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24 janvier 2013

Ghetto de Varsovie

Classé sous — milguerres @ 22 h 12 min

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

Mordehaï Anilevich

Ghetto de Varsovie

Ghetto de Varsovie map_wa10

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Warsaw_Ghetto.svg
Frontières de ghetto de Varsovie

Le ghetto de Varsovie fut le plus important ghetto juif de la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de Varsovie, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l’insurrection de ses occupants contre les nazis.

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Dès la fin septembre 1939, les Allemands exigèrent des Juifs de Varsovie qu’ils portent des brassards blancs ornés d’une étoile de David bleue. Sur leurs ordres, les dirigeants de la communauté juive désignèrent des candidats pour un Conseil juif (Judenrat), dont la composition devait être approuvé par les Allemands. Les écoles juives furent fermées, les biens juifs confisqués et les hommes enrôlés au travail forcé. Les organisations juives d’avant-guerre, furent démantelées. Seules des organisations d’entraide restèrent autorisées.

LE GHETTO DE VARSOVIE

Le 12 octobre 1940, les Allemands ordonnèrent par décret la création d’un ghetto dans Varsovie. Ils exigèrent que tous les résidents juifs de la ville s’installent dans la zone indiquée, que les autorités allemandes allaient séparer du reste de la ville en novembre 1940. Le ghetto fut ensuite entouré d’un mur de plus de 3 mètres de haut, surmonté de fil de fer barbelés et bien gardé pour éviter toute circulation vers le reste de la ville. En tout, 500 000 Juifs passèrent par le ghetto qui était horriblement surpeuplé.

Les bureaux du Conseil juif étaient situés rue Grzybowska, dans le sud du ghetto. Les organisations juives tentaient de répondre aux besoins des habitants qui luttaient constamment pour survivre. Parmi les organisations d’entraide, il y avait la Société d’entraide juive, la Fédération des Associations de Pologne pour le soin aux orphelins et l’ORT (Organisation Reconstruction Travail).

Emmanuel Ringelblum, historien spécialiste des Juifs de Varsovie, fonda une organisation clandestine dont le but était de rassembler des documents d’archives et de rédiger un compte rendu exact de la souffrance des Juifs. Cette organisation, connue sous le nom d’Oneg Shabbat (« célébration du Shabbat, » parce qu’elle se réunissait le samedi après-midi), furent en partie retrouvées après la guerre. Les Archives Ringelblum constituent une source inestimable de renseignements sur la vie juive dans le ghetto et sur la politique allemande envers les Juifs de Pologne.

Les SS et la police déportèrent les premiers Juifs du ghetto de Varsovie vers le camp d’extermination de Treblinka le 22 juillet 1942. Le 6 septembre, les Allemands avaient déporté et assassiné 300 000 Juifs de Varsovie. Une seconde vague de déportations, en janvier 1943, toucha environ 5 000 Juifs. Ce fut l’occasion de la première action de résistance armée des Juifs. La troisième et dernière vague de déportation se termina au printemps de la même année, le 16 mai. 50 000 survivants furent déportés au cours des mois d’avril et de mai 1943 à Treblinka et dans les camps de travail forcé de Poniatowa et de Trawniki et à Maïdanek, après l’écrasement par les Allemands de la révolte armée des résistants du ghetto qui avait duré un mois. Le ghetto fut entièrement détruit. Dans ses ruines, un camp de concentration fut érigé.

Le 1er août 1944, la résistance polonaise se révolta contre les occupants allemands pour libérer Varsovie. Les forces soviétiques étaient sur la rive est de la Vistule ; les Allemands brisèrent l’insurrection et rasèrent le centre de la ville.

En janvier 1945, les troupes soviétiques libérèrent une Varsovie en ruines.

 

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15/11/1940
Le ghetto de Varsovie se referme sur 400 000 Juifs. Celui de Krakow sur 70 000 Juifs.
Le nombre de calories que les Allemands attribuaient aux différentes populations illustre, plus que toute autre donnée, le sort qui était réservé aux Juifs dans les ghettos : Les Allemands avaient droit à 2310 calories par jour, les étrangers à 1790, les Polonais (déjà considérés comme une race inférieure) à 934, et
les Juifs à 183.
Cette mesure, technique, révèle toute l’attention et le sérieux de l’appareil administratif nazi, notamment dans sa politique avec les Juifs. Il s’agit de les faire mourir de faim, mais de mort lente de manière à exploiter au maximum la main-d’œuvre qu’ils représentent. De fait, jusqu’aux déportations, la faim et les maladies liées à la malnutrition et à la sous-nutrition seront les principales causes de mortalité dans les ghettos. Dans les seuls mois de janvier à juin 1941, plus de 13 000 personnes mourront de faim dans le ghetto de Varsovie.

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10/11/1941
Dans le ghetto de Varsovie, la peine de mort sera prononcée pour chaque personne qui quittera le ghetto sans autorisation, et pour chaque personne de l’extérieur qui aidera un Juif.

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24/07/1942
Le dirigeant du Judenrat de Varsovie, Adam Cerniakow, se suicide. Durant les années où il a dirigé le Judenrat, il a tenu un journal décrivant la vie dans le ghetto. Quand les allemands lui ont donné une liste de noms, il a donné une liste où son nom était écrit des centaines de fois. Il s’est suicidé, foudroyé de chagrin et de peine devant le sort fait à son peuple.

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08/03/1944
37 Juifs sont dénoncés comme vivant dans le ghetto de Varsovie. Parmi eux Emmanuel Ringelblum, historien et auteur d’une chronique détaillée du ghetto de Varsovie. Torturé des jours durant, il n’avouera pas où sont ses notes. Avec sa femme et son fils de 13 ans, il sera exécuté.

 

sources :
wikipedia
http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=2
http://www.histoiredesjuifs.com/articles.php?lng=fr&pg=921

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