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28 décembre 2012

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Classé sous — milguerres @ 20 h 28 min

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Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

 

Fatima, l’unique Spahi

 

4e Régiment de Spahis en Tunisie

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa3.htm

4e Régiment de Spahis en Tunisie gili

Michel Gili en grand uniforme en 1922

Pendant l’entre-deux guerres, le 4e Régiment de spahis tunisiens (4e RST), formé d’environ 95% de Tunisiens pour 5% d’Européens, qui était en garnison à Sfax au Camp  » Jamais  » existant depuis 1893, participa activement à l’animation de la vie locale, quand il n’était pas partie prenante des manœuvres annuelles. 

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Le Camp JAMAIS

camp05

Le camp Jamais, avant la construction de son mur d’enceinte.
(Coll. G. Mishid)

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En visite au camp Jamais, des marins posent pour le photographe,
 alors que la fanfare du 4° Régiment de spahis tunisiens retentit.
(Coll. Ch. Attard)

fanfare

Les spahis défilent sur le boulevard de France, fanfare en tête.
(CPA LL. n°92 – Coll. Ch. Attard)

Sa fanfare, formée à partir d’un noyau de 6 personnes en 1925, s’étoffa et, dès le 1er janvier 1926, institua la tradition annuelle du réveil en fanfare sous les fenêtres des maisons du colonel, du caïd et du contrôleur civil. 

spahis13

 Chaque année, le 14 Juillet et le 11 Novembre,
les troupes défilaient sur le boulevard de France
(CPA LL. n°30 – Coll. G. Bacquet)

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Elles participaient aussi aux différentes missions incombant à l’armée en temps de paix, ce qui ne les empêchait pas de mettre en valeur la dextérité de leurs cavaliers dans les concours hippiques au champ de course. 

spahis17

On décore face au cercle militaire.
(CPA LL Photo n°37 – coll. G. Bacquet)

Le cercle militaire, dominant la place Jérôme-Fidelle, était le cadre de réceptions en l’honneur des officiers des divers navires de guerre, français ou étrangers, en visite dans le port, ainsi que de grands bals auxquels des civils étaient invités.

cercle

Le cercle militaire (au second plan)
dont la terrasse surplombait le boulevard de France
(CPA LL Photo n°113 – coll. Ch. Attard)

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa3.htm

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Les Spahis et la Grande Guerre

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Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

Historique du 4e Régiment de Spahis

Classé sous — milguerres @ 14 h 54 min

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Les Spahis et la Grande Guerre

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Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

4e Régiment de Spahis en Tunisie

 Fatima, l’unique Spahi

 

 

 Fichier:Insigne régimentaire du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens 1er modéle.jpg

source wikipedia

Insigne régimentaire du 4e régiment de tirailleurs tunisiens
(1er modèle)

Le 4e régiment de tirailleurs tunisiens (4e RTT) était un régiment d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

En activité entre 1884 et 19561, il est l’un des régiments les plus décorés de l’armée française2. Il se distingue particulièrement lors de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est cité six fois à l’ordre de l’Armée et obtient la Légion d’honneur, puis lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la campagne d’Italie au sein du corps expéditionnaire français du général Juin ; il est à nouveau cité quatre fois à l’ordre de l’Armée.

source wikipedia

Historique du 4e Régiment de Spahis

http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

1914

Départ pour la France

Le régiment de campagne du 4e Régiment de Spahis est formé à Sfax (Tunisie) à 4 escadron et embarqué le 1er septembre 1914 à Sfax également.

A cette date, l’état-major du Régiment a la composition suivante :

  • Colonel Couverchel, Commandant le Régiment,
  • Lieutenant-Colonel Schneider,
  • Chefs d’Escadrons Renn et B.R Bonneterre,
  • Capitaine Adjoint Dauphinot,
  • Lieutenant Crotel, officier d’approvisionnement,
  • Lieutenant Dandine, Officier payeur,
  • Treuvelot, vétérinaire major de 2e classe,
  • Couboules, médecin major de 2e classe
  • Aoustin, vétérinaire aide-major de Ire classe
  • Bellon, médecin aide-major de 1ere classe.

L’effectif du Régiment est de 31 Officiers, 666 hommes de troupe et 671 chevaux.

L’Aisne

Les escadrons débarquent à Marseille le 4 septembre 1914 et sont immédiatement dirigés sur le camp retranché de Paris. Le 4e Spahis forme avec le 6e Régiment de Marche de Spahis (Escadrons des 1e, 3e et 5e Spahis) une Brigade de marche qui est mise à la disposition de la 6e Armée (Gal Maunoury) dans la région de l’Oise.

Le  13, la brigade reçoit l’ordre de passer l’Aisne, le plus rapidement possible, entre Jaulzy et Vic-sur-Aisne. Le pays vallonné et boisé est difficile pour la Cavalerie et propice aux embuscades. La Brigade est arrêtée par le feu de l’infanterie ennemie embusquée dans les bois de Moulin-sous-Touvent et Nampcel puis poursuivie jusqu’au Sud de Saint-Pierre-lès-Bitry par un tir progressif d’artillerie.

Le 15 septembre, la Brigade qui a repris sa marche en avant part d’Attichy et deux Escadrons reçoivent l’ordre de se porter par Carlepont sur la Pommeraye, en soutien de reconnaissance d’infanterie. Le Peloton d’avant-garde, arrivé à hauteur de Brétigny, aperçoit une forte colonne de cavalerie ennemie qui se retire.

Le lieutenant De Mesmay, commandant ce peloton n’hésite pas à attaquer franchement I’arrière-garde de cette colonne composée d’un Régiment de Uhlans, dont il tue plusieurs cavaliers et continue au galop sur Brétigny, suivi par le demi-Régiment du Commandant B.R Bonneterre. Mais à la lisière sud du village, des feux d’infanterie, de mitrailleuses et d’artillerie, obligent les Spahis à se jeter dans les bois qui bordent la route.

Au cours de ce combat, une vingtaine de Spahis a disparu, mais les deux escadrons du 4e Spahis sont l’objet de félicitations élogieuses du Commandant de la Brigade.

 

La Somme

Pendant tout le mois de septembre, le Régiment va continuer ses missions de reconnaissance et de résistance ; il part dès l’aurore, les chevaux sellés dans la nuit, il travaille tout le jour et rentre au bivouac dans les lignes de l’Infanterie à la nuit est tombée. Le ravitaillement arrive au milieu de la nuit, quand il peut rejoindre. Le temps est froid et pluvieux. Malgré ces longues étapes, une nourriture, composée presque uniquement de vivres de réserve, les intempéries pénibles pour les Spahis habitués au soleil d’Afrique, le moral est toujours excellent et tous conservent le mordant nécessaire aux missions périlleuses qui leurs sont confiées durant les attaques furieuses et les bombardements intenses qui ont lieu pendant la fin septembre dans le Sud de la Somme.

Le 24 septembre au soir, notamment à la Chavate, la Brigade à cheval depuis le matin, est obligée de tenir en respect, au combat à pied, des forces allemandes supérieures en nombre. Cette résistance permet de rallier les forces entamées et d’opposer un barrage solide au mouvement débordant des lignes allemandes. Plusieurs Officiers, Sous-Officiers et Cavaliers sont cités à l’ordre du Régiment.

Mais si le courage des hommes a toujours réussi à se montrer plus fort que la fatigue, les chevaux ont eu à fournir sans repos, durant 18 jours un effort presque au-dessus de leurs forces. Bivouaqués dans la boue, sellés dans de mauvaises conditions; parfois 59 heures sur 62 (du 24 septembre, 9 heures, au 26 septembre, 19 heures) parcourant tous les jours d’assez longues distances, beaucoup deviennent indisponibles et ne peuvent être soignés par les vétérinaires durant les quelques heures de la nuit dont ils disposent.

Le commandement, reconnaissant qu’il est absolument nécessaire de donner quelque repos au Régiment, décide qu’à partir du mois d’octobre, un demi-Régiment assurera, seul, le service sur le front, le reste des Escadrons de la Brigade restant en cantonnement à la disposition du Général commandant le corps d’armée.

Les mois d’octobre et de novembre avec leurs brouillards et leurs pluies fines et fréquentes, vont être pour le 4e Spahis une période d’incessants changements, durant, lesquels il aura à remplir un triple rôle; éclairer sur le front, assurer la liaison avec les divisions voisines et se tenir constamment prêt, soit à appuyer les attaques, soit à parer un fléchissement des lignes françaises. C’est ainsi que la Brigade passe du grand plateau de la Somme aux plaines du Pas-de-Calais, traversant Contoire, Faverolles, Pierrepont, Corbie, Pas, Thièvres, Saulty, Couturelle, Coin, Larbet, pour se fixer le 12 novembre à Izel-les-Hameaux dans le Pas-de-Calais.

 

Le Pas-de-Calais

Attaque du château de Vermelles.

Le 30 novembre, des gens résolus sont nécessaires pour tenter un quatrième coup de main sur le château de Vermelles (entre Béthune et Lens) qui, depuis un mois et demi, arrête notre progression. On fait appel au 4e Spahis, grand honneur que tous comprennent car le Colonel n’a que l’embarras du choix pour constituer le groupe franc de 80 Spahis, demandé par le Commandement. Ce groupe se rend le 30 au soir à Mazingarde, d’où doit  partir l’attaque. Il échange ses armes avec une Compagnie de Territoriaux, et le lendemain matin, des instructeurs d’Infanterie apprennent aux Spahis le maniement du fusil et leur donnent quelques principes d’escrime à la baïonnette. C’est après une heure d’exercice que ce groupe de Spahis devint la troupe d’Infanterie qui devait, deux heures plus tard, mettre en fuite ou écraser deux Compagnies badoises occupant une position jugée formidable.

A 11 heures, le signal de l’attaque est donné par l’explosion d’une mine qui doit faire brèche dans le mur du parc. Les quatre groupes de 20 Spahis, sous les ordres du Lieutenant Berger et du Sous-Lieutenant Allal Ghomry, s’élancent à pied et avec un élan irrésistible en tète des troupes d’Infanterie. Le Maréchal des Logis Decousser et 19 cavaliers ont bondi les premiers sur le mur d’enceinte et l’escaladent. Ils sont rejoints aussitôt par les autres groupes. Devant les Spahis, dans les boyaux du parc, les Allemands affolés, tourbillonnent. Les Spahis franchissent tous les obstacles tirant et pointant sans arrêt; rien ne leur résiste et d’un seul assaut ils enlèvent le parc, le château en ruines et les maisons qui bordent le parc nord, massacrant au passage tout ce qui n’a pu s’enfuir. 

Le groupe franc à son retour à Mazingardes fut acclamé par toutes les troupes et vivement félicité par le Général De Cadoudal pour son entrain, sa grande bravoure et le magnifique résultat obtenu.

Après Vermelles, le Régiment prend quelques jours de repos, puis va s’installer à Bully-Grenay pour assureur le service des tranchées de décembre 1914 à avril 1915, dans le secteur de BulIy à Àix-Noulette (Sud-Est du Pas-de-Calais).

Il aura à y souffrir énormément du froid et beaucoup d’hommes, dont les pieds sont gelés, devront être relevés. Là encore, le Régiment fera son devoir. Le 17 décembre, un groupe d’éclaireurs est détaché au 21e Bataillon de Chasseurs à Pied, avec mission de précéder l’infanterie dans une attaque contre les tranchées allemandes situées dans un petit bois aux environs de Noulette. Le groupe s’élance bravement à l’assaut, s’empare de la première ligne de laquelle il chasse les Allemands et, malgré un feu violent de mitrailleuses ennemies réussit à se maintenir dans son gain en faisant le coup de feu jusqu’ au soir.

1915

En mai 1915, une nouvelle attaque est projetée contre les « ouvrages blancs » d’Angres, dans la région de Lens. Les Spahis sont demandés pour donner, encore une fois, la preuve de leur audace en attaquant à pied des ouvrages allemands, très fortement organisés, qu’il s’agit d’enlever par un coup de main hardi et de conserver coûte que coûte.

Le 8 mai, cent Spahis encadrés sont fournis par le Régiment et le 25, cinquante autres doivent prendre part dans les mêmes conditions a une nouvelle opération de concert avec l’lnfanterie.

Comme à Vermelles, c’est tout le Régiment qui est volontaire et tous se disputent l’honneur d’être de l’attaque. Le 19 mai, à 17 heures sous les ordres du Capitaine Paoli, du Lieutenant Labarbe et du Sous-Lieutenant de Coincy, au signal de l’explosion des mines, les Spahis s’élancent hors des tranchées. Ils trouvent, en face d’eux une masse de bastions et de tranchées que nos troupes appellent les « ouvrages blancs » parce que, creusés dans un sol crayeux, ils couronnent la crête d’un labyrinthe blanchâtre. Les hommes, avec un mépris prodigieux de l’adversaire ne s’arrêtent pas à ces tranchées qu’ils débordent ; tout au plus enferment-ils parfois des groupes entiers d’Allemands qui n’ont pas eu le temps de sortir de leurs abris. Aussi, en quelques minutes avec des pertes minimes, le détachement atteint la deuxième ligne ou les Allemands surpris et terrorisés, sont massacrés au nombre de plus de 300. 80 sont faits prisonniers. Mais les obus et les grosses grenades pleuvent et insuffisamment appuyé et fortement mitraillé le groupe réduit de moitié, est obligé de rétrograder jusqu’à la première ligne allemande, dans laquelle il réussit à se maintenir malgré un feu d’enfer.

Dans cette affaire, il y a eu de lourdes pertes ; le Sous-lieutenant de Coincy, qui combat vaillamment jusqu’au soir à la tête de son groupe, trouve une mort glorieuse dans la lutte; 6 Sous-Officiers sur 8 et 12 Brigadiers sur 14 n’ont pas reparu; la majeure partie de l’ouvrage étant retombée aux mains de l’ennemi, il a été impossible de déterminer le nom des morts et blessés relevés par l’ennemi.

Tout le groupe d’éclaireurs obtint la citation suivante à l’Ordre de la 10e Armée:
Le groupe d’éclaireurs du 4e Spahis chargé de l’attaque d’un ouvrage allemand très fortement organisé, s’est formé pour I’assaut avec autant de calme qu’au terrain de manœuvre. Ils se sont élancés à l’assaut, officiers en tête avec une fougue et un courage admirable, ont occupé la plus grande partie de l’ouvrage, s’y sont maintenus avec un complet mépris du danger malgré les fortes pertes que leur a fait subir le feu d’Artillerie et de l’infanterie allemande.

Le 25 mai, sous les ordres du Capitaine Brabet et du Sous-lieutenant De La Croix, le second groupe formé fit, de concert avec l’Infanterie, une nouvelle tentative sur les ouvrages blancs occupés en partie par les Allemands. Comme le 8 mai, les deuxièmes lignes furent atteintes dans un élan splendide et occupées. Les Spahis, malgré leur petit nombre, repoussèrent à la baïonnette quatre contre-attaques allemandes et firent une hécatombe d’ennemis.

Après les opérations des Ouvrages Blancs, le Régiment avait besoin d’être réuni pour pouvoir s’organiser; la moitié des effectifs fournis les 8 et 25 mai, avait été mise hors de combat. Aussi le 27 mai  la réserve à pied de BuIly est supprimée et le 4e Spahis n’a plus d’hommes détachés au service des tranchées. Il va être en mesure de se reformer, de compléter son effectif en hommes et de se préparer à repartir dans de meilleures conditions.

Le 19 juin, après un séjour de un mois plus à l’est à Hestrus, le Régiment va cantonner à Pernes. Le 1er juillet, 500 Cavaliers à Pied, dont 200 du 4e Spahis, sont mis à la disposition de la 4e D.I. Ils vont occuper les abris situés sur la piste allant de Petit-Servins à Maison Forestière (lisière ouest du bois de Bouvigny) et font le service de première et deuxième lignes. Pendant ce séjour aux tranchées, les Spahis supportèrent des bombardements parfois violents; qui causèrent des pertes assez sérieuses.

Les Spahis se distinguèrent particulièrement dans des missions de reconnaissance souvent très périlleuses. Le 15 septembre, une de ces patrouilles, commandée par le Brigadier d’Arras, se heurte à une forte patrouille allemande. Malgré l’infériorité numérique (quatre contre quinze) malgré la différence d’armes (mousqueton contre fusil), le Brigadier d’Arras sans perdre une minute s’élance à la baïonnette sur l’ennemi avec ses trois hommes. La patrouille allemande, après un terrible corps à corps, se retire, laissant cinq des siens sur le terrain, dont un Officier, sur le corps duquel on retrouve des notes précieuses pour le Commandement. Le Brigadier rentre avec deux de ses hommes, tous trois blessés. Cette action glorieuse valut une citation à chacun de ces braves.

Le 22 septembre 1915, les Spahis sont relevés de leur service aux tranchées; ils changent de cantonnements et on les retrouve le 1er octobre a Bergueneuse au nord d’Anvin, d’où ils reprennent, le 9, le service des tranchées. Comme auparavant, le 4e Spahis fournit 200 hommes qui sont mis en soutien de la ligne de sous-secteur, ils occupent le chemin creux Souchez-Angres.

Le 13 octobre, il s’agit d’opérer un coup de main sur un poste allemand. Le Lieutenant de Kerverseau fait, sous un bombardement violent, une reconnaissance judicieuse. Le 13 au soir, les Allemands ont prononcé une attaque très violente et ont pris deux tranchées françaises, défendues par le 31e Bataillon de Chasseurs à Pied, dont une Compagnie a été éprouvée. Le Lieutenant Ghomri, avec une quarantaine de gradés et hommes, est désigné pour cet engagement, L’attaque se produit le 14 à 9 heures, mais ne réussit pas complètement, les éléments voisins n’ayant pu progresser. L’assaut est décidé à nouveau pour 16 heures. Il sera exécuté par un escadron du groupe de Spahis, soutenu par une Compagnie d’infanterie et précédé d’une fraction de Grenadiers. Le combat s’engage à la grenade, mais se transforme vite en un abordage à la baïonnette dans lequel les Spahis ont rapidement l’avantage.

Les Allemands cèdent. Le Capitaine Trillat s’est porté à la hauteur de la première ligne et sa présence électrise ses hommes. Blessé d’une balle au bras, il continue son mouvement en avant, exhortant toujours ses Spahis. Une nouvelle blessure à l’épaule gauche le renverse; il essaie de se relever mais, trahi par ses forces, il passe le commandement au Lieutenant Labarbe et ne quitte le terrain de la lutte que lorsqu’il voit la progression s’accentuer. A 16h25, la position est à nous.

L’hiver arrive avec la fin octobre, et, pendant les mois suivants, le 4e Spahis continue à tenir les tranchées.

1916

Le 15 janvier, le détachement de 200 hommes fourni aux tranchées, est remis à la disposition du régiment. Le 17 janvier 1916. la Brigade de marche des Spahis, change sa composition. Elle sera formée du 4e Spahis et du Régiment de Spahis marocains. Toutefois, le 4e Spahis reste provisoirement à la disposition du 9e Corps d’Armée et s’installe à Hétrus et à Tangry. Le 21, le 4e Spahis est affecté comme Cavalerie de Corps au 33e C.A.. Il cantonne à Hernicourt, Berthonval, Sautricourt, St Martin, toujours dans le Pas-de-Calais, et assure un service de surveillance générale.

 

 

Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse

Le 1er mars 1916, le Régiment embarque à Wavrans-sur-Ternoise et quitte le Pas-de-Calais ; dés lors, il ne fait que voyager. Il se rend d’abord dans la Marne, traverse ensuite la Meuse pour passer dans la Meurthe-et-Moselle, le 4 avril à Saulxures et Allamps.

Enfin le 18 mai, le Régiment revient sur la frontière de l’Est, traverse la Meuse à Vertusey et Corneiville. C’est de là qu’il prend le service des avant-lignes dans le secteur de Étangs (Est d’Apremont).

Il le garde jusqu’au 5 juillet, date à laquelle il quitte ce secteur pour occuper dans celui de St-Baussant, plus au nord, les ouvrages des Mortiers et de la Cortine-ouest, à l’ouest de Xivray.

Ce séjour dans la Marne et la Meuse n’a pas été pour le Régiment une période de repos. Pendant que les uns occupaient les avants-postes, les autres poussaient activement leur instruction de spécialistes  (grenadiers  fusiliers-mitrailleurs  agents de  liaison, etc.).

Le service dans le secteur des Étangs et dans celui de Xivray fut pénible aux Spahis qui durent organiser complètement ces défenses en s’employant de jour et de nuit à des travaux de construction d’abris. Par ailleurs, le Régiment a dû fournir, à maintes reprises, des détachements de liaison à l’Artillerie (de Verdun notamment) et des coureurs à l’infanterie, Les uns et les autres se sont fait particulièrement remarquer par leur courage, leur entrain et leur résistance.

Le 25 juillet, le Régiment est relevé de son service en première ligne et revient, dans la Meurthe-et-Moselle à Colombey-les-BeIles où il cantonne jusqu’au 14 août. A cette date, il embarque à Barisey-la-Cote, a destination de Conty, dans la Somme. Il s’installe à Thieullot-la-ViIle, puis se rend le 20 à Lamotte-en-Santerre.

 

 

Somme, Oise et Aisne.

A peine arrivé dans cette dernière localité, le 4e Spahis doit fournir un escadron pour la police des routes, des agents de liaison à l’Artillerie, et un détachement d’hommes à pied mis à la disposition du Général Viollaud, pour participer à la défense de secteur de tranchées entre Feuillêres et Blaches.

Cette zone du front est particulièrement dangereuse ; les obus tombent sans discontinuer et la surveillance qui incombe aux Spahis est difficile.
Ce n’est que le 3 novembre 1916, que le 4e Spahis est relevé de son service en secteur. Il stationne à Lamotte-en-Santerre, prêt à être embarqué avec la 77e DI.

Le 7 novembre, la moitié du Régiment s’embarque à Boves d’où elle se rend en chemin de fer à Villers-Cotterets et de là cantonne à Ivores, dans l’Oise. Elle y est rejointe le 25 par le reste du Régiment qui a fait le trajet par étapes à cheval depuis Lamotte. Le 29 novembre, deux escadrons vont cantonner à Vez et assurent la relève des tranchées occupées précédemment par un détachement du 7e Spahis. L’État-major quitte à son tour Ivores le 2 décembre, pour se porter à Haramont, dans l’Aisne.

Enfin, le 4 décembre, les 4 escadrons du  4e Spahis sont regroupés aux ordres du Colonel Du Jonchay, dans la zone de cantonnement Haramont, Longpré, Bonneuil. Là, le Régiment fournit un détachement de 140 hommes destinés à remplacer les hussards qui occupent les tranchées dans le secteur Berry-CheviIecourt. Le bombardement est très intense dans ce centre de résistance et le Régiment a une dizaine de blessés.

Le 31 décembre 1916, le 4e Spahis est divisé en deux groupes d’escadrons divisionnaires: deux escadrons cantonnés à Longpré et les Fossés, sont rattachés à la 70e D.I (33e C.A., Ire Armée) et les deux autres, cantonnés à Bonneuil-en-Valois, sont rattachés à la 77e D.I.. Néanmoins, les deux groupes continuent à avoir chacun 80 hommes aux tranchées de Chevicourt jusqu’au 6 mars 1917. A cette date, les Spahis sont relevés de leur service en secteur; ils rejoignent leur cantonnement pour permettre de donner, dans les escadrons, l’instruction du nouveau règlement sur l’emploi de la cavalerie dans le combat.

Ce repos ne devait pas être de longue durée.

Le 17 mars, en effet, les lignes solidement tenues par les Allemands depuis plus de 2 ans, et qu’ils avaient défendu avec opiniâtreté, ont soudain cédé depuis Arras jusqu’au nord-ouest de Soissons, la guerre de tranchées a fait place à la guerre de mouvement.
La cavalerie a trouvé son emploi. On se rendit compte dans la matinée du 17, que l’ennemi refusait la bataille et se retirait avec rapidité. Ce fût alors une course en rase campagne.

Le 17 mars, les groupes d’escadrons divisionnaires du 4e Spahis sont mis à la disposition des 70e et 77e D.I. Dès le 18, les deux groupes commencent chacun de leur côté, leurs missions de reconnaissance et de liaison. Le groupe Roussel de la 70e D.l. qui opère le long de l’Oise à la gauche de la 77e D.I., lance plusieurs reconnaissances d’Officiers et de Sous-Officiers sur l’Ailette, par Blérancourt et Saint-Paul-aux-Bois, par Besmé et Manicamp. Elles ont pour mission de reconnaître la ligne, d’arrêter l’ennemi, de tâcher de préciser exactement les points occupés et de voir si les passages sur le canal de l’Ailette sont détruits ou non.

Au groupe Courtot de la 77e D.I., la même mission incombe aux Spahis: des reconnaissances sont poussées vers l’Ailette, les unes par Fontenoy, Tartiers, Vezaponin, Pont-Saint-Mard, les autres par la Forêt des champs des-Lottes, les Bourguignons.
En même temps, un détachement se porte sur Vaurezy, Villers-la-Fosse pour prendre contact avec le 37e C.A et assurer la liaison, tandis que des pelotons sont mis à la disposition des 93e et 88e Brigade.

Le 18 au soir, entre I’Oise et Soissons, toute la ligne allemande tombait aux mains des français qui, prenaient pied sur le plateau au nord de Soissons et occupaient Crouy.

Du 19 au 22, le Régiment continue à avancer et le rôle des groupes est identique, c’est à dire qu’ils assurent la liaison et envoient des reconnaissances jusqu’a l’Ailette, reconnaissances très dangereuses.

Le 23, l’infanterie est en contact sur l’Ailette et les groupes attendent ; le 1er à Bieuxy, le second à Camelin. L’ennemi est parvenu sur la fameuse ligne Hindenbourg, il y a entrepris une sérieuse résistance. Esquissée depuis le 20 mars, elle a depuis cette date, été en s’accentuant.
Bien que les massifs boisés de Coucy et de Saint-Gobain constituent une solide défense naturelle, c’est cependant dans ce secteur que nos progrès ont été les plus sensibles. Depuis le 22 mars, des éléments de plus en plus nombreux de nos diverses armes ont franchi l’Ailette. Le 24, nous avons rejeté les arrières-gardes allemandes dans la basse forêt de Coucy où nous avons pénétré nous-mêmes le lendemain atteignant les abords de FoIembray et de Coucy-le-Château . Le 26, en dépit du mauvais temps et de la résistance ennemie, nos patrouilles se sont avancées dans la Basse Forêt dont toute la partie nord tombait en notre pouvoir ainsi que Folembray, La Feuillée et Coucy-le-Château.

Les 27 et 28, le groupe Courtot (77e DI) reçoit l’ordre de passer au Nord de l’Ailette et de reconnaître, dans la direction générale de la Ferme rouge, Landricourt, Quincy-Basse. Il s’agît de refouler les éléments ennemis qui occuperaient encore la région comprise entre Landricourt et l’Ailette, et de se rendre compte si le mouvement de repli se poursuit. Les reconnaissances accomplissent parfaitement leurs missions et donnent d’excellents renseignements.

Le 29 mars, les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s’organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts (70e D.I.) Bieuxy (77e D.I).  

Depuis le 19 mars, la poursuite a été ralentie par le mauvais temps et la destruction systématique de toutes les voies de communications.
Au cours de cette période particulièrement active, le Régiment avait fait preuve des plus brillantes qualités militaires. Aussi la valeur du Régiment fut elle officiellement reconnue par les deux ordres suivants :

Ordre n° 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu’il a rendus au Corps d’Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l’Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d’utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l’Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d’audace.
Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d’opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Ordre n 534 de la 77e D.I.
Par décision du Général en Chef, en date du 10 juillet 1917, le 4e Spahis cesse de constituer la Cavalerie de Corps d’Armée.
Le Général Commandant la 77e DI ne veut pas se séparer de ses escadrons divisionnaires sans exprimer au Chef de Corps, aux Officiers et Spahis de tous grades, les regrets qu’il éprouve en les voyant quitter la Division.
En toutes circonstances et notamment pendant les opérations de poursuite auxquelles ces escadrons ont brillamment participé, le 4e Spahis a donné la mesure de ce qu’on pouvait attendre de ce beau Régiment. Il saura, sur un autre théâtre d’opérations, fournir de nouvelles preuves de sa valeur. Salut à Son Étendard.

Après la poursuite sur l’Ailette, les Groupes passent les mois d’avril et mai à Cuts, Gisancourt et Lombray. Ils y font de l’instruction et alternent pour le service dans les 70e et 77e DI. (établissement des liaisons et poste de correspondance).

Le 26 juillet, l’État-major et le PHR du Régiment qui avaient été divisés en trois groupes à la date du 1er janvier 1917 sont regroupés à Septmonts, en exécution des prescriptions du Général en Chef qui ordonnent le retrait du front Nord-Est de toutes les unités de Spahis. Dès lors, le régiment ne devant plus participer aux opérations sur le front, ne fournit qu’un travail d’armée en attendant que les moyens de transport permettent son embarquement.

Retour en Tunisie

Après divers changements de cantonnements, le 4e Spahis est rassemblé en entier, le 17 octobre, à la Carrière d’Évêque (près de Soissons). Il embarque à Longpont à destination de Tarascon, d’où il rejoint Marseille, puis Bizerte en Tunisie.

Au retour du régiment en Tunisie, deux escadrons sont envoyés dans le Sud Tunisien tandis que les deux autres s’installent à Bizerte et dans le Cap Bon.

1918


Aisne et Oise (juillet-novembre 1918)

En juillet 1918, en prévision de l’offensive générale alliée, on fit appel de nouveau au 4e Spahis, pour coopérer aux opérations sur le front français. Les 6e et 7e Escadrons, stationnés dans le Nord de la Tunisie, s’embarquent le 13 juillet à Bizerte et sont immédiatement affectés comme Escadrons Divisionnaires, le premier à la 37e DI, le second à la 45e DI.

Jusqu’au 30 août, leur rôle sera celui de tout escadron divisionnaire, c’est à dire qu’ils fourniront continuellement des escortes pour l’évacuation des prisonniers, des détachements pour assurer les diverses liaisons, etc. Le 30 août, le 6e Escadron est près de Noyon. Il reçoit l’ordre d’interdire l’accès de la ville à toute troupe isolée. Le peloton de l’Aspirant De Matteis, chargé de ce service, se fractionne en petits postes Ceux-ci sont soumis, tous les jours, à des bombardements incessants d’obus explosifs et à gaz, car l’ennemi est tout près et à une vue directe sur les carrefours gardés.

Le 4 septembre, la cavalerie se porte sur la route de Noyon à Chauny. L’ennemi lâche sa position du Mont Saint-Siméon pour se retirer dans la direction de l’est vers Chauny; des patrouilles sont envoyées pour prendre le contact et on retrouve là, le rôle des escadrons en mars 1917.

Au 7 septembre, l’infanterie allemande a profité de la nuit pour se retirer derrière le canal de Saint Quentin. La cavalerie va reprendre, dès le jour, son emplacement de la veille entre Chauny et Vizy Noureuil, envoyant sur le canal en avant d’elle diverses reconnaissances.
Le 7 septembre, à 14 heures, la cavalerie reçoit l’ordre de se transporter à la gare de Condren car, en raison de la nature du terrain, elle ne peut intervenir dans la bataille.

Il faut arriver au 4 novembre pour voir les Spahis prendre de nouveau une part active aux opérations. A cette date, l’Armée se porte à l’attaque en liaison avec l’armée britannique.

Le 4e Spahis prend le contact avec l’ennemi sur le Sourd, assurant également la liaison avec les éléments d’infanterie. Le 8 novembre, la marche en avant est reprise par la division. Le Sous-Lieutenant Grand, en reconnaissance sur Hirson, se dirige sur Neuve-Maison où l’ennemi a été signalé la veille. Un feu intense de mitrailleuses l’empêche de progresser, mais il maintient le contact jusqu’à l’arrivée des Tirailleurs. Le lendemain, il reconnaît sur Mondrepuis, puis sur Anor, au nord d’Hirson, signalant les différents mouvements de l’ennemi pendant son repli.

L’armistice vient interrompre cette activité.

Sources : « L’Armée Tunisienne » Commandant R.DREVET, 1922, Weber Editions tiré de http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

 

source

wikipedia

http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

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Historique du 4e Régiment de Spahis

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Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien

Les Spahis et la Grande Guerre herros_de_tunisie

Héros de Tunisie

Spahis et Tirailleurs d’Ahmed Bey 1er à M. Lamine Bey  1837 – 1957

Eric Deroo, Pascal Le Pautremat

Éditeur: Cérès éditions
Parution : 2006
Grand format cartonné: 21 x 26 cm
186 pages- 224 illustrations

fleche-boule8 dans Un livre d’histoire :

Héros de Tunisie retrace l’histoire, peu ou mal connue, de plus de 100,000 Tunisiens qui, de la campagne de Crimée à la guerre d’Indochine, vont contribuer vaillamment à écrire une page essentielle de l’histoire mondiale. Leur destin va accompagner celui de l’Europe et de la France en particulier dans un 20ème siècle marqué par deux guerres mondiales. Dans les régions rudes de l’Europe et de l’Asie, au cœur d’hivers rigoureux, et dans des conditions souvent inhumaines, les combattants tunisiens firent constamment preuve d’une grandeur et d’un courage sans faille devant l’adversité.
fleche-boule8 dans Un livre d’hommage :

Cet ouvrage rend hommage et honneur à ces hommes qui, témoins et acteurs d’une époque mouvementée, ont aujourd’hui quasiment tous disparu. Leur parcours et leurs précieux témoignages font mieux entendre les tumultes de l’histoire.

Les nombreuses illustrations, souvent inédites, sont là pour donner voix à ces héros demeurés trop longtemps dans l’oubli, de part et d’autre de la Méditerranée.
fleche-boule8 dans Un livre pour découvrir:

L’histoire des plus de 100.000 tunisiens, qui ont combattus durant les grands conflits du 20ème siècle, aux côtés des Ottomans, des Anglais et des Français de 1837 à 1957

      -  L’histoire jamais publiée du courage et des sacrifices de plusieurs générations de soldats tunisiens

      -  Plus de 220 photos et illustrations d’époque

      -  Plus de 60000 tunisiens ont participé à la première guerre mondiale

  fleche-boule8 dans     -  Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien.

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LE 4e RÉGIMENT DE SPAHIS

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4e Régiment de Spahis

http://www.spahis.fr/index.php?/page/2

Rare photo d’un lieutenant indigène du 4e Régiment de Spahis Tunisiens qui pose fièrement accompagné de son épouse en costume traditionnel.
Prise à Bône, Algérie dans les années 1930.

Lieut_4eRST.jpg

LE 4e RÉGIMENT DE SPAHIS Daugan

Le lieutenant-colonel Daugan commanda
le 4e Régiment de marche des tirailleurs tunisiens
de septembre 1914 à janvier 1915
(Journal l’illustration – Coll. Ch. Attard)

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

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Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy le 19 mars 1917

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

Insigne du 4e Spahis en 1939

spahi
Le 17 mars 1917, les 5e et 6e Escadrons du 4e Spahis sont mis à la dispostion de la 70e Division d’Infanterie. Le lendemain, l’infanterie exploite le repli allemand dans la région et occupe les lignes allemandes puis progresse sans rencontrer de résistance.
Le 19 à 6h30, les deux Escadrons de Cavalerie de la 70e DI sont envoyés en avant reconnaître la zone Blérancourdelle – Manicamp – Brétigny – Caisnes et assurer à Varesnes la liaison avec la cavalerie du 13e CA.
Le 4e Spahis pénètre dans Quierzy évacué, Manicamp est encore occupé avec de l’artillerie et pendant la journée pousse ses reconnaissances sur l’Oise et l’Ailette entre Varesnes et Guny.
En fin de journée, le 7e Escadron cantonne en première ligne à Quierzy. Manicamp est en flamme, le 6e doit aller cantonner à Besmé.
Le 20, les Spahis quittent Quierzy pour aller reconnaître les points de passages sur le canal et l’Ailette entre le moulin du Pont-Daast et Pont-St-Mard ; ils assistent au dynamitage de château de Coucy.
L’infanterie à avancer les jours suivants

Le 29 mars, tous les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s’organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts.

Ordre n 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu’il a rendus au Corps d’Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l’Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d’utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l’Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d’audace. Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d’opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Sources SHA J.M.O. Groupe d’Escadrons Divisionnaires 70e DI Cote 26 N 395/14 tiré de : http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

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http://encyclopedie-afn.org/index.php/Spahis 

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1rsa.png2rsa.png3rsa.png

http://encyclopedie-afn.org/index.php/Spahis 

 

sources :

textes :

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

images :

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

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23 novembre 2012

Composition de l’Armée pour 1914

Classé sous — milguerres @ 14 h 17 min

 

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 PRESENTATION DE L’ARMEE FRANCAISE 2ème partie 1934

COMPOSITION ET PRESENTATION

DE L’ARMEE FRANCAISE pour 1914

 

Pourquoi parler de l’armée de terre de 1914 à 1918, alors que le thème de cette étude est l’organisation de l’armée entre septembre 1939 et juin 1940 ?

En novembre 1918, la France sort victorieuse de ce qu’on appelle communément « La Grande Guerre ». Elle possède une armée de terre dense et solide, elle est à la fois massive par le nombre de ses divisions d’infanterie et de cavalerie mais souple dans ses échelons qui sont eux-mêmes structurés de manière hiérarchique.

Partie au combat avec l’expérience de la guerre « de 1870 », elle voit sa physionomie se transformer aux vues de l’évolution du conflit et de l’essor technologique qu’il engendre.

Cette armée est le fruit conjoint des quarante et une divisions d’infanterie et des dix divisions de cavalerie de l’armée d’active d’août 1914 (construite pas à pas depuis 1873 dans le seul but de la reconquête des provinces perdues de l’Est perdues par le traité de Versailles signé avec l’Allemagne impériale) et de l’armée des tranchées de ces quatre années de conflit qui ont vu naître en son sein des restructurations et innovations changeant de manière totale son image de 1914.

Ainsi l’artillerie, arme de seconde ligne, peu préparée à un conflit moderne et dynamique mais possédant une arme symbole qu’est le canon de « 75 » (canon léger de 75 mm) se retrouve dans un rôle de premier plan lors des grandes offensives de 1914 et 1918, par son action puissante et dévastatrice. L’armée de terre met également en oeuvredes canons et obusiers de type courts et longs à calibre lourds, tel le canon de 155 mm Schneider de 1917 ou le canon de 400 mm sur plateforme ferroviaire.

L’infanterie, « Reine des batailles » voit son action accrue par la montée en puissance de son armement collectif et la restructuration de son organisation divisionnaire. L’évolution ultime de son appui direct se concrétise par la naissance du « char » ou « tank », véritable mitrailleuse sur chenille, permettant à la ligne d’attaque d’effectuer des percées significatives par la neutralisation des points de défense ennemis.

Les chars lourds de type Schneider ou Saint Chamond et plus encore le char léger Renault FT offre de nouvelles possibilités aux armes françaises.

Cependant, cette théorisation des chars comme accompagnement d’infanterie porte déjà en elle, le fruit de la discorde sur l’utilisation des blindés lors du second conflit mondial.

Cette première partie nous présente l’armée de terre française de 1918 à 1939. Il est en effet intéressant de comparer la structure militaire de la France lors des deux conflits majeurs qui ont marqués ce 20ème siècle et de saisir aussi la place et l’importance de l’armée en temps de paix ainsi que son organisation.

Cet ensemble peut-être considéré comme une vaste introduction au sujet qui nous concerne, mais se situe surtout comme la base de référence de nos travaux sur l’armée de terre française de 1939-1940.

- Nous verrons tout d’abord dans un premier chapitre, ce qu’est cette armée de terre française par son organisation territoriale et ses éléments organiques en août 1914 et en novembre 1918 pour nous pencher ensuite sur les conséquences de la 1ère guerre mondiale, et ce qu’elles induisent sur l’état d’esprit des chefs militaires et de leurs initiatives.

- Le deuxième chapitre traite de l’armée d’active de l’entre-deux guerre, qu’elle soit de métropole ou des colonies et territoires d’outre-mer, dans son organisation administrative ainsi que divisionnaire. Nous verrons que l’organisation territoriale de 1939 ne diffère que peu de celle de 1914.

I – L’armée de terre de 1914 a 1918 et la France de l’entre-deux guerre.

L’armée de terre en août 1914 est structurée en cinq grands ensembles de commandement combinés de manière hiérarchique et pyramidale.

Les deux derniers échelons existent de manière permanentes en temps de paix comme en temps de guerre. Les trois premiers ensembles sont mis sur pied à la déclaration de guerre ou lorsque le besoin s’en fait sentir, cependant ils sont prévus dès le temps de paix :

® le Grand Quartier Général (c’est l’état-major du généralissime, commandant les armées françaises et autres troupes étrangères sous commandement français), l’organisation de ce Grand Quartier Général est établi selon le décret ministériel du 28 juillet 1911.

® les groupes d’armées,

® les armées,

® les corps d’armées et corps de cavalerie,

® les divisions d’infanterie et divisions de cavalerie (montées ou à pied).

A – Le groupe d’armées.

En temps de paix et pendant les premières semaines des hostilités, le groupe d’armées n’existe pas, il est pourtant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (règlement sur la conduite des grandes unités). Le commandement de ces groupes d’armées est assumé dès le temps de paix par un officier général issu du « conseil supérieur de la Guerre ».

Ce « conseil supérieur de la Guerre », mis sur pied au cours du 19ème siècle et remanié par Freycinet en 1888, compte une douzaine d’officiers généraux désigné pour la responsabilité du commandement des armées et groupes d’armées en campagne.

Le décret du 28 octobre 1913 expose que le groupe d’armées est un « ensemble d’armées dont les opérations sont liées entre elles par les plans du Général en Chef » dans le but « d’imposer à l’ennemi la bataille générale dans des conditions susceptibles d’entraîner des résultats décisifs pour l’issue de la guerre ».

Le premier groupe d’armées (groupe d’armées Nord) est créé le 4 octobre 1914 sous le commandement du Général Foch. Cinq autres groupes d’armées seront mis sur pied au cours de la Grande Guerre dont deux sous commandements alliés :

® le groupe d’armées Centre,

® le groupe d’armées Est,

® le groupe d’armées de réserve ou de rupture,

® le groupe d’armées des Flandres (sous commandement belge),

® le « British Expeditionnary Forces » (sous commandement anglais).

Le groupe d’armées n’est donc qu’un organe de commandement et de décision. Il ne compte pas de troupes combattantes en son sein mais possède des moyens de transmissions pour diriger les échelons subalternes et des services divers.

B – L’armée.

La manoeuvre stratégique pensée au niveau du Grand Quartier Général et du Groupe d’armée est appliquée par l’échelon inférieur qu’est l’état-major d’armée. Le commandement de l’armée dirige les opérations sur le champ de bataille par l’intermédiaire des unités de cavalerie et d’infanterie qu’il a sous ses ordres.

De la même façon que le groupe d’armées, l’état-major d’armée n’existe pas en temps de paix. Il est cependant prévu selon le décret du 28 octobre 1913 (vu au paragraphe précédent). Les officiers généraux commandant les armées sont issus du « conseil supérieur de la Guerre ».

L’armée est composée d’un état-major et d’éléments organiques d’armées (E.O.A) regroupant les armes de l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie et de service. De manière hiérarchique, l’armée dépend du groupe d’armées, mais a autorité sur les corps d’armées mis à sa disposition.

Lors de l’attaque allemande en août 1914, le Grand quartier général déclenche le plan XVII (plan de réaction à l’attaque allemande), cinq armées (1ère à 5ème) sont créées et mises sur le pied de guerre. Neuf autres armées sont créées au cours du conflit, deux sont dissoutes, leurs numéros repris par d’autres corps.

® 1ère armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 2ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 3ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 4ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 5ème armée : 02 août 1914 – 11 novembre 1918

® 6ème armée : 26 août 1914 – 11 novembre 1918

® 7ème armée1: 04 avril 1915 – 11 novembre 1918

® 8ème armée2: 16 novembre 1914 – 04 avril 1915

® 8ème armée3 :02 janvier 1917 – 11 novembre 1918

® 9ème armée4: 05 septembre 1914 – 05 octobre 1914

® 9ème armée 06 juillet 1918 – 07 août 1918

® 10ème armée5: 05 octobre 1914 – 11 novembre 1918

® Armée des Alpes6: 10 août 1914 – 17 août 1914

® Armée d’Alsace7: 10 août 1914 – 28 août 1914

® Armée de Lorraine : 17 août 1914 – 27 août 1914

® Armée d’Orient : 03 octobre 1915 – 11 août 1916

 

1 Détachement d’armée des Vosges, ou Détachement d’armée Putz, du 08 décembre 1914 au 04 avril 1915. 7ème armée à partir du 04 avril 1915.

2 Détachement d’armée de Belgique du 22 octobre 1914 au 16 novembre 1914. 8ème armée du 16 novembre 1914 au 04 avril 1915. Détachement

d’armée de Belgique du 04 avril 1915 au 22 mai 1915.

3 Détachement d’armée de Lorraine du 11 mars 1915 au 02 janvier 19178. 8ème armée à partir du 02 janvier 1917.

4 Détachement d’armée Foch du 29 août 1914 au 05 septembre 1914. 9ème armée à partir du 05 septembre 1914.

5 Détachement d’armée de Maud’huy du 01 octobre 1914 au 05 octobre 1914. 10ème armée à partir du 05 octobre 1914.

6 Appelée aussi armée de Lyon. Inspection du « Sud-est » à partir du 03 août 1914.

7 Devient Groupement des Vosges le 28 août 1914.

C – Le corps d’armée et le corps de cavalerie.

Les corps d’armées d’infanterie existent en temps de paix sous la forme de régions militaires. Dix huit régions militaires sont mises sur pied en vertu de la loi du 24 juillet 1873 et du décret ministériel du 06 août 1874.

Le 28 septembre 1873 est créé en Algérie le 19ème corps d’armée. La loi du 05 décembre 1897 et le décret ministériel du 08 février 1898 créent une 20ème région militaire, mise sur pied dans l’est de la France. Le 22 décembre 1913, on dénombre vingt régions militaires en métropole et le 19ème corps d’armée en Afrique du Nord.

On compte également un corps d’armée colonial et le gouvernement militaire de Paris. A la déclaration de guerre, les corps d’armée sont intégrés dans les armées et prennent le chemin de la frontière du Nord-Est.

1 – Répartition des corps d’armée sur le territoire métropolitain.

- 1er Corps d’armée : Lille(E.M : 1ère et 2ème D.I)

- Nord

- Pas de Calais

- 3ème Corps d’armée : Rouen(E.M : 5ème D.I)

- Calvados

- Eure

- Seine inférieure

- 5ème Corps d’armée : Orléans(E.M : 9ème D.I + 7ème D.C)

- Loiret

- Loir et Cher

- Seine et Marne

- Yonne

- 7ème Corps d’armée : Besançon(E.M : 14ème et 41ème D.I)

- Ain

- Haute – Saône

- Jura

- Territoire de Belfort

- 9ème Corps d’armée : Tours(E.M : 17ème et 18ème D.I + 9ème D .C)

- Deux Sèvres

- Indre

- Indre et Loire

- Maine et Loire

- Vienne

- 2ème Corps d’armée : Amiens(E.M : 3ème et 4ème D.I + 3ème D.C)

- Aisne

- Oise

- Somme

- 4ème Corps d’armée : Le Mans(E.M : 7ème et 8ème D.I)

- Eure et Loir

- Mayenne

- Orne

- Sarthe

- 6ème Corps d’armée : Chalons sur Marne(E.M : 12ème, 40ème et 42ème D.I + 4ème et 5ème D.C)

- Ardennes

- Marne

- Meuse

- Meurthe et Moselle

- 8ème Corps d’armée : Bourges(E.M : 15ème et 16ème D.I + 8ème D.C)

- Cher

- Côte d’Or

- Nièvre

- Saône et Loire

- 10ème Corps d’armée : Rennes(E.M : 19ème et 20ème D.I)

- Côte du Nord

- Ile et Vilaine

- Manche

 

1 Le corps d’armée colonial a autorité sur les trois divisons d’infanterie coloniale cantonnées à Brest (3ème division d’infanterie coloniale), Paris (1ère

division d’infanterie coloniale) et Toulon (2ème division d’infanterie coloniale). Les trois régiments d’artillerie coloniale sont sous le commandement

de la brigade d’artillerie coloniale sise à Paris, en fait seul le 3ème régiment d’artillerie coloniale se trouve dans la région parisienne (Vincennes). Le 1er

régiment d’artillerie coloniale est basé à Lorient alors que le 2ème régiment d’artillerie coloniale stationne à Cherbourg et Brest. Tous les services

dévolus au corps d’armée colonial sont affectés à Paris. Seuls la section d’infirmiers militaires des troupes coloniales de Marseille et le dépôt des

isolés des troupes coloniales de Marseille (avec annexe à Bordeaux et Saint-Nazaire) ne demeurent pas en région parisienne.

 

- 11ème Corps d’armée : Nantes(E.M : 21ème et 22ème D.I)

- Finistère

- Loire inférieure

- Morbihan

- Vendée

- 13ème Corps d’armée : Clermont-Ferrand(E.M : 25ème et 26ème D.I)

- Allier

- Cantal

- Haute – Loire

- Loire

- Puy de Dôme

- 15ème Corps d’armée : Marseille(E.M : 29ème et 30ème D.I)

- Alpes Maritimes

- Ardèche

- Basses Alpes

- Bouches du Rhône

- Corse

- Gard

- Var

- Vaucluse

- 17ème Corps d’armée : Toulouse(E.M : 33ème et 34ème D.I)

- Ariège

- Haute Garonne

- Gers

- Lot

- Lot et Garonne

- Tarn et Garonne

- 20ème Corps d’armée : Nancy(E.M : 11ème et 39ème D.I + 2ème D.C)

- Aube

- Haute Meuse

- Meurthe et Moselle

- Vosges

- Corps d’armée colonial : Paris(E.M : 1ère, 2ème et 3ème D.I.C 1)

- Brest

- Paris

- Toulon

- 12ème Corps d’armée : Limoges(E.M : 23ème et 24ème D.I + 10ème D.C)

- Charente

- Corrèze

- Creuse

- Dordogne

- Haute – Vienne

- 14ème Corps d’armée : Lyon(E.M : 27ème et 28ème D.I + 6ème D.C)

- Basses – Alpes

- Drôme

- Hautes – Alpes

- Haute – Savoie

- Isère

- Rhône

- Savoie

- 16ème Corps d’armée : Montpellier(E.M : 31ème et 32ème D.I)

- Aude

- Aveyron

- Hérault

- Lozère

- Pyrénées Orientales

- Tarn

- 18ème Corps d’armée : Bordeaux(E.M : 35ème et 36ème D.I)

- Charente Inférieure

- Gironde

- Landes

- Basses Pyrénées

- Hautes Pyrénées

- 21ème Corps d’armée : Toul(E.M : 13ème et 43ème D.I)

- Haute – Marne

- Vosges

- Gouvernement militaire de Paris : Paris(E.M : 6ème, 10ème D.I + 1ère D.C)

- Seine

- Seine et Oise

En théorie, chaque corps d’armée est composé d’un état-major de corps, de deux états-majors de divisions d’infanterie. Ces deux unités ont une infanterie de type binaire, à deux brigades de deux régiments d’infanterie chacune.

S’y ajoute une brigade à trois régiments d’artillerie de campagne, d’un régiment de cavalerie et les services. Il convient cependant d’y ajouter les unités constituant les dix divisions de cavalerie.

Le corps colonial engerbe les trois divisions d’infanterie coloniales, cependant celles-ci sont réparties entre le gouvernement militaire de Paris, la 10ème région militaire de Rennes et 16ème région militaire de Montpellier. Le corps de cavalerie n’existe pas en temps de paix, il est créé en application du plan de mobilisation appelé « plan XVII », il remplit les mêmes fonctions qu’un corps d’infanterie.

Durant le conflit, en sus des vingt corps d’armées d’infanterie métropolitains, du 19ème corps d’armées d’Algérie, du corps colonial et du corps de cavalerie précédemment cités, sont créés onze corps d’armées, un corps colonial et deux corps de cavalerie. A la fin du conflit, il reste en ligne trente corps d’armées, deux corps coloniaux et deux corps de cavalerie.

2 – Composition du corps d’armée d’infanterie.

a – Le corps d’armée en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps d’armée.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- deux régiments d’infanterie de réserve (à deux bataillons par régiment),

- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés1,

- un régiment d’artillerie à quatre groupes de 75 mm modèle 1897,

- quatre compagnies de génie :

. deux compagnies de Sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

. une compagnie de parc,

- un détachement télégraphique,

- une section de projecteur.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une équipe mobile de réparation,

. dix sections de munitions d’artillerie,

. quatre sections de munitions d’infanterie.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande,

. deux sections de convoi administratif.

- Santé :

. un groupe de brancardiers du corps,

. huit ambulances,

. six sections d’hospitalisation,

. une section sanitaire automobile.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes – détachement de remonte mobile – train

hippomobile.

1 S’y ajoute deux escadrons de cavalerie montée rattachés pour emploi aux deux divisions d’infanterie de rattachement.

b – le corps d’armée en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps d’armée.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- un bataillon territorial de mitrailleurs,

- un régiment de cavalerie à quatre escadrons montés,

- un régiment d’artillerie lourde longue à deux groupes de 155 mm,

- trois compagnies de génie :

. deux compagnies de Sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,

- deux à trois escadrilles d’observation,

- une à deux compagnies d’aérostiers.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. une compagnie hippomobile,

. une compagnie automobile.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire du corps :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

3 – Composition du corps de cavalerie.

a – le corps de cavalerie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps de cavalerie.

Général commandant la cavalerie.

Colonel commandant l’infanterie.

Colonel commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Détachement télégraphique.

® TROUPES :

- un groupe d’artillerie à cheval à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un groupe de chasseurs cyclistes,

- une section de mitrailleuses

- un détachement de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique.

b – le corps de cavalerie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant le corps de cavalerie.

Général commandant la cavalerie.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- un groupe d’auto-canons,

- un régiment d’artillerie à deux groupes de 75 mm et un de 105 mm,

- trois compagnies de génie :

. deux compagnies de sapeurs mineurs,

. une compagnie d’équipage de pont,

- une compagnie télégraphique à trois sections et un détachement radio,

- trois escadrilles d’observation,

- deux compagnies d’aérostiers.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie du corps :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. deux compagnies automobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire du corps :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

D – Les divisions d’infanterie et de cavalerie.

La division d’infanterie type que nous étudierons en détail dans le quatrième chapitre de cette étude sur les grandes unités de l’armée de terre française en 1939-1940, trouve son origine et sa structure dans les évolutions organiques des troupes lors du premier conflit mondial.

En effet la division d’infanterie française a vu sa structure, basée sur le règlement du service en campagne du 02 décembre 1913, passer d’une structure monolithique à une base plus souple avec la suppression des deux brigades à deux régiments d’infanterie et ses services prélevés sur le corps d’armées dont il dépend. Dès lors, elle possède trois régiments d’infanterie indépendants et des services propres et fournis, aptes à suivre le gros de la troupe.

En 1914, il existe quarante et une divisions d’infanterie métropolitaines, trois divisions d’infanterie nordafricaines en Algérie et trois divisions d’infanterie coloniales. Seront créées pendant les premiers mois du conflit, vingt cinq divisions de réserve, douze divisions territoriales.

En janvier 1915, les effectifs sont de quarante neufs divisions d’active, vingt trois divisions de réserve et treize divisions territoriales.

Fin 1916, on décompte cent sept divisions d’active ou de réserve et sept territoriales. L’année qui suit, le nombre des divisions atteint son maximum avec un total de cent treize divisions d’active ou de réserve et une territoriale.

La division de cavalerie qui a souvent combattu à pied lors du conflit dans les tranchées, retrouve son allant à la fin du conflit lors des grandes offensives de 1918.

Sur les dix divisions de 1914, seules six divisions sont encore en selles, deux divisions montées sont transformées en divisions de cavalerie à pied (sur le même type que la division d’infanterie), deux autres sont dissoutes.

En novembre 1918, les armées alliées sont sous commandement français. Outre les armées du Royaume-Uni, de la Belgique, de l’Italie, des Etats-Unis et autres troupes mineures, l’armée française regroupe cent dix divisions d’infanterie (dont sept coloniales, deux marocaines, une polonaise et une territoriale défendant Paris), quatre divisions de cavalerie à pied et six divisions de cavalerie montée.

1 – Composition de la division d’infanterie.

a – la division d’infanterie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- deux brigades d’infanterie (deux régiments d’infanterie chacune),

- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un escadron du régiment de cavalerie du corps,

- une compagnie de sapeurs mineurs.

® SERVICES :

- Train :

. deux compagnies hippomobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe de brancardiers divisionnaires,

. une à deux ambulances prélevées sur le corps.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

b – la division d’infanterie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- trois régiments d’infanterie,

- un centre d’instruction divisionnaire,

- un bataillon de pionniers,

- un régiment d’artillerie à trois groupes de 75 mm modèle 1897,

- un groupe d’artillerie de 155 mm modèle 1916 (indépendant),

- deux compagnies de sapeurs mineurs et un détachement radiotélégraphie.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie divisionnaire :

. une section de munitions d’infanterie,

. une section hippomobile de munitions d’artillerie (75 mm),

. une section automobile de munitions d’artillerie (155 mm),

. une équipe de réparation divisionnaire.

- Train :

. une compagnie hippomobile,

. une compagnie automobile.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire dont un convoi administratif,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe de brancardiers divisionnaires,

. une ambulance chirurgicale légère,

. un groupe sanitaire de ravitaillement automobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

2 – Composition de la division de cavalerie.

a – la division de cavalerie en 1914.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant la cavalerie.

Colonel commandant l’infanterie.

Colonel commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Détachement télégraphique.

® TROUPES :

- trois brigades de deux régiments montés,

- un groupe cycliste de chasseurs à pied,

- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,

- une section de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique et deux escadrilles d’observation.

® SERVICES :

- Train :

. un détachement de commis et d’ouvriers d’administration.

- Santé :

. une ambulance divisionnaire.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

b – la division de cavalerie en 1918.

® QUARTIER GENERAL :

Général commandant la division.

Général commandant la cavalerie.

Général commandant l’infanterie.

Général commandant l’artillerie.

Chef d’état-major et état-major.

Commandant des troupes et direction des services.

Unité de quartier général.

® TROUPES :

- trois brigades de deux régiments montés,

- deux groupes d’automitrailleuses,

- un groupe cycliste,

- un groupe d’artillerie à trois batteries de 75 mm modèle 1897,

- une compagnie de sapeurs cyclistes,

- un détachement télégraphique,

- une escadrille d’observation.

® SERVICES :

- Parc d’artillerie divisionnaire :

. une compagnie d’ouvriers d’artillerie,

. une section de munitions hippomobile,

. une section de munitions automobile.

- Train :

. deux compagnies automobiles.

- Intendance :

. un groupe d’exploitation divisionnaire,

. un troupeau de bétail,

. une compagnie de ravitaillement en viande.

- Santé :

. un groupe sanitaire divisionnaire :

. deux ambulances chirurgicales légères,

. un groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile,

. une section hygiène, lavage, désinfection.

+ Service vétérinaire – justice – prévôté – trésor – postes.

E – Les conséquences de la 1ère guerre mondiale.

Notre pays est certes vainqueur sur le plan militaire, l’armée française est considérée par les experts militaires comme la plus forte au monde et nos armements équipent de nombreux pays. Le canon de 75 et le char léger Renault FT17 en sont les meilleurs exemples.

Notre organisation divisionnaire d’infanterie est adoptée par de nombreuses armées étrangères, l’état-major envoie dans les nouveaux pays balkaniques des conseillers militaires qui mettent sur pied de jeunes armées.

Il en va de même pour la Pologne qui, renaissant de ses cendres, doit combattre à la fois contre les particularismes régionaux des ex-territoires allemands et contre l’armée rouge qui cherche à reconquérir les territoires perdus lors de la signature de l’Armistice entre l’Allemagne et la Russie soviétique.

C’est le Général Weygand, à l’appel du Maréchal Pidulsky, qui repousse les troupes « rouges » de Lénine en prenant une part active dans l’élaboration de la stratégie militaire polonaise et la direction des troupes polonaises.

Cependant en France, les lendemains de l’Armistice ne sont pas joyeux. Notre frontière Nord n’est qu’un amas de gravats, un million de jeunes français n’est pas rentré du front et trop de soldats sont marqués dans leur chair ; ce sont les « gueules cassées ».

Notre pays cherche à revenir cependant aux années dorées d’avant guerre, ce sont les « années folles » mais rien ne peut effacer les traumatisme de ce premier conflit mondial.

1 – Les conséquences humaines.

Le conflit coûte à la France un million trois cent mille hommes tués ou disparus (10% de la population active masculine en 1914), auxquels on ajoute les trois millions de blessés dont un million d’invalides. Ce premier conflit mondial a fait que la France a mobilisé tous les français en âge de porter les armes.

Les tactiques offensives portées à l’outrance dans des missions « suicides » pour des gains territoriaux minimes ont fait que de trop nombreux français sont morts sur les champs de bataille. C’est la France qui a le plus souffert, proportionnellement à sa population. Il faut encore y ajouter la surmortalité de guerre, conséquence des déplorables conditions d’hygiène, aux restrictions en tout genre et aux maladies infectieuses comme la grippe espagnole en 1918.

La guerre qui ne doit durer en ce mois d’août 1914 que quelques semaines tout au plus et qui doit être fraîche et joyeuse, se termine le 11 novembre 1918, par un Armistice signé en forêt de Rethondes. Elle laisse le pays hagard même si l’on fête la victoire tant espérée.

Une pratique, qui trouve son origine dans le conflit de 1870-1871, se généralise dans le pays. On érige sur la place du village un mémorial pour y inscrire les noms des fils, des pères ou des cousins qui ne rentrent pas. De nombreuses familles sont complètement décimées, c’est toute la jeune génération qui est touchée, les hommes en âge de se marier manquent, et de trop nombreuses jeunes femmes sont veuves.

La guerre provoque un déficit des naissances dû au fait que les hommes en âge de procréer sont au front, ceci entraîne pendant des années un phénomène de « classe creuse » (Voir le troisième paragraphe)

2 – Les conséquences matérielles.

En sus des pertes humaines, le Nord-est du pays est ravagé par quatre années de conflit. Ce ne sont pas moins de dix-neuf départements qui sont déclarés sinistrés, des centaines de villages sont détruits en totalité et ne peuvent être reconstruits pour des raisons de sécurité ou par le fait qu’il n’y a plus personnes pour y habiter.

L’économie de ces régions est totalement désorganisée, il n’y a plus de service, les personnes logent dans des ruines.

Six cent mille maisons et vingt mille usines sont endommagées, cinq milles kilomètres de voies ferrées et cinquante-trois milles kilomètres de routes rendues inutilisables, trois millions d’hectares de terres agricoles devenues impropres aux cultures.

Dans le bassin houiller du Pas-de-calais, les mines sont noyées volontairement par les Allemands lors des offensives alliées de 1918, l’agriculture est en crise, il n’y a plus d’hommes pour s’occuper des champs, ce sont les femmes et les enfants qui travaillent. L’indice de la production industrielle chute de 45 % entre 1914 et 1921 et le niveau de 1913 ne pourra être retrouvé qu’en 1923.

Après la guerre de mouvement des premières semaines du conflit, le front se stabilise de la Mer du Nord à la frontière suisse. On s’installe dans des tranchées plus ou moins sommaires, et le front ne bouge plus que de quelques kilomètres tout au plus pendant ces quatre ans.

Cette zone, de cinq cents kilomètres de long, large de dix à vingt-cinq, est appelée « la ligne rouge », elle est truffée de toutes sortes d’engins explosifs. Il faudra seize ans pour reconstruire ce que quatre années ont détruit.

Lors de la signature de la paix en 1919, l’Allemagne doit d’énormes réparations aux alliés et particulièrement à la France (cent trente deux milliards de marks or à verser en trente annuités). Cette dernière occupe la Sarre lors des premiers problèmes de paiement.

Le budget du pays compte sur cette manne monétaire, en sus le franc germinal a perdu les trois quarts de sa valeur, les stocks d’or ont fondu, une grande partie a servi à payer les commandes faites aux Etats-Unis. C’est donc un pays en pleine crise économique qu’il s’agit de faire redémarrer, car chacun souhaite retrouver le niveau de vie d’avant guerre.

3 – Les classes creuses.

A partir de 1934, la France connaît une grave crise d’effectifs d’hommes du contingent, due à la chute des naissances au cours de la Grande Guerre. Cette année là, le déficit n’est que de cinq milles hommes sur un contingent moyen de deux cent quarante milles appelés, mais les années 1935 à 1939 marquent une baisse dramatique du nombre d’hommes incorporables, avec une moyenne annuelle de cent quarante milles hommes seulement.

En réponse aux évènements internationaux de 1935, la chambre française vote le prolongement jusqu’à deux ans du service militaire ce qui règle le problème des classes creuses, mais le 03 septembre 1939, ce sont cinq cent mille hommes de vingt à vingt-cinq ans qui manquent dans les rangs.

De 1918 à 1939, la politique militaire française passe d’une action offensive à une doctrine défensive qui se symbolise à partir de 1934 par la ligne défensive qui porte le nom du ministre de la guerre de l’époque : la Ligne Maginot.

Le traumatisme des offensives à outrances du premier conflit mondial lié à la dénatalité de guerre provoque un rejet des actions offensives pour une politique attentiste derrière un mur infranchissable qui dans les plans de l’Etatmajor va de la Mer du Nord à la Méditerranée.

L’armée de terre voit ses effectifs fondre comme neige au soleil à la fin des années 20. Les divisions d’infanterie au nombre de quarante-trois en 1920 passe à trente-deux puis à vingt en 1928.

La mécanisation, amorcée lors de la Grande Guerre s’émousse, les chars ne progressent que peu dans leur emploi comme dans leurs performances, la cavalerie faute de crédits et de politique claire navigue entre deux eaux, de nombreux régiments sont dissous.

A partir de 1935, la donne change avec l’arrivée d’Adolf Hitler comme chancelier en Allemagne puis le réarmement et la réorganisation de la Reichwehrs1 en Wehrmacht2. L’armée française amorce un changement de cap vers un renouveau de l’arme, mais l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 la trouve en pleine réorganisation et elle s’écroulera non sans avoir combattu le 25 juin 1940.

1 La Reichwehrs est la dénomination de l’armée de la république allemande dite de « Weimar ».

2 La Wehrmacht est la dénomination de l’armée allemande après la prise de pouvoir par le chancelier puis « Führer » Adolf Hitler.

II – Articulation de l’armée de terre en temps de paix.

En août 1939, la France est une démocratie parlementaire fondée aux lendemains douloureux de la défaite de 1871. Cette République, IIIème du nom, vieille de soixante-huit ans, s’est installée comme le pouvoir légitime dans notre pays à la fin du XIXème siècle et s’est affirmée par la victoire de novembre 1918.

Le prestige de la France en ce début du 20ème siècle est à la fois politique et militaire, la perte de l’Alsace- Lorraine est effacée, l’armée impériale est dissoute, le IIème Empire allemand est mis à terre, la France a lavé dans lesang la défaite de 1871, grâce à des chefs militaires de premier ordre et à nos armes forgées dans la revanche, à l’image du canon de 75.

L’armée de terre française est repensée après le désastre de la guerre de 1870-1871. L’armée du second empire, est dissoute par l’infortune des armes et par la volonté des nouveaux dirigeants républicains d’établir un nouvel ordre social, économique et militaire. Cette nouvelle armée de la République se repense a tous les niveaux par la refonte de ses corps de commandement et de ses unités d’infanterie et de cavalerie, puis pose le principe du service national voté à la chambre des députés en 1872.

C’est ainsi que le 02 août 1914, l’armée de terre représente une force non négligeable de cent-soixante-treize régiments d’infanterie métropolitains, quatre-vingt-un régiments de cavalerie métropolitains, soixante-quinze régiments d’artillerie de campagne, à pied et de montagne, huit régiments de génie à nombre variable de bataillons et un nombre conséquent d’unités de soutien et de commandement. Toutes ces unités se regroupent en vingt corps d’armée, quarante et une divisions d’infanterie1 et dix divisions de cavalerie.

En novembre 1918, la France sort exsangue de la Grande Guerre, mais son armée est celle de la victoire. Son principe d’universalité quant à son système de conscription lui a permis d’étoffer ses troupes d’active et d’avoir de nombreuses unités de première ligne et de réserve. L’après guerre, cependant, au vue de la conjoncture économique, est l’époque de la restriction et des désillusions.

En dix ans, le nombre de divisions d’infanterie métropolitaines passe de quarante-trois unités à vingt. Cette diminution est due à la baisse de la natalité, la réduction de la durée du service militaire et le développement des unités de forteresse. Cependant, l’Empire colonial fournit des troupes et en 1939, nous disposons de quatre divisions d’infanterie nord-africaines, de quatre divisions d’infanterie coloniales et de deux brigades de Spahis sur le sol métropolitain.

En Afrique du Nord, les troupes nord-africaines et sénégalaises côtoient les troupes européennes des régiments de Zouaves et de la Légion étrangère. Le dispositif militaire est important face à une double menace potentielle, les espagnols en Espagne et les Italiens en Libye. Les premiers possèdent des territoires au Maroc et les seconds visent à intégrer la Tunisie dans leur zone d’influence.

Au Levant dont nous sommes les mandataires depuis la dislocation de l’Empire Ottoman et en Indochine qui est un protectorat, nous possédons des troupes de souveraineté conjointement à des troupes indigènes organisées et encadrées par nos soins. L’Afrique noire et la corne de l’est africain possèdent des unités coloniales de souveraineté, ainsi que les territoires des Caraïbes et du Pacifique.

Notre chapitre se divise en cinq ensembles, nous traiterons tout d’abord du service militaire et de son histoire pour ensuite parcourir en quatre vues le dispositif militaire de l’armée de terre en métropole et dans les différentes colonies et territoires dépendants.

1 S’y ajoute un corps d’armée colonial et trois divisions d’infanterie coloniales en France métropolitaine, le 19ème corps d’armée d’Algérie avec trois divisions d’infanterie, les diverses troupes du Maroc et de Tunisie, sans compter toutes les unités des diverses colonies d’Afrique et d’Asie.

A – Historique du service militaire.

C’est la loi Jourdan du 19 fructidor An VI (05 septembre 1798) qui pose le principe de la conscription et du service militaire moderne, puisqu’elle oblige tous les français mâles de 21 à 25 ans à s’inscrire sur les registres communaux. Elle reste en vigueur sous les différents régimes de la période révolutionnaire et du Ier Empire.

La loi de Gouvion Saint-Cyr votée le 10 mars 1818 impose le recrutement d’un contingent de quarante milles hommes et permet le système de remplacement qui était prévu par une loi votée en 1802. La durée du service est de six ans, puis les conscrits sont versés dans la réserve. En 1829, la durée du service passe à huit ans. Jusqu’en 1872, diverses lois vont contribuer à organiser un service militaire où il est possible de payer pour les années que l’on ne veut pas faire.

La loi Thiers du 27 juillet 1872, rapportée par le marquis de Chasseloup-Laubat définit le service militaire comme « une nécessité sociale qui s’imposerait à notre pays alors même que la défense de notre sol ne le commanderai pas impérativement, car il est un lieu de création de lien social et contribue à l’unité nationale ».

Il y a obligation pour tous les citoyens français d’une période de vingt ans tirés au sort, le remplacement est abrogé, mais diverses exemption comme le soutien de famille sont tolérées. Le service militaire se décompose en quatre

phases :

® cinq ans dans l’armée active,

® quatre ans dans la réserve d’active,

® cinq ans dans l’armée territoriale,

® six ans dans la réserve territoriale.

La loi Freycinet du 15 juillet 1889, redéfinit le tirage au sort et réduit le service à trois ans. Par la loi du 21 mars 1905 (loi Jourdan-Delbel), le législateur abroge le tirage au sort et impose un service militaire personnel et obligatoire pour tous d’une durée de deux ans. Toute dispense est exclue. Un sursis est possible dans certains cas. Le 07 août 1913, la durée du service passe de deux à trois ans, pour pouvoir disposer d’un corps de troupe étoffé face à l’Allemagne.

Sa réduction intervient le 23 avril 1923 par un vote du Parlement, il passe alors à dix huit mois. Ceci correspond à une armée de terre de trente deux divisions d’infanterie métropolitaines et six de cavalerie. Cette loi sur le service militaire apporte deux grandes innovations :

® La disponibilité : les conscrits peuvent être appelés dans les deux ans qui suivent leur service, pour permettre la mise sur pied sans mobilisation des troupes de couverture. Cette mesure est mise en exécution pendant le crise des Sudètes.

® Les réserves : Chaque soldat est appelé dans la réserve à la fin de son service, il doit vingt huit années d’obligations militaires tout d’abord dans la première réserve jusqu’à quarante ans puis dans la deuxième réserve jusqu’à quarante huit ans. Ainsi notre armée dispose de deux types d’unités de réserve, les unités de « série A » constituées des éléments de la première réserve et les unités de « série B » constituées des éléments de la deuxième réserve.

Ces deux mesures améliorent la qualité du contingent grâce aux périodes d’exercices (huit semaines jusqu’à quarante ans), alliés aux élèves officiers de réserve. Ces derniers permettront à l’armée mobilisée de disposer de cadres de complément. Les gendarmes, par leur statut de sous-officier datant des premières années du 20ème siècle, servent au moment de la mobilisation de cadres de complément pour les formations de réserve.

En 1928, le service militaire passe à douze mois, l’armée de terre se réorganisera ensuite autour de vingt divisions d’infanterie métropolitaines et cinq de cavalerie. On puise alors dans les réserves humaines de notre Empire Colonial pour lever de nouvelles troupes et créer de nouvelles divisions.

Source :  http://www.atf40.fr/ATF40/documents/chapitre%201.pdf

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20 novembre 2012

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La Grande Guerre 1914-1918

La Grande Guerre 1914-1918 171209

  1. La triple entente
  2. Le Traité de Brest-Litovsk
  3. Organisation et Chronologie
  4. Les Uniformes de la Grande Guerre
  5. fleche-boule2Historiques des Unités de l’Armée Françaises
  6. Historique du 8e bataillon de Chasseurs à pied, pendant la guerre 1914-1918
  7. La composition des Armées à partir de 1914
  8. Emplacement des troupes françaises en 1913 – 1914
  9. Les nouveaux Régiments de Tirailleurs – 1914-1920
  10. Le 9ème Régiment de Dragons et leur Historique de 1914 à 1918 
  11. L’empire colonial allemand
  12. La présence navale française dans le Pacifique
  13. Le partage du Pacifique en 1914
  14. « Les premiers combats du ciel »
  15. L’armée blindée
  16. L’évolution des armes portatives-1916
  17. La lettre du 4 septembre 1917 relative au classement  des vestiges de guerre dans la Somme – Gwladys Longeard
  18. Collection Cartes Grande Guerre
  19. Les Grands Noms de la Grande Guerre
  20. Ils étaient bien là, ces hommes ! (en cours de mise à jour)
  21. Ceux que l’on pourrait damner ! (en cours de mise à jour)
  22. Toutes les offensives entreprises
  23. Le front d’Orient : 1915 – 1919
  24. Les journaux de marches et opérations (JMO) des unités de la mission française près des forces américaines RHA REVUES 
  25. fleche-boule2La Guerre sur Mer
  26. fleche-boule2Les Batailles
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  29. fleche-boule2La Belgique et la Grande Guerre
  30. fleche-boule2La Tunisie et la Grande Guerre
  31. fleche-boule2Les Spahis et la Grande Guerre
  32. fleche-boule2Les femmes et la Guerre
  33. fleche-boule2Dossier sur les Mutineries de 1917
  34. fleche-boule2L’Empire Ottoman : un conflit pour des accords
  35. fleche-boule2Les Zouaves          Le livre d’or des Zouaves       
  36. Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime (BNF)
  37. Les Chinois oubliés
  38. De l’Enfer au Paradis, les hôpitaux de l’arrière en 1916
  39. Les représailles contre les civiles et la déportation
  40. Les chiens de Guerre
  41. Les pigeons au combat
  42. L’animal au cœur de l’expérience combattante source BNF
  43. C’est arrivé le 15 août 1914 (bombes sur le hangar de Zeppelins)
  44. Le Lieutenant Touzet du Vigier: Cinq jours pour marquer l’Histoire
  45. Ça c’était De Lattre ! ! !
  46. Honneur aux frères RUELLAN !
  47. Les taxis de la Marne
  48. La fondation du 22ème bataillon (canadien-français)
  49. La guerre des mines
  50. Les citations individuelles (aéronautique)
  51. Discussion du projet de loi relatif à l’appel de la classe 1919
  52. Les quatorzes point de Wilson 1918
  53. Face à l’Allemagne vaincue, les services de renseignement français – Olivier Lahaie
  54. 1918 : les Belges à la reconquête de la Belgique
  55. Des Américains dans la guerre du Rif
  56. fleche-boule2L’armistice du 11 Novembre 1918
  57. fleche-boule2Les conséquences de la Guerre
  58. fleche-boule2Une histoire : Bizerte et la France
  59. L’entre deux guerres dans le monde
  60. Articles, évènements, études diverses,témoignages
  61. Documents et archives
  62. la Guerre en images
  63. Demandez La Presse !!! …
  64. Le journal des poilus de l’avant 

 

etude_de_documents

 http://tnhistoiredocuments.tableau-noir.net/pages/1914.html

 

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