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18 avril 2013

La patère de Bizerte – Paul Gauckler – 1895

Classé sous — milguerres @ 19 h 41 min

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 Une histoire : Bizerte et la France

Culture et patrimoine  

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Paul Gauckler

Un vase précieux découvert à Bizerte

In: Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 38e année, N. 4, 1894. pp. 266-267. doi: 10.3406/crai.1894.70431

SÉANCE DU 27 JUILLET.

M. Gauckler, directeur du Service des antiquités de Tunisie, présente à l’Académie des photographies et un dessin d’un vase précieux , récemment découvert à Bizerte , dans les travaux de dra gage dirigés par M. Gallut, ingénieur de la Compagnie du port.

C’est une patère en argent massif, incrusté et plaqué d’or; elle est ovale, légèrement concave, et munie de deux oreilles plates. Sa longueur atteint ο m. 90 ; elle pèse 9 kilogrammes de métal fin.

L’ornementation de la patère est très riche : le motif central,gravé sur incrustations d’or, représente la lutte d’Apollon et de Marsyas. Le satyre joue de la flûte double devant la Muse, ar bitre du combat; autour de lui sont groupés, suivant leurs sympathies, ses partisans et ses adversaires : Apollon et Athena d’une part, de l’autre Cybèle, un satyre et le jeune berger Olympos.

Le pourtour du plat est occupé par une frise en relief où se succèdent divers tableaux idylliques et champêtres, de style alexandrin.

Sur les oreilles sont figurés, au milieu d’ornements accessoires, un sacrifice rustique à Dionysos et une scène bachique.

Tous ces ornements, ciselés en plein métal, sont exécutés avec un art consommé. La patère de Bizerte est une oeuvre hellénistique qui semble dater des premières années de notre ère.

C’est la pièce d’orfèvrerie la plus précieuse qui ait encore été découverte en Afrique.

M. Gauckler a réussi à en assurer la possession au Musée du Bardo, grâce au concours empressé des directeurs de la Compagnie du port, MM. Couvreur et Hersent, et de l’administrateur délégué à Bizerte, M. Odent, qui ont rendu en cette occasion un service éclatant à la science.

Citer ce document / Cite this document :Gauckler Paul. Un vase précieux découvert à Bizerte. In: Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 38e année, N. 4, 1894. pp. 266-267.   http://www.persee.fr

 

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La patère de Bizerte  

Paul Gauckler   

Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot  

   Année   1895   lien Volume   2   lien Numéro   2-1   lien pp. 77-94

 http://www.persee.fr 

(certainement à voir au musée du Bardo, à Tunis)

 

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nota : il est à préciser que le texte d’origine est ancien et que quelques mots sont illisibles.

Vous trouverez ci-joint un document word avec toutes les notes numérotées de 1 à 39, de cette étude. Bonne lecture ! 

 LA PATERE DE BIZERTE NOTES

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La patère de Bizerte  - Paul Gauckler - 1895 patere-de-bizerte

Les travaux de dragage entrepris à Bizerte 1 pour approfondir le nouveau chenal qui unit la mer au lac ont amené la découverte d’un certain nombre de débris antiques, provenant, selon toute apparence, de navires naufragés jadis à l’entrée de la passe.

Ce sont pour la plupart des objets de métal, de forme et de nature variées, coulevrines et boulets, ancres et chaînes, tuyaux, ustensiles en bronze de diverses époques. Entraînés par leur poids, ils ont coulé à pic et se sont enfoncés dans le sable, tandis que les épaves plus légères surnageaient et allaient s’échouer sur le rivage.

Les plus remarquables ont été retirés des couches sablonneuses atteintes en dernier lieu par la drague : c’est dans les fonds de cinq à six mètres qui ont été recueillis la tessere en bronze du Pagus Minervius, déjà publiée 2, et deux plats inédits, en argent doré, que je me propose d’étudier ici.

Ils ont été trouvés ensemble.

Du premier, il ne reste que le cercle ciselé du pourtour avec quelques débris de la frise en relief qu’il enveloppait.

Si insignifiants que soient ces fragments, ils suffisent à prouver que ce plat avait la même forme, le même style et les mêmes ornements que le second.

Il est intéressant d’avoir à constater ici, une fois de plus, que les œuvres d’art de ce genre se rencontrent généralement par paire 3.

L’autre plat est mieux conservé; il devait être intact, au moment où la drague l’a ramassé dans un de ses godets : car les entailles qu’il présente sont brillantes, sans dépôt calcaire, ni oxydation; elles sont dues à l’action de la machine, qui a gravement endommagé l’ensemble.

Une large déchirure circulaire a séparé des bords la partie médiane, détruisant presque en totalité une élégante frise en relief. Le reste a peu souffert, bien que sur plusieurs points les placages 5 et les incrustations d’or4 aient été arrachés ou froissés.

 

C’est une patere en argent massif, incrustée et plaquée d’or; dans son état actuel et malgré les mutilations qu’elle a subies, elle pèse encore près de neuf kilogrammes de métal fin 6.

Elle se compose d’un plateau rond, disque d’argent légèrement concave et à bords rabattus, qui repose sur un anneau de base faisant corps avec lui.

Il est orné sur sa face supérieure d’un motif central circulaire, entouré de deux frises concentriques, la première de faible largeur, l’autre plus développée, attenant aux bords. Il n’y a pas trace de graffite au revers. Au plat proprement dit, viennent s’adapter deux oreilles en croissant, qui donnent à l’ensemble une forme ovale très élégante 7.

Elles sont décorées de figures en relief. Au milieu de chaque oreille sont ménagées deux fentes sinueuses où s’engageaient peut-être les poignées dont on se servait pour soulever cette lourde pièce d’orfèvrerie.

Le plateau et les deux oreilles ont été fabriqués séparément, puis réunis par la soudure. Chaque pièce a d’abord été fondue et coulée dans un moule qui lui a donné sa forme générale et son relief; elle a été reprise ensuite au ciselet et au burin et refouillée en plein métal avec un soin minutieux.

Les ornements ainsi obtenus sont entièrement recouverts d’or 8, tandis que dans les fonds unis l’argent reste apparent, l’opposition de teinte des deux métaux servant à faire ressortir les moindres détails des ciselures.

Les procédés de dorure varient d’après la nature des ornements et leur place. Les reliefs des oreilles et de la frise qui court autour du plat sont revêtus de feuilles d’or qui suivent exactement les sinuosités de leur contour , assez minces pour en épouser la surface et reproduire avec une fidélité parfaite toutes les délicatesses du modelé. Les figures de la frise intermédiaire ont d’abord été gravées au burin puis damasquinées. Celles du motif central, au contraire, sont formées de plaquettes d’or silhouettées, qui ont été incrustées d’abord, .et gravées ensuite. Il est à remarquer que les incrustations ne sont pas toutes faites de la même matière : à côté de l’or jaune, identique à celui des placages, apparaît un métal plus terne, une sorte dW blanc 9, où il faut sans doute reconnaître Yelectrum des anciens, et dont l’intervention très discrète suffît à donner plus de clarté à la composition, à souligner l’opposition des chairs nues et des draperies, à distinguer les vêtements de dessous de l’écharpe qui les recouvre.

Le motif qui occupe le milieu du plateau, et que limite une bordure d’un joli caractère, représente le premier épisode de la lutte musicale entre Apollon et Marsyas. Ce sujet, dont la vogue ne commence guère qu’à l’époque d’Alexandre 10, devient rapidement banal. Il n’entre pas dans le cadre de cette étude d’énumérer tous les vases peints, les sarcophages et bas-reliefs, les fresques, les mosaïques, les miroirs, les gemmes, les médailles qui représentent tout ou partie du drame. Une liste, que l’on pourra consulter avec fruit, en a été dressée par Overbeck dans sa Griechische Kunstmythologie 11: elle est très longue et cependant il serait facile de l’augmenter encore 11.

Les séries les plus riches sont celle des vases peints de l’époque hellénistique 12 et celle des sarcophages romains. Elles offrent toutes deux de nombreux points de comparaison avec le plat de Bizerte.

L’aspect extérieur du dessin rappelle les peintures de vases : mêmes procédés pour rendre, ici au pinceau et là au burin, le modelé des chairs, le jeu des muscles et de la physionomie, la disposition des draperies, traversées par ces écharpes de convention, qui viennent rompre la monotonie des lignes trop droites, renforcer celles qui paraîtraient trop grêles, et dont les pans brodés tombent en zigzags partout où il y a un vide à remplir, une transition à ménager.

Par contre, en ce qui concerne l’ordonnance de l’ensemble, le choix et l’attitude des personnages qui prennent part à l’action, le dessin du plat de Bizerte se rapproche davantage des bas-reliefs de sarcophages.

En voici, à mon avis, la raison : les peintures de vases, plus anciennes que les sarcophages, datent d’une époque où le mythe de Marsyas 15  n’était pas encore absolument fixé et n’avait pas reçu cette forme précise et logique qu’il eut au temps d’Auguste, et dont le récit d’Hygin 16  est l’expression la plus complète* Le nombre et la nature des personnages mythologiques assistant au combat varient d’un vase à l’autre, et l’on ne s’explique pas toujours les raisons de leur intervention: leur rôle est mal défini, quelquefois même interverti; c’est ainsi que certaines peintures mettent la cithare dans les mains de Marsyas 16.

Celles qui font du Silène phrygien le protagoniste de la scène sont d’ailleurs assez rares. La plupart s’attachent de préférence au dernier épisode de la lutte, réservant la place d’honneur au dieu grec Apollon : elles célèbrent le triomphe de la musique nationale.

Les sarcophages, au contraire, œuvres gréco-romaines, suivent presque tous fidèlement la tradition éclectique qui réunit et fondit en un seul mythe toutes les légendes d’Athènes et de Phrygie se rapportant au Silène Marsyas ; ils l’expriment d’une manière uniforme, sauf à l’abréger, s’il y a lieu. Pris dans sa plus grande extension, le drame peut être divisé en trois actes :

1° la découverte de la flûte double par Athéna, qui l’abandonne à Marsyas;

2° la lutte musicale entre Apollon et le Silène;

3° le châtiment du vaincu. Certains sarcophages représentent ces trois épisodes, d’autres négligent le premier.

Mais le motif central, le seul qui nous intéresse, est toujours traité de même : le nombre des personnages peut varier d’une sculpture à l’autre, les grandes lignes de la composition ne changent pas. Il est facile de s’en convaincre par les exemples suivants :

1. — Paris, Musée du Louvre 17. — Devant de sarcophage ovale, provenant de la villa Borghése. Les trois épisodes du drame sont figurés. Dans la scène du combat, Apollon tenant la cithare et Marsyas jouant de la flûte double se tiennent l’un à côté de l’autre au milieu du tableau : à la droite de Marsyas (côté gauche du bas-relief) se présentent Athéna et Dionysos, ce dernier accompagné de trois personnages de son cortège; à la gauche d’Apollon, sont Arté- mis et Hermès, avec Olympos à demi-couché à leurs pieds. Cinq Muses garnissent le fond du tableau que ferment à ses deux extrémités deux figures assises qui se regardent : Gybèle d’une part, de l’autre une femme, sur l’identification de laquelle on discute encore 18 : de la main droite, elle fait un geste d’attention, qui suffit à la caractériser.

2. — Rome. Palais Doria Panfili 19. — Sarcophage ovale, presque identique au précédent, mais moins chargé de figures. Manquent : Olympos, et les trois compagnons de Dionysos.

3. — Saïda 20 — Sarcophage rectangulaire, dû au ciseau du sculpteur Hermogènes. Même nombre de personnages que sur le précédent, Athéna et Hermès étant remplacés par deux Muses.

4. — Paris. Musée du Louvre 21. — Sarcophage rectangulaire, de la collection Campana. Les deux derniers épisodes du drame sont seuls figurés. Les personnages de la scène du combat sont moins nombreux, ce qui amène une modification de leur groupement. Apollon tenant la cithare et Marsyas jouant de la flûte double sont placés au milieu du tableau, de part et d’autre d’une femme assise, qui fait le même geste d’attention que sur les bas-reliefs précédents. A droite de Marsyas se tient Athéna, appuyée sur sa lance ; à gauche d’Apollon apparaissent le fleuve Marsyas, couché au premier plan, et, plus en arrière, un jeune homme assis, peut-être un génie local. Dans le fond, Niké, les ailes éployées, s’approche d’Apollon, pour poser sur sa tête la couronne de la victoire.

De ces exemples, qu’il serait aisé de multiplier, il résulte que partout sur les sarcophages, à côté de figures accessoires qui varient d’une œuvre à l’autre, reparaissent un certain nombre de personnages essentiels au drame, tantôt reconnaissables à première vue, tantôt d’attribution incertaine : Apollon, Marsyas, Athéna, Cybèle, la femme assise. Nous allons tous les retrouver ici, gardant la même attitude, mais groupés d’une manière si harmonieuse et si logique, pourvus de rôles si bien définis, qu’il n’y aura plus de doute possible sur la nature de chacun d’eux ; au lieu d’être obligés de recourir aux sarcophages pour expliquer et commenter le dessin du plat de Bizerte, c’est, au contraire, de l’étude de cette œuvre d’art que sortira naturellement la solution des difficultés que présente encore l’interprétation des bas-reliefs déjà connus.

Le sujet du dessin est des plus clairs : on pourrait lui appliquer la définition que donne Pausanias 22 du bas-relief de Praxitèle à Mantinée : MoO«xa jcal Mapcruaç afàôiv. « Une muse, et Marsyas jouant de la flûte. »

La scène représente un paysage, situé sans doute en Phrygie, sur les rives de l’affluent du Méandre qui prendra plus tard le nom de Marsyas : beaucoup de rochers, peu d’herbes et de fleurs; dans le fond, un olivier rabougri 23, l’arbre d’Athéna, auquel on attachera le musicien avant de l’écorcher vif.

Marsyas, objet de l’attention générale, occupe le milieu du tableau et joue de la flûte double. C’est un homme dans la force de l’âge, à la barbe touffue, aux membres robustes. Une peau de lion tombe de son épaule gauche et flotte derrière lui, laissant le corps entièrement nu. La nature animale du Silène phrygien ne se révèle que par les oreilles caprines, pointant dans ses cheveux en désordre. Il est debout, dans une attitude tourmentée 24, que justifie la grandeur de l’effort musculaire qu’il fallait déployer pour tirer des sons de la flûte. Marsyas exagère cet effort, s’imaginant que le secret de l’art musical réside en un déploiement de vigueur physique 25. Tous ses muscles se gonflent et se tendent. Les jambes largement écartées se raidissent. Les bras qui soutiennent les tubes inégaux de la flûte se détachent violemment du corps, pour permettre à la poitrine de se dilater jusqu’à ses dernières limites, et de faire entrer le plus d’air possible dans les poumons. La tête se renverse, les sourcils se froncent, les yeux s’écarquillent, bouche se contracte : tout s’accorde à donner l’impression d’une musique sauvage et rude, ennemie de la mesure, opposée au génie de la race hellénique.

patere-de-bizerte31

La Patère de Bizerte (Motif central)

En face de Marsyas, au premier plan à droite, est assise la femme qui juge le combat. La petite table placée devant elle, et sur laquelle sont déposés la couronne destinée au vainqueur, et peut-être aussi 26, le couteau qui doit servir au supplice du vaincu , ne permet aucun doute sur ses attributions.

C’est donc une des Muses, puisque les textes anciens nous disent qu’elles avaient été choisies comme arbitres par les deux antagonistes 27.

Attitude et costume conviennent parfaitement à son caractère; en ne lui donnant aucun attribut spécial qui permette de la distinguer de ses compagnes, l’artiste s’est conformé aux traditions de l’art grec le plus pur; ce serait aller contre ses intentions que de chercher à préciser davantage.

Vêtue d’une tunique montante à manches, serrée à la taille, et sur laquelle est jetée une écharpe brodée de couleur claire, la Muse écoute le musicien avec une attention soutenue, qu’exprime le geste de la main droite, levée à hauteur du visage, l’index dirigé vers l’oreille. C’est le geste de la femme assise dont nous avons signalé la présence sur les bas-reliefs de sarcophages; il me semble désormais impossible de douter qu’elle représente, dans les scènes où elle apparaît, la Muse anonyme qui juge le combat.

Autour de Marsyas se groupent, suivant leurs sympathies, les personnages les plus directement intéressés à la lutte.

A ses pieds, son élève favori, le jeune berger Olympos, à demi- couché, une jambe étendue, l’autre ramenée sous lui, le buste renversé en arrière, prenant son point d’appui sur la main droite, dont la paume s’applique contre terre. Il est vêtu à la mode asiatique : tunique ajustée et brodée, à longues manches, bouffante à la taille; anaxyrides collantes; chaussures aux pieds. Un bonnet phrygien est posé sur ses cheveux bouclés.

Ce costume, que porte Olympos sur plusieurs monuments figurés, est réservé par d’autres 28  à l’esclave de Pan déposée à terre à côté de l’enfant ne tranchait la question en faveur d’ Olympos 29.

A droite de Marsyas, au premier plan, est assise Cybèle, la grande déesse phrygienne, protectrice naturelle de son compatriote; l’on sait qu’elle avait fait de la flûte double l’instrument consacré de ses fêtes orgiasti ques. La Mère des dieux est figurée dans une attitude traditionnelle, l’avant-bras droit reposant sur un tympanon, la main gauche étendue vers une ciste. Ses cheveux, répartis sur le front en bandeaux ondulés, encadrent le visage de leurs boucles flottantes. Sa tête est ceinte d’une couronne tourelée, d’où tombe un voile qui couvre les épaules et descend dans le dos pour revenir ensuite envelopper les jambes. Une longue robe d’un tissu transparent laisse apparaître les formes pleines et rondes de la déesse, ses seins gonflés par la maternité. Sa physionomie exprime l’anxiété et la tristesse; elle semble prévoir la défaite de son protégé.

Derrière elle, à la place que devrait occuper Dionysos lui-même, se tient un personnage de son thiase, un satyre, couronné de lierre, avec la nebride en écharpe. Il a le nez camard, et la barbe de bouc; assis à gauche, il se retourne à demi sur son siège et s’appuyant de ses deux mains sur un simple bâton, il regarde Marsyas.

Au groupe des partisans du Silène, s’oppose, de l’autre coté du tableau, celui de ses adversaires.

C’est d’abord Apollon, la chevelure relevée en crobyle, le corps presque nu. Debout à côté de son rival qu’il regarde par- dessus l’épaule d’un air méprisant, il se prépare à jouer à son tour; il saisit déjà des deux mains la cithare déposée à côté de lui sur un rocher, pour l’appuyer sur sa cuisse infléchie et haussée, le pied gauche étant placé sur une légère élévation.

Apollon est assisté d’Athéna, coiffée du casque, armée de la lance. La déesse prend une part personnelle à la lutte. Inventrice de la flûte double, elle ne tarda pas cependant à en condamner l’usage, craignant de déformer ses joues; aussi poursuit-elle de sa haine le Silène qui eut l’audace de lui désobéir, en adoptant l’instrument de musique qu’elle avait rejeté.

A côté de ces sept personnages dont la présence est parfaitement justifiée, il n’y a pas de figures de remplissage. La composition, sobre de détails, est d’une conception très serrée. Toutes les parties se tiennent, s’opposent et se balancent avec une symétrie parfaite, que l’artiste a su dissimuler en variant les attitudes, et l’expression des physionomies.

Le dessin semble être la reproduction d’un original d’une bonne époque, peut-être d’une peinture de la seconde école antique. La copie laisse, il est vrai, à désirer. Le silhouettage des plaquettes d’or étant assez grossier, le graveur a dû corriger après coup au burin les défauts de l’incrustation : les deux contours ne coïncident pas. De là un certain flottement dans le dessin, bien que la mise en place des figures soit généralement juste, la structure anatomique bien étudiée, les mouvements indiqués avec précision. Ce qui, dans le détail, prête le plus à la critique, c’est le rendu parfois très, incorrect des mains et des pieds nus.

Deux frises concentriques entourent le motif central. Sur la première se succèdent des amours potelés, alternant avec des griffons, des panthères et d’autres animaux, des corbeilles ou des vases pleins de fleurs ou de fruits, des instruments de musique bachique. Ici encore un damasquinage maladroit a faussé les contours des figures, et fait perdre au dessin gravé une partie de ses mérites 30 .

La seconde frise, bordée de larges fleurons variés et de rais de cœur 31, a plus d’importance que la première, mais elle est moins bien conservée. Sur les sept huitièmes de son étendue, elle disparaît totalement, ou se trouve réduite à l’état de frange, déchirée très irrégulièrement. Par ci par là, apparaissent encore quelques fragments de la décoration : ici un autel, là un arbre, plus loin un bélier, le torse d’un esclave portant un plateau chargé de fruits, ou même le corps entier d’un Silène ou d’une Bacchante.

Une scène est à peu près intacte : à droite, une Mènade danse en frappant du tympanon; un vieillard chauve et obèse dépose son offrande sur un autel allumé qu’abrite un figuier; derrière lui, une matrone pudiquement drapée, et la tête voilée, s’approche traînant par la main un petit garçon qui tient une grappe de raisins ; un esclave qui les suit apporte sur ses épaules une brebis.

Il subsiste également quelques traces d’un tableau d’idylle. Dans un paysage aux plans variés, où l’on aperçoit au loin une chapelle à colonnettes, une femme à demi nue, dans une pose abandonnée, s’entretient avec un homme assis derrière elle, qui tire des victuailles d’une corbeille placée à terre entre ses jambes.

Quelque regrettable que soit la mutilation de cette frise, ce qu’il en reste suffit à nous permettre de restituer d’une manière certaine le plan de l’ensemble. Il se composait d’une soixantaine de personnages, répartis en huit groupes que séparaient des nœuds de bandelettes et des masques bachiques se regardant deux à deux. Au sommet du plat, à sa partie inférieure, à droite et à gauche le long des oreilles, étaient figurées quatre scènes symétriques de sacrifices à Dionysos ; les espaces intermédiaires étaient occupés par quatre scènes idylliques qui se correspondaient avec autant de régularité. Connaissant un élément de chaque série, nous les connaissons tous, au moins dans leurs grandes lignes.

Les oreilles sont ornées avec autant de richesse et de symétrie que la frise. Figures décoratives et attributs divers du culte de Dionysos, cymbales, lièvres broutant les fruits d’une corbeille ou d’un van, panthères terrassant une chèvre ou un âne, masques de satyres, de faunes et de Pan, entourent deux tableaux à quatre personnages, qui s’opposent en même temps qu’ils se correspondent.

A gauche, c’est un sacrifice rustique à Dionysos. L’idole champêtre a conservé la forme archaïque du xoanon, qui se perpétua dans les campagnes longtemps après que les sculpteurs eurent adopté pour leurs statues le type imberbe et jeune du Dionysos praxitélien. Le dieu a le masque barbu, les cheveux noués autour de la tête comme un diadème; il est vêtu d’une tunique d’étoffe à manches longues, fixée à la taille par une ceinture. De la main droite, il s’appuie sur une haute tige de férule fleurie. La main gauche tient un sarment auquel pend une grappe. De part et d’autre de l’idole sont disposés un petit autel carré, où brûle le feu du sacrifice, et un cratère sans anses. Un Silène ventripotent, n’ayant pour tout vêtement qu’un linge noué autour des reins, joue de la flûte double, tandis qu’à droite et à gauche, deux satyres s’approchent sur la pointe des pieds. Entièrement nus tous deux, ils sont caractérisés par la houppette de poils qui se dresse au bas des reins, et par la peau de lion, jetée sur l’épaule ou enroulée autour du bras. L’un d’eux, d’un beau type pastoral, a la barbe et les cheveux longs. Il tient un pedum et traîne après lui un chevreau. L’autre, jeune et imberbe, danse en agitant un thyrse terminé par deux pommes de pin.

A droite, la scène change : Dionysos, représenté cette fois sous les traits d’un éphèbe, est debout, à demi plongé dans Pivresse. Il brandit un thyrse, et passe familièrement son bras gauche autour du cou d’un petit satyre placé à côté de lui, et dont la pose contournée est peu compréhensible : derrière eux bondit une panthère. Une large draperie recouvre en partie de ses plis harmonieux ce groupe assez confus.

A droite et à gauche apparaissent aussi deux satyres, qui regardent le dieu. Le plus vieux a les hras ramenés derrière le dos et semble frappé d’une profonde surprise. L’autre, jeune et imberbe, élevant la main à la hauteur des yeux comme s’il dansait le skopos, fait le geste du Satyre aposkopeuôn que popularisa le peintre hellénistique Antiphilos l’Égyptien 32.

Des roseaux fleuris, un figuier tordu auquel est accroché un tym- panon, un autel surmonté d’un vase, divers instruments de musique bachique remplissent le champ du tableau.

Le style des reliefs diffère de celui du dessin central. Tandis que ce dernier, incorrect par endroits, conserve encore quelque chose de la saveur d’une œuvre originale, ici au contraire l’exécution est irréprochable, charmante de grâce, de délicatesse et de savante naïveté, mais sans accent personnel. Ce n’est qu’un assemblage ingénieux de lieux communs tirés du répertoire courant des artistes de l’époque hellénistique : sacrifices à des dieux auxquels on ne croit plus guère, mais dont le culte éveille des sentiments agréables et voluptueux ; scènes idylliques et champêtres qu’encadrent des passages bucoliques; le tout traité avec ce goût du pittoresque , ce réalisme raffiné , cette recherche du détail joli, même inutile, qui caractérisent le styJe des œuvres de ce temps.

La patere de Bizerte a tous les caractères d’une œuvre alexandrine, mais c’est encore une œuvre grecque : l’ordonnance de l’ensemble demeure harmonieuse ; l’importance des sujets figurés est proportionnée à la place qu’ils occupent, et la logique préside au choix des moyens d’expression comme à la répartition des ornements sur la patere. L’artiste a su respecter le caractère de l’objet qu’il avait à décorer : le milieu du plat, destiné, au moins en théorie, a recevoir les offrandes, reste libre et dégagé, au lieu d’être occupé par un de ces emblèmes en haut relief, dont la présence au fond de la vaisselle romaine est un véritable contre-sens. Là même où les reliefs apparaissent, leur saillie, qui reste dans un rapport constant avec les dimensions des figures, est toujours modérée. Il n’est pas jusqu’aux masques en haut relief qui n’aient leur raison d’être; ils sont placés, pour ainsi dire, en vedette, aux extrémités de chaque oreille pour garantir le plat contre toute chance d’accident, et amortir, le cas échéant, la chute des objets pesants qui pourraient l’écraser.

L’œuvre conserve donc à un haut degré les deux qualités propres au génie de la race hellénique, l’ordre et la mesure. Rien n’y décèle l’influence romaine. Elle ne me semble pas pouvoir être datée d’une époque postérieure au commencement du premier siècle de notre ère.

Depuis longtemps déjà, le goût des pièces d’orfèvrerie ciselées par des artistes alexandrins s’était répandu dans le bassin occidental de la Méditerranée. Dans le pays le plus voisin de la province d’Afrique, en Sicile, chaque famille un peu aisée possédait, au temps de Verres, des vases en argent ciselé pour la célébration du culte domestique : Domus erat, dit Cicéron 33, nulla panilo locupletior , quae in domo haec non esserti, etiamsi nihil esset argenti : patella grandis, gum signis AG simulagris deorum, patera qua mulieres ad res divinas ute- rentur.

Les Africains suivirent la même mode ; à la fin du premier siècle de notre ère, le Nymphée de Cirta renfermait, d’après l’inventaire 34 du trésor du Capitole, six coupes et un canthare en argent rehaussé d’or : scyphi dependentes , auro inluminati, numero sex, cantharum auro inluminatum 35.

Il est permis de supposer que ces vases ressemblaient à la patere de Bizerte. Peut-être étaient-ce aussi des œuvres d’importation alexandrine. Peut-être, au contraire, étaient-ils dus au ciseau de quelque artiste local, comme cet argentier Praecilius 36, dont le tombeau a été retrouvé au bas du Capitole de Cirta, ou comme ces fabri argentarti et ces argentarti caelatores 37 réunis en collège à Càesarea de Maurétanie, que nous fait connaître une inscription de Cherchel.

Le nombre des vases précieux découverts en Afrique est cependant très restreint. L’antiquité païenne ne nous en a encore, à ma connaissance, fourni que deux : un vase en argent repoussé avec deux petites anses, représentant d’une part Mercure debout, tenant le caducée et la bourse, de l’autre un génie portant une corne d’abondance, qui fut trouvé, en 1882, aux environs deTébessa et publié par M. Farges 38, et la patere à manche, en argent doré, avec un Neptune et des scènes de pêche, découverte au cap Chenoua en 1892, et publiée par M. Waille 39.

Ces deux objets, qui ne peuvent, à mon avis, remonter plus haut que le IIIe siècle de notre ère, sont bien inférieurs comme style, comme composition, comme travail au plat de Bizerte; celui-ci est à tous les points de vue la pièce d’orfèvrerie la plus précieuse qui ait encore été découverte en Afrique ; il se place au rang des plus remarquables que nous ait léguées l’antiquité classique.

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P. GAUGKLER.

Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot  

   Année   1895   lien Volume   2   lien Numéro   2-1   lien pp. 77-94

source : http://www.persee.fr

 

NOTES :

 

1. Les travaux ont été dirigés par M. Gallut, ingénieur de la Compagnie du port de Bizerte, qui a eu le mérite d’assurer la conservation de tous les objets antiques récemment découverts. Ces objets sont réunis aujourd’hui dans un petit musée local au siège même de la Compagnie; seules, deux pièces présentant un intérêt archéologique et artistique de premier ordre, la patere du Pagus Minervius et celle de Bizerte, m’ont été remises, sur ma demande, pour faire partie des collections Alaoui au musée du Bardo. Je suis heureux de pouvoir ici rendre hommage à la courtoisie de MM. les directeurs et ingénieurs de la Compagnie du port, MM. Couvreux et Hersent à Paris, MM. Odent et Gallut à Bizerte, qui se sont empressés de me prêter leur concours en cette circonstance.

2. Héron de Villefosse, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1893, p. 319, sqq. (Séance du 19 septembre). Gauckler, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France t 1893, p. 191 (Séance du 28 juin). Gallut, Comptes rendus des réunions de V Académie d’Hippone, 1893, p. XIX (Séance du 15 juin).

3. Héron de Villefosse, Patères découvertes à Aigueblanche (Savoie), Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, 1891, p. 95.

4. Les blessures des placages sont nombreuses, mais peu graves et faciles à réparer. Je n’ai pu entreprendre encore cette restauration, faute d’ouvriers assez habiles et de crédits suffisants pour la mener à bien ; elle s’impose cependant, car les déchirures, les plis et les fronces des feuilles d’or produisent un effet désagréable à l’œil, et ne permettent pas d’apprécier à leur juste valeur les reliefs qu’elles dissimulent. On peut s’en convaincre en examinant nos planches : le modelé du satyre barbu (pi. IX), dont le placage apresque disparu, paraît à première vue bien supérieur à celui des personnages encore recouverts de feuilles d’or, quoique, en réalité, toutes les figures aient la même valeur artistique.

5. Voici la liste Complète des incrustations qui ont été détruites :

Le corps entier du Satyre, moins la jambe droite ; une partie de l’écharpe et de la nèbride ; une partie de la couronne de lierre, le milieu du bâton. — Les pieds, le bas de la robe, une partie du tympanon de Cybèle. — Le pied droit de Marsyas, les deux tubes de la flûte double. — Le corps d’A.théna jusqu’à la ceinture, la lance, le cimier du casque. —

6. Voici les dimensions du plat et de ses diverses parties : Plat. Longueur : 0,92; largeur : 0,65.

Plateau. Diamètre du disque : 0,65; épaisseur moyenne: 0,002; épaisseur maxima comptée avec les reliefs : 0,003; profondeur maxima des évidements entaillés pour recevoir les incrustations : 0,0008; saillie maxima des reliefs : 0,0015. Les bords du disque sont rabattus sur une hauteur de 0,008; l’anneau de base, dont le diamètre atteint 0,42, est un demi-cylindre dont la section plane est appliquée contre le plateau, et dont la hauteur, égale au rayon, est de 0,0005. — Diamètres intérieur et extérieur de la bordure qui entoure le motif central : 0,19 et 0,21. — Diamètres intérieur et extérieur de la première frise concentrique : 0, 33 et 0,355. — Diamètres intérieur et extérieur delà frise du pourtour : 0,50 et 0,645. La frise proprement dite est large de 0,0425, et les bordures entre lesquelles elle est comprise, de 0,015 chaque.

Oreilles. Les oreilles peuvent être inscrites dans une demi-circonférence de 0,195%de rayon; la corde qui sous-tend leurs extrémités est égale au diamètre, long de 0,39. Epaisseur des oreilles sur le bord, qui est renflé : 0,006; épaisseur minima du fond : 0,004; saillie des reliefs sur le fond : 0,002 à 0,006. Saillie des masques bachiques sur les bords : 0,01.

7. Il en est de même pour le plat de Bavay. Cf. Héron de Villefosse et Thédenat, Les Trésors de vaisselle d’argent trouvés en Gaule [Gazette archéologique, 1884, p. 346, lig. 4), et Scureiber, Alexandrinische Torcutik, p. 330, n° 39, fig. 66. Le plat de Bon- donneau, près de Montélimar, dont le musée du Louvre ne possède malheureusement qu’un fragment, devait avoir la même forme. De toutes les pièces d’orfèvrerie antiques, c’est, à ma connaissance, celle qui se rapproche le plus du plat de Bizerte, sinon pour le style, du moins pour la technique, les procédés de ciselure en plein métal et de dorure.

 

8. Sur les pièces d’orfèvrerie de fabrication romaine, dont les reliefs sont le plus souvent en repoussé, la dorure est réservée aux menus ornements, et aux vêtements, à la barbe, aux cheveux des personnages. Il est d’un usage constant que les parties nues soient épargnées et conservent la teinte de l’argent. Cf. Héron de Villefosse et Thédenat, î.c, (Gaz. archéologique, 1883, p. 320).

9. Xp’jG<k Xzjy.Hérodote, I, 30. Ce métal, dont je me propose de faire analyser quelques parcelles, me paraît être un alliage d’or et d’argent. Il est moins brillant que l’or, et certainement moins malléable. Il a fallu donner aux plaquettes d’alliage une épaisseur double de celle d’or pur, pour qu’elles offrissent une résistance égale. Aussi les cavités ménagées pour recevoir les incrustations de cette nature sont-elles plus profondes que les

autres. De là le moyen do reconnaître, à première vue, de quel métal étaient formées les incrustations qui ont disparu.

Voici la liste complète des incrustations d’or blanc :

Satyre : la couronne de lierre, le thyrse, l’écharpe tombant à gauche.

Cybèle : le voile, l’écharpe.

Marsyas : la peau du lion.

Apollon : l’écharpe, les contas et le pied de la lyre.

La Muse : Fécharpe, quelques parties du vôtemcnt, les attributs déposés sur la tablette.

Olympos : le bonnet phrygien, une partie du vêtement brodé, les manches; les deux attributs gisant à terre, près de sa main droite.

Quelques rochers du fond.

Les lleurettes et les oves allongés de la bordure.

10. Overbeck, Griechische Kunstmy litologie, 3e partie, o° livre: Apollon, chapitre 12, p. Ì21.

11. Overbeck, /. c. Ibid., p. 420 à 482.

12. Pour ne citer que deux œuvres de premier ordre, je signalerai le beau sarcophage dliermogènes (Clermont-Ganneau, Recueil d’archéologie orientale, 1883, p. 28a sqq., pi. XV et XVI, et Revue archéologique, 1888, I, p. 160 à 167, pi. VII et VIII) et la mosaïque de Portus Magnus (Saint-Leu, en Algérie), aujourd’hui conservée au Musée d’Oran (la Blanchère, Musée d’Oran, p. 63 sq., et pi. IV : d’après Garl Robert, dont la remarquable étude de la mosaïque de Saint-Leu a été publiée dans le Jahrbuch des le. dettiseli, arcltœol. Instituts, 1890, p. 215-237).

13. Overbeck, /. r., p. 421 à 446, surtout p. 424 à 431, et Atlas, pi. XXIV et XXV passim.

TOME IF. il

14 Overbeck, /. c, p. 455 et sq., et Alias, pi. XXV.

15 Sur l’histoire littéraire du mythe de Marsyas, voyez Michaelis (Annali, 1858, p. 298, sqq.).

16  Hygin. fab. 165. Il est indispensable de reproduire ici ce récit qui sert de thème à la composition figurée sur le plat de Bizerte :

« Minerva tibias dicitur prima ex osse cervino fecisse et ad epulum deorum cantatimi venisse. Juno et Venus, quum eam irridercnt, quod et cwsia erat et buccas inflaret, foeda visa, et incantu irrisa, in Idam sylvam ad fontem venit; ibique cantans in aqua se aspexit et vidit semerito irrisam. Unde tibias ibi abjecit et imprecata est ut quisquis eas sustu- lisset, gravi afficeretur supplicio. (Juas Marsyas, Oeagri filius, pastor, unus ex Satyris, invenit : quibus assidue commeletando, sonum suaviorem in dies faciebat, adeo ut Apol- linem ad citliarae cantum in certamen provocaret. Quo ut Apollo venit, Musas judiccs sumpserunt. Et quum jam Marsyas inde victor discederet, Apollo citharam versabat, idem- que sonus erat; quod Marsyas tibiis facere non potuit. Itaque Apollo victum Marsyam, ad arborem religatum, Scythae tradidit qui eum membratim separavit. Reliquum corpus discipulo Olympo tradidit, e cujus sanguine fliimcn Marsyas est appellatimi. »

16. Par exemple une amphore de Ruvo, de la collection Jatta, -publiée dans les Monumenti, VIII, 42,1 (cf. Overbeck, /. c, p. 426 sq., n° 6, et Allas, pi. XXV, n° o) et un cratère étrusque de Caere », au musée de Rerlin, publié dans YArchaelog. Zeitung, 1884, pi. îî (cf. Overbeck, /. c, p. 428 sq., n° 7, et Atlas, pi. XXV, n° I).

17. Froehner, Notice sur la Sculpture antique au Musée du Louvre, n° 84. Overreck, /. c, p. 455, n° 1, et Atlas, pi. XXV, n° 7.

18 Voir le résumé et la discussion des diverses opinions émises à ce sujet, dans Over- beck, /. c, p. 462 sqq. Cf. aussi Baumeister, Denkmseler, p. 889.

19 Overbeck, /. c, ibid, n° 2 et Atlas, ibid., n° 8.

20 Glermont-Ganneau, /. c.

21 Froehner, /. c, n° 85. Overbeck, /. c, p. 456, n° 8, et Atlas, ibid., n° 9.

22. Pausanias, VIII, 9.

23. En général, c’est un pin. Cf. ApOLLODORE, 1, 4, 2 : Kpsaàaai; è’x twoç ÛTrspTsvouç iutuoç.

24 Elle est traditionnelle et apparaît déjà sur un bas-relief, trouvé à Mantinée par M. Fougères, qui est dû, sinon à Praxitèle, du moins à un sculpteur de son école. Elle a été linement analysée par l’auteur de la découverte dans un article du Bulletin de Correspondance Hellénique, 1888, p. 110 et suiv. et pi. I.

25. TÉyvr,v ó Mapsûaç èvóiuasv slvai. tyiv 8ûva{uv. Palaephat., de Incredibilibus, XLVIII.

26. L’incrustation a disparu : la trace qu’elle a laissée sur le plateau présente une pointe allongée qui semble correspondre à la lame d’un couteau.

27 Musas judices sumpsenint. Hygin./. c.

28 Sur les bas-reliefs de sarcophages, le bourreau porte presque toujours le costume asiatique. Cf. Overbeck,/ c, p ? 471.

Par exemple, sur une peinture d’Herculanum, conservée au Musée de Naples. Cf. Mus Borb., VIII, 10. Overbeck,/. C, Atlas pl. 25, N°13

29 L’attribut placé à côté de la flûte de Pan a la forme d’un cor, mais il est trop mutilé pour pouvoir iHre identifié d’une façon certaine. Ce n’est en tout cas ni un couteau, ni une pierre à aiguiser.

30. La frise se compose de huit couples d’animaux, affrontés de part et d’autre d’un vase à pied ou d’une corbeille chargée de Heurs et de fruits. Chaque groupe est séparé du suivant par un Amour, et un bouquet de Heurs, ou des attributs divers. En parlant du sommet de la frise et en la suivant dans le sens où tournent les aiguilles d’une montre, voici dans quel ordre ils se succèdent :

Groupe 1. Loup, Vase à pied, à panse côtelée, panthère. Amour et fleurs. — 2. Grue, corbeille, griffon. Amour et lïeurs. — 3. Pie,. vase, taureau. Amour et Heurs. — i. Corbeau, corbeille, bouquetin. Amour et van. — 5. Colombe, vase, sanglier. Amour el cor. — (). Pie, corbeille, panthère. Amour et fleurs. — 7. Canard, vase, lion. Amour et flûte de Pan. — 8. Colombe, corbeille, canard. Amour et fleurs.

31. Il n’y a pas deux de ces fleurons qui soient absolument pareils; ils ont été ciselés chacun séparément, et non découpés à remporte-pièce.

32 . Cf. P. Girabd, la Peinture antique, p. 246 et fig. 143.

33. Cicéron, in Verrem, II, 4, 21.

34. Synopsis, C.I.L., VIII, 6981. Cf. aussi Ibidem, 6983, argent rum in Capilolio.

35 H. C.I.L., VIII, 6982.

36. CJ.L., VIII, 7156.

37. Ephemeris Epigraphica, VII, 518.

38. Farges, Comptes rendus des réunions de V Académie d’Hippone, 1883, p. LXV ot pi. X et XL

39. Waille, Bulletin archéologique du Comité des Travaux historiques, 1893, p. 83 à 90 et pi. X. Cf. Schreiber. Alexandrinische Toreutik, p. 329 et fig. 63 et 64.

 

 

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 Une histoire : Bizerte et la France

Culture et patrimoine  

 

3 avril 2013

la Mort d’Il Duce , Benito Mussolini et de sa compagne Clara Petacci

Classé sous — milguerres @ 23 h 56 min

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 retour à la Seconde Guerre Mondiale

 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale   

 

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la Mort d’Il Duce , Benito Mussolini et de sa compagne Clara Petacci

Le 27 avril 1945, des résistants Italiens arrêtent une colonne allemande (troupes anti-aérienne), et jettent un œil dans les camions allemands retournant vers l’Allemagne. Ces partisans sont à la recherche de fascistes qui tentent de s’enfuir, ils ne recherchent pas à retenir les Allemands.

Lorsque un partisan italien (Urbano Lazzaro) regarde dans un camion, il ne vit rien de suspect, c’est seulement en se rabaissant qu’il vit de belles bottes noires bien cirées, à ce moment là, il appela « l’Allemand aux belles bottes », il le fit descendre du camion, cet allemand était vêtu d’un manteau de sous-officier. Urbano lui demanda de retirer son casque ….C’est alors qu’il reconnu Benito Mussolini ! Les Italiens fouillèrent touts les camions et y arrêtèrent quelques fascistes qui furent tous exécutés après que la colonne ait repris la route.

Mussolini lui, sera brièvement jugé et exécuté le 28 avril 1945 avec 16 autres personnes et sa compagne Clara Petacci à Gulino di Mezzegra. Les corps seront transférés à Milan et seront pendus par les pieds sur la Place Loreto (pendu à la balustrade d’une pompe à essence), où la foule se déchaina à coup de point et de cracha sur les corps… Les corps des 16 fascistes seront décrochés par des MP américains.

http://de1940a1945.skyrock.com/1720947650-la-Mort-d-Il-Duce-Benito-Mussolini-et-de-sa-compagne-Clara-Petacci.html

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale   

26 mars 2013

Les cigarettes et le chocolat empoisonnés des espions nazis

Classé sous — milguerres @ 21 h 53 min

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Articles, évènements, témoignages

Les cigarettes et le chocolat empoisonnés des espions nazis

Les documents récemment déclassifiés du MI5, les services secrets britanniques, confirment que les leaders Nazis avaient prévu leur éventuelle défaite militaire et préparé un plan B visant à restaurer le Reich après la guerre (cf Complot nazi pour l’avènement d’un IVème Reich). Des espions implantés dans le monde entier avaient pour mission de déstabiliser le système politique des Alliés, de promouvoir des mouvements anti-bolchevicks dans les Pays de l’Est, d’organiser des opérations de sabotage et de recourir, si nécessaire, aux armes bactériologiques et aux poisons.

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Espions nazis condamnés en décembre 1938: Dr. Ignatz Greibl, Otto Hermann Voss, Johanna Hoffman et Erich Glaser. Archives du FBI (1)

A la fin de la seconde guerre mondiale, la RSHA ou Reichssicherheitshauptamt (Office central de la sécurité du Reich) se dote d’une unité d’intervention spécialisé, la Werwolf (Loup-garou en Allemand) chargé d’infiltrer les lignes ennemies et de mettre en place des opérations de sabotage. En mars 1945, par exemple, le maire d’Aix-le-Chapelle, une ville occupée par l’armée américaine, est assassiné par trois membres de l’organisation. Par ailleurs, la Werwolf distribuait clandestinement aux soldats anglais et américains des aliments contenant des substances toxiques. Ces informations ont été obtenues grâce à groupe de quatre agents allemands, dont une femme, parachutés à Ayon, près de Saint-Quentin en France, deux mois avant la fin de la guerre. Ils arrivaient de Stuttgart à bord d’un bombardier américain, un Boeing B-17 Flying Fortress, qui les avaient largué derrière les lignes ennemies. Avant leur départ, ils avaient obtenu l’autorisation de disposer de puissants poisons. Non pas les traditionnelles ampoules d’acide cyanhydrique (cyanure) pour se suicider en cas de capture par l’adversaire, mais des tubes d’aspirine contenant des produits toxiques. Selon le rapport du MI5, la victime mourrait moins de 10 minute après avoir avalé ces pilules.

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Pistolet à deux coups dans une boucle de ceinture. Musée des armes à feu

Un rapport intercepté par les Anglais montre que, lors d’une réunion à Berlin en 1944, les débats ont tourné autour des méthodes d’empoisonnement. Les Nazis avaient, en effet, décidé de contaminer divers produits comme le chocolat, le sucre, l’alcool, le café, l’aspirine et les cigarettes. Les agents féminins, par exemple, étaient chargés de transporter des microbes, par l’intermédiaire de miroirs de poche glissés dans leurs sacs à mains. Ces armes bactériologiques devaient être utilisées contre des officiers de haut rang dans les territoires Alliés. Les militaires britanniques prenaient cette menace très au sérieux. Aussi, en 1945, alors que les soldats progressaient dans le camp ennemi, il fût interdit de consommer des aliments ou des cigarettes allemandes.

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Bombe camouflée dans un morceau de charbon. / Stylos avec un mécanisme spécial Archives Nationales Britanniques.

Cette mesure de sécurité n’était pas excessive sachant qu’en avril 1945, quatre soldats de l’armée américaine ont été hospitalisés après avoir ingurgité de l’alcool empoisonné qu’ils s’étaient procuré en Allemagne. Par ailleurs, un mois plus tôt, l’arrestation de plusieurs espions allemands dans Nord de la France a permis de confisquer divers objets développés par les scientifiques allemands pour transporter du poison. Plusieurs stratagèmes avaient été mis au point. Le premier consistait à offrir une cigarette spéciale à son interlocuteur, provoquant une terrible migraine. Il s’agissait ensuite de lui proposer un cachet d’aspirine contenant du poison. Un autre scénario prévoyait de contaminer l’ennemi, lors d’un repas au restaurant. Des espionnes, déguisées en serveuses, contaminaient les aliments grâce à une poudre empoisonnée. Cette poudre pouvait également être déposée sur des poignées de portes, des meubles ou des livres. Les agents disposaient également de petite pilules à placer dans un cendrier. La fumée des cigarettes permettait au poison de se diffuser.

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Soldats américains sur la ligne Siegfried ou Westwall (Allemagne) en 1945. Archives Nationales Américaines

Un rapport secret du MI5 précise que tous les individus capturés devaient être soumis à une fouille. Les objets comme les briquets, les aliments, les médicaments et les cigarettes étaient confisqués. Les services secrets mettent également en garde leurs agents contre les boucles de ceintures en forme de croix gammées qui pouvaient contenir de petits pistolets. Lord Rothschild, le directeur des services de contre-espionnage du MI5 avait lui-même fait analyser une tablette de chocolat et une boîte de Nescafé qu’il soupçonnait de contenir des substances mortelles. On sait néanmoins que les forces de l’Axe n’étaient pas les seules à recourir à ce genre de procédés. Ainsi, un document saisi par les Alliés et daté de février 1944 indique que des les résistants polonais ont tenté d’empoisonner des Allemands avec du gaz moutarde contenu dans des boîtes de crème Nivéa. 

En avril 1945, un autre rapport, émanant cette fois du quartier général des forces alliées, note un changement de stratégie du camp ennemi et l’abandon des armes de guerre traditionnelles au profit des actes de sabotage, des assassinats et des tentatives d’empoisonnement. 

Sources: The Telegraph, Daily Mail et Belfast Telegraph
http://historizo.cafeduweb.com/lire/12613-les-cigarettes-chocolat-empoisonnes-espions-nazis.html

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(1)
A Byte Out of History Spies Caught, Spies Lost, Lessons Learned

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It was our first major international spy case: on December 2, 1938—less than a year before World War II broke out in Europe—three Nazi spies were found guilty of espionage in the U.S. And the man who had exposed the ring, Guenther Rumrich, was sentenced to a reduced prison term for his cooperation.
But it was hardly a roaring success for the FBI. Four times as many spies had escaped, including the biggest fishes. We were roundly criticized in the press, and for good reason, as we were simply unprepared at that point in history to investigate such cases of espionage.
The complicated story. It all began that February when the crafty Rumrich—a naturalized U.S. citizen recruited by German intelligence—was arrested by the New York Police Department for the U.S. Army and the State Department, following a tip by British intelligence. The charge: impersonating the Secretary of State in order to get blank U.S. passports.
Rumrich was willing to talk, confessing that he was acting on behalf of Nazi agents and saying he’d provide the name of 10 to 15 spies working for Germany.
But who would lead the investigation? The Department of State, the FBI, and what was then called the War Department debated the issue. Director J. Edgar Hoover didn’t want to take it on, believing that the lack of coordination between agencies had already compromised the case. But the War Department insisted, and the case landed squarely in our lap.
Special Agent Leon Turrou, whose bungling of the German spy case led to far-reaching changes in our counterintelligence operations.

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An experienced criminal agent named Leon Turrou was placed in charge. Turrou debriefed Rumrich and other agent German agents and interviewed Dr. Igantz Greibl, head of the U.S. German intelligence ring. But after each interview, Turrou told the spies that they’d need to testify before a grand jury, and most fled the country to avoid prosecution. Turrou’s background simply didn’t prepare him for the nuances of an espionage case. Worse yet, he leaked information about the case to the New York press and even agreed to write a series of articles for one paper.
In June 1937, Turrou was fired for breaking the FBI oath. But his damage was far from done. When he took the stand at the trial of the few remaining suspects in October 1938, he was accused being an overzealous government agent motivated by profit and fame, of tampering with witnesses, and even of taking a bribe from Dr. Greibl. Despite the convictions, the FBI looked unprofessional and unprepared to protect the nation from espionage.
The aftermath. In response, we immediately began reforming our counterintelligence operations. We trained our agents how to conduct espionage investigations and how to the make the U.S. a more difficult operating environment for foreign agents. Since the Rumrich case was based solely on statements by the spies themselves, we also began developing other tools and techniques to corroborate testimony.

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One who got away and three who didn’t: (left to right), Dr. Ignatz Greibl, who fled; and the three convicted
spies, Otto Hermann Voss (six years), Johanna Hoffman (four years), and Erich Glaser (two years).

That we learned our lessons quickly is clear in the 1941 Duquesne Spy Ring case, where we took extensive surveillance footage of German agents in carefully staged settings. The case devastated Nazi intelligence in this nation before the U.S. even entered the war.
Call it a stepping stone. The Rumrich case, though seriously flawed, ultimately helped the FBI mature into an effective force for protecting national security. Just in time, as a Cold War was looming…

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Articles, évènements, témoignages

 

 

 

 

 

21 mars 2013

La première bataille d’El-Alamein

Classé sous — milguerres @ 19 h 44 min

 

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

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La première bataille d’El-Alamein, ou bataille d’Al Mata, est un épisode de la guerre du désert durant la Seconde Guerre mondiale. Elle se déroule du premier au 27 juillet 1942 entre les forces de l’Axe, (l’Afrika Korps commandé parErwin Rommel et l’armée italienne) et les forces Alliées principalement britanniques commandées par Claude Auchinleck, près d’El-Alamein, à une centaine de kilomètres d’Alexandrie. Cette bataille a pour résultat de stopper la seconde et dernière avancée des forces de l’Axe en Égypte. Cet avantage se verra confirmé trois mois plus tard par la victoire du général Bernard Montgomery lors de la Seconde bataille d’El Alamein.

 

Contexte historique

Le 20 juin, l’Afrika Korps atteint Tobrouk, qui capitule le lendemain. Rommel fait à cette occasion 35 000 prisonniers appartenant aux unités suivantes :
2e division d’infanterie sud-africaine
29e brigade hindoue
201e brigade de la garde
32e brigade blindée

Ainsi que la prise de :
70 chars
2 000 véhicules
2 000 tonnes d’essence (prise d’une valeur incalculable pour l’Afrika Korps constamment en manque de carburant)
5 000 tonnes de vivres (prise elle aussi essentielle dans le désert)
une grande quantité de munitions

L’attaque de Tobrouk a été menée par le général italien Enea Navarrini à la tête des divisions germano-italiennes :
Littorio (fraîchement débarquée en Afrique)
Ariete
Trieste
15e Panzerdivision
Soit un total de 30 000 hommes dont 20 000 Italiens.

L’attaque est lancée à l’aube et dès 9 h 40, le général Klopper, commandant la place, se rend avec sa garnison.

Rommel raconte :
« Vers 5 heures, le 21 juin, j’entrais dans la ville de Tobrouk. Elle offrait un spectacle lugubre. Presque toutes les habitations étaient rasées ou ne formaient plus qu’un monceau de gravats. La plupart des destructions remontaient au siège de l’année précédente. Par la via Balbia, je me dirigeai à l’ouest. Toute la 32e brigade blindée déposa les armes, et 30 chars en état de marche nous furent remis. Des deux côtés de la via Balbia, de nombreux véhicules continuaient à se consumer et, partout, ce n’étaient que des scènes de destruction. À 6 km à l’ouest de Tobrouk, je rencontrais ensuite le général Klopper qui m’annonça la capitulation de la forteresse de Tobrouk. Il n’avait pu enrayer la défaite. »

L’ordre du jour de victoire de Rommel est rédigé quant à lui de la manière suivante :
« Soldats ! La grande bataille de Marmarique a eu pour couronnement votre conquête de la forteresse de Tobrouk. Nous avons fait plus de 45 000 prisonniers et détruit ou capturé 1 000 véhicules blindés et environ 400 canons depuis le début de notre offensive du 26 mai. Au cours de l’âpre lutte des dernières semaines, votre vaillance et votre endurance nous ont alors permis de porter de terribles coups aux forces alliées. Grâce à vous, l’adversaire a perdu le noyau de son armée, qui s’apprêtait à passer à l’offensive, et, surtout, ses forces blindées ont été détruites. Au cours des prochains jours, je vous demanderai le grand effort final. »
Le soir même de la victoire Hitler téléphone à Rommel pour l’informer de sa promotion en tant que généralfeldmarshal de la Wehrmacht. Après ce combat, le général italien Cavallero et le maréchal allemand Kesselring, soutenus par Mussolini, demandent à Hitler le feu vert pour lancer l’opération C3 visant à la prise de Malte. Le corps de débarquement italien, basé en Sicile, attend l’ordre de départ, mais Rommel demande à Hitler d’avoir la priorité et de pouvoir marcher dès maintenant avec des renforts sur Alexandrie. Il semblerait que Rommel n’ait pas perçu l’importance que pouvait avoir Malte vis-à-vis des ravitaillements tant alliés qu’allemands. Rommel pour convaincre Hitler lui promet une marche rapide sur le Canal de Suez ainsi que sa prise. Hitler tranche en faveur de son tout nouveau maréchal et demande à Mussolini de repousser l’opération C3. Mussolini fera mieux en mettant le corps de débarquement à disposition de Rommel, qui a, il est vrai, bien besoin de renfort. Ce renfort c’est la division d’élite Folgore (une unité de parachutistes). Le quartier général italien est pour sa part consterné par cette décision.

Voici la lettre qu’Hitler adressa au Duce pour le convaincre :
« Le destin, Duce, nous offre une occasion unique qui ne se représentera plus dans le cadre de cette guerre. La 8e armée britannique est pour ainsi dire détruite, mais les installations portuaires de l’Égypte sont, elles, presque intactes. Si nous ne poursuivons pas tout de suite sans relâche les restes de la 8e armée, il risque de nous arriver ce qui est arrivé aux Anglais lorsqu’ils s’arrêtèrent en vue des portes de Tripoli pour envoyer des renforts en Grèce, en février 1941. Nous pouvons enfin, sous certaines conditions, arracher l’Égypte à l’Angleterre. Mon conseil est le suivant : ordonnez la poursuite des opérations jusqu’à l’anéantissement total des troupes britanniques. La chance au combat ne sourit qu’une fois aux condottieri : celui qui ne la saisit pas la perd pour toujours. »

Le 25 juin, le général Ritchie est remercié par l’armée britannique. Au Caire, les autorités britanniques commencent déjà à brûler les archives.
Le 29 juin, le 7e régiment de bersaglieri capture 6 000 Britanniques et prend la ville de Marsa-Matruh, qui est située à 150 km de Tobrouk. Mussolini, en apprenant cela, s’envole pour l’Afrique. Le commandement italien, et en particulier Batico, avertit Rommel de ne pas avancer trop vite, le ravitaillement ne pouvant être assuré sur de si longues distances sans être réorganisé, mais Rommel n’en tient pas compte et continue l’offensive. Cela est relativement téméraire étant donné l’état des divisions de l’Afrikakorps.

Les unités italiennes sont alors dans l’état suivant :
Division Ariete : elle ne compte plus qu’une quinzaine de chars, une quinzaine de pièces d’artillerie et 600 bersaglieri ;
Division Trieste : elle ne compte plus que 1 500 hommes et 4 chars ;
Division Littorio : 1 000 bersaglieri et une trentaine de chars ;
Division Brescia : elle ne compte plus que deux bataillons ;
Division Pavia : elle ne compte plus qu’un seul bataillon ;

Le reste des troupes, réuni au sein du groupe de soutien Navarrini, n’est guère en meilleur état.
Les unités allemandes (15e et 21e panzerdivision et 90e motorisée) ne comptent plus qu’une soixantaine de chars.
Déroulement[modifier]

Entre le 26 mai et le 3 juillet 1942 les germano-italiens ont capturé 60 000 britanniques ainsi que détruit ou pris plus de 2 000 blindés.
Churchill, en connaissant l’état des troupes allemandes est littéralement consterné des échecs britanniques :
« Nos forces étaient supérieures à celles de l’Axe. Nous avions plus de 100 000 hommes, eux moins de 90 000. Notre artillerie était plus forte dans une proportion de trois contre un, de même que pour les chars, et nous avions en ligne de nouveaux obusiers. Malgré cela, Tobrouk est tombé au bout d’une petite journée de combat. C’est un désastre. Nous nous sommes ensuite repliés jusqu’à Marsa-Matruh, mettant 190 km de désert entre notre 8e armée et les forces ennemies. À peine cinq jours plus tard, les Germano-italiens arrivaient devant notre nouvelle position, et il nous faut décrocher, pénétrer toujours plus en Égypte, reculer encore. El-Alamein devra être tenu jusqu’à la mort. »

La 8e armée britannique reçoit pour tenir El-Alamein de sérieux renforts, notamment la 9e division australienne, la 2e division néo-zélandaise (retirée du Proche-Orient où elle était en garnison), ainsi que la 51e division métropolitaine et la 8e division blindée qui ont quitté le Royaume-Uni vers la fin mai. En outre la 4e division hindoue vient d’être envoyée de Chypre.

 

Quant aux Germano-Italiens, leur seul renfort est la division Folgore qui n’arrive qu’à la mi-juillet.

 

  • Le général Frattini qui commandait la Folgore raconte dans ses mémoires :

 

« En juillet 1942, la Folgore était prête. En Afrique du Nord, il fallait de toute urgence des renforts ; c’est alors que me parvint l’ordre inattendu de nous transporter immédiatement par voie aérienne sur le front égyptien. La nouvelle fut accueillie dans mes bataillons avec un enthousiasme délirant. Ces parachutistes étaient tous volontaires, tous soldats dans cette armée depuis plus de deux ans. Ils avaient déjà combattu sur plusieurs fronts ; ils étaient fascinés par leurs nouvelles responsabilités, par le fait merveilleux de se distinguer, par le rôle exceptionnel qu’ils étaient appelés à jouer. Il faut ajouter que les épreuves auxquelles ils avaient été soumis avaient été dures, effrayantes.
Ainsi sur 1 000 volontaires arrivés à l’école parachutiste de Tarquina, 500 en général renonçaient au bout de quinze jours et abandonnaient le cours d’entraînement au saut. Ceux qui restaient étaient des hommes exceptionnels, vraiment choisis, des hommes qui ne craignaient aucun risque et qui plus tard au combat, ne furent obsédés que par une seule pensée : se comporter de façon telle que le compagnon d’armes qui est à vos côtés ne puisse jamais penser que vous avez peur. Tous, dans la division qui volait vers l’Afrique, s’imaginaient qu’en Égypte, ils allaient sauter sur les arrières des Anglais. Ils furent très déçus ! À peine débarqués, ils reçurent l’ordre de déposer les parachutes, et furent enrôlés dans les unités normales d’infanterie, retranchées dans le sable, derrière des champs de mines. La déception fut grande, mais elle fut vite surmontée. »

 

  • Le général Frattini dans un autre écrit :

 

« Les soldats britanniques étaient sûrement des combattants courageux, bien entraînés. Mais nos parachutistes avaient acquis dans les combats quotidiens la certitude de leur propre supériorité guerrière, ils savaient que leur combativité, leur audace, leur intelligence stratégique avaient fait naître chez l’adversaire un sentiment de crainte et de prudence. Supériorité psychologique, morale donc, poussée jusqu’à la conviction que, dans cet affrontement des qualités humaines, même le blindage des chars — instrument guidés par les hommes — ne comptait pas beaucoup. Tous portaient leur patrie et son drapeau dans leur cœur, tous étaient parfaitement préparés au combat et à la mort. Chacun était fébrile dans l’épreuve et les cœurs battaient à l’unisson. Tous étaient de la même trempe, sûrs de la solidarité absolue de leurs camarades, animés par la même volonté obstinée de résister à l’adversaire, quel qu’en fût le prix. Ils étaient constamment sur le qui-vive, rapides à répondre à l’attaque brutale, toujours prêts à la contre-attaque, s’approchant de l’ennemi le plus possible, lançant des grenades à main. »

 

Ces 6 000 hommes de la Folgore sont placés au sud de la position germano-italienne. La Folgore a la charge d’une ligne de front d’environ 15 km alors qu’elle ne possède que 80 canons et qu’elle a en face d’elle trois divisions d’infanterie et une division blindée ce qui représente environ 60 000 soldats britanniques et surtout 400 canons, 400 chars et 150 automitrailleuses. La Folgore se sert du dispositif de défense que les Britanniques avaient établi autour de la position avant que celle-ci ne soit prise par les forces de l’Axe. Au nord du dispositif, les alliés sûrs de leur supériorité numérique et technologique suite aux différents renforts arrivés avec du matériel moderne se lancent à l’attaque, le 10 juillet, de la position tenue par la division Sabratha, celle-ci perd 1 500 hommes dans cette seule journée mais l’intervention de la 15e Panzerdivision et de la division Littorio rétablit l’équilibre des forces et permet de repousser l’attaque. Rommel, qui lui aussi a reçu des renforts en matériel entretemps, tente aussi une offensive, le 13 juillet, mais se heurte à une défense solide et doit renoncer. Malgré tout, la résistance de l’Axe qui se bat à un contre trois contre les hommes du général Auchinleck est un cuisant échec pour celui-ci.

 

Le général Auchinleck se rend finalement compte que le point faible du dispositif de l’axe est le secteur italien au nord. Il va concentrer ses efforts sur ce secteur et mettre les Italiens en déroute le 17 juillet. Rommel réussit à colmater le front avec ses réserves.

 

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Théâtre des opérations, juillet 1942

Conséquences

  • Fin juillet, le professeur Horster est préoccupé par la santé du maréchal Rommel :
« Le maréchal Rommel souffre d’un catarrhe de l’estomac et des intestins, de diphtérie nasale et de troubles circulatoires. Il n’est pas en état d’exercer son commandement au cours de la prochaine offensive. »

Ce constat de son médecin personnel, ne convaincra pas Rommel qui, le 30 août, lance une attaque d’envergure mais tous les assauts sont repoussés, Rommel ne parvient pas à avancer sur El-Alamein. Les Italiens du groupement Ruspoli (appartenant à la division Folgore) ont repris à leur compte la méthode des Français de Bir-Hakeim, ils creusent des trous individuels qui rendent les bombardements peu efficaces puisqu’un tir au but ne tue qu’un ou deux hommes. Le 31 août, le 19e régiment d’infanterie italien (appartenant à la division Brescia) est envoyé en renfort au groupement Ruspoli. Les combats se déroulent sous un soleil de plomb, la température atteint régulièrement les 55° C. Dans la soirée, c’est au tour de la 3e brigade néo-zélandaise de tenter un nouvel assaut des positions italiennes, mais celles-ci défendues avec ténacité brisent l’attaque. Les Italiens – à court d’obus et les autres munitions étant épuisées – attaquaient les chars en sortant de leurs trous, puis lançant leurs grenades à main avant de retourner dans leurs trous. Cette attaque coûte environ une quarantaine de chars aux Britanniques.

Le 5 août, une patrouille de la division Folgore, sous les ordres du lieutenant Stasi, réussit à capturer deux blindés britanniques ainsi qu’une vingtaine de soldats. Le 30 août, le colonel Ruspoli, à la tête de son groupement, réussit à s’emparer de la côte 78 dans la dépression Kattara, il y fera une trentaine de prisonniers.

  • Un officier allemand lui suggérant de les achever plutôt que de les soigner Ruspoli lui répond :
« Monsieur ! Vous déshonorez l’uniforme. Sachez que ces hommes sont prisonniers de l’Armée italienne. À ce titre, ils recevront tous les soins nécessaires. Vous pouvez disposer ! »
  • Le général Frattini décrit les conditions de vie de la division :
« En tant qu’unité parachutiste, la Folgore n’avait pas de véhicules. Comme nous étions massés dans la zone la plus éloignée des bases de ravitaillement, qui se trouvaient toutes sur la côte, nous étions ravitaillés par les autres divisions. Celles-ci faisaient de leur mieux pour nous aider. Mais, souvent, elles ne pouvaient nous apporter plus d’un demi-litre d’eau par personne, pour toute la journée. Eau rare et saumâtre, nourriture en conserve, soleil brûlant, vie dans les trous creusés dans le sable, intermèdes de bombardement le jour et la nuit, patrouilles nocturnes : voilà quelle était notre vie dans les tranchées du désert égyptien. Trois mois de cette vie avaient infligé à nos hommes de dures souffrances, avaient diminué leur résistance physique, mais n’avaient absolument pas entamé leur moral. Et, lorsque l’attaque ennemie se déchaîna contre les hommes de la Folgore, ils résistèrent. L’ennemi arrivait pourtant avec des troupes neuves, bien supérieures aux nôtres en nombre et en moyens. »

Journal des débats politiques et littéraires 
1942/07/09 (Numéro 764).
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Journal des débats politiques et littéraires 
1942/07/18(Numéro 771)-1942/07/19.

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Journal des débats politiques et littéraires 
1942/07/23 (Numéro 775). 

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Journal des débats politiques et littéraires 
1942/07/24 (Numéro 776)

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Journal des débats politiques et littéraires 
1942/07/28 (Numéro 779).

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Journal des débats politiques et littéraires 
1942/07/31 (Numéro 782).

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

2 février 2013

La Campagne d’Afrique de l’Est

Classé sous — milguerres @ 17 h 27 min

 

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

La Campagne d’Afrique de l’Est

 

 La Campagne d'Afrique de l'Est camp_a10

 

La Campagne d’Afrique de l’Est est une série de batailles de la Seconde Guerre mondiale se déroulant de juin 1940 à novembre 1941, principalement au Soudan, en Érythrée, en Éthiopie, en Somalie et au Kenya.
Elle oppose l’Empire italien aux troupes alliées issues principalement du Commonwealth, notamment d’Inde, d’Afrique du Sud, de Rhodésie, du Nigéria et du Ghana ; renforcées par les résistants éthiopiens, des soldats des Forces françaises libres et des Forces belges libres.
Elle s’achève par la défaite des troupes italiennes et leur évacuation de la zone.

FORCES EN PRESENCE
Forces italiennes
Armée de terre italienne

Amédée II, duc d’Aoste, gouverneur général de l’Afrique orientale italienne et vice-roi d’Éthiopie, dispose de 250 000 à 280 000 hommes.
• L’infanterie régulière compte 10 000 Italiens et 110 000 Africains.
• La cavalerie comprend environ 50 000 cavaliers, dont seulement quelques milliers d’Italiens.
• L’artillerie compte 400 pièces d’artillerie et des blindés légers ou chenillettes.
À ces forces régulières, s’ajoutent des milices et des troupes de recrutement local, sans formation :
• 50 000 soldats irréguliers, appelés «Bandas», dont seuls les officiers sont italiens.
• 20 000 Chemises noires1.
• 8 légions de travailleurs de 4 000 hommes chacune.
L’ensemble des forces terrestres italiennes sont équipées d’environ
• 3 300 mitrailleuses,
• 24 tanks M11/39,
• un grand nombre de chenillettes L3/35,
• 126 véhicules blindés et
• 813 pièces d’artillerie.
Le fusil le plus commun est le Carcano M91.
Environ 70 % des troupes italiennes sont composées d’Africains, en particulier d’askaris originaires d’Afrique de l’Est. Les Érythréens des bataillons du Corps royal des troupes coloniales font partie des meilleures unités italiennes d’Afrique orientale. Mais la plupart des autres soldats, mal formés et mal équipés, ont été recrutés uniquement pour le maintien de l’ordre dans les colonies.
Les Éthiopiens, recrutés pendant la brève occupation italienne, désertent en nombre dès le début des combats.
Ces forces sont réparties en quatre secteurs :
• Secteur Nord : Érythrée sous les ordres du général Luigi Frusci
o 13 brigades et 5 bataillons d’infanterie coloniale,
o 8 bataillons de Chemises noires,
o 1 bataillon d’infanterie italienne,
o 2 escadrons et 2 compagnies de «Bandas», cavalerie coloniale irrégulière,
o 2 unités de garnison,
o 3 batteries d’artillerie.
• Secteur Est : Abyssinie et Somalie italienne, le long des frontières avec la Côte française des Somalis et la Somalie britannique, sous les ordres du général Guglielmo Nasi
o 2 divisions d’infanterie,
 40e Division d’infanterie «Chasseurs d’Afrique»,
 65e Division d’infanterie «Grenadiers de Savoie»,
o 1 compagnie d’infanterie motorisée,
o 8 brigades et 4 bataillons d’infanterie coloniale,
o 7 escadrons de cavalerie coloniale régulière,
o 14 escadrons et 4 compagnies de «Bandas»,
o 1 compagnie motorisée de reconnaissance équipée principalement de Fiat 611,
o 2 compagnies blindées L3/35,
o 2 compagnies blindées M11/39,
o 7 batteries d’artillerie.
• Secteur Sud : Abyssinie, secteur de Jimma, sous les ordres du général Pietro Gazzera
o 8 brigades et un bataillon d’infanterie coloniale,
o 4 escadrons et 4 compagnies de «Bandas»,
o 1 compagnie de cavalerie coloniale régulière,
o 1 compagnie de cavalerie italienne.
• Secteur du Jubaland en Somalie italienne, frontière avec le Kenya, sous les ordres du général Carlo De Simone
o 3 brigades et 7 bataillons d’infanterie coloniale,
o 2 bataillons de «Bandas».

Les Italiens et leurs troupes rencontrent deux problèmes majeurs : leur isolement géographique qui rend difficile l’envoi de renforts et d’approvisionnement, ce qui les amène à manquer de munitions et les maladies endémiques de la région, en particulier la malaria.On[Qui ?] estime que près du quart des hommes défendant Amba Alagi durant le siège d’avril 1941 ont souffert de la malaria, y compris le commandant Amédée II, qui décède de la tuberculose le 3 mars 1942 alors qu’il est détenu par les Britanniques.
Armée de l’air italienne
En juin 1940, l’armée de l’air italienne en Afrique orientale dispose de 200 à 300 avions de combat :
• des bombardiers Savoia-Marchetti SM.79,
• des Savoia-Marchetti SM.81,
• des chasseurs Fiat CR.42 Falco.
Les pilotes jouissent d’un bon niveau d’entraînement, mais ils manqueront cruellement de ravitaillement en fioul, munitions et pièces de rechange.

Flotte italienne
La Regia Marina maintient une présence en mer Rouge, principalement basée dans le port de Massawa en Érythrée, mais aussi à Mogadiscio et à Assab.
La flotte de la mer Rouge comprenait :
• sept destroyers organisés en deux escadres,
• cinq torpilleurs MTB et
• huit sous-marins organisés en deux escadres.
La flotte italienne menace les convois alliés ralliant la mer Rouge depuis le golfe d’Aden. Mais leurs opportunités d’attaque en mer Rouge s’envoleront au fur à mesure de la diminution des stocks de carburant à Massawa.

Forces Britannique et du Commonwealth
Armées de terre de Grande-Bretagne et du Commonwealth

Initialement, les troupes de Grande-Bretagne et du Commonwealth en Afrique de l’Est sont composées de 30 000 hommes sous le commandement :
• du Major-général William Platt au Soudan,
• du Major-général Douglas P. Dickinson puis de Alan Cunningham en Afrique orientale britannique et
• du Lieutenant-Colonel Arthur Reginald Chater en Somalie britannique.
En fort sous-nombre face aux Italiens, ils sont légèrement mieux équipés et disposent de voies d’accès pour recevoir des renforts et du ravitaillement.

Soudan
Le 10 juin 1940, avant l’arrivée de la 4e division d’infanterie indienne et de la 5e division d’infanterie indienne, William Platt n’a que trois bataillons d’infanterie et les Sudan Defence Force (Forces de défense du Soudan) pour tout le territoire soudanais.

Kenya
Au Kenya, les King’s African Rifles sont composés de deux brigades, une pour la défense de la côte et la seconde pour l’intérieur, auxquelles vinrent s’ajouter deux nouvelles en juillet. Des renforts arrivèrent d’Afrique du Sud à Mombassa et à la fin de l’année 1940, 27 000 sud-africains servaient en Afrique de l’Est.
Deux brigades arriveront également depuis la Côte-de-l’Or et le Nigeria.

Somalie
Au Somaliland britannique, le Somaliland Camel Corps compte 1 465 hommes pour défendre la compagnie, dont un bataillon du régiment de Rhodésie du Nord.
Dès la fin 1940, la France libre met un escadron de spahis à la disposition des Britanniques, puis au début 1941, la brigade française libre d’Orient.

Armées de l’air britannique et du Commonwealth
Les Britanniques et autres membres du Commonwealth n’ont qu’une centaine d’avions en Afrique orientale, dispersés entre le Soudan et le Kenya. Leur équipement de base est moins performant que celui des Italiens, mais ils sont mieux approvisionnés.
Flotte britannique
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’océan Indien est considéré comme un lac britannique, entouré de possessions de la Couronne. Une bonne partie des ressources de la Grande-Bretagne doivent le traverser :
• pétrole du golfe Persique,
• caoutchouc de Malaisie,
• thé indien,
• vivres d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

En temps de guerre, la Grande-Bretagne sait pouvoir compter sur la loyauté et la force défensive australienne et néo-zélandaise.
En dépit de cela, la Royal Navy a tendance à y reléguer ses vieilles unités, considérant ses bases en Chine et en Extrême-Orient comme des sources de renforts pour d’autres champs de bataille.
Même en cas de grave danger, la Flotte orientale n’est dotée que de vieilles unités jugées trop lentes ou trop vulnérables pour servir dans l’Atlantique ou en Méditerranée.

Forces belges du Congo
Les forces belges d’Afrique sont commandées par le général-major Gilliaert. Elles comptent 15 000 hommes et 20 000 porteurs (voir plus bas le récit de la campagne).

Résistants éthiopiens
Les résistants éthiopiens, surnommés les Patriotes, seront un élément central de la reconquête de l’Éthiopie. Wavell y place beaucoup d’espoir, tandis que Platt doute que Sélassié dispose du soutien du peuple.
Le major Orde Charles Wingate, qui avait passé cinq ans au sein de la Force de défense du Soudan, présentera son plan d’action en Éthiopie à Wavell en décembre 1940. Ce plan comprend la formation d’une petite force régulière sous son commandement, devant servir de fer de lance en vue d’opérations militaires à Godjam.

 

File:EritreaCampaign1941 map-fr.svg

Baptisée Force Gédéon d’après le personnage biblique éponyme, elle est composée du bataillon frontalier de la Force de défense du Soudan et du 2e bataillon éthiopien, équipés de mortiers de 3 pouces et de 15 000 chameaux.
Bien que formellement investi du commandement le 6 février 1941, Wingate en a déjà pris la tête pour marcher vers Godjam dès janvier. Il ne rencontre pas beaucoup d’obstacles en route, les Italiens ne contrôlant guère l’Éthiopie que sur le papier.
Les forces patriotes investirent rapidement les provinces de Godjam, Choa, Gimma, Galla-Sidama et Harage
.
Premiers mouvements
À partir de juin 1940, les Italiens testent la détermination des forces britanniques et du Commonwealth, le long des frontières du Soudan et du Kenya ainsi que dans la mer Rouge.
Le 13 juin 1940, 3 bombardiers italiens Caproni bombardent la base aérienne rhodésienne de Wajir, au Kenya tuant 4 soldats et en blessant 11, détruisant 2 avions Hawker Hart et incendiant une réserve importante de carburant. Les 14 et 15 juin, les Italiens visitent régulièrement la base aérienne de Wajir.

Le 17 juin 1940, les Rhodésiens ripostent et mènent un raid avec le King’s African Rifles (KAR), sur El Wak un avant-poste italien situé dans le désert à la frontière du Kenya et de la Somalie italienne, à 150 km environ au nord-est de Wajir. Les Rhodésiens bombardent et incendient les huttes de boue et de chaume et harcèlent les troupes ennemies. Puis les troupes se dirigent vers Moyale à la frontière du Kenya et de l’Éthiopie ou se concentrent les efforts italiens. En liaison avec la South African Air Force, les Rhodésiens entreprennent une reconnaissance et des bombardements dans cette région contestée.
Les victoires belges
Depuis que l’Italie a déclaré la guerre à la Belgique en application des traités avec l’Allemagne nazie, les troupes belges du Congo, sous le commandement du général-major Gilliaert, sont en position de combattre, au côté des Anglais et des Français, contre les forces italiennes.

Dans la nuit du 5 au 6 février 1941, une colonne de 15 000 hommes des troupes du Congo belge accompagnée par 20 000 porteurs indigènes franchit un pont sur la Dungu sous les ordres du colonel Edmond Van der Mersch et entame son offensive contre les Italiens 2
La stratégie globale a été arrêtée par le général-major Gilliaert en accord avec l’état-major des forces anglo-françaises qui combattent au nord de l’Abyssinie. Pour ceux-ci et pour les forces venues du Congo belge, il s’agit de prendre l’armée italienne en tenaille. Un autre but est simultanément assigné aux troupes de Van der Mersch : protéger la voie du Cap au Caire, colonne vertébrale de l’Empire britannique en Afrique.

L’offensive belge oblige les Italiens à diviser leurs troupes en envoyant des forces pour contenir l’attaque lancée depuis le Congo Belge. Grâce à leur vitesse d’exécution les Belges reportent le 12 mars la victoire d’Asosa. Le coup de main surprend tellement les Italiens qu’ils se retirent du territoire des Beni-Shanguls, ce qui permet la jonction belge avec une colonne britannique venant d’Afodu.
Ensuite, sur les rives de la rivière Baro, l’offensive doit affronter un glacis fortifié défendant Gambela. Des avions italiens venus de Saïo exécutent un bombardement, mais sans effet, et les combats contre les forces coloniales du Duce se soldent par une victoire ponctuée par une charge à la baïonnette des soldats congolais commandés par un officier — un nommé De Coster — qui se souvenait des grandes charges de 1914-1918. À la faveur de la nuit, les Italiens se retirent de Gambela.
Des combats auront lieu sur les bords de la rivière Bortaï, les 14 et 15 avril. Les forces de l’Axe ont une supériorité écrasante et attaquent de deux côtés, tentant un encerclement. Les mitrailleuses commandées par un sous-officier congolais, le futur général Bobozo, vont repousser cette attaque et forcer la retraite italienne.

Finalement, c’est la bataille de Saïo. Dès le 2 juillet, l’état-major belge lance une attaque qu’il veut décisive car il a enfin reçu une artillerie composée de canons Saint-Chamond. De plus, la force aérienne sud-africaine, qui comprend une escadrille belge- dispose de la supériorité aérienne contre l’aviation italienne. Avec l’artillerie belge, elle bombarde la ville de Saïo. Les troupes italiennes se débandent et la bataille se termine par la reddition à Asosa de 15 000 hommes avec toutes sortes de matériel.

La fin de cette campagne est marquée par une scène qui stupéfie les Belges : ils constatent que, parmi leurs ennemis, il est un général italien d’origine belge nommé Van den Heuvel qui, accompagné de gradés italiens qui n’ont pu brûler leurs drapeaux, les ont lacérés pour en accrocher les morceaux à leurs uniformes, espérant que les lois de la guerre empêcheront les Belges de porter la main sur eux pour s’en emparer.
Pour les troupes alliées, la campagne d’Abyssinie avait un air de revanche des défaites de 1940. Elles rallient ensuite le Soudan, l’Égypte et, plus tard, la Birmanie, après avoir convoyé 15 000 prisonniers dont 9 généraux italiens, 370 officiers de grades supérieurs, 2 575 gradés et soldats italiens, 3 500 militaires érythréens et Gallas plus des milliers de porteurs. À quoi s’ajoutait un énorme butin en matériel comprenant des autos blindées, une imposante artillerie et 20 tonnes d’équipements médicaux et radios3.

Notes, sources et références
• (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « East African Campaign (World War II) » (voir la liste des auteurs)
1. ↑ Milizia volontaria per la sicurezza nazionale (MVSN), en français Milice volontaire pour la sécurité nationale
2. ↑ Philippe Brousmiche, Bortaï : Campagne d’Abyssinie – 1941, Paris, L’Harmattan, 2011, 302 p. (ISBN 978-2-29613-069-2).
Il s’agit d’une nouvelle édition.
3. ↑ Archives du Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire de Bruxelles
source wikipedia

 

 

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

31 janvier 2013

Les Italiens entrent dans le conflit

Classé sous — milguerres @ 23 h 19 min

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Les Italiens entrent dans le conflit

La Bataille des Alpes

Les Italiens entrent dans le conflit  89232110

Le Journal Du 11 Juin 1940 : L’ Italie Déclare La Guerre

Le terme de bataille des Alpes désigne l’affrontement entre la France et l’Italie en juin 1940 dans le cadre de la bataille de France lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle oppose l’armée des Alpes, commandée par le général René Olry, au groupe d’armées Ouest italien, dirigé par le prince Umberto di Savoia, sur la crête des Alpes ; l’armée des Alpes doit ensuite également affronter le XVIe Panzerkorps allemand du général Erich Hoepner qui arrive du Nord et prend l’offensive dans la vallée du Rhône.

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Le 10 juin 1940 quand l’Italie déclare la guerre, l’armée des Alpes du général Olry, ne dispose que d’environ 185 000 hommes1 répartis en trois divisions d’infanterie de réserve de type B, trois secteurs fortifiés (de la Savoie, du Dauphiné et des Alpes-Maritimes) et un secteur défensif (du Rhône) de la ligne Maginot, le tout appuyé par une forte artillerie de montagne (65 groupes). Parmi ces forces, il y a 84 sections d’éclaireurs-skieurs qui sont des troupes d’élites.
Les forts alpins sont essentiellement des modèles de type Séré de Rivières, construits à partir de 1880. Dès 1928, ils sont renforcés par de nouvelles constructions, essentiellement réparties dans les Alpes du Sud. L’on trouve également des ouvrages de la ligne Maginot alpine.

Cette armée a été victime de plusieurs ponctions importantes, d’abord à cause de la campagne de Scandinavie, puis de la défaite sur le front du Nord-Est. À la déclaration de guerre, elle fait sauter les routes, tunnels susceptibles d’être utilisés par le groupe d’armées Ouest du prince Umberto di Savoia. Les forces italiennes regroupent 22 divisions et plus de 300 000 hommes. Ce sont des forces peu entraînées, mal équipées et peu motivées.

Malgré tout ces forces lancent quelques attaques entre le 11 et le 19 juin. Elles sont repoussées. Des attaques aériennes italiennes sur Toulon et les aérodromes du secteur sont repoussées et l’aviation française attaque les terrains de Gênes et de Turin.
Le 21 juin, les Italiens sur ordre de Mussolini, lancent une violente attaque générale. À Menton le XVe corps italien est repoussé par les forces du secteur fortifié des Alpes-Maritimes (moins d’une division). Dans l’après-midi, quatre mortiers français de 280 mm ouvrent le feu du fort de l’Infernet sur le fort du mont Chaberton qui menace Briançon 17 km plus bas avec ses huit canons de gros calibre. Six des huit tourelles sont détruites. Une victoire acquise, suite à un remarquable succès technique de l’artillerie de montagne française commandée par le lieutenant Miguet.

Le 23, les Italiens s’empareront d’une petite partie de Menton. Partout ailleurs, les forces françaises résistent, bien qu’étant en infériorité numérique. Partout comme à la bataille de Pont Saint-Louis, les forces françaises se battent furieusement.
De plus, depuis le 15 juin, le général Olry a dû prélever des forces, notamment de l’artillerie pour préparer un second front, devant la menace allemande. En effet, le 15, les Allemands sont à Dijon. Il crée le groupement du général Cartier, avec des unités de bric et de broc, une division coloniale qui servait de réserve d’armée, des marins, quelques chars, de l’infanterie qui se sont repliées depuis le Nord-Est. Ce groupement est équipé avec du matériel de récupération. Les 30 000 hommes qui le composent vont être chargés de tenir sur trois lignes de défense successives : le Rhône, l’Isère, la Durance.

Lyon étant déclaré ville ouverte, le groupement Cartier doit se replier après de durs combats dans le département de L’Isère à Chasselay. Dans la soirée du 20, Olry fait sauter les ponts. Malheureusement, au nord des Alpes, la région de Seyssel et Culoz est maintenant sous le contrôle du 2e groupe d’armées, en pleine débâcle, et les mêmes consignes ne sont pas appliquées. Malgré la résistance de quelques éléments, comme le vieux Fort l’Écluse, le groupement A du XVIe Panzerkorps du général Erich Hoepner composé pour l’essentiel d’éléments de la XIIIe division motorisée, parti de Bourg-en-Bresse, occupe Aix-les-Bains le 23 juin. Le groupement B (IIIe panzer) est stoppé à Voreppe, à une douzaine de kilomètres de Grenoble durant deux jours par l’artillerie française du général Georges Cartier, qui lui inflige de très lourdes pertes les 23 et 24 juin. Le feu nourri de deux batteries de 75 et huit pièces de 47 de marine installées sur les deux rives de l’Isère bloque les blindés allemands2. Une colonne motorisée allemande tente une manœuvre de débordement par le nord en enlevant le col de la Placette, mais reste bloquée dans sa progression vers Voreppe. La bataille des Alpes prend fin avec l’armistice du 24 juin 1940 signé entre la France et l’Italie. L’armistice en vigueur à partir du 25 juin à l’aube apporte une conclusion à cette bataille de Voreppe, qui a le mérite dans un ultime sursaut de permettre à la ville de Grenoble d’échapper à l’invasion.
Pertes italiennes : environ 6 000 hommes, environ 250 pour l’armée des Alpes, inconnues pour le groupement Cartier

Notes, sources et références sur wikipedia
1. ↑ Source : ministère de la Défense
2. ↑ Vital Chomel, Histoire de Grenoble, Éditions Privat, page 387.
• (fr) Giorgio Rochat, (trad. Anne Pilloud), « La campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes occidentales », Revue historique des armées, no 250, 2008, p. 77-84, sur le site du Service historique de la Défense, rha.revues.org. Mis en ligne le 6 juin 2008, consulté le 24 octobre 2008.
• (fr) « Une bataille oubliée – Les Alpes 10 – 25 juin 1940 », Collection « Mémoire et Citoyenneté », no 6, ministère de la Défense, direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives, [lire en ligne sur le site du defense.gouv.fr] [PDF]
• (fr) Bernard et Raymond Cima, Michel Truttmann, Juin 1940 – La glorieuse défense du Pont Saint-Louis, éd. Cima, 1995 (ISBN 2-9508505-2-9 et 9782950850522) [lire en ligne sur le site maginot.org] [PDF]
• (fr) [PDF] « Les combats de l’Armée des Alpes en Savoie – Juin 40 ». Sur le site cheminsdememoire.gouv.fr, consulté le 20 novembre 2008.
• David Zambon, « L’heure des décisions irrévocables : 10 juin 1940, l’Italie entre en guerre », in Histoire(s) de la Dernière Guerre, n° 5, mai 2010.


1940, l’Italie fasciste entre dans la Seconde Guerre mondiale
par Philippe Foro

En déclarant la guerre à la France et à la Grande-Bretagne, le 10 juin 1940, « l’heure des décisions irrévocables a sonné » selon la formule de Mussolini lui-même. Le Duce pense pouvoir obtenir d’importants succès à moindres frais. Il compte mener une guerre parallèle à celle de l’Allemagne afin d’atteindre les objectifs stratégiques qui feraient de l’Italie la grande puissance du bassin méditerranéen. Pour quelles raisons l’Italie fasciste est-elle passée de la proclamation de la non-belligérance à quelques jours du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le 26 août 1939, à cause d’une préparation militaire jugée insuffisante pour un conflit survenu beaucoup trop tôt, à l’entrée de plain-pied dans celle-ci neuf mois plus tard ?
La non-belligérance italienne a des effets assez immédiats. Dès le 16 septembre, l’ambassadeur français François-Poncet propose à Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères, l’ouverture de négociations afin de résoudre les litiges franco-italiens. Si cette ouverture diplomatique ne se concrétise pas, elle montre que l’Italie est l’objet d’attentions particulières. Sur le plan économique, la non-belligérance apporte également des avantages. Des accords commerciaux franco-italiens sont conclus en septembre 1939 et mars 1940, l’Italie vendant pour 2,5 milliards de francs d’avions, de navires, de camions et de munitions. La Grande-Bretagne n’est pas en reste avec un accord commercial signé en janvier 1940. L’homme fort de cette période semble être Ciano. Le ministre des Affaires étrangères dispose d’une influence accrue par les événements de l’été. Son influence apparaît au moment des changements, le 30 octobre, au sein de la direction du PNF et du gouvernement. Le pro-allemand Starace est remplacé à la direction du Parti par le jeune Ettore Muti. Des proches de Ciano entrent au gouvernement tels Alessandro Pavolini au ministère de la Culture populaire et Renato Ricci promu ministre des Corporations. Alors que le 7 décembre, le Grand Conseil approuve la politique de non-belligérance, Ciano prononce, le 16, un discours devant la Chambres des Faisceaux et des Corporations au cours duquel, tout en réaffirmant l’alliance avec l’Allemagne, il dresse une liste de griefs. Il souligne que celle-ci avait donné son accord, en mai, pour une période de quatre à cinq ans de paix, alors que Ribbentrop, lors de leur rencontre de Salzbourg, avait repoussé toute possibilité de compromis diplomatique au profit de la guerre. De plus, il note que le pacte germano-soviétique n’a pas eu l’agrément de l’Italie.

« Il y a 72 ans le 10 Juin 1940 »
(Matteo Arrotta)

Convaincu que, pour s’asseoir à la table des vainqueurs il suffisait quelque centaines de morts, Mussolini tirait le fameux coup de poignard au dos de la France, déjà battu sur le champ, dans moins de 15 jours, par l’Armée allemande.
Contre une France agonisante et un Royaume Unis impuissant l’Italie fasciste était certaine de ne pas rencontrer aucune résistance. En réalité, grâce à un climat presque hivernal, à un territoire qui mieux se prestait à la défense que à l’offense et à un extraordinaire système de fortification sur toute la frontière (auquel est dédié notre projet « La route des canons » ) les projets italiens vont bientôt échouer.
Aussi les civils furent touché à partir dès premiers jours de la guerre: les premiers bombardements anglais sur l’Italie causèrent les premiers victimes à Turin et à Gènes et le bombardement italien sur Marseille a provoqué plus de 100 morts et autant blessés.
A la fin de la brève campagne (qui sur le terrain est durée seulement trois jours, du 21 au 24 Juin) les Italiens eurent 631 morts, 616 disparus et 2.631 blessés, les français, de leur coté, eurent 37 morts et 41 blessés.
Le souvenir de ce dramatique épisode doit nous faire comprendre l’importance d’une Europe unie et, donc, des Eurorégions, qui, encore plus des intérêts économiques, nous ont permis, et ils nous permettront dans le futur, de préserver le bien le plus important, la Paix.
(Matteo Arrotta)

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo


Documentaire fiction sur les débuts de la seconde guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes. Réalisation Frédéric DAUDIER et Thierry MARIA. Diffusée sur France 3 Méditerranée

sources :
-image : Le Journal Du 11 Juin 1940 : L’ Italie Déclare La Guerre : http://www.priceminister.com/offer/buy/139532801/fac-simile-le-lournal-du-11-juin-1940-l-italie-declare-la-guerre.html
-Wikipedia
-1940, l’Italie fasciste entre dans la Seconde Guerre mondiale http://www.radici-press.net/storia-49-50/1940-l-italie-fasciste-entre-dans-la-seconde-guerre-mondiale
-Il y a 72 ans le 10 Juin 1940 : http://medalp.eu/fr/?p=2377
-youtube

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

15 janvier 2013

Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Classé sous — milguerres @ 23 h 16 min

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Chronologie de la Seconde Guerre mondiale 

1933 /1945

 

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif1933

  • Début des lois anti-juifs en Allemagne avec le boycott des magasins juifs.
  • 30 janvier Hitler est nommé chancelier du 3 ème Reich par le président Hindenburg.
  • 28 février Incendie du Reichstag. Hitler accuse les communistes et fait interdire le parti communiste allemand (KPD).
  • 23 mars Hitler se fait accorder les pleins pouvoirs par le parlement.

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  • 30 juin Nuit des longs coûteaux où les S.A. (Section d’Assaut La Sturmabteilung) sont asssassinés par les S.S. (Sections Spéciales).
  • 2 août Suite au décès du président Hindenburg, Hitler se proclame Reichsführer, chef suprême de l’Allemagne.

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  • Les lois de Nuremberg ôtent la citoyenneté allemande aux juifs et leur interdisant tout contact sexuel avec les allemands de race pure, dite Aryenne.

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  • 7 mars  Remilitarisation de la Rhénanie.
  • Novembre L’axe Rome-Berlin unissant l’Allemagne et l’Italie est proclamé.

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  • Avril Bombardement de Guernica (Espagne) par l’armée Franco aidée de la flotte aérienne allemande (Luftwaffe). Ce bombardement est un vol d’essai pour l’armée aérienne neuve de l’Allemagne nazie.

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12 décembre 2012

The Battle of the Nek

Classé sous — milguerres @ 22 h 05 min

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The Battle of the Nek

source Wikipedia (traduction en français en cours)

source images wikipedia, http://commons.wikimedia.org et  http://www.awm.gov.au/exhibitions/gmaps/trench/nek/objectives.asp

The Battle of the Nek was a small World War I battle fought as part of the Gallipoli campaign. « The Nek » was a narrow stretch of ridge in the Anzac battlefield on the Gallipoli peninsula. The name derives from the Afrikaans word for a « mountain pass » but the terrain itself was a perfect bottleneck and easy to defend, as had been proven during an Ottoman attack in May. It connected the Anzac trenches on the ridge known as « Russell’s Top » to the knoll called « Baby 700″ on which the Ottoman defenders were entrenched.

On 7 August 1915 two regiments of the Australian 3rd Light Horse Brigade mounted a tragic and futile attack on the Ottoman trenches on Baby 700. The battle became known as « Godley’s abattoir ».

Prelude

For the three months since the 25 April landings, the Anzac beachhead had been a stalemate. In August an offensive (which later became known as the Battle of Sari Bair) was intended to break the deadlock by capturing the high ground of the Sari Bair range, and linking the Anzac front with a new landing to the north at Suvla. In addition to the main advance north out of the Anzac perimeter, a number of supporting attacks were planned from the existing trench positions.

The attack at the Nek was meant to coincide with an attack by New Zealand troops from Chunuk Bair, which was to be captured during the night. The light horsemen were to attack across the Nek to Baby 700 while the New Zealanders descended from the rear onto Battleship Hill, the next knoll above Baby 700.

The 3rd Light Horse Brigade, which was fast commanded by Colonel F.G. Hughes, comprised the 8th, 9th and 10th Light Horse Regiments. Like the other Australian Light Horse and the New Zealand Mounted Rifles regiments, they had been dispatched to Gallipoli in May as infantry reinforcements, leaving their horses in Egypt.

Battle

The attack was scheduled to commence at 4:30 a.m.[3] [4] on 7 August. It was to be preceded by a naval bombardment. The 8th and 10th Light Horse regiments were to advance on a front 80 metres (87.5 yards) wide in a total of four waves of 150 men each, two waves per regiment. Each wave would advance two minutes apart. The distance they would have to travel to reach the Ottoman line was a mere 27 metres (29.5 yards). Coloured marker flags were carried, to be shown from the captured trenches to indicate success.

On the morning of 7 August, it was clear that the prerequisites for the attack had not been met. The plan drafted by Colonel Andrew Skeen required a simultaneous attack from the rear of Baby 700, thereby creating a hammer and anvil effect on the Ottoman trenches caught in between this pincer movement. Because the New Zealand advance was held up, and failed to reach Chunuk Bair until the morning of 8 August, a day late, the reason for charging at the Nek evaporated. A further part of the Skeen plan required an attack from Steele’s Post against German Officers’ Trench by the 6th Battalion, 2nd Infantry Brigade of the Australian 1st Division, which failed. The Ottoman machine guns sited there enfiladed the ground in front of Quinn’s Post and the Nek. The Ottoman machine gunners did not suffer any casualties as a result. Nonetheless, Major General Sir Alexander Godley, commander of the New Zealand and Australian Division of which the 3rd Light Horse Brigade was then a part, declared that the attack was to proceed.

Owing to a failure of timing instructions, the artillery preparation ceased at 4.30 am while the attack was not launched until 4:37 am.[5] After the artillery firing ceased, no one knew if the bombardment was to continue. It was later discovered that the synchronisation of watches between the artillery officer and the assault officer was overlooked. As a result, the attack was not launched at the scheduled time,[3] giving the Ottoman defenders ample time to return to their trenches and prepare for the assault that they now knew was coming. The first wave of 150 men from the 8th Light Horse Regiment, led by their commander, Lieutenant Colonel A.H. White, « hopped the bags » and went over the top. They were met with a hail of machine gun and rifle fire and within 30 seconds, Colonel White and all of his men were gunned down. A few men reached the Ottoman trenches, and marker flags were reportedly seen flying, but they were quickly overwhelmed and shot or bayoneted by the Ottoman defenders.

The second wave of 150 followed the first without question two minutes later and met the same fate with almost all the men cut down by heavy rifle and machine gun fire before they got half way to the Ottoman trench. This was the ultimate tragedy of the Nek, that the attack was not halted after the first wave when it was clear that it was futile. A simultaneous attack by the 2nd Light Horse Regiment (1st Light Horse Brigade) at Quinn’s Post against the Ottoman trench system known as « The Chessboard » was abandoned after 49 out of the 50 men in the first wave became casualties. In this case, the regiment’s commander had not gone in the first wave and so was able to make the decision to cancel.

Lieutenant Colonel Noel Brazier, commander of the 10th Light Horse Regiment, attempted to have the third wave cancelled, claiming that « the whole thing was nothing but bloody murder ». He was unable to find Colonel Hughes and unable to persuade the Brigade Major, Colonel J.M. Antill, who believed the reports that marker flags had been sighted. This report of marker flags was subsequently confirmed in a Turkish article published after the war where it was stated by the author who had been at the Nek that a couple of men with a marker flag made it to the Ottoman trench before being quickly killed. In that time they were able to raise the flag. Colonel J.M. Antill had not checked the scene to establish if it was of any purpose to send the next wave and issued the order for the third wave to proceed. The third wave « hopped the bags » and the assault came to a quick end as before. On this assault, many men launched themselves out of the trenches and tried to dive for cover, having performed their duty to attack, but having no ambition to commit mindless suicide by attacking clearly impenetrable defenses. This explains the lower casualty rate for the 10th Light Horse Regiment. Finally, Hughes called off the attack, but confusion in the right area of the fire trench, due to an officer not being told of the cancellation, led to around 75 to 80 men of the fourth wave going over, and they too were cut down in less than a minute. By 4:45 a.m., the ridge was covered with fresh dead and wounded Australian soldiers, most of whom remained where they fell for the duration of the campaign.

Aftermath

A further consequence of the failure to call off the attack at the Nek was that a supporting attack by two companies of the Royal Welch Fusiliers was launched from the head of Monash Valley, between Russell’s Top and Pope’s Hill, against the « Chessboard » trenches. Sixty-five casualties were incurred before the attack was aborted.

Of the 600 Australians from the 3rd Light Horse Brigade who took part in the attack, the casualties numbered 372; 234 out of 300 men from the 8th Light Horse Regiment, of which 154 were killed, and 138 out of the 300 men from the 10th, of which 80 were killed (including L.B). The Ottoman losses were negligible on this occasion for the Australians charged with unloaded rifles with fixed bayonets and were unable to return fire at all, although there are at least eight known Ottoman dead.[1]

When Commonwealth burial parties returned to the peninsula in 1919 after the war’s end, the bones of the dead light horsemen were still lying thickly on the small piece of ground. The Nek Cemetery now covers most of no-man’s land of the tiny battlefield, and contains the remains of 316 Australian soldiers, most of whom fell during the 7 August attack, of whom only five could be identified.[6]

Trooper Harold Rush of the 10th Light Horse Regiment died in the third wave. His body was one of the few identified and he is buried in Walker’s Ridge Cemetery. His epitaph famously reads « His last words, Goodbye Cobber, God bless you ».

The battle is depicted in the climax of Peter Weir’s 1981 movie, Gallipoli, where it inaccurately portrays the offensive as a diversion to reduce Ottoman opposition to the landing at Suvla Bay.[7] The film featured Mel Gibson in one of his first leading roles and served as a major career-launcher for him.

Notes

  1. ^ a b « Comprehensive list of Australian, British and Turkish Nek Killed in Action ». Australian Light Horse Studies Centre. Retrieved 2008-08-24.
  2. ^ a b « 12.The Nek – Nek Cemetery ». Visiting Gallipoli Today (Australian Government website). Archived from the original on 24 October 2007. Retrieved 2007-11-04.
  3. ^ « World War I Timeline – Gallipoli ». University of San Diego History Department. Retrieved 2007-11-04.
  4. ^ « Australian Light Horse Studies Centre – The Nek and Hill 60″. Retrieved 2010-06-12.
  5. ^ « The Gallipoli Campaign, 1915″. Commonwealth War Graves Commission. Retrieved 2008-08-24.
  6. ^ Bean, Charles. « Gallipoli Mission p109″. Retrieved 22 March 2012.

 

File:Battle of the Nek - map of objectives.png

The Nek objectives map, ANZAC Trench Diagram No. III

http://www.awm.gov.au/exhibitions/gmaps/trench/nek/objectives.asp

Description     
English: This map covers the area from Russell’s Top to Mortar Ridge, including Pope’s Hill, Baby 700, German Officer’s Trench and Quinn’s Post. It was compiled from air reconnaissances up to 20 July and shows the British front line and some communication trenches, as well as more extensive coverage of the Turkish trenches. It was printed by the Printing Section, General Headquarters, Mediterranean Expeditionary Force, located at Imbros. A copy of the ANZAC Trench Diagram No. III map was used to plan the attack on the Turkish positions at the Nek. The map is referred to in the Scheme and Detail of Attack in Operation Order No. 1. The Scheme and detail of Attack lists the objectives of each of the four lines attacking the Nek. On the map, the Turkish trenches are identified by letters and numbers, and these numbers are also given in the Operation Order. The trenches the 3rd Light Horse Brigade was to capture were up towards Baby 700 and across to the left of the Chessboard, a heavily entrenched Turkish position. Other parts of the Chessboard were to be captured by part of the 1st Light Horse Brigade.
Date     
Source     Australian War Memorial
reference code: G7432.G1 S65 XII.8e
url: http://www.awm.gov.au/exhibitions/gmaps/trench/nek/objectives.asp
Author     Printing Section, General Headquarters, Mediterranean Expeditionary Force

 

File:The charge of the 3rd Light Horse Brigade at the Nek 7 August 1915.jpg

http://en.wikipedia.org/wiki/File:The_charge_of_the_3rd_Light_Horse_Brigade_at_the_Nek_7_August_1915.jpg

Artist     George Lambert (1873–1930)
Title     
English: Detail from The charge of the 3rd Light Horse Brigade at the Nek, 7 August 1915
Date     1924
Medium     oil on canvas
Dimensions     152.5 cm x 305.7 cm
Current location     Australian War Memorial catalogue number ART07965
Notes     (This image contains only the upper-right portion of the painting, focusing on the Turkish trenches.)
Source/Photographer     Unknown

File:Battle of the Nek - map of objectives.jpg

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Battle_of_the_Nek_-_map_of_objectives.jpg

Description     
English: This map covers the area from Russell’s Top to Mortar Ridge, including Pope’s Hill, Baby 700, German Officer’s Trench and Quinn’s Post. It was compiled from air reconnaissances up to 20 July and shows the British front line and some communication trenches, as well as more extensive coverage of the Turkish trenches. It was printed by the Printing Section, General Headquarters, Mediterranean Expeditionary Force, located at Imbros. A copy of the ANZAC Trench Diagram No. III map was used to plan the attack on the Turkish positions at the Nek. The map is referred to in the Scheme and Detail of Attack in Operation Order No. 1. The Scheme and detail of Attack lists the objectives of each of the four lines attacking the Nek. On the map, the Turkish trenches are identified by letters and numbers, and these numbers are also given in the Operation Order. The trenches the 3rd Light Horse Brigade was to capture were up towards Baby 700 and across to the left of the Chessboard, a heavily entrenched Turkish position. Other parts of the Chessboard were to be captured by part of the 1st Light Horse Brigade.
Date     20 July 1915
Source     Australian War Memorial
reference code: G7432.G1 S65 XII.8e
url: http://www.awm.gov.au/exhibitions/gmaps/trench/nek/objectives.asp
Author     Printing Section, General Headquarters, Mediterranean Expeditionary Force

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9 décembre 2012

Bataille du bois du Polygone 26 septembre 1917

Classé sous — milguerres @ 19 h 49 min

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DEVOIR DE MEMOIRE POUR LES AUSTRALIENS ET NEO-ZELANDAIS
post à leur honneur, car selon quelques recherches effectuées sur divers sites…leur présence n’est pas évoquée dans plusieurs batailles…
j’ai décidé de publier ces divers évènements pour leur rendre honneur…

Bataille du bois du Polygone 26 septembre 1917

source : http://www.ww1westernfront.gov.au/fr/battlefields/polygon-wood-september-1917.html

 

Le 26 septembre 1917, la bataille du bois du Polygone fut la deuxième opération « mordre et tenir bon » de la troisième bataille d’Ypres à laquelle les Australiens participèrent. [Cf. « La bataille de la route de Menin » pour une description des tactiques « mordre et tenir bon ».]

La zone prise le 20 septembre 1917 lors de la bataille de la route de Menin avait été mise à mal par les obus des deux armées et il fallait aménager des routes avant de pouvoir acheminer les équipements d’artillerie et autres ravitaillements. Des pistes de planches pour le trafic lourd, des voies de chemins de fer légers, des pistes pour mulets et même une voie monorail expérimentale de courte longueur furent rapidement aménagées. Des voies d’accès pour les matériaux de construction étaient en effet essentielles au succès des opérations « mordre et tenir bon ».

Les forces australiennes qui avaient participé à la bataille du bois du Polygone étaient les quatrièmes et cinquièmes divisions, qui, outre l’infanterie, comprenaient l’artillerie, les ingénieurs, le personnel médical et des centaines d’hommes chargés du ravitaillement et du transport. Tous les matériaux de guerre essentiels devaient être acheminés au front au moyen de wagons sur des routes et des pistes sujettes à des bombardements lourds. Les chevaux et les hommes souffraient beaucoup. Pendant qu’une route endommagée par des cratères était réparée, les conducteurs devaient s’asseoir et attendre en maîtrisant leurs chevaux alors que les obus pleuvaient autour d’eux. Charles Bean, l’historien australien officiel, commenta en ces termes :

Ils appartenaient à la meilleure catégorie d’hommes produite par leur pays, d’humbles hommes de la campagne. Ils attendaient patiemment jusqu’à ce que les dégâts soient réparés ou qu’un wagon ou des chevaux touchés soient dégagés de la route et poursuivaient ensuite leur tâche essentielle. L’efficacité sans ostentation et la maîtrise de soi de ces hommes solides étaient tout aussi remarquables que n’importe quel succès australien pendant la guerre.

Charles Bean, The AIF in France: 1917, The Official History of Australia in the War of 1914–1918 (L’AIF en France: 1917, l’histoire officielle de l’Australie durant la guerre de 1914–1918), Volume 4, Sydney, 1941, pp. 794–795

La bataille du bois du Polygone tirait son nom d’une forêt de plantation qui longeait l’axe de l’avance australienne du 26 septembre 1917. Les obus avaient transformé la forêt en un amas de souches et de troncs brisés. L’attaque prévue fut presque avortée par une attaque allemande 24 heures plus tôt visant les troupes anglaises qui tenaient la ligne au sud de la cinquième division. Les Australiens, censés attaquer le matin suivant, aidèrent à repousser les Allemands, mais on se préoccupait de la faiblesse potentielle de l’aile pendant l’opération à venir.

Le barrage de l’artillerie anglaise qui débuta à 5 h 50 du matin le 26 septembre, alors qu’on commençait juste à apercevoir le plateau du Polygone, fut décrit par Charles Bean en ces termes :

… le barrage le plus parfait qui ait jamais protégé les troupes australiennes. Il sembla éclater … en un unique effondrement. Le terrain était sec et les éclats d’obus soulevaient un rideau de poussière qui semblait presque solide. Le nuage était si dense que les éclats individuels … ne pouvaient être distingués. Rugissant, assourdissant, il roulait devant les troupes « comme un feu de brousse dans le Gippsland ».

Charles Bean, The AIF in France: 1917, The Official History of Australia in the War of 1914-1918 (Les Forces armées impériales australiennes (AIF) en France : 1917, l’histoire officielle de l’Australie durant la guerre de 1914–1918), Volume 4, Sydney, 1941, p. 813

Sept divisions, dont cinq anglaises et deux australiennes, avançaient derrière l’écran d’obus – « le barrage roulant » comme on l’appelait – et s’emparèrent de la plupart de leurs objectifs. Au sud, malgré les problèmes de la veille, les Australiens atteignirent non seulement leurs propres objectifs mais aussi ceux qui avaient été attribués aux unités anglaises voisines. Les Allemands lancèrent plusieurs contre-attaques mais celles-ci furent contrecarrées par de lourds barrages d’artillerie défensifs employés pour protéger l’infanterie et l’aider à consolider ses objectifs. La bataille du bois du Polygone fit 5 770 victimes australiennes.

Une caractéristique de la bataille du bois du Polygone tient aux actions féroces de « nettoyage » visant à éliminer les défenseurs allemands retranchés dans les casemates qui avaient été épargnés par les éclats d’obus. Le soldat de deuxième classe Patrick Bugden, 31e bataillon (Queensland et Victoria) y joua un rôle proéminent. Athlète de naissance, Bugden sauva un camarade capturé par les Allemands et, ce faisant, tua la plupart de ceux qui l’avaient fait prisonnier. Bugden, qui par la suite fut abattu, reçut la Victoria Cross (Croix de Victoria) à titre posthume.

 

 

fleche-boule8 Récits évoqués ci-dessous : cliquez ici pour accéder au site d’origine : http://www.ww1westernfront.gov.au/fr/zonnebeke/index.html

Zonnebeke, Mémorial de la Cinquième Division australienne

  • Les morts glorieux de la Division ! – Le mémorial de la Cinquième Division australienne
  • Les obus sifflaient à travers le ciel – La bataille du bois du Polygone, 26 septembre 1917
  • Un vrai massacre – Cimetière de Buttes New British Cemetery
  • Impossible de résister à l’appel

The Battle of Polygon Wood

fleche-boule8source WIKIPEDIA version anglaise (aucune version détaillée en français)

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The Battle of Polygon Wood[Note 1] took place during the second phase of the Third battle of Ypres in World War I and was fought near Ypres in Belgium 26 September – 3 October 1917, in the area from the Menin Road to Polygon Wood and thence north, to the area beyond St. Julien. Much of the woodland had been destroyed by the huge quantity of shellfire from both sides since 16 July and the area had changed hands several times. General Herbert Plumer continued the series of British general attacks with limited objectives. The British attacks were led by lines of skirmishers, followed by small infantry columns organised in depth, (a formation which had been adopted by the Fifth Army in August) with a vastly increased amount of artillery support, the infantry advancing behind five layers of creeping bombardment on the Second Army front.

The advance was planned to cover 1,000–1,500 yards (910–1,400 m) and stop on reverse slopes, which were easy to defend, enclosing ground which gave observation of German reinforcement routes and counter-attack assembly areas. Preparations were then made swiftly to defeat German counter-attacks, by mopping-up and consolidating the captured ground with defences in depth. The attack inflicted a severe blow on the German Fourth Army, causing many losses, capturing a significant portion of Flandern I, which threatened the German hold on Broodseinde ridge. The better weather continued to benefit the British attackers by drying the ground, raising mist which obscured British infantry attacks made around dawn, then clearing to reveal German Eingreif formations to air and ground observation, well in advance of their arrival on the battlefield.[4][Note 2] German defensive arrangements were changed hastily after the battle, to try to counter British offensive superiority.[7]

Background

The preliminary operation to capture Messines ridge 7–14 June had been followed by a strategic pause as the British repaired their communications behind Messines ridge, completed the building of the infrastructure necessary for a much larger force in the Ypres area and moved troops and equipment north from the Arras front.[8] After delays caused by local conditions, the Battles of Ypres had begun on 31 July with the Battle of Pilckem ridge, which was a substantial local success for the British, taking a large amount of ground and inflicting many casualties on the German defenders.[9] The German defence had nonetheless recovered some of the lost ground in the middle of the attack front and restricted the British advance on the Gheluvelt plateau further south. British attacks had then been seriously hampered by unseasonal heavy rain during August and had not been able to retain much of the additional ground captured on the plateau on 10, 16–18, 22–24 and 27 August due to the determined German defence, mud and poor visibility.[10]

Sir Douglas Haig ordered artillery to be transferred from the southern flank of the Second Army and more artillery to be brought into Flanders from the armies further south, to increase the weight of the attack on the Gheluvelt plateau.[Note 3] The principal role was changed from the Fifth to the Second Army and the boundary between the Second and Fifth armies was moved north towards the Ypres – Roulers railway, to narrow the frontages of the Second Army divisions in the area. A pause to reorganise and to improve supply routes behind the front line, to carry ammunition (54,572 tons (49,506,627 kg) above normal expenditure) to gun positions advanced onto captured ground and for the infantry and artillery reinforcements to arrive and practice for the next attack, took place as the rains stopped and the ground began to dry, a delay which misled the Germans, who risked moving some units away from Flanders.[12] The offensive had resumed on 20 September, using similar step-by-step methods to those of the Fifth Army after 31 July, with a further evolution of technique based on the greater mass of artillery made available, to enable the consolidation of captured ground with sufficient strength and organisation to defeat German counter-attacks.[13] The Battle of the Menin Road ridge had seen most of the British objectives captured and held, with substantial losses being inflicted on the six German ground-holding divisions and their three supporting Eingreif divisions.[14] British preparations for the next step began immediately and both sides studied the effect of the battle and the implications it had for their intentions.[15][16]

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Bataille du bois du Polygone 26 septembre 1917 bataille-de-polygone-3

Prelude

British offensive preparations

Main article: The British set-piece attack in late 1917

On 21 September Haig instructed the Fifth and Second Armies to make the next step across the Gheluvelt Plateau on a front of 8,500 yards (7,800 m). I ANZAC Corps would conduct the main advance of about 1,200 yards (1,100 m) to complete the occupation of Polygon Wood and the south end of Zonnebeke village.[17] The Second Army altered its Corps frontages soon after the attack of 20 September so that each attacking division could be concentrated on a 1,000 yards (910 m) front. Roads and light railways were built behind the new front line to allow artillery and ammunition to be moved forward, beginning on 20 September; in fine weather this was finished in four days. As before Menin Road, bombardment and counter-battery fire began immediately, with practice barrages fired daily as a minimum. Artillery from VIII and IX Corps in the south acted to threaten attacks on Zandvoorde and Warneton. Haig intended that later operations would capture the rest of the ridge from Broodseinde, giving the Fifth Army scope to advance beyond the ridge north-eastwards and allow the commencement of Operation Hush.[17]

The huge amounts of shellfire from both sides had cut up the ground and destroyed roads. New road circuits were built to carry supplies forward, especially artillery ammunition.[18] Heavier equipment bogged in churned mud so had to be brought forward by wagons along roads and tracks, many of which were under German artillery observation from Passchendaele ridge, rather than being moved cross-country.[19] The I Anzac Corps had 205 heavy artillery pieces, one gun for every 9 metres (9.8 yd) of front and many field artillery brigades with 18-pdr guns and 4.5-inch howitzers, which with the guns of the other attacking corps were moved forward 2,000 yards (1,800 m) from 20–24 September. Assembled forward of the artillery were heavy Vickers machine guns of the divisional machine gun companies, 56 for the creeping machine-gun barrage and 64 « SOS » guns for emergency barrages against German counter–attacks and to prolong the barrage towards the final objective.[20]

The frontages of VIII and IX Corps were moved northwards so that X Corps could take over 600 yards (550 m) of front up to the southern edge of Polygon Wood, which kept each of the frontages of the two Australian divisions of I Anzac Corps to 1,000 yards (910 m). 39th Division took over from 41st Division ready to attack Tower Hamlets (on the Bassevillebeke spur), 33rd Division replaced 23rd Division beyond the Menin Road and 5th and 4th Australian Divisions replaced 1st and 2nd Australian Divisions in Polygon Wood.[21] A German attack on 25 September between Menin Road and Polygon Wood occurred as 33rd Division was taking over from 23rd Division and for a time threatened to delay preparations for the British operation, due next day. Some ground was captured by the Germans and part of it was then recaptured by 33rd Division. Plumer ordered that the flank guard protecting the I Anzac Corps on 26 September be formed by 98th Brigade of 33rd Division while 100th Brigade recaptured the lost ground.[22]

Plan of attack

Dispersed German defences using shell-hole positions, pillboxes and the holding back of much of the German infantry for counter-attacks, had meant that as British advances became weaker and disorganised by losses, fatigue, poor visibility and the channelling effect of waterlogged ground, they met more and fresher German defenders.[23] To overcome these handicaps, which had been worsened by the unusually rainy weather in August, objectives had been chosen which provided British infantry with good positions from which to face German counter-attacks, rather than to advance to the maximum distance before digging-in. The Fifth Army had set objectives much closer than 3,000–3,500 yards (2,700–3,200 m) after 31 July[10][Note 4] and the Second Army methods of September were based on SS 144 The Normal Formation for the Attack, (February 1917) reflecting the experience of the fighting in August and exploiting the new opportunities made possible by the reinforcement of the Flanders front with another 626 artillery pieces by Sir Douglas Haig,[31] during the operational pause before 20 September.[32] The methods based on the Second Army Note of 31 August, had proved themselves on 20 September and were to be repeated.[33]

The attack of 20 September[34] had used the extra infantry made available by narrowing attack frontages and increasing the number of divisions, to have greater depth than those of August, with several widely spaced lines of infantry in front of section columns, snaking round shell-holes and patches of mud, ready to surround German pillboxes, with increased numbers of support waves ready to leap-frog through and reserves ready to intervene during delays and German counter-attacks. Intermediate objectives were chosen which required a shorter distance to be covered and the number of infantry attacking the first objective were reduced, since the German garrisons in the forward defended areas were small and dispersed. British troops involved in the first advance were lightly equipped to allow them to move more quickly to avoid German counter-barrages and get through the relatively empty area up to the first objective. The number of units leap-frogging through to the next objective was increased and the distance to the final objective further reduced, to match the increasing density of German defences and the creeping barrage was arranged to move more slowly to the final objective.[35] Particular units were allotted to « mop-up » and occupy areas behind the most advanced troops, to make certain that pockets of Germans overrun by the foremost troops were killed or captured, before they could emerge from shelter and join in the battle. The formation used by the infantry was altered so that those in the leading waves were further apart and followed by files or small groups, ready to swarm around German defences uncovered by the skirmish lines, each unit keeping a sub-unit in close reserve, brigades a reserve battalion, battalions a reserve company and companies a reserve platoon.[36][Note 5] Increased emphasis was placed on Lewis-guns, rifle-fire and rifle-grenades. Hand-grenades were given less emphasis in favour of more rifle training. The proportion of smoke ammunition for rifle grenades and Stokes mortars was increased, to blind the occupants of German pillboxes as they were being surrounded.[39] All units were required to plan an active defence against counter-attack, using the repulse of German infantry as an opportunity to follow up and inflict more casualties.[40]

X Corps was to advance to create a defensive flank on the right, attacking with the 33rd and 39th divisions either side of the Menin road. I Anzac Corps with the 5th and 4th Australian divisions would make the main attack on the remainder of Polygon Wood and the southern part of Zonnebeke village in two stages, 800–900 yards (730–820 m) to the Butte and Tokio pillbox then after a one hour pause for consolidation, a final advance beyond Flandern I and the Tokio spur. To the north, V Corps of the Fifth Army with the 3rd and 59th divisions was to reach a line Zonnebeke – Hill 40 – Kansas Farm crossroads, using the smoke and high explosive barrage (rather than shrapnel) demonstrated by the 9th Division on 20 September.[41] A brigade of the 58th Division, (XVIII Corps) was to attack up Gravenstafel spur towards Aviatik Farm. The relief of V Corps by II Anzac Corps to bring the ridge as far north as Passchendaele into the Second Army area was delayed as the 1st and 2nd Australian divisions were still battleworthy.[42]

German defensive preparations

Main article: Fourth Army defensive changes: September–November 1917

Tower Hamlets spur overlooked the ground south towards Zandvoorde. The upper valleys of the Reutelbeek and Polygonebeek further north commanded the German counter-attack assembly areas in the low ground north of the Menin road. The large mound in Polygon Wood, the Butte de Polygone gave observation of the east end of the Gheluvelt plateau towards Becelaere and Broodseinde and had been fortified with machine gun emplacements and barbed wire obstacles. Polygon Wood formed part of the German third ( »Wilhelm) position; large numbers of dugouts and foxholes were constructed within it.[19]

After the defeat of 20 September the German Fourth Army made changes to its defensive methods. At a conference on 22 September it was decided to increase the artillery effort between battles, half for counter-battery fire and half against British infantry. The accuracy of German artillery fire was to be improved by increasing the amount of artillery observation available to direct fire during British attacks. Infantry raiding was to be stepped up and counter-attacks to be made more quickly.[43] By 26 September the ground-holding divisions had been reorganised so that the regiments were side-by-side, covering a front of about 1,000 yards (910 m) each with the battalions one-behind-the-other, the first in the front line, one in support and the third in reserve, over a depth of 3,000 yards (2,700 m).[44] Each of the three ground-holding divisions on the Gheluvelt plateau had an Eingreif division in support, double the ratio on 20 September.[45]

On 25 September a German attack on the front of the 20th Division (XIV Corps) was prevented by artillery fire[46] but on the X Corps front, south of I Anzac Corps a bigger German attack took place.[47] Crown Prince Rupprecht had ordered the attack to recover ground on the Gheluvelt plateau[48] and to try to gain time for reinforcements to be brought into the battlezone to bolster the defensive system.[49] Two regiments of the 50th Reserve Division attacked either side of the Reutelbeek, with the support of 44 field and 20 heavy batteries of artillery, four times the usual amount of artillery for one division.[49] The attack on a 1,800 yards (1,600 m) front from the Menin road to Polygon Wood, to recapture pillboxes and shelters in the Wilhelm Line 500 yards (460 m) away, had been due to begin at 5:15 a.m., but the barrage fell short onto the German assembly area and the German infantry had to fall back until it began to creep forward at 5:30 a.m.[49]

The German infantry managed to advance on the flanks, about 100 yards (91 m) near the Menin road and 600 yards (550 m) north of the Reutelbeek, close to Black Watch Corner, with the help of a number of observation and ground-attack aircraft and a box-barrage, which obstructed the supply of ammunition to the British defenders, before fire from the 33rd Division troops being attacked and the 15th Australian Brigade along the southern edge of Polygon wood,[1] forced them under cover,[49] after recapturing some of the Wilhelm Line pillboxes near Black Watch Corner.[50] A number of attempts to reinforce the attacking troops failed, due to British artillery observers isolating the advanced German troops (also with a box-barrage).[22] The Australian advance the next day began with uncertainty as to the security of their right flank.[51]

Second Army

In X Corps, the 39th Division attacked at 5:50 a.m. with two brigades. The ‘ »Quadrilateral »‘ further down Bassevillebeek spur, which commanding the area around Tower Hamlets was captured; the right brigade had been caught in the boggy ground of the Bassevillebeek, its two tanks in support got stuck near Dumbarton Lakes and soon after arriving in the « Quadrilateral » it was counter-attacked by part of the German 25th Division and pushed back 200 yards (180 m).[52] The left brigade passed through Tower Hamlets to reach the final objective and consolidated behind Tower Trench, with an advanced post in the north-west of Gheluvelt Wood.[53]

The right brigade of the 33rd Division advanced to recapture the ground lost in the German attack the day before and was stopped 50 yards (46 m) short of its objective, until a reserve company assisted and gained touch with the left brigade of the 39th Division to the south. On the left of the brigade the old front line was regained by 1:30 p.m. and posts established beyond the Reutelbeek.[54] The 98th Brigade on the left attacked with reinforcements from the reserve brigade at 5:15 a.m. so as to advance 500 yards (460 m), with the troops at Black Watch Corner from the previous day. At 2:20 a.m. the brigade had gained Jerk House and met the 5th Australian Division to the north. A German barrage forced a delay until 5:30 a.m. but the German bombardment increased in intensity and the advance lost the barrage, reaching only as far as Black Watch Corner. A reserve battalion was sent through the 5th Australian sector to attack south-east at noon, which enabled the brigade to regain most of the ground lost the day before, although well short of the day’s objectives. A German counter-attack at 2:30 p.m. was driven off and more ground re-taken by the 100th Brigade on the right. A pillbox near the Menin road taken at 4:00 p.m. was the last part of the area captured by the German attack the previous day to be re-taken. A German counter-attack at 5:00 p.m. was stopped by artillery fire.[55]

I Anzac Corps attacked with the 5th Australian Division on the right. In the 15th Australian Brigade the battalions were to advance successively but bunched up near the first objective and were stopped by pillboxes at the « racecourse » and fire from the 33rd Division area to the south. At 7:30 a.m. the right-hand battalion dug in at the boundary with the 33rd Division and the other two advanced to the second objective by 11:00 a.m. The left brigade assembled in twelve waves on a strip of ground 60 yards (55 m) deep and avoided the German barrage fired at 4:00 a.m. which fell behind them and advanced through the fog 500 yards (460 m) almost unopposed to The Butte. At some pillboxes there was resistance but many German soldiers surrendered when they were rapidly surrounded.[56] The Butte was rushed and was found to be full of German dugouts.[57] Two battalions passed through at 7:30 a.m. towards the second objective, a 1,000 yards (910 m) stretch of Flandern I and some pillboxes, until held up by fire from a German battalion headquarters on the Polygonebeek. A reserve battalion overran the dugouts and more pillboxes nearby, advancing to just beyond the final objective, at the junction with the 4th Australian Division to the north, taking 200 prisoners and 34 machine-guns.[58] An attempted German counter-attack by part of the 17th Division,[59] was dispersed by artillery and machine-gun fire.[60]

The 4th Australian Division assembled well forward and avoided the German barrage by squeezing up into an area 150 yards (140 m) deep and attacked at 6:45 a.m. with two brigades. The right brigade attacked through a mist, took the first objective with only short delays to capture pillboxes but then mistakenly advanced into the standing barrage which had paused for twice as long as usual, to assist the 3rd Division advance through muddier conditions to the north and had to be brought back until the barrage moved forward. The brigade reached the final objective from just short of Flandern I on the right and the edge of Zonnebeke on the left and gained touch with the 5th Australian Division further south. At 1:20 p.m. air reconnaissance reported German troops east of Broodseinde ridge and at 3:25 p.m. as the German force (from the 236th Division)[61] massed to counter-attack it was dispersed by artillery fire. The northern brigade advanced to the final objective against minor opposition, moving beyond the objective to join with the 3rd Division to the north, which had pressed on into Zonnebeke. Attempts by the Germans to counter-attack at 4:00 p.m. and 6:00 p.m. were stopped by the protective barrage[62] and machine-gun fire.[63]

Fifth Army

The southern boundary of the Fifth Army lay approximately 800 yards (730 m) south of the Ypres – Roulers railway, in the V Corps area. The 3rd Division attacked either side of the line at 5:50 a.m. The right brigade met little resistance but was briefly held up crossing the Steenbeek. The advance slowed under machine-gun fire from Zonnebeke station on the far side of the railway as Zonnebeke was entered. North of the embankment the left brigade attacked at 5:30 a.m. in a mist. The attack reached the first objective despite crossing severely boggy ground at 7:00 a.m. The advance resumed and reached the western slope of Hill 40, just short of the final objective. A German counter-attack began at 2:30 p.m. but was stopped easily. A bigger attempt at 6:30 p.m. was defeated with rifle and machine-gun fire, as the British attack on Hill 40 resumed, eventually leaving both sides still on the western slope.[64]

59th Division attacked with two brigades, the right brigade advancing until held up by its own barrage and took Dochy Farm at 7:50 a.m. One battalion found a German barrage laid behind the British creeping barrage, which crept back with it and caused many casualties.[65] The advance continued beyond the final objective to Riverside and Otto Farms but when the protective barrage fell short, Riverside was abandoned. The left brigade advanced and took Schuler Farm, Cross Cottages, Kansas, Martha, Green and Road Houses then Kansas Cross and Focker pillboxes. As the brigade reached the final objective Riverside, Toronto and Deuce Houses were captured. A German counter-attack between 5:30 p.m. and 6:50 p.m. pushed back some advanced posts, which with reinforcements were regained by 11:00 p.m.[64]

In XVIII Corps, the 58th Division attacked with one brigade at 5:50 a.m. In a thick mist some of the British troops lost direction and were then held up by fire from Dom Trench and a pillbox, after these were captured the advance resumed until stopped at Dear House, Aviatik Farm and Vale House, about 400 yards (370 m) short of the final objective. A German counter-attack pushed the British back from Aviatik Farm and Dale House and an attempt to regain them failed. Another attack at 6:11 p.m. reached Nile on the divisional boundary with the 3rd Division. German troops trickling forward to Riverside and Otto pillboxes were stopped by artillery and machine-gun fire.[66]

Air operations

Aircraft of the Australian Royal Flying Corps flew over the infantry on contact patrol, the aeroplanes were distinguished by black streamers on the rear edge of their left wings and called for signals from the ground by sounding a klaxon horn or dropping lights, to which infantry responded with red flares to communicate their position; the pilot would report to the Australian divisional headquarters.[56] The Royal Flying Corps (RFC) began operations on the night of 25–26 September when 100 and 101 Squadrons attacked German billets and railway stations. Mist rose before dawn, ending night flying early. There was a low cloud present at 5:50 a.m. when the infantry advanced, which made observation difficult. Contact-patrol and artillery observers managed to observe progress on the ground and reported 193 German artillery batteries to British artillery. Fighters flying at about 300 feet attacked German infantry and artillery; German aircraft tried this against British troops with some success, although ground fire shot five of them down. Six more German aircraft were shot down by RFC and Royal Naval Air Service (RNAS) pilots over the battlefield.[67] Operations further afield were reduced due to the low cloud but three German airfields were attacked and an offensive patrol over the front line intercepted German bombers and escorts and drove them off.[68]

German counter-attacks

Despite difficulties at the southern and northern extremities of the front, by mid-morning most British objectives had been gained and consolidated. The Germans launched several counter-attacks, with the Eingreif divisions supported by the equivalent of ten normal divisional artilleries.[45] Clearing weather assisted early observation of the German counter-attacks, most of which were repulsed by accurate and heavy artillery and small-arms fire, causing many German casualties.[69] At Zonnebeke a local counter-attack by the 34th Fusilier Regiment (3rd Reserve Division) was attempted around 6:45 a.m., with part of the 2nd battalion (in support) advancing to reinforce the 3rd Battalion holding the front line and the reserve battalion (1st) joining the counter-attack after advancing west over Broodseinde ridge.[70] The order reached the troops south of the Ypres – Roulers railway quickly, who attacked immediately. The companies south of Zonnebeke advanced and were overrun by British troops on the Grote Molen spur and taken prisoner. Closer to the railway, troops reached the lake near Zonnebeke church and were pinned down by a British machine-gun already dug-in nearby. The counter-attack order was delayed north of the railway and the counter-attack there did not begin until the 1st Battalion (in reserve) arrived. The battalion was able to descend the slope from Broodseinde covered by mist and smoke, which led to few losses but some units losing direction. The British barrage near the village caused many casualties but the survivors pressed through it and at 7:30 a.m. reached the remnants of the 3rd Battalion near the level crossing north of the village, just in time to hold off a renewed British attack 200 yards (180 m) short of their position, as stray German troops trickled in. By mid-morning the mist had cleared, allowing German machine-gunners and artillery to pin the British down around Grote Molen spur and Frezenburg ridge, forestalling a British attack intended for 10:00 a.m..[71]

Around noon, British aircraft on counter-attack patrol began to send wireless messages warning of German infantry advancing towards all of the front attacked. Similar reports from the ground began in the early afternoon. In the centre German infantry from the 236th, 234th and 4th Bavarian Divisions were advancing north of Becelaere–Broodseinde–Passchendaele Ridge, while the 17th Division advanced south of Polygon wood.[72] British artillery immediately bombarded these areas, disrupting the German deployment and causing the German attacks to be disjointed. A German officer later wrote of severe delays and disorganisation caused to German Eingreif units by British artillery fire and air attacks.[73] A counter-attack either side of Molenaarelsthoek was stopped dead at 3:25 p.m. At 4:00 p.m. German troops advancing around Reutel to the south, were heavily bombarded as were German artillery positions in Holle Bosch, ending the German advance. A German attack then developed near Polderhoek, whose survivors managed to reach the British infantry and were seen off in bayonet fighting. Observation aircraft found German troops massing against Tower Hamlets, on the Bassevillebeek spur and artillery and machine-gun barrages stopped the attack before it reached the British infantry. At 6:50 p.m. the Germans managed to organise an attack from Tower Hamlets to north of Polygon Wood; such German infantry as got through the barrages were « annihilated » by the British infantry.[74] German counter-attacks were only able to reach the new front line and reinforce the remnants of the front divisions.[75]

The 236th Division (Eingreif) attacked south of the Ypres–Roulers railway and 4th Bavarian Division (Eingreif) for 2,000 yards (1,800 m) to the north, with field artillery and twelve aircraft attached to each division and the 234th Division in support.[76] British counter-attack patrols easily observed the advance and as the lines of German troops breasted Broodseinde ridge at 2:30 p.m., a huge bombardment enveloped them. German field artillery accompanying the infantry was hit and blocked the roads, causing delays and disorganisation. German infantry had many casualties, as they advanced down the slope in good visibility. The 236th Division lost so many men that it was only able to reinforce the troops of the 3rd Reserve Division, found east of the Zonnebeke–Haus Kathé road on Grote Molen spur, chasing a few Australian souvenir hunters out of Molenaarelsthoek.[61] The 4th Bavarian Division had to find a way across the mud and floodings of the Paddebeek east of Klein Molen spur, losing 1,340 casualties to reach the survivors of the 3rd Reserve Division (Polygon Wood–Klein Molen) and the 23rd Reserve Division (Klein Molen–St. Julien). A renewal of the British attack at 6:00 p.m. and the German counter-attack over Hill 40 and Klein Molen met, the melée leaving both sides where they began.[77]

British artillery fire slowed the advance of the Eingreif units, which took up to two hours to cover one kilometre and arrived at the front line exhausted. The 17th Division had replaced the 16th Bavarian Division as the Eingreif division covering the forces near Zandvoorde just before the battle began. At 10:00 a.m. movement orders arrived and parts of the division advanced north-west towards Terhand, where the first layer of the British barrage (directed by artillery observation aircraft) was met, delaying the arrival of advanced units in their assembly areas until 1:00 p.m.. The order to advance took until 2:00 p.m. to reach all units and then the advance resumed through crater fields and the British bombardment, having to disperse to avoid swamps and the worst of the British artillery fire. Polderhoek was not reached until 4:10 p.m. and as soon as the first battalions crossed the skyline near Polderhoek Chateau they were hit by artillery and machine-gun fire from three sides and the counter-attack « withered away ».[78] The German attacks stopped at 8:30 p.m. and after a quiet night, troops from X and I Anzac corps occupied Cameron House and the head of the Reutelbeek valley near Cameron Covert. The German Official History later recorded that the German counter-attacks found well-dug-in (eingenistete) infantry and in places more British attacks.[79]

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bataille-de-polygone-4

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Description     Private John « Barney » Hines of the Australian 45th Battalion surrounded
by German equipment he looted during the Battle of Polygon Wood in September 1917. He is counting
money stolen from German POWs, wearing a German Army field cap and sitting amidst German weapons
and personal equipment.
Date     27 September 1917

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Aftermath

Each of the three German ground-holding divisions attacked on 26 September had an Eingreif division in support, which was twice the ratio of 20 September. No ground captured by the British had been regained and the counter-attacks had managed only to reach ground held by the remnants of the front-line divisions. Second Army Intelligence estimated that ten divisional artilleries had supported the German troops defending the Gheluvelt Plateau, doubling the Royal Artillery casualties compared to the previous week.[80]

Casualties

British losses were 15,375; 1,215 being killed. Der Weltkrieg gives 38,500 casualties between 11 September and 30 September; the 50th Reserve Division had 1,850 casualties.[81][Note 6] to which the British Official Historian[45] controversially[83] added 30% for lightly wounded.[84] The 4th Australian Division suffered 1,717 casualties. The 5th Australian Division suffered 5,471 dead and wounded in the period 26–28 September.[19] Though smaller than in 1917, Polygon Wood is still large. The remains of three German pillboxes captured by the Australians lie deep among the trees but few trench lines remain. The Butte is still prominent and mounted on top of it is the AIF 5th Division memorial, the usual obelisk. It faces the Butte’s military cemetery at the other end of which is a New Zealand memorial to the missing of the sector, the Buttes New British Cemetery (New Zealand) Memorial.[1]

Subsequent operations

On 27 September in the X Corps area, the 39th Division stopped three German counter-attacks with artillery fire. In the 33rd Division, after a report that Cameron House had been captured, a battalion attacked past it and reached the blue line. The 98th Brigade to the north attacked towards the 5th Australian Division against fierce German resistance, reaching the Australians at Cameron Covert at 3:50 p.m. After an intense barrage on the 3rd Division, (in V Corps, astride the Ypres – Roulers railway) the Germans attacked at Bostin Farm and were repulsed after severe fighting. The battlefield quietened until 30 September, when a morning attack by regiments of the fresh 8th and 45th Reserve divisions and the Fourth Army  »Sturmbattalion,[85] with flame-throwers and a smoke screen, on the 23rd Division (X Corps) front, north of the Menin Road was defeated. Another German attempt at 5.30 a.m. on 1 October with support from ground-attack aircraft pushed two battalions back 150 yards (140 m); three later attacks were repulsed. Further north the Germans attacked the 7th Division at 6:15 a.m. and were stopped by artillery and small-arms fire. A renewed attack at 9:00 a.m. also failed and when preparations for a third attack were seen at Cameron Covert and Joist Trench, an artillery bombardment stopped all activity. Joist Farm was lost by the 21st Division during a German attack on Polygon Wood and Black Watch Corner and the line stabilised east of Cameron House. German attacks near the Menin Road on the 37th Division front in IX Corps and the 5th Division (X Corps) on 3 October failed.[86]

Notes

  1. ^ The name Polygon Wood (German-Polygonwald, or French-Bois de Polygone) was derived from the shape of a plantation forest that lay along the axis of the Australian advance on 26 September 1917. The wood was sometimes known as Racecourse Wood, as there was a track within it.[2] Before the Great War, Polygon Wood was used by the Belgian Army and within it stands a large mound, known as the Butte, which was used as a rifle range before the war; there was also a small airfield near the area.[3]
  2. ^ General weather conditions are taken from Met Office records and temperature and rainfall figures from Vlamertinghe 3.5 km west of Ypres recorded in the General Headquarters Weather Diary.[5] 20 Sept, 66°F/overcast/no rain, 21 Sept, 62°F/25% cloud cover/no rain, 22 Sept, 63°F/clear/no rain, 23 Sept, 65°F/clear/no rain, 24 Sept, 74°F/50% cloud cover/no rain, 25 Sept, 75°F/mist/no rain, 26 Sept, 68°F/mist/0.5mm rain.[6]
  3. ^ From 28 August – 12 September, 240 field guns and howitzers, 386 medium and heavy guns and howitzers arrived from the Third and Fourth armies.[11]
  4. ^ Several writers[24][25][26] have followed the Official Historian[27] in ascribing these changes to the influence of Plumer and the Second Army staff, once Haig transferred the main offensive effort from the Fifth Army in late August. The narrative of the Official History makes it clear that the Fifth Army methods used in July and August and those of the Second Army from September to the end of the battle were similar and that the changes were evolutionary.[28] The practice of troops behind the most advanced infantry moving forward in artillery formation or columns had been used on 31 July at the Battle of Pilckem Ridge.[29] The attacks of 10 and 16–18 August were limited advances to reach the black and green lines (second and third objectives) of the 31 July attack, where these had not been reached on the II and XIX corps fronts.[30]
  5. ^ SS 144 (February 1917) reiterated the platoon organisation laid down in SS 143 and recommended an attacking frontage of 200 yards (180 m) for a battalion, with wide intervals between each man, line and wave to create a dispersed attack in depth. Where one or two objectives were to be captured the first wave should advance to the final objective, with troops in following waves to mop-up and occupy captured ground. Where more objectives were set, the first wave was to stop at the first objective, mop-up and dig in, ready to receive German counter-attacks, as following waves leap-frogged beyond them to the further objectives and did the same, particularly when enough artillery was present to provide covering fire for all of the depth of the attack.[37] The leap-frog method was chosen for the September attacks, whereas in July and August both methods had been used.[38]
  6. ^ 236th (Eingreif), 10th Ersatz, 50th Reserve, 23rd Reserve (Eingreif), 17th (Eingreif), 19th Reserve and 4th Bavarian (Eingreif) divisions.[82]

 

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Description     THE THIRD BATTLE OF YPRES
Battle of Polygon Wood : A member of the Royal Marine Artillery prepares to fire the 15 inch Mk.II Howitzer ‘Grannie’ near Ypres
The gun’s camouflage paint scheme is clearly visible.
NOTE : This version of the photograph has had brightness and contrast artificially increased to highlight detail.
Date     27 September 1917

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bataille-de-polygone-5-soltdats-canon.2

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Description     THE THIRD BATTLE OF YPRES
Battle of Polygon Wood : Loading a 15-inch howitzer Mk I
Comment : The IWM incorrectly describes this as a Mk II, but there was no Mk II. It also incorrectly
describes the men as from the Royal Garrison Artillery. In fact the gun was operated throughout
the war by the Royal Marine Artillery.
NOTE : This version of the photograph has brightness and contrast artificially increased to highlight details.

Date     27 September 1917

fleche-boule8Zonnebeke

Zonnebeke est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province de Flandre-Occidentale. Elle compte près de 12 000 habitants.

Le village de Zonnebeke a été totalement détruit pendant la Première Guerre mondiale. C’est sur son territoire qu’eut lieu la bataille de Passchendaele.

L’architecte et urbaniste Huib Hoste (1881-1957) a joué un rôle important dans la reconstruction du village : il a, entre autres, dessiné les plans de la nouvelle église Notre-Dame (première église moderne en Belgique).

fleche-boule8La commune de Zonnebeke compte plusieurs cimetières britanniques parmi lesquels Polygon Wood et Tyne Cot (le plus grand cimetière militaire britannique sur le continent).

 

 

 

Tyne Cot

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Description     
English: Polygon Wood, Zonnebeeke, Belgium on a cold early December morning
Date     2006-01-07 (original upload date)

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Description     
English: Polygon Woods, Zonnebeeke, Belgium on a cold early December morning
Date     2006-01-07 (original upload date)

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