ferroviaires à se tenir prêts.
  • le 5 juin « Bercent mon cœur d’une langueur monotone. » (Verlaine écrit : « Blessent mon cœur … »), donnait l’ordre aux saboteurs d’agir la nuit même.

Contrairement à une idée répandue, ces messages étaient bien destinés à VENTRILOQUIST uniquement, chaque réseau ayant reçu deux messages spécifiques.

Notes et références

  1.  Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance, Paris, Tallandier, 2008, (ISBN 9782847347661), p. 521.
  2.  Selon le compte-rendu allemand de l’écoute des messages, visible au musée du 5 juin 1944 à Tourcoing, le texte des messages aurait été conforme au poème de Verlaine, sans altération.
source wikipédia

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