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27 mars 2013

Décoration militaire pour les pigeons voyageurs

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Pigeon voyageur mystérieux

Décoration militaire pour les pigeons voyageurs


Croix de Guerre en 1916 pour Vaillant

Sebastien Sabattini
http://www.atout-pigeon.com/Decoration-militaire-pour-les-pigeons-voyageurs_a1419.html

Le nombre de titulaires de la Croix de guerre 1914-1918 n’est connu de personne. Les renseignements du ministère de la guerre estiment à 2 055 000 citations attribuées aux combattants des armées françaises et alliés, à plus de 600 unités de l’armée de terre, à une trentaine de bâtiments de la marine, à plus de soixante dix escadrilles d’aviation, à 2 951 villes et communes ainsi qu’à des civils au 1er mars 1920. Ce chiffre ne tient pas compte des citations à titre posthume et des Croix de Guerre accompagnant d’office la Légion d’honneur et la Médaille militaire. En effet ces deux dernières médailles sont toujours attribuées avec une citation à l’ordre de l’armée, qui donne droit à la Croix de guerre avec palme. 
La croix de guerre 1914-1918 la plus « chargée » est celle de l’As des As français René Fonck avec 28 palmes et 1 étoile. 

Les décorés ne sont pas seulement des militaires. Des aumôniers, des ambulanciers(ères) ont également reçu cette décoration. En 1916, un pigeon voyageur nommé Vaillant est même décoré d’une citation. 

Le Vaillant décoré de la croix de guerre avec citation

Décoration militaire pour les pigeons voyageurs 14092311

Pendant la Guerre de 1914-1918, plus de 30000 pigeons sont utilisés par les armées françaises. Ils sont d’une fiabilité totale sur les courtes distances qu’ils doivent parcourir. Ils accomplissent leurs missions malgré les bombardements, la fumée, les projectiles, la brume et la poussière, alors que les liaisons téléphoniques sont constamment interrompues, que les estafettes sont retardées par les obstacles et les signaux optiques sont inopérants. Des actes d’héroïsme sont enregistrés et récompensés comme tels et justifient leur devise: Franchir ou mourir. 

Une autre activité a été confiée aux pigeons, celle de prendre des photos des dispositifs ennemis grâce à des appareils légers à déclenchement automatique fixés sur leur poitrine. Certains ont rapporté des clichés magnifiques et du plus grand intérêt opérationnel. 

En 1916, on fabrique 16 pigeonniers sur remorque, afin d’améliorer la mobilité. Certains pigeons furent de véritables héros. Le plus connu d’entre eux est « Le Vaillant », matricule 787.15, qui fut lâché du fort de Vaux le 4 juin 1916 à 11 heures 30 pour apporter à Verdun le dernier message du Commandant Raynal. 

Celui-ci écrivait : 
« Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager. faites-nous donner de suite toute communication optique par Souville, qui ne répond pas à nos appels. C’est mon dernier pigeon. 
Signé : Raynal. » 

Ce pigeon a obtenu la citation suivante à l’ordre de la Nation : 
« Malgré les difficultés énormes résultant d’une intense fumée et d’une émission abondante de gaz, a accompli la mission dont l’avait chargé le commandant Raynal, unique moyen de communication de l’héroïque défenseur du fort de Vaux, a transmis les derniers renseignements qui aient été reçus de ce officier fortement intoxiqué, est arrivé mourant au colombier. » 

L’utilisation du pigeon soldat a permis de sauver de nombreuses vies humaines. C’est ainsi que le Capitaine René écrit dans son ouvrage Lorette, une bataille de 12 mois, octobre 1914 – septembre 1915 : 
« Une unité de chasseurs à pied, engagée à fond, s’est trouvée en pointe et coupée des autres unités. Tous les moyens pour aviser le commandement de cette situation étaient fauchés par les bombardements ou le tir des mitrailleuses. Le téléphone était coupé et la liaison optique impossible en raison de la fumée des éclatements. C’est alors que les chasseurs qui avaient emportés quelques pigeons voyageurs obtinrent de les lâcher avec le message suivant : « Sommes sous le Souchez. Subissons lourdes pertes, mais le moral est très élevé. Vive la France ! » Du colombier, le message fut transmis à l’artillerie qui allongea le tir, protégeant ainsi nos chasseurs d’une contre-attaque allemande. Ainsi Souchez fut libéré. » 

D’autres ont suivis….décoration de la Distinguished Service Cross, croix de guerre américaine

14092310
La Distinguished Service Cross est décernée à toute personne qui a servi dans les forces des États-Unis et qui s’est distinguée par un acte héroïque ne pouvant cependant justifier l’attribution de la Medal of Honor.


Le pigeon voyageur, entre les mains du capitaine américain J.-L. Carney de Pittsburg (Pensylvanie), restera célèbre dans les annales de guerre de nos alliés. 

En pleine foret de l’Argonne, en juillet 1918, un bataillon américain, commandé par le colonel Whittlesey, après avoir exécuté un bond en avant, se trouva séparé du reste du régiment. Les Allemands entourèrent la vaillante troupe qui, groupée autour de son chef, résista héroïquement. Comment rétablir la liaison ? Des volontaires se présentent, ils sont tués au fur et à mesure qu’ils tentent de franchir la ligne des tirailleurs ennemis. 

Heureusement, un pigeon baptisé « Cher Ami », un pigeon voyageur au plumage bleu ardoise et blanc, est retrouvé sur un cadavre américain. Vite, un message à la patte et « Cher Ami » après quelques hésitations sur la direction à prendre, s’envola à tire d’ailes, sous le feu des mitrailleuses ennemies. 

Il arriva sain et sauf au quartier général, et le bataillon fut immédiatement dégagé par des troupes envoyées à son secours. 

Toujours sur le front occidental, « Cher Ami » porta plus de douze messages très importants. Un jour, au cours d’un vol sous le feu ennemi, le vaillant oiseau se trouva dans le champ d’éclatement d’un obus fusant. Il fut atteint par un éclat qui lui enleva une partie de la patte droite. Il volait alors des premières lignes à Rembrandt. En arrivant à destination, « Cher Ami » tomba, affaibli par la perte de son sang, mais portant toujours le précieux billet attaché à sa patte blessée. 

Le général Pershing demanda à voir l’oiseau fidèle, et, après une caresse sur la tête, il lui décerna la Croix de Guerre Américaine, la Distinguished Service Cross. Puis le généralissime ordonna l’envoi du messager ailé à Washington, où il finira ses jours tranquillement. 

« Cher Ami » est parti tout dernièrement avec la première compagnie du service des pigeons sur le paquebot Ohio à destination des Etats-Unis. 

Pendant la deuxieme guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les pigeons voyageurs sont à nouveau utilisés, mais la vitesse de l’avance allemande, puis l’occupation désorganisent les colombiers.

Lorsque la Résistance s’organise, elle a également recours à ces volatiles. Plus de 16500 pigeons anglais sont parachutés en France. Ils permettent aux patriotes français de renseigner Londres de manière très efficace, grâce à leur entraînement dans des concours internationaux avant la guerre.

Utilisation du pigeon voyageur pendant la première guerre mondiale
Durant la guerre de 1914-1918, des pigeons voyageurs ont été utilisés par les Français pour communiquer sur le front. 
Avant cela, lors du siège de Paris par les Prussiens, les pigeons de la guerre de 1870 ont permis au nouveau gouvernement évacué de continuer à communiquer efficacement avec la capitale. Suite à cette expérience, l’armée française, à Coëtquidan et Montoire a crée de nouveaux centres d’instruction colombophile militaire. Ceux-ci seront utiles et utilisés de 1914 à 1919. 
Dix ans avant leur utilisation sur le champ de bataille, l’hebdomadaire Les nouvelles illustrées dans son n°38 du jeudi 12 février 1903, consacrait ainsi un article aux pigeons de guerre dans l’armée allemande, illustré de deux photographies. 
La Première Guerre mondiale a d’abord été caractérisée par la mobilité des troupes, qui se sont enlisées dès 1915 et pour 3 ans dans une guerre de position et de tranchées. L’information et la désinformation sont alors devenues vitales et stratégiques, ainsi donc que les moyens de communication. 
Bien que ce soit l’époque du développement de la téléphonie, il était fréquent que des unités soient isolées ou que des messages doivent être envoyés rapidement sur de grandes distances. Pour cela, les deux camps utilisèrent largement les pigeons voyageurs qu’ils élèveront et transporteront dans des unités mobiles de campagne, camions spéciaux se déplaçant au gré des besoins sur différents fronts.. 
L’occupant allemand veille à interdire aux civils des zones occupées le lâcher de pigeons. Ainsi, dès décembre 1915, dans le nord de la France, pays des coulonneux et occupé, le Bulletin de Lille de la semaine suivante rappelle aux Lillois qu’il est interdit, sous peine de mort, de lâcher des pigeons voyageurs, et précise que les personnes « qui trouveraient des pigeons voyageurs (…) sont tenues de les remettre à l’autorité militaire la plus proche, faute de quoi elles seront suspectées d’espionnage et s’exposeront à des poursuites ; les infractions commises par négligence seront punies d’un emprisonnement pouvant atteindre 3 ans ou d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 10 000 marks »1. 
Un bus à impériale de Berliet (dit Araba) fut transformé en pigeonnier roulant. Le bas de caisse contenait une réserve de grain et d’eau, ainsi qu’un logement pour le soigneur, et le haut du véhicule constituait le pigeonnier. En 1916, les alliés fabriquent aussi en France seize pigeonniers sur remorque. 
Les pigeons ont principalement été utilisés par les unités au sol, mais parfois aussi lançés à partir d’avions ou de navires.

Pigeon voyageur mystérieux

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30 décembre 2012

l’Attaque des Bureaux de la 3e Division Liège

Classé sous — milguerres @ 23 h 10 min

 

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La Belgique et la Grande Guerre

 

http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Belgique_Recits/Recits_03.htm
de la revue ‘Revue de la Presse’, du No. 142, 28 juin 1918
‘La Belgique Héroïque et Vaillante’
‘l’Attaque des Bureaux de la 3e Division Liège’
Recueillis par le Baron C. Buffin
l'Attaque des Bureaux de la 3e Division Liège liege_11
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le général Leman et son quartier-général à Liège

l’Attaque des Bureaux de la 3e Division Liège

D’après les récits du général-major Stassin, des commandants Vinçotte et Buisset,
des capitaines Lhermite et Renard, de l’adjudant Burlet, du soldat Poncelet.

6 Aout 1914

Quel spectacle inoubliable offre la rue Sainte-Foi, le 5 août 1914! Par les quais, par les rues Saint-Léonard et Defrecheux, des officiers et des soldats, couverts de poussière, se précipitent vers les bureaux de l’état-major de la position fortifiée. Agités, fiévreux, ils se faufilent hâtivement à travers la foule de jenes gens entassés dans la rue, qui, la cocarde tricolore à la boutonnière, criant et chantant, viennent offrir leur vie pour la Patrie. Partout régnent l’entrain, la confiance, la certitude de la victoire; gaiement d’un groupe à l’autre, on s’interpelle, on plaisante; des lazzis signalent l’arrivée et le départ des courriers militaires: « Rapporte-moi un casque! – Moi, je préfère une lance, j’en ferai une épingle à chapeau pour ma femme ». Et des rires éclatent au milieu de cette insouciante jeunesse, où riches et pauvres se coudoient, fraternisent, entraînés par un bel élan d’enthousiasme patriotique. Çà et là, faisant contraste avec cette joie bruyante, des fermiers, des marchands de bestiaux, en blouse, bâton ferré à la main, la mine inquiète, l’air anxieux, discutent âprement le prix des réquisitions.

« Place, faites place! » crie une voix autoritaire, et un gendarme tenant un pigeon blotti daris un chapeau de femme fend la cohue. A sa suite, se glissent une malheureuse en pleurs, les cheveux flottants, et un individu au regard fuyant qui se tasse, se rapetisse et répète machinalement: « Barton, barton. » « Mort aux espions! » hurle la foule, et des poings menaçants se tendent vers les Boches, qui déjà disparaissent sous le porche. Voilà que, sous la conduite d’un sous-officier, s’avancent des charrettes remplies d’armes et d’objets d’équipement. Et immédiatement circule la nouvelle que 15000 fusils ont été découverts dans une cave de la rue Sainte-Marguerite et plus de 50000 lances, selles, revolvers et mitrailleuses dans une maison de la rue Jonckeu, transformée de la cave au grenier en un véritable arsenal. Un frémissement de colère secoue la foule.

A l’intérieur de l’hôtel de l’état-major règne une activité fébrile. Sans trêve ni repos, jour et nuit, les officiers peinent à la tâche. Pourquoi ne pas l’avouer? Trop confiants dans la loyauté de nos voisins, nous avons été surpris par l’ultimatum. En quelques jours, il faut tout prévoir, tout organiser. Réquisitionner des automobiles, des chevaux, du bétail, du fourrage, détruire les maisons gênant le tir, construire des tranchées et des abris, enfin préparer mille choses pour achever, compléter, perfectionner la défense des forts. Sans cesse, résonnent les sonneries du téléphone; à tout instant partent des estafettes qui sillonnent les routes et portent vers les points menacés les ordres du gouverneur.

Vers minuit, la rue Sainte-Foi devient silencieuse. Dans le bâtiment de l’état-major les officiers continuent leur besogne; devant la porte stationnent encore une voiture-bureau et quelques automobiles.

Tout à coup, s’élèvent des cris et des vivats. Entourée d’une foule en délire, une automobile ouverte paraît. Debout sur les coussins, l’ingénieur Hiard brandit un drapeau allemand, le drapeau du 89e régiment des grenadiers mecklembourgeois, dont un soldat du 2e bataillon du 12e de ligne, Fernand Lange, vient de s’emparer au pont de Wandre, à Herstal. Les fenêtres s’ouvrent, des têtes aux yeux bouffis de sommeil se montrent, des bras nus agitent des mouchoirs. L’enthousiasme est indescriptible.

Peu à peu le tumulte s’apaise; le silence règne à nouveau. Le jour se lève et enveloppe la rue d’une lueur incertaine. De la brume surgit une automobile contenant deux lanciers qui crient à tue-tête: « Voici les Anglais, voici les Anglais! » Derrière, cinq officiers allemands s’avancent, précédant des soldats en uniforme gris, marchant sur deux rangs, fusil sur l’épaule. Des hommes et des femmes du peuple les accompagnent, leur font une joyeuse escorte et clament: « Vivent les Anglais! » Sur le seuil de la porte de l’hôtel de l’état-major, le commandant Marchand fume une cigarette. Il regarde le cortège avec étonnement. Sont-ce des parlementaires? Sont-ce des déserteurs? Hésitant, il fait quelques pas à leur rencontre.

A l’état-major, les officiers achèvent leur travail, insouciants des bruits du dehors. Par hasard, le commandant Delannoy, dont le bureau, situé au deuxième étage, donne sur la rue Saint-Léonard, s’approche de la fenêtre et aperçoit une trentaine d’Allemands éparpillés dans la rue. Il bondit sur le palier et vocifère: « Les Allemands sont là! » A ce cri, le commandant Vinçotte, qui se trouve au premier, dégringole l’escalier, en armant son browning; le commandant Buisset et le lieutenant Renard le suivent.

Cependant les cinq officiers allemands se dirigent à pas lents vers le commandaut Marchand, et, tout en avançant, ils glissent leurs mains derrière leur dos et s’arment, la main droite d’un revolver, la gauche d’un poignard. Parvenu à deux mètres du commandant, leur chef, un grand gaillard de forte corpulence, le major comte Joachim von Alvensleben, apprit-on plus tard, s’adresse en anglais à l’officier belge. Quels propos échangèrent-ils? On ne sait: « Vous ne passerez pas! » crie tout à coup Marchand. Et alors les officiers allemands, jetant le masque, font feu précipitamment. Les commandants Marchand et Vinçotte ripostent. Trois des officiers allemands tombent. Alvensleben se précipite vers la porte d’entrée, mais Vinçotte, à bout portant, lui tire quatre coups de revolver dans le flanc et le major s’écroule, la tête en avant: à ses côtés roule le dernier officier allemand, assomé à coups de crosse par le capitaine Lhermite.

A l’exemple de leurs chefs, les soldats ennemis ont ouvert le feu, la crosse du fusil à la hanche et leurs balles, mal dirigées, écornent les murailles. De la voiture-bureau, le commandant Sauber s’élance dans la rue, met le genou en terre et décharge son browning sur les assaillants. Un Allemand se glisse le long du trottoir, s’abrite derrière les automobiles stationnées et vise Sauber. Ses balles passent au-dessus du commandant et vont frapper Marchand qui s’affaisse, atteint à la nuque et à la poitrine.

A ce moment, une vingtaine d’Allemands tournent le coin de la rue Saint-Léonard et viennent prêter main-forte à leurs camarades. Dissimulés derrière une barrière Nadar, ils tirent dans les croisées et dans le couloir d’entrée. Le colonel Stassin, chef d’état- major, travaillait avec le lieutenant-général Léman dans une pièce d’arrière du rez-de- chaussée. Au bruit des détonations, il traverse le corridor, malgré une grêle de balles, et gagne la rue. Quel spectacle! Dans une mare de sang gît le commandant Marchand et autour de lui quatre officiers belges luttent intrépidement contre une trentaine d’Allemands. Le colonel n’hésite pas: avant tout, il faut sauver le gouverneur! Il rentre dans le bureau et entraîne le général dans la fonderie royale, qui est attenante; puis, aidé des capitaines de Krahe et Lebbe, les deux officiers supérieurs escaladent le mur de clôture et, par la rue Saint-Léonard, ils gagnent la gare de Vivegnis. De là, un wagonnet les mène au fort de Loncin où le gouverneur se retire.

Pendant ce temps, le commandant Vinçotte, afin de couvrir la retraite du général, rassemble les soldats et les gendarmes de garde et les mène à l’attaque, secondé par les capitaines Buisset et Lhermitte et par le lieutenant Renard. Ramassant un fusil dans la rue, le commandant Hautecler fait le coup de feu de son côté. Les Belges sont dix contre trente! Néanmoins ils soutiennent le combat avec avantage. A genoux sur le pavé, accroupis sur le trottoir, abrités derrière les portes, ils évitent les balles ennemies, tandis que leur feu bien dirigé frappe de nombreuses victimes. Une dizaine des assaillants tombent. Les autres, blessés pour la plupart, prennent la fuite. Seul, un dernier, plus acharné, posté vis-à-vis de l’hôtel de l’état-major, tire obstinément dans les fenêtres. L’adjudant Burlet l’abat du balcon. Indécis sur la direction à prendre, les Allemands s’arrêtent au coin de la rue Saint-Léonard. Quelques-uns agitent des drapeaux blancs. « En avant », crie Vinçotte, et à la tête de sa vaillante petite troupe, il s’élance à la poursuite de l’ennemi. Dans la rue Saint-Léonard, deux Allemands sont en- core massacrés; malheureusement les Belges ne sont armés que de revolvers, ce qui permet aux derniers Boches d’échapper à la mort.

Après avoir placé des postes aux extrémités de la rue, les officiers reviennent à l’hôtel de l’état-major et transportent le corps du commandant Marchand dans une salle du rez-de-chaussée. Le malheureux officier ne donne plus signe de vie. Il porte une affreuse blessure à la nuque et sur sa poitrine s’étale une large tache de sang. Une seconde victime, le gendarme Houba, est placée à son côté. Dans une pièce voisine deux soldats blessés sont rapidement pansés. Ensuite les cadavres ennemies sont relevés et fouillés. Dans la poche du manteau du major von Alvensleben on trouve une carte de Liège au 1/60 000 sur laquelle est tracé au crayon bleu un itinéraire de Hermée à Coron-Meuse. Les Allemands ont-iis suivi cette voie? Sont-ils parvenus à passer inaperçus dans les terrains vagues des Vignes et à s’introduire dans la ville. C’est possible. En tout cas, leur départ fut aussi mystérieux que leur arrivée et sur aucun point de l’enceinte fortifiée, on ne signala ni l’entrée ni la sortie d’une troupe ennemie. Aussi semble-t-il plus vraisemblable qu’ils-préparèrent leur expédition, cachés à l’intérieur de la ville, et la version suivante, qui courut dans le public, se rapproche sans doute de la vérité. Quelques jours avant la déclaration de guerre, raconte-t-on, des Danois louèrent un appartement à Thier à Liège; dans la soirée du 5 août, ils réglèrent leur note et déclarèrent à leur propriétaire, une brave femme sans défiance, que la ville n’offrait plus aucune sécurité et qu’ils partiront la nuit suivante. Vers 3 heures du matin, enîen-dant du bruit, la propriétaire se lève pour souhaiter bon voyage à ses locataires. A sa profonde stupeur, elle les trouve revêtus d’uniformes allemands. Sans s’expliquer, les Boches s’éclipsèrent. Etaient-ce Alvensleben et ses amis?.

Quels qu’aient été les moyens employés, le coup de main tenté contre les bureaux de la 3e division fut audacieusement combiné et sans l’héroïque résistance des officiers de l’état-major et des soldats de garde, les Allemands auraient sans doute réussi à capturer le gouverneur de la place fortifiée et à s’emparer des dossiers relatifs à la défense.

http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Belgique_Recits/Recits_03.htm

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La Belgique et la Grande Guerre

27 novembre 2012

Les pigeons au combat

Classé sous — milguerres @ 19 h 39 min
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-Les pigeons au combat

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Par Fabrice Thery
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source : http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/premiere/pigeons/Dossiers.htm
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Histoire du pigeon soldat des temps modernes
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Les pigeons au combat vailla10
La seule photo connue du pigeon Vaillant, au fort de Vaux.
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Pendant le siège de Paris en 1870, 64 ballons chargés de pigeons quittèrent la ville. Ils étaient destinés à rapporter à la capitale, assiégée par les troupes allemandes, des nouvelles du Gouvernement.
Les dépêches étaient miniaturisées par un procédé mis au point par le photographe Dragon, qui s’était fait remarquer en réduisant une photo représentant 400 députés sur une pellicule de 2 millimètres carrés.
Grâce à ce procédé, chaque pigeon pouvait transporter jusqu’à 3.000 dépêches sur une pellicule minuscule de 3,5 mm2.
Pendant cette sombre période, les pigeons ont ainsi acheminé 115.000 dépêches officielles et plus de 1.000.000 dépêches privées. Les 25 premiers pigeons furent emportés par le ballon « Le Washington ».
Ils furent ensuite amenés à Tours où s’était installé le Gouvernement. Le 17 octobre, on leur confia leur première mission, qu’ils accomplirent fidèlement. L’expérience fut renouvelée avec le même succès et fut si concluante que le 4 novembre, on les chargea de la correspondance privée.
Les pellicules étaient projetées sur un écran et recopiées à la main. Ainsi, Paris recevrait-il régulièrement un véritable journal qui le tenait au courant des opérations militaires et de la vie du pays. Les pigeons étaient chassés par les Uhlans, lanciers de l’armée allemande et par les paysans qui avaient déclaré la guerre aux pigeons. Leur action avait pris une telle ampleur que Gambetta avait édicté la peine de mort contre quiconque serait surpris tirant sur l’un d’eux. Suite à cette expérience, l’armée française, à Coëtquidan et Montoire décide de créer de nouveaux centres d’instruction colombophile militaire. Ceux-ci seront utiles et utilisés de 1914 à 1919. Dix ans avant leur utilisation sur le champ de bataille, l’hebdomadaire Les nouvelles illustrées dans son n°38 du jeudi 12 février 1903, consacrait déjà un article aux pigeons de guerre dans l’armée allemande, illustré de deux photographies.

Le pigeon fut-il l’ancêtre du drone ? (DR)
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Le pigeon dans la grande guerre

 

Pigeon équipé en 1914 par l’armée allemande d’un appareil photo à obturateur programmé (DR)
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Le bus « Araba » (DR)
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Pigeonnier de la Cie de transmissions australienne,
état-major du Corps australien, Bertangles, juillet 1918 (DR)
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fleche-boule8 dans       Lire la suite -> http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/premiere/pigeons/Dossiers.htm

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