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2 février 2013

La Campagne d’Afrique de l’Est

Classé sous — milguerres @ 17 h 27 min

 

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

La Campagne d’Afrique de l’Est

 

 La Campagne d'Afrique de l'Est camp_a10

 

La Campagne d’Afrique de l’Est est une série de batailles de la Seconde Guerre mondiale se déroulant de juin 1940 à novembre 1941, principalement au Soudan, en Érythrée, en Éthiopie, en Somalie et au Kenya.
Elle oppose l’Empire italien aux troupes alliées issues principalement du Commonwealth, notamment d’Inde, d’Afrique du Sud, de Rhodésie, du Nigéria et du Ghana ; renforcées par les résistants éthiopiens, des soldats des Forces françaises libres et des Forces belges libres.
Elle s’achève par la défaite des troupes italiennes et leur évacuation de la zone.

FORCES EN PRESENCE
Forces italiennes
Armée de terre italienne

Amédée II, duc d’Aoste, gouverneur général de l’Afrique orientale italienne et vice-roi d’Éthiopie, dispose de 250 000 à 280 000 hommes.
• L’infanterie régulière compte 10 000 Italiens et 110 000 Africains.
• La cavalerie comprend environ 50 000 cavaliers, dont seulement quelques milliers d’Italiens.
• L’artillerie compte 400 pièces d’artillerie et des blindés légers ou chenillettes.
À ces forces régulières, s’ajoutent des milices et des troupes de recrutement local, sans formation :
• 50 000 soldats irréguliers, appelés «Bandas», dont seuls les officiers sont italiens.
• 20 000 Chemises noires1.
• 8 légions de travailleurs de 4 000 hommes chacune.
L’ensemble des forces terrestres italiennes sont équipées d’environ
• 3 300 mitrailleuses,
• 24 tanks M11/39,
• un grand nombre de chenillettes L3/35,
• 126 véhicules blindés et
• 813 pièces d’artillerie.
Le fusil le plus commun est le Carcano M91.
Environ 70 % des troupes italiennes sont composées d’Africains, en particulier d’askaris originaires d’Afrique de l’Est. Les Érythréens des bataillons du Corps royal des troupes coloniales font partie des meilleures unités italiennes d’Afrique orientale. Mais la plupart des autres soldats, mal formés et mal équipés, ont été recrutés uniquement pour le maintien de l’ordre dans les colonies.
Les Éthiopiens, recrutés pendant la brève occupation italienne, désertent en nombre dès le début des combats.
Ces forces sont réparties en quatre secteurs :
• Secteur Nord : Érythrée sous les ordres du général Luigi Frusci
o 13 brigades et 5 bataillons d’infanterie coloniale,
o 8 bataillons de Chemises noires,
o 1 bataillon d’infanterie italienne,
o 2 escadrons et 2 compagnies de «Bandas», cavalerie coloniale irrégulière,
o 2 unités de garnison,
o 3 batteries d’artillerie.
• Secteur Est : Abyssinie et Somalie italienne, le long des frontières avec la Côte française des Somalis et la Somalie britannique, sous les ordres du général Guglielmo Nasi
o 2 divisions d’infanterie,
 40e Division d’infanterie «Chasseurs d’Afrique»,
 65e Division d’infanterie «Grenadiers de Savoie»,
o 1 compagnie d’infanterie motorisée,
o 8 brigades et 4 bataillons d’infanterie coloniale,
o 7 escadrons de cavalerie coloniale régulière,
o 14 escadrons et 4 compagnies de «Bandas»,
o 1 compagnie motorisée de reconnaissance équipée principalement de Fiat 611,
o 2 compagnies blindées L3/35,
o 2 compagnies blindées M11/39,
o 7 batteries d’artillerie.
• Secteur Sud : Abyssinie, secteur de Jimma, sous les ordres du général Pietro Gazzera
o 8 brigades et un bataillon d’infanterie coloniale,
o 4 escadrons et 4 compagnies de «Bandas»,
o 1 compagnie de cavalerie coloniale régulière,
o 1 compagnie de cavalerie italienne.
• Secteur du Jubaland en Somalie italienne, frontière avec le Kenya, sous les ordres du général Carlo De Simone
o 3 brigades et 7 bataillons d’infanterie coloniale,
o 2 bataillons de «Bandas».

Les Italiens et leurs troupes rencontrent deux problèmes majeurs : leur isolement géographique qui rend difficile l’envoi de renforts et d’approvisionnement, ce qui les amène à manquer de munitions et les maladies endémiques de la région, en particulier la malaria.On[Qui ?] estime que près du quart des hommes défendant Amba Alagi durant le siège d’avril 1941 ont souffert de la malaria, y compris le commandant Amédée II, qui décède de la tuberculose le 3 mars 1942 alors qu’il est détenu par les Britanniques.
Armée de l’air italienne
En juin 1940, l’armée de l’air italienne en Afrique orientale dispose de 200 à 300 avions de combat :
• des bombardiers Savoia-Marchetti SM.79,
• des Savoia-Marchetti SM.81,
• des chasseurs Fiat CR.42 Falco.
Les pilotes jouissent d’un bon niveau d’entraînement, mais ils manqueront cruellement de ravitaillement en fioul, munitions et pièces de rechange.

Flotte italienne
La Regia Marina maintient une présence en mer Rouge, principalement basée dans le port de Massawa en Érythrée, mais aussi à Mogadiscio et à Assab.
La flotte de la mer Rouge comprenait :
• sept destroyers organisés en deux escadres,
• cinq torpilleurs MTB et
• huit sous-marins organisés en deux escadres.
La flotte italienne menace les convois alliés ralliant la mer Rouge depuis le golfe d’Aden. Mais leurs opportunités d’attaque en mer Rouge s’envoleront au fur à mesure de la diminution des stocks de carburant à Massawa.

Forces Britannique et du Commonwealth
Armées de terre de Grande-Bretagne et du Commonwealth

Initialement, les troupes de Grande-Bretagne et du Commonwealth en Afrique de l’Est sont composées de 30 000 hommes sous le commandement :
• du Major-général William Platt au Soudan,
• du Major-général Douglas P. Dickinson puis de Alan Cunningham en Afrique orientale britannique et
• du Lieutenant-Colonel Arthur Reginald Chater en Somalie britannique.
En fort sous-nombre face aux Italiens, ils sont légèrement mieux équipés et disposent de voies d’accès pour recevoir des renforts et du ravitaillement.

Soudan
Le 10 juin 1940, avant l’arrivée de la 4e division d’infanterie indienne et de la 5e division d’infanterie indienne, William Platt n’a que trois bataillons d’infanterie et les Sudan Defence Force (Forces de défense du Soudan) pour tout le territoire soudanais.

Kenya
Au Kenya, les King’s African Rifles sont composés de deux brigades, une pour la défense de la côte et la seconde pour l’intérieur, auxquelles vinrent s’ajouter deux nouvelles en juillet. Des renforts arrivèrent d’Afrique du Sud à Mombassa et à la fin de l’année 1940, 27 000 sud-africains servaient en Afrique de l’Est.
Deux brigades arriveront également depuis la Côte-de-l’Or et le Nigeria.

Somalie
Au Somaliland britannique, le Somaliland Camel Corps compte 1 465 hommes pour défendre la compagnie, dont un bataillon du régiment de Rhodésie du Nord.
Dès la fin 1940, la France libre met un escadron de spahis à la disposition des Britanniques, puis au début 1941, la brigade française libre d’Orient.

Armées de l’air britannique et du Commonwealth
Les Britanniques et autres membres du Commonwealth n’ont qu’une centaine d’avions en Afrique orientale, dispersés entre le Soudan et le Kenya. Leur équipement de base est moins performant que celui des Italiens, mais ils sont mieux approvisionnés.
Flotte britannique
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’océan Indien est considéré comme un lac britannique, entouré de possessions de la Couronne. Une bonne partie des ressources de la Grande-Bretagne doivent le traverser :
• pétrole du golfe Persique,
• caoutchouc de Malaisie,
• thé indien,
• vivres d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

En temps de guerre, la Grande-Bretagne sait pouvoir compter sur la loyauté et la force défensive australienne et néo-zélandaise.
En dépit de cela, la Royal Navy a tendance à y reléguer ses vieilles unités, considérant ses bases en Chine et en Extrême-Orient comme des sources de renforts pour d’autres champs de bataille.
Même en cas de grave danger, la Flotte orientale n’est dotée que de vieilles unités jugées trop lentes ou trop vulnérables pour servir dans l’Atlantique ou en Méditerranée.

Forces belges du Congo
Les forces belges d’Afrique sont commandées par le général-major Gilliaert. Elles comptent 15 000 hommes et 20 000 porteurs (voir plus bas le récit de la campagne).

Résistants éthiopiens
Les résistants éthiopiens, surnommés les Patriotes, seront un élément central de la reconquête de l’Éthiopie. Wavell y place beaucoup d’espoir, tandis que Platt doute que Sélassié dispose du soutien du peuple.
Le major Orde Charles Wingate, qui avait passé cinq ans au sein de la Force de défense du Soudan, présentera son plan d’action en Éthiopie à Wavell en décembre 1940. Ce plan comprend la formation d’une petite force régulière sous son commandement, devant servir de fer de lance en vue d’opérations militaires à Godjam.

 

File:EritreaCampaign1941 map-fr.svg

Baptisée Force Gédéon d’après le personnage biblique éponyme, elle est composée du bataillon frontalier de la Force de défense du Soudan et du 2e bataillon éthiopien, équipés de mortiers de 3 pouces et de 15 000 chameaux.
Bien que formellement investi du commandement le 6 février 1941, Wingate en a déjà pris la tête pour marcher vers Godjam dès janvier. Il ne rencontre pas beaucoup d’obstacles en route, les Italiens ne contrôlant guère l’Éthiopie que sur le papier.
Les forces patriotes investirent rapidement les provinces de Godjam, Choa, Gimma, Galla-Sidama et Harage
.
Premiers mouvements
À partir de juin 1940, les Italiens testent la détermination des forces britanniques et du Commonwealth, le long des frontières du Soudan et du Kenya ainsi que dans la mer Rouge.
Le 13 juin 1940, 3 bombardiers italiens Caproni bombardent la base aérienne rhodésienne de Wajir, au Kenya tuant 4 soldats et en blessant 11, détruisant 2 avions Hawker Hart et incendiant une réserve importante de carburant. Les 14 et 15 juin, les Italiens visitent régulièrement la base aérienne de Wajir.

Le 17 juin 1940, les Rhodésiens ripostent et mènent un raid avec le King’s African Rifles (KAR), sur El Wak un avant-poste italien situé dans le désert à la frontière du Kenya et de la Somalie italienne, à 150 km environ au nord-est de Wajir. Les Rhodésiens bombardent et incendient les huttes de boue et de chaume et harcèlent les troupes ennemies. Puis les troupes se dirigent vers Moyale à la frontière du Kenya et de l’Éthiopie ou se concentrent les efforts italiens. En liaison avec la South African Air Force, les Rhodésiens entreprennent une reconnaissance et des bombardements dans cette région contestée.
Les victoires belges
Depuis que l’Italie a déclaré la guerre à la Belgique en application des traités avec l’Allemagne nazie, les troupes belges du Congo, sous le commandement du général-major Gilliaert, sont en position de combattre, au côté des Anglais et des Français, contre les forces italiennes.

Dans la nuit du 5 au 6 février 1941, une colonne de 15 000 hommes des troupes du Congo belge accompagnée par 20 000 porteurs indigènes franchit un pont sur la Dungu sous les ordres du colonel Edmond Van der Mersch et entame son offensive contre les Italiens 2
La stratégie globale a été arrêtée par le général-major Gilliaert en accord avec l’état-major des forces anglo-françaises qui combattent au nord de l’Abyssinie. Pour ceux-ci et pour les forces venues du Congo belge, il s’agit de prendre l’armée italienne en tenaille. Un autre but est simultanément assigné aux troupes de Van der Mersch : protéger la voie du Cap au Caire, colonne vertébrale de l’Empire britannique en Afrique.

L’offensive belge oblige les Italiens à diviser leurs troupes en envoyant des forces pour contenir l’attaque lancée depuis le Congo Belge. Grâce à leur vitesse d’exécution les Belges reportent le 12 mars la victoire d’Asosa. Le coup de main surprend tellement les Italiens qu’ils se retirent du territoire des Beni-Shanguls, ce qui permet la jonction belge avec une colonne britannique venant d’Afodu.
Ensuite, sur les rives de la rivière Baro, l’offensive doit affronter un glacis fortifié défendant Gambela. Des avions italiens venus de Saïo exécutent un bombardement, mais sans effet, et les combats contre les forces coloniales du Duce se soldent par une victoire ponctuée par une charge à la baïonnette des soldats congolais commandés par un officier — un nommé De Coster — qui se souvenait des grandes charges de 1914-1918. À la faveur de la nuit, les Italiens se retirent de Gambela.
Des combats auront lieu sur les bords de la rivière Bortaï, les 14 et 15 avril. Les forces de l’Axe ont une supériorité écrasante et attaquent de deux côtés, tentant un encerclement. Les mitrailleuses commandées par un sous-officier congolais, le futur général Bobozo, vont repousser cette attaque et forcer la retraite italienne.

Finalement, c’est la bataille de Saïo. Dès le 2 juillet, l’état-major belge lance une attaque qu’il veut décisive car il a enfin reçu une artillerie composée de canons Saint-Chamond. De plus, la force aérienne sud-africaine, qui comprend une escadrille belge- dispose de la supériorité aérienne contre l’aviation italienne. Avec l’artillerie belge, elle bombarde la ville de Saïo. Les troupes italiennes se débandent et la bataille se termine par la reddition à Asosa de 15 000 hommes avec toutes sortes de matériel.

La fin de cette campagne est marquée par une scène qui stupéfie les Belges : ils constatent que, parmi leurs ennemis, il est un général italien d’origine belge nommé Van den Heuvel qui, accompagné de gradés italiens qui n’ont pu brûler leurs drapeaux, les ont lacérés pour en accrocher les morceaux à leurs uniformes, espérant que les lois de la guerre empêcheront les Belges de porter la main sur eux pour s’en emparer.
Pour les troupes alliées, la campagne d’Abyssinie avait un air de revanche des défaites de 1940. Elles rallient ensuite le Soudan, l’Égypte et, plus tard, la Birmanie, après avoir convoyé 15 000 prisonniers dont 9 généraux italiens, 370 officiers de grades supérieurs, 2 575 gradés et soldats italiens, 3 500 militaires érythréens et Gallas plus des milliers de porteurs. À quoi s’ajoutait un énorme butin en matériel comprenant des autos blindées, une imposante artillerie et 20 tonnes d’équipements médicaux et radios3.

Notes, sources et références
• (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « East African Campaign (World War II) » (voir la liste des auteurs)
1. ↑ Milizia volontaria per la sicurezza nazionale (MVSN), en français Milice volontaire pour la sécurité nationale
2. ↑ Philippe Brousmiche, Bortaï : Campagne d’Abyssinie – 1941, Paris, L’Harmattan, 2011, 302 p. (ISBN 978-2-29613-069-2).
Il s’agit d’une nouvelle édition.
3. ↑ Archives du Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire de Bruxelles
source wikipedia

 

 

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

25 janvier 2013

La 3e BS (Brigade de Spahis) dans les Ardennes pendant la drôle de guerre.

Classé sous — milguerres @ 13 h 27 min

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

 La Bataile de la Horgne et la 3e Brigade de Spahis (3e BS)

La 3e BS (Brigade de Spahis) dans les Ardennes pendant la drôle de guerre.
http://www.ecpad.fr/la-3e-bs-brigade-de-spahis-dans-les-ardennes-pendant-la-drole-de-guerre

La vie quotidienne des Spahis de la 3e BS (Brigade de Spahis) composée du 2e RSA (Régiment de Spahis Algériens) et du 2e RSM (Régiment de Spahis Marocains), cantonnés à l’arrière du front dans les Ardennes, est évoquée à travers un ravitaillement en bois, une corvée de pluches et un entraînement au tir.

Les Spahis avancent le long d’un cours d’eau et en lisière d’un bois, avec leurs chevaux qu’ils chargent de fagots de bois et qu’ils nourrissent. Puis, ils traversent un hameau enneigé dans lequel ils font une pause pour se restaurer. Enfin, ils tirent un canon antichar de 25 mm modèle 1934 dans un bois enneigé et le mettent en batterie. Certains, armés de mousquetons modèle 1892 M1916, se postent à proximité en position de tir. Un général de brigade, accompagné de deux officiers, rend visite aux soldats lors de cet exercice.

NOTE : La 3e BS (Brigade de Spahis), commandée par le colonel Marc, est l’une des trois brigades appartenant à la 9e Armée du général Corap. Celles-ci comptent uniquement de la cavalerie, organisée en deux régiments à cheval type outre-mer, d’active. La troupe est composée d’Algériens et de Marocains. La brigade est organisée de manière identique à la brigade à cheval des divisions légères de cavalerie avec des régiments à quatre escadrons de fusiliers et un escadron de mitrailleuses et engins.

La 3e BS (Brigade de Spahis) dans les Ardennes pendant la drôle de guerre. 9armee10
Description : Des Spahis de la 3e BS (Brigade de Spahis) vont chercher du bois dans les Ardennes durant l’hiver 1940.
Date : Janvier – Mars 1940
Lieu : France / Champagne-Ardenne / Ardennes
Photographe : Inconnu
Origine : SCA – ECPAD
Référence : 9ARMEE-7-I156

9armee11

Description : Des soldats de la 3e BS (Brigade de Spahis) durant l’hiver 1940 dans les Ardennes.
Date : Janvier – Mars 1940
Lieu : France / Champagne-Ardenne / Ardennes
Photographe : Inconnu
Origine : SCA – ECPAD
Référence : 9ARMEE-7-I170
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 La Bataile de la Horgne et la 3e Brigade de Spahis (3e BS)

La Bataile de la Horgne et la 3e Brigade de Spahis (3e BS)

Classé sous — milguerres @ 13 h 21 min

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

La 3e BS (Brigade de Spahis) dans les Ardennes pendant la drôle de guerre.

La Bataile de la Horgne et la 3e Brigade de Spahis (3e BS)

Colonel (er) Thierry Moné

copyright mai 2009

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/files/toug-3.pdf

Au cours de la bataille de Sedan de mai 1940, la 3e Brigade de Spahis (3e BS) s’illustra au village de La Horgne où les Spahis du 2e Algériens de Tlemcen et du 2e Marocains de Marrakech affrontèrent des unités blindées allemandes chargées de la percée. Bien que relativement proches de nous, ces événe- ments ont souvent fait l’objet d’un traitement particulier de la part de certains « historiens » qui ont refusé toute analyse et se sont contentés de véhiculer une Chanson de geste à la manière des griots. En l’absence de démenti formel, l’inconscient collec- tif se limite à un hologramme virtuel : les héroïques Spahis de La Horgne chargent les blindés allemands, à cheval, sabre au clair, burnous au vent, et subissent d’effroyables pertes…

 

Or, la réalité fut beaucoup plus sobre mais non moins glo- rieuse : après une mise en place effectuée à cheval, la 3e Brigade de Spahis fut engagée dans un combat de défense ferme, afin de gagner les délais nécessaires à la préparation d’une contre- attaque qui n’aura jamais lieu. Dix ans après les faits, le colonel Olivier Marc, ancien chef de la 3e BS, expliquait in situ ce que fut la réalité du combat de ses Spahis : « Reportons-nous aux jours graves du mois de mai 1940 : le 13 mai, c’est la percée du front de Sedan. En premier échelon des forces allemandes qui ont passé la Meuse, le Corps blindé Guderian fonce maintenant en direction de l’ouest […]. Le 14, à la suite de scombats livrés dans cette région, nos troupes étaient rejetées à l’ouest sur la Vence, et au sud sur la route du Chesne. Dans l’inter­valle s’ouvrait ainsi, entre la 9e et la 2e Armées, une brèche large de 8 km où se rétablissait la 3e BS, coupée en plusieurs tronçons par les combats de la journée. Des renforcements étaient attendus : on espérait que leurs premiers éléments pourraient s’engager ici le 15 mai au soir… Mais il fallait tenir jusque-là. C’est ainsi que dans la nuit, la 3e BS recevait l’ordre de constituer La Horgne en Centre de résistance, au milieu de la trouée entre Poix-Terron et Baâlons.

Les deux régiments de la brigade […] sont regroupés ici le 15 juin matin. Après cinq jours de combats en Belgique et sur la Meuse et compte tenu des éléments détachés à Mézières, les effec­tifs sont déjà fortement entamés1 […]. La position, telle qu’elle se présente dans ce pays vallonné et couvert, se réduit à un village qui commande plusieurs routes, sur l’un des axes de marche de l’ennemi. Ici, le carrefour des routes de Singly et de Vendresse ; en retrait et à une altitude un peu supérieure, quelques maisons et le cimetière marquent le carrefour de Terron. Cette partie-ci du village sera tenue par le 2e RSA du colonel Burnol, la partie haute de La Horgne par des unités du 2e RSM du colonel Geoffroy. Enfin, sur une croupe boisée à 800 m en arrière, une Ligne d’arrêt est constituée avec le restant du 2e RSM. […]

Dès le matin, nous sommes survolés à basse altitude par des avions ennemis. Vers 8 h, des éléments légers venant de Singly prennent un contact rapide de la position. L’attaque commence à 9 h, venant de la même direction. Elle sera menée par des unités

portées de la 1. Panzer Division, appuyées par leurs chars et bien­tôt soutenues par des effectifs importants. [Nos 3 canons agiront] efficacement : 12 chars [ou véhicules blindés] seront mis hors de combat au cours de la journée, mais la faiblesse des moyens et les pertes rendront vite la lutte inégale : partout, ce sont les chars qui auront le dernier mot.

« Le cercle se referme sur la 3e Brigade qui n’a plus de liaisons vers l’extérieur »

Entre 9 h et midi, le 2e RSA arrête à ce carrefour deux for­tes attaques appuyées par l’artillerie [et] des chars. Après diverses alternatives, l’ennemi reste accroché à 200 m des lisières du village, sans pouvoir mordre sur la position qui, à midi, est partout main­tenue. […] Au commencement de l’après-midi, la bataille – dont La Horgne n’est qu’un épisode – a pris toute son extension : au nord, Poix-Terron est déjà dépassé. Sur notre droite, Baâlons est attaqué depuis le matin. On se bat sur nos arrières, dans les bois de La Bascule. Le cercle se referme sur la 3e Brigade qui n’a plus de liaisons vers l’extérieur. Sur la position, investie et battue à courte distance, commence un bombardement qui met le feu au village

Une contre-attaque, menée par un escadron de la Ligne d’arrêt [3/2e RSM], en vue de dégager la ferme, se heurte à de forts éléments ennemis qui progressent sur le cimetière, de part et d’autre de la route de Terron. […] A 15 h, tout le village est en feu. A l’avant, les Algériens se maintiennent sous le bombardement, au contact d’un ennemi toujours offensif et qui se renforce. Dans la partie haute de La Horgne, le cimetière est serré de près. A droite, une nouvelle attaque est en cours. Tous nos éléments sont maintenant engagés. Après six heures de combat rapproché, les pertes sont élevées et les munitions s’épuisent. Nos trois canons sont démolis. […]

 

« le colonel Burnol, com­mandant le 2e RSA, tente de s’ouvrir un passage, les armes à la main… Ainsi que beau­coup d’autres, il est tombé en combattant, mais non sans avoir réussi à dégager une partie de ses éléments »

 

Après chaque nouvelle tentative qui est encore repoussée, les chars ennemis pénètrent vers 1 h 30 dans ce quartier où la défense est bientôt réduite à quelques groupes encerclés dans des îlots en feu. C’est alors qu’à la tête de quelques officiers et d’une cinquan­taine d’hommes, le colonel Burnol, commandant le 2e RSA, tente de s’ouvrir un passage, les armes à la main… Ainsi que beaucoup d’autres, il est tombé en combattant, mais non sans avoir réussi à dégager une partie de ses éléments. Cependant, la pénétration ennemie se fait toujours plus forte et ce qui restait du régiment algérien est peu à peu réduit sur ses positions, après une valeu­reuse résistance à laquelle un colonel de la 1. Panzer Division ren­dra un hommage hautement mérité. Tandis que tombe le quar­tier de l’église, le cercle se referme sur l’autre partie du village : à gauche, l’attaque ennemie déborde maintenant le cimetière – qui tient toujours, et vient, avec des chars, entre La Horgne et la Ligne d’arrêt, sur les arrières de la position. Là est le colonel Geoffroy, commandant le 2e RSM, qui se dépense au premier rang pour parer cette nouvelle menace, quand il est lui aussi mortellement frappé, en organisant un dernier barrage. […]

Ainsi, à 17 h, tandis que la bataille se développe toujours plus loin sur nos arrières, l’ennemi était maître de La Horgne. Il payait chèrement sa conquête et Radio-Stuttgart pouvait clamer le lendemain : « nous avons été arrêtés pendant 10 heures par une Brigade de Spahis et nous n’avons pu passer qu’après l’avoir anéantie ». […] Mais pour faire mentir Stuttgart, la 3e Brigade allait bientôt montrer qu’elle vivait encore : quinze jours plus tard,réduite à quelques escadrons hâtivement réformés, elle rentrait dans la lutte avec la même ardeur et le même esprit de sacrifice, pour frapper les derniers coups à Voncq et à Terron-sur-Aisne, avant que l’armistice ne la force à déposer ses armes. »

1 Le 15 mai, la 3e BS met le village de La Horgne en « état de défense » avec seulement 2 canons antichars de 25 mm, 1 canon de 37 mm, 4 ou 5 mor- tiers de 60 mm, 11 mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm et 37 fusils-mitrailleurs, le tout servi par environ 700 Spahis. 2 La récupération politicienne n’épargne pas les Spahis de La Horgne : chaque année, certains discours d’autorités mêlent allègrement pacifi sme bon teint et anti-colonialisme primaire. 3 Le carré militaire de La Horgne comprend 41 tombes, dont 31 appartiennent à des Spahis identifi és (colonel Geoff roy du 2e RSM, colonel Burnol et chef d’escadrons Vuillemot du 2e RSA, 3 maréchaux des logis, 2 brigadiers et 22 spahis). Dix sépultures appartiennent à des inconnus (dont 1 caporal de Tirailleurs et 1 maréchal des logis non identifi é). Parmi les 5 offi ciers tués le 15 mai, seuls le lieutenant Grisot et le sous-lieutenant Storo ne sont pas (plus ?) au carré militaire de La Horgne. 4 Le taux des pertes en tués (environ 6%) et en blessés (environ 14%) est élevé pour ces combats du 15 mai.

 

1er semestre 2009 | À l’ombre du Toug | 27 |

Colonel (er) Thierry Moné

copyright mai 2009

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/files/toug-3.pdf

 

 

 La 3e BS (Brigade de Spahis) dans les Ardennes pendant la drôle de guerre.

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 Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

16 janvier 2013

PRESENTATION DE L’ARMEE FRANCAISE 2ème partie 1934

Classé sous — milguerres @ 9 h 37 min

 

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PRESENTATION DE L’ARMEE FRANCAISE 2ème partie

 

VOIR : Première Partie : La composition des Armées à partir de 1914

source :http://www.atf40.fr/ATF40/documents/chapitre%201.pdf

 

…/…

B – Organisation hiérarchique du commandement militaire de l’armée de terre .
En août 1939, l’armée de terre sur le territoire métropolitain se trouve sous les ordres du chef d’état-major de la
défense nationale, le Général Maurice Gamelin. Il est lui-même aux ordres du président du Conseil et ministre de la
défense nationale, Monsieur Edouard Daladier.
Le chef des armées selon les lois constituantes de 1875 est le Président de la République. C’est Monsieur
Albert Lebrun qui est alors en poste depuis 1932.
Mais c’est en fait le Parlement qui décide de déclarer la guerre ou des options à prendre puisque le
gouvernement est responsable devant les députés et sénateurs.
35
C – L’organisation de l’armée de terre en août 1939 en métropole.
Comme nous avons pu le voir dans le premier chapitre de cette partie, l’articulation de la France métropolitaine
en dix-huit régions militaires est instituée par la loi du 24 juillet 1873.
Le 22 décembre 1913 sont créées deux régions militaires supplémentaires par réorganisation des régions
existantes. Ces régions s’articulent en subdivisions placées sous l’autorité d’un officier général.
Le corps d’armée n’existe pas en tant qu’unité constituée, c’est la région militaire qui gère les troupes placées
sur son domaine, elle est apte à mettre sur pied à la mobilisation des états-majors de corps d’armées et leurs éléments de
soutien ainsi que des troupes de réserve destinées à renforcer les grandes unités d’active.
Le 20 octobre 1919, une partie des régions se réorganise suite au retour de l’Alsace-Lorraine dans le giron
français. La région militaire de Paris est créée en 1923.
En 1935, la France métropolitaine s’ordonne en dix huit régions militaires suite à la dissolution des 10ème, 12ème
et 21ème régions militaires1. Fin août 1939, il existe vingt régions métropolitaines comprenant en globalité deux sortes
de forces :
® des forces de territoire destinées à la défense du territoire métropolitain :
– vingt divisions d’infanterie :
. dix divisions d’infanterie de type nord-est,
. sept divisions d’infanterie de type nord-est motorisé,
. trois divisions d’infanterie de type montagne,
– deux brigades de défense contre avions,
– trois divisions de cavalerie mixte,
– deux divisions légères mécaniques,
– trois groupements de cavalerie,
– six brigades blindées,
– un groupement tactique d’expérience.
® des forces mobiles aptes à défendre à la fois le territoire métropolitain et les possessions
d’outre-mer :
– quatre divisions d’infanterie nord-africaine,
– quatre divisions d’infanterie coloniale,
– deux brigades de Spahis.
Chaque région militaire gère plusieurs états-majors et diverses troupes métropolitaines sur son territoire, on
peut dénombrer ainsi :
® un état-major réduit de corps d’armée et ses services,
® un état-major de division d’infanterie d’active (de type nord-est – nord-est motorisé ou de montagne),
® trois régiments d’infanterie de divers types ou demi-brigades de chasseurs à pied,
® un régiment d’artillerie de campagne (à cinq groupes),
® une compagnie mixte du train des équipages,
® un régiment de cavalerie montée, mécanisée ou une unité de cavalerie motorisée.
1 Les 10ème, 12ème et 21ème régions militaires sont dissoutes en 1935. La première est absorbée par les 4ème et 11ème régions militaires, la deuxième par
la 9ème région militaire et la troisième par les 6ème, 7ème et 20ème régions militaires. Les 10ème et 12ème régions militaires sont récréées en mai 1939 par
réorganisation des 6ème et 20ème régions militaires.
36
Il faut cependant ajouter à ces premières troupes les états-majors et les unités d’infanterie et d’artillerie des
huit divisions coloniales et nord-africaines et des cinq divisions de la cavalerie, des six brigades de chars d’infanterie,
de l’artillerie de réserve générale et de toutes les troupes de soutien, sans oublier toutes les unités de la Ligne Maginot :
® les quatre divisions coloniales
® les quatre divisions nord-africaines,
® les trois divisions de cavalerie
® les deux divisions légères mécaniques,
® les six brigades de chars de combat comprenant douze régiments de chars de combat,
® les deux brigades de Spahis,
® les douze régiments et trois demi-brigades d’infanterie des troupes de forteresse,
® les deux bataillons de chasseurs portés du « groupement tactique d’expérience »,
® toutes les unités d’artillerie servant dans la Ligne Maginot et à la réserve générale,
® les treize régiments de génie,
® les différents types de compagnies de soutien et les diverses troupes de service.
A niveau des effectifs sur le territoire métropolitain, l’état-major de l’armée de terre se renforce depuis 1935 et
voit ses effectifs augmenter d’années et années. Les troupes de l’empire colonial sont en renfort conséquent car elles
représentent près du dixième des troupes basées en métropole.
1935 1936 1937 1938 1939
– Sous-officiers et
hommes de troupe
français appelés
208 222 268 197 281 431 276 408 289 528
– Sous-officiers et
hommes de troupe
français A.D.L
71 960 69 418 83 345 86 479 89 979
– Sous-officiers et
hommes de troupe
indigènes
49 278 44 424 48 761 52 776 58 948
– Officiers 20 502 21 130 22 314 22 426 23 569
Total 349 962 403 169 435 851 438 089 462 024
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1 – Répartition des régions militaires métropolitaines.
® 1ère Région militaire : Lille
( E.M : 1ère D.I.M)
– Nord
– Pas de Calais
® 3ème Région militaire : Rouen
(E.M : 5ème D.I.M)
– Calvados
– Eure
– Seine inférieure
® 5ème Région militaire : Orléans
(E.M : 9ème D.I.M + 1ère D.C)
– Cher
– Loiret
– Loir et Cher
– Nièvre
® 7ème Région militaire : Besançon
(E.M : 13ème et 14ème D.I)
– Doubs
– Haute – Marne (Partie)
– Haute – Saône
– Haut – Rhin
– Jura
– Territoire de Belfort
® 9ème Région militaire : Tours
(E.M : 23ème D.I + 3ème D.I.N.A + 5ème B.B)
– Deux Sèvres
– Indre
– Indre et Loire
– Maine et Loire
– Vienne
® 11ème Région militaire : Nantes
(E.M : 21ème D.I)
– Finistère
– Loire inférieure
– Morbihan
– Vendée
® 13ème Région militaire : Clermont-Ferrand
(E.M : 25ème D.I.M)
– Allier
– Cantal
– Corrèze (Partie)
– Creuse
® 2ème Région militaire : Amiens
(E.M : 3ème D.I.M + 1ère B.S + 3ème G.C)
– Aisne
– Ardennes (Partie)
– Oise
– Somme
® 4ème Région militaire : Le Mans
(E.M : 19ème D.I)
– Eure et Loir
– Mayenne
– Orne
– Sarthe
® 6ème Région militaire : Metz
(E.M : 42ème D.I + 2ème D.I.N.A + 3ème B.B + 1er G.C)
– Meurthe et Moselle (Partie)
– Moselle (Partie)
® 8ème Région militaire : Dijon
(E.M : 15ème D.I.M + 32ème B.D.C.A)
– Aube
– Côte d’Or
– Yonne
– Saône et Loire
® 10ème Région militaire : Strasbourg
(E.M : 43ème D.I)
– Bas – Rhin
– Vosges
® 12ème Région militaire : Reims
(E.M : 12ème D.I.M + 1ère D.L.M + 6ème B.B)
– Marne
– Meuse
® 14ème Région militaire : Lyon
(E.M : 27ème D.I.A + 1ère D.I.N.A + 2ème B.S
+ 1ère B.B)
– Ain
– Drôme
– Hautes – Alpes
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– Haute – Loire
– Loire
– Puy de Dôme
® 15ème Région militaire : Marseille
(E.M : 29ème D.I.A + 2ème D.I.C + 2ème G.C)
– Alpes Maritimes
– Ardèche
– Basses – Alpes
– Bouches du Rhône
– Corse
– Gard
– Var
– Vaucluse
® 17ème Région militaire : Toulouse
(E.M : 4ème D.I.C)
– Ariège
– Haute Garonne
– Gers
– Lot
– Lot et Garonne
– Tarn et Garonne
® 20ème Région militaire : Nancy
(E.M : 11ème D.I + 4ème D.I.N.A + 2ème D.C + 2ème B.B
+ G.T.E)
– Haute – Marne (Partie)
– Meurthe et Moselle (Partie)
– Moselle (Partie)
– Haute – Savoie
– Isère
– Rhône
– Savoie
® 16ème Région militaire : Montpellier
(E.M : 31ème D.I.A)
– Aude
– Aveyron
– Hérault
– Lozère
– Pyrénées Orientales
– Tarn
® 18ème Région militaire : Bordeaux
(E.M : 36ème D.I + 1ère D.I.C)
– Charente Inférieure
– Gironde
– Landes
– Basses Pyrénées
– Hautes Pyrénées
® Région militaire de Paris : Paris
(E.M : 10ème D.I + 3ème D.I.C +2ème D.L.M + B.T + 3ème
D.C + 4ème B.B + 31ème B.D.C.A + B.C.F)
– Seine
– Seine et Marne
– Seine et Oise
Sans rentrer dans les détails de son fonctionnement, on peut rattacher à l’organisation de l’armée de terre, le
corps de la gendarmerie nationale qui regroupe en France métropolitaine :
® Gendarmerie départementale :
– vingt et une légions métropolitaines,
– une compagnie autonome de la Corse.
® Garde républicaine mobile :
– quatorze légions métropolitaines,
– un groupe spécial blindé (Versailles-Satory)1.
® Garde républicaine :
– une légion de la garde républicaine à Paris.
1 Le groupe spécial blindé est une unité composée d’un escadron d’automitrailleuses (onze automitrailleuses de combat P16), d’un escadron de chars
légers (dix neuf chars légers FT) et d’une escorte motocycliste de la Présidence de la république).
39
2 – Les commandants de régions militaires.
® 1ère Région militaire : Général de corps d’armée Sicard
® 2ème Région militaire : Général de corps d’armée Corap
® 3ème Région militaire : Général de corps d’armée Fornel de la Laurencie
® 4ème Région militaire : Général de corps d’armée Boris
® 5ème Région militaire : Général de corps d’armée Bloch
® 6ème Région militaire : Général de corps d’armée Loizeau
® 7ème Région militaire : Général de corps d’armée Champon
® 8ème Région militaire : Général de corps d’armée Gransard
® 9ème Région militaire : Général de corps d’armée Laure
® 10ème Région militaire : Général de corps d’armée Frère
® 11ème Région militaire : Général de corps d’armée Martin
® 12ème Région militaire : Général de corps d’armée Flavigny
® 13ème Région militaire : Général de corps d’armée Misserey
® 14ème Région militaire : Général de corps d’armée Touchon
® 15ème Région militaire : Général de corps d’armée Olry
® 16ème Région militaire : Général de corps d’armée Falgade
® 17ème Région militaire : Général de corps d’armée Noël
® 18ème Région militaire : Général de corps d’armée Rochard
® 20ème Région militaire : Général de corps d’armée Hubert
® Région militaire de Paris : Général de corps d’armée Montagne
40
3 – Les forces de défense du territoire métropolitain.
Ces forces militaires métropolitaines d’infanterie destinées à la sauvegarde du territoire national ne peuvent
quitter la métropole.
Elles comprennent dans une large proportion des troupes métropolitaines, mais on trouve soit des régiments
coloniaux, soit des régiments nord-africains dans les corps divisionnaires. Ceci est la conséquence de la réduction du
service militaire et de la dénatalité.
a – Les unités d’infanterie, d’artillerie et de génie.
La loi du 13 juillet 1927, sur l’organisation générale de l’armée et la loi des cadres et effectifs du 28 mars
1928, fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt
Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain.
Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, voyons tout d’abord les dix divisions d’infanterie de type
« nord-est » :
® 10ème division d’infanterie : Paris Général Sisteron
– 5ème régiment d’infanterie : Courbevoie
– 24ème régiment d’infanterie : Paris
– 46ème régiment d’infanterie : Paris
– 32ème régiment d’artillerie divisionnaire : Paris
® 11ème division d’infanterie : Nancy Général Arlabosse
– 26ème régiment d’infanterie : Jarville la Malgrange
– 170ème régiment d’infanterie : Epinal
– 1ère demi-brigade de Chasseurs à pied1 : Sarrebourg
– 8ème régiment d’artillerie divisionnaire : Nancy
® 13ème division d’infanterie : Besançon Général Desmazes
– 21ème régiment d’infanterie : Chaumont
– 60ème régiment d’infanterie : Lons le Saunier
– 8ème régiment de tirailleurs marocains : Belfort
– 28ème régiment d’artillerie divisionnaire : Chaumont
® 14ème division d’infanterie : Colmar Général Bouffet
– 35ème régiment d’infanterie : Belfort
– 152ème régiment d’infanterie : Chaumont
– 3ème demi-brigade de Chasseurs à pied 2 : Belfort
– 4ème régiment d’artillerie divisionnaire : Colmar
® 19ème division d’infanterie : Rennes Général d’Arbonneau
– 41ème régiment d’infanterie : Rennes
– 71ème régiment d’infanterie : Mamers
– 117ème régiment d’infanterie : Le Mans
– 10ème régiment d’artillerie divisionnaire : Rennes
1 La 1er demi-brigade de chasseurs à pied est composée des 8ème, 16ème et 30ème bataillons de chasseurs à pied.
2 La 3ème demi-brigade de chasseurs à pied est composée des 2ème, 4ème et 31ème bataillons de chasseurs à pied.
41
® 21ème division d’infanterie : Nantes Général Pigeaud
– 48ème régiment d’infanterie : Fontenay le Comte
– 65ème régiment d’infanterie : Nantes
– 137ème régiment d’infanterie : Lorient
– 35ème régiment d’artillerie divisionnaire : Issoire
® 23ème division d’infanterie : Tours Général Jeannel
– 32ème régiment d’infanterie : Angers
– 107ème régiment d’infanterie : Angoulême
– 126ème régiment d’infanterie : Brive
– 41ème régiment d’artillerie divisionnaire : Angoulême
® 36ème division d’infanterie : Bayonne Général Aublet
– 14ème régiment d’infanterie : Toulouse
– 18ème régiment d’infanterie : Bayonne
– 57ème régiment d’infanterie : Bordeaux
– 24ème régiment d’artillerie divisionnaire : Tarbes
® 42ème division d’infanterie : Metz Général de la Porte du Theil
– 80ème régiment d’infanterie alpine : Metz
– 94ème régiment d’infanterie : Bar le Duc
– 151ème régiment d’infanterie : Commercy
– 61ème régiment d’artillerie divisionnaire : Metz
® 43ème division d’infanterie : Strasbourg Général Vernillat
– 158ème régiment d’infanterie : Obernai
– 4ème demi-brigade de Chasseurs à pied1 : Obernai
– 3ème régiment de tirailleurs marocains : Saint-Dié
– 12ème régiment d’artillerie divisionnaire : Haguenau
Ces dix divisions d’infanterie d’active comprennent chacune trois régiments d’infanterie ou demi-brigades de
Chasseurs à pied (trois bataillons) de 1 580 hommes et un régiment d’artillerie (cinq groupes) de 950 hommes.
Elles regroupent vingt-cinq régiments métropolitains d’infanterie, trois demi-brigades de chasseurs à pied,
deux régiments de tirailleurs marocains et dix régiments d’artillerie.
Les trente régiments ou demi-brigades d’infanterie sont composées de trois bataillons à trois compagnies et une
compagnie d’accompagnement, ils ne sont pas à effectif complet puisque chaque bataillon doit comprendre un millier
d’hommes, soit environ trois mille hommes pour le régiment.
Le régiment d’artillerie de campagne est à cinq groupes à traction hippomobile, trois sont des groupes légers à
canons de 75 mm modèle 1897 et deux sont des groupes lourds à canons de 155 mm modèle 1917.
A la mobilisation ces cinq groupes se séparent en un régiment léger à trois groupes de canons de 75 mm et un
régiment lourd à deux groupes de canons de 155 mm.
Passons maintenant aux sept divisions d’infanterie motorisées :
® 1ère division d’infanterie motorisée : Lille Général Malivoire Filhol de Camas
– 1er régiment d’infanterie : Cambrai
– 43ème régiment d’infanterie : Lille
– 110ème régiment d’infanterie : Dunkerque
– 15ème régiment d’artillerie divisionnaire : Douai
1 La 4ème demi-brigade de chasseurs à pied est composée des 1er, 10ème et 29ème bataillons de chasseurs à pied.
42
® 3ème division d’infanterie motorisée : Amiens Général Bertin – Boussus
– 51ème régiment d’infanterie : Amiens
– 67ème régiment d’infanterie : Soissons
– 91ème régiment d’infanterie : Mézières
– 42ème régiment d’artillerie divisionnaire : La Fère
® 5ème division d’infanterie motorisée : Caen Général Boucher
– 8ème régiment d’infanterie : Cherbourg
– 39ème régiment d’infanterie : Rouen
– 129ème régiment d’infanterie : Le Havre
– 11ème régiment d’artillerie divisionnaire : Vernon
® 9ème division d’infanterie motorisée : Bourges Général Didelet
– 13ème régiment d’infanterie : Nevers
– 95ème régiment d’infanterie : Bourges
– 131ème régiment d’infanterie : Orléans
– 30ème régiment d’artillerie divisionnaire : Orléans
® 12ème division d’infanterie motorisée : Châlons sur Marne Général Janssen
– 106ème régiment d’infanterie : Châlons-sur-Marne
– 150ème régiment d’infanterie : Verdun
– 8ème régiment de Zouaves : Mourmelon
– 25ème régiment d’artillerie divisionnaire : Châlons-sur-Marne
® 15ème division d’infanterie motorisée : Dijon Général Juin
– 4ème régiment d’infanterie : Auxerre
– 27ème régiment d’infanterie : Dijon
– 134ème régiment d’infanterie : Châlons-sur-Saône
– 1er régiment d’artillerie divisionnaire : Auxonne
® 25ème division d’infanterie motorisée : Clermont-Ferrand Général Molinié
– 38ème régiment d’infanterie : Saint-Etienne
– 92ème régiment d’infanterie : Clermont-Ferrand
– 121ème régiment d’infanterie : Montluçon
– 16ème régiment d’artillerie divisionnaire : Clermont-Ferrand
Ces sept divisions d’infanterie motorisées d’active comprennent chacune trois régiments d’infanterie (trois
bataillons) de 2 300 hommes et un régiment d’artillerie (cinq groupes) de 1 550 hommes.
Elles regroupent vingt régiments métropolitains d’infanterie, un régiment de Zouaves et sept régiments
d’artillerie tractés.
Les vingt et un régiments d’infanterie sont composées de trois bataillons à trois compagnies et une compagnie
d’accompagnement, tout comme les dix divisions citées au-dessus, eux-mêmes ne sont pas à effectif complet puisqu’ils
leur manquent plus de sept cent hommes.
Les régiments n’ont pas de véhicules de transport en propre, ils doivent compter sur le soutien des compagnies
de transport automobile de l’arme du Train.
Le régiment d’artillerie tracté est à cinq groupes de douze canons, trois sont des groupes légers à canons de 75
mm modèle 1897 tractés par trente-six tracteurs semi-chenillés Citroën Unic P107BU ou Laffly S15T, s’ajoutent un
groupe lourd à canons de 105 mm modèle 1936 tractés par les mêmes véhicules que les groupes légers et un autre
groupe lourd à canons de 155 mm modèle 1917 tracté par vingt-quatre tracteurs semi-chenillés Somua MCG.
43
A la mobilisation, tout comme les dix régiments d’artillerie précités, ces cinq groupes se séparent en un
régiment léger à trois groupes de douze canons tractés de 75 mm et un régiment lourd à deux groupes de douze canons
tractés de 105 mm et de 155 mm.
Penchons nous à présent sur les trois divisions d’infanterie alpine :
® 27ème division d’infanterie alpine : Grenoble Général Doyen
– 53ème brigade d’infanterie alpine : Général Cartier
. 99ème régiment d’infanterie alpine : Lyon
. 5ème demi-brigade de Chasseurs alpins1 : Chambéry
– 54ème brigade d’infanterie alpine : Général Boell
. 159ème régiment d’infanterie alpine : Briançon
. 7ème demi-brigade de Chasseurs alpins2 : Gap
– 93ème régiment d’artillerie de montagne
3
Grenoble
® 29ème division d’infanterie alpine : Nice Général Gérodias
– 57ème brigade d’infanterie alpine : Général Vergez
. 3ème régiment d’infanterie alpine : Sospel
. 6ème demi-brigade de Chasseurs alpins4 : Nice
– 58ème brigade d’infanterie alpine : Général Mollard
. 141ème régiment d’infanterie alpine : Nice
. 2ème demi-brigade de Chasseurs alpins5 : Antibes
– 94ème régiment d’artillerie de montagne Nice
® 31ème division d’infanterie alpine : Montpellier Général Ilher
– 15ème régiment d’infanterie alpine : Albi
– 81ème régiment d’infanterie alpine : Montpellier
– 56ème régiment d’artillerie divisionnaire : Montpellier
Les deux premières divisions organisées à la manière des unités de 1914, comprennent chacune deux régiments
d’infanterie alpins (à trois bataillons) de 1 580 hommes et deux demi-brigades de chasseurs alpins (trois bataillons) de
2 335 hommes.
La 31ème division d’infanterie ne compte seulement que deux régiments d’infanterie (à trois bataillons) de 1580
hommes.
Ces régiments ont les mêmes effectifs et la même organisation que les régiments d’infanterie de type « Nord-
Est », les douze bataillons de Chasseurs alpins sont à effectif plein.
Les deux régiments d’artillerie de montagne ne comprennent que deux groupes légers à deux batteries de
canons de 75 mm de montagne Schneider modèle 1928 et un groupe lourd à deux batteries de canons de 155 mm
modèle 1917.
Les pièces d’artillerie légères sont décomposables en sept fardeaux. Le régiment de la 31ème division
d’infanterie est composé de la même manière qu’un régiment d’artillerie classique à cinq groupes, mais possède
cependant un groupe de canons de 75 mm de montagne.
Il existe, dans les quarante bataillons d’infanterie alpins (en comptant les demi-brigades alpines de forteresse
comptées dans les rangs des troupes de forteresse), une section d’éclaireur skieur (S.E.S) apte à patrouiller et
reconnaître sur de longues distances, assurer les liaisons entre les vallées, tenir les cols et effectuer des embuscades ou
des coups de mains.
1 La 5e demi-brigade de chasseurs alpins est composée des 7ème, 13ème et 27ème bataillons de chasseurs alpins.
2 La 7e demi-brigade de chasseurs alpins est composée des 6ème, 15ème et 23ème bataillons de chasseurs alpins.
3 Le XIème groupe du 93ème régiment d’artillerie de montagne est en réserve générale d’artillerie.
4 La 6e demi-brigade de chasseurs alpins est composée des 22ème, 24ème et 25ème bataillons de chasseurs alpins.
5 La 2e demi-brigade de chasseurs alpins est composée des 9ème, 18ème et 20ème bataillons de chasseurs alpins.
44
Outre les vingt régiments d’artillerie divisionnaires ou de montagne équipant les vingt divisions d’infanterie,
deux brigades de défense contre avions rassemblent six régiments d’artillerie anti-aériens . On dénombre également
nombreuses unités d’artillerie rassemblés dans la réserve générale. Pour de nombreuses d’entre-elles, ce sont des appuis
et des soutiens aux corps d’armées et divisions, on y dénombre un régiment d’artillerie de montagne, quatre régiments
d’artillerie légère hippomobiles, deux régiments d’artillerie portée (à canons de 105 mm C), sept régiments d’artillerie
lourde tractée, sept régiments d’artillerie lourde hippomobile et deux régiment d’artillerie lourde portée.
® Les régiments d’artillerie anti-aériens :
– 31ème brigade de défense contre avions1
: Paris
. 401ème régiments d’artillerie anti-aériens : Paris
. 404ème régiments d’artillerie anti-aériens : Tours
. 406ème régiments d’artillerie anti-aériens : Laon
– 32ème brigade de défense contre avions : Dijon
. 402ème régiments d’artillerie anti-aériens : Metz
. 403ème régiments d’artillerie anti-aériens : Toul
. 405ème régiments d’artillerie anti-aériens : Sathonay
® Régiments de réserve générale2
:
– Artillerie légère :
. 2ème régiment d’artillerie de montagne : Grenoble
. 17ème régiment d’artillerie légère : Sedan
. 34ème régiment d’artillerie légère : Rouen
. 36ème régiment d’artillerie légère : Issoire
. 43ème régiment d’artillerie légère : Caen
– Artillerie lourde :
. 103ème régiment d’artillerie lourde tractée : Rouen
. 107ème régiment d’artillerie lourde tractée : Belfort
. 108ème régiment d’artillerie lourde tractée : Dijon
. 182ème régiment d’artillerie lourde tractée : Commercy
. 184ème régiment d’artillerie lourde tractée : Valence
. 188ème régiment d’artillerie lourde tractée : Belfort
. 196ème régiment d’artillerie lourde tractée : Bordeaux
. 105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Bourges
. 106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Le Mans
. 109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Châteaudun
. 112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Limoges
. 113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Nîmes
. 115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Castres
. 117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile : Toulouse
. 305ème régiment d’artillerie tractée tout terrain : Besançon
. 309ème régiment d’artillerie tractée tout terrain : Strasbourg
. 355ème régiment d’artillerie lourde portée : Nantes
. 363ème régiment d’artillerie lourde portée : Draguignan
. I/372e régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée : Châlons sur Marne
. I/373e régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée : Saint-Eulien
1 Le commandement supérieur de l’artillerie antiaérienne est assuré par le Général Marescaux.
2 Plus dix bataillons d’ouvriers d’artillerie.
45
® Les régiments de génie non endivisionnés :
– Brigade des chemins de fer : Versailles
. 5ème régiment de sapeurs de chemin de fer Versailles
. 15ème régiment de sapeurs de chemin de fer Toul
– Brigade des télégraphistes : Paris Général Jullien
. 8ème régiment de sapeurs-télégraphistes Versailles
. 18ème régiment de sapeurs-télégraphistes Nancy
. 28ème régiment de sapeurs-télégraphistes Montpellier
. 38ème régiment de sapeurs-télégraphistes Montargis
– Régiments de réserve générale :
. 1er régiment de sapeurs-mineurs Strasbourg
. 2ème régiment de sapeurs- mineurs Metz
. 3ème régiment de sapeurs- mineurs Arras
. 4ème régiment de sapeurs- mineurs Grenoble
. 6ème régiment de sapeurs- mineurs Angers
. 7ème régiment de sapeurs- mineurs Avignon
. 10ème régiment de sapeurs- mineurs Besançon
46
b – Les unités de cavalerie.
Au sortir de la 1ère guerre mondiale, la cavalerie est confrontée à un changement de cap sans précédent. Les
charges épiques à cheval ne sont plus d’actualité, les automitrailleuses ont fait leur apparition. Il faut désormais se poser
la question de l’utilité de la cavalerie montée face à l’augmentation de la puissance de feu, et de la place des véhicules à
moteur dans une unité composée essentiellement de chevaux et de trains hippomobiles.
La réforme de 1932 va permettre à la cavalerie de voir ses corps de troupe évoluer, on assiste à de multiples
tentatives d’intégration des véhicules à moteur dans les unités. Cependant, il subsiste un problème. La coexistence entre
les unités montées et motorisées dans la même grande formation génère des disfonctionnements qui ne trouvent pas de
solution.
Il existe trois division de cavalerie en août 1939.
® 1ère division de cavalerie1 : Orléans Général d’Arras
– 1ère brigade de cavalerie : Général Gaillard
. 1er régiment de Hussards Orléans
. 8ème régiment de Chasseurs : Orléans
– 2ème brigade de cavalerie : Général d’Humières
. 1er régiment de Chasseurs : Alençon
. 19ème régiment de Dragons : Lyon
– 1er groupe d’automitrailleuses : Orléans
– 5ème bataillon de Dragons Portés : Lyon
– 75ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain : Lyon
® 2ème division de cavalerie2 : Lunéville Général Berniquet
– 3ème brigade de cavalerie : Colonel du Bessay de Contenson
. 18ème régiment de Chasseurs : Sarreguemines
. 5ème régiment de Cuirassiers Haguenau
– 4ème brigade de cavalerie : Colonel Marteau
. 8ème régiment de Dragons : Lunéville
. 31ème régiment de Dragons : Lunéville
– 2ème groupe d’automitrailleuses : Strasbourg
– 3ème bataillon de Dragons Portés : Lunéville
– 73ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain : Lunéville
® 3ème division de cavalerie : Paris Général Petiet
– 5ème brigade de cavalerie : Général Maillard
. 4ème régiment de Hussards : Senlis
. 6ème régiment de Dragons : Vincennes
– 6ème brigade de cavalerie : Général Brown De Costoun
. 11ème régiment de Cuirassiers : Saint-Germain-en-Laye
. 12ème régiment de Chasseurs : Saint-Mihiel
– 3ème groupe d’automitrailleuses : Paris
– 2ème bataillon de Dragons Portés : Paris
– 72ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain : Paris
Nous pouvons voir que ces trois divisions de cavalerie ont à la fois des éléments montés et motorisés, ce qui
leurs valent le surnom de « pétrole picotin ».
Outre un régiment d’artillerie tractée tout-terrain (à deux groupes de canons portés de 75 mm et un groupe de
canons courts portés de 105 mm) par cent quinze tracteurs d’artillerie de type UNIC P107, les trois unités disposent
de deux brigades de cavalerie montée comprenant chacune deux régiments de cavalerie montée (quatre escadrons
montés et un escadron de mitrailleuses et engins par régiment) et de troupes de soutien motorisées3 :
1 La division se voit attribuer le 30ème régiment de Dragons en renfort de cavalerie.
2 La division se voit attribuer le 20ème régiment de Dragons en renfort de cavalerie.
3 En 1939, les automitrailleuses de combat Panhard Schneider Kégresse P16 sont remplacés par des chars légers Hothkiss H35. Les automitrailleuses
de combat Panhard Schneider Kégresse P16 vont servir comme automitrailleuses de reconnaissance dans les 1er, 3ème, 4ème, 6ème et 7ème groupes de
reconnaissance de division d’infanterie « type motorisé avec automitrailleuses ».
47
® un groupe d’automitrailleuses de reconnaissance à quatre escadrons d’automitrailleuses et deux escadrons de
mitrailleuses et engins, soit seize automitrailleuses de combat de type Panhard Schneider Kégresse P16, seize
automitrailleuses de découverte de type Panhard AMD35 et trente-deux automitrailleuses de reconnaissance
de type Renault VM33,
® un bataillon de Dragons Portés transporté par quatre-vingt-dix neuf véhicules tout terrain de type Citroën
Kégresse P19.
En 1935, au moment où l’Allemagne créée ses premières divisions blindées (Panzer Divisionen), l’armée
française transforme la 5ème division de cavalerie (D.C) en 2ème division légère mécanique (D.L.M). Avec la 1ère division
légère mécanique (ex – 4ème division de cavalerie), ces unités sont de véritables divisions blindées au sens moderne du
terme avec des véhicules mécanisés et motorisés. C’est ainsi qu’on trouve en septembre 1939 sur le territoire
métropolitain :
® 1ère division légère mécanique : Reims Général Picard
– 1ere brigade légère mécanique : Colonel De Brauer
. 4ème régiment de Cuirassiers : Reims
. 18ème régiment de Dragons : Reims
– 2ème brigade légère mécanique : Colonel De Beauchesne
. 6ème régiment de Cuirassiers : Verdun
. 4ème régiment de Dragons portés : Verdun
– 74ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain : Verdun
® 2ème division légère mécanique : Melun Général Bougrain
– 3ème brigade légère mécanique : Général Testard
. 13ème régiment de Dragons : Melun
. 29ème régiment de Dragons : Provins
– 4ème brigade légère mécanique : Colonel Lacroix
. 8ème régiment de Cuirassiers : Saint-Germain-en-Laye
. 1er régiment de Dragons portés : Pontoise
– 71ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain : Fontainebleau
Ces deux divisions légères mécaniques regroupent trois cent-sept chars et automitrailleuses, soit une dotation
équivalente à ses homologues d’outre-Rhin. Cependant, alors que les chars français se limitent aux calibres 37 mm
antichars et 47 mm antichars pour leurs automitrailleuses de combat1, les chars allemands vont de la mitrailleuse lourde
au canon de 75 mm.
Outre un régiment d’artillerie tractée tout-terrain (à deux groupes de canons portés de 75 mm et un groupe de
canons courts portés de 105 mm) par des tracteurs d’artillerie de type Laffly S35T, ces unités se composent en
septembre 1939 d’une première brigade légère mécanique comprenant deux régiments de cavalerie mécanisée soit six
escadrons de chars dotés de quarante six chars moyens Somua S35 et quatre-vingt douze chars légers Hotchkiss H352 et
d’une seconde brigade légère mécanique comprenant :
® un régiment de découverte à deux escadrons de vingt-trois automitrailleuses de découverte Panhard 178 et
deux escadrons motocyclistes sur moto René Gillet K1 ou L1,
® un régiment de Dragons Portés
3
(à deux bataillons de Dragons portés sur soixante véhicules tout terrain de
Laffly S20TL et quarante six automitrailleuses de reconnaissance Renault AMR 35ZT1 pour les deux
bataillons),
A côté de ces divisions, la cavalerie a gardé sept régiments semi-motorisés et deux groupes d’automitrailleuses
voués à la reconnaissance des grandes unités d’infanterie.
A la mobilisation, ces unités sont destinées à être dissoute pour mettre sur pied des groupes de reconnaissance.
En temps de paix, elles se regroupent en trois groupements de cavalerie
1 La terminologie « automitrailleuses de combat » désigne le char de combat dans la cavalerie.
2 En temps de guerre, les deux régiments de combat comprennent deux escadrons de 23 chars légers Hotchkiss H35 et deux escadron de 23 chars
moyens Somua S35, soit avec les chars de commandement 96 Somua S35 et 94 Hotchkiss H35.
3 Le régiment de Dragons portés sera doté d’un troisième bataillon transporté par camion à la mobilisation.
48
® 1er groupement de cavalerie : Metz
– 3ème régiment de Hussards : Strasbourg
– 9ème régiment de Dragons : Epernay
– 11ème régiment de Chasseurs : Vesoul
® 2ème groupement de cavalerie : Marseille
– 2ème régiment de Hussards : Tarbes
– 9ème régiment de Cuirassiers : Lyon
– 10ème régiment de Dragons : Orange
® 3ème groupement de cavalerie : Amiens
– 7ème régiment de Chasseurs : Evreux
– 6ème groupe d’automitrailleuses : Compiègne
– 7ème groupe d’automitrailleuses : Saint-Omer
Les sept régiments de cavalerie ont une structure différente des régiments de cavalerie métropolitaine
composant les divisions de cavalerie. Ils comprennent un groupe d’escadrons à deux escadrons montés, un groupe
d’escadrons à deux escadrons mixte motorisé utilisant des automitrailleuses et des side-cars et un escadron de
mitrailleuses et engins par régiment.
Les deux groupes d’automitrailleuses constituant le 3ème groupement de cavalerie en compagnie du 7ème
régiment de Chasseurs d’Evreux ont une organisation différente. On dénombre, outre l’état-major et l’escadron de
commandement, un premier escadron doté de seize automitrailleuses de combat de type Panhard Schneider Kégresse
P16, un deuxième escadron doté de seize automitrailleuses de découverte de type Panhard AMD35 et un troisième
escadron doté de canons de 25 mm et de mitrailleuses.
49
c – Les chars de combat.
Dès 1917, les unités de chars d’infanterie se réorganisent, les régiments « d’artillerie spéciale », numérotés
dans la série des « 300 » disparaissent et donnent naissance aux régiments de chars de combat (R.C.C). Ces régiments
sont au nombre de neuf au sortir de la guerre et sont désormais numérotés dans la série des « 500 » puisqu’ils dépendent
de l’infanterie.
Chaque régiment se compose de trois bataillons de chars légers (B.C.L). Au fur et à mesure des campagnes qui
suivent la Grande Guerre, on voit se désorganiser les régiments qui ne sont équipés que de chars légers FT. En 1935, les
régiments de chars de combats se réorganisent d’une manière cohérente. Dix régiments de chars (501ème à 510ème
R.C.C) se répartissent en cinq brigades de chars (1ère à 5ème) auxquels vient s’adjoindre une sixième brigade créée en
1938 (511ème et 512ème R.C.C)
® 1ère brigade de chars de combat : Lyon
– 504ème régiment de chars de combat : Valence
(2 x 45 chars légers R351
)
– 506ème régiment de chars de combat : Besançon
(2 x 45 chars légers R35)
® 2ème brigade de chars de combat : Nancy Général Keller
– 508ème régiment de chars de combat : Lunéville
(45 chars légers R35 + 45 chars légers D12
puis 34 chars lourds B1 Bis)
– 510ème régiment de chars de combat : Nancy
(45 chars légers R35 + 45 chars légers D1 puis 34 chars lourds B1 Bis)
® 3ème brigade de chars de combat : Metz Général Bruneau
– 507ème régiment de chars de combat : Metz
(45 chars légers R35 + 45 chars légers D1 puis 45 chars moyens D2)
– 509ème régiment de chars de combat : Maubeuge
(2 x 45 chars légers H39)
® 4ème brigade de chars de combat : Versailles
– 503ème régiment de chars de combat : Versailles
(45 chars légers R35 + 45 chars légers FCM36)
– 505ème régiment de chars de combat : Vannes
(2 x 45 chars légers H39)
® 5ème brigade de chars de combat : Tours Général Bourguignon
– 501ème régiment de chars de combat : Tours
(2 x 45 chars légers R35)
– 502ème régiment de chars de combat : Angoulême
(45 chars légers R35 + 45 chars légers FCM36)
® 6ème brigade de chars de combat : Verdun
– 511ème régiment de chars de combat : Verdun
(45 chars légers R35 + 34 chars lourds B1 + 3 chars lourds FCM 2C3
)
– 512ème régiment de chars de combat : Châlons-sur-Marne
(34 chars lourds B1 Bis)
1 Effectif théorique.
2 Trois bataillons des 508ème, 510ème et 507ème régiments de chars de combat et équipés en chars légers D1, quittent leurs unités respectives pour
rejoindre la Tunisie en mars 1938 (61ème BCC), avril 1938 (65ème BCC) et janvier 1939 (67ème BCC).
3 S’y ajoutent 07 chars lourds FCM 2C tenus en réserve à Bourges)
50
En 1938, apparaît le « groupement tactique d’expérience » basé à Nancy. Ce n’est pas une unité de chars à
proprement parler, c’est un amalgame d’unités détachées de leurs commandements organiques et regroupées en vue
d’établir un nouveau concept d’utilisation des chars.
En septembre 1939, le Général Gamelin donne l’ordre d’organiser deux brigades de chars en utilisant les
chasseurs et les chars du groupement tactique, ces brigades sont à la base des 1ère et 2ème divisions cuirassées. Ce
groupement comprend :
® quatre bataillons de trente-quatre chars lourds Renault B1 et B1Bis :
– un bataillon du 508ème régiment de chars de combat : Lunéville
– un bataillon du 510ème régiment de chars de combat : Nancy
– un bataillon du 511ème régiment de chars de combat : Verdun
– un bataillon du 512ème régiment de chars de combat : Châlons-sur-Marne
® deux bataillons de Chasseurs Portés :
– 5ème bataillon de Chasseurs Portés : Remiremont
– 17ème bataillon de Chasseurs Portés1 : Rambervilliers
® un régiment d’artillerie à trois groupes de douze canons tractés de 105 mm :
– 305ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain : Besançon
d – La Ligne Maginot.
La ligne Maginot regroupe en temps de paix douze régiments d’infanterie de forteresse (dans le nord-est), trois
demi-brigades alpines de forteresse (dans les Alpes) pour la défense du territoire ainsi qu’un nombre variable de
groupes d’artillerie issus de régiments d’artillerie de forteresse ou de position et des unités de génie2 assurant le
maintien en condition des installations (la répartition dans les ouvrages est de 50% de troupe d’artillerie, 30%
d’infanterie et 20% de troupes du génie).
Cette ligne, s’étendant de la Flandre à Nice, est divisée en deux régions fortifiées, trois secteurs de nouveaux
fronts (Maubeuge, Valenciennes et Rohrbach) ainsi que cinq barrages dans les Alpes et en Corse, elle est composée de
cent huit ouvrages d’infanterie et d’artillerie de valeurs et d’importances inégales, elle est d’un bloc des Alpes aux
Ardennes mais elle ne continue pas jusqu’à la Mer du Nord.
® douze régiments d’infanterie de forteresse :
– 23ème régiment d’infanterie de forteresse : Haguenau
– 37ème régiment d’infanterie de forteresse : Bitche
– 42ème régiment d’infanterie de forteresse : Colmar
– 69ème régiment d’infanterie de forteresse : Morhange
– 146ème régiment d’infanterie de forteresse : Metz
– 149ème régiment d’infanterie de forteresse : Longuyon
– 153ème régiment d’infanterie de forteresse : Bitche
– 155ème régiment d’infanterie de forteresse : Stenay
– 162ème régiment d’infanterie de forteresse : Metz
– 168ème régiment d’infanterie de forteresse : Thionville
– 171ème régiment d’infanterie de forteresse : Mulhouse
– 172ème régiment d’infanterie de forteresse : Strasbourg
® trois demi-brigades alpines de forteresse :
– 30ème demi-brigade alpine de forteresse
3
: Modane
– 58ème demi-brigade alpine de forteresse
4
: Nice
1 Ces deux bataillons dissous à la fin du premier conflit mondial sont recréés en 1937 sur le mode porté.
2 Eclatés dans la répartition des troupes occupant les ouvrages.
3 La 30ème demi-brigade alpine de forteresse est composée des 70ème et 71ème bataillons alpins de forteresse.
4 La 58ème demi-brigade alpine de forteresse est composée des 72ème et 73ème bataillons alpins de forteresse.
51
– 157ème demi-brigade alpine de forteresse
1
: Jausiers
® trois régiments d’artillerie de région fortifiée :
– 39ème régiment d’artillerie de région fortifiée : Metz
– 46ème régiment d’artillerie de région fortifiée : Thionville
– 59ème régiment d’artillerie de région fortifiée : Sarrebourg
® six régiments d’artillerie de position :
– 151ème régiment d’artillerie de position : Thionville
– 154ème régiment d’artillerie de position : Grenoble
– 155ème régiment d’artillerie de position : Haguenau
– 157ème régiment d’artillerie de position : Nice
– 163ème régiment d’artillerie de position : Metz
– 166ème régiment d’artillerie de position : Morhange
La Ligne Maginot s’étend sur toute la longueur des frontières du nord face à la Belgique, du nord-est face au
Luxembourg et à l’Allemagne et du sud-est de la métropole face à la Suisse et à l’Italie :
– 1ère région militaire : Lille
. Secteur défensif des Flandres
. Secteur fortifié de Lille
. Secteur fortifié de l’Escaut
. Secteur fortifié de Maubeuge
– 2ème région militaire : Amiens
. Secteur défensif des Ardennes
. Secteur fortifié de Montmédy
. Secteur défensif de Marville
– 6ème région militaire : Metz
. Secteur fortifié de Crusnes
. Secteur fortifié de Thionville
. Secteur fortifié de Boulay
. Secteur fortifié de Faulquemont
– 20ème région militaire : Nancy
. Secteur défensif de la Sarre
. Secteur fortifié de Rohrbach
. Secteur fortifié des Vosges
. Secteur fortifié de Haguenau
. Secteur fortifié du Bas Rhin
– 7ème région militaire : Besançon
. Secteur fortifié de Colmar
. Secteur fortifié de Mulhouse
. Secteur fortifié de Altkirch
. Secteur fortifié de Montbéliard
. Secteur défensif du Jura
1 La 157ème demi-brigade alpine de forteresse est composée des 74ème, 75ème et 76ème bataillons alpins de forteresse.
Région fortifiée de Metz
Région fortifiée de la Lauter
52
– 14ème région militaire : Lyon
. Secteur défensif du Rhône
. Secteur fortifié de Savoie
. Secteur fortifié du Dauphiné
– 15ème région militaire : Marseille
. Secteur fortifié des Alpes maritimes
. Secteur défensif de Nice
. Secteur défensif de Corse
Zone des Alpes
53
4 – Les forces mobiles stationnées sur le territoire métropolitain.
Ces forces sont destinées à assurer à la fois l’intégrité du sol métropolitain en complément des forces du
territoire métropolitain et à intervenir dans notre empire colonial.
Elles se composent de quatre divisions d’infanterie coloniale, de quatre divisions d’infanterie nord-africaine, de
deux brigades de cavalerie et de troupes diverses non endivisionnées. Les régiments d’infanterie et d’artillerie sont
coloniaux ou nord-africains mais la globalité des services sont métropolitains.
a – Les unités d’infanterie.
® 1ère division d’infanterie coloniale : Bordeaux Général Germain
– 3ème régiment d’infanterie coloniale : Bordeaux
– 12ème régiment de tirailleurs sénégalais : La Rochelle
– 14ème régiment de tirailleurs sénégalais : Mont-de-Marsan
– 1er régiment d’artillerie coloniale : Libourne
® 2ème division d’infanterie coloniale : Toulon Général Maignan
– Régiment d’infanterie coloniale du Maroc : Aix
– 4ème régiment de tirailleurs sénégalais : Toulon
– 8ème régiment de tirailleurs sénégalais : Toulon
– 2ème régiment d’artillerie coloniale : Nîmes
® 3ème division d’infanterie coloniale : Paris Général Barreau
– 1er régiment d’infanterie coloniale : Paris
– 21ème régiment d’infanterie coloniale : Paris
– 23ème régiment d’infanterie coloniale : Paris
– 3ème régiment d’artillerie coloniale : Joigny
® 4ème division d’infanterie coloniale : Toulouse Général De Bazelaire de Ruppierre
– 2ème régiment d’infanterie coloniale : Brest
– 16ème régiment de tirailleurs sénégalais : Montauban
– 24ème régiment de tirailleurs sénégalais : Perpignan
– 12ème régiment d’artillerie coloniale : Agen
Les 1ère, 2ème et 4ème divisions d’infanterie coloniale comprennent chacune un régiment d’infanterie coloniale
(à trois bataillons) de 1 500 hommes à recrutement métropolitain, deux régiments de tirailleurs sénégalais (à trois
bataillons) de 1 500 hommes à recrutement africain en provenance plus particulièrement de l’Afrique équatoriale
française et de l’Afrique occidentale française et un régiment d’artillerie colonial (à cinq groupes) de 950 hommes.
La structure régimentaire est identique au norme d’infanterie métropolitaine, les régiments d’infanterie
coloniaux et les régiments de tirailleurs sont composées de trois bataillons à trois compagnies et une compagnie
d’accompagnement.
Les régiments d’artillerie coloniale sont en tout point comparable aux régiments métropolitains. Ils sont à cinq
groupes à traction hippomobile, trois sont des groupes légers à canons de 75 mm modèle 1897 et deux sont des groupes
lourds à canons de 155 mm modèle 1917.
A la mobilisation ces cinq groupes se séparent en un régiment d’artillerie coloniale à trois groupes de 75 mm et
un régiment d’artillerie coloniale lourd à deux groupes de 155 mm.
La 3ème division d’infanterie coloniale est comparable en tout point à une division d’infanterie métropolitaine
puisque son recrutement est en totalité métropolitain. Ses trois régiments d’infanterie coloniale et son régiment
d’artillerie coloniale sont donc en tout point semblable au point de vue de la structure est de l’organisation.
54
® 1ère division d’infanterie nord-africaine : Lyon Général Libaud
– 5ème régiment de tirailleurs marocains : Bourg
– 27ème régiment de tirailleurs algériens : Avignon
– 28ème régiment de tirailleurs tunisiens : Montélimar
– 54ème régiment d’artillerie nord-africain : Lyon
® 2ème division d’infanterie nord-africaine: Toul Général Lescanne
– 6ème régiment de tirailleurs marocains : Verdun
– 13ème régiment de tirailleurs algériens : Metz
– 22ème régiment de tirailleurs algériens : Toul
– 40ème régiment d’artillerie nord-africain : Verdun
® 3ème division d’infanterie nord-africaine: Poitiers Général Chapouilly
– 14ème régiment de tirailleurs algériens : Châteauroux
– 15ème régiment de tirailleurs algériens : Périgueux
– 24ème régiment de tirailleurs tunisiens : La Roche-sur-Yon
– 20ème régiment d’artillerie nord-africain
1
: Poitiers
® 4ème division d’infanterie nord-africaine: Epinal Général Sancelme
– 21ème régiment de tirailleurs algériens : Epinal
– 23ème régiment de tirailleurs algériens : Morhange
– 25ème régiment de tirailleurs algériens : Sarrebourg
– 33ème régiment d’artillerie nord-africain : Epinal
Ces quatre divisions d’infanterie nord-africaine comprennent en matière d’unités d’infanterie huit régiments de
tirailleurs algériens, deux régiments de tirailleurs marocains2 et deux régiments de tirailleurs tunisiens de 2 400
hommes.
La structure régimentaire est identique aux divisions métropolitaines et coloniales, elle s’articule en trois
bataillons à trois compagnies et une compagnie d’accompagnement.
Les régiments d’artillerie nord-africains composés de 1550 hommes sont à recrutement mixte puisqu’ils
regroupent des éléments nord-africains et métropolitains. L’organisation régimentaire s’ordonne en cinq groupes
d’artillerie à traction hippomobile, trois sont des groupes légers à canons de 75 mm modèle 1897 et deux sont des
groupes lourds à canons de 155 mm modèle 1917.
A la mobilisation ces cinq groupes se séparent en un régiment d’artillerie nord-africain à trois groupes de 75
mm et un régiment d’artillerie lourd nord-africain à deux groupes de 155 mm.
b – Les unités de cavalerie.
Les deux brigades de Spahis stationnées en métropole comprennent chacune deux régiments de cavalerie à
quatre escadrons montés et un escadron de mitrailleuses et engins.
– 1ère brigade de Spahis : Compiègne Colonel Jouffrault
. 4ème régiment de Spahis marocains, Senlis
. 6ème régiment de Spahis algériens. Compiègne
– 2ème brigade de Spahis : Orange Colonel Peillon
. 7ème régiment de Spahis algériens, Orange
. 9ème régiment de Spahis algériens. Vienne
1 Le VIIème/20ème régiment d’artillerie nord-africain est en réserve générale.
2 Ce qui fait treize bataillons d’infanterie marocains présents en France en comptant outre ces deux régiments les 3ème et 8ème régiments endivisionnés
dans des unités métropolitaines et le 4ème bataillon du 7ème régiment stationné en Corse.
55
c – Les régiments d’infanterie et d’artillerie non endivisionnés.
® Les unités d’infanterie :
– IVème/7ème régiment de tirailleurs marocains : Bastia
– 41ème régiment de mitrailleurs d’infanterie coloniale : Sarralbe/Putelange
– 52ème bataillon de mitrailleurs indochinois : Carcassonne
® Les unités d’artillerie :
– 6ème régiment d’artillerie nord-africain : Lyon
– 10ème régiment d’artillerie coloniale tractée tout-terrain : Rueil
– 11ème régiment d’artillerie lourde coloniale hippomobile : Lorient
– détachement autonome d’artillerie coloniale de Corse
1
: Bastia
1 Détachement fourni par le 2ème régiment d’artillerie coloniale.
56
D – Répartition des forces stationnées dans le bassin méditerranéen.
Ces forces sont affectées à la défense et à l’occupation permanente de nos possessions extérieures. Elles
comprennent de nombreuses forces autochtones organisées sur le modèle métropolitain (division – brigade – régiment)
ou selon un mode plus ouvert selon les orientations militaires. L’armée française place un encadrement européen pour
diriger les troupes du crue. D’autres forces s’ajoutent aux premières citées, ce sont les régiments nés des conquêtes
coloniales et à recrutement métropolitain ou européen.
1 – Organisation militaire.
® 19ème Région militaire : Alger (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Alger
Batna
Constantine
Mascara
Médéa
Oran
– Territoires militaires : Aïn-Séfra
Ghardaïa
Des Oasis
Touggourt
® Protectorat de Tunisie : Tunis (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Bizerte
Sousse-Kairouan
Tunis
– Territoires militaires : Sud-tunisien
® Protectorat du Maroc : Rabat (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Agadir
Atlas central
Fès
Marrakech
Mekhnès
Ouarzazate
Talifalet
Taza-Oujda
– Territoires militaires : Algéro-marocains
® Mandat du Levant : Beyrouth (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Beyrouth
Damas
Deir-ez-Zor
57
2 – Les unités d’infanterie.
Les trois divisions du 19ème corps d’armée d’Alger sont organisées sur un mode binaire, à savoir l’infanterie
divisionnaire comprenant deux brigades d’infanterie algérienne avec un nombre variable de régiments de tirailleurs.
® Division d’Alger :
– 1ère brigade d’infanterie algérienne : Alger
. 9ème régiment de Zouaves : Alger
. 13ème régiment de tirailleurs sénégalais : Alger
– 5ème brigade d’infanterie algérienne : Blida
. 1er régiment de tirailleurs algériens : Blida
. 5ème régiment de tirailleurs algériens : Maison-Carrée
. 9ème régiment de tirailleurs algériens : Miliana
– 65ème régiment d’artillerie d’Afrique : Blida
® Division d’Oran :
– 2ème brigade d’infanterie algérienne : Oran
. 1er régiment étranger d’infanterie : Saïda
. 2ème régiment de Zouaves : Oran
. 4ème/13ème régiment de tirailleurs sénégalais : Oran
– 4ème brigade d’infanterie algérienne : Tlemcen
. 2ème régiment de tirailleurs algériens : Mostaganem
. 6ème régiment de tirailleurs algériens : Tlemcen
– 66ème régiment d’artillerie d’Afrique : Tlemcen
® Division de Constantine : Général Vergez
– 3ème brigade d’infanterie algérienne : Constantine
. 3ème régiment de Zouaves : Constantine
. 15ème régiment de tirailleurs sénégalais : Philippeville
– 7ème brigade d’infanterie algérienne : Constantine
. 3ème régiment de tirailleurs algériens : Bône
. 7ème régiment de tirailleurs algériens : Constantine
. 11ème régiment de tirailleurs algériens : Sétif
– 67ème régiment d’artillerie d’Afrique : Constantine
On peut ainsi répertorier huit régiments de tirailleurs algériens, trois régiments de zouaves, deux régiments de
tirailleurs sénégalais et un régiment étranger d’infanterie.
La plupart des régiments « indigènes » sont à quatre bataillons1 tandis que les régiments de Zouaves et de la
Légion étrangère sont à trois bataillons.
Les trois régiments d’artillerie d’Afrique, à effectif de 1 010 hommes, sont à trois groupes légers de 65 mm de
montagne ou 75 mm modèle 1897.
Lors de la mobilisation, seul le 66ème régiment d’artillerie de la division d’Oran va se dédoubler à l’image des
régiments métropolitains, il recevra un ou deux groupes lourds de 155 mm de réserve. Les deux autres resteront dans la
plénitude de leurs moyens.
® Division de Tunis : Général Bessière
– 4ème régiment de Zouaves : Tunis
– 4ème régiment de tirailleurs tunisiens : Sousse
– 8ème régiment de tirailleurs tunisiens : Bizerte
– 62ème régiment d’artillerie d’Afrique : Tunis
1 Les quatrième bataillons des 6ème et 7ème régiments de tirailleurs algériens se trouvent au Levant.
58
® Division de Sousse : Général Ardant du Pic
– 5ème régiment de tirailleurs sénégalais : Monastir
– 10ème régiment de tirailleurs sénégalais : Bizerte
– 18ème régiment de tirailleurs sénégalais : Gabès
– Groupement d’artillerie autonome colonial de Tunisie : Sousse
La division d’infanterie de Tunis est une division basée sur le mode ternaire avec deux régiments de tirailleurs
tunisiens d’active à quatre bataillons et un régiment de Zouaves à trois bataillons. Elle reçoit en complément le 1er
bataillon d’infanterie légère d’Afrique. La division de Sousse est en fait une division coloniale comprenant en matière
d’infanterie trois régiments de tirailleurs sénégalais à quatre bataillons chacun.
Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique, à effectif de 1 010 hommes, est à trois groupes légers de 65 mm de
montagne ou 75 mm modèle 1897. Il ne se dédouble pas à la mobilisation et ne reçoit pas de groupe lourd. Idem pour le
groupement d’artillerie autonome colonial de Tunisie qui, à la mobilisation, se transforme en 1er régiment d’artillerie
coloniale de Tunisie.1
® Au Maroc :
– dix régiments de composition variable et un bataillon autonome :
. 1er régiment de zouaves (trois bataillons), : Casablanca
. 1er régiment de tirailleurs marocains (quatre bataillons) : Meknès
. 2ème régiment de tirailleurs marocains (quatre bataillons) : Marrakech
. 4ème régiment de tirailleurs marocains (quatre bataillons) : Taza
. 7ème régiment de tirailleurs marocains (trois bataillons) : Meknès
. 2ème régiment étranger d’infanterie (trois bataillons) : Meknès
. 3ème régiment étranger d’infanterie (trois bataillons) : Fès
. 4ème régiment étranger d’infanterie (trois bataillons) : Marrakech
. 3ème régiment de tirailleurs sénégalais (quatre bataillons) : Fès
. 6ème régiment de tirailleurs sénégalais (quatre bataillons) : Casablanca
. Bataillon autonome d’infanterie coloniale : Ouezzan
– un groupement autonome et deux régiments d’artillerie :
. Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc (à cinq groupes hippomobiles de 65
ou 75 mm)2 : Marrakech
. 63ème régiment d’artillerie d’Afrique (à cinq groupes hippomobiles de 65 ou 75 mm) : Fès
. 64ème régiment d’artillerie d’Afrique (à cinq groupes hippomobiles de 65 ou 75 mm) :
Casablanca
® Au Levant :
– quatre régiments ou demi-brigades de composition variable et un bataillon autonome :
. Demi-brigade algéro-marocaine :
. IVème /6ème régiment de tirailleurs algériens : Alep
. IVème /7ème régiment de tirailleurs algériens : Alep
. Vème /1er régiment de tirailleurs marocains : Damas
. 16ème régiment de tirailleurs tunisiens : Soueïda
. 17ème régiment de tirailleurs sénégalais : Beyrouth
. Bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant3 : Soueïda
. Groupement de la Légion étrangère du Levant
4
:
. Ier/1er régiment étranger d’infanterie : Baalbek
. IVème/1er régiment étranger d’infanterie : Soueïda
. VIème/1er régiment étranger d’infanterie : Homs
. IIème/2ème régiment étranger d’infanterie : Damas
1 Un 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie est également mis sur pied.
2 Le groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc devient le régiment d’artillerie colonial du Maroc à la mobilisation.
3 Le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant se transforme en 24ème régiment de marche d’infanterie coloniale pendant la drôle de guerre.
4 Le Groupement de la Légion étrangère du Levant est dissous le 01 octobre 1939 et prend la dénomination de 6ème régiment étranger d’infanterie.
59
– un régiment d’artillerie :
. Régiment d’artillerie coloniale du Levant (à trois groupes de 65 ou 75 mm)
1
: Damas
3 – Les unités de cavalerie.
® En Algérie :
– 1ère brigade de cavalerie d’Afrique : Médéa
. 5ème régiment de chasseurs d’Afrique
2
: Alger
. 1er régiment de Spahis algériens : Médéa
– 2ème brigade de cavalerie d’Afrique : Mascara
. 2ème régiment de chasseurs d’Afrique
3
: Mascara
. 2ème régiment de Spahis algériens : Tlemcen
– 3ème brigade de cavalerie d’Afrique : Batna
. 3ème régiment de chasseurs d’Afrique
4
: Constantine
. 3ème régiment de Spahis algériens : Batna
– cinq compagnies montées sahariennes.
® En Tunisie :
– 4ème brigade de cavalerie d’Afrique : Tunis
. 4ème régiment de chasseurs d’Afrique
5
: Tunis
. 4ème régiment de Spahis tunisiens : Zarzis
– 1er régiment étranger de cavalerie : Sousse
® Au Maroc :
– 1er régiment de chasseurs d’Afrique
6
: Rabat
– 2ème régiment de Spahis marocains : Marrakech
– 3ème régiment de Spahis marocains : Meknès
– 8ème régiment de Spahis algériens : Fès
– 2ème régiment étranger de cavalerie : Midelt
– une compagnie montée saharienne.
® Au Levant :
– 1er régiment de Spahis marocains : Alep
– 8ème groupe d’automitrailleuses
7
: Damas
– 3ème groupe d’escadrons du 4ème régiment de Spahis tunisiens : Damas
4 – Les chars de combat.
® En Algérie :
– 64ème bataillon de chars de combat : Alger
(64ème B.C.C – 45 chars légers FT)
1 Le régiment d’artillerie coloniale du Levant se transforme en 41ème régiment d’artillerie coloniale pendant la drôle de guerre.
2 Le 5ème régiment de chasseurs d’Afrique est partiellement motorisé.
3 Le 2ème régiment de chasseurs d’Afrique est partiellement motorisé.
4 Le 3ème régiment de chasseurs d’Afrique est partiellement motorisé.
5 Le 4ème régiment de chasseurs d’Afrique est motorisé.
6 Le 1er régiment de chasseurs d’Afrique est motorisé.
7 Le 8ème groupe d’automitrailleuses est motorisé.
60
® En Tunisie1 :
– 61ème bataillon de chars de combat : Bizerte
(61ème B.C.C – 45 chars légers D1)
– 65ème bataillon de chars de combat : Sousse
(65ème B.C.C – 45 chars légers D1)
– 67ème bataillon de chars de combat : Tunis
(67ème B.C.C – 45 chars légers D1)
® Au Maroc :
– 62ème bataillon de chars de combat : Meknès
(62ème B.C.C – 15 chars légers FT + 30 chars légers R35)
– 66ème bataillon de chars de combat : Meknès
(66ème B.C.C – 45 chars légers FT)
® Au Levant :
– 63ème bataillon de chars de combat : Beyrouth
(63ème B.C.C – 30 chars légers FT + 15 chars légers R35)
5 – Les troupes de service.
Le 19ème régiment de génie à Alger, le 31ème bataillon de génie stationné au Maroc et le 34ème bataillon de génie
de Tunis regroupent sous leurs autorités les éléments du génie et des transmissions présents sur leurs territoires. Le
mandat du Levant est doté également de ces troupes de servitude. Ces unités sont calquées sur le modèle des troupes de
soutien métropolitaines et remplissent les mêmes missions. Il existe en septembre 1939 :
® sept compagnies de cavaliers de remonte,
® huit escadrons du train,
® un bataillon d’ouvrier d’artillerie,
® cinq compagnies autonomes d’ouvriers d’artillerie,
® trois bataillons de sapeurs mineurs,
® deux compagnies autonomes de sapeurs mineurs,
® trois bataillons de sapeurs télégraphistes,
® deux compagnies autonomes de sapeurs télégraphistes,
® deux bataillons de sapeurs de chemins de fer.
1 Ces trois bataillons de chars de combat, initialement stationnés en métropole (respectivement aux 508ème, 510ème et 507ème régiments de chars de
combat), sont envoyés en Tunisie en mars 1938 (61ème) avril 1938 (65ème) et janvier 1939 (67ème) afin de renforcer les capacités blindées limitées de
l’armée d’Afrique face aux prétentions italiennes. Dix sept chars moyens Renault D1 supplémentaires seront affectés dans les dépôts et les écoles de
conduite de Tunisie.
61
6 – La gendarmerie.
Ce corps est également présent dans nos possessions du bassin méditerranéen, il se répartit de la manière
suivante :
® Gendarmerie départementale :
– une légion en Algérie,
– une légion au Maroc,
– une légion en Tunisie.
® Garde républicaine mobile :
– une légion en Algérie,
– une compagnie autonome au Maroc,
– une compagnie autonome en Tunisie.
® Gendarmerie prévôtale :
– une prévôté du Levant.
62
E – Répartition des forces stationnées dans les colonies et territoires d’outre-mer.
1 – Organisation militaire.
® colonie d’Indochine1 : Saigon (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Hanoi
Hué
Saigon
® Corps expéditionnaire de Chine2 : Tien-Tsin (commandement supérieur des troupes)
– Positions : Tien-Tsin
Shangaï-Hankéou
® colonie d’Afrique Equatoriale Française3 : Brazzaville (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Congo français
Gabon
Tchad
Cameroun
® colonie d’Afrique Occidentale Française4 : Dakar (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Sénégal
Soudan français
Mauritanie
Niger
Guinée
Côte d’Ivoire
Haute Volta
Dahomey
® colonie et possessions de l’océan indien5 : Tananarive (commandement supérieur des troupes)
– Subdivisions : Côte des Somalies
6
Madagascar
Ile de la Réunion
Etablissements français de l’Océan Indien
® territoires des Antilles7 : Fort-de-France (commandement supérieur des troupes)
® territoires du Pacifique8 : Nouméa (commandement supérieur des troupes)
1 On compte 28 496 militaires métropolitaines et 29 300 auxiliaires indochinois dans les trois protectorats d’Indochine en 1939.
2 En vue de protéger nos concessions en Chine, la France déploie des unités issues des territoires de l’Indochine. Composé exclusivement de troupes
de l’arme coloniale, ce corps expéditionnaire, sous les ordres du Général Casseville, sera présent dans ce pays jusqu’à la fin des années 30. L’effectif
global des troupes s’élève à 2697 officiers, sous-officiers et hommes de troupes en septembre 1939. Les chiffres passeront à environ 4 000 en mai
1940.
3 Les effectifs des troupes des unités coloniales en Afrique Equatoriale Française au 03 septembre 1939 s’élèvent à 5 062 officiers, sous officiers et
hommes de troupes (métropolitains et troupes sénégalaises).
4 A l’instar des effectifs ci-dessus, ceux de l’Afrique Occidentale française se montent à 21 376 officiers, sous officiers et hommes de troupes
(métropolitains et troupes sénégalaises).
5 Les troupes de l’Océan Indien se montent à 6 769 sous officiers et hommes de troupes (métropolitains et malgaches).
6 Sous les ordres de Général Germain Georges.
7 Les troupes coloniales s’élèvent à 1 035 sous officiers et hommes de troupes.
8 On dénombre principalement 216 hommes en Nouvelle – Calédonie et 71 hommes pour les îles de l’océanie.
63
2 – Les unités d’infanterie et d’artillerie.
® L’Afrique Équatoriale Française :
– Congo et Gabon :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française
– Tchad :
. Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad
. Bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari
. Compagnie portée de Largeau
. Section portée de Largeau
– Cameroun :
. Régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun
® L’Afrique Occidentale Française :
– Sénégal :
. 1er régiment mobile de tirailleurs sénégalais
. 7ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais
. 6ème régiment d’artillerie coloniale
. Bataillon d’infanterie coloniale de l’Afrique Occidentale Française
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°7
– Soudan français :
. 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°2 (dissous le 30/09/1939)
– Mauritanie :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°1
– Niger :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°3 (dissous le 01/09/1939)
– Guinée:
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°4
– Côte d’Ivoire :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°5
– Haute Volta :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°6
– Dahomey :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°8
. Bataillon de tirailleurs sénégalais n°9
® L’océan indien :
– Côte des Somalis :
. Bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalies
– Madagascar :
. 1er régiment de tirailleurs malgaches
. 2ème régiment de tirailleurs malgaches
. Bataillon de tirailleurs malgaches
. Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez
. Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne
64
® L’Indochine :
– 9ème régiment d’infanterie coloniale
– 11ème régiment d’infanterie coloniale
– 10ème régiment mixte d’infanterie coloniale
– 19ème régiment mixte d’infanterie coloniale
– 1er régiment de tirailleurs tonkinois
– 2ème régiment de tirailleurs tonkinois
– 3ème régiment de tirailleurs tonkinois
– 4ème régiment de tirailleurs tonkinois
– 1er régiment de tirailleurs annamites
– 1er régiment de tirailleurs cambodgiens
– 5ème régiment étranger d’infanterie
– 4ème bataillon de tirailleurs montagnards
– 4ème régiment d’artillerie coloniale
– 5ème régiment d’artillerie coloniale
® La Chine :
– 16ème régiment d’infanterie coloniale,
– 103ème bataillon de marche d’infanterie coloniale,
– 104ème bataillon de marche d’infanterie coloniale,
– 108ème bataillon de marche d’infanterie coloniale,
– un groupe mixte d’artillerie coloniale,
® Les Antilles, les Indes françaises et le Pacifique :
– quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale (Fort de France, Camp Jacob, Cayenne et Papeete)
– une compagnie de cipayes (Pondichéry)
– une batterie mixte d’artillerie coloniale (Fort de France)
3 – Les unités de cavalerie.
® Un escadron d’automitrailleuses à Hanoi
(automitrailleuses de cavalerie White Laffly modèle 50 et modèle 18),
® Un peloton d’automitrailleuses à Saigon
(automitrailleuses de cavalerie White Laffly modèle 50 et modèle 18),
4 – Les chars de combat.
® Section de chars légers à Madagascar
(chars légers FT)
® Compagnie de chars légers de l’Annam Tonkin à Hanoi
(chars légers FT)
® Compagnie de chars légers de Cochinchine à Saigon
(chars légers FT)
® Détachement motorisé de Cochinchine
(chars légers FT)
® Deux sections de chars légers à Tien-Tsin,
(chars légers FT)
® Une compagnie de chars légers à Shangaï-Hankéou.
(chars légers FT)
65
5 – Les troupes de service.
® une compagnie de cavalier de remonte.
® huit compagnies autonomes d’ouvriers d’artillerie.
® trois compagnies de sapeurs-mineurs.
® quatre compagnies de sapeurs télégraphistes.
® un détachement de télégraphistes coloniaux (Chine).
® deux compagnies de sapeurs de chemins de fer.
® trois groupes de transport automobile (Dakar, Hanoi et Saigon)
6 – La Gendarmerie.
Les forces de gendarmerie se divisent en quinze détachements coloniaux répartis dans les possessions d’outremer
et les colonies :
® colonie d’Afrique Equatoriale Française :
– Dakar
® colonie d’Afrique Occidentale Française :
– Douala
– Brazzaville
– Djibouti
– Tananarive
® possessions d’Outre-mer :
– Saint Denis de la réunion
– Saint-Claude
– Fort-de-France
– Cayenne
– Saint Pierre et Miquelon
– Nouméa
– Papeete
– Pondichéry
® colonies d’Indochine :
– Saigon
– Hanoi

 

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12 janvier 2013

Le premier soldat qui a franchi le Rhin

Classé sous — milguerres @ 17 h 13 min

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La Tunisie et la Grande Guerre
La Tunisie au gré des conflits
Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie
Fatima, l’unique Spahi

Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien

Le premier soldat qui a franchi le Rhin heros-de-tunisie-201x300

Héros de Tunisie

Spahis et Tirailleurs d’Ahmed Bey 1er à M. Lamine Bey  1837 – 1957

Eric Deroo, Pascal Le Pautremat

Éditeur: Cérès éditions
Parution : 2006
Grand format cartonné: 21 x 26 cm
186 pages- 224 illustrations

fleche-boule8 dans Un livre d’histoire :

Héros de Tunisie retrace l’histoire, peu ou mal connue, de plus de 100,000 Tunisiens qui, de la campagne de Crimée à la guerre d’Indochine, vont contribuer vaillamment à écrire une page essentielle de l’histoire mondiale. Leur destin va accompagner celui de l’Europe et de la France en particulier dans un 20ème siècle marqué par deux guerres mondiales. Dans les régions rudes de l’Europe et de l’Asie, au cœur d’hivers rigoureux, et dans des conditions souvent inhumaines, les combattants tunisiens firent constamment preuve d’une grandeur et d’un courage sans faille devant l’adversité.
fleche-boule8 dans Un livre d’hommage :

Cet ouvrage rend hommage et honneur à ces hommes qui, témoins et acteurs d’une époque mouvementée, ont aujourd’hui quasiment tous disparu. Leur parcours et leurs précieux témoignages font mieux entendre les tumultes de l’histoire.

Les nombreuses illustrations, souvent inédites, sont là pour donner voix à ces héros demeurés trop longtemps dans l’oubli, de part et d’autre de la Méditerranée.
fleche-boule8 dans Un livre pour découvrir:

L’histoire des plus de 100.000 tunisiens, qui ont combattus durant les grands conflits du 20ème siècle, aux côtés des Ottomans, des Anglais et des Français de 1837 à 1957

      -  L’histoire jamais publiée du courage et des sacrifices de plusieurs générations de soldats tunisiens

      -  Plus de 220 photos et illustrations d’époque

      -  Plus de 60000 tunisiens ont participé à la première guerre mondiale

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Les Spahis

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9 janvier 2013

Les ZOUAVES

Classé sous — milguerres @ 17 h 06 min

    retour page d’Accueil Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les ZOUAVES
-
Les zouaves insolitement artistiques

Les zouaves étaient des unités d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française. Ces unités, à recrutement principalement métropolitain, ont existé de 1830 à 1962, puis de 1982 à 2006, par la garde de ses traditions au CEC-9e Zouaves de Givet (Ardennes).

Les régiments de zouaves sont, avec les régiments de tirailleurs algériens et tunisiens, parmi les plus décorés de l’armée française et viennent juste après le régiment d’infanterie coloniale du Maroc (RICM), appartenant aux troupes coloniales, et le régiment de marche de la Légion étrangère, appartenant à l’armée d’Afrique1.

D’autres pays ont également créé des corps de zouaves sur le modèle des troupes de l’armée française : Empire ottoman, États pontificaux, États-Unis lors de la guerre de Sécession.

Origines du terme « zouave »

Le terme zouave vient du berbère zwava, ou zouaoua (zouaoui au singulier), qui est le nom d’une tribu kabyle2,3. Ceux-ci fournissaient des soldats aux Turcs sous la régence d’Alger et, après la prise d’Alger (1830), ils entrent au service de la France.

Histoire des zouaves français

Conquête de l’Algérie

Le 15 août 1830, le recrutement des 500 premiers zouaves est fait par le général en chef de l’expédition d’Alger, le comte de Bourmont, sur les conseils et un Mémoire du colonel Alfred d’Aubignosc.

Le 1er octobre 1830, le général Clauzel crée le corps des zouaves, formé de deux bataillons. Deux escadrons de zouaves à cheval sont également formés, mais intégrés dès 1831 aux chasseurs d’Afrique. Il y eut une tentative de leur incorporer les « Volontaires parisiens », ce fut un échec et ces volontaires formèrent le 67e régiment d’infanterie.

D’octobre 1830 à janvier 1831, ils combattent le bey de Tittery et occupent Blida et Médéa. Leur premier succès remarqué a lieu le 3 juillet 1831 au col de Mouzaïa, lorsqu’ils couvrent la retraite de la garnison de Médéa.

Après l’euphorie des débuts, deux erreurs majeures empêchent le développement normal du corps des zouaves. En effet, les capacités de recrutement en indigènes de la région d’Alger ont été largement surestimées, et plus grave encore, aucun des cadres français n’a pensé à l’adaptation à l’activité militaire d’indigènes ayant d’autres habitudes de vie et une autre religion. Ceci provoque l’ordonnance du 7 mars 1833 qui dissout les deux bataillons pour en créer un seul, mais mixte. Ainsi on peut recruter aussi parmi les Français qui vivent à Alger. Les résultats ne se font pas attendre et, dès 1835, un deuxième bataillon mixte est levé, puis un troisième en 1837.

Le premier régiment est placé sous le commandement de Lamoricière. Ils s’illustrent encore à la bataille de l’Ouarensis (1842), à l’Isly (1844), et prennent Zaatcha en 1849.

Les ZOUAVES zouave11
Un zouave, aquarelle de 1888

L’ordonnance du 8 septembre 1841, qui réorganise la composition de l’Armée française, indique la formation d’un régiment de zouaves formé de trois bataillons constitués dorénavant presque exclusivement de Métropolitains et de Français d’Afrique du Nord avec une forte minorité de Juifs algériens (souvent près d’un quart)4. Les autochtones forment alors les tirailleurs algériens, les Turcos (7 décembre 1841).

Le 13 février 1852, Louis-Napoléon signe un décret portant à trois le nombre de régiments de zouaves, chacun des trois bataillons existants formant le noyau des nouveaux régiments ainsi créés. Et pour les distinguer entre eux, une couleur est appliquée au tombeau de la veste :

le 1er cantonne à Blidah, en Algérois, tombeau garance ;
le 2e à Oran (caserne du Château Neuf) en Oranais, tombeau blanc ;
le 3e à Philippeville (caserne de France) en Constantinois, tombeau jaune.

Campagnes du Second Empire

Par décret du 1er février 1852, Napoléon III porte leurs effectifs de trois bataillons à trois régiments, puis à quatre en 1854 (le quatrième étant affecté à la Garde impériale). Les zouaves se distinguent à plusieurs occasions lors des campagnes du Second Empire.

Guerre de Crimée

zouave10
Zouaves durant la Guerre de Crimée.

La guerre de Crimée est la première campagne des zouaves en dehors de l’Algérie. En Crimée, à la bataille de l’Alma, le 3e régiment de zouaves prend par surprise les Russes en gravissant des escarpements rocheux, en s’emparant de leur artillerie puis en la retournant contre eux. Cette action participa grandement à faire tourner la bataille en faveur des alliés.

C’est en hommage à cette victoire qu’est réalisé le zouave du pont de l’Alma, sur la Seine, à Paris. Pour sa part, le maréchal de Saint-Arnaud, qui dirigeait les forces françaises, leur rendit hommage en demandant à une de leurs compagnies d’escorter sa dépouille. Tout ceci incite l’empereur Napoléon III à créer un régiment de zouaves pour sa Garde impériale en récompense.

Ils font encore des prouesses lors des batailles de Balaklava et d’Inkerman. Et trois des sept régiments qui participent à la prise de la tour Malakoff sont des régiments de zouaves.

Campagne d’Italie

Entre plusieurs escarmouches contre des tribus sans cesse en révolte en Kabylie, la campagne d’Italie contre les Autrichiens est engagée. Et c’est aux batailles de Magenta et de Solférino que brillent les zouaves. Le Drapeau du 2e Zouaves se pare de la Légion d’Honneur le 20 juin 1859 pour la prise du drapeau du 9e R.I. autrichien à la bataille de Magenta (fait d’armes réalisé par l’adjudant Savien et le zouave Daurière).

Les zouaves se distinguent pendant toute la campagne d’Italie, de même le 3e régiment de zouaves à la bataille de Palestro, le 31 mai 1859. À la suite de cette bataille, le régiment promeut le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, caporal d’honneur du régiment.

Expédition du Mexique 1861-1864

C’est pour la France la mésaventure au Mexique, où le 2e puis le 3e Zouaves se distinguent. Pour couvrir les immenses étendues mexicaines, l’idée des zouaves montés resurgit, ainsi sont recréés, de façon éphémère, des escadrons de zouaves à cheval. Le 9 novembre 1863 le drapeau du 3e Zouaves est décoré de la légion d’Honneur. En même temps des opérations au Maroc commencent.

Guerre franco-prussienne de 1870

Juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse, et malgré les infortunes des combats, les régiments de zouaves se couvrent de gloire, surtout à la bataille de Frœschwiller-Wœrth, où les trois régiments sont fort éprouvés dans des charges désespérées à la baïonnette de leurs fusils Chassepot. Le régiment des zouaves de la Garde impériale s’engage dans les combats de Rezonville. Mais, après le drame de Sedan et au lendemain de la proclamation de la République, il sera dissous. C’est alors au sein de l’armée de la Défense nationale que le 28 octobre 1870 est levé le 4e régiment de zouaves, qui participe aux batailles de Châtillon, Villiers-sur-Marne, Champigny ou encore Héricourt dans l’Est. Mais ce sera la terrible défaite pour la France qui ébranlera l’armée française et ses zouaves.

IIIe République

Après diverses péripéties (voir articles individuels sur chaque régiment), les quatre régiments de zouaves sont reconstitués en 1872. Ils participent à des opérations de maintien de l’ordre d’ampleurs diverses en Algérie et Tunisie (années 1880 et 1890), puis à la pacification du Maroc (début XXe siècle) : de 1907 à 1912, de nombreuses opérations au Maroc aboutiront à la Convention de Fès en 1912, et au Protectorat français de cette région. Les zouaves détachent au total huit bataillons au Maroc, par le biais des « régiments de marche ».

- 1881 : La Tunisie passe sous protectorat français, Tunis (caserne Saussier et La Manouba) et Bizerte (caserne Japy) deviennent les villes de garnison du 4e Zouaves. La couleur du tombeau de sa veste est le bleu foncé, couleur du fond.
Expédition du Tonkin

la_cas10
caserne Japy ou Chapy (image non disponible sur wikipédia

- 1883 – 1900 : Les événements à Hanoï au Tonkin, contraignent la France à envoyer ses troupes en Indochine et les zouaves prennent tout naturellement part à cette campagne, notamment par la création d’un « régiment de marche de zouaves » pour l’expédition de Chine en 1900, dissous après cette même expédition.

Des éléments zouaves sont envoyés lutter contre les Pavillons noirs au Tonkin (1883). Le 3e occupe le Tonkin et l’Annam (1887)

zouave12
Un bataillon de zouaves embarque à Alger pour l’Expédition du Tonkin en 1885.

Suite à la loi du 9 février 1899, chaque régiment de zouaves détache un bataillon en métropole dès 1901. Le 5e bataillon des 1er et 4e vient autour de Paris (forts de Rosny, Choisy et Nogent), et pour les 2e et 3e régiments, ces bataillons cantonnent près de Lyon (camps de Sathonay et La Valbonne), ce qui rend familière et populaire la tenue des zouaves parmi la population.

Première Guerre mondiale

Suivant le plan de mobilisation, les zouaves prennent part à la Grande Guerre par « régiments de marche de zouaves » (RMZ), ce qui permet de laisser en Afrique du Nord une unité de dépôt correspondante. Quelques régiments se composent de deux bataillons tirailleurs et d’un de zouaves, ils forment alors les « régiments mixtes » (RMZT). Août 1914, arrivent au front des bataillons sortis des quatre régiments d’active. Les bataillons du 2e régiment de marche servent au Levant.

En décembre 1914 et en janvier 1915, se forment de nouveaux régiments de zouaves : Trois formés en Algérie : – le 7e (issu de bataillons des 1er et 4e Zouaves), qui deviendra mixte, puis finalement RMTA (régiment de marche de tirailleurs algériens); – le 2 bis (issu de bataillons de réserves du 2e Zouaves); – le 3 bis (issu de bataillons de réserves du 3e Zouaves). Deux formés au Maroc : – le 8e (issu des bataillons suivants : I/1er, III/2e, II/3e et IV/3e Zouaves); – le 9e (issu des bataillons suivants : II/1er, III/1er et I/4e Zouaves). Après les premières batailles, l’état-major consent à réformer la tenue du zouave (dite à l’orientale) jugée trop voyante et inadaptée pour le théâtre des opérations en métropole (de même que celle du tirailleur), en adoptant en 1915, la tenue de drap kaki (dite : « moutarde ») si caractéristique de l’armée d’Afrique et des troupes coloniales d’alors. Seules la chéchia et la ceinture de laine bleue permettent de discerner les zouaves des autres combattants, et de très près les pattes de collet de fond kaki à soutaches et numéros garance (voir tous les détails dans Militaria Magazine no 87 et 88).

Il serait trop long de rappeler les glorieux faits d’armes des régiments, mais citons simplement que : – quatre des régiments de zouaves ont la fourragère rouge de la Légion d’honneur : les 4e 8e et 9e Zouaves : sept citations, le 3e : six citations ; – les 1er et 2e régiments la fourragère verte et jaune de la médaille militaire, cinq citations chacun, ainsi que le 3bis avec quatre citations; – et enfin le 2bis, la fourragère de la croix de guerre 1914-1918, verte et rouge avec une citation. Le 5 juillet 1919 les drapeaux des 8e et 9e Zouaves sont décorés de la Légion d’honneur et le 3e Régiment de la médaille militaire. Au vu des citations accordées, il est aisé de remarquer que les régiments de Zouaves, mais aussi et en général toutes les troupes d’Afrique, étaient souvent employés lors d’assauts désespérés et meurtriers, les hommes réduits en « chair à canon » et les régiments maintes fois anéantis, remaniés et reformés.

Les zouaves seront alors avec les tirailleurs nord-africains parmi les régiments les plus décorés5. Un site porte leur nom (la vallée des Zouaves) en souvenir des durs combats qu’ils menèrent à Souchez en 1915.

- 1919 – 1920 : Démobilisation et liquidation des régiments de marche issus de la Grande Guerre. On ne conserve que six régiments (Les quatre « vieux », ainsi que les 8e et 9e ).

- 1920 – 1927 : Le 2e Zouaves fait campagne au Maroc. Mais les autres régiments sont représentés par un ou plusieurs bataillons lors de la guerre du Rif en 1925 et 1926.

- 1927 : Le 13 juillet, une loi reconditionne la structure militaire en spécifiant que cette organisation doit en outre pourvoir, en tout temps, à la défense des colonies et pays de protectorat, et de s’adapter aux exigences nouvelles. C’est ainsi qu’une distinction rigoureuse est établie entre celles de nos forces permanentes qui ne doivent pas quitter le territoire métropolitain et celles auxquelles échoit normalement la protection de nos colonies. Les zouaves font donc normalement partie de ces forces appelées troupes d’Afrique, et couvrent nos départements d’Afrique du Nord (Algérois, Constantinois et Oranais), ainsi que la Tunisie et le Maroc, alors en statut de protectorat. Chaque régiment ayant normalement 1 580 hommes, se dispose ainsi : Trois régiments de zouaves en Algérie : – le 8e à Oran, (dissous en 1928, il prendra le numéro “2” après la reformation du 8e, motorisé, à Mourmelon en 1934) ; – le 9e à Alger, Fort-National et Aumale ; – le 3e à Constantine, Philippeville et Batna.

Un régiment en Tunisie : – le 4e à Tunis et Le Kef.
Deux régiments au Maroc : – le 1er à Casablanca et Ouezzane ; – le 2e à Oujda et Aknoul (en limite du Maroc espagnol).

zouave13
Zouaves durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Équipement: fusil Gras Mle 1874 avec baïonnette.

Seconde Guerre mondiale

À la mobilisation de septembre 1939, les régiments de zouaves sont renforcés par l’arrivée des réservistes qui les porte à l’effectif de guerre. Ainsi ils passent de 1 850 hommes à entre 2 400 (effectif normal d’un régiment de tirailleurs, pour mémoire) et 3 000. Observons de plus près, par exemple, le cas du 4e Zouaves : celui-ci passe à 81 officiers, 342 sous-officiers et 2 667 zouaves, dès octobre 1939.

L’armée française engage quinze régiments de zouaves en 1939 : Six régiments actifs, dont les garnisons d’origine sont : – 1er : Casablanca, Ouezzane et Albi; (LCL Fromentin) – 2e : Oran (caserne de Château Neuf), Nemours et Castelnaudary; – 3e : Constantine (caserne de la Casbah), Sétif (caserne des Zouaves) et Philippeville (caserne de France); (COL Chartier) – 4e : Tunis (caserne Saussier et de la Casbah), La Goulette et Le Kef (camps des oliviers); (COL Ablard) – 8e : Mourmelon; (LCL Anzemberger) – 9e : Alger (caserne d’Orléans), Aumale et Fort National (caserne Rullières). (LCL Tasse)

Cinq régiments formés en métropole : – 11e : Belley; (LCL Bousquet) – 12e : Avignon; (COL Tissané) – 13e : Castelnaudary; (LCL Pothuau) – 14e : Lyon; (LCL Bousquet) – 15e : Issoudun. Seuls quatre de ces régiments formés en France sont affectés à des divisions, le 15e Zouaves reste à l’état de centre mobilisateur.

Quatre régiments sont créés en Afrique du Nord, et y sont restés comme régiments de dépôt et de protection : – 21e : Meknès; – 22e : Oran et Tlemcen; – 23e : Constantine, Sétif et Philippeville; – 29e : Alger.

Pendant la campagne de France, les régiments de Zouaves sont jetés dans la bataille sans réels moyens et sont sacrifiés, comme leurs aînés de la Grande Guerre, sans le moindre profit stratégique. Ils sont bousculés, brisés, pris sous le feu de l’aviation et de l’artillerie adverse, et sont pour la plupart capturés. (voir, par exemple, Militaria Magazine no 129, historique du 9e Zouaves)

Le protocole d’armistice de 1940 prévoit leur dissolution

Ils sont familièrement appelés les zouzous

fleche21Guerre d’Indochine
AUCUNE PRECISION (en cours de recherche)

Guerre d’Algérie

.Avec l’indépendance de l’Algérie et le rapatriement des Européens en juillet 1962, le corps des zouaves est dissous2.

L’uniforme des zouaves, très élaboré, ne changera pratiquement pas de 1830 à 1962, au moins pour ce qui est de la tenue de tradition adoptée pour les cérémonies et prises d’armes après 1915. De coupe « orientale » ou encore appelée « à la turque », il se compose d’une coiffe arabe dite « chéchia », sorte de bonnet de feutre rouge, agrémenté d’un gland à franges de couleur variable juqu’au Second Empire puis bleu moyen par la suite, et d’un turban de coton blanc roulé en boudin autour de la chéchia. La « bedaïa », veste-boléro de forme arabe, en drap bleu foncé avec passepoils et tresses garance, est portée sur le « sédria », gilet arabe sans manche en drap bleu foncé à tresses garance. Le « tombô » de la veste, sorte de fausse poche dessinée par une arabesque formée par la tresse décorative, est à la couleur du régiment. Le pantalon arabe, le « sarouel » (dit aussi « saroual », « seroual » ou encore « serouel ») est d’une forme très ample et sans séparation d’entre-jambe. Une ceinture de laine bleu indigo vient s’enrouler à la jonction du bas du gilet et du haut du sarouel (cette ceinture est destinée à tenir les intestins au chaud pour lutter contre la dysenterie). La ceinture, qui mesurait 40 centimètres de large pour quatre mètres de long, était l’élément le plus difficile à mettre, le zouave devant souvent appeler à l’aide un de ses compagnons. En guise de manteau, le zouave possède un collet à capuchon, sorte de pèlerine ample mais courte, fabriquée en drap de couleur « gris de fer bleuté ». De hautes guêtres de drap bleu foncé ou de toile blanche selon la saison ou la circonstance, portées avec des souliers cloutés de cuir noir, complètent la silhouette du zouave. Les guêtres sont remplacées vers 1905 par des bandes molletières en drap de la couleur du collet. Le style de cet uniforme, partagé avec les troupes indigènes de tirailleurs et de spahis en Algérie, variant totalement de celui des autres troupes d’infanterie française, a pour origine le style vestimentaire des populations kabyles de l’époque, dont la tenue traditionnelle s’inspirait très largement de celle des envahisseurs turcs qui occupaient le pays depuis des décennies.

Cet uniforme que portent les zouaves, a une implication des plus importantes dans l’esprit de corps de ces hommes hors du commun à forte proportion d’engagés volontaires et de rengagés, ce qui explique la ténacité, la force et la cohésion au sein des divers régiments. De ce fait la tenue « à l’orientale » si remarquable ne subira pratiquement aucune modification, du moins pour la troupe, pendant toute sa période de dotation.

Une tenue aussi étrange et romantique tient plus d’une mode et d’une fascination pour les choses exotiques lors de la dernière moitié du XIXe siècle, que d’une réelle exigence bien fondée et raisonnable en termes d’habillement militaire. Ainsi l’on tente de concilier l’inconciliable, car le zouave a besoin d’une tenue chaude pour les nuits fraîches et d’une tenue fraîche pour les journées chaudes. Et ces effets comportent énormément de défaillances : son pantalon large s’accroche dans les broussailles, veste et gilet découvrent le cou, le collet à capuchon ne protège pas les jambes ni les cuisses du froid et de la pluie, et la chéchia ne protège contre rien… et pourtant, le prestige eut le dessus.

À partir de fin 1914, alors que les régiments métropolitains adoptent dans l’urgence de nouveaux effets en drap bleu « horizon », le drap kaki est octroyé en priorité aux régiments de l’armée d’Afrique et à une partie des troupes coloniales. Tout d’abord de teinte allant du marron jaune au vert caca d’oie, la nouvelle tenue des zouaves relègue l’uniforme oriental aux effets de sortie ou de prise d’armes. Le « sarouel » adopte une forme moins ample et à jambes séparées, dite « culotte cycliste » ou « culotte russe », la veste de coupe européenne remplace les effets arabes, les chéchias, lorsqu’elles ne sont pas remplacées par le casque métallique Adrian modèle 1915, sont masquées par des manchons de toile sable ou cachou.

De ces premiers essais restés sous le sobriquet de drap « moutarde » naitra la nuance « kaki », vert foncé, qui s’impose pour toute l’armée après 1922.

Les zouaves, à l’instar de leurs camarades tirailleurs et spahis, retrouveront leur tenue orientale pour les prises d’armes, les cérémonies et en tenue de sortie, à partir de 1928.
Légion d’Antibes

Notons qu’en marge de l’histoire officielle de l’Armée française, le 11 avril 1866 une circulaire du Maréchal Randon autorise la création de la “Légion d’Antibes” qui donne naissance à un bataillon de zouaves pontificaux, pour la plupart des Français (au service des États du Saint-Siège en Italie), cette création était déjà l’idée de Juchault de La Moricière (figure légendaire, ancien officier charismatique au 2e Zouaves, il devient ministre de la guerre en juin 1848, puis il choisit l’exil sous le second Empire), qui ainsi dirige un corps d’élite qui ajoute aux traditions d’héroïsme des zouaves d’Afrique l’idée chrétienne de l’abnégation et du sacrifice. Il est à noter aussi qu’aux Amériques, pendant la guerre de sécession entre Confédération et Union, le prestige de l’armée française est tel que dans les camps du Nord et du Sud sont constitués des régiments de zouaves, dans lesquels s’enrôlent de nombreux volontaires souvent d’origine française.

Décorations

Pour les décorations et les citations, les zouaves, avec les tirailleurs nord-africains, viennent juste après les deux régiments les plus décorés de l’armée française (le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), appartenant aux troupes coloniales, et le Régiment de marche de la Légion étrangère, appartenant à l’Armée d’Afrique)1.

Il n’y a pas de liaison directe entre le port d’une fourragère et l’attribution au drapeau de la décoration correspondante, car c’est uniquement le nombre de citations à l’ordre de l’Armée qui est pris en compte pour l’attribution de la fourragère à une unité.
Drapeaux

Drapeaux décorés de la Légion d’honneur
2e régiment de zouaves (20/06/1859)
3e régiment de zouaves (09/11/1863)
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs ( 05/07/1919 )
4e régiment de zouaves (05/07/1919)
8e régiment de zouaves (05/07/1919)
9e régiment de zouaves (05/07/1919)
4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs (13/07/1919)

Drapeaux décorés de la Médaille militaire
3e régiment de zouaves (05/07/1919)

Inscriptions portées sur les drapeaux :
1er régiment de zouaves : Constantine 1837, Sébastopol 1854-1855, Melegnano 1859, Puebla 1863, Maroc 1908-1911-1914, La Somme 1916, Les Monts 1917, L’Ailette 1918, Montagne de Reims 1940, Danube1945.
2e régiment de zouaves: Laghouat 1852, Sébastopol 1854-1855, Magenta 1859, Puebla 1863, Extrême-Orient 1884-1885, Maroc 1907-1912, Champagne 1915, Verdun-Noyon 1916-1918, Vosges 1944.
3e régiment de zouaves : Sébastopol 1854-1855, Kabylie 1857, Palestro 1859, San Lorenzo 1863, Maroc 1908-1912, Champagne 1915, Verdun 1916, Moreuil-Noyon 1918, Le Faid 1943, Danube 1945.
2e régiment bis de zouaves : l’Yser 1914, Monastir 1916, Doiran1918.
4e régiment de zouaves: Sébastopol 1854-1855, Magenta 1859, Solferino 1859, la Marne-l’Yser 1914, Verdun 1916, La Malmaison 1917, Noyon-l’Oise 1918, Soissonnais 1918, Royan 1945.
8e régiment de zouaves: Saint-Gond 1914, Artois 1915, Champagne 1915, Les Monts 1917, Verdun 1917, Soissonnais 1918, Vauxaillon 1918.
9e régiment de zouaves: l’Yser 1914, Verdun 1916, Cœuvres 1918, Saconin 1918, Breuil 1918, Montdidier 1918, Berry-au-bac 1918, Roche-les-Blamont 1944.
1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: l’Yser 1914, Verdun 1916, la Somme 1916, Les Monts 1917,-l’Aisne 1918, Montdidier 1918.
2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Le Matz 1918, Soissonnais 1918, L’Ailette 1918, Somme-Py 1918.
3e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Verdun 1916, Les Monts 1917.
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Artois 1915, Verdun 1916-1917, La Malmaison 1917, Noyon 1918, Soissonnais 1918, l’Oise-l’Ailette 1918.

Première Guerre mondiale

Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur (6-8 citations à l’ordre de l’Armée)
3e régiment de zouaves
4e régiment de zouaves
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs (futur 16e R.T.T)
8e régiment de zouaves
9e régiment de zouaves

Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire (4-5 citations à l’ordre de l’Armée)
1e régiment de zouaves
1e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs (futur 43e R.T.T)
2e régiment de zouaves
3e régiment bis de zouaves

Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (2-3 citations à l’ordre de l’Armée)
2e régiment bis de zouaves

Seconde Guerre mondiale

Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1939-1945 (2-3 citations à l’ordre de l’Armée)
4e régiment de zouaves (1947)

Citations militaires

Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la croix de chevalier de la Légion d’honneur au drapeau du 4e RMZ6

« Magnifique régiment animé de toutes les vertus guerrières qui a généreusement versé son sang sur les principaux champs de bataille de la grande guerre et a connu le succès chaque fois qu’il a fait revivre en l’ennoblissant encore par la constance et la ténacité de ses efforts, la tradition des Zouaves de Crimée, d’Italie, du Froeschwiller. À participé aux batailles les plus importantes de la campagne 1914-1918, s’est couvert de gloire sur la Marne et sur l’Yser en 1915, a arraché la victoire à Douaumont (24 octobre 1916), Louvemont (15 décembre 1916), Hurtebise (24 avril 1917), La Malmaison (23 octobre 1917), Longpont (18 juillet 1918), sur l’Oise (2 août au 4 septembre 1918) et en donnant tout entier et à fond, a arrêté net la ruée déjà victorieuse de l’ennemi à Orvillers-Sorel (28 mars au 1er avril 1918) et à Carlepont (29 mai au 5 juin 1918). »

— Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la croix de chevalier de la Légion d’honneur au drapeau du 4e RMT – Président de la République7
Liste des régiments de zouaves de l’armée française

1er régiment de zouaves : formé en 1852, dissous en 1949 et reformé pendant la période 1956-1960. Croix de guerre 1914-1918 (5 palmes et une étoile vermeille) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) ;
2e régiment de zouaves : formé en 1852 et dissous en 1962. Légion d’honneur (obtenue lors de la bataille de Magenta), Croix de guerre 1914-1918 (5 palmes et une étoile d’argent) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) ;
3e régiment de zouaves formé en 1852 et dissous en 1962. Légion d’honneur (obtenue lors de la bataille de San Lorenzo, Mexique 1863), Croix de guerre 1914-1918 (6 palmes) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) ;
Régiment de zouaves de la garde impériale : formé en 1864, devenu le 4e régiment de zouaves en 1870 et dissous en 1962. Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918 (7 palmes) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes)8 ;
8e régiment de zouaves : formé en 1914, dissous en 1928, reformé en 1934-1940, à nouveau dissous, il est reformé deux fois d’abord en 1946-1956, puis durant la guerre d’Algérie (1959-1962). Légion d’honneur et Croix de guerre 1914-1918 (7 palmes et une étoile d’argent) ;
9e régiment de zouaves : formé en 1914 et dissous en 1940 ; reformé en 1943 et à nouveau dissous en 1962 ; réactivé en 1982 et à nouveau dissous en 2006 au CEC (centre d’entraînement commando) de Givet (08). Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918 (6 palmes et une étoile d’argent) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes).
11e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940. Sa devise : « Œil pour œil, dent pour dent » ;
12e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940 ;
13e régiment de zouaves : formé en 1919 et dissous en 1940. Sa devise : « Avec le sourire »
14e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940 ;
21e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940 (régiment d’instruction) ;
22e régiment de zouaves ;
23e régiment de zouaves ;
29e régiment de zouaves.

Régiments mixtes de zouaves et tirailleurs en 1914-1918

Créés lors de la Première Guerre mondiale avec deux bataillons de Tirailleurs algériens et un bataillon de Zouaves. Ils perdent leur bataillon de Zouaves entre avril et juillet 1918 et deviennent alors entièrement composés de tirailleurs. Les 2e et 3e sont transformés respectivement en 13e RMT et 6e RMT alors que les 1er et 4e conservent leur nom de mixte jusqu’en 1920.

1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs, il perd son bataillon de Zouaves en juillet 1918 mais conserve son nom de mixte jusqu’en octobre 1920 et devient le 43e RMT
2e régiment mixte de zouaves et tirailleurs, devient le 13e RMT en juin 1918
3e régiment mixte de zouaves et tirailleurs, devient le 6e RMT en mai 1918
4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs, il perd son bataillon de Zouaves en avril 1918 mais conserve son nom de mixte jusqu’en octobre 1920 et devient le 16e RMT

Liste des régiments de zouaves dans d’autres pays
Zouaves pontificaux

La création des zouaves pontificaux a lieu en 1860 à l’appel du pape Pie IX ; leur organisation est confiée au général de La Moricière. Après l’entrée des troupes italiennes de Victor-Emmanuel II à Rome en 1870, ils servent le Gouvernement de Défense nationale lors de la guerre franco-prussienne, et sont dissous après l’entrée des Prussiens à Paris.

L’un des zouaves pontificaux les plus célèbres est John Surratt, impliqué dans l’assassinat d’Abraham Lincoln.
États-Unis

Plusieurs unités de zouaves furent formés par des Américains lors de la guerre de Sécession : l’Union équipe de nombreux régiments de zouaves (parfois seulement zouaves uniquement de nom), et les Confédérés n’en ont qu’une poignée, essentiellement en Louisiane (Tigers zouaves, Coppen’s Zouaves, Louisiana zouaves). Au nord les plus célèbres sont le 5e régiment de volontaires de New York, surnommés les zouaves de Duryee, le 11e régiment de volontaires de New York, surnommés les zouaves de feu’, le 9th New York (Hawkin’s zouaves), le 10th New York (national Zouaves), le 62nd New York (Anderson zouaves), le 114th pennsylvania (Collis Zouaves), le 165th New York, etc.

Le 11e fut d’abord commandé par le colonel Elmer Ellsworth, mort en 1861, puis durement entamé lors de la première bataille de Bull Run. Le 5e était considéré comme une unité d’élite de l’armée du Potomac, et incorporé dans la division de Sykes. À la seconde bataille de Bull Run, le 5e régiment de New York, accompagné du 11e régiment de New York (les zouaves nationaux), participa à l’attaque flanquante du corps de Longstreet pendant dix minutes cruciales, avant d’être mis hors de combat : sur 525 hommes, 120 furent tués et 330 blessés durant ces dix minutes.

À partir de 1863, l’uniforme de zouave est donné en récompense aux unités méritantes de l’armée du nord et il y aura davantage d’unités de zouaves à la fin de la guerre qu’à son début. dans les années 1870/80 les zouaves furent progressivement assimilés aux unités régulières de l’US Army.
Zouaves du mort

Zouaves de mort formés lors de l’Insurrection polonaise de 1861/1864; leur organisation est confiée au Lieutenant François Rochebrune.

zouave15
Insurrection polonaise de 1861/1864 Zuavo du mort – colonel François Rochebrune (1863)
zouave14


Notes, commentaires et références

↑ a et b Les troupes coloniales dans la Grande Guerre: actes du colloque organisé pour le 80e anniversaire de la bataille de Verdun, IHCC-CNSV, 1997, p.90
↑ a et b Encyclopédie Larousse [archive]
↑ « A proprement parler les Zouaoua sont les Kabyles qui habitent les contreforts les plus élevés du Djurdjura. Le premier indigène qui entra au service de la France après la conquête d’Alger, fut un Zouaoui ou homme des Zouaoua, de là le nom des Zouaves », Le Globe, Société de géographie de Genève, 1860, p.215
↑ Philippe E. Landau, Les Juifs de France et la Grande Guerre : un patriotisme républicain, 1914-1941, CNRS, 1999, p. 34.
↑ Jacques Frémeaux, Les empires coloniaux dans le processus de mondialisation, Maisonneuve & Larose, 2002, p. 64
↑ Bulletin des lois de la République française, éd. Imprimerie royale, Paris, 1919, p. 2026
↑ Le 4e zouaves avait perdu 9 351 officiers, sous-officiers et soldats pendant la guerre 1914-1918
↑ Le bataillon d’instruction et d’intendance du 4e zouave est installé au fort de Rosny-sous-Bois. En 1963, la municipalité de Rosny-sous-Bois a baptisé Rue du 4e-Zouave la rue qui relie le centre-ville au Fort de Rosny

fleche21
Document pdf :
Les Zouaves à travers des cartes postales de
Jean Marc LABOULBENE
Bibliographie : Bruno Carpentier, La légende des zouaves ED. SOPAIC
Jean -François Catteau, Militaria n° 129 & 197, Histoire & Collection
http://alger-roi.fr/Alger/armee_afrique/pdf/8_zouaves_cartes_postales_afn68.pdf

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

3 janvier 2013

La Tunisie et la Grande Guerre

Classé sous — milguerres @ 23 h 53 min

 

 

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La Tunisie au gré des conflits

  1. Première Guerre Mondiale en Tunisie (1914 – 1918) (80.000 Tunisiens dont 21.000 tués ou disparus)
  2. Le premier soldat qui a franchi le Rhin
  3. La Grande Guerre et les nouveaux régiments de tirailleurs 1914-1920 (Colonel (E.R.) Pierre CARLES)
  4. Historique des compagnies de Tunisie du 16e escadron du train des équipages militaires
  5. Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy
  6. Historique du 4e Régiment de Spahis
  7. 4e Régiment de Spahis en Tunisie
  8. Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime (BNF)
  9. Devoir de Mémoire de nos Zouaves 
  10.  Bizerte et la France

La Tunisie et la Grande Guerre

Classé sous — milguerres @ 1 h 03 min

 

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Première Guerre Mondiale en Tunisie (1914 – 1918)

http://www.toutelatunisie.com/doc.php?docid=198

80 339 Tunisiens ont pris part à la Première Guerre mondiale, souvent enrôlés de force. 35 900 ne sont jamais revenus. Le service militaire a été rendu obligatoire depuis 1857 pour les jeunes musulmans non titulaires d’un certificat d’étudiant délivré par la Mosquée Zitouna. Mais, à l’avènement du protectorat, l’armée est simplement réduite à une garde beylicale de 500 hommes, répartis entre les sections infanterie, cavalerie et artillerie, sous le commandement d’officiers français (1883). Cependant, un an auparavant, douze compagnies mixtes franco-tunisiennes avaient été créées au sein du corps français d’occupation.

La Première Guerre mondiale a opposé la France et ses alliés, la Grande Bretagne, la Russie et l’Italie, à l’Allemagne qui, exclue de l’Afrique du Nord où se nouaient des coalitions pour maintenir la dominance de l’Europe de l’Ouest sur le bassin méditerranéen, s’est rapprochée du Califat ottoman, en prenant à son propre compte la politique islamique. En Tunisie, les notables religieux, les intellectuels et la bourgeoisie moyenne tunisienne, par affinités religieuse, linguistique et culturelle sont restés fidèles de cœur à l’Empire ottoman et la Cour beylicale était pro-française  par nécessité. Une dichotomie qu’entendait utiliser l’Allemagne qui cherchait à s’implanter en Afrique du Nord : elle était présente dans l’industrie hôtelière tunisienne où ses ressortissants avaient constitué des cellules d’espionnage, dans le commerce et lorgnait depuis le début du siècle sur les exploitations minières.   

Le déclenchement de la guerre suscite des mesures dans la Régence qui vit, en 1914, une situation économique difficile, en particulier la population rurale. L’état de siège est rapidement déclaré, l’autorité militaire se substitue à l’autorité civile, les réservistes indigènes sont rappelés sous les drapeaux, les relations diplomatiques avec la Turquie sont rompues… Dans toute la région, de l’Atlantique aux confins de la Russie, les protagonistes se livrent une guerre armée et une guerre d’influence. Allemands et Turcs font campagne dans le monde musulman pour l’inviter à mener une guerre sainte et la France et la Grande Bretagne y jouent de leur influence, accordant des aides aux nations, appelant au rétablissement du Califat de la Mecque…  Qu’en est-il en Tunisie ? En réponse à cette exhortation à la guerre sainte, le Bey adresse une proclamation à tous ses sujets, il y vante les bienfaits du Protectorat, il oppose le respect des autorités occupantes pour la religion musulmane aux basses intrigues de l’Allemagne pour entraîner la Turquie dans le conflit. La France, poursuit-il, n’a aucune haine contre le Sultan puisque récemment, elle lui a accordé un prêt de 100 millions pour réparer les destructions causées par la guerre balkanique, il ne faut pas confondre le peuple turc avec la poignée de militaires égarés auprès de l’Allemagne. Il terminait en assurant les Tunisiens qu’ils n’iraient point combattre dans le Hedjaz où se trouvent les lieux saints vénérés et qu’il avait parfaite confiance dans la victoire de la France. Les confréries religieuses, les cheikhs des trois grandes communautés musulmanes en Tunisie, les Kadria, les Rahmanias et les Aïssaouis, les membres du Charaa épousent sa position et affirment haut et fort leur dévouement à la France. Une fatwa, le 22 septembre 1915, considère même que ni le Coran, ni l’Islam n’empêchent de porter un casque de fer pour se protéger.

histoire_premiere_guerre_mondiale_tunisie.jpgLes Tunisiens sont de plus en plus nombreux à partir sur le front, se battent à armes inégales avec l’ennemi dans les tranchés et sont hébergés à leur arrivée  en France, à Aix, Arles, ou près d’Alès, à Tarascon et à Beaucaire, dans des conditions à la limite de la décence. Même si la Métropole se dit à leur écoute, leur prodigue soin, cours d’agriculture et de langue française, elle reste longtemps sourde à leurs principales revendications : les soldes insuffisantes, la situation des familles restées au pays. Même la proposition d’un civil, Charles Gide, président de l’Alliance franco-indigène, de leur offrir la naturalisation, ce qui pourrait augmenter leur loyalisme est restée sans suite. Nombreux combattants indigènes reprochent au Bey et sa Cour d’avoir cédé à la France et de les avoir laissés partir se battre pour une cause qui n’est pas la leur.

Malgré les campagnes d’incitation à la désertion que les Allemands ont menées auprès des soldats musulmans, les tirailleurs tunisiens sont restés loyaux à la France. Leurs faits d’armes leur ont valu la Croix de guerre, la Légion d’honneur et la participation au défilé du 14 juillet 1919. Ceux restés en Tunisie, le bataillon du 1er régiment de tirailleurs et les goumiers, ont réussi à faire échouer une rébellion senoussie, qui a éclaté en Tripolitaine, sous le commandement d’officiers turcs et qui entendaient semer le désordre dans la Régence, avec  le soutien de tribus comme les Merazigues ou les Oudernas.

Comment s’est comportée la population tunisienne face à cette guerre ? Il n’y a pas eu de révolte ouverte ni de poussée nationaliste. Dans  les villes, ce sont surtout de jeunes intellectuels formés à la française ou à la Mosquée Zitouna qui se sont opposés à l’enrôlement des Tunisiens, par déception ou par attachement à un passé lointain ou au pays d’origine. Dans la campagne, le malaise est plutôt dû à la situation précaire de la population suite à la crise économique et au départ des hommes dans l’armée. En 1917, les Tunisiens s’inquiétaient plus des Israélites, qui exemptés, accaparaient le commerce intérieur et extérieur et monopolisaient le secteur financier, que de l’issue de la guerre.

Qu’est-il ressorti de la participation des Tunisiens à une guerre qui somme toute ne les concernait ? Certes des pensions militaires ont été versées aux familles, des avantages en nature ont été concédés, mais le peuple tunisien s’est senti lésé. Cette déception profita plus tard aux mouvements nationalistes. Dès 1920, naît le parti du Destour qui réclame l’établissement d’une constitution.

 

Le 126e Régiment d’Infanterie Territoriale – 126e R.I.T.

http://www.histoiredemosset.fr/126e_rit.html

19 août 1914, le 126e R.I.T. embarque à Port-Vendres pour la Tunisie. Mais dès le 3 octobre 1914, un tiers du 126e (environ 1200 hommes) est renvoyé en France en renfort. À partir de là, ses effectifs ne vont pas cesser de s’amenuiser au fil du temps. Ils seront 800 au retour en France en 1919.
Le drame sud-tunisien
Le 126e R.I.T. assure le maintien de l’ordre en Tunisie jusqu’à la fin de la guerre, d’abord à Bizerte, puis au centre tunisien et enfin à Tunis. C’est surtout au Sud tunisien, pendant trois ou quatre mois (septembre 1915 au début 1916) que le 126e va être à l’épreuve du feu où il combattra avec honneur. Les Allemands avec l’aide de leurs alliés turcs veulent soulever la population musulmane d’Afrique du Nord. Ils espèrent ainsi obliger la France à se renforcer sur le sol africain et donc à dégarnir son front occidental. La Turquie profite d’un mouvement de rébellion mené par des religieux musulmans, les Senousis, pour déstabiliser les Italiens « occupants » en Lybie. Les troupes italiennes, mal préparées aux combats dans le désert, poursuivies par les tribus frontalières incitées au jihad par les Senousis, se replient défaites à l’intérieur des frontières sud-tunisiennes. Pour éviter la contagion dans le Sud algérien, il n’y a que nos « Pépères catalans » du 126e R.I.T. ainsi que des reliquats peu brillants de bataillons d’Afrique « disciplinaires, » les Joyeux, et quelques escadrons de Spahis pour s’opposer à la rébellion naissante. Bien que ces troupes soient inadaptées au terrain aride et à la chaleur écrasante et peu entraînée, elles maîtriseront suffisamment longtemps les attaques tribales, jusqu’à l’arrivée de troupes aguerries pour les relever, au moins en ce qui concerne nos « Pépères. » D’après Henri Frigoul

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

28 décembre 2012

Fatima, l’unique Spahi

Classé sous — milguerres @ 23 h 12 min

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Les Spahis et la Grande Guerre

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

 

Fatima, l’unique Spahi, de l’armée française de la Grande Guerre

http://femmesenuniforme.blogspot.com/2012/09/image-fatima-seule-femme-combattante.html

Pendant la Grande Guerre, une femme d’Afrique du Nord se prénommant Fatima sert dans un régiment de marche de spahis Marocains. Déguisée en homme, en toute illégalité, afin de suivre son amant (un lieutenant), elle s’introduit dans un transport de troupes à destination de la France. Dans l’ouvrage Un homme d’aventures, tome 1 d’Henri Dupertuis, l’auteur mentionne ce fait rapporté par son père le général Dupertuis (alors lieutenant-colonel du régiment concerné). Malgré son déguisement et, certainement, la complicité d’autres spahis, elle est découverte à son arrivée en métropole. Qu’à cela ne tienne, elle n’est pas renvoyée en Afrique du Nord et se voit autorisée à demeurer avec les spahis le temps de leur séjour en métropole. Elle participe aux combats contre les Allemands, mais lorsque son régiment prend la direction de l’Orient, en 1918, elle rentre vraisemblablement au Maroc.

 

Fatima, l'unique Spahi

 Image tirée du Miroir numéro 81 du dimanche 13 juin 1915.

«Fathima la marocaine», femme goum

http://osireglacier.com/etudesmarocaines/?p=9

…Certain-es Marocain-es ont été forcé-es de rejoindre les rangs de l’armée française, alors que d’autres ont été recruté-es volontairement, pour combattre pour les intérêts coloniaux de la France soit en Europe, soit ailleurs dans le monde.  On désigne par «goum» tout soldat d’origine maghrébine qui a rejoint les rangs de l’armée française.  D’un point de vue historique, ce qui est intéressant au sujet des goums, c’est que pendant longtemps, ils ont sombré dans l’oubli.  La France n’en parlait pas, parce qu’il s’agit d’une population subalterne qui ne serait pas digne d’être mentionnée par l’histoire officielle.  De son côté, le Maroc n’en parlait pas non plus, parce  que l’histoire officielle, à la nationale et nationaliste, ne savait pas comment interpréter l’engagement des goums pour une puissance colonialiste.  Et l’oubli est double, quand il s’agit de femmes  goums : un oubli d’une population subordonnée, à cause de son sexe, au sein d’une population subalterne dans les jeux mondiaux du pouvoir.  En effet, les archives françaises montrent qu’une certaine Marocaine qu’on surnommait «Fathima la marocaine» faisait partie des soldats qui combattaient pour les intérêts de la France en 1915.

On ignore tout de cette femme, y compris son nom de famille.  Toutefois, on suppose qu’elle ait existé.  En effet, d’une part, on a une photo d’elle qui a été reproduite par un article du journal français Le Miroir, datant du 13 juin, 1915, qui est intitulé «Les femmes qui se battent comme de vrais soldats», et qui parle d’elle en ses termes : «Fathima la marocaine a suivi nos unités maghrébines depuis le début de la bataille, et a combattu courageusement comme un homme.» D’autre part, d’autres documents historiques mentionnent la présence de femmes parmi les goums, sans toutefois préciser le rôle que ces femmes ont joué dans l’armée française.

 

 

fleche-boule8 dans évoquée sur :

http://femmesenuniforme.blogspot.com/2012/09/image-fatima-seule-femme-combattante.html

http://osireglacier.com/etudesmarocaines/?p=9

http://chnm.gmu.edu/wwh/d/182/wwh.html

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Les Spahis et la Grande Guerre

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Les spahis

Classé sous — milguerres @ 22 h 47 min

 

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Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

 

Les spahis

wikipedia

 

Les spahis étaient des unités de cavalerie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

Historique

Spahi est un mot d’origine turque, (mot provenant du persan سپاهی sipâhi signifiant « soldat » qui nous a aussi donné cipaye ou sepoy) dont la traduction la plus acceptée est celle de « cavaliers ». À l’origine, les « sibahis » sont des cavaliers fournis par les tribus inféodées à l’Empire ottoman qui viennent renforcer les effectifs de Mamelouks (troupes régulières) lorsque l’ampleur des opérations le nécessite.

Ils se payent sur le terrain en pillant les lieux où ils interviennent et, une fois l’opération terminée, rejoignent leurs tribus d’origine.

Le dey d’Alger, destitué lors de l’arrivée des Français, dispose de « Sibahis », turcs en grande majorité. Se trouvant sans emploi, ils se rangent en 1830 sous la bannière de Yusuf (Youssouf)1 qui se met au service de la France et en fait des troupes efficaces et redoutées, contribuant à la conquête de l’Algérie. Le mot, déformé par la prononciation française, devient Spahi.

En Algérie

Ces cavaliers, commandés par le « colonel-agha » Marey et recrutés par « Youssouf » Vantini, sont d’abord appelés « chasseurs indigènes » puis « Mamelouks », avant de prendre le nom de « Spahis ». Leur existence est officialisée par quatre textes législatifs :

- la loi du 9 mars 1831 autorise les généraux commandant les pays occupés à former des corps militaires composés d’indigènes et d’étrangers. C’est la première consécration des tirailleurs, zouaves, chasseurs indigènes, légionnaires… ;
– une ordonnance du 10 septembre 1834 prescrit la formation à Alger d’un corps de cavaliers indigènes sous la dénomination de spahis réguliers ;
– l’ordonnance du 7 décembre 1841 crée un corps unique de cavaliers indigènes. Est ainsi régularisé leur emploi depuis plus de dix ans par le corps expéditionnaire français en Algérie ;
– l’ordonnance du 2 juillet 1845 crée trois régiments de spahis :

  • le 1er régiment de spahis algériens à Alger ;
  • le 2e régiment de spahis algériens à Oran ;
  • le 3e régiment de spahis algériens à Bône .

Ces formations se couvrent de gloire dans la quasi-totalité des combats qui émaillent la conquête de l’Algérie et contribuent largement au succès des armes de la France.

Leurs principales victoires sont :

  • Constantine en 1836 et 1837 ;
  • les Portes de Fer en 1839 ;
  • le Collo en 1843 ;
  • la prise de la smala d’Abd el-Kader en 1843 ;
  • la bataille d’Isly en 1844 ;
  • les Aurès en 1846 ;
  • la prise de Zaatcha en 1849 ;
  • la prise de Laghouat en 1852 ;
  • le Hodna en 1864 ;
  • la Kabylie en 1871.

Hors d’Algérie

Né en Algérie, le modèle spahis est repris ailleurs par l’armée française :

  • en Crimée, en 1854, où Yousouf est chargé de mettre sur pied des escadrons de cavaliers autochtones, les « Bachi-bouzouks » ;
  • en Tunisie, où le 4e Spahis est formé le 1er octobre 1886 ;
  • au Maroc, avec la participation d’escadrons algériens à l’expansion française, puis avec la création, en 1912, de dix escadrons de spahis formés avec les tabors de cavalerie du sultan du Maroc ;
  • au Sénégal, avec une esquisse en 1843, puis une participation effective aux opérations de pacification de 1872 à 1881 ;
  • et aussi au cours de l’expansion coloniale de la IIIe République où des unités algériennes et marocaines prennent une part active aux campagnes d’Extrême-Orient, d’Afrique et de Madagascar.

Première Guerre mondiale

En 1914, existent quatre régiments de spahis algériens encasernés à Médéa, Sidi-bel-Abbès, Batna et Sfax (en Tunisie). Un 5e régiment de spahis algériens est créé lors de la mobilisation générale d’août 1914 ; et, un mois plus tard, en septembre, est constituée une brigade de marche à l’aide d’escadrons provenant de toutes les unités. Cette brigade, commandée par le colonel Martin de Bouillon se compose des 1er (lieutenant-colonel Schneider) et 2e (colonel Couverchel) régiments de marche des spahis qui, en août 1915, sont renommés 6e et 7e spahis algériens. Les spahis algériens combattent dès le début des hostilités.

Pendant ce temps-là, au Maroc, les autorités françaises réunissent quatre escadrons auxiliaires de chasseurs marocains et les dirigent sur la France, où, aux ordres du commandant Dupertuis, ils forment le régiment de marche de chasseurs indigènes à cheval qui devient, le 1er janvier 1915, le Régiment de marche des spahis marocains (dépôt à Arles). Quant aux escadrons auxiliaires restés au Maroc, ils donnent naissance au 2e régiment de spahis marocains, lequel sert d’unité de relève au 1er régiment de spahis marocains alors en première ligne en France, puis, à partir de mars 1917, à l’armée d’Orient où il mène force combats qui, en 1918, l’entraînent jusqu’au Danube et à Budapest. Dans cette ville, le 31 décembre 1918, soit un mois après l’armistice, lors d’un raid sur le château de Foth, il capture le maréchal von Mackensen et tout son état-major.

Entre-deux-guerres

Durant cette période, le nombre de régiments de spahis est triplé par rapport aux effectifs de 1914.

En 1921, on dénombre douze régiments de spahis :

  • 5 en Algérie ;
  • 4 au Maroc ;
  • 2 au Levant ;
  • 1 en Tunisie.

Fichier:Algerie spahi furnes harki.jpg

Spahis d’Algérie à Furnes, Belgique.

Fichier:LL 89 - Guerre 1914-1915 - RIBECOURT - Campement de spahis marocains.JPG

Un campement de spahis marocains à Ribécourt, au début de la Première Guerre mondiale

Régiments de spahis algériens dissous

  • 1er régiment de spahis algériens (1831-1964)
  • 2e régiment de spahis algériens (1832-1962)
  • 3e régiment de spahis algériens (1832-1964)
  • 5e régiment de spahis algériens (1914-1962)
  • 6e régiment de spahis algériens (1914-1956)
  • 7e régiment de spahis algériens (1914-1962)
  • 8e régiment de spahis algériens (1921-1962)
  • 9e régiment de spahis algériens (1921-1961)
  • 10e régiment de spahis algériens (1922-1958)
  • 11e régiment de spahis algériens (1920-1956)

Régiments de spahis tunisiens dissous

  • 4e régiment de spahis tunisiens (1882-1957)
  • 5e régiment de spahis tunisiens (1929-1933)
  • 12e régiment de spahis tunisiens (1922-1956)

Régiments de spahis marocains dissous

  • 1er régiment de spahis marocains
  • 2e régiment de spahis marocains (1912-1962) devenu 22e régiment de spahis en 1958.
  • 3e régiment de spahis marocains (1922-1962) devenu 23e régiment de spahis en 1958.
  • 4e régiment de spahis marocains (1927-1963) devenu 24e régiment de spahis en 1959.
  • 5e régiments de spahis marocains (1943-1955)
  • 6e régiments de spahis marocains (1944-1962)
  • 8e régiment de spahis marocains

Fichier:French colonial soldier WWI.JPG

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