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1 avril 2013

Le Débarquement du 6 juin 1944

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale  

Le Débarquement du 6 juin 1944

L’opération Neptune

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L’opération Neptune est le nom de code donné au débarquement en Normandie des troupes alliées en juin 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale. Il précède la bataille de Normandie.

C’est la phase d’assaut de l’opération Overlord qui vise à créer une tête de pont alliée de grande échelle dans le nord-ouest de l’Europe et l’ouverture d’un nouveau front à l’Ouest.

Cette opération incluait de nombreux mouvements :

  • la traversée de la Manche par plusieurs milliers de navires ;
  • les opérations aéroportées la nuit précédente ;
  • les bombardements préparatoires aériens et navals des défenses côtières allemandes ;
  • le parachutage de milliers d’Américains au matin du 6 juin ;
  • le débarquement des troupes sur les plages (d’ouest en est) de Utah Beach et Omaha Beach (plus la prise de lapointe du Hoc) pour les Américains et Gold Beach, Juno Beach pour les Canadiens et Sword Beach pour les Anglo-Canadiens et Français libres du Commando Kieffer

Une fois les plages prises, l’opération se poursuit par la jonction des forces de débarquement et l’établissement d’une tête de pont sur la côte normande puis l’acheminement d’hommes et de matériels supplémentaires. Les jours suivants voient la mise en place des structures logistiques (ports, oléoduc) pour le ravitaillement du front et le débarquement de troupes supplémentaires. L’opération cesse officiellement le 30 juin 1944. Bien qu’il soit quelquefois affirmé que l’opération Neptune ne fut que la partie navale de l’opération Overlord, elle-même souvent limitée au seul débarquement Allié et à l’établissement des têtes de pont sur la côte normande, les sources historiques établissent clairement que l’opération Neptune est la partie débarquement et établissement d’une tête de pont côtière au sein de la plus vaste opération Overlord qui visait quant à elle à l’établissement d’une tête de pont de plus grande échelle dans le Nord-Ouest de l’Europe.

Avant et durant l’opération Neptune eut lieu l’opération Fortitude, nom de code collectif des opérations de désinformation et de diversion des Alliés dont le but était double :

  • d’abord dissimuler à l’état-major allemand le lieu réel du débarquement en Europe du Nord-ouest ;
  • ensuite, une fois le débarquement de Normandie effectué, faire croire qu’il ne s’agissait que d’un débarquement secondaire de diversion. Le premier objectif tactique était d’éviter un renforcement des défenses, ainsi qu’une concentration de troupes en Normandie. Il s’agissait ensuite d’éviter une arrivée trop rapide des renforts allemands dans les premiers jours suivants le débarquement. En particulier, il fallait tenir à l’écart les unités blindées de la XVearmée stationnées dans le Pas-de-Calais avant que les Alliés n’aient pu établir une tête de pont suffisamment solide.

L’opération Fortitude comprit deux volets :

  • l‘opération Skye (britannique) British Fourth Army, armée fictive basée à Édimbourg et en Irlande du Nord pour faire croire à un débarquement en Norvège ;
  • l’opération Quicksilver (américaine) : First United States Army Group (FUSAG), groupe d’armées fictif commandé par le général Patton pour faire croire à un débarquement dans le nord de la France.

Buts de l’opération Neptune

L’opération Neptune doit répondre à deux objectifs successifs : établir une tête de pont sur la côte normande puis y acheminer renforts et ravitaillement. Pour cela Neptune va s’articuler en plusieurs opérations :

  • Dans la nuit du 5 au 6 juin : actions aéroportées et traversée de la Manche par la flotte
    • Opérations aéroportées pour sécuriser le flanc est sur l’Orne et le flanc ouest ainsi que la sortie de plage à l’ouest dans le Cotentin.
      • Opération Tonga : parachutage et arrivée par planeur de la 6e division aéroportée britannique sur le flanc est du canal de Caen à la mer et à Ranville, près de la rivière Orne. Le but est de tenir le flanc gauche du secteur de débarquement, particulièrement les ponts pour empêcher les blindés allemands de rejoindre les plages mais permettre par la suite aux blindés britanniques de les utiliser. En effet la zone du débarquement était bordée à l’Est par le canal de Caen à la mer et par l’Orne. Le contrôle des deux ponts les plus proches de la zone de débarquement, le Pegasus Bridge et le pont de Ranville s’avérait un objectif stratégique.
      • Opérations Albany et Boston: parachutages de régiment des 101e et 82e divisions aéroportées américaines dans le nord-est du Cotentin. Elles furent précédées par la mise en place des pathfinders et suivies par l’atterrissage de planeurs de ces mêmes divisions (opération Chicago, Keokuk, Detroit et Elmira). Elles seront suivies par d’autres opérations parachutées le 7 juin. Leur but est de protéger le flanc ouest de la zone de débarquement et surtout de contrôler les sorties de plages d’Utah Beach. En effet, celle-ci, contrairement aux autres plages se trouvent sur un cordon littoral isolé par des marais et n’est reliée que par quelques routes à la péninsule du Cotentin.
    • Opération Dingsonopération Samwest : parachutages en Bretagne de 36 parachutistes français en 4 groupes.
    • Traversée de la Manche de la flotte de débarquement et des bâtiments d’appui naval avec préalablement les :
      • Opération gambit : positionnement de 2 sous-marins de poche pour baliser les plages Est
      • Opération maple : déminage des chenaux à travers la Manche
  • Jour J : Assaut et débarquement
    • Bombardement aérien puis naval des défenses allemandes sur la côte devant les plages de débarquement et des batteries de canons plus à l’intérieur des terres
    • Assaut sur les 5 plages de la côte normande : Utah Beach, Omaha Beach pour les Américains et Sword Beach, Juno Beach et Gold Beach pour les Anglo-Canadiens. S’y rajoutent l’escalade et la prise de la pointe du Hoc par les Rangers américains.
    • Une fois les plages et ses abords pris, elles doivent être nettoyées et des chenaux dégagées afin de permettre un débarquement de plus grande ampleur de troupes et de matériels
  • Jours suivants : Mise en place des structures de ravitaillement
    • 2 ports artificiels, projet Mulberry : Les alliés ont renoncé à prendre directement un port en eaux profondes. Pour pouvoir acheminer le ravitaillement, armements et troupes, ils vont mettre en place deux ports artificiels devant deux des plages prises.
    • Un oléoduc à travers la Manche, l’opération PLUTO

 File:Hms arethusa map.png

Déclenchement de l’opération

Message d’Eisenhower aux troupes d’assaut, le 5 juin 1944

Grand Quartier Général des Forces Expéditionnaires Alliées,

Soldats, Marins et Aviateurs des Forces Expéditionnaires Alliées ! Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux alliés et nos frères d’armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre Allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les nazis exercent sur les peuples d’Europe et vous apporterez la sécurité dans un monde libre.

Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entraîné, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.

Mais nous sommes en 1944 ! Beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années 1940-41. Les Nations-Unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands, dans des combats d’homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs. Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et munitions, et a mis à notre disposition d’importantes réserves d’hommes bien entraînés. La fortune de la bataille a tourné ! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire !

J’ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n’accepterons que la Victoire totale !

Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise.

Dwight D. Eisenhower

___________

Flotte en présence

Le commandement général de la Force navale expéditionnaire alliée, incluant le transport des troupes et l’appui feu naval sur les côtes est assuré par l’amiral britannique SirBertram Ramsay qui a été le responsable de la planification du débarquement en Afrique du Nord en 1942 et dont l’une des deux flottes participa au débarquement en Sicile l’année suivante. Cette force navale était divisée en deux Naval Task Forces :

  • une occidentale commandée par le contre-amiral américain Alan Kirk
  • une orientale commandée par le contre-amiral britannique Sir Philip Vian, vétéran du débarquement en Italie.

La flotte d’invasion était composée de 6 939 navires (1 213 navires de guerre, 4 126 navires de transport et 1 600 navires de soutien dont de nombreux navires marchands) provenant de huit marines différentes (principalement l’US Navy et la Royal Navy mais également plusieurs navires des flottes de pays du Commonwealth, de l’Armée française de la Libération, de la marine royale norvégienne, des navires polonais, néerlandais ou danois).

Traversée de la Manche

Le Débarquement du 6 juin 1944 600px-Allied_Invasion_Force

plan de la traversée

 

La mise en place de cette énorme flotte s’effectua dans tous les ports de la côte sud de l’Angleterre, de Plymouth jusqu’à Newhaven, dont il a fallu compléter les installations par 130 embarcadères supplémentaires.

Déplacer cette armada exigea la définition de quatre passages maritimes depuis les ports britanniques jusqu’à un carrefour au centre de la Manche appelé Spout ou Piccadilly Circus. De cette zone d’un diamètre de 10 milles marins, dix chenaux (2 par plage d’assaut) nettoyés par des dragueurs de mines et balisés de bouées lumineuses permettent aux bateaux (navires de ligne, chalands) d’arriver jusqu’aux 5 plages de débarquement. Les navires se positionnent à environ 10 milles au large des plages entre 2h00 et 3h00 du matin le 6 juin.

Couverture navale

Une part importante de l’opération Neptune était la protection des voies utilisées par les navires alliés et des plages contre la Kriegsmarine. Cela fut confié à la Royal Navy Home Fleet. Les Alliés percevaient deux menaces maritimes allemandes importantes :

  • L’attaque par de gros navires de surface stationnés en Norvège et en mer Baltique. Cette menace était sans doute surévaluée par les Alliés qui ne réalisaient pas, avant juin 1944, la grande faiblesse de la marine de surface allemande dont certains navires n’étaient pas en état de combattre, manquaient de carburant et les équipages d’entraînement, ces gros navires ne s’aventurant plus guère en mer (le Tirpitz réfugié dans un fjord de Norvège, un croiseur de bataille, le Gneisenau, hors d’état de combattre en réalité, les cuirassés de poche Admiral Scheer et Lützow et à cinq croiseurs). Le gros de la Home Fleet était rassemblé en mer du Nord, avec des navires de ligne récents et les porte-avions que l’Amirauté n’avait pas voulu engager dans la Manche à cause de la menace des mines. Elle devait s’opposer le cas échéant à une éventuelle sortie des forces navales de surface allemandes. Le canal de Kiel en mer du Nord avait aussi été miné préventivement (opération Bravado).
  • La seconde menace était les U-boots en provenance de l’Atlantique. Une surveillance aérienne fut mise en place à partir de trois petits porte-avions d’escorte et par le Costal Command de la RAF maintenant un cordon de sécurité jusqu’à très à l’ouest de la pointe des Cornouailles (Land’s End). Quelques U-boots furent repérés mais sans représenter de réels dangers.
  • Une troisième menace existait toutefois avec les unités de S-Boot, mais avec 20 vedettes lance torpilles opérationnelles en Manche et 9 en mer du Nord, c’était bien peu devant l’armada alliée.

D’autres efforts furent faits pour sécuriser l’approche occidentale de la Manche contre des forces navales allemandes venant de Bretagne ou de la côte atlantique. Des champs de mines furent posés (opération Maple) pour forcer les navires ennemis à sortir hors de leur zone de protection aérienne et à se trouver dans des zones où les destroyers alliés pouvaient les attaquer. L’activité navale ennemie fut mineure mais le 4 juillet, quatre destroyers allemands furent coulés ou forcés de rejoindre Brest.

Le Pas-de-Calais fut fermé par des champs de mines, des patrouilles navales et aériennes, des contrôles radar et des bombardements efficaces des ports ennemis de la zone réduisant les risques de raids allemands. Les forces navales allemandes de la zone étaient d’ailleurs assez faibles mais pouvaient être renforcées depuis la mer Baltique. Mais cette flotte devait surtout servir à protéger le Pas-de-Calais où les Allemands attendaient le débarquement et aucune tentative de forcer le blocus allié ne se produisit dans ce secteur.

La couverture navale fut un succès, plus de 300 destroyers et escorteurs étaient chargés à l’entrée de la Manche de refouler les bâtiments légers et les U-boots Allemands. Il n’y eut pas d’attaque par ces derniers et seulement quelques tentatives par des navires allemands de surface, sans conséquences sur la flotte alliée. Les seules pertes de navires en mer furent le fait de mines ou de rares excursions aériennes allemandes après le 6 juin.

Appui naval

Il était assuré par les deux Task forces (Forces opérationnelles) :

  • La Western Task Force (occidentale) de l’US Navy. Elle réunissait 1 700 navires de débarquement, appuyés par 3 cuirassés, 9 croiseurs, dont ceux de l’Armée française de la Libération, le Georges Leygues et le Montcalm, 1 canonnière, 19 destroyers et plusieurs dizaines d’escorteurs et dragueurs.
  • L’Eastern Task Force (orientale) de la Royal Navy. Elle alignait 2426 navires de débarquement, 2 cuirassés, 11 croiseurs, 1 canonnière et 37 destroyers dont La Combattantedes ex-forces navales françaises libres et plusieurs dizaines de bâtiments légers.

Les forces alliées réservèrent à l’appui feu direct des plages de débarquement un ensemble impressionnant de 5 cuirassés, 20 croiseurs, 148 destroyers et près de 350 chalands de débarquement équipés pour la circonstance de roquettes, de canons ou de pièces antiaériennes pour le soutien direct et l’appui feu des troupes au plus près des plages de débarquements.

Cet appui-feu des bâtiments alliés se poursuivit les jours suivants, même une fois les plages prises, principalement pour réduire des batteries, de l’artillerie ou des unités allemandes situées plus à l’intérieur des terres, le feu étant alors déclenché sur demande des troupes alliées au sol.


WESTERN TASK FORCEForces U et ONavire amiral : croiseur AUGUSTA13 navires de ligne + 19 destroyers + 56 dragueurs de mines + 62 petits dragueurs + 12 frégates + 4 corvettes + 113 navires de mines

Liste des navires de ligne de la Force U – Utah Beach1
Nom Erebus Black prince Tuscaloosa Quincy Nevada Hawkins Enterprise Soemba
Nationalité anglais anglais américain américain américain anglais anglais hollandais
Type monitor croiseur croiseur croiseur cuirassé croiseur croiseur canonnière
Classe Erebus Bellona New orleans Baltimore Nevada Cavendish Emerald Flores
Fin fabrication 1916 1943 1934 1943 1918 1919 - 1926
Déplacement normal 8 000 5 600 10 136 14 472 27 500 9 750 7 300 1 475
Long. en m 123,4 147,8 179,2 205,2 175,3 184,4 173,7 45,5
Larg. en m 26,9 15,4 18,8 21,6 29,1 19,8 16,6 11,5
Tirant en m 3,6 5,1 6,9 7,3 8,7 5,9 5,6 3,5
Vitesse 14 32 32,7 33 20,5 30 33 15
Armement 2 x 381 mm 4 x 155 mm 9 x 203 mm 9 x 203 mm 10 x 356 mm 7 x 190 mm 4 x 105 mm 3 x 150 mm
- 2 x 152 mm 8 x 127 mm 12 x 127 mm 21 x 127 mm 6 x 76 mm 4 x 20 mm
Equipage 204 480 868 1039 864 712 850 132
Objectif Gatteville + La Pernelle Morsalines Quinéville Saint-Marcouf Azeville St-Martin Madeleine Utah beach
Liste des navires de ligne de la Force O – Omaha Beach1
Nom Texas Glasgow Leygues Montcalm Arkansas
Nationalité américain anglais français français américain
Type cuirassé croiseur croiseur croiseur cuirassé
Classe New York Town Galissonnière Galissonnière Wyoming
Fin fabrication 1914 1936 1937 1937 1912
Déplacement normal 27 000 9 100 8 214 8 214 26 000
Long. en m 172,3 170,1 179,5 179,5 169,9
Larg. en m 29,1 18,8 17,4 17,4 28,4
Tirant en m 8,7 6,5 5,3 5,3 8,7
Vitesse 21 32 31 31 20,5
Armement 10 x 356 mm 12 x 152 mm 9 x 152 mm 9 x 152 mm 12 x 305 mm
- 21 x 127 mm 8 x 102 mm 8 x 90 mm 8 x 90 mm 21 x 127 mm
Equipage 1042 748 764 764 1063
Objectif Pointe du Hoc Omaha beach Omaha beach Port en Bessin Omaha beach

EASTERN TASK FORCEForces G, J et SNavire amiral : Croiseur SCYLLA15 navires de ligne + 37 destroyers + 42 dragueurs de mines + 87 petits dragueurs + 19 frégates + 17 corvettes + 90 navires de mines + 2 sous-marins de poche

Liste des navires de ligne de la Force J – Gold Beach1
Nom Ajax Argonaut Emerald Orion Flores Belfast Diadem
Nationalité anglais anglais anglais anglais hollandais anglais anglais
Type croiseur croiseur croiseur croiseur canonnière croiseur croiseur
Classe Leander Dido Emerald Leander Flores Town Bellona
Fin fabrication NC NC 1926 NC 1926 1939 1944
Déplacement normal 7 270 5 600 7 300 7 270 1 475 10 055 5 600
Long. en m 159,1 147,8 173,7 159,1 45,5 176,5 147,8
Larg. en m 16,9 15,4 16,6 16,9 11,5 19,3 15,4
Tirant en m 6 5,1 5,6 6 3,5 6,5 5,1
Vitesse 32,5 32 33 32,5 15 32,5 32
Armement 8 x 152 mm 8 x 112 mm 7 x 152 mm 8 x 152 mm 3 x 150 mm 12 x 152 mm 8 x 112 mm
- 4 x 102 mm 5 x 102 mm 4 x 102 mm 4 x 20 mm 12 x 102 mm
Equipage 570 480 850 570 132 850 480
Objectif Longues Vaux Arromanches Mont Fleury Arromanches Ver Moulineaux

Force G – Soutien naval de JUNO BEACH assuré par les 11 destroyers de la zone. Pas de navire de ligne.

Liste des navires de ligne de la Force S – Sword Beach1
Nom Danae Dragon Frobisher Arethusa Mauritius Roberts Ramillies Warspite
Nationalité anglais anglais anglais anglais anglais anglais anglais anglais
Type croiseur croiseur croiseur croiseur croiseur monitor cuirassé cuirassé
Classe Danae Danae Cavendish Arethusa Fiji Erebus Royal Sovereign Queen Elizabeth
Fin fabrication 1918 1918 1920 1935 1941 1941 1916 1915
Déplacement normal 4 970 4 970 9 750 5 220 8 530 7 973 28 000 27 500
Long. en m 143,6 143,6 184,4 146,3 164 113,8 190,3 196,8
Larg. en m 13,9 13,9 19,8 15,6 18,9 27,4 27 27,6
Tirant en m 5 5 5,9 5 6 4,1 8,7 8,8
Vitesse 29 29 30,5 32,3 31,5 12,5 13 23
Armement 6 x 152 mm 6 x 152 mm 7 x 190 mm 6 x 152 mm 12 x 152 mm 2 x 381 mm 8 x 381 mm 8 x 381 mm
- 2 x 76 mm 2 x 76 mm 6 x 76 mm 4 x 100 mm 8 x 100 mm 8 x 100 mm 14 x 152 mm 14 x 152 mm
Equipage 450 450 712 500 920 442 908 925
Objectif Ouistreham Graye Riva bella Merville Houlgate Houlgate Bénerville Villerville

HOME COMMANDflotte de commandement1 navire de ligne + 20 destroyers + 50 corvettes + 292 navires de mines + 58 groupes anti-ss-marins


Appui aérien

L’aviation alliée apportait aussi son appui à l’opération Neptune. En assurant une couverture constante au-dessus de la flotte de débarquement et des plages, et surtout en complétant la préparation navale par un tapis de 4 000 tonnes de bombes sur les principaux sites de débarquement (avec plus ou moins de succès, très efficaces à Utah Beachmais un échec à Omaha Beach).

Pour le jour J, l’Air Chief Marshall Robert Mallory disposait de 7 500 avions de reconnaissance, chasseurs et bombardiers légers, qui, le cas échéant, pouvaient être renforcés par 3 500 avions de l’aviation de bombardement stratégique du Bomber Command.

Les Alliés ne disposeront de leur première piste d’aviation en Normandie que le 12 juin près d’Utah Beach, la prise de Caen et de l’aérodrome de Carpiquet dans les premiers jours de la bataille ayant échoué (Voir bataille de Caen).

Assaut sur les plages

Au début de l’opération Neptune, se déroula l’opération Gambit quand les sous-marins miniatures britanniques, les 2 X-Craft, vinrent se mettre en position près des plages pour guider la flotte d’invasion.

Les troupes d’assaut débarquèrent sur les 5 plages, désignées par les noms de code devenus célèbres : SWORD BEACH, JUNO BEACH, GOLD BEACH, OMAHA BEACH, etUTAH BEACH.

L’ordre de bataille était approximativement le suivant :

  • Le 1st Special Service Brigade comprenant les commandos britanniques No.3, No.4, No.6 et No.45 (RM) débarquent à Ouistreham dans le secteur Queen Red (à l’extrême gauche). Les hommes du No.Commando 4 sont renforcées par le 1st Troop et le 8e Troop (dont les 177 fusiliers marins français du commandant Kieffer) des 10e commandos interalliés.
  • La 3e division d’infanterie britannique et la 27e brigade cuirassée à Sword Beach, de Ouistreham à Lion-sur-Mer.
  • 41e (RM) commando (de la 4e Special Service Brigade avec les 46e (RM), 47e (RM) et 48 e(RM) commandos), débarque à la droite de Sword Beach.
  • La 3e division d’infanterie et la 2e brigade blindée de l’armée Canadienne, la 2de brigade cuirassée et le 48e (RM) commando à Juno Beach, entre Saint-Aubin-sur-Mer etCourseulles-sur-Mer.
  • Le 46e (RM) commando à Juno doit escalader la falaise à gauche de l’estuaire de l’Orne et y détruire une batterie (la puissance de feu de cette batterie étant apparue comme négligeable, le 46e commando est mis de côté comme une réserve flottante et débarque à Jour J+1).
  • La 50e division britannique et la 8e brigade cuirassée à Gold Beach, de La Rivière à Arromanches.
  • Le 47e (RM) commando sur le flanc Ouest de Gold beach.
  • Le 5e Corps US (1re division d’infanterie et 29e division d’infanterie) de l’US Army à Omaha Beach, de Sainte-Honorine-des-Pertes à Vierville-sur-Mer.
  • Le 2e bataillon de rangers US à la pointe du Hoc.
  • Le 7e corps US (4e division d’infanterie plus d’autres éléments) à Utah Beach, autour de Pouppeville et La Madeleine.

Logistique

L’opération Neptune ne se limita pas seulement au transport des troupes d’assaut. Elle assura le ravitaillement des têtes de pont. Ce qui était une source d’ennui pour l’état-major allié à cause de l’absence de port en eau profonde disponible dans les premiers jours de la bataille de Normandie. Les Alliés ne pouvaient disposer que des petits ports de pêche de Port-en-Bessin et Courseulles dont la capacité d’accueil était minime, ce qui limitait l’ampleur du débarquement.

Ports artificiels

Pour résoudre ce problème, les Alliés conçurent d’« apporter leur port avec eux ». Quinze jours après le débarquement, débuta la mise en place de deux ports artificiels, lesMulberries face aux plages de Saint-Laurent-sur-Mer (Mulberry A, port américain) et d’Arromanches (Mulberry B, port britannique). Ces deux ports devaient être capables de permettre le débarquement de 6 500 véhicules et 40 000 tonnes d’approvisionnement par semaine. Une tempête détruisit le Mulberry A américain et endommagea le Mulberry B britannique et dans les faits, la majeure partie du débarquement du matériel et des troupes continua à se faire par les plages et par l’utilisation intensive et plus qu’initialement prévu des petits ports côtiers et ce jusqu’à la prise et la remise en marche du port de Cherbourg pour pouvoir acheminer du carburant, des munitions et des soldats en renfort.

Approvisionnement en carburant

L’approvisionnement en carburant était un des éléments vitaux de la réussite de l’opération Overlord. Les Alliés avaient estimé leurs besoins à 15 000 tonnes à J+41 (soit le 15 juillet) pour approvisionner en essence les 200 000 véhicules qui auraient déjà été débarqués2 mais également le kérozène des avions ou le mazout des navires de la zone. Pendant les 10 premiers jours, les Alliés faisaient échouer sur les plages des LCT remplis de jerricans d’essence2. En parallèle, deux points d’ancrage pour pétroliers étaient installés au large de Sainte-Honorine-des-Pertes et reliés à la côte et au mont Cauvin par des tuyaux souples2. Un terminal pétrolier sommaire était installé le long des jetées dePort-en-Bessin et relié lui aussi au Mont-Cauvin par un oléoduc2.

À partir du 15 juillet, ces systèmes d’approvisionnement dit mineurs devaient être remplacés par des systèmes de plus grand échelle à partir du port de Cherbourg reconquis. Le terminal pétrolier d’avant-guerre de la marine nationale de la digue de Querqueville devait être remis en marche avec l’accostage de gros pétroliers mais surtout avec la mise en place d’un oléoduc sous la Manche. Mais les importantes destructions allemandes du port ne permirent au premier pétrolier allié de n’accoster à Querqueville que le 25 juillet et la mise en place de l’oléoduc fut elle aussi retardée2.

Article détaillé : Opération PLUTO.

Il s’agissait de dérouler entre l’île de Wight et Querqueville, soit une centaine de kilomètres, dix tuyaux souples sous la mer (Pipe-Lines Under The Ocean ou PLUTO), ce qui n’avait encore jamais été fait dans l’Histoire2. Initialement, le premier tuyau devait entrer en fonctionnement le 18 juin, soit 12 jours après le débarquement. Mais la prise de Cherbourg plus tardive, le long nettoyage des eaux du port et le mauvais temps retardèrent sa mise en service de 6 semaines et il ne put rentrer en fonction qu’au début du mois d’août. Néanmoins, le manque de carburant ne se fit pas trop sentir, le front ne progressant pas ou peu2.

Le fonctionnement de PLUTO se révéla également insuffisant, chaque tuyau ne fournissant pas les 300 tonnes/jour initialement prévues2, obligeant les Alliés à poursuivre des débarquement de carburant sur les plages, à décharger dans le port de Courseulles-sur-Mer et à continuer de faire fonctionner le terminal de Port-en-Bessin2. Par la suite, avec l’avancée des Américains, PLUTO fut prolongé par un oléoduc terrestre jusqu’à Avranches2. Au mois d’aout, il sera redirigé vers la Seine et Paris. 7500 sapeurs américains aidés de 1500 prisonniers de guerre allemands participeront aux travaux de cet oléoduc2.

Notes et références

  1. ↑ a, b, c et d Yves Buffetaut, Navires du débarquement, Marines Editions, p. 55-66
  2. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Rémi Dequesnes, Normandie 1944 – le débarquement et la bataille de Normandie, Éditions Ouest-France, 2009, p. 178-181. Chap. Le Ravitaillement des armées en carburant

28 mars 2013

9 septembre La Corse se soulève contre l’occupant

Classé sous — milguerres @ 22 h 21 min

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

9 septembre 1943 La Corse se soulève contre l’occupant

La capitulation italienne provoque le soulèvement général des résistantscorses. Les insurgés, épaulés progressivement par des troupes venues d’Afrique du Nord, mèneront des combats contre les troupes allemandes jusqu’au 4 octobre. La Corse sera alors le premier département français libéré.

9 septembre La Corse se soulève contre l'occupant corse

VERS UNE LIBERATION

source : http://romainferrandi.jimdo.com/chapitre-3-premier-departement-francais-libere-la-corse/

Du 9 septembre au 4 octobre 1943 ; la lutte armée pour la libération résulte de l’insurrection de toute l’île, même si le fait marquant est avant tout la prise de la préfecture d’Ajaccio. Le rôle des 12 000  patriotes est décisif, l’aide extérieure de l’armée française, et notamment du 1er bataillon de choc et des troupes marocaines, salvatrice et efficace, n’est pas celle –beaucoup plus importante– qu’il aurait fallu si un débarquement allié s’était produit. Enfin l’armée italienne, désormais engagée contre l’Allemagne, n’est pas négligeable (la moitié des pertes liées aux combats de la libération furent des soldats italiens). La libération de la Corse fut un « modèle » pour le Conseil National de la Résistance dans sa stratégie de la libération de la France continentale.  

1/LES ITALIENS SE RALIENT A LA CAUSE DES RESISTANTS

Le 25 juillet, après le débarquement allié en Sicile, Mussolini a perdu le pouvoir. En août, des manifestations pour la paix ont lieu dans de grandes villes italiennes. Les Allemands pénètrent en Italie et renforcent leurs positions en Corse, en raison de la situation stratégique de l’île sur le flanc ouest de la péninsule. La brigade SS est déplacée dans le sud pour faire la jonction avec la 90e Panzergrenadier division qui reçoit l’ordre de passer de Sardaigne en Corse à l’annonce de la capitulation italienne.

Depuis la fin de juillet, il y a débat au sein de la direction du Front national : l’insurrection est-elle possible sans un débarquement simultané ? Est-il envisageable de rechercher parmi les occupants des éléments non fascistes, de nouer alliance avec eux, et de pouvoir ainsi compter sur un apport en artillerie lourde et en moyens de transport ? À la fin du mois d’août, la décision est prise : il y aura ordre d’attaquer les Allemands dès l’annonce de l’armistice italien. Des contacts clandestins ont été pris au début d’août par la direction du Front national avec le colonel commandant les Chemises noires (2) à Bastia, Gianni Cagnoni, et le général Stivala qui dirige la garnison italienne à Bastia. Cagnoni s’engage à fournir des renseignements sur les activités policières, à aider à la rédaction de tracts destinés aux soldats italiens et, en cas de débarquement des Alliés, à créer pour eux à Bastia une tête de pont. C’est en fait à Salerne, au sud de Naples, que les Alliés arrivent le 9 septembre.
Le soir du 8 septembre, la décision d’insurrection a été maintenue. Colonna d’Istria avertit Alger et somme le général italien Magli, qui commande le VIIe corps d’armée, de choisir entre neutralité, hostilité ou coopération avec les résistants. Premier paradoxe : ce général, qui soumet la population à un régime militaire sans cesse aggravé depuis avril, répond :  » … je suis avec vous « . Le désarroi règne dans ses troupes. Il y a des désertions. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, marins italiens et allemands s’affrontent. La ville reste provisoirement aux mains des Italiens. Mais la paradoxale alliance n’est pas assurée : Magli reçoit le 9 septembre le général allemand Von Senger nommé à la tête des forces allemandes dans l’île, l’assure de sa neutralité bienveillante et ordonne de libérer les prisonniers allemands. Il ne reçoit que le 11 septembre l’ordre du Comando supremo de  » considérer les Allemands comme des ennemis « . Le général Magli ordonne la libération des résistants prisonniers en Corse. Reste le sort des déportés corses détenus dans des prisons italiennes ou à l’île d’Elbe. Les Corses incarcérés en Calabre sont délivrés les premiers par les Alliés qui y débarquent le 3 septembre. Parmi ceux de l’île d’Elbe, une quinzaine ont pu s’évader par mer dès l’arrivée des Allemands le 16 septembre. Les autres, transférés en Carinthie, province autrichienne annexée à l’Allemagne, ne pourront rentrer qu’après la fin de la guerre.

Apres l’armistice corse – italienne la tension avec les Allemands augmente : dès le lendemain de cet accord ,aux premières heures, des incidents graves se produisent dans le port de Bastia.

La défense anti-aérienne italienne tire sur des appareils allemands, un navire italien qui appareille est attaqué et incendié par les Allemands. À l’aube du 9 septembre, plusieurs navires allemands sont endommagés par les batteries italiennes et les prisonniers placés sous contrôle des autorités militaires italiennes. Ce même jour, dans la ville, patriotes et soldats italiens s’emparent de la citadelle, de la gare et des principales voies de communication ; le local de la Légion des combattants devient une permanence des résistants du Front national.
D’autres cas de coopération immédiate entre Italiens et résistants corses sont signalés (à Sartène notamment).
Ajaccio se soulève le 9 septembre. Des Allemands stationnés à la Parata sont stoppés à l’entrée de la ville, le 10 septembre, par un groupe de résistants. Ils se replient par mer, leur infériorité numérique rendant très aléatoire toute tentative d’utilisation du réseau routier. Ainsi, le port d’Ajaccio demeure libre et disponible pour le débarquement de forces amies.
Le 12 septembre, modifiant les plans de l’état-major, Hitler ordonne l’évacuation des deux grandes îles, Sardaigne et Corse, mais non sans prévoir une période transitoire qui doit permettre le regroupement des forces allemandes et l’évacuation des stocks. Ce plan exige la reprise du contrôle des axes routiers de la Corse.

C’est mal connaître la géographie de l’île et le rapport des forces. Le général von Senger tente effectivement des percées vers l’ouest de l’île, mais il prend rapidement la mesure de la détermination des partisans et refuse de s’engager dans une guérilla meurtrière et incertaine.
À partir du 17 septembre, pour assurer l’évacuation des unités dont le sort lui est confié, il concentre son action sur la voie routière de la côte orientale et sur le port de Bastia : outre la brigade Reichsführer, il faut faire passer la 90e division panzer, arrivée de Sardaigne, soit 32 000 hommes avec du matériel lourd (chars, pièces d’artillerie, matériel et véhicules divers) ; un bataillon de parachutistes italiens suit les Allemands dans leur retraite. Tous doivent aller combattre en Italie après avoir quitté la Corse

La corse tarde trop et risque la mainmise allemande sur l’île. Les patriotes ont tous la conviction qu’ils vont se trouver devant des adversaires disciplinés et bien entraînés.
Le général Giraud, conscient du danger encouru par les résistants, prend la décision, « audacieuse et risquée » selon le général de Gaulle, d’envoyer le 1er corps d’armée du général Henri Martin pour aider la Résistance.
Les Français décident d’utiliser deux sous-marins : le Casabianca et l’Arétharse, ainsi que deux contre-torpilleurs et deux torpilleurs. Le port d’Ajaccio est libre, ainsi que le terrain de Campo dell’Oro, qui subit cependant, le 12 septembre, une attaque aérienne allemande, mais où peut atterrir une escadrille d’aviation de chasse alliée.
Les premiers à débarquer sont les hommes du 1er bataillon de choc créé par le général Giraud en avril 1943. Ils font la traversée, entassés, dans le Casabianca. Placés sous les ordres du commandant Gambiez, ils sont particulièrement bien entraînés au type de combat qui les attend dans l’île. Du 14 au 17 septembre, ils attendent leur ordre de marche et sont rejoints à Ajaccio par le 1er régiment de tirailleurs marocains, par des spahis, des goumiers et des éléments de l’artillerie et du génie. Au total 6 000 hommes, 400 tonnes d’armes, des jeeps, des pièces antiaériennes, du carburant et des vivres, sont débarqués en dix jours. Ajaccio joue donc le rôle d’une tête de pont. Les troupes venues d’Algérie viennent appuyer les patriotes qui ont commencé seuls à défendre les passages entre les deux versants de l’île.

Il s’avère déjà impossible pour les Allemands de songer (du moins sans renfort) à une occupation totale de la Corse. Le général Henri Martin a pris contact avec le général Magli dès son arrivée, le 17 septembre ; chargé de la coordination des troupes débarquées, il souhaite définir les conditions d’une coopération franco-italienne. L’accord finalement conclu le 21 septembre prévoit une action commune dans le sud de l’île et une attaque convergente sur Bastia : la division « Cremona » doit, en effet, participer aux combats de Porto-Vecchio, Sotta et Bonifacio des 23 et 24 septembre et la division « Friulï » à ceux du col de Teghime à la fin du même mois.
Le 21 septembre le général Giraud vient à son tour veiller aux opérations sur le terrain et rencontrer le général Magli ; les Italiens combattent officiellement aux côtés des forces françaises et leur assurent un important soutien.

4/LA CORSE EST LIBRE
Les allemands se replient
La période des combats n’est pas vécue partout de la même façon. À Ajaccio, préfecture de 1a Corse, la libération est acquise dès le 9 septembre. La population assiste aux débarquements de troupes et exprime librement sa joie. On chante la Marseillaise dans les rues.
À Sartène, le soulèvement populaire se heurte à l’intervention allemande visant la population.

À Bastia, on se bat en ville et surtout au port, entre Italiens et Allemands. Le 14 septembre, les Allemands qui ont repris le contrôle de la situation, menacent la ville de destruction et interdisent à la population de sortir, si ce n’est entre 11 et 12 heures. Les patriotes qui, croyant leur ville libérée, ont occupé la mairie et la sous-préfecture, retournent à la clandestinité après l’intervention d’une colonne allemande venue de Casamozza et une attaque de stukas.

Très inégalement armés, souvent peu expérimentés car s’ils sont plus de 10 000 en septembre, la plupart n’a pas subi de préparation militaire sérieuse, les patriotes combattent sans aide pendant les huit ou dix premiers jours. Durant cette période, les Allemands cherchent encore à s’ouvrir les passages vers l’ouest dans les régions de l’Ospedale, de Ghisoni, Barchetta et Folelli. Dans le sud, il faut compter avec la brigade SS Reichsführer cantonnée à Sartène.
Les Allemands veulent sauver leurs dépôts de matériel et de carburant, comme celui de Quenza attaqué le 15 septembre par le Front national et les hommes du commandant Pietri : en s’assurant le contrôle des voies de communication les résistants empêchent la jonction des troupes allemandes de Porto-Vecchio avec celles de Quenza et de Sartène. La zone de Levie est devenue un verrou. Le 17, une compagnie du bataillon de choc est déterminante dans l’appui de la Résistance : malgré une intervention de leur aviation, les Allemands y sont vaincus. Le général von Senger, convaincu du coût excessif de toute action vers l’ouest, se consacre par la suite à l’évacuation de ses forces vers Bastia.

La liberation

C’est donc la seconde phase des combats qui commence : dès le 1er, sur la route de Bonifacio à Porto-Vecchio, puis le 22 dans la zone de Conca, les fauteurs qui dominent la route servent de bases pour les attaques ; mais la 90e division allemande est une division blindée, elle peut subir des pertes, être freinée, mais non stoppée.
Les groupe de maquisards sont appelés au combat au fur et à mesure de la lente progression allemande vers le nord. Ceux de Vezzani et de Prunelli di Fiumorbo agissent les 23 et 24 septembre. Les Allemands perdent le contrôle des aérodromes de Ghisonaccia et de Borgo qu’ils utilisaient pour leur évacuation et les opérations aériennes de soutien. À la fin de septembre, des combats se déroulent en Casinca. Le bataillon de choc trouve, parmi les patriotes, les guides qui lui sont d’autant plus indispensables qu’il ne possède pas les cartes d’état-major de la région. Qui plus est, une compagnie formée de volontaires recrutés sur place a pu être constituée. La population nourrit et renseigne les combattants, mais les blessés pâtissent du manque de soins : aucun service médical ne suit la progression des troupes dans cette zone.
À la fin de septembre et pendant les trois premiers jours d’octobre, les Allemands ne cherchent plus qu’à protéger leur retraite, se repliant sur le port de Bastia. Leur artillerie en retarde l’accès. Les patriotes et les « troupes de chocs » y arrivent par le sud tandis que tabors, spahis et troupes italiennes progressent par l’ouest, avec les résistants du Contenais et de la Balagne. Dans ces combats, les Marocains jouent un rôle déterminant : le col de San Stefano est enlevé le 30 septembre, le col de Teghime le 3 octobre. Le bataillon de choc prend le contrôle du Cap Corse, non sans un accrochage avec les Allemands à Pietracorbara.
Le 4 octobre, Bastia est libre, mais dévasté par les combats et les bombardements américains.

Libérée mais tres affaiblie

La 90e Panzergrenadier division quitte l’île, affaiblie par la destruction d’une centaine de chars, de 600 pièces d’artillerie et de 5 000 véhicules divers. Des patriotes sont tués au combat aux côtés des militaires français et italiens tandis que d’autres, surpris armés par les Allemands, sont immédiatement fusillés : on compte au moins 25 exécutions sommaires. Au total, l’estimation des victimes de ces combats s’établit ainsi : les troupes allemandes perdent environ 1 600 hommes dont 1 000 tués et 400 prisonniers ; les Italiens dénombrent 637 tués et 557 blessés ; du côté français, la Résistance enregistre dans ses rangs 170 tués et environ 3130 blessés ; les troupes régulières enregistrent 75 tués (dont l’aspirant Michelin, premier officier français tombé sur le sol national) et 239 blessés.

Quant aux dégâts matériels, ils sont considérables sur les lieux des combats : de nombreux ponts ont sauté, des maisons sont détruites, Bastia subit cinq bombardements alliés entre le 13 septembre et le 4 octobre, ainsi que des tirs d’artillerie. Les quartiers du port, de la gare et le cimetière lui-même sont ravagés, la ligne de chemin de fer de la côte orientale est inutilisable.
Une page qui se tourne : hommage

Au cours de sa visite en Corse, du 8 au 10 octobre, le général de Gaulle salue les efforts et les sacrifices consentis. Ses discours témoignent d’une émotion sincère. . L’île, coupée de la France continentale, dépend désormais d’Alger. Pour ses habitants, la Libération ne signifie pas la paix, mais bien au contraire la reprise de la guerre au côté des Alliés. À cet égard aussi, la situation de ce département français est unique : pendant l’année 1944, 12 000 Corses de 20 à 28 ans sont mobilisés. De plus, la région est utilisée comme base aéronavale pour le contrôle des liaisons maritimes, comme base d’attaque contre l’Italie du Centre et du Nord, encore tenue par les Allemands, et comme base de départ en août 1944 pour le débarquement en Provence.
Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Après la Corse, le Calvados sera le deuxième département français libéré. Les FFI de Caen prendront le nom de Fred Scamaroni, héros et martyr de la Résistance corse;

La Corse tient une place importante dans l’histoire de 1a Résistance et de la Libération.
C’est le premier territoire libéré, par ses habitants et par des soldats français, sans intervention de forces anglo-américaines.
Au cours de sa visite en Corse, du 8 au 10 octobre, le général de Gaulle salue les efforts et les sacrifices consentis. Ses discours témoignent d’une émotion sincère. . L’île, coupée de la France continentale, dépend désormais d’Alger. Pour ses habitants, la Libération ne signifie pas la paix, mais bien au contraire la reprise de la guerre au côté des Alliés. À cet égard aussi, la situation de ce département français est unique : pendant l’année 1944, 12 000 Corses de 20 à 28 ans sont mobilisés. De plus, la région est utilisée comme base aéronavale pour le contrôle des liaisons maritimes, comme base d’attaque contre l’Italie du Centre et du Nord, encore tenue par les Allemands, et comme base de départ en août 1944 pour le débarquement en Provence.
Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Après la Corse, le Calvados sera le deuxième département français libéré. Les FFI de Caen prendront le nom de Fred Scamaroni, héros et martyr de la Résistance corse;

La Corse tient une place importante dans l’histoire de 1a Résistance et de la Libération.
C’est le premier territoire libéré, par ses habitants et par des soldats français, sans intervention de forces anglo-américaines.

source :

http://romainferrandi.jimdo.com/chapitre-3-premier-departement-francais-libere-la-corse/

http://www.linternaute.com/histoire/categorie/evenement/57/1/a/48403/la_corse_se_souleve_contre_l_occupant.shtml

wikipedia

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

26 mars 2013

Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale

Classé sous — milguerres @ 21 h 26 min

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Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale

Les pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale peuvent être classés en deux grandes catégories : les puissances de l’Axe et les puissances Alliées.

Puissances de l’Axe

Signataires du Traité tripartite

  • Le Reich allemand
  • Le Royaume d’Italie
  • L’Empire du Japon

Cosignataires du Traité tripartite

  • Le Royaume de Hongrie (Le 20 novembre 1940)
  • Le Royaume de Roumanie (Le 23 novembre 1940)
  • La République slovaque1 (Le 24 novembre 1940)
  • Le Royaume de Bulgarie (Le 1er mars 1941)

Non signataires, mais co-belligérants

  • Le Royaume de Thaïlande : traité d’alliance militaire avec l’Empire du Japon le 21 décembre 1941, déclaration de guerre contre les alliés (le 25 janvier 1942)
  • Le Royaume d’Irak
  • La Finlande

Pays annexés ou déjà en guerre avant le début de ce conflit

  • L’Autriche (annexée par l’Allemagne, lors de l’Anschluss, le 13 mars 1939)
  • L’Empire d’Éthiopie (partiellement occupée par l’Italie de 1936 à 1941)
  • Le Gouvernement national réorganisé de la République de Chine 2
  • L’Albanie, en guerre avec l’Italie depuis le 5 avril 1939 et transformé en protectorat italien.

Gouvernements collaborateurs créés après 1940

  • L’État français (ou régime de Vichy)3
  • L’État indépendant de Croatie
  • Le Gouvernement de salut national serbe4
  • Le Royaume du Monténégro
  • Le Gouvernement national norvégien

Puissances Alliées

Les Alliés

  • L’Union d’Afrique du Sud (Dominion du Commonwealth britannique)
  • L’Australie (Dominion du Commonwealth britannique)
  • La Belgique5
  • Le Brésil (à partir du novembre 1942)
  • Le Canada (Dominion du Commonwealth britannique)
  • La République de Chine
  • Le Danemark
  • Les États-Unis (à partir de décembre 1941)
  • La France6 et ses colonies7 jusqu’à l’armistice du 22 juin 1940.
  • Le Mexique (à partir de mai 1942)
  • La Norvège (le pays fut envahi par l’Allemagne en 1940, mais le gouvernement s’exila à Londres pour poursuivre la guerre.)
  • La Nouvelle-Zélande (Dominion du Commonwealth britannique)
  • Les Pays-Bas (le pays fut envahi par l’Allemagne en 1940, mais le gouvernement s’exila à Londres pour poursuivre la guerre et combattit les Japonais dans le Pacifique, depuis les Indes orientales néerlandaises envahies.)
  • La Pologne (le pays fut envahi par l’Allemagne en 1939, mais le gouvernement s’exila à Londres avec des soldats polonais pour poursuivre la guerre.)
  • Le Royaume-Uni et ses colonies (principalement les Indes, mais aussi le Kenya, la Birmanie, la Malaisie, le Soudan, le Nigeria, la Rhodésie, la Palestine, la Transjordanie, etc.)
  • L’Union soviétique (à partir de juin 1941)
  • Le Royaume de Yougoslavie (à partir du 27 mars 1941. Le pays fut envahi, mais une guerre de résistance s’ensuivit.)

Soutiens des alliés

  • L’Argentine
  • La Bolivie
  • Le Chili
  • La Colombie
  • Le Costa Rica
  • Cuba
  • La République dominicaine
  • L’Équateur
  • Le Royaume d’Égypte8
  • Le Salvador
  • Le Guatemala
  • Haïti
  • Le Honduras
  • Le Royaume d’Irak (après la guerre anglo-irakienne de 1941)
  • L’Islande
  • Le Liban
  • Le Liberia
  • Le Protectorat français du Maroc
  • La République populaire mongole
  • Le Nicaragua
  • Le Panama
  • Le Paraguay
  • Le Pérou
  • L’Arabie saoudite
  • La Turquie
  • L’Uruguay
  • Le Venezuela
  • Le Népal

Pays attaqués, occupés, ou ayant changé de camp, pendant la guerre

Bulgarie

Le Royaume de Bulgarie est signataire du pacte tripartite mais ne combat qu’en Yougoslavie et en Grèce dont il annexe des territoires en Macédoine et en Thrace (il s’agrandit aussi en Roumanie). Le pays n’est pas engagé sur le Front de l’Est. Envahi en septembre 1944 par l’Armée rouge, et obligé de changer de camp, il se retire de Grèce et de Yougoslavie, et combat les troupes allemandes présentes sur son territoire aux côtés de l’Armée rouge.

Roumanie

Le Royaume de Roumanie est neutre au début de la guerre, mais le roi Carol II réprime violemment le fascisme roumain et fait transiter par son territoire les forces polonaises, que la flotte roumaine amène à Alexandrie, en territoire britannique. Hitler le considère comme hostile et procède au dépeçage du pays (URSS, Hongrie et Bulgarie s’accroissent à ses dépens)9. Après le coup d’état pro-nazi qui renverse le roi et met au pouvoir les fascistes, la Roumanie est occupée en octobre 1940, devient une puissance de l’Axe et attaque l’URSS aux côtés de l’Allemagne en juin 1941. Pour les Allemands, la Roumanie était importante à cause de ses réserves en pétrole très importantes à l’époque. Deux divisions roumaines cependant combattent en URSS du côté allié.

Le 23 août 1944, la Roumanie connaît un coup d’État pro-allié dirigé par le fils de Carol II, jeune roi encore adolescent qui renverse les fascistes. Le pays déclare la guerre à l’Allemagne et combat les forces allemandes présentes sur son territoire : les troupes soviétiques y entrent sans rencontrer de résistance. Trois semaines plus tard, l’URSS accepte enfin l’armistice : durant ce laps de temps, elle continue à se considérer en pays ennemi et à déporter un grand nombre de prisonniers roumains vers la Sibérie. Par la suite, ce jour est considéré comme fête nationale pendant la période communiste. L’armée roumaine poursuit la guerre contre l’Allemagne jusqu’en Tchécoslovaquie.

Philippines

Envahies par le Japon en 1942 et occupées jusqu’à 1945, le Commonwealth des Philippines a été intégré officiellement à la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, après la proclamation de la République des Nouvelles Philippines. Le président en titre José P. Laurel participa notamment en 1943 à la Conférence de la Grande Asie orientale tenue à Tokyo en novembre 1943.

En marge de cette occupation, la résistance à l’occupant fut menée par de nombreux groupes qui reçurent le soutien des Alliés dans leur lutte contre l’Empire du Japon.

Birmanie

Envahie par le Japon en janvier 1942, puis par la Thaïlande en mai, la Birmanie, alors colonie britannique fut dans les faits divisée en deux alors que les Britanniques et les Chinois étaient refoulés au nord et qu’au sud était instauré par le Japon l’État de Birmanie, un régime fantoche avec à sa tête le président Ba Maw. Ce dernier fut l’un des invités de la Conférence de la Grande Asie orientale de 1943.

Indes néerlandaises

Les Indes orientales néerlandaises ont été envahies et occupées par l’Empire du Japon à compter de mars 1942.

Irak

Soutien de l’Axe, le Royaume d’Irak est battu et occupé par les Alliés, qui renversent le gouvernement nationaliste et utilisent le pays comme base arrière à compter de 1941.

Indochine française

L’Indochine française (regroupant les actuels Viêt Nam, Cambodge et Laos) est envahie et partiellement occupée en 1940 par l’Empire du Japon, qui en prend totalement le contrôle en mars 1945.

Pays neutres

La plupart des pays ci-dessous ont proclamé leur neutralité avant d’être assaillis.

  • L’Albanie (occupée par l’Italie le 7 avril 1939, transformée en protectorat italien, puis occupée par l’Allemagne le 26 septembre 1943)
  • La Belgique (envahie par l’Allemagne le 10 mai 1940)
  • La Tchécoslovaquie1 (la Bohême et la Moravie occupées par l’Allemagne le 15 mars 1939 pour devenir le Protectorat de Bohême-Moravie, la Slovaquie devient un État indépendant allié avec l’Allemagne)
  • Le Danemark (occupé par l’Allemagne le 9 avril 1940, Groenland occupé par les États-Unis le 9 avril 1941)
  • L’Estonie, envahie et annexée par l’Union soviétique en juin 1940, envahie par l’Allemagne le 5 septembre 1941, à nouveau annexée par l’Union soviétique en 1944)
  • La Finlande (attaquée par l’Union soviétique le 30 novembre 1939, puis alliée militairement à l’Allemagne à partir de 1941, signataire enfin d’un traité de paix avec l’URSS à la fin1944)
  • Le Royaume de Grèce (envahie par l’Italie le 28 octobre 1940, occupée par les Allemands à partir du 6 avril 1941)
  • L’Islande (occupé par le Royaume-Uni le 10 mai 1940, par les États-Unis à partir de juillet 1941)
  • L’État impérial d’Iran (envahie par le Royaume-Uni et l’URSS le 25 août 1941)
  • La Lettonie envahie et annexée par l’Union soviétique en juin 1940, envahie par l’Allemagne le 25 juin 1941, à nouveau annexée par l’Union soviétique en 1944)
  • La Lituanie, envahie et annexée par l’Union soviétique en juin 1940, envahie par l’Allemagne le 22 juin 1941, à nouveau annexée par l’Union soviétique en 1944)
  • Le Luxembourg (envahi par l’Allemagne le 10 mai 1940)
  • Les Pays-Bas (envahies par l’Allemagne le 10 mai 1940)
  • Monaco (occupée en septembre 1943)
  • La Norvège (envahie par l’Allemagne le 9 avril 1940)
  • Saint-Marin, politiquement proche de l’Italie fasciste, demeure neutre durant le conflit. Son territoire est envahi par les troupes alliées en 1944.
  • La Syrie (sous autorité française, est envahie par les Alliés le 8 juin 1941)
  • Le Protectorat français de Tunisie (base de l’Axe pour attaquer l’Égypte. Plus tard occupé par des forces alliées)
  • Le Royaume de Yougoslavie10 (attaque de l’Axe du 6 avril 1941)

Pays demeurés nominalement neutres

  • L’Afghanistan
  • L’Espagne franquiste est officiellement non-belligérante, mais soutient l’Axe par l’envoi de la división Azul; le pays est ensuite neutre
  • L’Irlande (interdisant même officiellement au Royaume-Uni l’usage militaire de ses ports et aéroports)
  • Le Portugal (Le Portugal reste neutre, mais permet au Royaume-Uni et aux États-Unis d’utiliser ses bases aériennes des Açores, tout en maintenant des relations commerciales avec l’Allemagne. Quelques volontaires portugais participent à la división Azul. La colonie portugaise du Timor oriental est envahie par les deux camps – Alliés, puis Japonais – lors de la bataille de Timor)
  • La Suède (à l’exception de la guerre entre la Finlande et l’Union soviétique; voir Guerre d’Hiver)
  • La Suisse resta neutre mais défendit son espace aérien contre les avions allemands tout en permettant aux bombardiers américains, à partir de 1944, d’utiliser l’espace aérien de la Suisse pour aller bombarder l’Europe occupée.
  • L’Andorre
  • Le Liechtenstein (donna refuge à des soldats allemands d’origine russe en 1945 face à l’avancée des Soviétiques)
  • Le Tibet (pays indépendant à l’époque)
  • Le Vatican

Aucun autre conflit n’a jamais laissé aussi peu de pays neutres.

Notes et références

  1. ↑ a et b La Slovaquie est déclarée indépendante de la Tchécoslovaquie le 14 mars 1939. Sous l’égide de Mgr. Jozef Tiso, l’influence nazie et la présence de la Wehrmacht y étaient considérables jusqu’en septembre 1944. Le reste de la Tchécoslovaquie, des provinces Bohême et Moravie, ont été occupés par l’Allemagne le 15 mars 1939, et ont été proclamés protectorats allemands.
  2. ↑ Envahie par l’Empire du Japon depuis 1937, la Chine voit sa partie orientale placée sous contrôle nippon. Un régime fantoche, celui de Nankin, est créé pour donner une apparence d’indépendance à ce territoire, mais dans les faits il n’a aucune autonomie.
  3. ↑ En France le gouvernement provisoire dirigé par le maréchal Pétain signe un armistice le 22 juin 1940. Ce gouvernement s’installe à Vichy et y instaure un nouveau régime, l’État français, qui se subordonnera étroitement à l’occupant Allemand jusqu’à la libération, et même au-delà (Commission gouvernementale de Sigmaringen).
  4. ↑ Le pays fut envahi, mais une guerre de résistance s’ensuivit.
  5. ↑ La Belgique est envahie en 1940 par les Allemands mais quelques hommes politiques s’exilent à Paris puis exil à Londres pour poursuivre la guerre. Les forces belges, devenues les Forces belges libres, continueront également le combat contre l’Italie en Afrique depuis le Congo, colonie belge.
  6. ↑ Quelques forces françaises ont continué à combattre en s’exilant (Forces françaises libres)dans les colonies pour recréer une armée et une autorité, tandis que d’autres éléments, restés clandestinement sur le sol français, y ont constitué, en liaison avec les premiers, les premiers réseaux de la résistance intérieure. Le général de Gaulle est celui qui organisa et dirigea les Forces françaises libres et qui dirigea le gouvernement en exil de la France libre.
  7. ↑ Les colonies françaises sauf celles ralliées à la France libre, sont restées contrôlées par le gouvernement de Vichy, jusqu’à l’intervention des alliés (opération Torch).
  8. ↑ L’Égypte était techniquement neutre, mais Le Caire est bientôt devenu une base militaire importante des forces britanniques. En raison d’un traité de 1936 par lequel le Royaume-Uni avait le droit de poster des troupes sur le sol égyptien, afin de protéger le canal de Suez. L’Égypte a donc servi de base à la 8e armée britannique qui a tenu le front libyen jusqu’au refoulement complet des forces de l’Axe.
  9. ↑ Grigore Gafencu, Préliminaires de la guerre à l’est : de l’accord de Moscou (21.08.1939) aux hostilités de Russie (22.06.1941). Egloff, Fribourg/Suisse 1944
  10. ↑ Le Royaume de Yougoslavie a commencé la guerre comme neutre, mais son régent a signé le Traité tripartite le 25 mars 1941. À son retour le 27 mars un coup d’État anti-nazi l’attendait, ce qui entraina l’intervention allemande du 6 avril 1941. La Yougoslavie a été dépecée par les Germano-Italiens et le régime oustachi croate, mais la résistance des Tchetniks serbes de Draža Mihailović et des Partisans communistes de Tito a été si forte qu’elle a réussi à immobiliser une vingtaine de divisions allemandes jusqu’à la fin du conflit.

4 mars 2013

François COULET

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Résistance … la lutte contre le mal

 

 

 

 

 

François COULET 

François COULET  432495

François Coulet, né le 16 janvier 1906 à Montpellier et décédé le 11 juin 1984 (à 78 ans) à Paris, était un diplomate ayant rejoint le général de Gaulle et la France libre dès juin 1940. Lors de la Guerre d’Algérie, il a participé à la mise en place des commandos parachutistes de l’air.

Un diplomate en guerre

Le père de François Coulet étant recteur d’académie, son fils doit renoncer à Saint-Cyr où il voulait entrer, pour ne pas heurter une famille radicale, et se lança dans la diplomatie. En 1936 il fut reçu au concours des Affaires étrangères. Au début de la guerre, il est en poste à Helsinki. Suite à l’arrivée à la tête du gouvernement du maréchal Pétain (16 juin 1940), il décide de rejoindre la France libre et quitte son poste le 19 juin 1940 pour gagner l’Égypte. Ainsi commence un périple avec sa femme et deux compagnons, d’Helsinki à Tallinn, de Moscou à Kiev, Sofia, et Istanbul il atteint Port Saïd, et s’engage aussitôt dans le 1er Bataillon d’Infanterie de Marine. Le général de Gaulle lui confie alors d’importantes missions, notamment de se rendre auprès de Félix Éboué, l’administrateur en chef des colonies à Fort-Lamy, qui malgré bien des obstacles, souhaitait rallier son territoire à la France libre1.

Il rencontre le général de Gaulle à Jérusalem, le 27 avril 1941, et devient son officier d’ordonnance en remplacement de Geoffroy Chodron de Courcel qui demande à partir au combat. Il occupe ce poste, principalement à Londres, jusqu’en octobre 1942, date à laquelle il reprend un service combattant1.

Avec le grade de capitaine, il prend le commandement de l’Infanterie française de l’air basée à Camberley, en Angleterre. Du 3 au 15 octobre 1942, il suit d’abord l’entraînement des parachutistes avec la 1e brigade parachutiste polonaise du général Stanisław Sosabowski à Largo, en Écosse. Il obtient son brevet (no 1681 du stage no 45)2 à Ringway près de Manchester le 6 novembre 19423. Il participe ensuite à quelques missions en Afrique.

En juin 1943, François Coulet quitte ce commandement et est nommé dès septembre, en Corse comme nouveau secrétaire général de la police, son rôle est primordial. Il doit en effet gérer la transition entre l’administration du régime de Vichy, et une administration de la France libre et obtenir ainsi le ralliement des Américains à De Gaulle. Puis en juin 1944, il est parachuté sur le front de Normandie pour gérer cette transition dans les territoires libérés dès le débarquement.

Le retour aux fonctions administratives de la France Libre et l’AMGOT (voir : http://militaires-d-hier.forumgratuit.org/t3285-la-resistance-francaise 2ème article L’AMGOT) 

Le 12 juin 1944, il est nommé Commissaire de la République pour la Normandie, en remplacement d’Henri Bourdeau de Fontenay, non disponible. Deux jours plus tard, le 14 juin, il accueille le général de Gaulle qui arrive sur La Combattante pour sa première visite en France libérée à Bayeux et Isigny. François Coulet reste ensuite en Normandie et s’installe d’abord à Bayeux, où une rue porte maintenant son nom.

Il met alors en œuvre la volonté du général de Gaulle de faire échec à l’AMGOT, prévue par le gouvernement américain ; les agents de l’AMGOT, arrivant quelques jours plus tard, n’obtiendront cependant pas de soutien du général Eisenhower, commandant en chef, conscient (contrairement au président Roosevelt, qui dans l’ensemble, a toujours été radicalement opposé à la France libre) qu’il n’est pas question d’imposer aux Français libérés un nouveau régime d’occupation.

François Coulet est cependant confronté au problème de la monnaie instituée par les Alliés pour la France libérée : le billet drapeau, qu’il décrit comme de « drôles de dollars décorés d’un drapeau tricolore », que de Gaulle avait appelés, parlant à Churchill, « votre fausse monnaie ». Le 9 juillet 1944, il s’attire les reproches de Montgomery : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire concernant les billets de banque que nous avons apportés ? On me dit que la population n’en veut pas ? Il faut qu’ils acceptent. Il faut les forcer. C’est du bon argent. C’est notre argent ! ». Finalement, il demande aux banques locales d’accepter cette monnaie, mais de ne pas la remettre en circulation.

Dès sa prise de fonction, il procède à plusieurs nominations : Raymond Triboulet, résistant, devient sous-préfet de Bayeux ; l’ancien recteur d’université Pierre Daure est nommé préfet du Calvados après la libération de Caen ; Geoffroy Chodron de Courcel, ancien aide de camp du général de Gaulle (en juin 1940), et Pierre Laroque, futur organisateur de la sécurité sociale, sont chargés de mission.

François Coulet s’installe ensuite à Rouen. En août 1944, il est appelé à de nouvelles fonctions par le général de Gaulle : celles de Commissaire de la République aux liaisons interalliées

La diplomatie de la IVe République

À la libération, il réintègre le corps diplomatique dès 1945. Il se retrouve directeur du bureau Europe au Quai d’Orsay, puis ministre plénipotentiaire à Helsinki de 1947 à 1950, Ambassadeur de France à Téhéran de 1950 à 19544 et enfin Ambassadeur de France en Yougoslavie de 1954 à 19551.
La guerre d’Algérie et les commandos parachutistes de l’air

En 1956, François Coulet n’admet pas de voir l’Algérie s’installer dans la rébellion, surtout après la perte récente de l’Indochine. De plus, il estime que sa participation physique à la dernière guerre, vu sa propre préparation, a été insuffisante. Breveté parachutiste, commandant de réserve de l’Armée de l’air, âgé de 49 ans et bien portant, il demande et obtient du ministère des affaires étrangères sa mise en disponibilité. Il a évidemment une arrière-pensée. Sa rencontre avec le général de Maricourt, commandant de l’Air en Algérie qui souhaite créer une unité de « commandos de l’air », lui offre l’opportunité attendue : il redevient officier parachutiste en mai 1956.

Malgré les inévitables difficultés techniques de cette reconversion (nouvelles procédures, nouveaux sigles, nouvelles terminologies…), François Coulet parvient à intégrer ces commandos, aidé à la fois par un bon conseiller, le colonel Sermet, et par son sens diplomatique5, ses appuis en haut-lieu ou tout simplement l’effet de surprise. Il participe, dès juin 1956, à des stages auprès du 3e RCP du colonel Bigeard6 et du 2e RCP du colonel Chateau-Joubert7. Le lieutenant-colonel Coulet dit lui-même qu’il apprend pour son propre compte « à souffrir, à se taire et à commander »8. Finalement, il est nommé à la tête des commandos parachutistes de l’air (CPA) à l’automne 1956. Du 1er juillet 1957 au 28 février 1960, il dirige le groupement des commandos parachutistes de l’air 00/541 (CGPA). Pour parfaire la formation des commandos, il impose à ses hommes des stages opérationnels conjoints avec les meilleurs régiments parachutistes (de l’Armée de terre). Par une initiation ultra-rapide au combat, il espère un dépassement de soi favorisé par l’esprit de corps.

En mars 1960, il est remplacé à la tête du groupement par le lieutenant-colonel Emery. Devenu colonel, François Coulet retrouve néanmoins des fonctions plus administratives en devenant directeur des affaires politiques de la délégation générale du gouvernement en Algérie. Il prend ce nouveau poste surtout par fidélité au général de Gaulle. Il est alors très gêné de constater que la plupart des commandos participent au putsch des Généraux à Alger (avril 1961). Il assiste impuissant à la dissolution, le mois suivant, du groupement des commandos parachutistes de l’air et à la dispersion de ses éléments9.

Après la guerre d’Algérie, il est un temps président de la société financière de radiodiffusion (Sofirad), de 1962 à 1965. Il meurt à Paris le 11 juin 1984.


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source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Coulet

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Résistance … la lutte contre le mal

12 février 2013

Opération VADO

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Opération VADO

File:Algerie-3.jpg

Le croiseur de bataille Algérie ayant participé à l’opération.
(photographie datée de 1935)
Informations générales
Date 14 juin 1940
Lieu Gênes et Savone
(en Italie)
Issue Indécise, dégâts mineurs infligés
Belligérants
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale Naval Ensign of Italy.svg Vedettes de laRegia Marina
Flag of Italy (1861-1946).svg Défenses des ports de Gênes et de Savone
Commandants
Civil and Naval Ensign of France.svg Amiral Duplat Naval Ensign of Italy.svg inconnu
Forces en présence
4 croiseurs
11 contre-torpilleurs
artillerie côtière et défenses navales

L’opération Vado est le nom donné à une opération navale de la Marine nationale française visant à bombarder les ports de Gênes et de Savone en Italie le 14 juin 1940 durant la campagne de France lors de la Seconde Guerre mondiale

Le 10 juin 1940, l’Italie fasciste dirigée par Mussolini déclare la guerre à laFrance, qui est alors en pleine déroute militaire suite à l’invasion du territoire par les Allemands (voir bataille de France). La bataille des Alpes commence alors ; les troupes françaises de l’Armée des Alpes résistent victorieusement face aux unités italiennes. Le 14 juin 1940, l’opération Vado est lancée par l’amiral Duplat afin de tenter de détruire la logistique italienne, les ports les plus bombardés seront ceux de Gênes et de Savone.

Ordre de bataille

France

  • Drapeau français République française :
  • 4 croiseurs lourds :
    • L’Algérie (unique navire de sa classe) ;
    • Le Colbert (appartenant à la 2e division de croiseurs) ;
    • Le Dupleix (appartenant à la 2e division de croiseurs) ;
    • Le Foch (de la classe Suffren).
  • 11 contre-torpilleurs.

Italie

  • Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d’Italie :
  • Défenses côtières de Gênes et de Savone ;
  • 13e flottille de vedettes lance-torpilles.

Déroulement

Le 14 juin 1940, la flotte française dirigée par l’amiral Duplat appareille du port deToulon dans la nuit du 13 au 14 juin 1940. À 4 heures 30 du matin, les navires commencent à pilonner les ports italiens, sans réponse de leur part au début de l’engagement.

Durant l’opération, seul l’Albatros, un contre-torpilleur, est touché par l’obus d’une batterie côtière italienne, 12 marins sont tués. L’Algérie et l’Aigle (contre-torpilleur) sont également pris à parti par des vedettes lance-torpilles (appartenant à la 13e flottille) et par des batteries italiennes. Aux environs de midi, les navires français rentrent finalement au port de Toulon.

L’escadre française provoqua des dégâts mineurs aux ports italiens, mais cette opération souligne surtout la faiblesse de la défense des côtes italiennes. En février 1941, la ville de Gênes sera à nouveau bombardée (l’opération Grog) par laForce H de la Royal Navy britannique, qui sera un véritable succès.

Source wikipedia

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10 février 2013

Guerre froide – Cold War – Halodnaïa vaïna

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Guerre froide – Cold War – Halodnaïa vaïna
PREMIERE PARTIE
Guerre froide - Cold War - Halodnaïa vaïna guerre10

La Guerre froide (anglais : Cold War, russe : холодная война, halodnaïa vaïna) est la période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et, de manière plus large, entre les régimes communistes et l’ensemble des régimes non communistes. La Guerre froide débute approximativement en 1945 et dure jusqu’en 1989, année de la chute des régimes communistes en Europe, ou 1991, année de l’implosion de l’URSS et de la dissolution du Pacte de Varsovie.

C’est en 1945, sous la plume de l’écrivain anglais George Orwell, que l’expression « Cold War » apparaît pour la première fois1. Elle est reprise en 1947 par l’homme d’État américain Bernard Baruch23. Elle est vite popularisée par le journaliste Walter Lippmann4. D’après Raymond Aron, il s’agissait d’une « guerre limitée » ou « paix belliqueuse » dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct5- d’où l’expression : « Paix impossible, guerre improbable ».

Si l’on retient généralement la fin de la Seconde Guerre mondiale comme point de départ de l’affrontement idéologique entre les deux blocs Est-Ouest, certains auteurs à l’instar d’André Fontaine, ancien rédacteur en chef du journal Le Monde, font remonter cet affrontement à la révolution russe de 1917.

Le terme « froide » apposé en oxymore indique qu’il ne s’agit pas d’une guerre au sens habituel du terme, mais d’une confrontation qui proscrit l’affrontement armé direct entre les deux grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l’Union soviétique. Elle est cependant caractérisée en premier lieu par la course aux armements nucléaires et l’équilibre de la terreur.

La Guerre froide prendra toutes les formes possibles d’affrontement, depuis l’espionnage, les actions secrètes, la propagande, jusqu’à la compétition technologique dans le domaine de la conquête de l’espace ou bien encore les compétitions sportives dans les stades.

Plusieurs conflits ouverts importants, faisant de nombreuses victimes civiles et militaires, la guerre de Corée (1950-1953), la guerre d’Indochine, la guerre du Viêt Nam (1964-1975) et la guerre d’Afghanistan (1979-1989), ont traduit l’opposition indirecte entre les Soviétiques et les Américains, par l’intermédiaire de leurs alliés respectifs.

Les pays du tiers monde tels que l’Inde sous Nehru, l’Égypte sous Nasser et la Yougoslavie sous Tito formèrent pour un temps le mouvement des non-alignés, proclamant leur neutralité et jouant sur la rivalité entre les blocs pour obtenir des concessions. La décolonisation a fourni à l’Union soviétique et à la Chine Populaire de multiples occasions d’accroître leur influence aux dépens des anciennes puissances coloniales.

Chronologie de la guerre froide

La guerre froide est la période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l’URSS et leurs alliés respectifs, entre 1947 et la fin de l’URSS en 1991.

C’est en 1947 sous la plume de l’homme d’État américain Bernard Baruch que l’expression « guerre froide », déjà utilisée au XIVe siècle, apparaît pour la première fois. Elle est vite popularisée par le journaliste Walter Lippmann[réf. souhaitée]. D’après Raymond Aron, il s’agissait d’une « guerre limitée » ou « paix belliqueuse » dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct1, d’où l’expression « Paix impossible, guerre improbable ».

De nombreux conflits, depuis la guerre de Corée, la guerre du Viêt Nam jusqu’à la guerre d’Afghanistan, ont illustré l’opposition entre Soviétiques et Américains. Les pays du Tiers-Monde tels que l’Inde de Nehru, l’Égypte de Nasser et la Yougoslavie de Tito formèrent pour un temps le mouvement des non-alignés, proclamant leur neutralité et jouant de la rivalité entre les blocs pour obtenir des concessions.

La chronologie qui suit n’indique que les événements liés aux relations internationales ; pour plus de détails, consulter les chronologies par année (ex : 1947) ou par pays (ex : 1947 en France).

Guerre froide : 1947 – 1953

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Carte de l’Europe pendant la Guerre froide montrant les pays ayant reçu l’aide du plan Marshall.

1er janvier : création de la Bizone — Les Américains et les Britanniques unifient leurs zones d’occupation en Allemagne.
22 février : Harry Truman Loyalty Program — début des enquêtes sur les infiltrations communistes dans l’administration américaine.
12 mars : Doctrine Truman — Le président américain Harry Truman demande au Congrès l’octroi d’une aide économique et militaire à la Grèce et à la Turquie en substitution du Royaume-Uni. Cette doctrine doit permettre l’endiguement (containment) de l’expansion soviétique en Europe.
17 mars : La France, le Royaume-Uni et le Benelux signent le premier traité de défense et de sécurité2
25 mai : Vote du National Security Act qui réorganise l’Armée, la Marine et l’Aviation et porte création d’un National Security Council doté d’une agence chargée de coordonner les activités de renseignement, la CIA (Central Intelligence Agency).
5 juin : annonce du Plan Marshall — Le Secrétaire d’État des États-Unis, le général George Marshall, prononce un discours à l’université Harvard dans lequel il expose la volonté des États-Unis de contribuer au rétablissement de l’Europe pour contrer l’influence montant de l’URSS.
22 septembre : Doctrine Jdanov — Andreï Jdanov présente la nouvelle orientation politique soviétique face au camp occidental, en réaction à la doctrine Truman. Son discours qualifie le camp américain d’« antidémocratique et impérialiste ». Quelques jours plus tard est fondé le Kominform (« Bureau d’information des partis communistes ») pour favoriser la coopération des Partis communistes européens.
2 décembre : Signature du Traité interaméricain d’assistance réciproque — Le TIAR doit garantir la paix et la sécurité du continent américain, sous l’égide des États-Unis3.

1948

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Aéroports et couloirs de vol du pont aérien pendant le blocus de Berlin

Février : Coup de Prague — Le Parti communiste prend le contrôle de la Tchécoslovaquie après que son président Edvard Beneš a accepté le renvoi de tous les ministres non communistes.
3 avril : Entrée en vigueur du Plan Marshall — Après la conférence de Paris et l’accord du Congrès américain, Harry Truman signe le document.
16 avril : création de l’Organisation européenne de coopération économique — L’OECE doit répartir les crédits accordés par le Plan Marshall entre les pays de l’Europe occidentale. Elle contribua également à la libéralisation des échanges et permit le renforcement de la coordination économique entre les pays membres.
30 avril : création de l’Organisation des États américains — L’OEA est une alliance de plusieurs pays du continent américain autour des États-Unis.
18 juin : Insurrection communiste en Malaisie contre les forces britanniques et du Commonwealth.
21 juin : Naissance du Deutsche Mark dans l’Ouest de l’Allemagne.
24 juin : début du blocus de Berlin — L’Union soviétique bloque les voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest.
28 juin : Retrait de la Yougoslavie du camp soviétique — Les dirigeants yougoslaves sont condamnés par le Kominform4.
17 juillet : création de la République de Corée.
9 septembre : L’URSS déclare que le gouvernement de la République démocratique de Corée est le seul légitime ; Kim Il-sung en est le Premier ministre.

1949

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L’extension de l’OTAN

janvier : Fondation du Conseil d’assistance économique mutuelle — Le CAEM est une organisation d’entraide économique entre les démocraties populaires d’Europe orientale et l’URSS.
4 avril : création de l’OTAN — L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord est une alliance militaire de 10 pays d’Europe occidentale, du Canada et des États-Unis.
12 mai : fin du blocus de Berlin — Grâce au pont aérien mis en place par les États-Unis et leurs alliés, le blocus est un échec et Staline doit le lever.
23 mai : Création de la RFA — La fusion des zones anglo-américaine et française donne naissance à la République fédérale d’Allemagne dont la capitale est Bonn.
29 août : Premier test pour la bombe atomique soviétique — Les États-Unis ne sont plus les seuls à disposer de l’arme nucléaire.
13 septembre : Veto de l’URSS sur l’entrée de Ceylan, de la Finlande, de l’Islande, de l’Italie, de la Jordanie et du Portugal dans l’ONU
1er octobre : naissance de la République populaire de Chine. Après la guerre civile, Mao Zedong est victorieux et fonde la Chine communiste. Indépendance de facto de Taïwan où subsiste la République de Chine, évacuée du continent.
7 octobre : Naissance de la République démocratique allemande dont la capitale est Berlin-Est
16 octobre : Fin de la Guerre civile grecque — La défaite de l’insurrection communiste marque l’arrêt de la progression communiste en Europe.

1950

14 février : Signature du Pacte sino-soviétique — Traité d’amitié, d’alliance et d’assistance mutuelle signé entre la République populaire de Chine et l’URSS.
1er mars : Tchang Kaï-chek déplace son gouvernement à Taipei, capitale de Taïwan, où il reprend ses fonctions de président.
9 mai : : Déclaration Schuman — Le discours de Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères mènera à la création en 1951 de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), première des Communautés européennes.
25 juin : Début de la Guerre de Corée — Les troupes de la Corée du Nord envahissent la Corée du Sud. Deux jours plus tard, les Nations Unies décident de soutenir la Corée du Sud.
27 juin : Le président américain Truman envoie l’armée américaine soutenir la Corée du Sud après l’appel de l’ONU.
24 octobre : Succès de la contre-offensive américaine en Corée. Les forces américaines repoussent les Nords-Coréens jusqu’à la rivière Yula, proche de la frontière chinoise.
26 novembre : La chine lance 54 divisions dans la bataille de Corée pour éviter la défaite totale de la Corée du Nord.

1951

17 janvier : Prise de Séoul par les troupes communistes.
14 mars : Les forces américano-onusiennes parviennent à reprendre Séoul suite à plusieurs offensives acharnées et à repousser les forces communistes au-dessus du 38e parallèle, frontière d’avant la guerre.
18 avril : Création de la CECA.
23 juin : Le représentant Soviétique à l’ONU, Jacob Malik, propose une trêve en Corée.
10 juillet : Début des pourparlers d’armistice en Corée. Les négociations vont durer deux ans.
1er septembre : Signature de l’Australia, New Zealand, United States Security Treaty.
20 septembre : Entrée de la Grèce et de la Turquie dans l’OTAN.

1952

28 avril : Souveraineté du Japon — Fin de l’occupation américaine.
21 juin : Lancement du premier sous-marin nucléaire américain, l’USS Nautilus.
30 juin : Fin du Plan Marshall.
2 octobre : le Royaume-Uni se dote de l’arme atomique.
1er novembre : Explosion de la première Bombe H (opération Ivy).

1953

20 janvier : Dwight D. Eisenhower devient président des États-Unis.
5 mars : Mort de Staline
17 juin : Insurrection de juin 1953 en Allemagne de l’Est
27 juillet: Armistice dans la Guerre de Corée — Il fut signé à Panmunjom par l’ONU, la Chine et la Corée du Nord.
12 août : : Explosion de la première bombe H soviétique.
19 août : opération Ajax — Le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh, qui entreprend la nationalisation du pétrole, est éloigné du pouvoir à la suite d’un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains.
7 septembre : Nikita Khrouchtchev devient le dirigeant de l’URSS.

Coexistence pacifique : 1953 – 1962

1954

7 mai : Défaite française de Dien Bien Phu — L’Indochine française est divisée en quatre pays indépendants parmi lesquels le Vietnam du Nord communiste et le Vietnam du Sud anticommuniste.
18 juin : Renversement du gouvernement de Jacobo Arbenz Guzmán au Guatemala — Accusé par Washington de sympathies communistes, le gouvernement est renversé par l’armée du colonel Carlos Castillo Armas soutenue par la CIA. Guérilla marxiste.
23 juillet : Gamal Abdel Nasser seul dirigeant de l’Égypte
11 août : Première crise du détroit de Taïwan
8 septembre : fondation de l’Organisation du Traité de l’Asie du Sud-Est

1955

24 février : signature du Pacte de Bagdad pour contenir la progression communiste dans le Moyen-Orient.
mars : Aide soviétique à la Syrie.
18-24 avril : Conférence de Bandung en Indonésie — Le communiqué final de la conférence de Bandung est marqué par le neutralisme et les principes de la coexistence pacifique mais peine à déterminer une ligne commune face aux « Grands ».
9 mai : La RFA rejoint l’OTAN.
14 mai : signature du Pacte de Varsovie
15 mai : Fin de l’occupation alliée de l’Autriche — Le pays se déclare neutre.
18 juillet : Sommet de Genève.

1956

25 février : La déstalinisation est officialisée par le rapport secret de Khrouchtchev divulgué lors du XXe congrès du Parti communiste d’Union soviétique.
28 juin : Soulèvement de Poznań en 1956 — La première révolte du peuple polonais contre le régime communiste de la République Populaire de Pologne se transforme en un affrontement avec l’armée polonaise qui ouvre le feu sur les manifestants civils.
26 juillet : Nationalisation du canal de Suez — Nasser nationalise la compagnie du canal de Suez dans le but de financer la construction du barrage d’Assouan.
23 octobre : Insurrection de Budapest (Hongrie) — Soulèvement des Hongrois contre le régime communiste. L’URSS envoie des chars au début du mois de novembre afin d’écraser l’insurrection. La reprise en main s’accompagne de centaines d’exécutions et de milliers d’emprisonnements.
29 octobre : Crise du canal de Suez.

1957

5 janvier : Doctrine Eisenhower.
25 mars : Traité de Rome et création de la Communauté économique européenne (CEE).
4 octobre : Lancement du satellite Spoutnik par l’URSS — Cet événement marque le début de la course à l’espace entre les deux Grands.

1958

14 juillet : Révolution du 14 juillet en Irak — Le général Abdul al-Karim Qasim renverse le roi Fayçal II et le régent Abdul Illah. L’Irak commence à recevoir l’aide de l’URSS et se retire du pacte de Bagdad le 24 mars 1959.
23 août : Seconde crise du détroit de Taïwan — la Chine bombarde Quemoy.
Août : Déploiement de missiles ballistiques américains (Thor IRBM) sur le sol du Royaume-Uni.
27 novembre : l’Ultimatum de Khrouchtchev réclamant la fin de la partition de Berlin provoque une crise diplomatique prolongée.

[b]1959[/b]

1er janvier : Révolution cubaine — Fidel Castro renverse la dictature de Battista.
24 juillet : Rencontre à Moscou du vice-président américain Richard Nixon et du dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev.
14 septembre : Exploit de l’aérospatiale soviétique avec l’envoi de la toute première sonde sur le sol lunaire (lancement le 12 septembre 1959 depuis Baïkonour)
15 au 29 septembre : Khrouchtchev en visite aux États-Unis.

1960

Avril : Déploiement des missiles ballistiques américains PGM-19 Jupiter sur le sol italien.
1er mai : Le pilote américain Francis Gary Powers est abattu à bord de son U-2 au-dessus de l’URSS. Le pilote est capturé après son sauvetage en parachute.
Juin : Rupture sino-soviétique — Moscou retire son assistance technique et met fin à son aide à la Chine.
31 juillet : Défaite des insurgés communistes en Malaisie.
9 août : Début de la révolte des communiste du Pathet Lao au Laos.
20 décembre : Création du Front national de libération du Sud Viêt Nam.

1961

berlin12
Construction du mur de Berlin (1961)

20 janvier : John F. Kennedy devient président des États-Unis.
4 février : Début de l’insurrection des nationalistes et des communistes contre la métropole portugaise en Angola.
12 avril : L’URSS envoie le premier homme dans l’espace, Youri Gagarine.
15 avril : Débarquement de la baie des Cochons à Cuba — Des mercenaires cubains recrutés et entraînés aux États-Unis par la CIA échouent dans leur tentative de renverser le régime de Fidel Castro.
25 avril : Kennedy annonce son intention d’envoyer des Américains sur la lune.
1er mai : Les États-Unis envoient les premiers conseillers militaires au Viêt Nam.
4 juin : Kennedy rencontre Khrouchtchev à Vienne en Autriche.
13 août: Construction du Mur de Berlin — Les autorités est-allemandes entendent empêcher l’exode vers Berlin-Ouest.
17 août : Début de l’Alliance pour le Progrès — Afin de renforcer la coopération entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, ces aides économiques visaient à dynamiser le développement économique et social de l’Amérique latine et contrer la menace communiste. Les objectifs de l’Alliance furent formulés dans le cadre de la doctrine Kennedy qui précisait la politique des États-Unis à l’égard du continent pendant les années 1960.
31 octobre : Explosion de la Tsar Bomba en URSS, la plus puissante arme nucléaire de l’histoire.

Détente : 1962 – 1975

1962

8 septembre : Guerre sino-indienne — La Chine attaque l’Inde afin d’annexer plusieurs régions frontalières.
16 octobre : Crise des missiles de Cuba

1963

20 juin : Mise en place du Téléphone rouge — Il s’agit d’une ligne de communication directe établie entre les États-Unis et l’Union soviétique (plus précisément entre Washington et Moscou) après que la crise des missiles eut mené le monde au bord de la guerre mondiale.
5 août : Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires — Signé à Moscou par les États-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni, l’accord porte sur l’interdiction des essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, dans l’espace extra-atmosphérique et sous l’eau.
2 novembre : La CIA fomente un renversement du chef d’État sud-vietnamien, Ngô Đình Diệm, qui sera assassiné par ses exécutants vietnamiens.
22 novembre : Assassinat de John F. Kennedy.
24 novembre : Le Président Lyndon B. Johnson confirme la poursuite de l’aide économique et militaire au Sud-Viêtnam.

1964

20 avril : Le président américain Lyndon Johnson et Nikita Khrouchtchev annoncent la réduction des armes nucléaires.
2-4 août : Incidents du golfe du Tonkin — Dans les jours qui suivent, le Congrès des États-Unis approuve la résolution du golfe du Tonkin qui permet aux Américains d’intensifier leur implication dans la guerre du Viêt Nam.
14 octobre : Renversement de Khrouchtchev. Léonid Brejnev devient le dirigeant de l’URSS.
16 octobre : La Chine teste sa première bombe atomique.

1965

2 mars : Début de bombardements aériens intensifs par l’aviation américaine sur le Nord-Vietnam.
8 mars : Au Sud-Viêtnam, début de l’intervention de troupes américaines au sol.
28 avril : Intervention américaine et de l’OEA en République dominicaine pour renverser Juan Emilio Bosch y Gavino.
15 août : Deuxième guerre indo-pakistanaise.

1966

10 mars : La France se retire du commandement intégré de l’OTAN.
26 août : Guerre sud-africaine de la frontière.

1967

25 avril : Signature du Traité de Tlatelolco — 33 pays d’Amérique latine et des Caraïbes s’engagent à interdire les armes nucléaires sur leur sol.
23 mai : L’Égypte bloque le détroit de Tiran et envoie des troupes dans la péninsule du Sinaï.
25 mai : Soulèvement du Naxalbari en Inde — Début de l’expansion maoïste, hostile aux États-Unis et à l’URSS.
5 juin : Début de la Guerre des Six Jours — Israël envahit la péninsule du Sinaï.

1968

5 janvier : Début du Printemps de Prague en Tchécoslovaquie — Le parti communiste tchécoslovaque introduit le « Socialisme à visage humain » et prône une relative libéralisation.
30 janvier : Offensive du Tet au Vietnam.
1er juillet : Signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
21 août : Invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie pour mettre fin aux réformes.

1969

20 janvier : Richard Nixon devient le président des États-Unis.
2 février : Conflit frontalier sino-soviétique de 1969.
17 mars : Début des bombardements américains sur les sanctuaires communistes au Cambodge.
20 juillet : Mission Apollo 11 sur la lune.
25 juillet : Début du retrait des troupes américaines du Vietnam.
1er septembre : Coup d’État de Mouammar Kadhafi en Libye; la monarchie libyenne cède la place à la République arabe libyenne — Le dictateur met en place un régime se réclamant socialisme arabe et dialogue avec l’URSS.
28 octobre : Début de l’Ostpolitik du chancelier de la RFA Willy Brandt.

1970

5 mars : Entrée en vigueur du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires :
18 mars : Lon Nol prend le pouvoir au Cambodge — Les Khmers rouges combattent le nouveau régime.
18 novembre : Les États-Unis décident d’apporter leur aide à Lon Nol.

1971

25 mars : Troisième Guerre indo-pakistanaise — Le Bangladesh se sépare du Pakistan.
3 septembre : Accord des quatre puissances signé à Berlin par le Royaume-Uni, l’URSS, la France et les États-Unis
25 octobre : L’Assemblée générale des Nations unies adopte la Résolution 2758, reconnaissant la République populaire de Chine comme seul gouvernement de la Chine, qui devient donc membre du Conseil de sécurité des Nations unies.

1972

21 février : Visite de Richard Nixon en Chine, la première visite d’un président américain en Chine.
26 mai : SALT I — Les traités SALT I sont signés entre les Américains (R. Nixon) et les Soviétiques (L.Brejnev).
1er septembre : l’Américain Bobby Fischer bat le Soviétique Boris Spassky lors du championnat du monde d’échecs 1972.

1973

27 janvier : Accords de paix de Paris — Fin de la guerre du Viêt Nam.
11 septembre : Coup d’État au Chili — Le président marxiste Salvador Allende est déposé par le coup d’État du général Augusto Pinochet soutenu par Washington.
6 octobre : Guerre du Kippour — L’Égypte et la Syrie attaquent Israël.
16 et 17 octobre : Premier choc pétrolier, provoqué par la guerre du Kippour.

1974

12 septembre : Révolution éthiopienne — Hailé Sélassié Ier est destitué ; mise en place du Derg, une junte militaire marxiste.
Juin : Fin de l’Organisation du traité de l’Asie du Sud-Est.
9 août : Gerald Ford devient président des États-Unis après la démission de Richard Nixon suite au scandale du Watergate.

Guerre fraîche : 1975 – 1985

1975
Conférence d’Helsinki (1975)
• 17 avril : au Cambodge, les Khmers rouges prennent Phnom Penh.
• 30 avril : Saigon est prise par les Nord-Vietnamiens.
• 29 novembre : le Pathet Lao prend le pouvoir au Laos.
• 12 mai : Incident du Mayagüez — Arraisonnement illégal du porte-conteneurs civil américain SS Mayagüez par les forces Khmers rouges ; les opérations militaires américaines qui s’ensuivent ont pour but de reprendre le navire et libérer son équipage, ce qui mène à d’intenses combats dans l’île de Koh Tang.
• 25 juin : Retrait du Portugal de l’Angola et du Mozambique — Installation de gouvernements marxistes.
• Juillet : Mission Apollo-Soyouz — Première mission spatiale conjointe entre l’URSS et les États-Unis.
• 1er août : Accords d’Helsinki

1976
• 24 mars : Coup d’État et début de la dictature militaire en Argentine (1976-1983)
• 20 juillet : Retrait du personnel militaire américain de Thaïlande.
• 9 septembre : Décès de Mao Zedong.

1977

• 1er janvier : Signature de la Charte 77 par des intellectuels tchécoslovaques, dont Václav Havel.
• 20 janvier : Jimmy Carter devient président des États-Unis.
• 23 juillet : Début de la guerre de l’Ogaden — La Somalie attaque l’Éthiopie.

1978

• 15 mars : Défaite de la Somalie, fin de la guerre de l’Ogaden.
• 17 septembre : Signature des Accords de Camp David, à la suite desquels l’Egypte reconnaît Israël.
• 25 décembre : installation de la République démocratique d’Afghanistan communiste.
• 25 décembre : Le Vietnam lance une offensive terrestre majeure pour occuper le Cambodge (Kampuchéa).

1979

• 7 janvier : Le Vietnam dépose le régime cambodgien des Khmers Rouges et installe un gouvernement pro-vietnamien et pro-soviétique.
• 16 janvier : Révolution iranienne — Instauration de la théocratie de l’ayatollah Khomeini et deuxième choc pétrolier.
• 18 juin : Accords SALT II.
• 17 février : Guerre sino-vietnamienne — La Chine attaque le Nord Vietnam pour protester contre l’invasion du Cambodge.
• 9 mai : Guerre civile au Salvador entre les insurgés marxistes et le gouvernement pro-américain.
• 3 juillet : Jimmy Carter signe la première directive visant à aider secrètement les opposants au régime communiste en Afghanistan.
• 17 juillet : Les forces du Front sandiniste de libération nationale marchent sur la capitale du Nicaragua Managua. La famille Somoza et d’autres grands propriétaires sont expropriés.
• septembre : Le président marxiste de l’Afghanistan Nur Mohammed Taraki est déposé et assassiné. Il est remplacé par Hafizullah Amin.
• 27 décembre : Guerre d’Afghanistan (1979-1989) — L’URSS envahit l’Afghanistan pour soutenir le régime communiste.

1980

• 22 février : « Miracle sur glace » — Victoire américaine lors des demi-finales du tournoi olympique de hockey sur glace lors des XIIIe Jeux olympiques d’hiver.
• 21 mars : Boycott des Jeux olympiques d’été de 1980 à Moscou — Une cinquantaine de nations (dont les États-Unis) refusent d’envoyer des athlètes suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique.
• 31 août : Accord de Gdańsk en Pologne — À l’issue de 14 jours de grève au chantier naval Lénine de Gdansk, le vice-Premier ministre Mieczyslaw Jagielski cosigne avec Lech Walesa un accord qui ouvre la voie à la constitution des syndicats indépendants.

1981

• 20 janvier : Ronald Reagan devient le président des États-Unis.
• 19 août : Incident du golfe de Syrte — Des avions libyens attaquent des jets américains dans le golfe de Syrte illégalement annexé par la Libye.
• 3 septembre : Soulèvement de Solidarność.
• 23 novembre : Début du soutien de la CIA aux Contras opposés au gouvernement sandiniste du Nicaragua.

1982

• 2 avril : Guerre des Malouines.
• 30 mai : l’Espagne rejoint l’OTAN
• 6 juin : Israël envahit le Liban
• 14 novembre : Iouri Andropov devient le dirigeant de l’URSS.

1983

• 25 octobre : Invasion de la Grenade — Les États-Unis, la Barbade, la Jamaïque et les membres de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) débarquent des troupes sur l’île de la Grenade et renversent le gouvernement marxiste et militaire de Hudson Austin.
• 2 novembre : Able Archer — Exercice de simulation militaire mené par l’OTAN afin d’évaluer les capacités de l’Alliance en cas d’attaque nucléaire coordonnée.

1984

• 28 juillet : Boycott des Jeux olympiques d’été de 1984 à Los Angeles par le bloc soviétique.
• 16 décembre : Margaret Thatcher rencontre Mikhaïl Gorbatchev à Chequers.
Fin de la guerre froide ou nouvelle détente : 1985 – 1991

1985

• 11 mars : Mikhaïl Gorbatchev devient le dirigeant de l’URSS.
• 21 novembre : Rencontre de Reagan et de Gorbatchev à Genève — Les deux dirigeants décident de négocier sur les armes stratégiques, de rétablir les liaisons aériennes entre les deux pays5.

[b]1986[/b]

• 13 février : La France lance l’Opération Épervier pour contrer l’invasion libyenne du Tchad.
• 15 avril : Opération El Dorado Canyon
• 26 avril : Catastrophe de Tchernobyl — Accident nucléaire dans la centrale nucléaire Lénine en Ukraine.
• 11 octobre : Sommet de Reykjavik.
• 3 novembre : Affaire Iran-Contra (ou Irangate)

1987

• juin : Gorbatchev annonce la mise en place de la Glasnost et de la Perestroika.
• 12 juin : Visite de Reagan à Berlin.
• 10 septembre : Bataille de Cuito Cuanavale — Elle oppose les soldats angolais et cubains aux combattants de l’UNITA soutenus par l’armée sud-africaine (SADF).
• 8 décembre : Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire — Signé à Washington, D.C., il vise le démantèlement, par les États-Unis et l’URSS, de missiles à charges nucléaires et à charges conventionnelles.

1988

• 15 mai : Début du retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan.
• 22 décembre : Retrait de l’Afrique du Sud de la Namibie.

1989

• 20 janvier : George H. W. Bush devient président des États-Unis.
• printemps : La Hongrie ouvre son « rideau de fer ».
• 4 juin : Manifestations de la place Tian’anmen en Chine.
• août : Elections en Pologne. Tadeusz Mazowiecki, membre de Solidarnosc, devient Premier ministre de Pologne.
• 26 septembre : Fin du retrait du Cambodge des troupes vietnamiennes.
• 2 octobre : 20 000 manifestants défilent dans les rues de Leipzig. Mikhaïl Gorbatchev, venu à Berlin-Est célébrer le quarantième anniversaire de la naissance de la RDA, indique à ses dirigeants que le recours à la répression armée est à exclure6.
• 4 novembre : un million de manifestants à Berlin-Est, des centaines de milliers dans les autres grandes villes de la RDA.
• 9 novembre : Chute du Mur de Berlin.
• 16 novembre : Révolution de velours en Tchécoslovaquie.
• 3 décembre : Sommet de Malte — Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush déclarent qu’une longue période de paix commence. Certains voient dans cette annonce la fin de la guerre froide.
• 14 décembre : Retour de la démocratie au Chili.
• 16-25 décembre : Révolution roumaine de 1989.
1990
• 26 février : Le gouvernement sandiniste du Nicaragua est rejeté par des élections démocratiques.
• 3 octobre : réunification de l’Allemagne.

1991

• Juillet : Dissolution du Pacte de Varsovie.
• 19 août : Putsch de Moscou — Coup d’État d’un groupe de tenants de la ligne « dure » au sein du Parti communiste de l’Union soviétique. Les putschistes déposent brièvement le dirigeant Mikhaïl Gorbatchev et tentent de prendre le contrôle du pays, en vain. Cet événement prive définitivement l’URSS de crédibilité : les républiques de l’Union accèdent à l’indépendance les unes après les autres.
• 25 décembre : Discours du président George H. W. Bush annonçant la fin de la guerre froide ; Mikhaïl Gorbatchev démissionne. À travers le monde, les États reconnaissent toutes les ex-républiques de l’URSS et établiront plus tard des relations diplomatiques avec elles. Le drapeau soviétique flottant sur le Kremlin disparaît, remplacé par le drapeau de la Russie.
• 26 décembre : Dissolution du Conseil des républiques du Soviet suprême et fin formelle de l’URSS.
• 31 décembre : Fin des dernières institutions soviétiques restantes et des éventuelles opérations en cours.

Notes et références
• (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Timeline of events in the Cold War » (voir la liste des auteurs)
1. ↑ R. Aron, Les Conventions de la guerre froide dans Une Histoire du XXe siècle, Plon, 1996, p. 255
2. ↑ Marc Nouschi, La démocratie aux États-Unis et en Europe (1918-1989), Paris, Armand Colin, 1999 (ISBN 2200250290), p.279
3. ↑ Marc Nouschi 1999, p.279
4. ↑ Serge Bernstein, Pierre Milza (dir.) 1998, p.107
5. ↑ Marc Nouschi, La démocratie aux États-Unis et en Europe (1918-1989), Paris, Armand Colin, 1999 (ISBN 2200250290), p.275
6. ↑ Philippe Moreau Defarges, Les relations internationales, T 2: les questions mondiales, Le Seuil, 2004, p.37

 

source WIKIPEDIA

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26 janvier 2013

La bataille de Narvik

Classé sous — milguerres @ 20 h 34 min

 L’Allemagne touche Le Danemark et la Norvège

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

La bataille de Narvik

La bataille de Narvik narvik

La bataille de Narvik est la première victoire alliée du début de la Seconde Guerre mondiale remportée dans cette ville du nord de la Norvège. Bataille navale puis bataille terrestre, après une mise à terre des troupes depuis une force maritime franco-britannique, elle a lieu en deux temps, les 10 et 13 avril 1940, ce qui fait parfois parler des batailles de Narvik, distinguant la première bataille et la seconde bataille de Narvik.

Un corps expéditionnaire composé des 6e et 27e demi-brigades de chasseurs alpins, 14e compagnie divisionnaire antichar et une section de radio de renforcement, aux ordres du colonel Béthouart, commandant la 6e demi-brigade puis d’un groupement de haute montagne qui prendra le nom de 13e demi-brigade de Légion étrangère, en majorité composée d’anciens républicains espagnols, et de bataillons de chasseurs polonais (Brigade autonome de chasseurs de Podhale) y furent engagés, soit 24 500 soldats alliés contre 5 600 soldats allemands.

File:Battle of Narvik.jpg

reconstitution de la Bataille

 

 

L’Allemagne nazie a envahi la Norvège dès les premiers jours d’avril 1940, afin de sécuriser le transport du fer suédois en provenance des mines de Kiruna. Le minerai transitait alors par une ligne de chemin de fer qui lui était affectée, jusqu’au port de Narvik qui offrait un accès direct à l’océan Atlantique et qui est le seul port praticable en hiver, en raison des glaces qui obstruent les autres ports de la région. Or 50 % des importations en fer de l’Allemagne provenait justement de Narvik (le Royaume-Uni était également client, mais seulement à hauteur de 10 % de sa consommation globale). Cette matière première était indispensable pour les Allemands dans leur poursuite de la guerre avant de pouvoir s’engager dans la bataille de France. Les Alliés avaient quant à eux déjà pensé à occuper le pays afin de contrer les visées allemandes, mais la décision tardait à venir.

 

File:UK-NWE-Norway-2.jpg

Carte de la région.

 

Les Allemands, après avoir rapidement conquis le sud du pays, arrivent à Narvik avec 10 destroyers et balayent sommairement les gardes-côtes faisant face à l’entrée du fjord. Ils n’eurent que peu de répit une fois amarrés au port de Narvik puisque le 10 avril, 5 destroyers britanniques font leur apparition à l’entrée du fjord. Ils transforment le port en véritable cimetière pour bateaux. Cependant la flotte allemande parvient à les repousser mais accuse de sérieux dégâts.

Trois jours plus tard, les Alliés envoient cette fois 8 destroyers et 1 cuirassé pour déloger l’expédition allemande. En infériorité, les Allemands reculent et sabordent leurs derniers navires dans le fjord pour sauver les marins rescapés. Ceux-ci se réfugient dans les montagnes enneigées qui bordent Narvik laissant la ville aux mains des Alliés.

Quelques jours plus tard, les Alliés reçoivent des renforts et comptent désormais 24 500 hommes. Les Allemands sont 5 fois moins nombreux. Mais ces derniers, entraînés aux conditions de l’Arctique, résisteront jusqu’au départ des troupes alliées réquisitionnées pour la bataille de France. Ils reprendront ainsi la ville de Narvik jusqu’à l’invasion soviétique en 1944.

La Légion dans la bataille

Un groupement de haute montagne de la Légion étrangère est créé en Afrique du Nord et comprend : un état-major de groupement, une compagnie hors rang, une section de commandement et 2 bataillons du type haute montagne, l’un devant être formé par les 2e, 3e, 4e régiments étrangers (1er bataillon, CHR et CDT) l’autre par le 1er régiment étranger (2e bataillon). L’effectif de chaque bataillon comporte 930 officiers, gradés et légionnaires avec une section de skieurs. Le groupement de haute montagne est commandé par le lieutenant-colonel Magrin-Vernerey, qui deviendra Monclar lors de son ralliement aux FFL.

Le 22 mai, vers 23 h 30, le colonel Magrin-Vernerey, les chefs de bataillon, les commandants de compagnie, le chef d’escadron du GAAC, participent à une reconnaissance au large de Langstrand. Ces officiers embarquent à Seynes, sur un ponton à moteur, puis sont ensuite transbordés sur le torpilleur britannique Fame. Le bâtiment met immédiatement le cap sur la pointe sud de la presqu’île de Narvik.

Le Fame contourne la presqu’île, longe à moins de 300 m les rives nord et pénètre dans le Rombaken. Il est violemment pris à partie par une pièce de 77 montée sur wagon-plateau. Deux obus traversent la passerelle sans éclater. Restent seuls sur la passerelle le commandant de bord, le lieutenant-colonel Magrin-Vernerey, le commandant Boyer-Resses et le capitaine Dimitri Amilakvari. Les canonniers se précipitent à leurs pièces. Le capitaine Amilakvari, qui a repéré l’objectif, commande le feu. En quelques minutes, le 77 est réduit au silence.

Le Fame passe lentement devant le mamelon d’Orneset. Au premier plan, ce mouvement de terrain se détache du massif imposant du Taraldsvik par un palier très prononcé où passe la voie ferrée. Les pentes est du mamelon, plongent doucement dans le fjord. Cette plage est choisie par le général Béthouart comme point de débarquement.

La tête de pont sera organisée sur le mamelon d’Orneset. Plus au sud, on distingue, au second plan, la Cote 79, qui masque la ville de Narvik. Derrière se profile la pointe de Lillevik.

Revenu à terre, le général Béthouart convoque ses subordonnés pour mettre au point les détails d’exécution de la manœuvre.

Le 26 mai, le commandant Boyer-Resses réorganise son bataillon. Quatre groupements de fusiliers et voltigeurs sont constitués. La compagnie d’accompagnement est partagée entre différents échelons. Le capitaine Guillemain fait mouvement dans la soirée, avec un détachement comprenant la section de commandement de la CAB 1, deux sections de mitrailleuses, la section d’engins et le groupement du lieutenant Boucher. Ils s’installent dans le bois au sud-ouest de la Cote 115, pour y passer la nuit.

Le 2/13DBMLE et le GAAC, déjà en place, la première vague, comprenant le chef de bataillon Boyer-Resses, une section de mitrailleuses et la 3e compagnie, quittent les emplacements de repos vers 21 heures. La piste de Bjerkvik à Oijord est la seule voie de communication de la presqu’île. Elle longe les rives de l’Herjangfjord, au bas des montagnes enneigées. Le détachement s’écoule lentement en deux colonnes de chaque côté de la route. Des petits chevaux norvégiens traînent les voiturettes de mitrailleuses et de mortiers. Au milieu de la route passent rapidement des estafettes à motocyclette.

Le commandant Boyer-Resses, et son officier adjoint, le lieutenant Vichot, ont précédé le bataillon pour reconnaître les points d’embarquement à Seynes. Les pontons blindés attendent au bord de l’eau. Les premiers éléments arrivent et montent à bord avec beaucoup de difficultés. Le premier échelon est enfin embarqué vers 22 h 30. Dans la direction est, la flotte britannique se profile. L’enseigne de vaisseau Duff, officier de liaison, donne le signal du départ à 23 h 39. Un à un, les bateaux s’éloignent de la côte. La petite flottille dépasse bientôt la pointe d’Oijord. Arrivés à 300 m de la côte, les vaisseaux britanniques et le GAAC ouvrent le feu sur les entrées du tunnel, les remblais et les organisations susceptibles des résistances allemandes. L’ennemi, surpris, ne répond pas.

Les premières embarcations accostent. L’échelon de tête débarque aussitôt. La 3e compagnie, entraînée par le capitaine Gilbert et le lieutenant Burtin, gravit rapidement le piton d’Orneset. A mi-pente, les légionnaires sont arrêtés par le tir de soutien du GAAC. Le capitaine Gilbert envoie aussitôt la fusée « allongez le tir ». L’assaut reprend bientôt, les défenseurs du piton d’Orneset n’ont pas le temps d’utiliser leurs armes automatiques, peu efficaces dans cet amas de rochers. Quelques-uns résistent encore à la grenade. Impressionnés par le mordant des assaillants, rapidement débordés, ils abandonnent la position.

La 3e compagnie s’organise défensivement face à Narvik, au Sud-ouest et au massif du Taraldsvik, au Sud-est. Le chef de bataillon Boyer-Resses installe son poste de commandement à mi-pente du mamelon. Dans cette première phase de l’opération sur Narvik, les défenseurs d’Orneset sont prisonniers. Les légionnaires sont émerveillés par les installations. Chaque îlot allemand est relié par téléphone. D’importantes réserves de munitions, de vivres et de tabac sont stockées. Cependant, la deuxième vague du bataillon, comprenant la 2e compagnie et le reliquat de la compagnie d’accompagnement, procède à son embarquement sur la jetée d’Oijord.

Malgré les précautions prises par les légionnaires, un tir allemand, efficace et ajusté, est exécuté, par une pièce de 77 en batterie, sur la voie ferrée, dans la région du tunnel Djupviken. Le capitaine Guillemain, trois légionnaires sont tués ; plusieurs blessés graves jonchent la plage. Les barcasses blindées viennent se mettre à l’abri de la pointe de Toftmoen et l’embarquement du groupement Boucher se termine sans autre incident. Aussitôt débarquée, la 2e compagnie se porte, de part et d’autre du tunnel d’Orneset. Sous l’impulsion du capitaine de Guittaut, ancien chef de groupe franc de la campagne 1914-1918, du lieutenant Vadot, déjà blessé au combat de Bjerkvik, les légionnaires escaladent les pentes escarpées du Taraldsvik. Le groupement Boucher, qui colmate le dispositif entre la 2e et la 3e compagnie, face à Narvik, est soumis à des feux nourris. Dès son débarquement, le canon de 25 mm est traîné par ses servants à hauteur de la voie ferrée et aussitôt mis en batterie devant l’entrée du tunnel. Quelques coups bien ajustés obligent la garnison du tunnel, comprenant deux sous-officiers et huit marins allemands, à se rendre. La lutte continue plus âpre, l’ennemi étant remis de sa surprise.

L’intervention du bataillon de Norvégiens se fait attendre, la cadence d’embarquement étant de plus en plus lente. À son arrivée au poste de commandement, le chef de bataillon norvégien Ulmo, reçoit du commandant Boyer-Resses les renseignements sur la situation et le terrain. Protégés par la 2e compagnie et le groupement Boucher, ils doivent dépasser ces éléments et s’emparer de la Cote 457. Le mouvement s’effectue lentement.

Le colonel Magrin-Vernerey et une partie de son état-major ont rejoint le poste de commandement du bataillon, et reconnaissent du piton d’Orneset le terrain d’attaque du 2e bataillon en direction de Narvik. Il est cinq heures environ, le commandant Paris, chef d’état-major du général Béthouart, vient prendre la liaison auprès du chef de bataillon Boyer-Resses. Après avoir apprécié les résultats obtenus par la Légion, il redescend vers la plage pour rejoindre le quartier général. À ce moment, une violente rafale de mitrailleuses provenant des crêtes dominant le tunnel, balaye le terrain conquis par les légionnaires. Le commandant Paris reçoit une balle en pleine tête. Il est tué.

Une contre-attaque, menée avec vigueur par deux compagnies, tombe sur les éléments du premier échelon. La lutte est dure. Les Allemands attaquent à la grenade et aux pistolets-mitrailleurs. Le capitaine de Guittaut, le lieutenant Garoux sont mortellement blessés. Privée de ses chefs, la 2e compagnie se replie légèrement. La section du lieutenant Jouandon, menacée sur trois côtés, tient bon et arrive à freiner la poussée ennemie. Le légionnaire Melis, au cri de « En avant la Légion », entraîne quelques voltigeurs. Les Norvégiens suivent. L’ennemi se replie en abandonnant ses morts. La fusillade reprend par intermittence. La situation reste confuse. Le chef de bataillon Boyer-Resses charge son officier adjoint d’aller examiner la position des éléments de l’échelon, de réorganiser le commandement des unités. Trois groupements, Boucher, Burtin et Vadot, sont formés sur place en fonction du dispositif des sections.

Le bataillon est très éprouvé, tant par la perte que par la fatigue due aux efforts incessants que la troupe a dû fournir pour progresser dans ce terrain chaotique. L’occupation et le nettoyage de Narvik sont effectués par le 2/13e DBMLE. L’ennemi, poursuivi par le 1er bataillon sur la voie ferrée de Narvik à Luléa, bat en retraite jusqu’à la station de Sildvik.

Sur ordre de l’amirauté britannique, le corps expéditionnaire français rembarque pour la France, le 7 juin 1940.

Suite et contexte

L’opération Alphabet, évacuation de Narvik par les Alliés, fait suite à la bataille de Narvik.

Voir également la Campagne de Norvège.

 

source wikipedia

 

 

97884610Les Français à Narvik – 1940
La seconde guerre mondiale – Tome 4 – La campagne de Norvège
Accompagné du DVD La Scandinavie envahie

Auteur(s) : Collectif Le Figaro
Editeur : Le Figaro

Nombre de pages : 144 pages dvd
Date de parution : 28/10/2010

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

20 janvier 2013

Les Forces françaises de l’intérieur (FFI)

Classé sous — milguerres @ 13 h 25 min

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Résistance … la lutte contre le mal

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Les Forces françaises de l’intérieur (FFI)
Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) sont le résultat de la fusion, au 1er février 1944, des principaux groupements militaires de la Résistance intérieure française qui s’étaient constitués dans la France occupée : l’Armée secrète (AS, gaulliste, regroupant Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur), l’Organisation de résistance de l’armée (ORA, giraudiste) et les Francs-tireurs et partisans (FTP, communistes), etc.

Les Forces françaises de l'intérieur (FFI)  ffi_dr10

Période 1944 – 1944
Pays France
Allégeance France
Effectif 400 000 personnes
Composée de • Armée secrète
• Organisation de résistance de l’armée
• Francs-tireurs et partisans
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille des Glières
Bataille du Vercors
Bataille de Saint-Marcel
Bataille du Mont Gargan
Bataille du Mont Mouchet
Bataille de Paris
Poche de Saint-Nazaire
Commandant historique Pierre Kœnig

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La bataille de Provence du 16 au 28 août 1944.
Description : Bouches-du-Rhône, Marseille,combat de rue mené par les FFI (Forces françaises de l’intérieur).
Date : Août 1944
Lieu : Marseille, Bouches du Rhône
Photographe : Jacques Belin
Origine : ECPAD
Référence : TERRE-270-6014

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La bataille de Provence du 16 au 28 août 1944.
Description : Marseille, la Canebière,embuscade des FFI (Forces françaises de l’intérieur) sur la Canebière.
Date : Août 1944
Lieu : Marseille, Bouches du Rhône
Photographe : Jacques Belin
Origine : ECPAD
Référence : TERRE-270-6028

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La Force noire
Description : 1944 : A Cornimont, des résistants FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), nouvellement intégrés dans les unités régulières, troquent leurs vêtements civils contre les uniformes des tirailleurs sénégalais qu’ils vont relever.
Date : 1944
Lieu : Cornimont
Référence : terre-293-6981

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Après la libération de Dijon, revue des troupes par le général de Lattre.
Description : Les généraux de Lattre de Tassigny, commandant l’Armée B (future 1re Armée) et de Monsabert, à la tête du 2e corps d’armée, saluent les drapeaux des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) lors d’une prise d’armes dans Dijon tout juste libérée. A partir du 23 septembre 1944, de nombreux FFI rentrent dans les rangs de la 1re Armée.
Date : Septembre 1944
Lieu : Dijon
Photographe : Belin Jacques
Origine : SCA – ECPAD
Référence : TERRE-273-6165

La fusion s’opéra en février 1944 à l’instigation notamment de Jacques Bingen1.
Elle n’était pas destinée seulement à unifier et à donner un cadre « légal » aux forces de la Résistance intérieure, mais aussi à les structurer de manière hiérarchique. Les FFI furent ainsi placées[Par qui ?] en mars 1944 sous le commandement du général Kœnig et l’autorité politique du GPRF du général de Gaulle.

Les FFI jouèrent un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement allié en Normandie de juin 1944 et dans la libération de la France. Le commandant des forces alliées en Europe, le général Eisenhower estima l’aide apportée par les FFI à l’équivalent de quinze divisions régulières2. Les effectifs des FFI étaient de 100 000 en janvier 1944, 200 000 en juin et 400 000 en octobre3

À l’issue de la libération de la France, 114 000 FFI au total (30 %) 4,5 s’intégrèrent ensuite dans l’armée française régulière, en particulier au sein de la première armée du général de Lattre, dans le cadre de ce qui a été appelé à l’époque « l’amalgame » des Résistances intérieure et extérieure.

EMFFI
L’État-major des Forces françaises de l’intérieur (EMFFI), créé en avril 1944, est dirigé par le général Marie Pierre Koenig. Dès avant, le GPRF avait désigné
Délégués militaires
• Un Délégué militaire national (DMN) en France :
1. commandant Pierre Marchal « Hussard »
2. commandant Louis Mangin « Losange » (1943-1944) ; adjoint Jacques Chaban-Delmas « Arc »
3. commandant Maurice Bourgès-Maunoury « Polygone » ; adjoint Jacques Chaban-Delmas « Arc »
4. colonel Paul Ély « Algèbre »,
5. général Jacques Chaban-Delmas « Arc »
• Deux Délégués militaires de zone (DMZ), mis en place par le BCRA à l’été 1943 :
o DMZ Nord :
1. commandant Pierre Marchal « Hussard » (1943),
2. Jacques Chaban-Delmas « Arc » (1943),
3. colonel André Rondenay « Lemniscate », « Jarry » (1944).
o DMZ Sud :
1. colonel Paul Ély « Algèbre » (1943),
2. commandant Maurice Bourgès-Maunoury « Polygone » (1944).
• 12 Délégués militaires régionaux (DMR).
• Des Délégués militaires départementaux (DMD).
COMAC
Le COMAC ou Comidac (Comité d’action militaire), censé regrouper à la fois des représentants d’Alger (CFLN-GPRA) et des résistants de l’intérieur (CNR). Les membres sont les suivants :
• Mouvements de zone sud :
1. Maurice Chevance-Bertin,
2. Maurice Kriegel-Valrimont
• Mouvements de zone nord :
1. Jean de Vogüé « Vaillant ».
• Front national :
1. Pierre Villon
• Représentant du CNR :
1. Marcel Degliame,
2. Pierre Villon
• Chef de l’état-major national des FFI :
1. Général Pierre Dejussieu,
2. Alfred Malleret, représentant des FFI.
• Délégué militaire national représentant le CFLN d’Alger :
1. Louis-Eugène Mangin,
2. Jacques Chaban-Delmas.
• Conseiller technique : général Georges Revers.

Un autre Comidac existe à Alger.
Organisation régionale des FFI
L’état major des FFI a nommé, dans chacune des régions qu’il a définies :
• un commandant régional des FFI,
• un délégué militaire régional (DMR), avec un surnom géométrique : carré, circonférence, diagonale, ellipse, hypoténuse, orbite, polygone, pyramide, etc.)6,
• un responsable des opérations aériennes (COPA) ensuite appelé Section des Atterrissages et des Parachutages (SAP) à partir de novembre 1943 environ, avec un surnom venant des titres : « Archiduc », « Pacha », « Pape », « Sultan », etc.
Ces chefs, arrivant dans des régions qu’ils ne connaissaient souvent pas, n’ont parfois joué qu’un rôle de vague coordination, le véritable pouvoir opérationnel restant souvent entre les mains des chefs des réseaux locaux et des maquis.
La plupart des chefs régionaux des FFI et des DMR ont été faits compagnon de la Libération.

Zone sud
Région R1 : Rhône-Alpes (Lyon).

• Commandant FFI R1 :
1. colonel Albert Chambonnet7,8.
2. Alban Vistel9,10.
• DMR R1 :
1. Maurice Bourgès-Maunoury « Polygone »11,12. Adjoint : Charles Gaillard « Triangle ».
2. Paul Leistenschneider « Carré »13,14.
• Chef du Service d’opérations aériennes (ou section atterrissages-parachutages, SAP) :
1. Paul Rivière « Galvani » et « Marquis » 15,16.
2. Pierre-Paul Ulmer17,18.

Région 2 : Provence-Côte d’Azur (Marseille) – R2 couvre : Alpes-Maritimes, Bouche du Rhône, Basses Alpes, Gard, Hautes Alpes, Vaucluse, Var
• Commandant FFI R2 :
1. Robert Rossi19,20,21.
2. Jacques Renard « Turpin »22,23.
3. Henry Simon24,25.
• DMR R2 :
1. Robert Burdet « Circonférence »26.
• Responsable atterrissages-parachutages : Camille Rayon « Archiduc »27. Adjoints Petitjean « Binette » et Gaillard « Triangle ».

Région R3 : Languedoc-Roussillon (Montpellier) - R3 couvre : Aude, Aveyron, Hérault, Lozère, Pyrénées orientales
• Commandant FFI R3 : (…)
• DMR R3 :
1. Paul Leistenschneider « Carré »28,14.
2. colonel Jacques Picard « Sultan »29.
3. Lucien Cambas « Trapèze »30,31.
Région R4 : Sud-Ouest (Toulouse) - R4 couvre : Lot, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Ariège et Haute-Garonne
• Commandant FFI R4 :
1. Serge Ravanel.
2. Jean-Pierre Vernant « colonel Berthier »32. Adjoint33 : Commandant Sarda de Caumont, « Rosette »34.
• DMR R4 :
1. Paul Leistenschneider « Carré »35,14.
2. Bernard Schlumberger « Droite »36.
• Colonne R4 dite «FFI de Toulouse»37 : colonel Maurice Redon « Durenque ».
Région R5 : Limousin (Brive-la-Gaillarde puis Limoges) – R5 couvre : Corrèze, Creuse, Dordogne, Vienne, Haute-Vienne
• Commandant FFI R5 :
1. colonel Maurice Rousselier « Rivier »38,39.
• DMR R5 :
1. Eugène Déchelette « Ellipse »40,41.
• Chef SAP : Alain Grout de Beaufort42.
Région R6 : Auvergne (Clermont-Ferrand) - R6 couvre : Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy de Dôme voir aussi sud du Cher
• Commandant FFI R6 :
1. Émile Coulaudon « colonel Gaspard »43,44.
• DMR R6 :
1. Alexandre de Courson de la Villeneuve « Pyramide »45,46.
2. Puis Vivier, « Isotherme ».
• Chef de la Section des Atterrissages et des Parachutages (SAP) :
1. Paul Schmidt « Kim »47,48.
2. Alain Grout de Beaufort « Jac » 49,50.
3. Yves Léger « Évêque »51,52.
4. Pierre-Paul Ulmer53.

Zone Nord
En zone Nord, les régions étaient définies par des lettres.
Région P (Paris)
• Commandants des FFI RP : (..)
• DMR RP : André Boulloche « Segment » (X-Pont, ingénieur, compagnon de la Libération, futur député et ministre SFIO-PS)54 mais il est arrêté.
1. André Rondenay « Lemniscate »55,56.
Région A (Amiens) - La région A couvre : Aisne, Nord, Pas-de-Calais, Somme et Seine-inférieure.
• Commandant des FFI RA :
1. Gaston Dassonville (instituteur, communiste, réseau Voix du Nord, député en 1946-1955)57,58.
• Chef d’état-major FFI RA :
1. Jean Lejeune « Bastien »59,60.
• DMR RA :
1. Raymond Fassin « Sif », « Piquier » ou « Comète »61,57.
2. Guy Chaumet « Cissoïde » ou « Mariotte »62,63,64.
• Responsable du BOA RA : Pierre Deshayes alias « Capitaine Jean-Pierre »65.
• Chef Section des Atterrissages et des Parachutages (SAP) RA : Paul Rivière (compagnon de la Libération)16.
Région B (Bordeaux) - La région B couvre : Basses-Pyrénées, Landes, Gironde, Charente-Maritime, Vendée, Deux-Sèvres.
• Commandant des FFI RB :
1. le général Jean-Baptiste Morraglia « Lemaître »66,67.
• DMR RB :
1. Claude Bonnier, « Hypoténuse »68,69,70. Adjoint : Jacques Nancy « Sape »71
2. Gaillard, « Triangle ».
• chef du Bureau des opérations aériennes (BOA) RB : Guy Chaumet72.
Région C (Châlons-sur-Marne) - La région C couvre 8 (ou 6 ?) départements de l’Est de la France, dont l’Alsace et la Lorraine.
• Commandant des FFI RB :
1. Gilbert Grandval73,74. Adjoint : Jean Bertin75
• DMR RC :
1. André Schock « Diagonale »76.
2. Gilbert Grandval « Planète »77.
• Chef du Bureau des opéations aériennes (BOA) :
1. Michel Pichard (compagnon de la Libération).
• Effectif : « Les effectifs militaires de la Région C sont de l’ordre de 30 000 hommes à l’été 1944 dont 2 500 maquisards mais assez pauvrement armés »78. Bilan : « De juin à septembre 1944 plus de 1 000 câbles ont été échangés avec l’État-major du général Kœnig, commandant des FFI et on dénombre 700 sabotages ou action de guérilla dans la Région C. »79
Région D (Dijon) - La région D couvre : Bourgogne, Franche-Comté)
• Commandant des FFI RD :
1. Colonel Baruteau80
2. Claude Monod81,82.
• DMR RD :
1. Pierre Hanneton « Ligne ».
2. Davout d’Auerstaedt « Ovale ».
• Effectifs : 25 000 hommes, selon Claude Monod83 ou 22.000 84.
Région M (Le Mans)
Zone : la région M est la plus grande région FFI comprenant 14 départements (Normandie, Bretagne, Anjou). Elle est donc ensuite divisée en deux régions de 7 départements chacune : M1 et M285
• Commandant des FFI RM : (..)
• DMR RM :
1. Valentin Abeille « Fantassin » puis « Méridien »86,87. Il a pour adjoint le chef FFI Maurice Guillaudot (compagnon de la Libération).
2. Kammerer « Parallèle »88,89.
• Chef d’opérations aériennes de la région M :
1. Jean-François Clouet des Pesruches « Galilée »90 ; et/ou Edouard Paysant « Tinchebray »91,89.
Sous région M1 - La sous-région M1 couvre : Orne, Sarthe, Mayenne.
• Chef des opérations aériennes M1 et M4 : Gros (vers juin 1944) puis Croisé (vers juin 1944)89.
Sous-région M3 - La sous-région M3 (Bretagne) couvre : Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan, Ille-et-Vilaine.
• Commandant des FFI :
1. général Audibert (?),
2. colonel Eon.
• Délégué militaire régional : (..)
Sous-région M4 – La sous-région M4 couvre : Calvados, Manche, Eure.
• Chef des opérations aériennes M1 et M4 :
1. Gros (vers juin 1944)
2. Croisé (vers juin 1944)89.
Sous-région Pays-de-Loire, Anjou, Normandie
• Commandant des FFI : (..)
• Délégué militaire régional pour les Pays de Loire, l’Anjou et la Normandie : Jean-François Clouet des Pesruches « Orbite » 92,93.
• Effectifs : selon le site de l’ordre de la Libération : « Au moment où la 3e armée américaine du général Patton et la 9e armée US pourchassent l’ennemi vers Chartres et Orléans, « Orbite » est un auxiliaire précieux pour protéger les flancs des armées alliées à la tête de 2 500 FFI armés par les récents parachutages d’armes organisés par ses soins. »93
Organisation départementale des FFI
Méthodologie
• La liste des chefs départementaux des FFI est difficile à établir car fluctuante au gré des arrestations et des combats. Il peut y avoir des confusions entre chef des FFI (chefs aux profils militaires) et chef des Comités départementaux de Libération (CDL) (chefs aux profils plus civils).
• Nous les avons regroupés, par facilité selon les régions administratives actuelles de la France (éventuellement différentes de « régions » de la Résistance).
• Cette liste illustre bien la diversité de la Résistance, d’où l’intérêt de retrouver la profession et l’engagement politique de ces hommes :
• Il apparaît que les chefs départementaux des FFI portaient souvent le grade de commandant ou de colonel de la Résistance.

Ile de France (Région P1)
• commandant régional des FFI : Pierre Pène dit Périco (X1922, ingénieur colonial, résistant OCM, compagnon de la Libération) mais arrêté en avril94. Puis Henri Rol-Tanguy (ouvrier communiste (CGT), résistant FTP, compagnon de la Libération) à partir du 1er juin 194495.
• département de la Seine (dont Paris) :
Commandant des FFI : colonel Teissier de Margueritte96, « Lizé »97,98,99. Et aussi Aimé Lepercq (ingénieur, directeur de sociétés, résistant OCM), « De septembre 1943 jusqu’au 8 mars 1944, date de son arrestation par la Gestapo, il est le premier commandant des forces paramilitaires puis des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) de Paris. »100
Commandant secteur Nord : (..) Commandant secteur Est : (..) Commandant secteur Ouest : (..) Commandant secteur Sud : (..)
Chef du Comité parisien de la Libération : André Tollet (ouvrier tapissier, communiste, secrétaire de l’Union des Syndicats CGT clandestins de la Région parisienne).
• Seine-et-Oise :
Commandant des FFI S&O Nord : Philippe Viannay (étudiant catholique de droite, fondateur du réseau Défense de la France)95. Commandant des FFI S&O Sud : Jacques Pastor (agrégé de sciences naturelles, communiste, résistant Front National)95,101.
• Seine-et-Marne :
Commandant des FFI : Hubert Desouche, dit Dugas (résistant de Turma-Vengeance)95.
• Oise :
Commandant des FFI : Fromont (ou Fromonot) Monturat, dit Dupont (résistant de CDLR)95.

Région Nord-Pas-de-Calais
• Nord :
• Pas-de-Calais : chef FFI : (..)
Président du CDL du Pas-de-Calais : Gaston Dassonville (élu novembre 1943) (il sera également chef régional des FFI, lire plus haut sur l’organisation régional). http://nicolad.unblog.fr/ Un homme du maquis de Mazinghien
Région Picardie
• Chef départemental FFI de la SOMME (RA1):
1. Augustin Petin « BRETON », instituteur à WARLUZEL (Pas de Calais), officier de réserve. Contactait par Raoul FRANCOIS en août 1942 pour constituer les groupements OCM dans les secteurs de FREVENT, AVESNES-le-COMTE et St-POL-sur-TERNOISE. Le nom d’Augustin Petin est connu des Allemands vers la fin de l’année 1943 à la suite de la main mise par la Gestapo sur d’importants documents au domicile à Paris d’un responsable national. Augustin Petin n’a plus, des lors, d’autres ressources que de vivre dans la clandestinité. Le responsable régional DELVALLEZ le désigne en février 1944 comme responsable OCM du département de la Somme avec mission de reconstituer les commandements locaux totalement annihilés après l’arrestation des principaux responsables Picards. Son activité lui vaut, en juin 1944, d’être nommé Responsable Départemental FFI de la Somme et c’est en cette qualité qu’il prépare les combats de la Libération. À la suite d’une dénonciation, Augustin Petin est arrêté par les Allemands le 28 août 1944 au domicile de M. BLANCHARD. Incarcéré à la prison d’Amiens, il réussit à s’échapper grâce à de faux papiers d’identité et à un subterfuge, ce qui lui permit de rejoindre le 31 suivant, les colonnes blindées alliées qui libérèrent la ville. Telle est brièvement retracée l’activité résistante d’Augustin PETIN qui se montrait toujours très discret avec ses amis sur les actions d’éclat auxquelles il avait participé. Faisant toujours preuve de beaucoup de modestie, Augustin PETIN devait rester profondément attaché au TERNOIS et c’est ainsi que pendant 24 ans on le trouve Directeur de l’école communale de LIGNY-sur-CANCHE.
• Aisne :
• Oise :
Région Champagne-Ardenne
• Marne : commandant Pierre Bouchez (résistant de CDLR, officier de réserve, responsable patronal de Reims).
Le Président du Comité départemental de Libération (CDL) est Michel Sicre (syndicaliste communiste).
• Ardennes : commandant Fournier (garçon coiffeur, résistant de l’OCM).
Président du Comité départemental de Libération (CDL) : docteur Jullich (ancien président radical-socialiste du conseil général).
• Haute-Marne : colonel de GROUCHY (résistant de l’ORA, officier à la retraite).
Président du CDL : Robert Vauthier (Parti socialiste).
• Aube : commandant Alagiraude (directeur du Centre de libération des prisonniers de guerre de Troyes, résistant de l’Armée secrète).
Président du CDL : Gabriel Thierry (Libé-Nord).
Région Lorraine
• Meuse : Yvan Beausire dit Leclerc (ancien chef des groupes F.F.I. et du maquis de Senon).
• Vosges : Commandant Gonand (chef du 4e Groupement des F.F.I. des Vosges)102, Auguste Delafenêtre, responsable du 2e groupe des F.F.I. des Vosges103 .
• Meurthe-et-Moselle : Charles Thomas dit César (ancien capitaine de régiment étranger).
• Moselle (annexée au Reich) : Alfred Krieger dit commandant Grégor (résistant du réseau Mithridate)104.
Région Alsace
(…)
Région Franche-Comté
• Haute-Saône : Paul Guépratte.
• Doubs :
• Jura : commandant Foucaud (officier d’active) (tué en avril 1944). Puis en mai 1944 : Romuald Vandelle « commandant Louis » (polytechnicien, compositeur de musique).
Région Bourgogne
• Saône-et-Loire :
Chef CDL : (..)
• Côte-d’Or :
1. colonel Pratt (officier, résistant ORA). Adjoint : commandant aviateur Balay (officier, résistant ORA). En mai 1944, le colonel Pratt et le commandant Balay sont arrêtés et déportés. Le nouveau chef FFI est le colonel René Alizon « commandant Guy » (officier d’artillerie, rejoint l’ORA)105.
Chef CDL : (..)
• Nièvre : le Colonel Roche « Moreau » (chef de Libération Nord).
Président du CDL de la Nièvre : Pierre Gauthé.
• Yonne :
1. Marcel Choupot « commandant Chollet » nommé en mai 1944, puis fusillé par les Allemands en août 1944.
2. Adrien Sadoul « Colonel Chevrier ». FFI de l’Yonne deviennent le 1er Régiment du Morvan (à préciser).
Chef CDL : (..)
Région Centre
• Loiret : chef de bataillon Auguste Watremez
• Cher-Nord : le colonel « Colomb » (Arnaud de Vogüé).
• Indre : le colonel Chomel (« Charles Martel »).
• Eure-et-Loir : Pierre July
• Loir-et-Cher :
• Indre-et-Loire :
Région Haute-Normandie
• Seine-maritime : lieutenant colonel Michel Multrier (polytechnicien et officier, chef de FORA de la Seine-Inférieure).
Chef du CDL : Guénard (Front national).
« Effectifs de la Résistance en Seine-Inférieure : 15 octobre 1943, 3800 hommes et femmes. 1er juin 1944, 10 330 hommes et femmes. (..) Le 20 juin 1944, les FFI disposaient environ 2500 hommes mal armés qui provenaient des FTPF, de l’ORA, du BOA, et Libé-Nord et de divers groupes FN ou indépendants.(..) Jusqu’au 2 septembre, les pertes allemandes sont chiffrées par le lieutenant-colonel Multrier, commandant les FFI, à 625 tués et 8649 prisonniers. Du 6 juin au 13 septembre, les pertes FFI furent de 149 tués et 97 blessés » 106.
• Eure : Marcel Baudot (archiviste départemental) « commandant Breteuil »107.
Chef du secteur Vernon, Pacy sur Eure, Gaillon : Commandant Joseph CHAULIEU (1894 – 1985) 108.
Région Basse-Normandie
• Orne : Daniel Desmeulles arrêté juin 1944. Puis André Mazeline (20/06/1944).
• Calvados : Président du CDL Calvados: Léonard Gille.
• Manche :
Président CDL Manche : Yves Gresselin « Colibri » (épicier à Cherbourg).
Région Bretagne
• Morbihan : Capitaine de frégate Paul Chenailler « Morice », (après l’arrestation en décembre 1943 du Commandant de gendarmerie Maurice Guillaudot), avec le Commandant Pierre-Louis Bourgoin, F.F.L., commandant le 4e bataillon de parachutistes S.A.S., à partir du 10 juin 1944, date de son parachutage au maquis de Saint-Marcel.
• Ille-et-Vilaine : général Allard ?
• Finistère : colonel Paul Jules Fonferrier (officier de la Coloniale, « Rossignol ») puis Henri Provostic(notaire à Ploudalmézeau et juge de paix, « Benoît »). Roger Bourrières.
Chef d’arrondissement de Brest : Garion (avoué à Brest), « commandant Somme-Py » Chef des arrondissements hors Brest : commandant Faucher, « commandant Louis ».
• Côtes-du-Nord (actuelles Côtes-d’Armor) : Jean Le Jeune
o Président du CDL Côtes-du-Nord : Henri Avril
o Chef departemental des FTP des Côtes-du-nord : Jean Le Jeune, commandant Émile109
o Chef departemental adjoint FTP Côtes-du-nord, responsable secteur FTF de Callac, puis des juin 1944 à l’Etat-major departemental FFI dès la formation de celle-ci, puis commandant FFI affecté à la 11e région militaire comme officier d’état-major, chef du 4e bureau FFI : Louis Le Meur, commandant Rolland110,111
Région Pays de Loire
• Mayenne : Jean Séailles « commandant Grégoire » (chef adjoint du réseau Aristide-Buckmaster) ; M. Counord.
• Sarthe :
• Maine-et-Loire : Jean Eynaud de Faÿ « Rousseau » (officier de marine d’active, résistant OCM, ORA). Puis le « commandant Blanche ». Les FFI du Maine-et Loire deviennent le 135e RI.
• Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique) : Jacques Chombart de Lauwe « colonel Félix » à partir du 4 août 1944112.
• Vendée :
Région Poitou-Charentes
• Deux-Sèvres : Edmond Proust « Gapit » ou « Chaumette » (résistant OCM, AS).
Président du CDL : (..)
• Vienne : chef des FFI : colonel Chêne « colonel Bernard ».
Président du CDL : (..)
• Charente-Maritime : (..)
Président du CDL : (..)
• Charente : André Chabanne alias Blanqui (Armée secrète)et Bernard Lelay alias Bernard (Francs Tireurs et Partisans)
Président du CDL : (..)
Région Limousin
• Haute-Vienne : Lieutenant Colonel Georges Guingouin « Raoul » ou « lou gran » (instituteur communiste, Compagnon de la Libération, Maire de Limoges 1945-1947)
• Creuse (et sud du Cher) : lieutenant colonel Albert Fossey « François » (commercial aux Presses Universitaires du Massif Central puis à la Sécanaise, SFIO, compagnon de la Libération).
• Corrèze : colonel Louis Godefroy « Rivière » (adjoint au commandant FFI régional en 1944, Compagnon de la Libération) et à partir d’août 1944, Roger Lecherbonnier « Antoine » (voir fiche biographique [2])
Région Auvergne
• Allier :
• Puy-de-Dôme : Roger Samour
• Cantal : colonel Thollon.
• Haute-Loire : Colonel GEVOLDE (De son vrai nom Zapalsky)
Région Aquitaine
• Dordogne : Roger Ranoux « colonel Hercule ».
• Lot-et-Garonne :
• Gironde :
• Landes :
• Basses-Pyrénées (actuelles Pyrénées-Atlantiques) :
Région Midi-Pyrénées
• Lot : commandant Georges ; Roger Lecherbonnier (instituteur, résistant FTP) en 07/1944.
• Aveyron : commandant FFi : Bernard Henri Bonnafous « commandant Richard » avec deux adjoints : le Commandant Charles (FTPF) et le commandant Puget (ORA). Le Colonel Benoît dirige le secteur nord, le colonel Devillers, le secteur sud113. Effectifs : « En recoupant les sources disponibles et les témoignages, on peut estimer la population combattante à un petit millier au début de 1944, et à une dizaine de milliers à la fin août 1944. L’addition des effectifs fournis par les chefs de maquis à la libération se décompose comme suit : 1467 pour le maquis Du Guesclin, 2800 pour le maquis d’Ols, 450 pour le maquis Paul Claie, 550 pour le maquis Antoine, 650 pour le maquis Arêtes-Saules, 500 pour le maquis de Durenque, 500 pour les commandos Hubert, 420 pour les guerrilleros espagnols Salvador, plus de 200 pour les maquis Bayard, Rolland, Jean-Pierre…dont les effectifs quintuplent de juin à août 1944. »113
• Tarn : Maurice Redon « Durenque » (officier du Service géographique de l’armée)114, dont Zone A du Tarn (sud) :
o Charles d’Aragon,
o Pierre Dunoyer de Segonzac.
• Tarn-et-Garonne : commandant ou chef d’EM FFI : colonel Laurent Langeron « Larzac » puis « Leduc » est choisi par le 17 juin 1944 le CDL mais, le 13 juillet, le chef FFI régional Ravanel nomme en fait Noël Duplan (agent des ponts-et-chaussés, militaht radical-socialiste) alias « Nil »115.
• Hautes-Pyrénées :
• Haute-Garonne : Jean-Pierre Vernant « colonel Berthier » (universitaire, grand spécialiste de la Grèce antique, Compagnon de la Libération).
• Ariège : Camille Sourys « lieutenant-colonel Aubert »116.
• Gers : capitaine Gabriel Termignon (officier de réserve, résistant AS), mais arrêté le 15 juillet 1944. Puis le commandant Marcel Lesûr117.
chef CDL : M. Vila98. Effectifs : « On estimait à l’époque entre 6000 et 7000 hommes son effectif global »117.
Région Languedoc-Roussillon
• Pyrénées-Orientales : Louis Torcatis puis Dominique Cayrol
• Aude : Jean Bringer « Myriel » (fils d’un fondateur du Canard Enchaîné, officier, ingénieur des eaux-et-forêts, résistant AS) mais fusillé par les Allemand le 19 août 1944118,119.
• Hérault : commandant Armée Secrète : Bernard Henri Bonnafous « commandant Robin puis Richard » jusqu’à mai 1944
• Gard : Michel Bruguier120
• Lozère : colonel Emile Peytavin.
Région Provence
• Vaucluse :
• Bouches-du-Rhône :
• Var : capitaine Salvatori (capitaine d’active (marsouin), ex-chef départemental de l’AS)121.
Président du CDL du Var : Frank Arnal (chef du SR des MUR du Var) vers mars 1942 (..) puis Louis Martin-Bret121.
• Alpes-Maritimes : officier aviateur de réserve Melin « Chatel »122.
• Alpes-de-Haute-Provence : André Melen dit « Denan ».
• Hautes-Alpes :P aul Héraud « commandant Dumont » (tué en opération le 09/08/44, compagnon de la Libération).
Région Rhône-Alpes
• Savoie : Général Héritier « capitaine Blanchard ».
• Haute-Savoie : colonel Nizier et Jean Rosenthal (compagnon de la Libération).
• Ain (et Haut-Jura) : colonel Henri Romans-Petit.
• Isère : Albert Seguin de Reynies (arrêté par la Gestapo), Alain Le Ray (officier d’active), Sam Job (officier de réserve)
• Drôme : Jean-Pierre de Lassus Saint Geniès « Legrand » (officier d’active)
• Ardèche : René Calloud.
• Rhône : Raymond Basset « commandant Mary » (compagnon de la Libération).
• Loire : Raymond Basset « commandant Mary » ; Jean Marey (ancien instituteur devenu officier).
• de l’Ain, du Jura, de la Saône-et-Loire : Henri Jaboulay (industriel, compagnon de la Libération).

Autres chefs FFI locaux
• Etienne Poiteau « capitaine Stéphane », commandant la « compagnie Stéphane » en Isère (1er Bataillon de marche FFI de l’Isère).
• commandant André Pommiès (chef de la région de Toulouse)
• Jacques Chapou (professeur de lycée révoqué en 1941 car franc-maçon) dit « Capitaine Philippe ». En mai 1944, il prend le commandement des maquis de la Corrèze, puis ceux de la Creuse, de l’Indre et de la Haute-Vienne, sous le nom de « Kléber ».
• Raymond Basset (1908-1984), département de la Loire (voir Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d’un patrimoine, Azossi, 2010, (ISBN 978-2-9535333-0-9), pages 76 et 615.)
• René Gentgen (1909-2005), département de la Loire (voir Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d’un patrimoine, Azossi, 2010, pages 76 et 617.)
• Jean Marey (1906-1959), département de la Loire (voir Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d’un patrimoine, Azossi, 2010, pages 77 et 618.)
• OCM / Somme, Léon Bourdon dis « LEBLOND ».
• BAL / Amiens, « Marcel Feuillette dit Escalier » – Lieutenant de réserve qui avait tenu une droguerie rue des Cordeliers à Amiens.
• Libé-Nord / Somme, Léon Tellier.
• Libé-Nord / Péronne, Émile Vermond.

Notes et références
1. ↑ «Délégué Général pour la Résistance de décembre 1943 à avril 1944, il permet, grâce à son action, la fusion en février 1944 de l’Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) ainsi que de nombreux groupes isolés, pour former les Forces françaises de l’intérieur (FFI).» [1] [archive]
2. ↑ « Eisenhower reconnut aux FFI et à la Résistance l’efficacité de 15 divisions », La Grande Encyclopédie de Larousse, Librairie Larousse, 1978, p.10319
3. ↑ Sumner, Ian, The French Army 1939-45 (2), page 37, Osprey Publishing, London, 1998.
4. ↑ 137 000 si l’on tient compte des départs
5. ↑ « Finalement, 57 000 FFI ont rejoint la 1re Armée en unités constituées, dont 20 000 au titre du secteur français du front des Alpes, placés pour emploi à la 1re Armée. 30 000 engagés volontaires en majorité d’origine FFI l’ont rejointe individuellement. L’administration centrale lui a envoyé 27 000 hommes à partir des centres d’instruction des FFI des régions militaires », Maurice Vaïsse, La naissance de la nouvelle Armée française [archive]
6. ↑ « chaban »&pagemode=none&navpanes=1 Fondation de la Résistance : carte et liste des DMR [archive]
7. ↑ Albert Chambonnet, mécanicien militaire, résistant à Combat, AS, Compagnon de la Libération, commandant FFI R1 à partir de janvier 1944, arrêté et fusillé en juillet 1944.
8. ↑ Biographie d’Albert Chambonnet sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
9. ↑ Alban Vistel, directeur d’usine, résistant à Libération, compagnon de la Libération, commandant FFI R1 à partir de juillet 1944.
10. ↑ Biographie d’Alban Vistel sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
11. ↑ Maurice Bourgès-Maunoury, X-Sciences Po, ingénieur, compagnon de la Libération) nommé DMR R1 vers septembre 1943 puis devient Délégué militaire national
12. ↑ Biographie de Bourgès-Maunoury sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
13. ↑ Paul Leistenschneider, avocat, résistant du réseau Kléber pour le 2e bureau de Vichy, compagnon de la Libération)
14. ↑ a, b et c Biographie de Paul Leistenschneider sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
15. ↑ Paul Rivière, professeur de lettre dans des écoles catholiques, résistant au MLN-Combat, compagnon de la Libération, futur député, nommé Chef du SAP en juillet 1943.
16. ↑ a et b Biographie de Paul Rivière sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
17. ↑ Pierre-Paul Ulmer, compagnon de la Libération, chef de la SAP (Section Atterrissages Parachutages) de juillet 1943 à mai 1944
18. ↑ Biographie de Pierre Paul Ulmer sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
19. ↑ Robert Rossi, X, officier de l’armée de l’Air, Résistant au mouvement Libération puis dans l’AS, compagnon de la Libération, nommé vers mai 1944 puis arrêté.
20. ↑ Biographie dans le dictionnaire des polytechniciens dans la Résistance (XRésistance) [archive] et Biographie de Robert Rossi sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
21. ↑ Biographie de Robert Rossi sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
22. ↑ Jacques Renard, X, ingénieur, résistant Libération (?)- AS, compagnon de la Libération) nommé commandant FFI R2 le 16 juillet 1944, arrêté le 28 juillet puis fusillé.
23. ↑ http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/834.html [archive] Biographie de Jacques Renard sur le site de l’ordre de la Libération
24. ↑ Henry Simon, chef du service du cadastre de Marseille, communiste, résistant FN-FTPF, compagnon de la Libération.
25. ↑ Biographie d’Henry Simon sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
26. ↑ Joseph Girard, La résistance et la libération de Nice: la fin d’une légende, Serre Ed., 2006 ISBN 2-86410-464-4, 9782864104643, page 57 [archive]
27. ↑ Joseph Girard, La résistance et la libération de Nice: la fin d’une légende, Ed. Serre, 2006, ISBN 2-86410-464-4, 9782864104643, page 57 [archive]
28. ↑ Paul Leistenschneider, avocat, résistant du réseau Kléber pour le 2e bureau de Vichy, compagnon de la Libération.
29. ↑ Selon L’État-Major des Forces Françaises de l’Intérieur, L’appui aux débarquements, document de la Fondation de la Résistance, page 15 du Pdf et 272 de l’ouvrage général [archive]
30. ↑ Lucien Cambas, pompier, compagnon de la Libération), nommé le 6 juin 1944.
31. ↑ Biographie de Lucien Cambas sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
32. ↑ Jean-Pierre Vernant, grand universitaire).
33. ↑ En avril 1944.
34. ↑ selon Maquis de Vabre [archive]
35. ↑ Paul Leistenschneider, également DMR R3 apparemment, avocat, résistant du réseau Kléber pour le 2e bureau de Vichy, compagnon de la Libération.
36. ↑ « Les réseaux action de la France combattante », Ed. France Empire
37. ↑ 6 000 hommes
38. ↑ Maurice Rousselier, X1933, chef de l’A.S. de la région R4 puis commandant F.F.I. de la région R5.
39. ↑ Des officiers d’actives passés à la Résistance, sur le Mémorial des résistants de l’X (x-résistance.org) [archive]
40. ↑ Eugène Déchelette, administrateur de société, compagnon de la Libération.
41. ↑ Biographie d’Eugène Dechélette sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
42. ↑ Alain Grout de Beaufort, chef SAP en avril-août 1943, compagnon de la Libération, lire plus bas en R6.
43. ↑ Émile Coulaudon, directeur commercial, résistant du mouvement Combat, compagnon de la Libération.
44. ↑ [Biographie d’Emile Coulaudon sur le site de l’ordre de la Libération http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/240.html [archive]]
45. ↑ Alexandre de Courson de La Villeneuve, officier d’active, arrêté par les Allemands le 2 juillet 1944 puis mort sous la torture ou exécuté par les Allemands le 19 août 1944.
46. ↑ Revue des Anciens des services spéciaux de la Défense nationale, Bulletin 186, synthétisant les pp 147-185 de l’ouvrage du colonel Claude Cazals, sur la Garde sous Vichy, juin 1997 [archive] et Eugène Martres,Les archives parlent: Auvergne, Bourbonnais, 1940-1945, Éditions de Borée, 2004, ISBN 2-84494-316-0, 9782844943163,page 47 [archive]
47. ↑ Paul Schmidt, engagé FFL en 1940, compagnon de la Libération, nommé en novembre 1942, chef du Service des opérations aériennes et maritimes (SOAM) de R5 et R6 puis en mars 1943, chef national du Bureau des opérations aériennes (BOA) (et aussi chef de la région Centre) à la place de Jean Ayral « Pal ».
48. ↑ Biographie de Paul Schmidt sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
49. ↑ Alain Grout de Beaufort, officier d’aviation, résistant de la Confrérie Notre Dame, rejoint les FAFL, compagnon de la Libération, chef de la SAP d’avril 1943 à avril 1944 (environ) (il est également temporairement DMR R5), puis il sera chef SAP de la Région P puis de P3
50. ↑ Biographie d’Alain de Beaufort sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
51. ↑ Yves Léger, diplômé de Sciences Po et en droit, assassiné par un agent français de la Gestapo en mai 1944.
52. ↑ Biographie d’Yves Léger sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
53. ↑ Pierre-Paul Ulmer, compagnon de la Libération, chef de la SAP à partir de juin 1944
54. ↑ Info sur la biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
55. ↑ André Rondenay, X, officier d’active, prisonnier en 1940, rejoint la France Libre, DMR puis DMZ, compagnon de la Libération.
56. ↑ Biographie d’André Rondenay sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
57. ↑ a et b Selon le Comité d’Histoire du Haut-Pays, consulté en octobre 2008 [archive]
58. ↑ de Gaston Dassonville sur le site de l’assemblée nationale [archive]
59. ↑ Jean Lejeune, marin de la Marine marchande, résistant OCM, compagnon de la Libération.
60. ↑ Biographie de Jean Lejeune sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
61. ↑ Raymond Fassin, instituteur, rejoint les FAFL, puis arrive en septembre 1943, mais arrêté en avril 1944.
62. ↑ Guy Chaumet, attaché commercial à l’étranger, résistant du réseau Ali-Tir, puis rejoint les FAFL, compagnon de la Libération, DMR RA à partir d’avril 1944
63. ↑ Biographie de Guy Chaumet sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
64. ↑ Selon le Comité d’Histoire du Haut-Pays, consulté en octobre 2008 [archive],Biographie de Raymond Fassin sur le site de la Mairie de Paris-Memorial [archive]
65. ↑ Agent parachuté en janvier 1943 (source : Mémorial Ascq 1944).
66. ↑ Jean-Baptiste Morraglia, général d’aviation.
67. ↑ Site de l’Association La Postale, anciens de l’Aéropostale [archive]
68. ↑ Claude Bonnier, X1919, ingénieur en aéronautique, socialiste, directeur de cabinet de Marcel Déat en 1936, président de la Société nationale de construction des moteurs (SNCM), s’engage dans les FFL, compagnon de la Libération, arrivé en novembre 1943, arrêté le 9 février 1944.
69. ↑ Biographie de Claude Bonnier sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
70. ↑ Site du service départemental de l’ONAC de la Charente [archive]
71. ↑ Jacques Nancy, chef de la Section Spéciale de Sabotage)
72. ↑ Guy Chaumet, ensuite nommé DMR RA, lire plus haut.
73. ↑ Gilbert Grandval, directeur commercial, résistant CDLR, compagnon de la Libération.
74. ↑ Biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
75. ↑ Jean Bertin, compagnon de la Libération).
76. ↑ André Schock, compagnon de la Libération, arrêté le 28 janvier 1944.
77. ↑ Gilbert Grandval cumul ainsi, de façon unique dans l’histoire de la Résistance, les fonctions de chef régional des FFI et de délégué militaire régional, selon la Biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération
78. ↑ Selon la biographie de Gilbert Grandval sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
79. ↑ Idem
80. ↑ Colonel Baruteau, chef du Service régional de la statistique et responsable local de l’ORA à Dijon, jusqu’à sa « disparition » (mais il échappe à la Gestapo) en mai 1944.
81. ↑ Claude Monod, chirurgien, tué en 1945, commandant des FFI RD à partir de mai 1944.
82. ↑ [Son ouvrage : La Région D : Rapport d'activité du Maquis de Bourgogne-Franche-Comté (mai-septembre 1944)]
83. ↑ opus cité
84. ↑ Robert Chantin, Des temps difficiles pour des résistants de Bourgogne : échec politique et procès, 1944-1953, L’Harmattan, 2002, ISBN 2-7475-2927-4, 9782747529273 [archive]
85. ↑ Selon le site de l’ordre de la Libération [archive]
86. ↑ Valentin Abeille, sous-préfet, résistant à Combat, compagnon de la Libération, DMR RM à partir de septembre 1943, mais il meurt aux mains des Allemands le 2 juin 1944.
87. ↑ Biographie de Valentin Abeille sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
88. ↑ .Kammerer, lui aussi tué par les Allemands avec son adjoint Éric. Il semble qu’ensuite ce soient les responsables du BOA local qui prennent de facto le rôle de DMR.
89. ↑ a, b, c et d Selon le site Beaucoudray.free.fr [archive]
90. ↑ Jean-François Clouet des Pesruches, futur DMR d’une subdivision de la région M, lire plus bas, chef du BOA à partir d’août 1943.
91. ↑ Edouard Paysant, en juin 1944. Mais repéré, il doit se replier sur la Seine-Inférieure où il reprend les mêmes fonctions
92. ↑ Jean-François Clouet des Pesruches, cette fois-ci officier d’aviation d’active, Français Libre à partir d’octobre 1940, Compagnon de la Libération, commandant des FFI à partir du 17 juillet 1944
93. ↑ a et b Biographie de Clouet des Pesruches sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
94. ↑ Biographie de Pierre Pène sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
95. ↑ a, b, c, d et e Source [archive]
96. ↑ orthographe fluctante selon les sources.
97. ↑ Colonel Teissier de Margueritte, officier d’active, résistant de l’AS.
98. ↑ a et b idem
99. ↑ Article de l’IHTP évoquant notamment la tension avec des FFI issus de l’armée d’active avec les FFI communistes lors de la LIbération de Paris.
100. ↑ Biographie d’Aimé Lepercq sur le site de l’ordre de la Libération [archive]
101. ↑ Discours de Pierre Albertini [archive] (professeur d’histoire au lycée Condorcet) à l’inauguration de l’exposition Des polytechniciens dans la Résistance (mardi 18 mars 2008)]
102. ↑ Le maquis de la piquante pierre, secteurs de la Moselotte et de la Vologne [archive]
103. ↑ Né Le 19 mars 1891 à Nantes, ancien combattant de 14-18, capitaine d’active en 1922, chef de bataillon en disponibilité au début des années 1930, industriel ( directeur-gérant du tissage de la mouline, à Remoiremont ), président de la section Croix-de-feu de Remiremont, membre du Parti social français en 1936. Il est affecté dans l’armée d’active en 1939, fait prisonnier en 1940 mais libéré. Il entre dans la résistance : membre de l’OCM, membre du CDL de Remiremont en 1945. Cf. Jean-François Colas, « les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux », thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002
104. ↑ selon la Société d’histoire de Woippy [archive]
105. ↑ Article du Bien Public, 18 mai 2004 [archive]
106. ↑ Institut d’Histoire de la CGT 76 [archive]
107. ↑ Source Résistance en Vexin [archive]
108. ↑ Dossier conservé aux archives départementales de l’Eure et dossier individuel, archives de Vincennes
109. ↑ http://www.wikiarmor.net/Jean_Le_Jeune [archive]][http://almrd22.fr/La-guerre-de-Jean-Le-Jeune-alias [archive]
110. ↑ http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=2615 [archive]
111. ↑ http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=1718 [archive]
112. ↑ Source [archive]
113. ↑ a et b Exposition sur la Libération de Millau, août 2004- la Dépêche du Midi [archive]
114. ↑ selon « Maquis du Vabre » [archive]
115. ↑ Arkheia, Revue d’histoire du Siud-Ouest, n°2-3 et autres articles du même n° [archive]
116. ↑ L’action de l’Etat en Ariège, édité par la préfecture de l’Ariège, n°21, mai-juin 2004, page 3 [archive]
117. ↑ a et b Document de la préfecture du Gers [archive]
118. ↑ Biographie de Jean Bringer par l’office de tourisme de Carcassonne [archive]
119. ↑ Article du quotidien La Dépêche, 29 novembre 1998 [archive]
120. ↑ Notamment selon le revue Sommières et son Histoire http://www.sommieresetsonhistoire.org/SSH/spip.php?article103 [archive]
121. ↑ a et b Un paragraphe sur la Résistance dans le Var [archive]
122. ↑ Joseph Girard, La résistance et la libération de Nice: la fin d’une légende, Ed. Serre, 2006, ISBN 2-86410-464-4, 9782864104643 [archive]

sources : WIKIPEDIA ET ECPAD

 

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Résistance … la lutte contre le mal

15 janvier 2013

Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Classé sous — milguerres @ 23 h 16 min

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Chronologie de la Seconde Guerre mondiale 

1933 /1945

 

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif1933

  • Début des lois anti-juifs en Allemagne avec le boycott des magasins juifs.
  • 30 janvier Hitler est nommé chancelier du 3 ème Reich par le président Hindenburg.
  • 28 février Incendie du Reichstag. Hitler accuse les communistes et fait interdire le parti communiste allemand (KPD).
  • 23 mars Hitler se fait accorder les pleins pouvoirs par le parlement.

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  • 30 juin Nuit des longs coûteaux où les S.A. (Section d’Assaut La Sturmabteilung) sont asssassinés par les S.S. (Sections Spéciales).
  • 2 août Suite au décès du président Hindenburg, Hitler se proclame Reichsführer, chef suprême de l’Allemagne.

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  • Les lois de Nuremberg ôtent la citoyenneté allemande aux juifs et leur interdisant tout contact sexuel avec les allemands de race pure, dite Aryenne.

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  • 7 mars  Remilitarisation de la Rhénanie.
  • Novembre L’axe Rome-Berlin unissant l’Allemagne et l’Italie est proclamé.

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  • Avril Bombardement de Guernica (Espagne) par l’armée Franco aidée de la flotte aérienne allemande (Luftwaffe). Ce bombardement est un vol d’essai pour l’armée aérienne neuve de l’Allemagne nazie.

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23 novembre 2012

Composition de l’Armée pour 1914

Classé sous — milguerres @ 14 h 17 min

 

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 PRESENTATION DE L’ARMEE FRANCAISE 2ème partie 1934

COMPOSITION ET PRESENTATION

DE L’ARMEE FRANCAISE pour 1914

 

Pourquoi parler de l’armée de terre de 1914 à 1918, alors que le thème de cette étude est l’organisation de l’armée entre septembre 1939 et juin 1940 ?

En novembre 1918, la France sort victorieuse de ce qu’on appelle communément « La Grande Guerre ». Elle possède une armée de terre dense et solide, elle est à la fois massive par le nombre de ses divisions d’infanterie et de cavalerie mais souple dans ses échelons qui sont eux-mêmes structurés de manière hiérarchique.

Partie au combat avec l’expérience de la guerre « de 1870 », elle voit sa physionomie se transformer aux vues de l’évolution du conflit et de l’essor technologique qu’il engendre.

Cette armée est le fruit conjoint des quarante et une divisions d’infanterie et des dix divisions de cavalerie de l’armée d’active d’août 1914 (construite pas à pas depuis 1873 dans le seul but de la reconquête des provinces perdues de l’Est perdues par le traité de Versailles signé avec l’Allemagne impériale) et de l’armée des tranchées de ces quatre années de conflit qui ont vu naître en son sein des restructurations et innovations changeant de manière totale son image de 1914.

Ainsi l’artillerie, arme de seconde ligne, peu préparée à un conflit moderne et dynamique mais possédant une arme symbole qu’est le canon de « 75 » (canon léger de 75 mm) se retrouve dans un rôle de premier plan lors des grandes offensives de 1914 et 1918, par son action puissante et dévastatrice. L’armée de terre met également en oeuvredes canons et obusiers de type courts et longs à calibre lourds, tel le canon de 155 mm Schneider de 1917 ou le canon de 400 mm sur plateforme ferroviaire.

L’infanterie, « Reine des batailles » voit son action accrue par la montée en puissance de son armement collectif et la restructuration de son organisation divisionnaire. L’évolution ultime de son appui direct se concrétise par la naissance du « char » ou « tank », véritable mitrailleuse sur chenille, permettant à la ligne d’attaque d’effectuer des percées significatives par la neutralisation des points de défense ennemis.

Les chars lourds de type Schneider ou Saint Chamond et plus encore le char léger Renault FT offre de nouvelles possibilités aux armes françaises.

Cependant, cette théorisation des chars comme accompagnement d’infanterie porte déjà en elle, le fruit de la discorde sur l’utilisation des blindés lors du second conflit mondial.

Cette première partie nous présente l’armée de terre française de 1918 à 1939. Il est en effet intéressant de comparer la structure militaire de la France lors des deux conflits majeurs qui ont marqués ce 20ème siècle et de saisir aussi la place et l’importance de l’armée en temps de paix ainsi que son organisation.

Cet ensemble peut-être considéré comme une vaste introduction au sujet qui nous concerne, mais se situe surtout comme la base de référence de nos travaux sur l’armée de terre française de 1939-1940.

- Nous verrons tout d’abord dans un premier chapitre, ce qu’est cette armée de terre française par son organisation territoriale et ses éléments organiques en août 1914 et en novembre 1918 pour nous pencher ensuite sur les conséquences de la 1ère guerre mondiale, et ce qu’elles induisent sur l’état d’esprit des chefs militaires et de leurs initiatives.

- Le deuxième chapitre traite de l’armée d’active de l’entre-deux guerre, qu’elle soit de métropole ou des colonies et territoires d’outre-mer, dans son organisation administrative ainsi que divisionnaire. Nous verrons que l’organisation territoriale de 1939 ne diffère que peu de celle de 1914.

I – L’armée de terre de 1914 a 1918 et la France de l’entre-deux guerre.

L’armée de terre en août 1914 est structurée en cinq grands ensembles de commandement combinés de manière hiérarchique et pyramidale.

Les deux derniers échelons existent de manière permanentes en temps de paix comme en temps de guerre. Les trois premiers ensembles sont mis sur pied à la déclaration de guerre ou lorsque le besoin s’en fait sentir, cependant ils sont prévus dès le temps de paix :

® le Grand Quartier Général (c’est l’état-major du généralissime, commandant les armées françaises et autres troupes étrangères sous commandement français), l’organisation de ce Grand Quartier Général est établi selon le décret ministériel du 28 juillet 1911.

® les groupes d’armées,

® les armées,

® les corps d’armées et corps de cavalerie,

® les divisions d’infanterie et divisions de cavalerie (montées ou à pied).

A – Le groupe d’armées.

En temps de paix et pendant les premières semaines des hostilités, le groupe d’armées n’existe pas, il est pourtant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (règlement sur la conduite des grandes unités). Le commandement de ces groupes d’armées est assumé dès le temps de paix par un officier général issu du « conseil supérieur de la Guerre ».

Ce « conseil supérieur de la Guerre », mis sur pied au cours du 19ème siècle et remanié par Freycinet en 1888, compte une douzaine d’officiers généraux désigné pour la responsabilité du commandement des armées et groupes d’armées en campagne.

Le décret du 28 octobre 1913 expose que le groupe d’armées est un « ensemble d’armées dont les opérations sont liées entre elles par les plans du Général en Chef » dans le but « d’imposer à l’ennemi la bataille générale dans des conditions susceptibles d’entraîner des résultats décisifs pour l’issue de la guerre ».

Le premier groupe d’armées (groupe d’armées Nord) est créé le 4 octobre 1914 sous le commandement du Général Foch. Cinq autres groupes d’armées seront mis sur pied au cours de la Grande Guerre dont deux sous commandements alliés :

® le groupe d’armées Centre,

® le groupe d’armées Est,

® le groupe d’armées de réserve ou de rupture,

® le groupe d’armées des Flandres (sous commandement belge),

® le « British Expeditionnary Forces » (sous commandement anglais).

Le groupe d’armées n’est donc qu’un organe de commandement et de décision. Il ne compte pas de troupes combattantes en son sein mais possède des moyens de transmissions pour diriger les échelons subalternes et des services divers.

B – L’armée.

La manoeuvre stratégique pensée au niveau du Grand Quartier Général et du Groupe d’armée est appliquée par l’échelon inférieur qu’est l’état-major d’armée. Le commandement de l’armée dirige les opérations sur le champ de bataille par l’intermédiaire des unités de cavalerie et d’infanterie qu’il a sous ses ordres.

De la même façon que le groupe d’armées, l’état-major d’armée n’existe pas en temps de paix. Il est cependant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (vu au paragraphe précédent). Les officiers généraux commandant les armées sont issus du « conseil supérieur de la Guerre ».

L’armée est composée d’un état-major et d’éléments organiques d’armées (E.O.A) regroupant les armes de l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie et de service. De manière hiérarchique, l’armée dépend du groupe d’armées, mais a autorité sur les corps d’armées mis à sa disposition.

Lors de l’attaque allemande en août 1914, le Grand quartier général déclenche le plan XVII (plan de réaction à l’attaque allemande), cinq armées (1ère à 5ème) sont créées et mises sur le pied de guerre. Neuf autres armées sont créées au cours du conflit, deux sont dissoutes, leurs numéros repris par d’autres corps.

® 1ère armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 2ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 3ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 4ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 5ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 6ème armée : 26 août 1914 – 11 novembre 1918

® 7ème armée1: 04 avril 1915 – 11 novembre 1918

® 8ème armée2: 16 novembre 1914 – 04 avril 1915

® 8ème armée3 :02 janvier 1917 – 11 novembre 1918

® 9ème armée4: 05 septembre 1914 – 05 octobre 1914

® 9ème armée 06 juillet 1918 – 07 août 1918

® 10ème armée5: 05 octobre 1914 – 11 novembre 1918

® Armée des Alpes6: 10 août 1914 – 17 août 1914

® Armée d’Alsace7: 10 août 1914 – 28 août 1914

® Armée de Lorraine : 17 août 1914 – 27 août 1914

® Armée d’Orient : 03 octobre 1915 – 11 août 1916

 

1 Détachement d’armée des Vosges, ou Détachement d’armée Putz, du 08 décembre 1914 au 04 avril 1915. 7ème armée à partir du 04 avril 1915.

2 Détachement d’armée de Belgique du 22 octobre 1914 au 16 novembre 1914. 8ème armée du 16 novembre 1914 au 04 avril 1915. Détachement

d’armée de Belgique du 04 avril 1915 au 22 mai 1915.

3 Détachement d’armée de Lorraine du 11 mars 1915 au 02 janvier 19178. 8ème armée à partir du 02 janvier 1917.

4 Détachement d’armée Foch du 29 août 1914 au 05 septembre 1914. 9ème armée à partir du 05 septembre 1914.

5 Détachement d’armée de Maud’huy du 01 octobre 1914 au 05 octobre 1914. 10ème armée à partir du 05 octobre 1914.

6 Appelée aussi armée de Lyon. Inspection du « Sud-est » à partir du 03 août 1914.

7 Devient Groupement des Vosges le 28 août 1914.

C – Le corps d’armée et le corps de cavalerie.

Les corps d’armées d’infanterie existent en temps de paix sous la forme de régions militaires. Dix huit régions militaires sont mises sur pied en vertu de la loi du 24 juillet 1873 et du décret ministériel du 06 août 1874.

Le 28 septembre 1873 est créé en Algérie le 19ème corps d’armée. La loi du 05 décembre 1897 et le décret ministériel du 08 février 1898 créent une 20ème région militaire, mise sur pied dans l’est de la France. Le 22 décembre 1913, on dénombre vingt régions militaires en métropole et le 19ème corps d’armée en Afrique du Nord.

On compte également un corps d’armée colonial et le gouvernement militaire de Paris. A la déclaration de guerre, les corps d’armée sont intégrés dans les armées et prennent le chemin de la frontière du Nord-Est.

1 – Répartition des corps d’armée sur le territoire métropolitain.

- 1er Corps d’armée : Lille(E.M : 1ère et 2ème D.I)

- Nord

- Pas de Calais

- 3ème Corps d’armée : Rouen(E.M : 5ème D.I)

- Calvados

- Eure

- Seine inférieure

- 5ème Corps d’armée : Orléans(E.M : 9ème D.I + 7ème D.C)

- Loiret

- Loir et Cher

- Seine et Marne

- Yonne

- 7ème Corps d’armée : Besançon(E.M : 14ème et 41ème D.I)

- Ain

- Haute – Saône

- Jura

- Territoire de Belfort

- 9ème Corps d’armée : Tours(E.M : 17ème et 18ème D.I + 9ème D .C)

- Deux Sèvres

- Indre

- Indre et Loire

- Maine et Loire

- Vienne

- 2ème Corps d’armée : Amiens(E.M : 3ème et 4ème D.I + 3ème D.C)

- Aisne

- Oise

- Somme

- 4ème Corps d’armée : Le Mans(E.M : 7ème et 8ème D.I)

- Eure et Loir

- Mayenne

- Orne

- Sarthe

- 6ème Corps d’armée : Chalons sur Marne(E.M : 12ème, 40ème et 42ème D.I + 4ème et 5ème D.C)

- Ardennes

- Marne

- Meuse

- Meurthe et Moselle

- 8ème Corps d’armée : Bourges(E.M : 15ème et 16ème D.I + 8ème D.C)

- Cher

- Côte d’Or

- Nièvre

- Saône et Loire

- 10ème Corps d’armée : Rennes(E.M : 19ème et 20ème D.I)

- Côte du Nord

- Ile et Vilaine

- Manche

 

1 Le corps d’armée colonial a autorité sur les trois divisons d’infanterie coloniale cantonnées à Brest (3ème division d’infanterie coloniale), Paris (1ère

division d’infanterie coloniale) et Toulon (2ème division d’infanterie coloniale). Les trois régiments d’artillerie coloniale sont sous le commandement

de la brigade d’artillerie coloniale sise à Paris, en fait seul le 3ème régiment d’artillerie coloniale se trouve dans la région parisienne (Vincennes). Le 1er

régiment d’artillerie coloniale est basé à Lorient alors que le 2ème régiment d’artillerie coloniale stationne à Cherbourg et Brest. Tous les services

dévolus au corps d’armée colonial sont affectés à Paris. Seuls la section d’infirmiers militaires des troupes coloniales de Marseille et le dépôt des

isolés des troupes coloniales de Marseille (avec annexe à Bordeaux et Saint-Nazaire) ne demeurent pas en région parisienne.

 

- 11ème Corps d’armée : Nantes(E.M : 21ème et 22ème D.I)

- Finistère

- Loire inférieure

- Morbihan

- Vendée

- 13ème Corps d’armée : Clermont-Ferrand(E.M : 25ème et 26ème D.I)

- Allier

- Cantal

- Haute – Loire

- Loire

- Puy de Dôme

- 15ème Corps d’armée : Marseille(E.M : 29ème et 30ème D.I)

- Alpes Maritimes

- Ardèche

- Basses Alpes

- Bouches du Rhône

- Corse

- Gard

- Var

- Vaucluse

- 17ème Corps d’armée : Toulouse(E.M : 33ème et 34ème D.I)

- Ariège

- Haute Garonne

- Gers

- Lot

- Lot et Garonne

- Tarn et Garonne

- 20ème Corps d’armée : Nancy(E.M : 11ème et 39ème D.I + 2ème D.C)

- Aube

- Haute Meuse

- Meurthe et Moselle

- Vosges

- Corps d’armée colonial : Paris(E.M : 1ère, 2ème et 3ème D.I.C 1)

- Brest

- Paris

- Toulon

- 12ème Corps d’armée : Limoges(E.M : 23ème et 24ème D.I + 10ème D.C)

- Charente

- Corrèze

- Creuse

- Dordogne

- Haute – Vienne

- 14ème Corps d’armée : Lyon(E.M : 27ème et 28ème D.I + 6ème D.C)

- Basses – Alpes

- Drôme

- Hautes – Alpes

- Haute – Savoie

- Isère

- Rhône

- Savoie

- 16ème Corps d’armée : Montpellier(E.M : 31ème et 32ème D.I)

- Aude

- Aveyron

- Hérault

- Lozère

- Pyrénées Orientales

- Tarn

- 18ème Corps d’armée : Bordeaux(E.M : 35ème et 36ème D.I)

- Charente Inférieure

- Gironde

- Landes

- Basses Pyrénées

- Hautes Pyrénées

- 21ème Corps d’armée : Toul(E.M : 13ème et 43ème D.I)

- Haute – Marne

- Vosges

- Gouvernement militaire de Paris : Paris(E.M : 6ème, 10ème D.I + 1ère D.C)

- Seine

- Seine et Oise

En théorie, chaque corps d’armée est composé d’un état-major de corps, de deux états-majors de divisions d’infanterie. Ces deux unités ont une infanterie de type binaire, à deux brigades de deux régiments d’infanterie chacune.

S’y ajoute une brigade à trois régiments d’artillerie de campagne, d’un régiment de cavalerie et les services. Il convient cependant d’y ajouter les unités constituant les dix divisions de cavalerie.

Le corps colonial engerbe les trois divisions d’infanterie coloniales, cependant celles-ci sont réparties entre le gouvernement militaire de Paris, la 10ème région militaire de Rennes et 16ème région militaire de Montpellier. Le corps de cavalerie n’existe pas en temps de paix, il est créé en application du plan de mobilisation appelé « plan XVII », il remplit les mêmes fonctions qu’un corps d’infanterie.

Durant le conflit, en sus des vingt corps d’armées d’infanterie métropolitains, du 19ème corps d’armées d’Algérie, du corps colonial et du corps de cavalerie précédemment cités, sont créés onze corps d’armées, un corps colonial et deux corps de cavalerie. A la fin du conflit, il reste en ligne trente corps d’armées, deux corps coloniaux et deux corps de cavalerie.

2 – Composition du corps d’armée d’infanterie.

a – Le corps d’armée en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps d’armée.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- deux régiments d’infanterie de réserve (à deux bataillons par régiment),

- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés1,

- un régiment d’artillerie à quatre groupes de 75 mm modèle 1897,

- quatre compagnies de génie :

. deux compagnies de Sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

. une compagnie de parc,

- un détachement télégraphique,

- une section de projecteur.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une équipe mobile de réparation,

. dix sections de munitions d’artillerie,

. quatre sections de munitions d’infanterie.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande,

. deux sections de convoi administratif.

- Santé :

. un groupe de brancardiers du corps,

. huit ambulances,

. six sections d’hospitalisation,

. une section sanitaire automobile.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes – détachement de remonte mobile – train

hippomobile.

1 S’y ajoute deux escadrons de cavalerie montée rattachés pour emploi aux deux divisions d’infanterie de rattachement.

b – le corps d’armée en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps d’armée.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- un bataillon territorial de mitrailleurs,

- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés,

- un régiment d’artillerie lourde longue à deux groupes de 155 mm,

- trois compagnies de génie :

. deux compagnies de Sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,

- deux à trois escadrilles d’observation,

- une à deux compagnies d’aérostiers.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. une compagnie hippomobile,

. une compagnie automobile.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire du corps :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

3 – Composition du corps de cavalerie.

a – le corps de cavalerie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps de cavalerie.

Général commandant la cavalerie.

Colonel commandant l’infanterie.

Colonel commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Détachement télégraphique.

® TROUPES :

- un groupe d’artillerie à cheval à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un groupe de chasseurs cyclistes,

- une section de mitrailleuses

- un détachement de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique.

b – le corps de cavalerie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps de cavalerie.

Général commandant la cavalerie.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- un groupe d’auto-canons,

- un régiment d’artillerie à deux groupes de 75 mm et un de 105 mm,

- trois compagnies de génie :

. deux compagnies de sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,

- trois escadrilles d’observation,

- deux compagnies d’aérostiers.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. deux compagnies automobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire du corps :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

D – Les divisions d’infanterie et de cavalerie.

La division d’infanterie type que nous étudierons en détail dans le quatrième chapitre de cette étude sur les grandes unités de l’armée de terre française en 1939-1940, trouve son origine et sa structure dans les évolutions organiques des troupes lors du premier conflit mondial.

En effet la division d’infanterie française a vu sa structure, basée sur le règlement du service en campagne du 02 décembre 1913, passer d’une structure monolithique à une base plus souple avec la suppression des deux brigades à deux régiments d’infanterie et ses services prélevés sur le corps d’armées dont il dépend. Dès lors, elle possède trois régiments d’infanterie indépendants et des services propres et fournis, aptes à suivre le gros de la troupe.

En 1914, il existe quarante et une divisions d’infanterie métropolitaines, trois divisions d’infanterie nordafricaines en Algérie et trois divisions d’infanterie coloniales. Seront créées pendant les premiers mois du conflit, vingt cinq divisions de réserve, douze divisions territoriales.

En janvier 1915, les effectifs sont de quarante neufs divisions d’active, vingt trois divisions de réserve et treize divisions territoriales.

Fin 1916, on décompte cent sept divisions d’active ou de réserve et sept territoriales. L’année qui suit, le nombre des divisions atteint son maximum avec un total de cent treize divisions d’active ou de réserve et une territoriale.

La division de cavalerie qui a souvent combattu à pied lors du conflit dans les tranchées, retrouve son allant à la fin du conflit lors des grandes offensives de 1918.

Sur les dix divisions de 1914, seules six divisions sont encore en selles, deux divisions montées sont transformées en divisions de cavalerie à pied (sur le même type que la division d’infanterie), deux autres sont dissoutes.

En novembre 1918, les armées alliées sont sous commandement français. Outre les armées du Royaume-Uni, de la Belgique, de l’Italie, des Etats-Unis et autres troupes mineures, l’armée française regroupe cent dix divisions d’infanterie (dont sept coloniales, deux marocaines, une polonaise et une territoriale défendant Paris), quatre divisions de cavalerie à pied et six divisions de cavalerie montée.

1 – Composition de la division d’infanterie.

a – la division d’infanterie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- deux brigades d’infanterie (deux régiments d’infanterie chacune),

- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un escadron du régiment de cavalerie du corps,

- une compagnie de sapeurs mineurs.

® SERVICES :

- Train :

. deux compagnies hippomobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe de brancardiers divisionnaires,

. une à deux ambulances prélevées sur le corps.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

b – la division d’infanterie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- trois régiments d’infanterie,

- un centre d’instruction divisionnaire,

- un bataillon de pionniers,

- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un groupe d’artillerie de 155 mm modèle 1916 (indépendant),

- deux compagnies de sapeurs mineurs et un détachement radiotélégraphie.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie divisionnaire :

. une section de munitions d’infanterie,

. une section hippomobile de munitions d’artillerie (75 mm),

. une section automobile de munitions d’artillerie (155 mm),

. une équipe de réparation divisionnaire.

- Train :

. une compagnie hippomobile,

. une compagnie automobile.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe de brancardiers divisionnaires,

. une ambulance chirurgicale légère,

. un groupe sanitaire de ravitaillement automobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

2 – Composition de la division de cavalerie.

a – la division de cavalerie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant la cavalerie.

Colonel commandant l’infanterie.

Colonel commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Détachement télégraphique.

® TROUPES :

- trois brigades de deux régiments montés,

- un groupe cycliste de chasseurs à pied,

- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,

- une section de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique et deux escadrilles d’observation.

® SERVICES :

- Train :

. un détachement de commis et d’ouvriers d’administration.

- Santé :

. une ambulance divisionnaire.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

b – la division de cavalerie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant la cavalerie.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- trois brigades de deux régiments montés,

- deux groupes d’automitrailleuses,

- un groupe cycliste,

- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,

- une compagnie de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique,

- une escadrille d’observation.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie divisionnaire :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. deux compagnies automobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire divisionnaire :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

E – Les conséquences de la 1ère guerre mondiale.

Notre pays est certes vainqueur sur le plan militaire, l’armée française est considérée par les experts militaires comme la plus forte au monde et nos armements équipent de nombreux pays. Le canon de 75 et le char léger Renault FT17 en sont les meilleurs exemples.

Notre organisation divisionnaire d’infanterie est adoptée par de nombreuses armées étrangères, l’état-major envoie dans les nouveaux pays balkaniques des conseillers militaires qui mettent sur pied de jeunes armées.

Il en va de même pour la Pologne qui, renaissant de ses cendres, doit combattre à la fois contre les particularismes régionaux des ex-territoires allemands et contre l’armée rouge qui cherche à reconquérir les territoires perdus lors de la signature de l’Armistice entre l’Allemagne et la Russie soviétique.

C’est le Général Weygand, à l’appel du Maréchal Pidulsky, qui repousse les troupes « rouges » de Lénine en prenant une part active dans l’élaboration de la stratégie militaire polonaise et la direction des troupes polonaises.

Cependant en France, les lendemains de l’Armistice ne sont pas joyeux. Notre frontière Nord n’est qu’un amas de gravats, un million de jeunes français n’est pas rentré du front et trop de soldats sont marqués dans leur chair ; ce sont les « gueules cassées ».

Notre pays cherche à revenir cependant aux années dorées d’avant guerre, ce sont les « années folles » mais rien ne peut effacer les traumatisme de ce premier conflit mondial.

1 – Les conséquences humaines.

Le conflit coûte à la France un million trois cent mille hommes tués ou disparus (10% de la population active masculine en 1914), auxquels on ajoute les trois millions de blessés dont un million d’invalides. Ce premier conflit mondial a fait que la France a mobilisé tous les français en âge de porter les armes.

Les tactiques offensives portées à l’outrance dans des missions « suicides » pour des gains territoriaux minimes ont fait que de trop nombreux français sont morts sur les champs de bataille. C’est la France qui a le plus souffert, proportionnellement à sa population. Il faut encore y ajouter la surmortalité de guerre, conséquence des déplorables conditions d’hygiène, aux restrictions en tout genre et aux maladies infectieuses comme la grippe espagnole en 1918.

La guerre qui ne doit durer en ce mois d’août 1914 que quelques semaines tout au plus et qui doit être fraîche et joyeuse, se termine le 11 novembre 1918, par un Armistice signé en forêt de Rethondes. Elle laisse le pays hagard même si l’on fête la victoire tant espérée.

Une pratique, qui trouve son origine dans le conflit de 1870-1871, se généralise dans le pays. On érige sur la place du village un mémorial pour y inscrire les noms des fils, des pères ou des cousins qui ne rentrent pas. De nombreuses familles sont complètement décimées, c’est toute la jeune génération qui est touchée, les hommes en âge de se marier manquent, et de trop nombreuses jeunes femmes sont veuves.

La guerre provoque un déficit des naissances dû au fait que les hommes en âge de procréer sont au front, ceci entraîne pendant des années un phénomène de « classe creuse » (Voir le troisième paragraphe)

2 – Les conséquences matérielles.

En sus des pertes humaines, le Nord-est du pays est ravagé par quatre années de conflit. Ce ne sont pas moins de dix-neuf départements qui sont déclarés sinistrés, des centaines de villages sont détruits en totalité et ne peuvent être reconstruits pour des raisons de sécurité ou par le fait qu’il n’y a plus personnes pour y habiter.

L’économie de ces régions est totalement désorganisée, il n’y a plus de service, les personnes logent dans des ruines.

Six cent mille maisons et vingt mille usines sont endommagées, cinq milles kilomètres de voies ferrées et cinquante-trois milles kilomètres de routes rendues inutilisables, trois millions d’hectares de terres agricoles devenues impropres aux cultures.

Dans le bassin houiller du Pas-de-calais, les mines sont noyées volontairement par les Allemands lors des offensives alliées de 1918, l’agriculture est en crise, il n’y a plus d’hommes pour s’occuper des champs, ce sont les femmes et les enfants qui travaillent. L’indice de la production industrielle chute de 45 % entre 1914 et 1921 et le niveau de 1913 ne pourra être retrouvé qu’en 1923.

Après la guerre de mouvement des premières semaines du conflit, le front se stabilise de la Mer du Nord à la frontière suisse. On s’installe dans des tranchées plus ou moins sommaires, et le front ne bouge plus que de quelques kilomètres tout au plus pendant ces quatre ans.

Cette zone, de cinq cents kilomètres de long, large de dix à vingt-cinq, est appelée « la ligne rouge », elle est truffée de toutes sortes d’engins explosifs. Il faudra seize ans pour reconstruire ce que quatre années ont détruit.

Lors de la signature de la paix en 1919, l’Allemagne doit d’énormes réparations aux alliés et particulièrement à la France (cent trente deux milliards de marks or à verser en trente annuités). Cette dernière occupe la Sarre lors des premiers problèmes de paiement.

Le budget du pays compte sur cette manne monétaire, en sus le franc germinal a perdu les trois quarts de sa valeur, les stocks d’or ont fondu, une grande partie a servi à payer les commandes faites aux Etats-Unis. C’est donc un pays en pleine crise économique qu’il s’agit de faire redémarrer, car chacun souhaite retrouver le niveau de vie d’avant guerre.

3 – Les classes creuses.

A partir de 1934, la France connaît une grave crise d’effectifs d’hommes du contingent, due à la chute des naissances au cours de la Grande Guerre. Cette année là, le déficit n’est que de cinq milles hommes sur un contingent moyen de deux cent quarante milles appelés, mais les années 1935 à 1939 marquent une baisse dramatique du nombre d’hommes incorporables, avec une moyenne annuelle de cent quarante milles hommes seulement.

En réponse aux évènements internationaux de 1935, la chambre française vote le prolongement jusqu’à deux ans du service militaire ce qui règle le problème des classes creuses, mais le 03 septembre 1939, ce sont cinq cent mille hommes de vingt à vingt-cinq ans qui manquent dans les rangs.

De 1918 à 1939, la politique militaire française passe d’une action offensive à une doctrine défensive qui se symbolise à partir de 1934 par la ligne défensive qui porte le nom du ministre de la guerre de l’époque : la Ligne Maginot.

Le traumatisme des offensives à outrances du premier conflit mondial lié à la dénatalité de guerre provoque un rejet des actions offensives pour une politique attentiste derrière un mur infranchissable qui dans les plans de l’Etatmajor va de la Mer du Nord à la Méditerranée.

L’armée de terre voit ses effectifs fondre comme neige au soleil à la fin des années 20. Les divisions d’infanterie au nombre de quarante-trois en 1920 passe à trente-deux puis à vingt en 1928.

La mécanisation, amorcée lors de la Grande Guerre s’émousse, les chars ne progressent que peu dans leur emploi comme dans leurs performances, la cavalerie faute de crédits et de politique claire navigue entre deux eaux, de nombreux régiments sont dissous.

A partir de 1935, la donne change avec l’arrivée d’Adolf Hitler comme chancelier en Allemagne puis le réarmement et la réorganisation de la Reichwehrs1 en Wehrmacht2. L’armée française amorce un changement de cap vers un renouveau de l’arme, mais l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 la trouve en pleine réorganisation et elle s’écroulera non sans avoir combattu le 25 juin 1940.

1 La Reichwehrs est la dénomination de l’armée de la république allemande dite de « Weimar ».

2 La Wehrmacht est la dénomination de l’armée allemande après la prise de pouvoir par le chancelier puis « Führer » Adolf Hitler.

II – Articulation de l’armée de terre en temps de paix.

En août 1939, la France est une démocratie parlementaire fondée aux lendemains douloureux de la défaite de 1871. Cette République, IIIème du nom, vieille de soixante-huit ans, s’est installée comme le pouvoir légitime dans notre pays à la fin du XIXème siècle et s’est affirmée par la victoire de novembre 1918.

Le prestige de la France en ce début du 20ème siècle est à la fois politique et militaire, la perte de l’Alsace- Lorraine est effacée, l’armée impériale est dissoute, le IIème Empire allemand est mis à terre, la France a lavé dans lesang la défaite de 1871, grâce à des chefs militaires de premier ordre et à nos armes forgées dans la revanche, à l’image du canon de 75.

L’armée de terre française est repensée après le désastre de la guerre de 1870-1871. L’armée du second empire, est dissoute par l’infortune des armes et par la volonté des nouveaux dirigeants républicains d’établir un nouvel ordre social, économique et militaire. Cette nouvelle armée de la République se repense a tous les niveaux par la refonte de ses corps de commandement et de ses unités d’infanterie et de cavalerie, puis pose le principe du service national voté à la chambre des députés en 1872.

C’est ainsi que le 02 août 1914, l’armée de terre représente une force non négligeable de cent-soixante-treize régiments d’infanterie métropolitains, quatre-vingt-un régiments de cavalerie métropolitains, soixante-quinze régiments d’artillerie de campagne, à pied et de montagne, huit régiments de génie à nombre variable de bataillons et un nombre conséquent d’unités de soutien et de commandement. Toutes ces unités se regroupent en vingt corps d’armée, quarante et une divisions d’infanterie1 et dix divisions de cavalerie.

En novembre 1918, la France sort exsangue de la Grande Guerre, mais son armée est celle de la victoire. Son principe d’universalité quant à son système de conscription lui a permis d’étoffer ses troupes d’active et d’avoir de nombreuses unités de première ligne et de réserve. L’après guerre, cependant, au vue de la conjoncture économique, est l’époque de la restriction et des désillusions.

En dix ans, le nombre de divisions d’infanterie métropolitaines passe de quarante-trois unités à vingt. Cette diminution est due à la baisse de la natalité, la réduction de la durée du service militaire et le développement des unités de forteresse. Cependant, l’Empire colonial fournit des troupes et en 1939, nous disposons de quatre divisions d’infanterie nord-africaines, de quatre divisions d’infanterie coloniales et de deux brigades de Spahis sur le sol métropolitain.

En Afrique du Nord, les troupes nord-africaines et sénégalaises côtoient les troupes européennes des régiments de Zouaves et de la Légion étrangère. Le dispositif militaire est important face à une double menace potentielle, les espagnols en Espagne et les Italiens en Libye. Les premiers possèdent des territoires au Maroc et les seconds visent à intégrer la Tunisie dans leur zone d’influence.

Au Levant dont nous sommes les mandataires depuis la dislocation de l’Empire Ottoman et en Indochine qui est un protectorat, nous possédons des troupes de souveraineté conjointement à des troupes indigènes organisées et encadrées par nos soins. L’Afrique noire et la corne de l’est africain possèdent des unités coloniales de souveraineté, ainsi que les territoires des Caraïbes et du Pacifique.

Notre chapitre se divise en cinq ensembles, nous traiterons tout d’abord du service militaire et de son histoire pour ensuite parcourir en quatre vues le dispositif militaire de l’armée de terre en métropole et dans les différentes colonies et territoires dépendants.

1 S’y ajoute un corps d’armée colonial et trois divisions d’infanterie coloniales en France métropolitaine, le 19ème corps d’armée d’Algérie avec trois divisions d’infanterie, les diverses troupes du Maroc et de Tunisie, sans compter toutes les unités des diverses colonies d’Afrique et d’Asie.

A – Historique du service militaire.

C’est la loi Jourdan du 19 fructidor An VI (05 septembre 1798) qui pose le principe de la conscription et du service militaire moderne, puisqu’elle oblige tous les français mâles de 21 à 25 ans à s’inscrire sur les registres communaux. Elle reste en vigueur sous les différents régimes de la période révolutionnaire et du Ier Empire.

La loi de Gouvion Saint-Cyr votée le 10 mars 1818 impose le recrutement d’un contingent de quarante milles hommes et permet le système de remplacement qui était prévu par une loi votée en 1802. La durée du service est de six ans, puis les conscrits sont versés dans la réserve. En 1829, la durée du service passe à huit ans. Jusqu’en 1872, diverses lois vont contribuer à organiser un service militaire où il est possible de payer pour les années que l’on ne veut pas faire.

La loi Thiers du 27 juillet 1872, rapportée par le marquis de Chasseloup-Laubat définit le service militaire comme « une nécessité sociale qui s’imposerait à notre pays alors même que la défense de notre sol ne le commanderai pas impérativement, car il est un lieu de création de lien social et contribue à l’unité nationale ».

Il y a obligation pour tous les citoyens français d’une période de vingt ans tirés au sort, le remplacement est abrogé, mais diverses exemption comme le soutien de famille sont tolérées. Le service militaire se décompose en quatre

phases :

® cinq ans dans l’armée active,

® quatre ans dans la réserve d’active,

® cinq ans dans l’armée territoriale,

® six ans dans la réserve territoriale.

La loi Freycinet du 15 juillet 1889, redéfinit le tirage au sort et réduit le service à trois ans. Par la loi du 21 mars 1905 (loi Jourdan-Delbel), le législateur abroge le tirage au sort et impose un service militaire personnel et obligatoire pour tous d’une durée de deux ans. Toute dispense est exclue. Un sursis est possible dans certains cas. Le 07 août 1913, la durée du service passe de deux à trois ans, pour pouvoir disposer d’un corps de troupe étoffé face à l’Allemagne.

Sa réduction intervient le 23 avril 1923 par un vote du Parlement, il passe alors à dix huit mois. Ceci correspond à une armée de terre de trente deux divisions d’infanterie métropolitaines et six de cavalerie. Cette loi sur le service militaire apporte deux grandes innovations :

® La disponibilité : les conscrits peuvent être appelés dans les deux ans qui suivent leur service, pour permettre la mise sur pied sans mobilisation des troupes de couverture. Cette mesure est mise en exécution pendant le crise des Sudètes.

® Les réserves : Chaque soldat est appelé dans la réserve à la fin de son service, il doit vingt huit années d’obligations militaires tout d’abord dans la première réserve jusqu’à quarante ans puis dans la deuxième réserve jusqu’à quarante huit ans. Ainsi notre armée dispose de deux types d’unités de réserve, les unités de « série A » constituées des éléments de la première réserve et les unités de « série B » constituées des éléments de la deuxième réserve.

Ces deux mesures améliorent la qualité du contingent grâce aux périodes d’exercices (huit semaines jusqu’à quarante ans), alliés aux élèves officiers de réserve. Ces derniers permettront à l’armée mobilisée de disposer de cadres de complément. Les gendarmes, par leur statut de sous-officier datant des premières années du 20ème siècle, servent au moment de la mobilisation de cadres de complément pour les formations de réserve.

En 1928, le service militaire passe à douze mois, l’armée de terre se réorganisera ensuite autour de vingt divisions d’infanterie métropolitaines et cinq de cavalerie. On puise alors dans les réserves humaines de notre Empire Colonial pour lever de nouvelles troupes et créer de nouvelles divisions.

Source :  http://www.atf40.fr/ATF40/documents/chapitre%201.pdf

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