Milguerres

  • Accueil
  • > Recherche : spahis tunisien

11 janvier 2013

Amiral GUEPRATTE

Classé sous — milguerres @ 10 h 03 min
Amiral GUEPRATTE geprat10

Émile, Paul, Aimable Guépratte

Émile, Paul, Aimable Guépratte est né le 30 août 1856 à Granville (50), et mort le 21 novembre 1939 à Brest (29). Il est inhumé aux Invalides dans le caveau des gouverneurs. Grand-croix de la Légion d’honneur (12 décembre 1924), Croix de Saint Georges (28 décembre 1916 ; ordre russe) et Grand-cordon de l’Aigle blanc, par décret du roi de Serbie Alexandre Karadjordjevic (3 septembre 1917).

Amiral français, dit « point d’honneur » ou surnommé par les britanniques « le cracheur de feu » (fire eater).

« Personnage hors du commun, célèbre dans la Marine par ses façons de grand seigneur, son mépris des contingences et son goût du panache, il s’illustra de manière éclatante par son énergie inlassable et son courage exceptionnel au cours de l’affaire des Dardanelles ». Un jour, où tout son équipage était au garde-à-vous sur le pont de son bâtiment, un coup de canon provoque l’envol de centaines de goélands ; très grave, Guépratte laisse tomber ces mots : « Messieurs, je vous présente la Chambre des députés ».

Troisième de 6 enfants ; petit-fils de l’amiral Jéhenne. Élève au Lycée impérial de Brest en 1868 ; l’un des livres reçus à la distribution des prix en classe de 4e en 1868, « Les gloires maritimes de la France », décide de sa vocation. Entré à l’École navale le 1er octobre 1871, aspirant de 1e classe le 5 octobre 1874, il embarqua en 1875 sur la corvette cuirassée la Reine-Blanche dans l’escadre d’évolutions et, en 1876, sur l’aviso à hélice le D’Estaing. Enseigne de vaisseau le 1er décembre 1877, instructeur des aspirants sur la corvette-école la Favorite, que commandait son père en 1880, il fit la campagne de Tunisie de 1881 sur le cuirassé Marengo, participa au bombardement de Sfax et à la prise de Gabès. Lieutenant de vaisseau le 15 janvier 1883, il suivit en 1884 les cours de l’École des défenses sous-marines, en sortit avec le brevet de torpilleur et fut affecté en cette qualité sur le cuirassé Amiral Duperré, de l’escadre d’évolutions ; il reçut son premier commandement en 1889 sur le contre-torpilleur 23.

http://www.abcdelacpa.com/30820.jpg

Campagne de Tunisie

Le Général Boyer, M. Alapetite, résident général à Tunis et l’amiral Guepratte et leur état-major (Editeur : ? – 829)

source image : http://www.abcdelacpa.com/30820.jpg

http://www.abcdelacpa.com/30819.jpg

Campagne de Tunisie

Le résident général M. Alapetite l’amiral Guepratte et les officiers des spahis marocains (Editeur : ? – 836)

source image : http://www.abcdelacpa.com/30819.jpg

 

Second du croiseur Forfait en 1891, il commanda la canonnière Caronade de la division navale d’Indochine et participa aux opérations contre le Siam de mai à octobre 1893. Capitaine de frégate le 10 mai 1897, sous-directeur des défenses sous-marines de Brest en 1900, commandant du contre-torpilleur Vautour de la station du Bosphore en 1901-1902, il fut en mai 1902 chef de la 2e section de l’état-major de l’arrondissement maritime de Brest, passa capitaine de vaisseau le 05 février 1904 et prit le commandement du croiseur porte-torpilleurs Foudre, avec lequel il transporta de Cherbourg à Saigon (Vietnam) deux sous-marins et quatre petits torpilleurs.

Il commanda en 1905, dans l’escadre de la Méditerranée, le croiseur cuirassé Jeanne-d’Arc et le croiseur Marseillaise et, de nouveau, en tant que capitaine de pavillon, la Jeanne-d’Arc, fin 1906. Commandant du 2e dépôt des équipages en 1908, il suivit à Brest, en 1909, l’achèvement du croiseur cuirassé Edgar-Quinet sur lequel il conduisit le président Fallières en Hollande, réalisant à cette occasion le premier passage par un grand navire de guerre des écluses d’Ijmuiden et du Nordsee Kanal conduisant à Amsterdam.

Contre-amiral le 2 septembre 1912, il reçut le 16 septembre 1912 le commandement du front de mer à Brest. Au début des hostilités, en 1914, il fut mis à la tête de la division navale de complément rattachée à la 1e armée navale en Méditerranée. Il assura la protection des convois de troupes entre l’Algérie et la métropole ainsi que la surveillance du détroit de Sicile.
Cloche de l’escorteur d’escadre Guépratte
(Photo Thierry David).

L’expédition des Dardanelles

Demandant avec insistance un commandement plus proche de l’action, il fut envoyé à Port-Saïd (Égypte) pour collaborer à la protection des convois britanniques de l’armée des Indes puis affecté, avec sa division, à la force navale britannique de l’amiral Hamilton Carden qui bloquait le détroit des Dardanelles où s’étaient réfugiés les croiseurs allemands, Goeben et Breslau, qui venaient d’accomplir plusieurs actions surprises en Méditerranée occidentale, dont le bombardement de Bône et de Philippeville. Le 3 novembre 1914, avec les cuirassés Suffren et Vérité, appuyés de croiseurs anglais, il bombarda une première fois les forts de l’entrée du détroit. À l’instigation des Britanniques fut décidé le forcement du passage afin d’atteindre la mer de Marmara et d’attaquer Constantinople. L’amiral John de Robeck succéda le 17 mars 1915 à Carden et prit le commandement en chef de la flotte alliée. Le 18 mars 1915 eut lieu l’attaque principale. Guépratte avait demandé l’honneur de commander l’avant-garde (« Si vous le voulez bien, je choisirai l’avant-garde ») et il le fit avec une folle audace, pénétrant le premier dans le détroit à la tête de ses vieux cuirassés. On sait comment la journée aboutit à un échec : trois cuirassés coulés, dont deux anglais et le Bouvet qui avait sauté sur une mine, le Suffren, navire amiral, et le Gaulois gravement endommagés avec plusieurs autres navires. John de Robeck porta à la connaissance des lords de l’Amirauté la manière splendide dont l’escadre française s’était comportée et souligna la grande bravoure avec laquelle son chef l’avait menée au feu dans une action rapprochée : « Splendide malgré l’âge de ses bâtiments, l’escadre française n’est aucunement troublée par ses lourdes pertes. L’Amiral (Guépratte) l’a conduite au feu avec la plus grande bravoure ». Les Anglais qui restèrent ses plus fidèles admirateurs, lui avaient décerné le surnom de Fire-Eater (mangeur de feu) qui lui resta. Le forcement du détroit abandonné, une opération combinée fut mise sur pied et Guépratte y prit part avec la même énergie pendant les combats des 27 mars 1915, 25 et 26 avril 1915 : bataille des Cinq-Plages, débarquements de Sedd-Ull-Bahr et de Koum-Kaleh. Le 13 avril 1915, il écrivit : « Je regrette que la République soit si pauvrement représentée dans une opération de guerre aussi belle.

Il y a une convenance urgente à nous renforcer par de véritables unités de combat ». Partisan obstiné du franchissement de vive force des détroits, mais critiqué du côté français – on alla jusqu’à taxer son impétuosité de folie et sa tactique d’absurde – on se débarrassa de lui en le nommant vice-amiral le 10 octobre 1915 et préfet maritime de l’arrondissement algéro-tunisien à Bizerte (Tunisie).

Il y maintint, grâce à son influence personnelle, la plus stricte discipline malgré les difficultés du moment et, notamment, l’agitation anti-juive de 1917, joua un rôle important dans l’entraînement des troupes serbes (c’est pourquoi Belgrade a une rue de l’Amiral Guépratte), et fit de Bizerte un centre de lutte contre les sous-marins.

À Bizerte, le chef de la musique militaire crée une Marche de l’Amiral Guépratte. Atteint par la limite d’âge en 1918, il fut placé le 30 août 1918 dans la section de réserve, après 47 années de services effectifs, dont plus de 32 à la mer. Il se présenta à la députation sur la liste de concentration républicaine et fut élu le 16 novembre 1919. Il adhéra au groupe de la gauche républicaine démocratique, devint membre des commissions de la marine marchande, de la marine militaire, des régions libérées et d’Alsace-Lorraine, et se consacra aux questions intéressant la marine. Il écrivit : « À toute nation, il faut un chef. La constitution de 1875 a proclamé irresponsable le Président de la République ! C’est un tort ! Dix ans de présidence, non renouvelable, voilà l’idéal ! ». Il fut président du groupe des députés des ports et président de l’association amicale des croix de guerre. N’ayant pas renouvelé son mandat en 1924, il se retira à Brest et continua d’apporter son aide aux oeuvres de la mer et aux campagnes de propagande pour le développement de la marine. Il vint à Ancy-sur-Moselle le 24 mai 1924 (« Je viens dire bonjour à mes cousins d’Ancy »). Il était membre de l’Académie de marine depuis 1921. Les années qui suivirent apportèrent d’éclatants témoignages en sa faveur. Sir Winston Churchill lui écrivit le 24 septembre 1930, à propos du combat des Dardanelles : « Pour votre part vous avez fait honneur à une opération de guerre qui aurait changé l’histoire du monde si elle avait été menée avec une résolution égale à la vôtre ».
Il a publié en 1935 : L’expédition des Dardanelles, 1914-1915. Il avait épousé le 20 août 1883 Thérèse Marie Virginie Gourdan, née le 16 janvier 1865, morte le 7 février 1890, fille d’un capitaine de vaisseau. Ils eurent trois enfants.
http://www.netmarine.net/bat/flf/gueprat/celebre.htm
L’Amiral Guépratte toujours à l’avant …lisez ci-dessous l’article que je viens de traiter dans sa totalité pour une meilleure lecture … __________________________________________________________________________________________________
Le petit Parisien
1933/03/29 (Numéro 20483)  article de Léon Faraut

Les hommes du Jour

L’Amiral Guépratte

Devenir du jour au lendemain, une figure de légende, c’est là un sort rare.
Et quand, le 18 mars 1915, l’Amiral Guépratte accomplissait simplement, bravement, les gestes qui allaient, imposer à l’admiration et faire de lui un de nos héros nationaux, parmi les plus grands et les plus purs, le chef de la division française des Dardanelles était loin de penser qu’il inscrivait son nom dans l’histoire avec un si puissant relief.
Présidant, lundi soir, au Cercle militaire, la fête émouvante que les Bretons de Paris, les anciens combattants des Dardanelles, les Croix de guerre, avaient organisée en l’honneur du héros, M. Georges Leygeus n’eut nul besoin, pour magnifier notre héros, de recourir aux extraordinaires ressources de son lyrisme. Il se borna à rappeler l’exploit dans la forme même dont usa le journal du bord.

L’amiral britannique de Robeck qui commande devant les Dardanelles a décidé de pénétrer de vive force dans la mer Noire et de s’emparer de Constantinople. Avant l’attaque, il demande à l’amiral Guépratte :
- Quel poste choisissez-vous dans le combat ?
- Le premier au danger : l’avant-garde.

Les quatre cuirassés de Guépratte se sont engagés dans les détroits et ripostent comme ils peuvent au feu nourri des canons et des mitrailleuses dont les Turcs et les Allemands ont abondamment garni les rives.
Leur mission accomplie, nos cuirassés se retirent pour céder la place aux navires anglais qui les suivent.
C’est à ce moment que le Bouvet est touché par une mine.
Cependant qu’il coule en quelques secondes, un autre de nos vaisseaux, le Gaulois, est atteint à l’avant.
Une énorme voie d’eau se déclare. Le cuirassé est désemparé et en perdition. A bord, pourtant, chacun garde son calme. L’équipage, en tenue blanche est rangé sur le pont, comme à la parade. La fin s’annonce proche et toute cette activité des torpilleurs, des sous-marins, des chalutiers, des bateaux de sauvetage empressés autour du navire prêt à s’engloutir l’indique assez.
Mais que se passe-t-il ?
Une chaloupe a abordé l’épave.
Cependant qu’à la coupe, le poste rend les honneurs, « la sonnerie » Aux champs retentit. C’est l’amiral Guépratte qui a réussi à rallier le Gaulois. Il entend être avec ses hommes pour partager avec eux le sort du bâtiment.
Il faut lire le télégramme que l’amiral de Robeck envoya à l’Amirauté pour célébrer la bravoure de l’amiral Guépratte et de la Marine française.
Pour nos marins, qui les connaissaient, ce que Guépratte avait fait là n’avait rien de surprenant.
Entré dans la marine à l’âge de quinze ans, Guépratte y avait conquis tous ses grades et sa haute réputation par sa seule valeur, comme jadis les Jean Bart, les Suttren, les Duguay-Trouin.
Mais pour les Anglais, qui le voyaient pour la première fois, l’impression qu’il leur laissa fut extraordinaire.
Ils ne pouvaient comprendre qu’un chef demeurât constamment exposé aux coups de l’ennemi avec son uniforme blanc. Et quand ils eurent constaté que, bien qu’il s’offrît comme une cible, l’amiral Français n’était jamais touché, ils se mirent à l’appeler le « mangeur de feu » et ils donnèrent ce titre à une chanson qui obtint aussitôt la plus grande vogue et qu’ils fredonnent encore
En 1918, l’amiral Guépratte atteignait sa soixante deuxième année et passait au cadre de réserve.
Ce héros allait désormais vivre modestement et simplement.
Peu de temps avant de quitter le service actif, il a été fait grand-croix de la Légion d’honneur.
On m’assur qu’il n’a pas la médaille militaire.
Ce ne peut être là que le fait d’un oubli.
Pourquoi ne le réparerait-on pas ?
Léon Faraut

le_pet12
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6276820.r=GUEPRATTE.langFR
fleche-boule8 dans
Partition marche amiral Guépratte. par V. Rendla – chef de la musique.
http://historic-marine-france.com/cinema/chants.htmpartit11

Prix de vente.12 euros. disponible sur :
http://historic-marine-france.com/cinema/chants.htm

L’amiral Guépratte adresse à la Chambre un appel à la clémence en faveur des mutins de la mer Noire……
nota : j’ai essayé au maximum de transcrire le texte de l’article mot à mot en espérant ne pas avoir écorché certains noms.
Bonne lecture !
fleche-boule8 dans
Le Petit Parisien du 09 Juillet 1922Pendant un an encore le gouvernement pourra user de la grâce amnistiante
AINSI EN ONT DÉCIDÉ LES CHAMBRES AVANT LA CLOTURE DE LA SESSION
Marty et Badina pourront bénéficier de mesures de clémence, de même que les petits commerçants et les petits producteurs condamnés pour des faits de spéculation illicite

Les Chambres ont tenu à se prononcer,avant la clôture de la session parlementaire, sur la question de l’amnistie. Ainsi que nous l’avions fait prévoir, N. Barthou, ministre de la Justice, a déposé hier mâtiné sur le bureau de la Chambre, d’accord avec MM. Maginot et Haiberti. un projet de loi prorogeant pour une période d’un an la faculté accordée au gouvernement d’user de la grâce amnistiante prévue! par la loi du avril 1921.Aux termes de cette loi, les ministres intéressés (Guerre et Marine) auront la faculté pendant un an encore d’examiner les cas d’espèce et de faire bénéficier de mesures gracieuses entraînant l’amnistie tous les condamnés qui leur auront paru dignes d’une remise de l’entier restant de la peine.
Marty et Badina pourront, par conséquent, faire l’objet de propositions de remise de la peine qui leur reste à faire et bénéficier ainsi de l’aministie.

Au cours de la séance de l’après-midi la Chambre, le garde des Sceaux a demandé d’interrompre le débat eu cours pour permettre l’examen immédiat de ce texte.
M.. René Lafarge a donné lecture de son rapport. Puis le débat s’est engagé.

M. Evain.

« Je viens demander au gouvernement la portée du geste qu’il vient d’accomplir.
MM. Marty et Badina seront-ils appelés à bénéficier de la grâce amnistiante ? Je rappellerai à la Chambre, que de très nombreux petits commerçants ont été gravement condamnés par Iras tribunaux sans raison suffisante. Si vous voulez la paix civile, il faut prendre une mesure de clémence envers eux

M. Barthou.

Le projet déposé ne fait que proroger pour un an les dispositions de la dernière loi d’amnistie. Le gouvernement, usant du droit de grâce amnistiante, a largement usé de la. faculté qui lui était donnée.
Ne pouvant faire aboutir une nouvelle loi d’amnistie à cette heure tardive de la session. nous avons pensé nécessaire de proroger les pouvoirs de grâce amnistiante suspendus depuis avril, car le gouvernement n’a pas épuisé les mesures à prendre en vertu de cette disposition.
Nous vous demandons de pouvoir appliquer la grâce à tous les cas qui le mériteraient, après un examen individuel. (Applaudissements rà gauche, bruit.)
Je vous demande d’examiner la question en elle-même. nous sommes prêts à prendre ces responsabilités. Quand nous aurons agi vous nous jugerez. Dans la commission, certains membres se sont intéressés aux petits commerçants et aux petits producteurs.
Le projet en discussion a un but limité, il reste devant la Chambre un projet plus complet que l’on pourra étudier et. compléter.

M. Tardieu.
Vous auriez pu soutenir ce texte il y a six mois.

M. Barthou.

Et j’aurais de même rencontré votre hostilité. Nous allons partir en vacances.
Il faut prendre une décision pour les petits commerçants et les petits producteurs, vous vous prononcerez sans tarder.

M. Thomson.
N’oublions pas que les petits producteurs et que les petits commerçants ne sont pas tous poursuivis pour spéculation illicite. lls ont droit a la grâce amnistiante.

M. Barthou.
Il faut également se préoccuper de la loi sur la spéculation illicite, dont l’effet disparait avec le mois d’octobre. Un projet de, prorogation est également nécessaire, à ce point de vue, pour continuer les poursuites
C’est à l’occasion de ce dernier projet qu’il sera possible de prendre les mesures demandées par M. Evain et d’accorder la grâce amnistiante pour les petits commerçants et les petits producteurs (Exclamations sur divers bancs. )
Je suis ici pour soutenir le projet que M. le ministre de la Guerre serait le premier à défendre, s’il pouvait être ici.

M. Balanant.
Peut-être pas.

M. Barthou.
Je parle ici au nom du gouvernement et si M. le président du Conseil n’était pas là, je dirais le gouvernement en a décidé ainsi.
M. Balanant.
Je vous demande d’expliquer l’origine de ce projet. On veut gracier tous les mutins Ide la mer Noire. Je fais une distinction entre les simples marins et les meneurs nous voulons savoir à quoi nous allons aboutira {Applaudissements sur divers bancs. Bruit.)
M. Barthou.
Pourquoi cette question n’est-elle pas venue plus lot ? me demandet-on. Parce que l’ordre du jour de la Chambre ne l’a pas permis.
Quant à la seconde question de M. Balanant. je réponds franchement Je ne vous répondrai pas. » Nous vous demandons la faculté d’user de la grâce amnistiante. Faites confiance au gouvernement. Je n’ai pas à examiner ici des cas particuliers. (Exclamations à droite.)
J’abdiquerais la prérogative même du gouvernement si je vous répondais.
Le gouvernement reste Mêle à la pensée qui l’avait inspiré en soutenant le projet d’amnistie il vous demande de lui maintenir la faculté de grâce amnistiante.

M. André Lefèvre.
Je ne demande pas sur qui portera la grâce amnistiante, mais J’estime que, faisant une loi, nous pouvons y inscrire qui nous voulons.
Vous aviez déjà, il y a un mois, la faculté de grâce amnistiante. Pourquoi l’avoir laissée mourir sans avoir le temps d’examiner les dossiers; un mois a passé depuis son expiration. Je demande pourquoi on revient maintenant sur
la question? Si nous vous rendons ce droit, il faudrait au moins l’élargir. (Applaudissements sur certaina bancs.)

M. Barthou
Le projet d’amnistie a été déposé par. M. Briand en janvier dernier.
Depuis, on a usé de la grâce amnistiante, dans 2 095 cas.
M. Lefèvre a été ministre de la Guerre et il sait que certaines affaires exigent un examen long et attentif en même temps que des délais. On semble indiquer qu’il ne reste que drux ou trois affaires à examiner; en réalité, il y en a des milliers. (Applaudissements.)

M. Ringuier.
Depuis un mois, il y a eu le vote du Sénat, voilà la raison du projet actuel.

M. Lefèvre.
Pourquoi n’avoir rien fait depuis un mois ?

M. Barthou.
Parce que la commission de la Chambre était saisie de l’amnistie et que nous espérions voir aboutir ce texte. Je dois ajouter que si des amendements sont présentés pour élargir la grâce amnistiante, le gouvernement les acceptera dans toute la mesure du possible.

M. Rollin.
Je voterai le projet. J’ajouterai que j’aurais déjà voté l’amnistie des mutins de la mer Noire, si on n’avait pas voulu a l’extrême gauche en faire une apothéose (Applaudlssemcnts.)
mais je demande qu’on ajoute au texte une mesure en faveur des petits commerçants et des petits producteurs.

M. Poincaré.
Tout d’abord pour les petits commerçants et pour les petits producteurs, on avait proposé un amendement comportant amnistie ; le gouvernement ne pouvait accepter cela, puisqu’il y a un projet sur l’amnistie différent de celui-ci.
Mais pour donner satisfaction à la préoccupation de nombreux membres de l’ Assemblée qui désirent régler immédiatement cette question, le débat sur l’amnistie ne pouvant se produire avant la séparation des Chambres, le président du Conseil accepte d’introduire dans le projet en discussion une disposition pour étendre le bénéfice de- la grâce amnistiante aux petits commerçants et petits producteurs poursuivis pour spéculation illicite.

M. Brousse
L’amnistie sera-elle appliquée aux déserteurs et aux insoumis ?

M. Barthou.
Le gouvernement. en aucun cas, n’appliquera le droit de grâce ni aux déserteurs, ni aux insoumis.

L’amiral Guépratte adresse à la Chambre un appel à la clémence en faveur des mutins de !a mer Noire.
Soumis, dit-il, à des influences délétères, ces hommes méritent de la pitié. Marty, ce malheureux officier a été sous mes ordres quand j’étais enseigne de vaisseau, je l’ai vu dans le service, il avait des qualités qui m’inclinent à la clémence.
L’amiral Guépratte, applaudi à gauche, lit une lettre reçue par lui d’un officier camarade de Marty, qui plaide sa cause et réclame pour lui la pitié.

La Chambre adopte l’article unique qui accorde au gouvernement une prorogation de droit de grâce amnistiante
et y ajoute une disposition qui étend Le bénéfice de la grâce amnistiante aux petits commerçants et petits producteurs
condamraés par application de la loi sur la spéculation illicite. Puis elle se trouve en présence d’un amendement de M. Balanant qui propose que soient exclus du bénéfice de la grâce amnistiante les condamnés ayant rang d’officier.

Il ne faut pas que ce projet, dit-il, puisse bénéficier à un homme qui, ses lettres l’ont prouvé, n’a aucun repentir de son crime.
Je ne veux pas que la grâce soit accordée sous la menace de certains je ne veux pas d’un gage aux communistes. Je demande à la Chambre de prendre ses responsabilités. (Applaudissements sur certains bancs.)

M. Bahthou.
Je ne pensais pas que ce projet d’apaisement susciterait une aussi vive attaque J’ai signé le projet sur l’amnistie et j’en revendique la responsabilité.
J’ai été ministre de la Guerre aux heures les plus graves. J’ai connu dans ce poste des dossiers bien graves. Notre jeune collègue ne connaît pas cela. Je ne m’inspire que de ma conscience et je ne joue pas ce jeu de bascule que l’on prétend.
Le gouvernement s’est prêté à ce qui pouvait raisonnablement améliorer le projet, mais il faut s’en tenir là.
Serait-il admissible qu’ayant coté le principe de l’amnistie, on lui oppose aussitôt une exception ?

M. Le Prince Murat.
Oui!

M. Bahthou.
Si vous vouiez faire une véritable amnistie, laissez au gouvernement sa liberté d’appréciation. Je vous demande, au nom du gouvernement, de voler le projet.

M. Le Prince Murat..
J’ai servi pendant quinze ans, et je vous dis Vous faites une mauvaise action. » (Exclamations, bruit.)

M. Barthou.
Qui que vous soyez, Monsieur, je ne vous permets pas de dire que je commets une mauvaise action. (Vifs applaudissements.)

M. Tardieu.
Depuis mars vous n’avez rien fait pour faire voter l’amnistie et brusquement vous trouvez le temps de ce débat libérateur.
(Bruit.) Le gouvernement a varié d’attitude à propos du projet de loi sur l’amnistie. Ce que nous avons entendu nous fait craindre que cette manoeuvre ait un but.
Au lendemain d’un débat qui nous a montré l’extrême gauche peu encline à l’apaisement vous vous tournez vers ce côté e l’Assemblée. le n’accepte pas votre projet car vous aviez !e temps de nous apporter autre chose. (Applaudissements sur certains bancs)

M.. Balanant.
On nous demande ce projet, uniquement pour amnistier un officier et faire plaisir aux communistes. (Bruit.)

M. Barthou.
Je déclare qu’après en avoir reçu mandat du président du Conseil et du gouvernement, je repousse l’amendement de
M. Balanant au nom du gouvernement.

fleche-boule8 dans Après pointage, l’amendement Balanant
est repoussé par 312 voix contre 212
L’ensemble du projet est adopté.

n0605010

 

 

 

 

L’Amiral Guépratte accueille les Serbes à Bizerte

La Presse (Paris. 1836)
1916/01/15 (Numéro 8554)
Voir la page complète au bas du post

L’article :
si des erreurs de transcription sont notées, elles sont dues à la mauvaise qualité de l’image.
guepra13

Transcription de l’article ci-dessus :

Un second convoi débarque à Corfou
La fureur allemande

Amsterdam 13 janvier
Les nouvelles du débarquement à Corfou des Français a causé une violente colère en Allemagne.
Un télégramme d’Athènes à la Frankfurter Zeitung ( journal allemand ) déclare que cela a soulevé l’indignation allemande au plus haut point.
Le kaiser a donne l’ordre d’envoyer au roi Constantin sa prostestation personnelle et rend la Grèce responsable (Daliy mail)

Bizerte, 13 janvier
Un second convoi de Serbes a débarqué ce matin à 5 heures 30 au milieu de l’enthousiasme général ; les troupes rendaient les honneurs.
L’amiral Guépratte a réçu les officiers au cercle militaire.
Les Serbes sont casernés au quartier (Farre -> sans doute à Ferryville près de Bizerte???? je ne veux rien confirmer

selon les articles trouvés retraçant leur présence à l’hôpital de Ferryville, article à consulter dans  Les Serbes, la France et …Bizerte…)
où ils sont l’objet de soins attentifs

(plus de détails sur :     Les Serbes, la France et …Bizerte… )

guepra12

fleche-boule8 dans

9 janvier 2013

Les ZOUAVES

Classé sous — milguerres @ 17 h 06 min

    retour page d’Accueil Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les ZOUAVES
-
Les zouaves insolitement artistiques

Les zouaves étaient des unités d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française. Ces unités, à recrutement principalement métropolitain, ont existé de 1830 à 1962, puis de 1982 à 2006, par la garde de ses traditions au CEC-9e Zouaves de Givet (Ardennes).

Les régiments de zouaves sont, avec les régiments de tirailleurs algériens et tunisiens, parmi les plus décorés de l’armée française et viennent juste après le régiment d’infanterie coloniale du Maroc (RICM), appartenant aux troupes coloniales, et le régiment de marche de la Légion étrangère, appartenant à l’armée d’Afrique1.

D’autres pays ont également créé des corps de zouaves sur le modèle des troupes de l’armée française : Empire ottoman, États pontificaux, États-Unis lors de la guerre de Sécession.

Origines du terme « zouave »

Le terme zouave vient du berbère zwava, ou zouaoua (zouaoui au singulier), qui est le nom d’une tribu kabyle2,3. Ceux-ci fournissaient des soldats aux Turcs sous la régence d’Alger et, après la prise d’Alger (1830), ils entrent au service de la France.

Histoire des zouaves français

Conquête de l’Algérie

Le 15 août 1830, le recrutement des 500 premiers zouaves est fait par le général en chef de l’expédition d’Alger, le comte de Bourmont, sur les conseils et un Mémoire du colonel Alfred d’Aubignosc.

Le 1er octobre 1830, le général Clauzel crée le corps des zouaves, formé de deux bataillons. Deux escadrons de zouaves à cheval sont également formés, mais intégrés dès 1831 aux chasseurs d’Afrique. Il y eut une tentative de leur incorporer les « Volontaires parisiens », ce fut un échec et ces volontaires formèrent le 67e régiment d’infanterie.

D’octobre 1830 à janvier 1831, ils combattent le bey de Tittery et occupent Blida et Médéa. Leur premier succès remarqué a lieu le 3 juillet 1831 au col de Mouzaïa, lorsqu’ils couvrent la retraite de la garnison de Médéa.

Après l’euphorie des débuts, deux erreurs majeures empêchent le développement normal du corps des zouaves. En effet, les capacités de recrutement en indigènes de la région d’Alger ont été largement surestimées, et plus grave encore, aucun des cadres français n’a pensé à l’adaptation à l’activité militaire d’indigènes ayant d’autres habitudes de vie et une autre religion. Ceci provoque l’ordonnance du 7 mars 1833 qui dissout les deux bataillons pour en créer un seul, mais mixte. Ainsi on peut recruter aussi parmi les Français qui vivent à Alger. Les résultats ne se font pas attendre et, dès 1835, un deuxième bataillon mixte est levé, puis un troisième en 1837.

Le premier régiment est placé sous le commandement de Lamoricière. Ils s’illustrent encore à la bataille de l’Ouarensis (1842), à l’Isly (1844), et prennent Zaatcha en 1849.

Les ZOUAVES zouave11
Un zouave, aquarelle de 1888

L’ordonnance du 8 septembre 1841, qui réorganise la composition de l’Armée française, indique la formation d’un régiment de zouaves formé de trois bataillons constitués dorénavant presque exclusivement de Métropolitains et de Français d’Afrique du Nord avec une forte minorité de Juifs algériens (souvent près d’un quart)4. Les autochtones forment alors les tirailleurs algériens, les Turcos (7 décembre 1841).

Le 13 février 1852, Louis-Napoléon signe un décret portant à trois le nombre de régiments de zouaves, chacun des trois bataillons existants formant le noyau des nouveaux régiments ainsi créés. Et pour les distinguer entre eux, une couleur est appliquée au tombeau de la veste :

le 1er cantonne à Blidah, en Algérois, tombeau garance ;
le 2e à Oran (caserne du Château Neuf) en Oranais, tombeau blanc ;
le 3e à Philippeville (caserne de France) en Constantinois, tombeau jaune.

Campagnes du Second Empire

Par décret du 1er février 1852, Napoléon III porte leurs effectifs de trois bataillons à trois régiments, puis à quatre en 1854 (le quatrième étant affecté à la Garde impériale). Les zouaves se distinguent à plusieurs occasions lors des campagnes du Second Empire.

Guerre de Crimée

zouave10
Zouaves durant la Guerre de Crimée.

La guerre de Crimée est la première campagne des zouaves en dehors de l’Algérie. En Crimée, à la bataille de l’Alma, le 3e régiment de zouaves prend par surprise les Russes en gravissant des escarpements rocheux, en s’emparant de leur artillerie puis en la retournant contre eux. Cette action participa grandement à faire tourner la bataille en faveur des alliés.

C’est en hommage à cette victoire qu’est réalisé le zouave du pont de l’Alma, sur la Seine, à Paris. Pour sa part, le maréchal de Saint-Arnaud, qui dirigeait les forces françaises, leur rendit hommage en demandant à une de leurs compagnies d’escorter sa dépouille. Tout ceci incite l’empereur Napoléon III à créer un régiment de zouaves pour sa Garde impériale en récompense.

Ils font encore des prouesses lors des batailles de Balaklava et d’Inkerman. Et trois des sept régiments qui participent à la prise de la tour Malakoff sont des régiments de zouaves.

Campagne d’Italie

Entre plusieurs escarmouches contre des tribus sans cesse en révolte en Kabylie, la campagne d’Italie contre les Autrichiens est engagée. Et c’est aux batailles de Magenta et de Solférino que brillent les zouaves. Le Drapeau du 2e Zouaves se pare de la Légion d’Honneur le 20 juin 1859 pour la prise du drapeau du 9e R.I. autrichien à la bataille de Magenta (fait d’armes réalisé par l’adjudant Savien et le zouave Daurière).

Les zouaves se distinguent pendant toute la campagne d’Italie, de même le 3e régiment de zouaves à la bataille de Palestro, le 31 mai 1859. À la suite de cette bataille, le régiment promeut le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, caporal d’honneur du régiment.

Expédition du Mexique 1861-1864

C’est pour la France la mésaventure au Mexique, où le 2e puis le 3e Zouaves se distinguent. Pour couvrir les immenses étendues mexicaines, l’idée des zouaves montés resurgit, ainsi sont recréés, de façon éphémère, des escadrons de zouaves à cheval. Le 9 novembre 1863 le drapeau du 3e Zouaves est décoré de la légion d’Honneur. En même temps des opérations au Maroc commencent.

Guerre franco-prussienne de 1870

Juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse, et malgré les infortunes des combats, les régiments de zouaves se couvrent de gloire, surtout à la bataille de Frœschwiller-Wœrth, où les trois régiments sont fort éprouvés dans des charges désespérées à la baïonnette de leurs fusils Chassepot. Le régiment des zouaves de la Garde impériale s’engage dans les combats de Rezonville. Mais, après le drame de Sedan et au lendemain de la proclamation de la République, il sera dissous. C’est alors au sein de l’armée de la Défense nationale que le 28 octobre 1870 est levé le 4e régiment de zouaves, qui participe aux batailles de Châtillon, Villiers-sur-Marne, Champigny ou encore Héricourt dans l’Est. Mais ce sera la terrible défaite pour la France qui ébranlera l’armée française et ses zouaves.

IIIe République

Après diverses péripéties (voir articles individuels sur chaque régiment), les quatre régiments de zouaves sont reconstitués en 1872. Ils participent à des opérations de maintien de l’ordre d’ampleurs diverses en Algérie et Tunisie (années 1880 et 1890), puis à la pacification du Maroc (début XXe siècle) : de 1907 à 1912, de nombreuses opérations au Maroc aboutiront à la Convention de Fès en 1912, et au Protectorat français de cette région. Les zouaves détachent au total huit bataillons au Maroc, par le biais des « régiments de marche ».

- 1881 : La Tunisie passe sous protectorat français, Tunis (caserne Saussier et La Manouba) et Bizerte (caserne Japy) deviennent les villes de garnison du 4e Zouaves. La couleur du tombeau de sa veste est le bleu foncé, couleur du fond.
Expédition du Tonkin

la_cas10
caserne Japy ou Chapy (image non disponible sur wikipédia

- 1883 – 1900 : Les événements à Hanoï au Tonkin, contraignent la France à envoyer ses troupes en Indochine et les zouaves prennent tout naturellement part à cette campagne, notamment par la création d’un « régiment de marche de zouaves » pour l’expédition de Chine en 1900, dissous après cette même expédition.

Des éléments zouaves sont envoyés lutter contre les Pavillons noirs au Tonkin (1883). Le 3e occupe le Tonkin et l’Annam (1887)

zouave12
Un bataillon de zouaves embarque à Alger pour l’Expédition du Tonkin en 1885.

Suite à la loi du 9 février 1899, chaque régiment de zouaves détache un bataillon en métropole dès 1901. Le 5e bataillon des 1er et 4e vient autour de Paris (forts de Rosny, Choisy et Nogent), et pour les 2e et 3e régiments, ces bataillons cantonnent près de Lyon (camps de Sathonay et La Valbonne), ce qui rend familière et populaire la tenue des zouaves parmi la population.

Première Guerre mondiale

Suivant le plan de mobilisation, les zouaves prennent part à la Grande Guerre par « régiments de marche de zouaves » (RMZ), ce qui permet de laisser en Afrique du Nord une unité de dépôt correspondante. Quelques régiments se composent de deux bataillons tirailleurs et d’un de zouaves, ils forment alors les « régiments mixtes » (RMZT). Août 1914, arrivent au front des bataillons sortis des quatre régiments d’active. Les bataillons du 2e régiment de marche servent au Levant.

En décembre 1914 et en janvier 1915, se forment de nouveaux régiments de zouaves : Trois formés en Algérie : – le 7e (issu de bataillons des 1er et 4e Zouaves), qui deviendra mixte, puis finalement RMTA (régiment de marche de tirailleurs algériens); – le 2 bis (issu de bataillons de réserves du 2e Zouaves); – le 3 bis (issu de bataillons de réserves du 3e Zouaves). Deux formés au Maroc : – le 8e (issu des bataillons suivants : I/1er, III/2e, II/3e et IV/3e Zouaves); – le 9e (issu des bataillons suivants : II/1er, III/1er et I/4e Zouaves). Après les premières batailles, l’état-major consent à réformer la tenue du zouave (dite à l’orientale) jugée trop voyante et inadaptée pour le théâtre des opérations en métropole (de même que celle du tirailleur), en adoptant en 1915, la tenue de drap kaki (dite : « moutarde ») si caractéristique de l’armée d’Afrique et des troupes coloniales d’alors. Seules la chéchia et la ceinture de laine bleue permettent de discerner les zouaves des autres combattants, et de très près les pattes de collet de fond kaki à soutaches et numéros garance (voir tous les détails dans Militaria Magazine no 87 et 88).

Il serait trop long de rappeler les glorieux faits d’armes des régiments, mais citons simplement que : – quatre des régiments de zouaves ont la fourragère rouge de la Légion d’honneur : les 4e 8e et 9e Zouaves : sept citations, le 3e : six citations ; – les 1er et 2e régiments la fourragère verte et jaune de la médaille militaire, cinq citations chacun, ainsi que le 3bis avec quatre citations; – et enfin le 2bis, la fourragère de la croix de guerre 1914-1918, verte et rouge avec une citation. Le 5 juillet 1919 les drapeaux des 8e et 9e Zouaves sont décorés de la Légion d’honneur et le 3e Régiment de la médaille militaire. Au vu des citations accordées, il est aisé de remarquer que les régiments de Zouaves, mais aussi et en général toutes les troupes d’Afrique, étaient souvent employés lors d’assauts désespérés et meurtriers, les hommes réduits en « chair à canon » et les régiments maintes fois anéantis, remaniés et reformés.

Les zouaves seront alors avec les tirailleurs nord-africains parmi les régiments les plus décorés5. Un site porte leur nom (la vallée des Zouaves) en souvenir des durs combats qu’ils menèrent à Souchez en 1915.

- 1919 – 1920 : Démobilisation et liquidation des régiments de marche issus de la Grande Guerre. On ne conserve que six régiments (Les quatre « vieux », ainsi que les 8e et 9e ).

- 1920 – 1927 : Le 2e Zouaves fait campagne au Maroc. Mais les autres régiments sont représentés par un ou plusieurs bataillons lors de la guerre du Rif en 1925 et 1926.

- 1927 : Le 13 juillet, une loi reconditionne la structure militaire en spécifiant que cette organisation doit en outre pourvoir, en tout temps, à la défense des colonies et pays de protectorat, et de s’adapter aux exigences nouvelles. C’est ainsi qu’une distinction rigoureuse est établie entre celles de nos forces permanentes qui ne doivent pas quitter le territoire métropolitain et celles auxquelles échoit normalement la protection de nos colonies. Les zouaves font donc normalement partie de ces forces appelées troupes d’Afrique, et couvrent nos départements d’Afrique du Nord (Algérois, Constantinois et Oranais), ainsi que la Tunisie et le Maroc, alors en statut de protectorat. Chaque régiment ayant normalement 1 580 hommes, se dispose ainsi : Trois régiments de zouaves en Algérie : – le 8e à Oran, (dissous en 1928, il prendra le numéro “2” après la reformation du 8e, motorisé, à Mourmelon en 1934) ; – le 9e à Alger, Fort-National et Aumale ; – le 3e à Constantine, Philippeville et Batna.

Un régiment en Tunisie : – le 4e à Tunis et Le Kef.
Deux régiments au Maroc : – le 1er à Casablanca et Ouezzane ; – le 2e à Oujda et Aknoul (en limite du Maroc espagnol).

zouave13
Zouaves durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Équipement: fusil Gras Mle 1874 avec baïonnette.

Seconde Guerre mondiale

À la mobilisation de septembre 1939, les régiments de zouaves sont renforcés par l’arrivée des réservistes qui les porte à l’effectif de guerre. Ainsi ils passent de 1 850 hommes à entre 2 400 (effectif normal d’un régiment de tirailleurs, pour mémoire) et 3 000. Observons de plus près, par exemple, le cas du 4e Zouaves : celui-ci passe à 81 officiers, 342 sous-officiers et 2 667 zouaves, dès octobre 1939.

L’armée française engage quinze régiments de zouaves en 1939 : Six régiments actifs, dont les garnisons d’origine sont : – 1er : Casablanca, Ouezzane et Albi; (LCL Fromentin) – 2e : Oran (caserne de Château Neuf), Nemours et Castelnaudary; – 3e : Constantine (caserne de la Casbah), Sétif (caserne des Zouaves) et Philippeville (caserne de France); (COL Chartier) – 4e : Tunis (caserne Saussier et de la Casbah), La Goulette et Le Kef (camps des oliviers); (COL Ablard) – 8e : Mourmelon; (LCL Anzemberger) – 9e : Alger (caserne d’Orléans), Aumale et Fort National (caserne Rullières). (LCL Tasse)

Cinq régiments formés en métropole : – 11e : Belley; (LCL Bousquet) – 12e : Avignon; (COL Tissané) – 13e : Castelnaudary; (LCL Pothuau) – 14e : Lyon; (LCL Bousquet) – 15e : Issoudun. Seuls quatre de ces régiments formés en France sont affectés à des divisions, le 15e Zouaves reste à l’état de centre mobilisateur.

Quatre régiments sont créés en Afrique du Nord, et y sont restés comme régiments de dépôt et de protection : – 21e : Meknès; – 22e : Oran et Tlemcen; – 23e : Constantine, Sétif et Philippeville; – 29e : Alger.

Pendant la campagne de France, les régiments de Zouaves sont jetés dans la bataille sans réels moyens et sont sacrifiés, comme leurs aînés de la Grande Guerre, sans le moindre profit stratégique. Ils sont bousculés, brisés, pris sous le feu de l’aviation et de l’artillerie adverse, et sont pour la plupart capturés. (voir, par exemple, Militaria Magazine no 129, historique du 9e Zouaves)

Le protocole d’armistice de 1940 prévoit leur dissolution

Ils sont familièrement appelés les zouzous

fleche21Guerre d’Indochine
AUCUNE PRECISION (en cours de recherche)

Guerre d’Algérie

.Avec l’indépendance de l’Algérie et le rapatriement des Européens en juillet 1962, le corps des zouaves est dissous2.

L’uniforme des zouaves, très élaboré, ne changera pratiquement pas de 1830 à 1962, au moins pour ce qui est de la tenue de tradition adoptée pour les cérémonies et prises d’armes après 1915. De coupe « orientale » ou encore appelée « à la turque », il se compose d’une coiffe arabe dite « chéchia », sorte de bonnet de feutre rouge, agrémenté d’un gland à franges de couleur variable juqu’au Second Empire puis bleu moyen par la suite, et d’un turban de coton blanc roulé en boudin autour de la chéchia. La « bedaïa », veste-boléro de forme arabe, en drap bleu foncé avec passepoils et tresses garance, est portée sur le « sédria », gilet arabe sans manche en drap bleu foncé à tresses garance. Le « tombô » de la veste, sorte de fausse poche dessinée par une arabesque formée par la tresse décorative, est à la couleur du régiment. Le pantalon arabe, le « sarouel » (dit aussi « saroual », « seroual » ou encore « serouel ») est d’une forme très ample et sans séparation d’entre-jambe. Une ceinture de laine bleu indigo vient s’enrouler à la jonction du bas du gilet et du haut du sarouel (cette ceinture est destinée à tenir les intestins au chaud pour lutter contre la dysenterie). La ceinture, qui mesurait 40 centimètres de large pour quatre mètres de long, était l’élément le plus difficile à mettre, le zouave devant souvent appeler à l’aide un de ses compagnons. En guise de manteau, le zouave possède un collet à capuchon, sorte de pèlerine ample mais courte, fabriquée en drap de couleur « gris de fer bleuté ». De hautes guêtres de drap bleu foncé ou de toile blanche selon la saison ou la circonstance, portées avec des souliers cloutés de cuir noir, complètent la silhouette du zouave. Les guêtres sont remplacées vers 1905 par des bandes molletières en drap de la couleur du collet. Le style de cet uniforme, partagé avec les troupes indigènes de tirailleurs et de spahis en Algérie, variant totalement de celui des autres troupes d’infanterie française, a pour origine le style vestimentaire des populations kabyles de l’époque, dont la tenue traditionnelle s’inspirait très largement de celle des envahisseurs turcs qui occupaient le pays depuis des décennies.

Cet uniforme que portent les zouaves, a une implication des plus importantes dans l’esprit de corps de ces hommes hors du commun à forte proportion d’engagés volontaires et de rengagés, ce qui explique la ténacité, la force et la cohésion au sein des divers régiments. De ce fait la tenue « à l’orientale » si remarquable ne subira pratiquement aucune modification, du moins pour la troupe, pendant toute sa période de dotation.

Une tenue aussi étrange et romantique tient plus d’une mode et d’une fascination pour les choses exotiques lors de la dernière moitié du XIXe siècle, que d’une réelle exigence bien fondée et raisonnable en termes d’habillement militaire. Ainsi l’on tente de concilier l’inconciliable, car le zouave a besoin d’une tenue chaude pour les nuits fraîches et d’une tenue fraîche pour les journées chaudes. Et ces effets comportent énormément de défaillances : son pantalon large s’accroche dans les broussailles, veste et gilet découvrent le cou, le collet à capuchon ne protège pas les jambes ni les cuisses du froid et de la pluie, et la chéchia ne protège contre rien… et pourtant, le prestige eut le dessus.

À partir de fin 1914, alors que les régiments métropolitains adoptent dans l’urgence de nouveaux effets en drap bleu « horizon », le drap kaki est octroyé en priorité aux régiments de l’armée d’Afrique et à une partie des troupes coloniales. Tout d’abord de teinte allant du marron jaune au vert caca d’oie, la nouvelle tenue des zouaves relègue l’uniforme oriental aux effets de sortie ou de prise d’armes. Le « sarouel » adopte une forme moins ample et à jambes séparées, dite « culotte cycliste » ou « culotte russe », la veste de coupe européenne remplace les effets arabes, les chéchias, lorsqu’elles ne sont pas remplacées par le casque métallique Adrian modèle 1915, sont masquées par des manchons de toile sable ou cachou.

De ces premiers essais restés sous le sobriquet de drap « moutarde » naitra la nuance « kaki », vert foncé, qui s’impose pour toute l’armée après 1922.

Les zouaves, à l’instar de leurs camarades tirailleurs et spahis, retrouveront leur tenue orientale pour les prises d’armes, les cérémonies et en tenue de sortie, à partir de 1928.
Légion d’Antibes

Notons qu’en marge de l’histoire officielle de l’Armée française, le 11 avril 1866 une circulaire du Maréchal Randon autorise la création de la “Légion d’Antibes” qui donne naissance à un bataillon de zouaves pontificaux, pour la plupart des Français (au service des États du Saint-Siège en Italie), cette création était déjà l’idée de Juchault de La Moricière (figure légendaire, ancien officier charismatique au 2e Zouaves, il devient ministre de la guerre en juin 1848, puis il choisit l’exil sous le second Empire), qui ainsi dirige un corps d’élite qui ajoute aux traditions d’héroïsme des zouaves d’Afrique l’idée chrétienne de l’abnégation et du sacrifice. Il est à noter aussi qu’aux Amériques, pendant la guerre de sécession entre Confédération et Union, le prestige de l’armée française est tel que dans les camps du Nord et du Sud sont constitués des régiments de zouaves, dans lesquels s’enrôlent de nombreux volontaires souvent d’origine française.

Décorations

Pour les décorations et les citations, les zouaves, avec les tirailleurs nord-africains, viennent juste après les deux régiments les plus décorés de l’armée française (le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), appartenant aux troupes coloniales, et le Régiment de marche de la Légion étrangère, appartenant à l’Armée d’Afrique)1.

Il n’y a pas de liaison directe entre le port d’une fourragère et l’attribution au drapeau de la décoration correspondante, car c’est uniquement le nombre de citations à l’ordre de l’Armée qui est pris en compte pour l’attribution de la fourragère à une unité.
Drapeaux

Drapeaux décorés de la Légion d’honneur
2e régiment de zouaves (20/06/1859)
3e régiment de zouaves (09/11/1863)
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs ( 05/07/1919 )
4e régiment de zouaves (05/07/1919)
8e régiment de zouaves (05/07/1919)
9e régiment de zouaves (05/07/1919)
4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs (13/07/1919)

Drapeaux décorés de la Médaille militaire
3e régiment de zouaves (05/07/1919)

Inscriptions portées sur les drapeaux :
1er régiment de zouaves : Constantine 1837, Sébastopol 1854-1855, Melegnano 1859, Puebla 1863, Maroc 1908-1911-1914, La Somme 1916, Les Monts 1917, L’Ailette 1918, Montagne de Reims 1940, Danube1945.
2e régiment de zouaves: Laghouat 1852, Sébastopol 1854-1855, Magenta 1859, Puebla 1863, Extrême-Orient 1884-1885, Maroc 1907-1912, Champagne 1915, Verdun-Noyon 1916-1918, Vosges 1944.
3e régiment de zouaves : Sébastopol 1854-1855, Kabylie 1857, Palestro 1859, San Lorenzo 1863, Maroc 1908-1912, Champagne 1915, Verdun 1916, Moreuil-Noyon 1918, Le Faid 1943, Danube 1945.
2e régiment bis de zouaves : l’Yser 1914, Monastir 1916, Doiran1918.
4e régiment de zouaves: Sébastopol 1854-1855, Magenta 1859, Solferino 1859, la Marne-l’Yser 1914, Verdun 1916, La Malmaison 1917, Noyon-l’Oise 1918, Soissonnais 1918, Royan 1945.
8e régiment de zouaves: Saint-Gond 1914, Artois 1915, Champagne 1915, Les Monts 1917, Verdun 1917, Soissonnais 1918, Vauxaillon 1918.
9e régiment de zouaves: l’Yser 1914, Verdun 1916, Cœuvres 1918, Saconin 1918, Breuil 1918, Montdidier 1918, Berry-au-bac 1918, Roche-les-Blamont 1944.
1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: l’Yser 1914, Verdun 1916, la Somme 1916, Les Monts 1917,-l’Aisne 1918, Montdidier 1918.
2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Le Matz 1918, Soissonnais 1918, L’Ailette 1918, Somme-Py 1918.
3e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Verdun 1916, Les Monts 1917.
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Artois 1915, Verdun 1916-1917, La Malmaison 1917, Noyon 1918, Soissonnais 1918, l’Oise-l’Ailette 1918.

Première Guerre mondiale

Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur (6-8 citations à l’ordre de l’Armée)
3e régiment de zouaves
4e régiment de zouaves
4e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs (futur 16e R.T.T)
8e régiment de zouaves
9e régiment de zouaves

Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire (4-5 citations à l’ordre de l’Armée)
1e régiment de zouaves
1e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs (futur 43e R.T.T)
2e régiment de zouaves
3e régiment bis de zouaves

Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (2-3 citations à l’ordre de l’Armée)
2e régiment bis de zouaves

Seconde Guerre mondiale

Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1939-1945 (2-3 citations à l’ordre de l’Armée)
4e régiment de zouaves (1947)

Citations militaires

Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la croix de chevalier de la Légion d’honneur au drapeau du 4e RMZ6

« Magnifique régiment animé de toutes les vertus guerrières qui a généreusement versé son sang sur les principaux champs de bataille de la grande guerre et a connu le succès chaque fois qu’il a fait revivre en l’ennoblissant encore par la constance et la ténacité de ses efforts, la tradition des Zouaves de Crimée, d’Italie, du Froeschwiller. À participé aux batailles les plus importantes de la campagne 1914-1918, s’est couvert de gloire sur la Marne et sur l’Yser en 1915, a arraché la victoire à Douaumont (24 octobre 1916), Louvemont (15 décembre 1916), Hurtebise (24 avril 1917), La Malmaison (23 octobre 1917), Longpont (18 juillet 1918), sur l’Oise (2 août au 4 septembre 1918) et en donnant tout entier et à fond, a arrêté net la ruée déjà victorieuse de l’ennemi à Orvillers-Sorel (28 mars au 1er avril 1918) et à Carlepont (29 mai au 5 juin 1918). »

— Décret du 5 juillet 1919 portant attribution de la croix de chevalier de la Légion d’honneur au drapeau du 4e RMT – Président de la République7
Liste des régiments de zouaves de l’armée française

1er régiment de zouaves : formé en 1852, dissous en 1949 et reformé pendant la période 1956-1960. Croix de guerre 1914-1918 (5 palmes et une étoile vermeille) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) ;
2e régiment de zouaves : formé en 1852 et dissous en 1962. Légion d’honneur (obtenue lors de la bataille de Magenta), Croix de guerre 1914-1918 (5 palmes et une étoile d’argent) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) ;
3e régiment de zouaves formé en 1852 et dissous en 1962. Légion d’honneur (obtenue lors de la bataille de San Lorenzo, Mexique 1863), Croix de guerre 1914-1918 (6 palmes) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) ;
Régiment de zouaves de la garde impériale : formé en 1864, devenu le 4e régiment de zouaves en 1870 et dissous en 1962. Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918 (7 palmes) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes)8 ;
8e régiment de zouaves : formé en 1914, dissous en 1928, reformé en 1934-1940, à nouveau dissous, il est reformé deux fois d’abord en 1946-1956, puis durant la guerre d’Algérie (1959-1962). Légion d’honneur et Croix de guerre 1914-1918 (7 palmes et une étoile d’argent) ;
9e régiment de zouaves : formé en 1914 et dissous en 1940 ; reformé en 1943 et à nouveau dissous en 1962 ; réactivé en 1982 et à nouveau dissous en 2006 au CEC (centre d’entraînement commando) de Givet (08). Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918 (6 palmes et une étoile d’argent) et Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes).
11e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940. Sa devise : « Œil pour œil, dent pour dent » ;
12e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940 ;
13e régiment de zouaves : formé en 1919 et dissous en 1940. Sa devise : « Avec le sourire »
14e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940 ;
21e régiment de zouaves : formé en 1939 et dissous en 1940 (régiment d’instruction) ;
22e régiment de zouaves ;
23e régiment de zouaves ;
29e régiment de zouaves.

Régiments mixtes de zouaves et tirailleurs en 1914-1918

Créés lors de la Première Guerre mondiale avec deux bataillons de Tirailleurs algériens et un bataillon de Zouaves. Ils perdent leur bataillon de Zouaves entre avril et juillet 1918 et deviennent alors entièrement composés de tirailleurs. Les 2e et 3e sont transformés respectivement en 13e RMT et 6e RMT alors que les 1er et 4e conservent leur nom de mixte jusqu’en 1920.

1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs, il perd son bataillon de Zouaves en juillet 1918 mais conserve son nom de mixte jusqu’en octobre 1920 et devient le 43e RMT
2e régiment mixte de zouaves et tirailleurs, devient le 13e RMT en juin 1918
3e régiment mixte de zouaves et tirailleurs, devient le 6e RMT en mai 1918
4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs, il perd son bataillon de Zouaves en avril 1918 mais conserve son nom de mixte jusqu’en octobre 1920 et devient le 16e RMT

Liste des régiments de zouaves dans d’autres pays
Zouaves pontificaux

La création des zouaves pontificaux a lieu en 1860 à l’appel du pape Pie IX ; leur organisation est confiée au général de La Moricière. Après l’entrée des troupes italiennes de Victor-Emmanuel II à Rome en 1870, ils servent le Gouvernement de Défense nationale lors de la guerre franco-prussienne, et sont dissous après l’entrée des Prussiens à Paris.

L’un des zouaves pontificaux les plus célèbres est John Surratt, impliqué dans l’assassinat d’Abraham Lincoln.
États-Unis

Plusieurs unités de zouaves furent formés par des Américains lors de la guerre de Sécession : l’Union équipe de nombreux régiments de zouaves (parfois seulement zouaves uniquement de nom), et les Confédérés n’en ont qu’une poignée, essentiellement en Louisiane (Tigers zouaves, Coppen’s Zouaves, Louisiana zouaves). Au nord les plus célèbres sont le 5e régiment de volontaires de New York, surnommés les zouaves de Duryee, le 11e régiment de volontaires de New York, surnommés les zouaves de feu’, le 9th New York (Hawkin’s zouaves), le 10th New York (national Zouaves), le 62nd New York (Anderson zouaves), le 114th pennsylvania (Collis Zouaves), le 165th New York, etc.

Le 11e fut d’abord commandé par le colonel Elmer Ellsworth, mort en 1861, puis durement entamé lors de la première bataille de Bull Run. Le 5e était considéré comme une unité d’élite de l’armée du Potomac, et incorporé dans la division de Sykes. À la seconde bataille de Bull Run, le 5e régiment de New York, accompagné du 11e régiment de New York (les zouaves nationaux), participa à l’attaque flanquante du corps de Longstreet pendant dix minutes cruciales, avant d’être mis hors de combat : sur 525 hommes, 120 furent tués et 330 blessés durant ces dix minutes.

À partir de 1863, l’uniforme de zouave est donné en récompense aux unités méritantes de l’armée du nord et il y aura davantage d’unités de zouaves à la fin de la guerre qu’à son début. dans les années 1870/80 les zouaves furent progressivement assimilés aux unités régulières de l’US Army.
Zouaves du mort

Zouaves de mort formés lors de l’Insurrection polonaise de 1861/1864; leur organisation est confiée au Lieutenant François Rochebrune.

zouave15
Insurrection polonaise de 1861/1864 Zuavo du mort – colonel François Rochebrune (1863)
zouave14


Notes, commentaires et références

↑ a et b Les troupes coloniales dans la Grande Guerre: actes du colloque organisé pour le 80e anniversaire de la bataille de Verdun, IHCC-CNSV, 1997, p.90
↑ a et b Encyclopédie Larousse [archive]
↑ « A proprement parler les Zouaoua sont les Kabyles qui habitent les contreforts les plus élevés du Djurdjura. Le premier indigène qui entra au service de la France après la conquête d’Alger, fut un Zouaoui ou homme des Zouaoua, de là le nom des Zouaves », Le Globe, Société de géographie de Genève, 1860, p.215
↑ Philippe E. Landau, Les Juifs de France et la Grande Guerre : un patriotisme républicain, 1914-1941, CNRS, 1999, p. 34.
↑ Jacques Frémeaux, Les empires coloniaux dans le processus de mondialisation, Maisonneuve & Larose, 2002, p. 64
↑ Bulletin des lois de la République française, éd. Imprimerie royale, Paris, 1919, p. 2026
↑ Le 4e zouaves avait perdu 9 351 officiers, sous-officiers et soldats pendant la guerre 1914-1918
↑ Le bataillon d’instruction et d’intendance du 4e zouave est installé au fort de Rosny-sous-Bois. En 1963, la municipalité de Rosny-sous-Bois a baptisé Rue du 4e-Zouave la rue qui relie le centre-ville au Fort de Rosny

fleche21
Document pdf :
Les Zouaves à travers des cartes postales de
Jean Marc LABOULBENE
Bibliographie : Bruno Carpentier, La légende des zouaves ED. SOPAIC
Jean -François Catteau, Militaria n° 129 & 197, Histoire & Collection
http://alger-roi.fr/Alger/armee_afrique/pdf/8_zouaves_cartes_postales_afn68.pdf

    retour page d’Accueil Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

3 janvier 2013

La Tunisie et la Grande Guerre

Classé sous — milguerres @ 23 h 53 min

 

 

   retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

  1. Première Guerre Mondiale en Tunisie (1914 – 1918) (80.000 Tunisiens dont 21.000 tués ou disparus)
  2. Le premier soldat qui a franchi le Rhin
  3. La Grande Guerre et les nouveaux régiments de tirailleurs 1914-1920 (Colonel (E.R.) Pierre CARLES)
  4. Historique des compagnies de Tunisie du 16e escadron du train des équipages militaires
  5. Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy
  6. Historique du 4e Régiment de Spahis
  7. 4e Régiment de Spahis en Tunisie
  8. Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime (BNF)
  9. Devoir de Mémoire de nos Zouaves 
  10.  Bizerte et la France

La Tunisie et la Grande Guerre

Classé sous — milguerres @ 1 h 03 min

 

   retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Première Guerre Mondiale en Tunisie (1914 – 1918)

http://www.toutelatunisie.com/doc.php?docid=198

80 339 Tunisiens ont pris part à la Première Guerre mondiale, souvent enrôlés de force. 35 900 ne sont jamais revenus. Le service militaire a été rendu obligatoire depuis 1857 pour les jeunes musulmans non titulaires d’un certificat d’étudiant délivré par la Mosquée Zitouna. Mais, à l’avènement du protectorat, l’armée est simplement réduite à une garde beylicale de 500 hommes, répartis entre les sections infanterie, cavalerie et artillerie, sous le commandement d’officiers français (1883). Cependant, un an auparavant, douze compagnies mixtes franco-tunisiennes avaient été créées au sein du corps français d’occupation.

La Première Guerre mondiale a opposé la France et ses alliés, la Grande Bretagne, la Russie et l’Italie, à l’Allemagne qui, exclue de l’Afrique du Nord où se nouaient des coalitions pour maintenir la dominance de l’Europe de l’Ouest sur le bassin méditerranéen, s’est rapprochée du Califat ottoman, en prenant à son propre compte la politique islamique. En Tunisie, les notables religieux, les intellectuels et la bourgeoisie moyenne tunisienne, par affinités religieuse, linguistique et culturelle sont restés fidèles de cœur à l’Empire ottoman et la Cour beylicale était pro-française  par nécessité. Une dichotomie qu’entendait utiliser l’Allemagne qui cherchait à s’implanter en Afrique du Nord : elle était présente dans l’industrie hôtelière tunisienne où ses ressortissants avaient constitué des cellules d’espionnage, dans le commerce et lorgnait depuis le début du siècle sur les exploitations minières.   

Le déclenchement de la guerre suscite des mesures dans la Régence qui vit, en 1914, une situation économique difficile, en particulier la population rurale. L’état de siège est rapidement déclaré, l’autorité militaire se substitue à l’autorité civile, les réservistes indigènes sont rappelés sous les drapeaux, les relations diplomatiques avec la Turquie sont rompues… Dans toute la région, de l’Atlantique aux confins de la Russie, les protagonistes se livrent une guerre armée et une guerre d’influence. Allemands et Turcs font campagne dans le monde musulman pour l’inviter à mener une guerre sainte et la France et la Grande Bretagne y jouent de leur influence, accordant des aides aux nations, appelant au rétablissement du Califat de la Mecque…  Qu’en est-il en Tunisie ? En réponse à cette exhortation à la guerre sainte, le Bey adresse une proclamation à tous ses sujets, il y vante les bienfaits du Protectorat, il oppose le respect des autorités occupantes pour la religion musulmane aux basses intrigues de l’Allemagne pour entraîner la Turquie dans le conflit. La France, poursuit-il, n’a aucune haine contre le Sultan puisque récemment, elle lui a accordé un prêt de 100 millions pour réparer les destructions causées par la guerre balkanique, il ne faut pas confondre le peuple turc avec la poignée de militaires égarés auprès de l’Allemagne. Il terminait en assurant les Tunisiens qu’ils n’iraient point combattre dans le Hedjaz où se trouvent les lieux saints vénérés et qu’il avait parfaite confiance dans la victoire de la France. Les confréries religieuses, les cheikhs des trois grandes communautés musulmanes en Tunisie, les Kadria, les Rahmanias et les Aïssaouis, les membres du Charaa épousent sa position et affirment haut et fort leur dévouement à la France. Une fatwa, le 22 septembre 1915, considère même que ni le Coran, ni l’Islam n’empêchent de porter un casque de fer pour se protéger.

histoire_premiere_guerre_mondiale_tunisie.jpgLes Tunisiens sont de plus en plus nombreux à partir sur le front, se battent à armes inégales avec l’ennemi dans les tranchés et sont hébergés à leur arrivée  en France, à Aix, Arles, ou près d’Alès, à Tarascon et à Beaucaire, dans des conditions à la limite de la décence. Même si la Métropole se dit à leur écoute, leur prodigue soin, cours d’agriculture et de langue française, elle reste longtemps sourde à leurs principales revendications : les soldes insuffisantes, la situation des familles restées au pays. Même la proposition d’un civil, Charles Gide, président de l’Alliance franco-indigène, de leur offrir la naturalisation, ce qui pourrait augmenter leur loyalisme est restée sans suite. Nombreux combattants indigènes reprochent au Bey et sa Cour d’avoir cédé à la France et de les avoir laissés partir se battre pour une cause qui n’est pas la leur.

Malgré les campagnes d’incitation à la désertion que les Allemands ont menées auprès des soldats musulmans, les tirailleurs tunisiens sont restés loyaux à la France. Leurs faits d’armes leur ont valu la Croix de guerre, la Légion d’honneur et la participation au défilé du 14 juillet 1919. Ceux restés en Tunisie, le bataillon du 1er régiment de tirailleurs et les goumiers, ont réussi à faire échouer une rébellion senoussie, qui a éclaté en Tripolitaine, sous le commandement d’officiers turcs et qui entendaient semer le désordre dans la Régence, avec  le soutien de tribus comme les Merazigues ou les Oudernas.

Comment s’est comportée la population tunisienne face à cette guerre ? Il n’y a pas eu de révolte ouverte ni de poussée nationaliste. Dans  les villes, ce sont surtout de jeunes intellectuels formés à la française ou à la Mosquée Zitouna qui se sont opposés à l’enrôlement des Tunisiens, par déception ou par attachement à un passé lointain ou au pays d’origine. Dans la campagne, le malaise est plutôt dû à la situation précaire de la population suite à la crise économique et au départ des hommes dans l’armée. En 1917, les Tunisiens s’inquiétaient plus des Israélites, qui exemptés, accaparaient le commerce intérieur et extérieur et monopolisaient le secteur financier, que de l’issue de la guerre.

Qu’est-il ressorti de la participation des Tunisiens à une guerre qui somme toute ne les concernait ? Certes des pensions militaires ont été versées aux familles, des avantages en nature ont été concédés, mais le peuple tunisien s’est senti lésé. Cette déception profita plus tard aux mouvements nationalistes. Dès 1920, naît le parti du Destour qui réclame l’établissement d’une constitution.

 

Le 126e Régiment d’Infanterie Territoriale – 126e R.I.T.

http://www.histoiredemosset.fr/126e_rit.html

19 août 1914, le 126e R.I.T. embarque à Port-Vendres pour la Tunisie. Mais dès le 3 octobre 1914, un tiers du 126e (environ 1200 hommes) est renvoyé en France en renfort. À partir de là, ses effectifs ne vont pas cesser de s’amenuiser au fil du temps. Ils seront 800 au retour en France en 1919.
Le drame sud-tunisien
Le 126e R.I.T. assure le maintien de l’ordre en Tunisie jusqu’à la fin de la guerre, d’abord à Bizerte, puis au centre tunisien et enfin à Tunis. C’est surtout au Sud tunisien, pendant trois ou quatre mois (septembre 1915 au début 1916) que le 126e va être à l’épreuve du feu où il combattra avec honneur. Les Allemands avec l’aide de leurs alliés turcs veulent soulever la population musulmane d’Afrique du Nord. Ils espèrent ainsi obliger la France à se renforcer sur le sol africain et donc à dégarnir son front occidental. La Turquie profite d’un mouvement de rébellion mené par des religieux musulmans, les Senousis, pour déstabiliser les Italiens « occupants » en Lybie. Les troupes italiennes, mal préparées aux combats dans le désert, poursuivies par les tribus frontalières incitées au jihad par les Senousis, se replient défaites à l’intérieur des frontières sud-tunisiennes. Pour éviter la contagion dans le Sud algérien, il n’y a que nos « Pépères catalans » du 126e R.I.T. ainsi que des reliquats peu brillants de bataillons d’Afrique « disciplinaires, » les Joyeux, et quelques escadrons de Spahis pour s’opposer à la rébellion naissante. Bien que ces troupes soient inadaptées au terrain aride et à la chaleur écrasante et peu entraînée, elles maîtriseront suffisamment longtemps les attaques tribales, jusqu’à l’arrivée de troupes aguerries pour les relever, au moins en ce qui concerne nos « Pépères. » D’après Henri Frigoul

 retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

28 décembre 2012

Les spahis

Classé sous — milguerres @ 22 h 47 min

 

 retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

 

Les spahis

wikipedia

 

Les spahis étaient des unités de cavalerie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

Historique

Spahi est un mot d’origine turque, (mot provenant du persan سپاهی sipâhi signifiant « soldat » qui nous a aussi donné cipaye ou sepoy) dont la traduction la plus acceptée est celle de « cavaliers ». À l’origine, les « sibahis » sont des cavaliers fournis par les tribus inféodées à l’Empire ottoman qui viennent renforcer les effectifs de Mamelouks (troupes régulières) lorsque l’ampleur des opérations le nécessite.

Ils se payent sur le terrain en pillant les lieux où ils interviennent et, une fois l’opération terminée, rejoignent leurs tribus d’origine.

Le dey d’Alger, destitué lors de l’arrivée des Français, dispose de « Sibahis », turcs en grande majorité. Se trouvant sans emploi, ils se rangent en 1830 sous la bannière de Yusuf (Youssouf)1 qui se met au service de la France et en fait des troupes efficaces et redoutées, contribuant à la conquête de l’Algérie. Le mot, déformé par la prononciation française, devient Spahi.

En Algérie

Ces cavaliers, commandés par le « colonel-agha » Marey et recrutés par « Youssouf » Vantini, sont d’abord appelés « chasseurs indigènes » puis « Mamelouks », avant de prendre le nom de « Spahis ». Leur existence est officialisée par quatre textes législatifs :

- la loi du 9 mars 1831 autorise les généraux commandant les pays occupés à former des corps militaires composés d’indigènes et d’étrangers. C’est la première consécration des tirailleurs, zouaves, chasseurs indigènes, légionnaires… ;
– une ordonnance du 10 septembre 1834 prescrit la formation à Alger d’un corps de cavaliers indigènes sous la dénomination de spahis réguliers ;
– l’ordonnance du 7 décembre 1841 crée un corps unique de cavaliers indigènes. Est ainsi régularisé leur emploi depuis plus de dix ans par le corps expéditionnaire français en Algérie ;
– l’ordonnance du 2 juillet 1845 crée trois régiments de spahis :

  • le 1er régiment de spahis algériens à Alger ;
  • le 2e régiment de spahis algériens à Oran ;
  • le 3e régiment de spahis algériens à Bône .

Ces formations se couvrent de gloire dans la quasi-totalité des combats qui émaillent la conquête de l’Algérie et contribuent largement au succès des armes de la France.

Leurs principales victoires sont :

  • Constantine en 1836 et 1837 ;
  • les Portes de Fer en 1839 ;
  • le Collo en 1843 ;
  • la prise de la smala d’Abd el-Kader en 1843 ;
  • la bataille d’Isly en 1844 ;
  • les Aurès en 1846 ;
  • la prise de Zaatcha en 1849 ;
  • la prise de Laghouat en 1852 ;
  • le Hodna en 1864 ;
  • la Kabylie en 1871.

Hors d’Algérie

Né en Algérie, le modèle spahis est repris ailleurs par l’armée française :

  • en Crimée, en 1854, où Yousouf est chargé de mettre sur pied des escadrons de cavaliers autochtones, les « Bachi-bouzouks » ;
  • en Tunisie, où le 4e Spahis est formé le 1er octobre 1886 ;
  • au Maroc, avec la participation d’escadrons algériens à l’expansion française, puis avec la création, en 1912, de dix escadrons de spahis formés avec les tabors de cavalerie du sultan du Maroc ;
  • au Sénégal, avec une esquisse en 1843, puis une participation effective aux opérations de pacification de 1872 à 1881 ;
  • et aussi au cours de l’expansion coloniale de la IIIe République où des unités algériennes et marocaines prennent une part active aux campagnes d’Extrême-Orient, d’Afrique et de Madagascar.

Première Guerre mondiale

En 1914, existent quatre régiments de spahis algériens encasernés à Médéa, Sidi-bel-Abbès, Batna et Sfax (en Tunisie). Un 5e régiment de spahis algériens est créé lors de la mobilisation générale d’août 1914 ; et, un mois plus tard, en septembre, est constituée une brigade de marche à l’aide d’escadrons provenant de toutes les unités. Cette brigade, commandée par le colonel Martin de Bouillon se compose des 1er (lieutenant-colonel Schneider) et 2e (colonel Couverchel) régiments de marche des spahis qui, en août 1915, sont renommés 6e et 7e spahis algériens. Les spahis algériens combattent dès le début des hostilités.

Pendant ce temps-là, au Maroc, les autorités françaises réunissent quatre escadrons auxiliaires de chasseurs marocains et les dirigent sur la France, où, aux ordres du commandant Dupertuis, ils forment le régiment de marche de chasseurs indigènes à cheval qui devient, le 1er janvier 1915, le Régiment de marche des spahis marocains (dépôt à Arles). Quant aux escadrons auxiliaires restés au Maroc, ils donnent naissance au 2e régiment de spahis marocains, lequel sert d’unité de relève au 1er régiment de spahis marocains alors en première ligne en France, puis, à partir de mars 1917, à l’armée d’Orient où il mène force combats qui, en 1918, l’entraînent jusqu’au Danube et à Budapest. Dans cette ville, le 31 décembre 1918, soit un mois après l’armistice, lors d’un raid sur le château de Foth, il capture le maréchal von Mackensen et tout son état-major.

Entre-deux-guerres

Durant cette période, le nombre de régiments de spahis est triplé par rapport aux effectifs de 1914.

En 1921, on dénombre douze régiments de spahis :

  • 5 en Algérie ;
  • 4 au Maroc ;
  • 2 au Levant ;
  • 1 en Tunisie.

Fichier:Algerie spahi furnes harki.jpg

Spahis d’Algérie à Furnes, Belgique.

Fichier:LL 89 - Guerre 1914-1915 - RIBECOURT - Campement de spahis marocains.JPG

Un campement de spahis marocains à Ribécourt, au début de la Première Guerre mondiale

Régiments de spahis algériens dissous

  • 1er régiment de spahis algériens (1831-1964)
  • 2e régiment de spahis algériens (1832-1962)
  • 3e régiment de spahis algériens (1832-1964)
  • 5e régiment de spahis algériens (1914-1962)
  • 6e régiment de spahis algériens (1914-1956)
  • 7e régiment de spahis algériens (1914-1962)
  • 8e régiment de spahis algériens (1921-1962)
  • 9e régiment de spahis algériens (1921-1961)
  • 10e régiment de spahis algériens (1922-1958)
  • 11e régiment de spahis algériens (1920-1956)

Régiments de spahis tunisiens dissous

  • 4e régiment de spahis tunisiens (1882-1957)
  • 5e régiment de spahis tunisiens (1929-1933)
  • 12e régiment de spahis tunisiens (1922-1956)

Régiments de spahis marocains dissous

  • 1er régiment de spahis marocains
  • 2e régiment de spahis marocains (1912-1962) devenu 22e régiment de spahis en 1958.
  • 3e régiment de spahis marocains (1922-1962) devenu 23e régiment de spahis en 1958.
  • 4e régiment de spahis marocains (1927-1963) devenu 24e régiment de spahis en 1959.
  • 5e régiments de spahis marocains (1943-1955)
  • 6e régiments de spahis marocains (1944-1962)
  • 8e régiment de spahis marocains

Fichier:French colonial soldier WWI.JPG

 retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Classé sous — milguerres @ 20 h 28 min

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

 

Fatima, l’unique Spahi

 

4e Régiment de Spahis en Tunisie

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa3.htm

4e Régiment de Spahis en Tunisie gili

Michel Gili en grand uniforme en 1922

Pendant l’entre-deux guerres, le 4e Régiment de spahis tunisiens (4e RST), formé d’environ 95% de Tunisiens pour 5% d’Européens, qui était en garnison à Sfax au Camp  » Jamais  » existant depuis 1893, participa activement à l’animation de la vie locale, quand il n’était pas partie prenante des manœuvres annuelles. 

fleche-boule8 dans

Le Camp JAMAIS

camp05

Le camp Jamais, avant la construction de son mur d’enceinte.
(Coll. G. Mishid)

spahis14

En visite au camp Jamais, des marins posent pour le photographe,
 alors que la fanfare du 4° Régiment de spahis tunisiens retentit.
(Coll. Ch. Attard)

fanfare

Les spahis défilent sur le boulevard de France, fanfare en tête.
(CPA LL. n°92 – Coll. Ch. Attard)

Sa fanfare, formée à partir d’un noyau de 6 personnes en 1925, s’étoffa et, dès le 1er janvier 1926, institua la tradition annuelle du réveil en fanfare sous les fenêtres des maisons du colonel, du caïd et du contrôleur civil. 

spahis13

 Chaque année, le 14 Juillet et le 11 Novembre,
les troupes défilaient sur le boulevard de France
(CPA LL. n°30 – Coll. G. Bacquet)

hypp

Elles participaient aussi aux différentes missions incombant à l’armée en temps de paix, ce qui ne les empêchait pas de mettre en valeur la dextérité de leurs cavaliers dans les concours hippiques au champ de course. 

spahis17

On décore face au cercle militaire.
(CPA LL Photo n°37 – coll. G. Bacquet)

Le cercle militaire, dominant la place Jérôme-Fidelle, était le cadre de réceptions en l’honneur des officiers des divers navires de guerre, français ou étrangers, en visite dans le port, ainsi que de grands bals auxquels des civils étaient invités.

cercle

Le cercle militaire (au second plan)
dont la terrasse surplombait le boulevard de France
(CPA LL Photo n°113 – coll. Ch. Attard)

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa3.htm

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

Historique du 4e Régiment de Spahis

Classé sous — milguerres @ 14 h 54 min

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

4e Régiment de Spahis en Tunisie

 Fatima, l’unique Spahi

 

 

 Fichier:Insigne régimentaire du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens 1er modéle.jpg

source wikipedia

Insigne régimentaire du 4e régiment de tirailleurs tunisiens
(1er modèle)

Le 4e régiment de tirailleurs tunisiens (4e RTT) était un régiment d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

En activité entre 1884 et 19561, il est l’un des régiments les plus décorés de l’armée française2. Il se distingue particulièrement lors de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est cité six fois à l’ordre de l’Armée et obtient la Légion d’honneur, puis lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la campagne d’Italie au sein du corps expéditionnaire français du général Juin ; il est à nouveau cité quatre fois à l’ordre de l’Armée.

source wikipedia

Historique du 4e Régiment de Spahis

http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

1914

Départ pour la France

Le régiment de campagne du 4e Régiment de Spahis est formé à Sfax (Tunisie) à 4 escadron et embarqué le 1er septembre 1914 à Sfax également.

A cette date, l’état-major du Régiment a la composition suivante :

  • Colonel Couverchel, Commandant le Régiment,
  • Lieutenant-Colonel Schneider,
  • Chefs d’Escadrons Renn et B.R Bonneterre,
  • Capitaine Adjoint Dauphinot,
  • Lieutenant Crotel, officier d’approvisionnement,
  • Lieutenant Dandine, Officier payeur,
  • Treuvelot, vétérinaire major de 2e classe,
  • Couboules, médecin major de 2e classe
  • Aoustin, vétérinaire aide-major de Ire classe
  • Bellon, médecin aide-major de 1ere classe.

L’effectif du Régiment est de 31 Officiers, 666 hommes de troupe et 671 chevaux.

L’Aisne

Les escadrons débarquent à Marseille le 4 septembre 1914 et sont immédiatement dirigés sur le camp retranché de Paris. Le 4e Spahis forme avec le 6e Régiment de Marche de Spahis (Escadrons des 1e, 3e et 5e Spahis) une Brigade de marche qui est mise à la disposition de la 6e Armée (Gal Maunoury) dans la région de l’Oise.

Le  13, la brigade reçoit l’ordre de passer l’Aisne, le plus rapidement possible, entre Jaulzy et Vic-sur-Aisne. Le pays vallonné et boisé est difficile pour la Cavalerie et propice aux embuscades. La Brigade est arrêtée par le feu de l’infanterie ennemie embusquée dans les bois de Moulin-sous-Touvent et Nampcel puis poursuivie jusqu’au Sud de Saint-Pierre-lès-Bitry par un tir progressif d’artillerie.

Le 15 septembre, la Brigade qui a repris sa marche en avant part d’Attichy et deux Escadrons reçoivent l’ordre de se porter par Carlepont sur la Pommeraye, en soutien de reconnaissance d’infanterie. Le Peloton d’avant-garde, arrivé à hauteur de Brétigny, aperçoit une forte colonne de cavalerie ennemie qui se retire.

Le lieutenant De Mesmay, commandant ce peloton n’hésite pas à attaquer franchement I’arrière-garde de cette colonne composée d’un Régiment de Uhlans, dont il tue plusieurs cavaliers et continue au galop sur Brétigny, suivi par le demi-Régiment du Commandant B.R Bonneterre. Mais à la lisière sud du village, des feux d’infanterie, de mitrailleuses et d’artillerie, obligent les Spahis à se jeter dans les bois qui bordent la route.

Au cours de ce combat, une vingtaine de Spahis a disparu, mais les deux escadrons du 4e Spahis sont l’objet de félicitations élogieuses du Commandant de la Brigade.

 

La Somme

Pendant tout le mois de septembre, le Régiment va continuer ses missions de reconnaissance et de résistance ; il part dès l’aurore, les chevaux sellés dans la nuit, il travaille tout le jour et rentre au bivouac dans les lignes de l’Infanterie à la nuit est tombée. Le ravitaillement arrive au milieu de la nuit, quand il peut rejoindre. Le temps est froid et pluvieux. Malgré ces longues étapes, une nourriture, composée presque uniquement de vivres de réserve, les intempéries pénibles pour les Spahis habitués au soleil d’Afrique, le moral est toujours excellent et tous conservent le mordant nécessaire aux missions périlleuses qui leurs sont confiées durant les attaques furieuses et les bombardements intenses qui ont lieu pendant la fin septembre dans le Sud de la Somme.

Le 24 septembre au soir, notamment à la Chavate, la Brigade à cheval depuis le matin, est obligée de tenir en respect, au combat à pied, des forces allemandes supérieures en nombre. Cette résistance permet de rallier les forces entamées et d’opposer un barrage solide au mouvement débordant des lignes allemandes. Plusieurs Officiers, Sous-Officiers et Cavaliers sont cités à l’ordre du Régiment.

Mais si le courage des hommes a toujours réussi à se montrer plus fort que la fatigue, les chevaux ont eu à fournir sans repos, durant 18 jours un effort presque au-dessus de leurs forces. Bivouaqués dans la boue, sellés dans de mauvaises conditions; parfois 59 heures sur 62 (du 24 septembre, 9 heures, au 26 septembre, 19 heures) parcourant tous les jours d’assez longues distances, beaucoup deviennent indisponibles et ne peuvent être soignés par les vétérinaires durant les quelques heures de la nuit dont ils disposent.

Le commandement, reconnaissant qu’il est absolument nécessaire de donner quelque repos au Régiment, décide qu’à partir du mois d’octobre, un demi-Régiment assurera, seul, le service sur le front, le reste des Escadrons de la Brigade restant en cantonnement à la disposition du Général commandant le corps d’armée.

Les mois d’octobre et de novembre avec leurs brouillards et leurs pluies fines et fréquentes, vont être pour le 4e Spahis une période d’incessants changements, durant, lesquels il aura à remplir un triple rôle; éclairer sur le front, assurer la liaison avec les divisions voisines et se tenir constamment prêt, soit à appuyer les attaques, soit à parer un fléchissement des lignes françaises. C’est ainsi que la Brigade passe du grand plateau de la Somme aux plaines du Pas-de-Calais, traversant Contoire, Faverolles, Pierrepont, Corbie, Pas, Thièvres, Saulty, Couturelle, Coin, Larbet, pour se fixer le 12 novembre à Izel-les-Hameaux dans le Pas-de-Calais.

 

Le Pas-de-Calais

Attaque du château de Vermelles.

Le 30 novembre, des gens résolus sont nécessaires pour tenter un quatrième coup de main sur le château de Vermelles (entre Béthune et Lens) qui, depuis un mois et demi, arrête notre progression. On fait appel au 4e Spahis, grand honneur que tous comprennent car le Colonel n’a que l’embarras du choix pour constituer le groupe franc de 80 Spahis, demandé par le Commandement. Ce groupe se rend le 30 au soir à Mazingarde, d’où doit  partir l’attaque. Il échange ses armes avec une Compagnie de Territoriaux, et le lendemain matin, des instructeurs d’Infanterie apprennent aux Spahis le maniement du fusil et leur donnent quelques principes d’escrime à la baïonnette. C’est après une heure d’exercice que ce groupe de Spahis devint la troupe d’Infanterie qui devait, deux heures plus tard, mettre en fuite ou écraser deux Compagnies badoises occupant une position jugée formidable.

A 11 heures, le signal de l’attaque est donné par l’explosion d’une mine qui doit faire brèche dans le mur du parc. Les quatre groupes de 20 Spahis, sous les ordres du Lieutenant Berger et du Sous-Lieutenant Allal Ghomry, s’élancent à pied et avec un élan irrésistible en tète des troupes d’Infanterie. Le Maréchal des Logis Decousser et 19 cavaliers ont bondi les premiers sur le mur d’enceinte et l’escaladent. Ils sont rejoints aussitôt par les autres groupes. Devant les Spahis, dans les boyaux du parc, les Allemands affolés, tourbillonnent. Les Spahis franchissent tous les obstacles tirant et pointant sans arrêt; rien ne leur résiste et d’un seul assaut ils enlèvent le parc, le château en ruines et les maisons qui bordent le parc nord, massacrant au passage tout ce qui n’a pu s’enfuir. 

Le groupe franc à son retour à Mazingardes fut acclamé par toutes les troupes et vivement félicité par le Général De Cadoudal pour son entrain, sa grande bravoure et le magnifique résultat obtenu.

Après Vermelles, le Régiment prend quelques jours de repos, puis va s’installer à Bully-Grenay pour assureur le service des tranchées de décembre 1914 à avril 1915, dans le secteur de BulIy à Àix-Noulette (Sud-Est du Pas-de-Calais).

Il aura à y souffrir énormément du froid et beaucoup d’hommes, dont les pieds sont gelés, devront être relevés. Là encore, le Régiment fera son devoir. Le 17 décembre, un groupe d’éclaireurs est détaché au 21e Bataillon de Chasseurs à Pied, avec mission de précéder l’infanterie dans une attaque contre les tranchées allemandes situées dans un petit bois aux environs de Noulette. Le groupe s’élance bravement à l’assaut, s’empare de la première ligne de laquelle il chasse les Allemands et, malgré un feu violent de mitrailleuses ennemies réussit à se maintenir dans son gain en faisant le coup de feu jusqu’ au soir.

1915

En mai 1915, une nouvelle attaque est projetée contre les « ouvrages blancs » d’Angres, dans la région de Lens. Les Spahis sont demandés pour donner, encore une fois, la preuve de leur audace en attaquant à pied des ouvrages allemands, très fortement organisés, qu’il s’agit d’enlever par un coup de main hardi et de conserver coûte que coûte.

Le 8 mai, cent Spahis encadrés sont fournis par le Régiment et le 25, cinquante autres doivent prendre part dans les mêmes conditions a une nouvelle opération de concert avec l’lnfanterie.

Comme à Vermelles, c’est tout le Régiment qui est volontaire et tous se disputent l’honneur d’être de l’attaque. Le 19 mai, à 17 heures sous les ordres du Capitaine Paoli, du Lieutenant Labarbe et du Sous-Lieutenant de Coincy, au signal de l’explosion des mines, les Spahis s’élancent hors des tranchées. Ils trouvent, en face d’eux une masse de bastions et de tranchées que nos troupes appellent les « ouvrages blancs » parce que, creusés dans un sol crayeux, ils couronnent la crête d’un labyrinthe blanchâtre. Les hommes, avec un mépris prodigieux de l’adversaire ne s’arrêtent pas à ces tranchées qu’ils débordent ; tout au plus enferment-ils parfois des groupes entiers d’Allemands qui n’ont pas eu le temps de sortir de leurs abris. Aussi, en quelques minutes avec des pertes minimes, le détachement atteint la deuxième ligne ou les Allemands surpris et terrorisés, sont massacrés au nombre de plus de 300. 80 sont faits prisonniers. Mais les obus et les grosses grenades pleuvent et insuffisamment appuyé et fortement mitraillé le groupe réduit de moitié, est obligé de rétrograder jusqu’à la première ligne allemande, dans laquelle il réussit à se maintenir malgré un feu d’enfer.

Dans cette affaire, il y a eu de lourdes pertes ; le Sous-lieutenant de Coincy, qui combat vaillamment jusqu’au soir à la tête de son groupe, trouve une mort glorieuse dans la lutte; 6 Sous-Officiers sur 8 et 12 Brigadiers sur 14 n’ont pas reparu; la majeure partie de l’ouvrage étant retombée aux mains de l’ennemi, il a été impossible de déterminer le nom des morts et blessés relevés par l’ennemi.

Tout le groupe d’éclaireurs obtint la citation suivante à l’Ordre de la 10e Armée:
Le groupe d’éclaireurs du 4e Spahis chargé de l’attaque d’un ouvrage allemand très fortement organisé, s’est formé pour I’assaut avec autant de calme qu’au terrain de manœuvre. Ils se sont élancés à l’assaut, officiers en tête avec une fougue et un courage admirable, ont occupé la plus grande partie de l’ouvrage, s’y sont maintenus avec un complet mépris du danger malgré les fortes pertes que leur a fait subir le feu d’Artillerie et de l’infanterie allemande.

Le 25 mai, sous les ordres du Capitaine Brabet et du Sous-lieutenant De La Croix, le second groupe formé fit, de concert avec l’Infanterie, une nouvelle tentative sur les ouvrages blancs occupés en partie par les Allemands. Comme le 8 mai, les deuxièmes lignes furent atteintes dans un élan splendide et occupées. Les Spahis, malgré leur petit nombre, repoussèrent à la baïonnette quatre contre-attaques allemandes et firent une hécatombe d’ennemis.

Après les opérations des Ouvrages Blancs, le Régiment avait besoin d’être réuni pour pouvoir s’organiser; la moitié des effectifs fournis les 8 et 25 mai, avait été mise hors de combat. Aussi le 27 mai  la réserve à pied de BuIly est supprimée et le 4e Spahis n’a plus d’hommes détachés au service des tranchées. Il va être en mesure de se reformer, de compléter son effectif en hommes et de se préparer à repartir dans de meilleures conditions.

Le 19 juin, après un séjour de un mois plus à l’est à Hestrus, le Régiment va cantonner à Pernes. Le 1er juillet, 500 Cavaliers à Pied, dont 200 du 4e Spahis, sont mis à la disposition de la 4e D.I. Ils vont occuper les abris situés sur la piste allant de Petit-Servins à Maison Forestière (lisière ouest du bois de Bouvigny) et font le service de première et deuxième lignes. Pendant ce séjour aux tranchées, les Spahis supportèrent des bombardements parfois violents; qui causèrent des pertes assez sérieuses.

Les Spahis se distinguèrent particulièrement dans des missions de reconnaissance souvent très périlleuses. Le 15 septembre, une de ces patrouilles, commandée par le Brigadier d’Arras, se heurte à une forte patrouille allemande. Malgré l’infériorité numérique (quatre contre quinze) malgré la différence d’armes (mousqueton contre fusil), le Brigadier d’Arras sans perdre une minute s’élance à la baïonnette sur l’ennemi avec ses trois hommes. La patrouille allemande, après un terrible corps à corps, se retire, laissant cinq des siens sur le terrain, dont un Officier, sur le corps duquel on retrouve des notes précieuses pour le Commandement. Le Brigadier rentre avec deux de ses hommes, tous trois blessés. Cette action glorieuse valut une citation à chacun de ces braves.

Le 22 septembre 1915, les Spahis sont relevés de leur service aux tranchées; ils changent de cantonnements et on les retrouve le 1er octobre a Bergueneuse au nord d’Anvin, d’où ils reprennent, le 9, le service des tranchées. Comme auparavant, le 4e Spahis fournit 200 hommes qui sont mis en soutien de la ligne de sous-secteur, ils occupent le chemin creux Souchez-Angres.

Le 13 octobre, il s’agit d’opérer un coup de main sur un poste allemand. Le Lieutenant de Kerverseau fait, sous un bombardement violent, une reconnaissance judicieuse. Le 13 au soir, les Allemands ont prononcé une attaque très violente et ont pris deux tranchées françaises, défendues par le 31e Bataillon de Chasseurs à Pied, dont une Compagnie a été éprouvée. Le Lieutenant Ghomri, avec une quarantaine de gradés et hommes, est désigné pour cet engagement, L’attaque se produit le 14 à 9 heures, mais ne réussit pas complètement, les éléments voisins n’ayant pu progresser. L’assaut est décidé à nouveau pour 16 heures. Il sera exécuté par un escadron du groupe de Spahis, soutenu par une Compagnie d’infanterie et précédé d’une fraction de Grenadiers. Le combat s’engage à la grenade, mais se transforme vite en un abordage à la baïonnette dans lequel les Spahis ont rapidement l’avantage.

Les Allemands cèdent. Le Capitaine Trillat s’est porté à la hauteur de la première ligne et sa présence électrise ses hommes. Blessé d’une balle au bras, il continue son mouvement en avant, exhortant toujours ses Spahis. Une nouvelle blessure à l’épaule gauche le renverse; il essaie de se relever mais, trahi par ses forces, il passe le commandement au Lieutenant Labarbe et ne quitte le terrain de la lutte que lorsqu’il voit la progression s’accentuer. A 16h25, la position est à nous.

L’hiver arrive avec la fin octobre, et, pendant les mois suivants, le 4e Spahis continue à tenir les tranchées.

1916

Le 15 janvier, le détachement de 200 hommes fourni aux tranchées, est remis à la disposition du régiment. Le 17 janvier 1916. la Brigade de marche des Spahis, change sa composition. Elle sera formée du 4e Spahis et du Régiment de Spahis marocains. Toutefois, le 4e Spahis reste provisoirement à la disposition du 9e Corps d’Armée et s’installe à Hétrus et à Tangry. Le 21, le 4e Spahis est affecté comme Cavalerie de Corps au 33e C.A.. Il cantonne à Hernicourt, Berthonval, Sautricourt, St Martin, toujours dans le Pas-de-Calais, et assure un service de surveillance générale.

 

 

Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse

Le 1er mars 1916, le Régiment embarque à Wavrans-sur-Ternoise et quitte le Pas-de-Calais ; dés lors, il ne fait que voyager. Il se rend d’abord dans la Marne, traverse ensuite la Meuse pour passer dans la Meurthe-et-Moselle, le 4 avril à Saulxures et Allamps.

Enfin le 18 mai, le Régiment revient sur la frontière de l’Est, traverse la Meuse à Vertusey et Corneiville. C’est de là qu’il prend le service des avant-lignes dans le secteur de Étangs (Est d’Apremont).

Il le garde jusqu’au 5 juillet, date à laquelle il quitte ce secteur pour occuper dans celui de St-Baussant, plus au nord, les ouvrages des Mortiers et de la Cortine-ouest, à l’ouest de Xivray.

Ce séjour dans la Marne et la Meuse n’a pas été pour le Régiment une période de repos. Pendant que les uns occupaient les avants-postes, les autres poussaient activement leur instruction de spécialistes  (grenadiers  fusiliers-mitrailleurs  agents de  liaison, etc.).

Le service dans le secteur des Étangs et dans celui de Xivray fut pénible aux Spahis qui durent organiser complètement ces défenses en s’employant de jour et de nuit à des travaux de construction d’abris. Par ailleurs, le Régiment a dû fournir, à maintes reprises, des détachements de liaison à l’Artillerie (de Verdun notamment) et des coureurs à l’infanterie, Les uns et les autres se sont fait particulièrement remarquer par leur courage, leur entrain et leur résistance.

Le 25 juillet, le Régiment est relevé de son service en première ligne et revient, dans la Meurthe-et-Moselle à Colombey-les-BeIles où il cantonne jusqu’au 14 août. A cette date, il embarque à Barisey-la-Cote, a destination de Conty, dans la Somme. Il s’installe à Thieullot-la-ViIle, puis se rend le 20 à Lamotte-en-Santerre.

 

 

Somme, Oise et Aisne.

A peine arrivé dans cette dernière localité, le 4e Spahis doit fournir un escadron pour la police des routes, des agents de liaison à l’Artillerie, et un détachement d’hommes à pied mis à la disposition du Général Viollaud, pour participer à la défense de secteur de tranchées entre Feuillêres et Blaches.

Cette zone du front est particulièrement dangereuse ; les obus tombent sans discontinuer et la surveillance qui incombe aux Spahis est difficile.
Ce n’est que le 3 novembre 1916, que le 4e Spahis est relevé de son service en secteur. Il stationne à Lamotte-en-Santerre, prêt à être embarqué avec la 77e DI.

Le 7 novembre, la moitié du Régiment s’embarque à Boves d’où elle se rend en chemin de fer à Villers-Cotterets et de là cantonne à Ivores, dans l’Oise. Elle y est rejointe le 25 par le reste du Régiment qui a fait le trajet par étapes à cheval depuis Lamotte. Le 29 novembre, deux escadrons vont cantonner à Vez et assurent la relève des tranchées occupées précédemment par un détachement du 7e Spahis. L’État-major quitte à son tour Ivores le 2 décembre, pour se porter à Haramont, dans l’Aisne.

Enfin, le 4 décembre, les 4 escadrons du  4e Spahis sont regroupés aux ordres du Colonel Du Jonchay, dans la zone de cantonnement Haramont, Longpré, Bonneuil. Là, le Régiment fournit un détachement de 140 hommes destinés à remplacer les hussards qui occupent les tranchées dans le secteur Berry-CheviIecourt. Le bombardement est très intense dans ce centre de résistance et le Régiment a une dizaine de blessés.

Le 31 décembre 1916, le 4e Spahis est divisé en deux groupes d’escadrons divisionnaires: deux escadrons cantonnés à Longpré et les Fossés, sont rattachés à la 70e D.I (33e C.A., Ire Armée) et les deux autres, cantonnés à Bonneuil-en-Valois, sont rattachés à la 77e D.I.. Néanmoins, les deux groupes continuent à avoir chacun 80 hommes aux tranchées de Chevicourt jusqu’au 6 mars 1917. A cette date, les Spahis sont relevés de leur service en secteur; ils rejoignent leur cantonnement pour permettre de donner, dans les escadrons, l’instruction du nouveau règlement sur l’emploi de la cavalerie dans le combat.

Ce repos ne devait pas être de longue durée.

Le 17 mars, en effet, les lignes solidement tenues par les Allemands depuis plus de 2 ans, et qu’ils avaient défendu avec opiniâtreté, ont soudain cédé depuis Arras jusqu’au nord-ouest de Soissons, la guerre de tranchées a fait place à la guerre de mouvement.
La cavalerie a trouvé son emploi. On se rendit compte dans la matinée du 17, que l’ennemi refusait la bataille et se retirait avec rapidité. Ce fût alors une course en rase campagne.

Le 17 mars, les groupes d’escadrons divisionnaires du 4e Spahis sont mis à la disposition des 70e et 77e D.I. Dès le 18, les deux groupes commencent chacun de leur côté, leurs missions de reconnaissance et de liaison. Le groupe Roussel de la 70e D.l. qui opère le long de l’Oise à la gauche de la 77e D.I., lance plusieurs reconnaissances d’Officiers et de Sous-Officiers sur l’Ailette, par Blérancourt et Saint-Paul-aux-Bois, par Besmé et Manicamp. Elles ont pour mission de reconnaître la ligne, d’arrêter l’ennemi, de tâcher de préciser exactement les points occupés et de voir si les passages sur le canal de l’Ailette sont détruits ou non.

Au groupe Courtot de la 77e D.I., la même mission incombe aux Spahis: des reconnaissances sont poussées vers l’Ailette, les unes par Fontenoy, Tartiers, Vezaponin, Pont-Saint-Mard, les autres par la Forêt des champs des-Lottes, les Bourguignons.
En même temps, un détachement se porte sur Vaurezy, Villers-la-Fosse pour prendre contact avec le 37e C.A et assurer la liaison, tandis que des pelotons sont mis à la disposition des 93e et 88e Brigade.

Le 18 au soir, entre I’Oise et Soissons, toute la ligne allemande tombait aux mains des français qui, prenaient pied sur le plateau au nord de Soissons et occupaient Crouy.

Du 19 au 22, le Régiment continue à avancer et le rôle des groupes est identique, c’est à dire qu’ils assurent la liaison et envoient des reconnaissances jusqu’a l’Ailette, reconnaissances très dangereuses.

Le 23, l’infanterie est en contact sur l’Ailette et les groupes attendent ; le 1er à Bieuxy, le second à Camelin. L’ennemi est parvenu sur la fameuse ligne Hindenbourg, il y a entrepris une sérieuse résistance. Esquissée depuis le 20 mars, elle a depuis cette date, été en s’accentuant.
Bien que les massifs boisés de Coucy et de Saint-Gobain constituent une solide défense naturelle, c’est cependant dans ce secteur que nos progrès ont été les plus sensibles. Depuis le 22 mars, des éléments de plus en plus nombreux de nos diverses armes ont franchi l’Ailette. Le 24, nous avons rejeté les arrières-gardes allemandes dans la basse forêt de Coucy où nous avons pénétré nous-mêmes le lendemain atteignant les abords de FoIembray et de Coucy-le-Château . Le 26, en dépit du mauvais temps et de la résistance ennemie, nos patrouilles se sont avancées dans la Basse Forêt dont toute la partie nord tombait en notre pouvoir ainsi que Folembray, La Feuillée et Coucy-le-Château.

Les 27 et 28, le groupe Courtot (77e DI) reçoit l’ordre de passer au Nord de l’Ailette et de reconnaître, dans la direction générale de la Ferme rouge, Landricourt, Quincy-Basse. Il s’agît de refouler les éléments ennemis qui occuperaient encore la région comprise entre Landricourt et l’Ailette, et de se rendre compte si le mouvement de repli se poursuit. Les reconnaissances accomplissent parfaitement leurs missions et donnent d’excellents renseignements.

Le 29 mars, les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s’organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts (70e D.I.) Bieuxy (77e D.I).  

Depuis le 19 mars, la poursuite a été ralentie par le mauvais temps et la destruction systématique de toutes les voies de communications.
Au cours de cette période particulièrement active, le Régiment avait fait preuve des plus brillantes qualités militaires. Aussi la valeur du Régiment fut elle officiellement reconnue par les deux ordres suivants :

Ordre n° 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu’il a rendus au Corps d’Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l’Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d’utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l’Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d’audace.
Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d’opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Ordre n 534 de la 77e D.I.
Par décision du Général en Chef, en date du 10 juillet 1917, le 4e Spahis cesse de constituer la Cavalerie de Corps d’Armée.
Le Général Commandant la 77e DI ne veut pas se séparer de ses escadrons divisionnaires sans exprimer au Chef de Corps, aux Officiers et Spahis de tous grades, les regrets qu’il éprouve en les voyant quitter la Division.
En toutes circonstances et notamment pendant les opérations de poursuite auxquelles ces escadrons ont brillamment participé, le 4e Spahis a donné la mesure de ce qu’on pouvait attendre de ce beau Régiment. Il saura, sur un autre théâtre d’opérations, fournir de nouvelles preuves de sa valeur. Salut à Son Étendard.

Après la poursuite sur l’Ailette, les Groupes passent les mois d’avril et mai à Cuts, Gisancourt et Lombray. Ils y font de l’instruction et alternent pour le service dans les 70e et 77e DI. (établissement des liaisons et poste de correspondance).

Le 26 juillet, l’État-major et le PHR du Régiment qui avaient été divisés en trois groupes à la date du 1er janvier 1917 sont regroupés à Septmonts, en exécution des prescriptions du Général en Chef qui ordonnent le retrait du front Nord-Est de toutes les unités de Spahis. Dès lors, le régiment ne devant plus participer aux opérations sur le front, ne fournit qu’un travail d’armée en attendant que les moyens de transport permettent son embarquement.

Retour en Tunisie

Après divers changements de cantonnements, le 4e Spahis est rassemblé en entier, le 17 octobre, à la Carrière d’Évêque (près de Soissons). Il embarque à Longpont à destination de Tarascon, d’où il rejoint Marseille, puis Bizerte en Tunisie.

Au retour du régiment en Tunisie, deux escadrons sont envoyés dans le Sud Tunisien tandis que les deux autres s’installent à Bizerte et dans le Cap Bon.

1918


Aisne et Oise (juillet-novembre 1918)

En juillet 1918, en prévision de l’offensive générale alliée, on fit appel de nouveau au 4e Spahis, pour coopérer aux opérations sur le front français. Les 6e et 7e Escadrons, stationnés dans le Nord de la Tunisie, s’embarquent le 13 juillet à Bizerte et sont immédiatement affectés comme Escadrons Divisionnaires, le premier à la 37e DI, le second à la 45e DI.

Jusqu’au 30 août, leur rôle sera celui de tout escadron divisionnaire, c’est à dire qu’ils fourniront continuellement des escortes pour l’évacuation des prisonniers, des détachements pour assurer les diverses liaisons, etc. Le 30 août, le 6e Escadron est près de Noyon. Il reçoit l’ordre d’interdire l’accès de la ville à toute troupe isolée. Le peloton de l’Aspirant De Matteis, chargé de ce service, se fractionne en petits postes Ceux-ci sont soumis, tous les jours, à des bombardements incessants d’obus explosifs et à gaz, car l’ennemi est tout près et à une vue directe sur les carrefours gardés.

Le 4 septembre, la cavalerie se porte sur la route de Noyon à Chauny. L’ennemi lâche sa position du Mont Saint-Siméon pour se retirer dans la direction de l’est vers Chauny; des patrouilles sont envoyées pour prendre le contact et on retrouve là, le rôle des escadrons en mars 1917.

Au 7 septembre, l’infanterie allemande a profité de la nuit pour se retirer derrière le canal de Saint Quentin. La cavalerie va reprendre, dès le jour, son emplacement de la veille entre Chauny et Vizy Noureuil, envoyant sur le canal en avant d’elle diverses reconnaissances.
Le 7 septembre, à 14 heures, la cavalerie reçoit l’ordre de se transporter à la gare de Condren car, en raison de la nature du terrain, elle ne peut intervenir dans la bataille.

Il faut arriver au 4 novembre pour voir les Spahis prendre de nouveau une part active aux opérations. A cette date, l’Armée se porte à l’attaque en liaison avec l’armée britannique.

Le 4e Spahis prend le contact avec l’ennemi sur le Sourd, assurant également la liaison avec les éléments d’infanterie. Le 8 novembre, la marche en avant est reprise par la division. Le Sous-Lieutenant Grand, en reconnaissance sur Hirson, se dirige sur Neuve-Maison où l’ennemi a été signalé la veille. Un feu intense de mitrailleuses l’empêche de progresser, mais il maintient le contact jusqu’à l’arrivée des Tirailleurs. Le lendemain, il reconnaît sur Mondrepuis, puis sur Anor, au nord d’Hirson, signalant les différents mouvements de l’ennemi pendant son repli.

L’armistice vient interrompre cette activité.

Sources : « L’Armée Tunisienne » Commandant R.DREVET, 1922, Weber Editions tiré de http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

 

source

wikipedia

http://dvole.free.fr/quierzy/4h.htm

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

 

Les Spahis et la Grande Guerre

Classé sous — milguerres @ 14 h 25 min

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis et la Grande Guerre

Les Spahis

fleche-boule8 dans

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie


Fatima, l’unique Spahi

fleche-boule8 dans

Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien

Les Spahis et la Grande Guerre herros_de_tunisie

Héros de Tunisie

Spahis et Tirailleurs d’Ahmed Bey 1er à M. Lamine Bey  1837 – 1957

Eric Deroo, Pascal Le Pautremat

Éditeur: Cérès éditions
Parution : 2006
Grand format cartonné: 21 x 26 cm
186 pages- 224 illustrations

fleche-boule8 dans Un livre d’histoire :

Héros de Tunisie retrace l’histoire, peu ou mal connue, de plus de 100,000 Tunisiens qui, de la campagne de Crimée à la guerre d’Indochine, vont contribuer vaillamment à écrire une page essentielle de l’histoire mondiale. Leur destin va accompagner celui de l’Europe et de la France en particulier dans un 20ème siècle marqué par deux guerres mondiales. Dans les régions rudes de l’Europe et de l’Asie, au cœur d’hivers rigoureux, et dans des conditions souvent inhumaines, les combattants tunisiens firent constamment preuve d’une grandeur et d’un courage sans faille devant l’adversité.
fleche-boule8 dans Un livre d’hommage :

Cet ouvrage rend hommage et honneur à ces hommes qui, témoins et acteurs d’une époque mouvementée, ont aujourd’hui quasiment tous disparu. Leur parcours et leurs précieux témoignages font mieux entendre les tumultes de l’histoire.

Les nombreuses illustrations, souvent inédites, sont là pour donner voix à ces héros demeurés trop longtemps dans l’oubli, de part et d’autre de la Méditerranée.
fleche-boule8 dans Un livre pour découvrir:

L’histoire des plus de 100.000 tunisiens, qui ont combattus durant les grands conflits du 20ème siècle, aux côtés des Ottomans, des Anglais et des Français de 1837 à 1957

      -  L’histoire jamais publiée du courage et des sacrifices de plusieurs générations de soldats tunisiens

      -  Plus de 220 photos et illustrations d’époque

      -  Plus de 60000 tunisiens ont participé à la première guerre mondiale

  fleche-boule8 dans     -  Le premier soldat qui a franchi le Rhin pour libérer l’Allemagne était tunisien.

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie


Fatima, l’unique Spahi


 

LE 4e RÉGIMENT DE SPAHIS

Classé sous — milguerres @ 11 h 03 min

 

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

fleche-boule8 dans

4e Régiment de Spahis

http://www.spahis.fr/index.php?/page/2

Rare photo d’un lieutenant indigène du 4e Régiment de Spahis Tunisiens qui pose fièrement accompagné de son épouse en costume traditionnel.
Prise à Bône, Algérie dans les années 1930.

Lieut_4eRST.jpg

LE 4e RÉGIMENT DE SPAHIS Daugan

Le lieutenant-colonel Daugan commanda
le 4e Régiment de marche des tirailleurs tunisiens
de septembre 1914 à janvier 1915
(Journal l’illustration – Coll. Ch. Attard)

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

fleche-boule8 dans

Le 4e Régiment de Spahis libère Quierzy le 19 mars 1917

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

Insigne du 4e Spahis en 1939

spahi
Le 17 mars 1917, les 5e et 6e Escadrons du 4e Spahis sont mis à la dispostion de la 70e Division d’Infanterie. Le lendemain, l’infanterie exploite le repli allemand dans la région et occupe les lignes allemandes puis progresse sans rencontrer de résistance.
Le 19 à 6h30, les deux Escadrons de Cavalerie de la 70e DI sont envoyés en avant reconnaître la zone Blérancourdelle – Manicamp – Brétigny – Caisnes et assurer à Varesnes la liaison avec la cavalerie du 13e CA.
Le 4e Spahis pénètre dans Quierzy évacué, Manicamp est encore occupé avec de l’artillerie et pendant la journée pousse ses reconnaissances sur l’Oise et l’Ailette entre Varesnes et Guny.
En fin de journée, le 7e Escadron cantonne en première ligne à Quierzy. Manicamp est en flamme, le 6e doit aller cantonner à Besmé.
Le 20, les Spahis quittent Quierzy pour aller reconnaître les points de passages sur le canal et l’Ailette entre le moulin du Pont-Daast et Pont-St-Mard ; ils assistent au dynamitage de château de Coucy.
L’infanterie à avancer les jours suivants

Le 29 mars, tous les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s’organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts.

Ordre n 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu’il a rendus au Corps d’Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l’Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d’utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l’Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d’audace. Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d’opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Sources SHA J.M.O. Groupe d’Escadrons Divisionnaires 70e DI Cote 26 N 395/14 tiré de : http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

fleche-boule8 dans

http://encyclopedie-afn.org/index.php/Spahis 

spahi.jpg

1rsa.png2rsa.png3rsa.png

http://encyclopedie-afn.org/index.php/Spahis 

 

sources :

textes :

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

images :

http://www.sfax1881-1956.com/Spahis/spa2.htm

http://dvole.free.fr/quierzy/4.htm

http://encyclopedie-afn.org/index.php/Spahis 

  retour page d’Accueil fleche-boule8 dans retour à la Grande Guerre

Les Spahis et la Grande Guerre

La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Les Spahis

Historique du 4e Régiment de Spahis

4e Régiment de Spahis en Tunisie

Fatima, l’unique Spahi

12

Ostduvalderoost |
Nikeairjordan99 |
Donsipeny |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Cercle Généalogique de la D...
| Nikefrair
| Soldeburberryk