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20 janvier 2013

Le bombardement de Guernica

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Chronologie et batailles de la Seconde Guerre mondiale

 

 voir commentaire sur une anecdote de Picasso sur : 

http://militaires-d-hier.forumgratuit.org/t3862-le-mensonge-de-guernica-1937#27189

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Le mensonge de Guernica

Plusieurs versions qui impliqueraient le dictateur Franco sur cette horreur ! Que de civils massacrés, pendant le bombardement et sans oublier la pression sur tous ceux qui auraient oser proclamé la vérité. Hayet.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Le bombardement de Guernica
Source Wikipedia

Le bombardement de Guernica, le lundi 26 avril 1937, fut un événement majeur et hautement symbolique de la guerre d’Espagne, qui contribua à internationaliser la médiatisation du conflit, par l’intermédiaire d’une intense propagande aussi bien des partisans des Nationalistes que des Républicains ; parmi ces derniers, le peintre espagnol Pablo Picasso a joué un rôle important avec son célèbre tableau Guernica représentant la population bombardée et exposé pour la première fois à l’Exposition internationale de Paris, du 12 juillet à la fin de l’année 1937.

 

La ville de Guernica avait une valeur symbolique, l’autonomie juridique et fiscale était représentée par l’arbre de Guernica où les rois de Castille allaient prêter serment de respecter les fors basques.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Un objectif stratégique militaire

En raison de l’apparente faible valeur stratégique militaire que représentait la ville et de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste, bien que la capitale (Madrid) ait été déjà bombardée auparavant à de nombreuses reprises1.
Cependant, d’après certains historiens, Guernica aurait été un objectif militaire de première importance. Pío Moa affirme, sans pour autant s’en référer à de quelconques archives, que trois bataillons (7 000 hommes) des forces républicaines y stationnaient le jour du bombardement2.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Un essai technique

Le bombardement de Guernica est célèbre pour avoir été le premier tapis de bombes et le premier bombardement alternant bombes explosives et incendiaires3.

Comme pour les autres interventions de la Luftwaffe pendant la guerre d’Espagne, un des objectifs avoués des dirigeants nazis était de tester les nouveaux matériels de guerre allemands avant de lancer de plus amples offensives en Europe4.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Le bombardement : déroulement des opérations

Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de Junkers Ju 52 de la Légion Condor allemande ainsi que l’escadrille VB 88 de bombardement expérimental (composée de Heinkel He 111 et de Dornier Do 17), accompagnées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) de l’Aviazione Legionaria et escortées par des avions de chasse allemands (Messerschmitt Bf 109), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes.

L’attaque commence à 17 h 30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelque 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19 h 40. Après le massacre, 20 % de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers s’avérant inefficace, le feu se propagea à 70 % des habitations.

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Le bombardement de Guernica guernica

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avion
Messerschmitt Bf 109 C-1 du Jagdgruppe 88 de la Légion Condor qui participa le 26 avril 1937 au bombardement de Guernica.

 

 

 

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Les victimes : un bilan controversé
Le bilan officiel

Le nombre officiel de victimes, toujours maintenu depuis par le gouvernement basque, fait état de 1 654 morts et de plus de 800 blessés5. Il s’accorde avec le témoignage du journaliste britannique George Steer, correspondant à l’époque du Times, qui avait estimé qu’entre 800 à 3 000 des 7 000 habitants de Guernica périrent6.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10La révision du bilan

D’après la BBC, l’historiographie récente parle plutôt de deux cents à deux cent cinquante morts et de plusieurs centaines de blessés7.
Dans España en llamas. La Guerra Civil desde el aire (2003), Josep Maria Solé y Sabaté et Joan Villarroya estiment le nombre de morts à trois cents8.
Raúl Arias Ramos, dans son ouvrage La Legión Cóndor En La Guerra Civil (2003) l’estime à deux cent cinquante9.
Enfin, une étude réalisée en 2008 par deux historiens de l’association Gernikazarra, Vicente del Palacio y José Ángel Etxaniz, donne un bilan de 126 morts10.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10L’historien controversé Pío Moa affirme que le Times, proche de Churchill, a volontairement exagéré le nombre de victimes et nié toute implication de l’aviation italienne (alors que celle-ci était avérée), afin de contrer les thèses pacifistes du parti britannique de gauche, le Labour Party, et convaincre l’opinion internationale qu’il fallait déclarer la guerre contre l’Allemagne d’Adolf Hitler, en insistant sur la menace que ce pays représentait.

Le journaliste Vicente Talón dans son « Arde Guernica » (San Martín, 1970), est arrivé à la conclusion qu’il n’y aurait pas eu plus de 200 morts, estimation reprise par Ricardo de la Cierva, puis, en 1987, par le général franquiste Jesús Salas Larrazábal, dans son livre intitulé Guernica (éd. Rialp), Pío Moa et même la chaîne de télévision publique allemande ARD en avril 199811.
Les chiffres avancés par Vicente Talón ne prennent pas en compte les morts de l’hôpital de Bilbao (592 personnes), mais c’est surtout, d’après Pío Moa, parce qu’il est difficile de distinguer les civils morts dans le bombardement des autres, parmi lesquels se trouvaient de nombreux combattants de la guerre d’Espagne.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Il a été prétendu que les photos des ruines de Guernica auraient pu être des photos de Madrid.
La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Selon Pío Moa
Après consultation des archives des deux camps de l’époque, pour expliquer sa révision du nombre de victimes liées au bombardement de Guernica, Pío Moa en est venu aux conclusions suivantes2 :

• Il n’aurait pas pu y avoir de mitraillage aérien dans le centre-ville en raison de l’étroitesse des rues.
• Il n’y aurait eu que trois vagues de bombardement de quelques minutes chacune, échelonnées entre 16 h 30 et 18 h 30.
• La ville n’aurait été bombardée que par des Junkers Ju 52, bombardiers légers.
• Le marché aurait été annulé à midi sur ordre de la municipalité.
• Les pompiers de Bilbao ne seraient intervenus que le lendemain vers 9 h 30, d’où l’extension de l’incendie. Ils auraient fait preuve, ainsi que la troupe républicaine, d’une passivité et d’une incompétence totale, qui expliquerait la destruction de Guernica à 71 %.
• Le chiffre des 592 morts à Bilbao serait une légende colportée par Euzko Deya en mai. Les chiffres retrouvés dans les archives seraient de 2 morts sur 30 blessés apportés.
• L’essentiel des victimes, comptabilisées au refuge Santa Maria, à l’asile Calzada et au dépôt de la route de Luno, n’atteindrait « que » le chiffre de 120 morts dont 50 non identifiés, selon les registres mortuaires de la commune.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Selon les archives russes
Les archives russes par le biais de l’historien Sergueï Abrossov, mentionnent 800 morts en date du 1er mai 1937. Il s’agit d’un chiffre certes incomplet qui ne prend en compte ni les personnes retrouvées ultérieurement sous les décombres, ni celles décédées plus tard de leurs blessures, mais sans doute objectif.
• Il convient de rappeler que les soviétiques étaient les seuls au monde à entretenir à l’époque une force aérienne stratégique composée essentiellement de bombardiers lourds Tupolev TB-1, R-6 et TB-3 dont l’état était bon mais qui devenaient obsolescents. L’ensemble leur coutait fort cher, d’autant plus que leur remplacement par le Tupolev ANT-42 était prévu : la validité de la doctrine de Douhet était donc sans cesse discutée au sein des E.M. Par conséquent, l’intérêt des conseillers militaires soviétiques présents en Espagne, était la récolte de données fiables et à usage interne quant aux effets dévastateurs de ce bombardement « de masse » grandeur nature, non pas à des fins de polémique.
• Ces archives révèlent en outre, des mitraillages des réfugiés de Guernica par les avions de chasse à l’extérieur des limites de la ville. Ce qui traduirait un acharnement, non pas une maladresse pour parachever l’effet de panique.
• Le trimoteur Ju-52 était pour l’époque un bombardier lourd, qui avait une grosse capacité d’emport dépassant 1 500 kg de bombes. Le Breguet XIX en service chez les républicains sur le Front Nord, n’en pouvait emporter que 400 kg.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Les réactions

Ce bombardement a marqué les esprits non seulement à cause de l’ampleur du massacre mais aussi et surtout à cause de la valeur terroriste qui lui a été attribuée, du fait de l’apparente faible valeur stratégique militaire que représentait la ville et de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque.

S’il a longtemps été considéré comme le premier raid de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, alors que la Légion Condor avait en fait déjà commencé en février 1937 à bombarder des civils12, c’est aussi parce que la valeur symbolique de la ville renforça le sentiment qu’il s’agissait d’un acte terroriste exemplaire de la répression des anti-franquistes.

Le 24 avril, selon l’O.D.B. établi par le conseiller Arjénoukhine, l’aviation républicaine du Front Nord n’alignait plus que 3 Polikarpov I-15, 2 « létov », 4 « breguet », 3 « gourdou » et 1 « koolhoven ».
Seuls les 3 premiers avions de la liste pouvaient avoir une quelconque valeur militaire, cependant combattant sans interruption depuis novembre 1936, les machines étaient tout aussi épuisées que leurs pilotes russes.
D’autant plus que le groupement leur faisant face alignait bien plus de 100 avions modernes.

Au 7 mai 1937, le commandement républicain malgré une situation difficile en Espagne centrale (l’aviation républicaine y combattait déjà à 1 contre 3), se décida tout de même à transférer 9 I-15 et 6 R-Zet par Toulouse, vers Santander.
Ces machines y seront d’ailleurs immobilisées par le Comité de Non-Intervention puis renvoyées désarmées en Aragon.
L’accusation des Républicains par Franco

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Franco, sous la pression internationale faisant suite aux révélations du Times, affirme que la Luftwaffe n’aurait pu voler le 26 avril pour des raisons climatiques, et que la destruction de Guernica est due aux Basques républicains qui auraient incendié et dynamité la ville dans leur fuite, en s’appuyant sur la Dépêche Havas de Guernica. Ce mensonge du futur Caudillo fut plus tard reconnu unanimement.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10En 2004, sur demande expresse d’un député basque, le gouvernement espagnol a même reconnu officiellement la responsabilité du gouvernement de l’époque13.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10L’accusation des Nazis par les Franquistes

Une interprétation différente et plus tardive, émanant de Carlos Rojas et surtout de Ricardo de la Cierva, ne nie pas le bombardement, mais en fait porter l’entière responsabilité au régime nazi :

• À en croire le journal personnel du général allemand Wolfram von Richthofen, chef de la Légion Condor, le bombardement de Guernica a été décidé par le seul général allemand, et sans l’aval de Franco. Le général Emilio Mola avait d’ailleurs émis des consignes strictes à la Luftwaffe, interdisant les bombardements, a fortiori sur les civils. Certains articles de presse de l’époque publiés à Bilbao et certains témoignages semblent accréditer cette thèse.
• Même si cela ne prouve pas que les dirigeants franquistes n’étaient pas impliqués dans l’organisation de ce massacre, l’intérêt que portaient les Nazis à ce type d’action a été mis en exergue par l’historien de l’Espagne Bartolomé Bennassar : il cite dans une synthèse récente sur la Guerre Civile que lors des « conférences » que donna Göring, aux Américains qui l’avaient capturé à la veille de l’effondrement du régime nazi en 1945, le maître de la Luftwaffe affirmait que l’épisode de Guernica constituait pour les nouvelles techniques de bombardement des Heinkel He 111 qui y participèrent, le seul moyen de les tester en condition réelles et d’éprouver leur capacité incendiaire. D’un point de vue stratégique, la Luftwaffe expérimentait donc à Guernica de nouveaux types de bombardement terrorisant les populations, le tapis de bombes et le bombardement en piqué, utilisé pour le Blitz sur Londres. Cette thése est confirmée par Antony Beevor : « Il semble que, pour certaines raisons, le Gefechtbericht (rapport d’opérations) de la légion Condor pour cette journée a disparu » 14. Cet auteur renforce donc la thèse d’une « expérience majeure visant à évaluer les effets de la terreur aérienne » citant Gordon Thomas et Max Morgan Witts ainsi que plusieurs autres auteurs.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10L’erreur accidentelle invoquée par un pilote allemand

Adolf Galland, pilote de la Légion Condor arrivé en Espagne le 8 mai 1937, a admis en 1953 que la ville avait été bombardée par les avions allemands, mais « par erreur ». Selon Galland, la Légion Condor avait été chargée de détruire le pont Rentería, utilisé par les républicains, mais comme la visibilité était mauvaise et les équipages sans expérience, le pont était resté intact, et c’est la ville proche qui avait été gravement affectée.
Cependant, comme l’a fait remarquer l’historien Southworth, « les bombes incendiaires n’ont pas été chargées par erreur » dans les avions, et l’objectif réel du bombardement était par conséquent, de toute évidence, la population de Guernica, et non le pont.

Notes et références
1. ↑ Miguel Angel Sanz, Mémoires d’un p’tit gars des faubourgs de Madrid, Pilote de chasse de la République, TMA Éditions, juin 2005, (ISBN 9782915205060)
2. ↑ a et b La Nouvelle Revue d’Histoire no 25 (juillet-août 2006).
3. ↑ Patterson 2007, p.30 [archive].
4. ↑ Hermann Göring a déclaré, le 14 mars 1946, au Procès de Nuremberg, que l’aide militaire à Franco avait pour double objectif la lutte contre l’expansion du communisme et l’essai technique de la Luftwaffe : « I urged him [Adolf Hitler] to give support [to Franco] under all circumstances, firstly, in order to prevent the further spread of communism in that theater and, secondly, to test my young Luftwaffe at this opportunity in this or that technical respect. »
5. ↑ Gérard Brey, « La destruction de Guernica [archive] », Tiempo de Historia, nº 29, avril 1977.
6. ↑ Voir aussi le premier article de George Steer [archive] (les chiffres alors évalués à « des centaines »)
7. ↑ (en) « The legacy of Guernica » [archive], news.bbc.co.uk, le 26 avril 2001.
8. ↑ Solé i Sabaté, Josep Maria et Villarroya, Joan, España en llamas. La Guerra Civil desde el aire, Temas de Hoy, 2003 (ISBN 9788484603023)
9. ↑ Arias Ramos, Raúl, La Legión Cóndor En La Guerra Civil, La Esfera de los Libros, 2003 (ISBN 9788497341370)
10. ↑ (es) « Refugios de vida para Gernika » [archive], elcorreo.com, le 27 avril 2008.
11. ↑ Bombardeo de Gernika. Críticas al «revisionismo» en el 61º aniversario [archive].
12. ↑ En février 1937, la Légion Condor, appuyée par la Marine insurgée nationaliste a mitraillé et bombardé des colonnes de réfugiés civils pendant une dizaine de jours sur la route entre Málaga et Almería. Les historiens actuels avancent les chiffres de 100 000 à 150 000 réfugiés civils fuyant Málaga sur le point d’être prise par les troupes italiennes alliées aux nationalistes. Ces faits n’ont été révélés que tardivement à travers des publications historiques, des expositions de photos de l’époque et des vidéos basées sur les archives de l’Armée italienne (cf. Neila Majada & Bueno Pérez : Carretera Málaga-Almería -febrero de 1937-, 2006)
13. ↑ Rapport de 2004 des [archive] Cortes Generales
14. ↑ voir Antony Beevor p. 421

 

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10

La dictature franquiste se fonda sur le mensonge de Guernica
http://mai68.org/spip/spip.php?article2369

Le 26 avril 1937, la petite ville de Guernica, symbole des libertés basques, est détruite par l’aviation allemande (la légion Condor) au service de Franco. Pour la première fois dans l’histoire militaire, une agglomération civile est entièrement rasée sous un déluge de bombes au phosphore. Ces dernières sont des bombes incendiaires, ce qui permit à Franco de faire croire que c’étaient les anarchistes qui avaient détruit Guernica par le feu !

En effet, dès le 27 avril, à 21 h, la radio franquiste proclame : « Nos aviateurs n’ont reçu aucun ordre pour bombarder cette population (…). Ce sont les rouges [1] qui, dans l’impossibilité de contenir l’avance de nos troupes, ont tout détruit (…). » Et d’ajouter avec un aplomb incroyable : « Il n’y a pas d’aviation allemande ou étrangère en Espagne nationaliste (…). Nous n’avons pas brûlé Guernica (…). »
Le 29 avril, vers midi, les Franquistes entrent dans Guernica et font visiter, sous bonne escorte, les ruines de la ville aux correspondants de presse étrangers. Les articles de ceux-ci sont soumis à censure. Sous la menace des mitraillettes, tous envoient dans leurs pays respectifs des articles expliquant comment et pourquoi les anarchistes ont brûlé Guernica ! Tous les journaux Européens ou presque reprennent alors cette thèse. Sauf un journal anglais. Bien sûr, la plupart des rédactions ne furent pas dupes mais marchèrent tout de même dans la combine parce que tous les États du monde étaient alliés avec Franco contre la révolution espagnole.
Picasso lui-même, qui, à l’annonce du bombardement, a peint son « Guernica » pour le pavillon espagnol de l’Exposition internationale de 1937 à Paris, sera un instant saisi par le doute tant la propagande franquiste, puissamment relayée par celles des nazis allemands et des fascistes italiens, fera des ravages.

Bien sûr, au moins dès la sortie de la guerre, la vérité fut dite partout… Sauf en Espagne !
En effet, en Espagne, quiconque essayait de dire que c’était Franco qui avait demandé à Hitler d’envoyer sa légion Condor (aviation) bombarder Guernica avec des bombes incendiaires était immédiatement emprisonné, torturé et passé par les armes. Sa famille se taisait de peur de suivre le même chemin.

Il fallait que dans leur ensemble les Espagnols croient que c’étaient les anarchistes qui avaient commis un horrible et grandiose attentat terroriste à Guernica, afin de justifier la dictature franquiste : « La dictature franquiste est là pour éviter que les anarchistes recommencent ce qu’ils ont fait à Guernica ! »

Ce n’est que très progressivement que les espagnols apprirent la vérité. Vers 1960, ils eurent le droit de savoir que c’étaient les Allemands qui avaient brûlé et massacré Guernica. Mais officiellement, Hitler l’avait fait sans demander l’avis de Franco, sans même le prévenir !

Quelques années plus tard, les Espagnols eurent le droit de savoir que Franco avait été mis au courant par Hitler, que Franco avait refusé qu’un tel crime soit commis, mais qu’Hitler n’avait tenu aucun compte de son avis.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Encore quelques années et les Espagnols surent que Franco avait donné son accord à Hitler.

Bien sûr, pendant toutes ces années, quiconque s’aventurait à dire toute la vérité subissait immédiatement la répression la plus dure.

La seconde Guerre Mondiale fleche-boule10Il fallut la mort de Franco pour que les Espagnols aient enfin droit à toute la vérité : Franco avait demandé lui-même à Hitler de bombarder Guernica, de brûler cette ville et de faire un maximum de morts ; il lui demanda de la bombarder avec des bombes incendiaires [2] afin de pouvoir faire croire aux Espagnols que c’étaient les anarchistes les coupables ! pour affaiblir les révolutionnaires, et pour justifier la prise du pouvoir par Franco, ainsi que sa future dictature !

NOTES :
1°) Franco assimilait les anarchistes aux « rouges », alors que pourtant c’étaient très essentiellement les anarchistes (drapeau noir, ou noir et rouge) qui menaient la lutte contre son coup d’État militaire. Cela ne présentait pas seulement l’avantage de simplifier les choses, surtout, ça faisait de la pub subliminale auprès des personnes qui voulaient se battre contre Franco : elles étaient incitée à leur propre insu à se diriger vers le Parti « communiste » plutôt que vers les anarchistes ! Franco savait bien que le Parti « communiste » était infiniment moins dangereux pour le pouvoir que les anarchistes. Et nous, nous savons bien que Staline a trahi la révolution espagnole.
2°) Il n’y a pas besoin d’une aviation moderne avec des bombes modernes pour brûler totalement une ville. Il était envisageable de faire croire que c’étaient les anarchistes qui avaient brûlé Guernica, mais personne n’aurait pu croire que les anarchistes avaient bombardé cette ville ! C’est pourquoi la légion Condor devait utiliser des bombes incendiaires.

 

 

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Chronologie et batailles de la Seconde Guerre mondiale

15 janvier 2013

Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Classé sous — milguerres @ 23 h 16 min

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Chronologie de la Seconde Guerre mondiale 

1933 /1945

 

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif1933

  • Début des lois anti-juifs en Allemagne avec le boycott des magasins juifs.
  • 30 janvier Hitler est nommé chancelier du 3 ème Reich par le président Hindenburg.
  • 28 février Incendie du Reichstag. Hitler accuse les communistes et fait interdire le parti communiste allemand (KPD).
  • 23 mars Hitler se fait accorder les pleins pouvoirs par le parlement.

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif1934

  • 30 juin Nuit des longs coûteaux où les S.A. (Section d’Assaut La Sturmabteilung) sont asssassinés par les S.S. (Sections Spéciales).
  • 2 août Suite au décès du président Hindenburg, Hitler se proclame Reichsführer, chef suprême de l’Allemagne.

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif1935

  • Les lois de Nuremberg ôtent la citoyenneté allemande aux juifs et leur interdisant tout contact sexuel avec les allemands de race pure, dite Aryenne.

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  • 7 mars  Remilitarisation de la Rhénanie.
  • Novembre L’axe Rome-Berlin unissant l’Allemagne et l’Italie est proclamé.

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  • Avril Bombardement de Guernica (Espagne) par l’armée Franco aidée de la flotte aérienne allemande (Luftwaffe). Ce bombardement est un vol d’essai pour l’armée aérienne neuve de l’Allemagne nazie.

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22 novembre 2012

L’entre deux guerres dans le monde

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L’entre deux guerres dans le monde

Source : http://objectifbrevet.free.fr/histoire/hist_2_1.htm

L'entre deux guerres dans le monde drapeau-francais-avec-barre2

La FRANCE

I ) Les années Vingt.
    A ) Victoire militaire et défaite humaine.
La guerre est meurtrière, 1,4 millions de morts, 1 million d’invalides, 600000 veuves, 750000 orphelins. Les naissances se sont effondrées et la vague de grippe espagnole en 1919 accélère le phénomène de vieillissement de la population française. Il faut attendre le deuxième semestre 1920 pour que les naissances redeviennent majoritaires.
Les dégâts matériels sont lourds privant le pays de recettes importantes et de débouchés puisque ces principaux partenaires se trouvent dans la même situation. L’endettement du pays provoque une forte inflation qui menace de misère les français dont les revenus sont les plus modestes.
    B ) Une vie politique en mouvement.
- A partir de 1919, la France est secouée par de grandes grèves, annoncées par certains comme le début d’un mouvement révolutionnaire. Cependant les manifestants protestent essentiellement contre la dégradation de leurs conditions de vie et réclament une diminution de la durée du travail, ce qui leur sera accordé avec la fixation de la durée du travail à 48 heures par semaine.
- A gauche, les socialistes se divisent quant à l’attitude à avoir au sujet des révolutionnaires russes. En Décembre 1920, ils se divisent. La majorité adhère à la 3è international socialiste et fonde la Section Française de l’International Communiste ( S.F.I.C. ) avec comme journal l’Humanité. La minorité, dirigée par Léon Blum, reste membre de la S.F.I.O., il fonde un nouveau journal, le Populaire.
- Division politique et syndicale sont de pair. La C.G.T. éclate, une minorité de ses membres créant la C.G.T.U. proche des communistes.
- La France, en 1919, se dote d’une majorité à l’Assemblée constituée en majorité d’anciens combattants, le « Bloc National ». Cette majorité doit faire face aux problèmes liés à la reconstruction. L’occupation de la Ruhr décidé par le président du conseil, Raymond Poincaré est un échec.
En 1924, face à l’échec du Bloc National, les électeurs votent à gauche et permettent au Cartel des Gauches dirigé par Édouard Herriot d’accéder au pouvoir. 6 gouvernement se succèdent entre Juin 1924 et Juillet 1926. Les milieux d’affaires sont hostiles aux différents gouvernements et les radicaux face à la fuite des capitaux lâche les socialistes et s’allient à la droite après l’effondrement du franc.
    C ) Le redressement économique.
Le cartel des gauches mort, les hommes d’affaires rapatrient leurs capitaux en France. Raymond Poincaré entreprend de stabiliser le franc ce qui passe en Juin 1928 par une dévaluation de 80%. Le déficit budgétaire est fortement réduit et la production industrielle reprend à un rythme de 5% l’an. L’action diplomatique menée par Aristide Briand entre 1925 et 1932 permet à la France de retrouver une place importante par son action pour la paix
II ) Les années de crises.
Avec un temps de retard la France est frappée par la crise mais les conséquences en sont plus profondes et plus durables.
    A ) La crise économique.
A la fin de 1930, les productions industrielles et agricole chutent, entraînant un effondrement des prix. Mais le nombre de chômeurs n’atteint pas celui des autres pays touchés. Au plus fort de la crise 7,5% de la population active est au chômage. Cependant si la plupart des pays redémarre dès 1935, la France doit attendre 1938 pour que son économie reprenne le chemin de la croissance sans soute parce que l’industrie n’y joue pas encore un rôle aussi important que ces voisins et que les liens avec son empire lui permettent d’amortir le choc.
La crise fait des victimes, qu’ils soient salariés du privés, petits patrons ou artisans, chômeurs, agriculteurs ou rentiers. Pour diminuer le déficit du budget, le franc subit de nouvelles dévaluation, les prix baissent mais moins vite que les salaires. Les valeurs traditionnelles, la famille, l’épargne ou le travail ne semble plus suffisant pour vivre correctement face à l’enrichissement de quelques uns alors que les étrangers sont prix pour cible.
    B ) La République en danger ?
La situation économique est préoccupante et les hommes politiques semblent incapable de faire face. Les gouvernement se succèdent à un rythme effréné, leur durée de vie n’excède pas 4 mois. Face à cette situation les Français tournent le dos à ces hommes au profit de mouvement extrémistes alors que les scandales politico-financiers se multiplient.
L’Action Française ( royaliste ), les Croix de Feu ou les Jeunesse patriotes (ligues => groupes d’extrême droite anti-parlementaristes ) connaissent un succès grandissant. Leur organisation rappelle celle des mouvements fascistes. En décembre 1933, la révélation de l’affaire Stavisky mouillant un grand nombre d’hommes politiques permet aux ligues de montrer leur force en organisant une manifestation devant la Chambre des Députés. Prévue le 6 Février 1934, elle tourne à l’émeute, une quinzaine de personnes sont tuées, mais les ligues n’ont pas réussies à renverser la République.
La Droite traditionnelle est incapable de réagir et la constitution d’un gouvernement d’Union national ne résout rien.
    C ) La gauche française se rassemble.
Pour la gauche l’échec des Ligues le 6 Février montre le danger fasciste en France. Le 12 février communistes et socialistes organisent une contre-manifestation. Les trois partis de gauches se rapprochent et le 14 Juillet 1935, socialistes, communistes et radicaux défilent unis place de la Bastille. Maurice Thorez ( coco ), Léon Blum ( soc ) et Édouard Daladier ( rad ) signent en Janvier 1936, l’acte de naissance du Front populaire. Ils se dotent d’un programme : « Le pain, la paix et la liberté » et d’une discipline électorale, le désistement systématique pour le candidat du Front le mieux placé au deuxième tour.
Au lendemain du second tour, le 3 mai 1936, les socialistes deviennent le premier parti politique français, le Front populaire remportant 389 des 612 sièges à la chambre ( 63% ).
III ) Le Front populaire.
L’arrivée de la gauche unie au pouvoir se traduit par un vaste mouvement de grève. Deux millions d’ouvriers occupent leurs usines. L’heure est à la négociation.
    A ) L’action du Front populaire.
Léon Blum est chargé de former un nouveau gouvernement, auquel les communistes ne participent pas pour ne pas effrayer et pour garder leur liberté de parole.
Face aux grèves, Blum organise d’importantes négociations entre son gouvernement, les patrons et les syndicats. Le 07 Juin 1936 sont signés les accords de Matignon qui apportent des modifications sociales et économiques.
- Augmentation immédiate des salaires.
- généralisation des conventions collectives ( négociation patron-syndicats ).
- 12 jours de congés payés par an.
- la semaine de 40 heures.
- création de l’Office du Blé pour aider les agriculteurs.
- nationalisation des industries d’armement et d’aviation.
A l’annonce de ces mesures, les ouvriers libèrent les usines, le travail reprend. Mais les difficultés s’accumulent. L’extrême droite multiplient les attaques contre différents ministres. Les patrons sont plus que réticent face aux nouvelles mesures du gouvernement. Mais surtout l’union qui a fait la force du Front populaire résiste mal au problème espagnol. Les communistes acceptent mal la passivité des socialistes et le refus catégorique des radicaux à intervenir pour apporter une aide active aux républicains espagnols.
L’économie française tourne au ralentie, Blum démissionne en Juin 1937. Le radical Chautemps lui succède mais doit s’effacer en Mars 1938. Blum revient aux affaires Jusqu’en Avril 1938, c’est un nouvel échec qui marque la fin du Front populaire.
    B ) L’après Front Populaire.
Une nouvelle majorité se constitue, composée par la droite et les radicaux, elle est dirigée par Édouard Daladier. Globalement les mesures du Front populaire ne sont pas remises en causes mais assouplies pour être accepter par le patronat ce qui permet à l’économie de redémarrer
IV ) Les Français et la France.
A ) La France est une vieille Dame.
Simplement parce que sa puissance n’est qu’apparent avec une empire coloniale important mais une situation démographique des plus préoccupante.
1913 : 41,5 millions d’habitants.
1939 : 41,9 millions
Mais surtout sa population vieillit et depuis 1935, « les cercueils l’emportent sur les berceaux », et cela malgré les mesures natalistes qui interdisent l’utilisation de tous les moyens de contraceptions ou d’avortement. Si entre 1935 et 1939, la population française augmente c’est uniquement grâce à l’immigration.
    B ) La culture française.
Elle est marquée par les colonies avec en 1931, l’exposition coloniale qui attire 34 millions de visiteurs qui montrent les bienfaits de la colonisation françaises.
Le sport est à l’honneur avec le tour de France ( 1934 ) et les Six jours de Bordeaux ou Paris Roubaix.
Les 5 millions de postes T.S.F., les 4000 salles de cinéma, les music-halls permettent aux français de goutter à de nouveaux types de loisirs.
En 1939, la France est un pays vieillie, tourmenté par son instabilité politique et la faiblesse de sa croissance économique. L’insécurité en Europe ne semble pas troubler l’apparente joie de vivre des Français alors que celle-ci semble se rapprocher à grands pas d’un nouveau drame.

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Les Etats Unis

État jeune qui prend son indépendance en 1776 et qui est secoué entre 1861 et 1865 par une crise qui a faillit le faire se diviser entre Nord et Sud sur un problème majeur, celui de l’esclavage. La première guerre mondiale va faire de se jeune pays en plein expansion, la première puissance économique mondial.
Un système politique original :
3 pouvoirs indépendants les uns des autres. le pouvoir judiciaire, avec un système de juges nommés à vie, empêche les nominations de complaisances et les remplacements arbitraires. Le pouvoir législatif divisé en deux chambres, le Sénat et la Chambre des représentants assurent l’essentiel des décisions même si le Président possède un droit de veto qu’il peut utiliser à tout moment.
Les États-Unis connaissent un système bipartite entre Républicains et Démocrates. Les situations de cohabitation sont assez fréquentes ( c’est le cas depuis 1994 entre Bill Clinton, démocrates, et la chambre des représentants et le Sénat, Républicains ).
1 ) Un élan économique sans précédent, 1920-1928.
- La Deuxième révolution industrielle : ce sont les États-Unis qui saisissent en premier l’opportunité offerte par les hydrocarbures et l’électricité. A ces nouvelles sources d’énergie correspondent de nouveaux produits, appareils ménagers, postes de radio, textiles synthétiques et surtout l’automobiles.
- Les méthodes de travail change, l’introduction de la machine dans le processus de fabrication transforme les habitudes de travail. Le machinisme que l’on appelle également TAYLORISME réduit considérablement le temps de fabrication et permet de ce fait d’accroître la production.
Frédéric Winslow Taylor : Ingénieur et économiste américain, 1856-1915, promoteur de l’organisation scientifique du travail, par l’élimination des temps morts et des gestes inutiles.
C’est surtout dans l’automobile que les progrès sont les plus nets. En 1909, une Ford T était assemblée en 14 heures pour un prix de vente de 900 dollars, en 1925, il ne faut plus que 1 heure 30 pour réaliser ce même modèle pour un prix de vente de 300 $. Si c’est gain de productivité sont importants ils se font au détriment de l’originalité, un seul type de voiture, une seule motorisation, une seule couleur, le Noir. Henry Ford :  » Les Américains peuvent choisir la couleur de leur voiture, pourvu qu’ils la choisissent noire ». La production est standardisée.
- le capitalisme Américain voit la création de grands groupes industriels qui regroupent des entreprises produisant les mêmes produits afin d’éliminer la concurrence, ce sont les trusts.
Cette période d’expansion se traduit par une forte augmentation des salaires, à l’image de se que l’on appelle le fordisme, il faut donner aux ouvriers les moyens de consommer, d’acheter et trouvera davantage de motivations au travail.
- « America first ». Si cette période voit une expansion vertigineuse de l’économie, les gouvernements républicains qui se succèdent à partir de 1920, sous les présidences Harding, Coolidge et Hoover, tout en coopérant avec les milieux d’affaires tentent de promouvoir les valeurs traditionnelles de l’Amérique.
- Dans le domaine social, des quotas sont imposés à l’immigration dans un climat d’intolérance et de racisme puisque la plupart de ces quotas sont fixés en fonction de l’origine géographique des migrants. Les étrangers sont mal aimés et rendus responsables de nombreux méfaits, deux italiens SACCO et VANZETTI, anarchistes et réfugiés aux États-Unis sont condamnés à mort en 1921 pour double assassinats qu’ils n’ont pas commis. Des sociétés jusqu’alors secrètes, comme le KU KLUX KLAN créée en 1865, affichent en public leurs théories racistes ou xénophobes, contre tous ceux qui ne sont pas W.A.S.P..
- Dans le domaine moral, le combat pour les valeurs traditionnelles entraînent une réaction puritaine pour combattre les influences de la société moderne, le jeu, l’alcool sont interdits, c’est la prohibition ( 1919 ).
- Sur le plan international, cette prospérité doit rester américaine, et les États-Unis refusent tout engagement extérieur et n’intègre pas la S.D.N. et décide de s’isoler.
De ces années de prospérité sont nées de nouveaux comportements, une nouvelle manière de consommer. Une société uniforme régit l’Amérique que l’on appelle l’American way of Life.
2 ) La crise de 1929.
Contrairement à ce que votre livre pourrait vous faire penser, la crise de 1929 certes est brutale dans l’enchaînement des événements, mais elle ne débute pas en 1929, mais les premiers signes de crises sont antérieurs. La prospérité des États-Unis ne va pas s’effondrer à la suite d’une simple baisse de la bourse.
- Les signes annonciateurs :
- L’agriculture, ce n’est donc pas dans l’industrie que les premiers signes apparaissent, mais dans l’agriculture. La reconstruction de l’agriculture européenne et l’apparition de nouveaux pays producteurs entraînent à partir de 1925 la réapparition d’une surproduction, renforcée par la mécanisation de plus en plus forte de cette agriculture. De petits paysans se trouvent pousser à la faillite et à partir de 1925 plus de 600000 paysans par an quittent leurs terres alors que le salaire des ouvriers agricoles sont à la baisse.
- Les banques connaissent également un phénomène de concentration, trois grandes banques dominent, Mellon, Morgan, Rockfeller. Cette concentration si elle montre le dynamisme de l’économie américaine, est également source de faiblesse, plus le nombre des banques est réduit plus les risques de problèmes financiers sont importants.
- La production industrielle à partir de 1925 a tendance à stagner, le marché intérieur semble presque saturé, mais l’accroissement des ventes à l’extérieur permet aux États-Unis de conserver à son économie un dynamisme certains. A partir de 1928, l’automobile connaît également des problèmes de surproduction.
- La bourse, à partir de 1927 le cours des actions s’envolent, la spéculation se développe, mais pas au profit des entreprises.
- Le 24 Octobre 1929 :
Tout les secteurs de l’économie sont touchés par la surproduction, les stocks constitués effraient certains spéculateurs qui vont essayer de prendre leurs bénéfices avant qu’une tendance à la baisse s’empare de la bourse. Cependant c’est en masse que les actions vont être vendues, 13 millions pour la seule journée du 24 Oct. 1929, sans trouver d’acquéreurs.
Pour essayer de freiner la dégringolade de la bourse de Wall Street, les grandes banques dirigées par Morgan rachètent toutes les actions en circulation. La bourse se redresse mais s’effondre de nouveau quand les banques essaient à leur tour de revendre ces actions. Leur situation financière devient très difficile surtout lorsque les particuliers décident de retirer leurs dépôts en banques. Certaines incapable de restituer l’ensemble des fonds qui leur avait été confiés font faillites.
« La crise nourrit la crise ». Pour écouler leurs stocks, de nombreuses entreprises baissent leurs prix, ce qui entraîne une baisse des salaires et une réduction du pouvoir d’achat. La plupart des entreprises qui vivaient à crédit se retrouvent dans l’incapacité de rembourser leurs emprunts, et sont obligées de fermer, provoquant une croissance rapide du chômage. Malgré la destruction de stock, en 1933, 13 millions de personnes ( 25% de la population active ) se retrouvent au chômage dans une situation dès plus misérable, s’entassant dans des bidonvilles qui par dérision ont été surnommés « Hoovervilles ».
Les Républicains au pouvoir entre 1920 et 1932 vont être rendus responsable de la crise, et lors des élections présidentielles de 1932 ils sont balayés par le candidat démocrate, Franklin Delano Roosevelt.
3 ) Roosevelt et le New-Deal.
Le personnage de Roosevelt est à l’image de la crise qui frappe les États-Unis Démocrate qui a fait ses armes en politique à coté de Wilson, il est frappé en 1921 par une attaque de poliomyélite qui le laisse en partie paralysé. Mais il réussit à s’affranchir de son handicap pour continuer à défendre ses idées. Ce qui lui permet, en 1928, de devenir gouverneur de l’État de New-York.
Il s’entoure d’hommes nouveaux, de jeunes intellectuels, banquiers, journalistes ou professeurs d’université, aux idées parfois opposées, mais qui forment un groupe de réflexions dynamiques : Brain Trust.
L’objectif de Roosevelt est clair, redonné confiance à l’Amérique. Doc. 1 page 60, un plan est conçu, le « New Deal » : la nouvelle donne.
- Le premier New Deal
Le New Deal introduit une grande nouveauté dans le système économique américain par le fait que État intervient directement dans l’économie pour réamorcer le système et assurer une certaine sécurité, Roosevelt ouvre l’ère de État Providence. Roosevelt se fait l’écho des idées d’un économiste américain John Maynard Keynes : le chômage résulte d’une insuffisance de la demande. Le plein-emploi doit donc être rétabli grâce à l’intervention de État, qui mène une politique de réformes.
Mars 1933 : Les clients des banques largement débiteurs ou ayant empruntés obtiennent des délais garantie par État
Mai 1933 : Agricultural Adjustment Act : Les agriculteurs, les « farmers » acceptant de réduire leur production recevront de État des subventions en compensation.
: Tennessee Valley Authority : mise en place de grands travaux pour soutenir l’économie, ponts, routes, barrages hydrauliques, permettant de créer des milliers d’emplois.
Juin 1933 : National Industry Recovery Act : la constitution des trusts est interdite, la durée du travail est réduite, salariés et patrons doivent se concerter pour fixer les salaires et leurs augmentation.
Janvier 1934 : pour soutenir l’industrie et permettre le redémarrage des exportations le dollar est dévalué de 41%.
Mai 1935 : la Cour Suprême déclare le N.I.R.A. inconstitutionnel
Ces premières mesures ne sont pas d’une grande efficacité même si elles ne sont pas sans résultats, la misère continue à progresser au même rythme que le chômage, de nouvelles mesures sont prises, cette fois à caractère sociale.
- Le « second New Deal » :
Juillet 1935 : Loi Wagner accorde la liberté syndicale, les syndicats deviennent les nouveaux interlocuteurs des patrons pour la signatures de conventions collectives.
Août 1935 : création d’une assurance chômage, invalidité et vieillesse, ces mesures sont financés directement par État grâce à l’augmentation du déficit de son budget compenser par la planche à billet.
Janvier 1936 : comme en Mai 1935 la Cour Suprême essaie de bloquer les réformes du New Deal en déclarant l’A.A.A. inconstitutionnel.
Malgré l’opposition de la Cour Suprême à majorité républicaine, les mesures prises par Roosevelt seront appliquer, notamment grâce à sa réélection triomphale de Novembre 1936.
- Le bilan du New Deal.
Dans le domaine économique, les résultats du New Deal reste un semi-échec, car il n’y a pas de retour à la prospérité et de ce fait le nombre des chômeurs reste élevé. Logiquement la misère, sans retour d’une croissance nette continue à progresser.
Sur le plan politique, à l’opposé de certains pays européens, les États-Unis n’ont pas basculé dans les solutions extrémistes.

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l’U.R.S.S.

I ) Naissance et difficultés d’un nouveau Grand : l’U.R.S.S.
1 ) La Révolution russe. ( hors programme )
- Les origines.
Au début du 20è siècle, la Russie est entrée dans la phase du décollage industriel. Les capitaux étrangers y trouvent un terrain favorable et les perspectives de profits semblent illimitées.
Le régime politique est autocratique ( le tsar ne détient son pouvoir que de lui même et n’a de compte à rendre à personne ), même si en 1905 le tsar a du accepter la création d’une assemblée élue ( DOUMA ). Le tsar doit faire face à une double opposition : de la part de la bourgeoisie qui réclame une régime parlementaire et de la part des Socialiste Révolutionnaire, lui même divisé en deux tendances, les bolcheviks ( majoritaire en russe ) dirigés par Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine , et les mencheviks ( minoritaires en russe ), les S.R. étant pourchassés par la police du Tsar.
- La révolution russe – Février 1917.
La situation de la Russie se dégrade avec la guerre, montrant les faiblesses d’un pays dont l’avenir promettait. La nourriture manque et les prix flambent. Pour faire face à cette situation le gouvernement dirigé par KERENSKI met en place des cartes de rationnement. Cette annonce provoque à Petrograd ( St Petersbourg – Leningrad ) des émeutes. Débutant le 23 février, elles prennent un tour inattendues quand le 27, l’armée rejoint les manifestants. Des comités de soldats et d’ouvriers se créent : les SOVIETS.
Le 02 Mars 1917, le tsar n’a d’autre solution que celle d’abdiquer. Un gouvernement provisoire se met en place, composé de libéraux et de socialistes modérés avec comme priorité la continuation de la guerre. Les réformes sociales sont repoussées. Loin d’apaiser les choses, la situation de la Russie ne cesse de se détériorer.
- La révolution bolcheviks – Octobre 1917.
Lénine rentre d’exil en Avril 1917, et il est clair que les bolcheviks doivent prendre le pouvoir pour assurer au peuple la réalisation des revendications des soviets : la paix, le pain, la terre. Au cours de l’été les bolcheviks infiltrent le soviet de Petrograd et en prennent la direction.
Le 23 Octobre, Lénine obtient le vote d’une motion visant le renversement du gouvernement provisoire. La milice armée des bolcheviks, les gardes rouges déclenche l’insurrection armée le 25, jour du congrès des soviets de toute la Russie. La capitale passe sous le contrôle des bolcheviks, Lénine fait voter deux décrets, le premier pour une « paix juste et démocratique », le second abolit la propriété foncière. Les soviets élisent un nouveau gouvernement entièrement bolcheviks, qui prend le nom de Conseil des Commissaires du peuple.
2 ) La défense de la révolution : 1918 – 1924. ( hors programme ).
- Une Russie qui se déchire.
Le premier décret du nouveau gouvernement est réalisée, avec la conclusion de la paix en mars 1918 de Brest-Litovsk. Mais la situation du soviet de Petrograd est loin d’être stable. Le gouvernement révolutionnaire met en place une police politique : la TCHEKA, chargée de traquer les opposants, tsaristes, libéraux et même socialistes. En Juillet 1918, Moscou devient la nouvelle capitale, une nouvelle constitution reconnaît le suffrage universel, mais les exploiteurs du peuple en sont exclus.
L’opposition est de plus en plus forte et violente, des régions entières se révoltent ( Ukraine, Caucase, Sibérie ). Officiers du tsar, propriétaires, bourgeois, troupes étrangères s’allient pour renverser le nouveau pouvoir. Une guerre civile éclate, les bolcheviks qui ne contrôle qu’une petite partie du territoire russe sont dans une situation difficile.
- Le communisme de guerre.
Pour faire face à la situation, le Conseil des Commissaires du peuple, instaure une véritable dictature, qui sera appelé communisme de guerre, dirigé par Lénine. Le Parti communiste, seul parti politique autorisé, est chargé de sauvegarder la révolution par tout les moyens.
Une armée est créée à l’initiative de Trotski ( fondateur de la Pravda ) et placée sous le contrôle de commissaires politiques.
Toute l’économie du pays est placé sous le contrôle de l’État, les industries sont nationalisées, les récoltes réquisitionnées et redistribuées en fonction du mérite ( soldat – ouvrier – paysan – bourgeois )
Si la Russie victime de la guerre civile, n’en est pas moins active à l’extérieur. Pour Lénine la Révolution doit être mondial, et pour se faire il fonde l’International communiste ( KOMINTERN ) afin d’inciter les travailleurs à rejoindre le camp de la Révolution, effrayés par le développement des grèves et des mutineries, les pays ayant envoyés des hommes en Russie les rappellent.
La guerre civile dure jusqu’en 1920, les opposants aux bolcheviks, que l’on appelle les « Blancs » se divisent, et les violences dont ils font preuve les rendent impopulaires. Mieux organisée, l’Armée rouge prend progressivement l’avantage et finit par l’emporter à la fin de l’année 1920.
- La N.E.P. ( la Nouvelle Politique Économique ).
La situation économique de la Russie est désastreuse après trois ans de guerre civile. La famine et les maladies se propagent, tuant plus de 10 millions de personnes. En Février 1921, les marins de Kronstadt ( îlots à l’entrée de Petrograd ) se révoltent en scandant « Vive les soviets sans les bolcheviks ». L’Armée rouge intervient et massacre les révoltés.
Lénine doit mettre fin au communisme de guerre et assouplir la politique économique. La N.E.P. doit répondre à cet objectif.
- État conserve la propriété des terres, mais renonce aux réquisitions forcées. Rétablissement d’un marché libre, possibilité pour un paysan de louer sa terre et de payer des salariés.
- Les petites usines sont rendues à leurs propriétaires, le travail obligatoire est aboli, les capitaux étrangers peuvent être à nouveau utilisés.
=> Ces mesures contribuent à redynamiser l’économie et l’on voit apparaître de nouveaux riches parmi les paysans ( koulaks ) et dans l’industrie ( Nepmem ).
Parallèlement, État est réorganisé et le 30 Décembre 1922, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques est créée, regroupant, la Russie, l’Ukraine, LA Biélorussie et la Transcaucasie.
Le 21 Janvier 1924, à la mort de Lénine, l’U.R.S.S. même si la situation économique est en voie d’amélioration, se pose un vaste problème, qui pour lui succéder ?.
3 ) L’U.R.S.S. de Staline. 1924 – 1941.
- La lutte pour la succession 1924 – 1928.
A la mort de Lénine deux théorie s’oppose, l’une maximaliste avec Trotski pour poursuivre une Révolution mondiale, l’autre minimaliste avec Staline ( secrétaire général du Comité central ) pour « édifier le socialisme dans un seul pays ». Autre question quel sort réservé à la N.E.P., faut-il la poursuivre ou non ?.
Par un jeu d’alliance et de trahison Staline réussit à éliminer son principal rival et obtient son exclusion du P.C. en 1927 et son départ en exil en 1929 au Mexique.
- La stalinisation du pouvoir.
Staline décide d’abandonner la N.E.P. et de placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle de État La planification devient le maître mot du nouveau pouvoir.
- la collectivisation des terres.
Pour Staline, les paysans doivent payer la politique industrielle du pays, les koulaks sont arrêtés, leurs biens confisqués, et déportés dans des camps de travail, les goulags. Les paysans deviennent des ouvriers agricoles regroupés de force dans des sovkhozes, alors que les autres paysans travaillent collectivement dans les kolkhozes. Cette politique va coûter la vie à 6 à 8 millions de personnes, et entraîne l’effondrement de la production. En 1935, Staline autorise les kolkhoziens à posséder un lopin de terre dont la production leur est entièrement laissée.
- Une industrialisation forcée.
La priorité est donnée à l’industrie lourde. De grands ensembles industriels surgissent en Oural et dans le Kouzbass. L’U.R.S.S. possèdent à la veille de la 2ème guerre mondiale, la première industrie lourde du monde. Pour la réalisation des objectifs, il est mis en place un commissariat au plan, le GOSPLAN, qui met en place les plans quinquennaux. La propagande invite les ouvriers à rivaliser d’adresse et de rendement pour permettre au pays de se hisser toujours plus haut. L’image des ouvriers les plus méritant est utilisé à des fins de propagande : STAKHANOV ( pour ses records de quantité de charbon extrait en une journée ).
Mais si les progrès de la production industrielle sont incontestés, le niveau de vie de la population reste très faible.
- Un régime totalitaire.
Staline s’entoure de personnes qui lui sont fidèles et à partir de 1935, la N.V.K.D., la nouvelle police politique, est chargée de purger le parti des éléments contre-révolutionnaire. Des fidèles de Lénine, des membres du parti, des chefs de l’armée s’accusent de crimes imaginaires et sont traduits en justice lors de procès retentissant. Malgré cette politique, Staline reste aux yeux de la population comme le fidèle héritier de Lénine et le vrai défenseur de la patrie socialiste. Un véritable culte du chef se développe dans des domaines aussi variés que l’art, les sciences et la littérature et que l’histoire et des documents d’époque sont falsifiés à l’avantage de Staline.

 

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L’Allemagne nazie

A l’Empire disparu a succédé une République dont la capitale est Weimar. Dirigée par des socialistes modérés, le nouveau régime arrive à se sortir des crises qui secouent le pays, mais la crise des années 1930 va lui être fatale.
- Les crises de la République.
+ Une naissance difficile.
A droite, les partisans de l’empire ne veulent pas reconnaître cette République née de la défaite; à gauche les communistes appelés les Spartakistes déclenchent des insurrections armées afin de prendre le pouvoir. Ils sont écrasés à Berlin et Munich.
Cependant, la nouvelle constitution est adoptée et l’Allemagne devient une République parlementaire. Le climat politique est sanglant les attentats se succèdent, cette même année un certain Adolf Hitler, ancien sous-officier de l’armée connue pour ses positions extrémistes et antisémites, est jeté en prison après un putsch manqué. La situation économique est catastrophique. En 1923, il faut 4 milliards de marks pour acheter un dollar. Cependant à partir de 1924, la très nette amélioration de l’économie allemande et surtout la stabilisation du mark dont la valeur est défini par rapport à l’or permet à l’Allemagne de connaître un retour à la prospérité.
Toutefois, des signes inquiétants persistent : la force des formations paramilitaires et la dépendance de l’économie à l’égard des capitaux étrangers et surtout américains.
+ La crise économique.
L’Allemagne est le premier pays européen frappé par la crise. Dès 1930, la production s’effondre. Le retrait massif des capitaux européens entraîne de multiples faillites et la disparition d’entreprises. L’agriculture perd ses débouchés. En 1932, le pays compte 6 millions de chômeurs; les ouvriers et les classes moyennes étant les plus touchés.
+ La montée des extrémismes.
Lors des différentes élections, le score du parti communiste et du parti national socialiste ne font que confirmé le malaise qui est celui de la société allemande. Face à la progression du P.C. allemand des industriels et des financiers vont accordés leur soutien à Hitler qui semble plus rassurant. En 1932, lors des élections présidentielles, Hitler est battu par le président sortant, HINDENBURG, mais recueille 13 millions de voies. Mais il obtient une revanche quand Hindenburg subissant la pression des évènements et des milieux d’affaires le nomme Chancelier, le 30 Janvier 1933.
- Le Troisième Reich.
+ L’Allemagne nazie
L’arrivée d’Hitler au pouvoir marque le début de la nazification du pays. Le 27 Février 1933, le parlement allemand, le Reichstag est détruit par un incendie, commandité par Hitler. Les communistes sont pourchassés. Les partis politiques sont interdits. Le parti nazi est épuré, la vieille garde des S.A., service d’ordre du parti nazi, et anti-capitalistes voient leurs chefs assassinés lors de la nuit des « longs couteaux ».
S.A. : STURM ABTEILUNG : section d’assaut créée en 192, appelée également les chemises brunes, et qui ont permis à Hitler d’accéder au pouvoir.
A la mort du président Hindenburg, le 02 Août 1934, Hitler cumule les titres de chancelier et de président, il devient « Reichsführer ».
A la fin de 1934, le P.N.S. compte 5 millions d’adhérents et contrôle l’intégralité du territoire allemand, tous les Länder étant sous administration nazie.
+ Un système totalitaire.
La population est encadrée pour être mieux contrôlée. Les libertés fondamentales sont abolies. Chaque profession, la jeunesse sont embrigadées dans des associations de propagande qui ont pour objectifs le développement idéologique, physique et militaire de leurs membres.
La police nazie est dirigé par Heinrich Himmler, et comprend les S.S. et la Gestapo.
S.S. : section de protection : créée en 1925 et dirigée par Himmler.
Gestapo : Geheime STAatsPOlizei : police secrète d’État, créée par Hermann Göring
Leurs méthodes sont brutales et dès 1933, des camps de concentration et de travail sont créés, recevant plus d’un million d’allemands jusqu’en 1939.
La propagande nazie emploie les mêmes méthodes employées par Mussolini en Italie et est dirigée par Joseph Goebbels.
Totalitarisme politique, le nazisme se base également sur des théories racistes qui reposent sur l’inégalité des races et la soi-disant supériorité de la race aryenne dont les allemands seraient les meilleurs représentants. ( aryen en sanskrit : les nobles ). Il convient donc de protéger cette race de tout éléments corrupteurs, juifs, communistes, chrétiens, …., y compris par la stérilisation des éléments aryens dégénérés. Les juifs sont les premières victimes et sont exclus de la société par les lois de Nuremberg de 1935 et persécutés à partir de 1938, avec l’organisation de la Nuit de cristal 8-9 Novembre 1938, et éliminés physiquement à partir de 1941, la solution finale.
+ Économie et autarcie.
Pays européen le plus touché par la crise, Hitler à en 1933 près de 9 millions de chômeurs en charge. Le gouvernement lance une politique de grands travaux routiers et urbains et favorise le développement de la construction de l’automobile avec la création de Volkswagen, chaque allemand devant pouvoir avoir sa propre automobile.
A la fin de l’année 1935, l’autarcie est déclarée et l’économie se redresse grâce au lancement d’un vaste programme de réarmement, présenté comme un programme de défense et non comme un programme offensif.
- La paix en otage.
+ Des actes politiques.
Hitler, arrivé au pouvoir ne va pas ou peu rencontrer de résistance en Europe. Sa politique de réarmement ne soulève guère de protestation, ni même quand le service militaire est rétablit en 1935 ou que les troupes allemandes pénètrent en Rhénanie en 1936.
Les allemands interviennent militairement en Espagne dans la guerre civile lui permettant d’essayer en grandeur nature ses nouvelles armes. La ville de Guernica est totalement détruite, 1500 personnes périssant dans les bombardements.
En Novembre 1936, Hitler et Mussolini forme un axe Rome Berlin. L’Allemagne est libre d’agir en Europe de l’Est alors que Mussolini concentre ses efforts dur l’Afrique et l’Éthiopie.
Le 25 Novembre 1936, Allemands et Japonais signent le pacte anti-Komintern, dirigé contre l’U.R.S.S., l’Italie les rejoint en 1937.
+ La conquête d’un espace vital : le Lebensraum.
- Les pressions politiques et économiques sont multiples contre l’Autriche et son président. Après un référendum téléguidé par Hitler, les troupes allemandes pénètrent en Autriche et annexent le pays, c’est l’Anschluss.
- C’est ensuite la jeune République de Tchécoslovaquie qui subit les assauts diplomatiques d’Hitler. Il réclame le rattachement à l’Allemagne de la régions des Sudètes qui compte 3 millions d’allemands. L’Europe semble au bord d’un nouveaux conflits quand les Tchèques mobilisent et appellent leurs alliés Français à l’aide. En Septembre 1938, une conférence se tient à Munich. La Tchécoslovaquie est sacrifiée pour sauver la paix, les Sudètes sont données à l’Allemagne et en Mars 1939, c’est tout le pays qui est sous contrôle allemand.
- L’Allemagne renforce ses alliances avec l’Italie en signant le « Pacte d’Acier ». Mais le coup de tonnerre intervient en Mars 1939, allemands et soviétiques signent un pacte de non-agression qui comprend également une close sur le partage de la Pologne.
- Au mois d’Août 1939, Hitler lance un ultimatum à la Pologne réclamant le rattachement de la ville de Dantzig au Reich. Le 01er Septembre les troupes allemandes envahissent la Pologne, provoquant une déclaration de guerre des Français et des Anglais à l’encontre des Allemands, cependant il faudra attendre Juin 1940 avant que les opérations militaires ne commencent.

 

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L’Italie fasciste

A ) L’Italie passe au fascisme.
- La situation après la première guerre mondiale :
L’Italie bien que victorieuse ne sort pas de la première guerre mondiale intacte, elle doit faire face à trois problèmes importants :
+ Le Nord-est industriel a souffert de la guerre, les destructions sont nombreuses et l’endettement et l’inflation sont particulièrement élevés.
+ La population voit son pouvoir d’achat s’effondrer et le chômage progresser. Les paysans attendent la réforme agraire. Le gouvernement est incapable de prendre la moindre réformes et en 1919, les usines sont occupées et les paysans se partagent les terres des grands propriétaires.
+ Les italiens sont déçus par les conclusions de la guerre, car ils ne reçoivent pas les territoires promis par les alliés. Les mouvements nationalistes et extrémistes prennent de l’ampleur tandis que les partis traditionnels ne peuvent s’entendre.
- L’émergence de Mussolini.
En Mars 1919, Benito Mussolini, ancien socialiste, crée un mouvement extrémiste les « Faisceaux italiens de combat ». Le mouvement recrute les « déçus » dans leur ensemble sans posséder de réel programme politique ou de gouvernement. Malgré un échec aux élections de 1919, Mussolini poursuit dans cette voie et choisit de réaliser des opérations spectaculaires.
Des commandos sont formés et ont pour objectifs de punir dans les villes ou les campagnes, les « rouges », c’est-à-dire les socialistes et les communistes. Dans le climat anarchique et révolutionnaire de l’année 1921, son mouvement connaît une progression foudroyante. En Novembre 1921, Mussolini fonde le parti national fasciste et dote enfin son mouvement d’un programme.
- La prise du pouvoir.
A la fin de l’année 1921, Mussolini est à la tête d’une force politique qui regroupe 700000 adhérents. Cependant les résultats aux élections restent médiocre. C’est donc par la force que Mussolini devra prendre le pouvoir. Les actes terroristes se multiplient sans que l’armée ou la police n’essaient d’intervenir. L’État italien ne cesse de vaciller. En Octobre 1922, Mussolini lance un ultimatum au roi en lui ordonnant de lui donner le pouvoir ou celui-ci ordonnera à ses hommes de s’emparer par la force de Rome. Le 29 Octobre 1922, Victor Emmanuel III cède et fait de Mussolini le chef du gouvernement.
Mussolini se veut rassurant et coopère de bonne grâce avec les parlementaires, mais en 1924, il modifie la loi électorale permettant aux parti fasciste d’emporter la victoire, l’opposition qui dénonce ces pratiques est interdite et l’un de ces représentants, le député socialiste MATTEOTTI est assassiné. Mussolini abandonné par ses alliés mais gardant la confiance du roi, peut désormais agir en toute liberté. Les lois de 1925-26 transforment l’Italie en dictature par les « lois fascistissimes »
B ) La dictature mussolinienne.
- Un État autoritaire.
Le parti national fasciste est le seul parti autorisé, alors que les opposants sont pourchassés, emprisonnés, déportés ou exécutés dans des villes du Sud du pays ou sur des îles de méditerranée.
Mussolini utilise tous les moyens qui sont mis à sa disposition, radio, presse ou cinéma pour sa propagande, de grands rassemblements sont organisés pour maintenir intacte la ferveur populaire.
Les jeunes italiens reçoivent le message de Mussolini dès l’école maternelle où l’éducation doit contribuer à développer la force physique et le civisme dans des organisations para-militaires.
De 4 à 8 ans les garçons forment les « Fils de la louve »
De 8 à 14 ans les « Balillas »
A Partir de 15 ans ils rejoignent les jeunesse fascistes.
La vie des italiens est encadrée par les syndicats fascistes. Tous les métiers sont organisés en corporation. Ne pas avoir sa carte du parti ou du syndicat c’est se voir refuser certains emplois, l’accès à certains loisirs ou tout simplement l’impossibilité d’acheter du pain.
Toute les décisions ne sont plus prises par le gouvernement mais par le Grand conseil fasciste, la milice des chemises noires étant la police politique du parti de Mussolini.
- Les réalisations du fascisme.
Les réalisations du fascisme sont importantes mais ne doivent pas faire oublier les conditions dans lesquelles elles ont été réalisées et surtout le prix payé par les italiens eux-mêmes.
+ A partir de 1927, Mussolini entreprend la bataille du blé, avec la mise en valeur de la plaine du Pô et des zones marécageuses du Nord-Est. La hausse de la production est importante et permet à l’Italie de s’auto alimenter.
+ L’économie est soutenue par une politique de grands travaux, avec la réalisations d’infrastructures de communications et d’urbanisation dans les grandes villes et principalement Rome. Mais le but est double, certes ses constructions ont un objectif pratique mais également sont un moyen de propagande pour Mussolini.
+ Les effets de la crise de 1929 sont limités avec la création de l’Institut pour la Reconstruction Industriel. Mais surtout à partir de 1933, Mussolini décrète que l’Italie doit vivre en autarcie, c’est à dire de sa propre production en limitant au maximum ces importations. Globalement la chute de la production est inférieure à 10 % et l’évolution du chômage très limité.
+ En 1929, les accords du Latran signé avec le pape lui reconnaît le droit de posséder un État le Vatican et à recevoir une indemnité pour les territoires perdus. La religion catholique devient le religion État en Italie.
+ Mussolini développe une politique nataliste, en offrant des primes aux naissances nombreuses, alors que les célibataires se voient contraints de payer de lourds impôts.
- L’Italie fasciste à la veille de la guerre.
Réconcilié avec l’Église romaine, Mussolini va s’opposer au pape au sujet de qui doit avoir la main mise sur la jeunesse, le pape Pie XI réclamant ce contrôle au nom de l’Église catholique. Les deux alliés tire en quelque sorte la couverture chacun de son côté.
Si Mussolini a réussi à faire taire l’opposition intérieure, à l’étranger celle-ci se développe et prend de l’ampleur. Les réfugiés politiques et principalement en France s’organise
A partir de 1935, Mussolini se lance dans une politique de revendications territoriales qui lui donne un regain de sympathie parmi les nationalistes italiens.
C’est donc confiant que Mussolini engage l’Italie dans la guerre en 1940, malgré l’opposition d’une grande partie de la population mais également d’un grand nombre de dirigeants fascistes.

 

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