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3 avril 2015

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Quelques livres choisis

1914 Broché – 8 novembre 2012

de Jean-Yves LE NAOUR

En 1914, l’obsession de la guerre hante l’Europe. Avant même que l’attentat de Sarajevo n’allume la mèche de la poudrière balkanique, elle occupe les esprits, s’affiche à la une des journaux, s’invite dans les conversations et les discours politiques. Sans que l’on n’y croie vraiment. Pourtant, en quelques jours à peine, le monde bascule dans un engrenage qui va le broyer. La guerre s’impose comme la plus rapide des solutions pour conduire à l’émancipation des nationalités et à l’avènement d’un nouveau monde. Mais la boîte de Pandore est ouverte et la machine infernale lancée : pendant quatre longues années, la guerre deviendra mondiale, totale et terroriste. A la lumière de la recherche la plus récente, conjuguant les approches diplomatiques, militaires, sociales et culturelles, Jean-Yves Le Naour nous fait revivre l’année 1914 au plus près de la façon dont les contemporains l’ont vécue. Ce premier volume d’une série ambitieuse renouvelle en profondeur l’histoire de la Grande Guerre. Historien du XXe siècle, professeur en classes préparatoires, Jean- Yves Le Naour est l’auteur de nombreux ouvrages, dont récemment chez PerrinLes Soldats de la honte qui a reçu le Grand Prix du livre d’histoire Ouest-France-Société Générale et le prix de l’Académie de médecine Jean-Charles Sournia.

 

1914, le destin du monde Poche – 6 mars 2014

de Max GALLO

À Paris, gare de l’Est, en ce diman­che 2 août 1914, c’est la mobi­li­sa­tion géné­rale. Il y a bien­tôt cent ans, le samedi 1er août, l’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie, l’alliée de la France. L’Empire austro-hon­grois est, dès le 28 juillet, entré en guerre contre la Serbie. L’engre­nage des allian­ces, des ulti­ma­tums, des mobi­li­sa­tions, entraîne les nations dans sa méca­ni­que san­glante. Berlin est soli­daire de Vienne. Paris, lié à Londres, sou­tient Saint-Pétersbourg. En quel­ques heures, toutes les gran­des gares euro­péen­nes res­sem­blent à la gare de l’Est. Tous ces hommes qui par­tent, inno­cents, incons­cients, n’ima­gi­nent pas que des cen­tai­nes de mil­liers d’entre eux vont mourir ou être bles­sés avant que l’année 1914 se ter­mine, et que cette guerre, qui devait être brève et locale, devien­dra la Première Guerre mon­diale.

 

Le Jour le plus meurtrier de l’histoire de France: 22 août 1914 (Anglais) Relié– 9 octobre 2013

de Jean-Michel Steg

27 000 Français sont tués le 22 août 1914, le jour le plus sanglant de l’histoire de France. C’est quatre fois plus qu’à Waterloo, autant que durant les huit années de la guerre d’Algérie. Avant même la bataille de la Marne, Verdun ou le Chemin des Dames. Où donc ces hommes ont-ils disparu ? Dans quelles circonstances ? Un nombre de tués en une seule journée, sans précédent dans l’histoire de France et sans exemple depuis, ne peut être une simple bizarrerie statistique. C’est l’ambition de ce travail d’apporter quelques explications. Ce cataclysme meurtrier au tout début du conflit traduit-il les conséquences de choix individuels et collectifs, tactiques, stratégiques ou organisationnels erronés, ou tout simplement malheureux ? Comment les militaires en viendront-ils à accepter que, face à la létalité du feu au XXe siècle, le soldat ne peut plus mener la guerre dressé sur le champ de bataille, comme il le faisait depuis l’Antiquité, mais doit désormais combattre enterré et dissimulé ? Pour le savoir, il faut suivre Jean-Michel Steg dans les Ardennes belges le matin 22 août 1914.

Étudiant à l’EHESS, Jean-Michel Steg travaille depuis trente-cinq ans dans le monde de la finance.

 

1914 Les atrocités allemandes : La vérité sur les crimes de guerre en France et en Belgique Poche – 6 octobre 2011

de John Horne  (Auteur), Alan Kramer  (Auteur), Hervé-Marie Benoît (Traduction)

D’août à octobre 1914, près de 6 500 civils belges et français ont été intentionnellement
assassinés, des centaines de villages ravagés par l’armée allemande. Comment la peur des francs-tireurs et de la résistance civile, mythe né pendant la guerre franco-prussienne de 1870, a-t-elle
conduit les soldats allemands à des crimes systématiques et de grande ampleur ? Quelle fut
l’influence des « atrocités » sur la propagande des deux camps, contribuant à donner au conflit le
sens d’une « croisade contre la barbarie » ? Comment ce thème, d’abord élément central du discours allié sur la « culpabilité allemande » et le jugement des criminels de guerre, a-t-il fini par rencontrer un scepticisme général, dès les années vingt ? Ce livre magistral sur un crime de guerre, son instrumentalisation et sa place dans la mémoire des belligérants trouve toute son actualité alors que le sort des civils en temps de guerre et la portée de la justice internationale demeurent des sujets brûlants.

Introduction à l’histoire de notre temps : Tome 3, le XXe siècle, de 1914 à nos jours Poche – 20 février 2014

de René Rémond  (Auteur)
Comprendre son temps est impossible à qui ignore tout du passé ; être un contemporain, c’est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou contestés. Etudier hier en fonction d’aujourd’hui – et même de demain -, tel est précisément le propos de ce livre, tiré d’un cours professé à l’Institut d’études politiques. Quelle est l’importance de la guerre de 1914 ? Qu’est-ce que le fascisme ? Quelles sont les origines de la guerre froide ? Qu’est devenu le monde au XXe siècle ? A ces questions et à cent autres, ce troisième volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et d’acquérir les bases historiques indispensables à l’intelligence de notre époque

Putain de guerre !, Intégrale : 1914-1918 Relié – 29 janvier 2014
de Jacques Tardi (Auteur)

Le temps de respirer et de raconter notre guerre aux petits-enfants n’était pas encore venu. D’ailleurs, aurions-nous envie d’en causer de cette immonde tuerie, de ce suicide collectif, totalement à vomir ?

Paroles de poilus : Lettres et carnets du front (1914-1918) Broché – 16 octobre 2013
de Jean-Pierre Guéno
Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans et étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers… Voyageurs sans bagages, ils durent quitter leur femme et leurs enfants, revêtir l’uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés… Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures. Huit mille personnes ont répondu à l’appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu’ici éparpillées, de ces poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n’ont pas vieilli d’un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d’humanité…

10 novembre 2013

Pour le dévoir de mémoire : Les Zouaves

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La Tunisie et la Grande Guerre

 

Pour le dévoir de mémoire
Les Zouaves

« Bien des personnes, quand passe sous leurs yeux le nom d’un héros glorieux ou obscure
ont un sentiment de respect et d’admiration
qui leur fait éprouver le désir de connaître quelle localité doit s’honorer de ce nom, et,
quelle a été la destinée de celui qui le portait… »

Texte tiré du dernier chapitre de
Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime / Paul Laurencin ; cent ill. par Beaucé, Eugène Bellangé, Hippolyte Bellangé… [et al.]
Auteur : Laurencin, Paul

voici ces noms publiés sous un petit livre qui sera plus facile à feuilleter !
bonne lecture !

http://fr.calameo.com/read/002152756b828896d627a

SOURCE
Titre : Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime / Paul Laurencin ; cent ill. par Beaucé, Eugène Bellangé, Hippolyte Bellangé… [et al.]
Auteur : Laurencin, Paul (1837-19..)
Éditeur : J. Rothschild (Paris)
Date d’édition : 1888
Contributeur : Beaucé, A. (18..-18.. ; illustrateur). Illustrateur
Sujet : France. Armée. Zouaves
Sujet : France (1789-….)
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Droits : domaine public
Source : Bibliothèque nationale de France
Provenance : bnf.fr

 

 disponible également sous document word à télécharger 

DEVOIR MEMOIRE ZOUAVES

 

 

 

 

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La Tunisie et la Grande Guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime (BNF)

Classé sous — milguerres @ 18 h 36 min

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits


Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime

Paul Laurencin ; cent ill. par Beaucé, Eugène Bellangé, Hippolyte Bellangé… [et al.]

Auteur : Laurencin, Paul (1837-19..)

Éditeur : J. Rothschild (Paris)

Nos zouaves : historique, organisations, faits d'armes, les régiments, vie intime (BNF) f111

Les ZOUAVES depuis la guerre…. publication tirée du Chapitre XI de


« Nos zouaves : historique, organisations, faits d’armes, les régiments, vie intime « 

Il est précisé dans ce chapitre que le 4ème Régiment de Zouaves s’est définitivement


installé à Tunis, en 1881…

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

A lire intégralement sur :
http://fr.calameo.com/read/0021527568cd2585ad1d2

source documents : Bibliothèque Nationale de France

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

9e Régiment de Dragons

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HISTORIQUE SUCCINCT
du 9e Régiment de Dragons
(par le Lieutenant colonel (H) Henri Azema)

http://cavaliers.blindes.free.fr/rgtdissous/9dragonsh.html

Levé le 14 septembre 1673 à partir des dragons de gentilshommes (Danjeau) par le Marquis Charles Paul de Beauffremont il prend le nom de régiment de Beauffremont-Dragons qu’il conservera jusqu’en 1685. Racheté en 1696 il devient Payrac-Dragons, du nom de son nouveau propriétaire. En 1699, repris par une branche des Beauffremont il prend le nom de Listenois-Dragons avant de devenir en 1773 Lorraine-Dragons.
Sous l’Ancien régime:
Sous les anciennes dénominations de la royauté, le régiment participe aux guerres de Hollande (1673-1678), contre la ligue d’Augsbourg (1688-1697), de la succession d’Espagne (1701-1713), de la guerre de succession de Pologne (1733-1735), d’Autriche (1740-1748), à la guerre de Sept Ans (1756-1763).
Après la révolution, en 1791, le régiment prend le nom de « 9e régiment de dragons ».

Les guerres de la révolution et de l’Empire:

   1791: Le régiment, après les massacre de la « Glacière », est envoyé à Avignon le 16 octobre pour rétablir l’ordre.
   1793: En compte à l’armée des Alpes, le 9e dragons positionné à Vienne est dirigé Lyon le 9 août où il participe au siège de la ville tenue par des dissidents fédéralistes. Après la chute de la ville, le régiment quitte le quartier Varin et réintègre l’armée de Kellermann mi-octobre 1793.
   1794-96: Il est à l’armée d’Italie de Buonaparte. Il combat à Mondovi le 21 avril 1796, ce sera ensuite Calderio, le Passage du Mincio puis, Arcole le 16 novembre 1796 où il favorise la prise du pont sur l’Alpone en prenant à revers les troupes autrichiennes.
   1797: Il participe, le 14 mars, à la bataille du Tagliamento puis au siège de Mantoue qui capitule le 31 juillet.
   1799: Le 26 mars, le 9e dragons combat à Véderio au sein de l’armée Suchet, subit un échec et est fait prisonnier. Partiellement libéré 4 mois après, les restes du 9e dragons avec son colonel rentrent en France et se reconstitue à Paris.
   Le 10 novembre 1799, le régiment sous les ordres du colonel Sebastiani est une des 3 unités qui participe au coup d’état du 18 brumaire.
   1800: Le 9e dragons fait partie de l’Armée de réserve de Dijon créée par décret en date du 8 mars pour renforcer l’armée de Masséna en difficulté en Italie. Il est à Seurre le 5 avril avant de s’installer fin avril à Saint-Jean-de-Losne. Il est avec le 8e dragons à la brigade Rivaud.
   Le 5 mai, la division de cavalerie qui comprend le 11e hussards, le 15e chasseurs, le 3 e de cavalerie et le 9e dragons fait mouvement sur Genève par Bourg, Nantua Carouge; le régiment se positionne le 14 mai à Nyons. Après la passage du col du Gand-Saint-Bernard, mené par le 1er consul Buonaparte il combat contre les autrichiens à Montebello le 9 juin . A l’armée Kellermann, 2e brigade Champeaux, il est engagé à Marengo le 14 juin où il repousse de nombreuses attaques et où ses charges forcent la victoire un moment indécise.
   1801: Le 12 juin, il combat en Toscane et se fait remarquer à Castel-Franco.
   1803: En prévision d’une action sur l’Angleterre les forces françaises se rassemblent. Les 1er, 3e, 8e et 9e dragons sont stationnés dès le 14 juin au camp de Compiègne.
   1804: Le régiment aux ordres du colonel Maupetit stationne, pour les 1er et 2e escadrons à Pont-Sainte-Maxence, l’escadron de dépôt, les 3e et 4e escadrons à Versailles.
   1805: Le 9e dragons est à la Grande Armée, à la 3e division de cavalerie il fait partie de la 1e brigade de dragons avec les 5e, 8e dragons du général Boyer. Le 27 août, il reçoit ordre de marcher sur l’Allemagne. Après avoir franchi le Rhin, il combat victorieusement le 8 octobre contre les autrichiens à Wertingen puis s’illustre à Austerlitz le 2 décembre.
   1806: Durant la campagne de Prusse, il combat à Iéna le 14 octobre puis participe le 26 octobre à la prise du village de Zehdenick, après une charge de cavalerie menée par Murat.
   1807: En campagne en Pologne, le 9e dragons, aux ordres du colonel Girardin, est engagé le 3 février à Jonkowo, le 6 à Hoff puis à Eylau le 8 février où le 9e dragons et les escadrons de Murat chargent à plusieurs reprises pour dégager l’infanterie et forcer les russes à une nouvelle retraite. Ce sera ensuite Friedland le 14 juin et Koenigsberg où il entre le 16 juin 1807.
   Les nombreux combats des guerres de la révolution et de l’Empire valent au régiment d’inscrire sur son étendard les noms de
    »Arcole 1796″ – « Marengo 1800″ – « Austerlitz 1805″- « Eylau 1807″.
   1808: Dirigé sur l’Espagne le régiment combat à Burgos le 7 novembre 1809.
   1809: Le 9e dragons est engagé à Talavera-de-la-Reina les 27 et 28 juillet et le 19 novembre à Occana.
   1810: Il participe au siège de Cadix en avril puis à la bataille de Busaco le 28 novembre.
   1811: En prévision de la campagne de Russie, l’Empereur réorganise l’Armée; le 9e régiment de dragons change d’appellation et devient le 4e régiment de lanciers.
   1812: Sous cette nouvelle dénomination le régiment se distinguera en 1812 lors de la campagne de Russie à la Moskova, Mojaisk et Winkowo.
   1813: Durant la campagne d’Allemagne il est à Leipzig et Hanau.
   1814: Il participe aux combats Champaubert et Vauchamps lors de la campagne de France.
   Après l’abdication de l’Empereur le régiment prend l’appellation de régiment de Lanciers de Monsieur titre qu’il ne conservera que dix mois.
   1815: Les cent jours:
   Le 1er mars 1815 Napoléon quitte l’île d’Elbe. Le 20 mars il entre dans la capitale. Mais les alliés reprennent les hostilités et très vite il faut réorganiser l’armée. Le 9e régiment de dragons retrouve son nom mais une ambigüité subsiste car c’est sous le nom de 4e lanciers qu’il combattra à Waterloo.
   En 1815 à bataille de Waterloo, sous le commandement du Colonel Brio, le régiment (4e lanciers) anéanti les dragons anglais du général Ponsonby, tué par le Maréchal-des-logis Orban, qui sauve également le drapeau du 45e de ligne.

Restauration:
Fin Juin 1815, peu après la seconde abdication de l’Empereur, le régiment est dissous. Les hommes sont transférés au régiment de chasseurs de Vendée qui deviendra 10e dragons en 1825.

   1816-24: Sous la IIe restauration, recréé sous le nom des dragons de la Saône, il participe en 1823 à l’expédition d’Espagne. Sous les ordres du colonel Vilatte et combat avec succès à San-Juan-Del-Puerto.
   1825: Après la dissolution des « Dragons de la Saône » le régiment retrouve son appellation de 9e régiment de dragons. Il ne gardera cette dénomination que trois mois et deviendra le 1er janvier 1826 « 9e régiment de cuirassiers ». A la même date, le 21e régiment de chasseurs à cheval dissous, prend le nom de « 9e régiment de dragon » et reste en garnison à Epernay.
   1826: Le 1er janvier il devient le 9e régiment de cuirassiers, le 21e régiment de chasseurs perdant son nom, constitue le 9e régiment de dragons actuel. Il est à cette date en garnison à Epernay.

La guerre de 1870:

   Le 1er août, le 9e dragons est en compte à l’armée du Rhin du général Barrail. Il est commandé par le colonel Reboul, et fait partie, avec le 1er dragons, de la 1èrebrigade.
   Le 16 août, il se distingue à la bataille de Rezonville (Division Forton); le régiment surpris par une attaque prussienne, se débande avant de se reformer et de s’illustrer en chargeant la brigade Bredoww.
   Après la capitulation de l’Empereur Napoléon III à Sedan le 2 Septembre, il retrouve sa garnison d’Epernay. Il restera en champagne jusqu’en 1914 avec un intermède en 1896 à Lunéville.

La guerre 1914–1918:

   Le 9e régiment de dragons, en garnison à Epernay, appartient à la 7e brigade de dragons, 1er corps de cavalerie (Général Sordet), 5e division (avec le 29e dragons), Ve armée, pour une période s’étalant du mois d’août au mois de novembre 1918.
   Il est composé de quatre escadrons.
   1914:
   Le 31 juillet, le régiment est placé en couverture à Boulzicourt dans les Ardennes jusqu’au 4 août, puis il est envoyé en opérations dans les Ardennes belges/ Martelange, Bastogne, Huy, Hotton, sur la frontière luxembourgeoise, face aux escadrons de hulans. Il participe ensuite à la retraite générale de la Marne et de la Somme du 23 au 27 août 1914. Transporté par VF à Nantueil le Houdain le 12 septembre, il participe à la bataille de l’Ourcq , patrouille sur les arrières ennemis en forêt de Compiègne et Villers Cotteret, puis est engagé à Templeux le 15 et Bohain le 16 septembre.
   La course à la mer:
   Engagé dans la bataille Picardie : il combat à Nurlu le 23, Péronne le 25, puis glissant en Artois ce sera les combats de Noyelles le 28 et de Lens le 4 octobre. La bataille des Flandres le voit combattre du 7 au 9 novembre à Lestrem, Gorgues, Vieille Capelle, Ypres avant d’être engagé sur l’Yser à partir du 17 puis à Steenstraate, Boesinghe, Langemarck.
   Retiré du front il s’installe en réserve vers Hertzeele le 9 novembre 1914 avant d’être placé en repos du 13 décembre au 5 février 1915 à Wermhoult.
   1915:
   Le 7 février, le régiment fait mouvement sur Auxi le Château pour une période de repos et d’instruction. En mai des éléments à pied sont employés dans les tranchées à Wailly et Perles au Bou.
   Du 4 au 29 août, il fait mouvement sur Avesne le Comte; non engagé il retourne à Auxi le Château où il est aux tranchées à Notre-Dame-de-Lorette et Neuville-Saint-Waast.
   Le 21 septembre par VF le régiment fait mouvement vers Sézanne où il est en repos avant de rejoindre la région de Chalons où il est engagé le 2 octobre à Souain.
   Le 23 octobre, placé en repos à Esternay il retourne aux tranchées le 17 juillet à la ferme des Marquises.
   1916:
   Retiré du front et transporté par VF dans le secteur de Lunéville, il est placé dans le secteur situé entre Embermenil et la Saône.
   1917:
   Placé en couverture sur la frontière Suisse, il rejoint le camp du Valdahon en janvier 1917 jusqu’en avril puis, celui de Villersexel. Il retrouve les tranchées de Coucy-le-Château, d’avril 1917 à mars 1918.
   1918:
   Pendant la grande offensive allemande de 1918 et la contre-offensive française et alliée, le régiment est en position sur la Somme, à Roye et Montdidier du 26 mars au 27 mai. Retiré du front il se reconstitue à Montmirail du 6 juin au 2 juillet. A partir du 15 juillet il est engagé dans la région d’Epernay reprend Montvoisin et Oeuilly les 17 et 18 juillet.
   Retiré du front le 22 juillet, il est déplacé en Argonne le 21 septembre 1918. Le 22 octobre il est positionné à Vitry le François. C’est à Gondrecourt que l’armistice le trouve le 11 Novembre 1918.
   Les noms de « L’Yser 1914″ – « L’Avre 1918″ – « Reims 1918″ viendront s’ajouter à l’étendard.

Guerre 1939–1945:

   1939:
   A la déclaration de guerre le régiment est dissous à Epernay. Il donne naissance le 23 août 1939 à deux groupes de reconnaissance d’infanterie: le 3e et 92e GRDI et un groupe de reconnaissance de corps d’armée: la 10e GRCA.
   1944:
   Il est recréé à partir des éléments de la résistance (Le 5eescadron entre autres est constitué de volontaires du maquis des Chênes de la Marne); il se nomme alors « 9e régiment de dragons FFI » et participe à la protection des arrières alliés en décembre 1944 dans la région de Soissons, lors de l’offensive de Von Rundstedt dans les Ardennes.
   Existant de fait dans le soissonnais il est de droit reconstitué à Paris le 1er janvier 1945.
   1945:
   Le 16 janvier, du 3e escadron FFI nait le 1er escadron. Dirigé sur Tarbes, il s’installe au Quartier Larrey. Ayant reçu des renforts en personnel après le 8 mai, il se prépare à un départ pour l’Indochine et devient « Régiment de Marche de Chars de la 2e D.B. ». Il est commandé par le lieutenant-colonel Divary.

L’Indochine:
Le régiment embarque le 10 octobre 1945 sur le paquebot « l’Oronte » à Marseille et débarque à Saigon le 3 novembre 1945 sous le nom de « Régiment de marche du 9e dragons ».
Il combat dans la province de Tay-Ninh au nord-ouest de Saigon près de la frontière du Cambodge et a quelques accrochages avec le Viet-Minh à Go Dau HA entre Saigon et Tay-Ninh.
Le 1er avril 1946, il fait partie de la 1ère brigade d’Extrême-Orient et devient « Groupement d’unités d’armes lourdes » (GUAL/BEO) commandé par le lieutenant-colonel Divary.
Le 1eraoût 1946, il est basé au Tonkin où le régiment est une nouvellement fois dissous. Ses personnels sont mutés au 1er régiment de chasseurs à cheval.

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Bauffremont_Dragons_9e_regiment_quartiers_Epernay_1914_.jpg ‎(500 × 319 pixels, file size: 33 KB, MIME type: image/jpeg)
Français : Quartiers du 9e regiment de dragons à Epernay en 1914. Le nom de tradition de ce régiment est Bauffremont Dragons.

source texte : http://cavaliers.blindes.free.fr/rgtdissous/9dragonsh.html
source image : wikipedia

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

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http://military-photos.com/9drag.htm

9drag210

http://military-photos.com/9drag.htm

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http://military-photos.com/9drag.htm

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

Historique du 9e régiment de dragons depuis son entrée en campagne,


le 1er août 1914, jusqu’au 11 novembre 1918,


date de la signature de l’armistice ,


rédigé par M. le lieutenant-colonel Picaud

http://i14.servimg.com/u/f14/17/85/94/04/th/fleche26.gif

a lire intégralement et télécharger sur

http://fr.calameo.com/read/0021527569c3c430aef13

n6246310

Titre : Historique du 9e régiment de dragons depuis son entrée en campagne, le 1er août 1914, jusqu’au 11 novembre 1918, date de la signature de l’armistice , rédigé par M. le lieutenant-colonel Picaud
Auteur : Picaud, Lieutenant-Colonel
Éditeur : H. Charles-Lavauzelle (Paris)
Provenance : bnf.fr

 

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Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

à voir exceptionnel : Il n’en restera qu’un !

 

 

N’oublions jamais … 95 ans après !

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8Les contingents impériaux au cœur de la guerre - Jacques Frémeaux

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8Celles de l’Histoire, retour vers les grandes épopées

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27 août 2013

Choses et gens de la vie : Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert – 1912

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Une histoire : la Tunisie et la France

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Choses et gens de la vie :

Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert – 1912

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8toute la publication de 494 pages à voir en ligne sur :

http://fr.calameo.com/read/00215275646b79fab329b

 

Choses et gens de la vie : Dictionnaire illustré de la Tunisie par Paul Lambert - 1912 n5505300_jpeg_9_9dm

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5 mai 2013

Ibn Khaldoun

Classé sous — milguerres @ 15 h 29 min

 

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La Tunisie au gré des conflits

 Ceux qui ont marqué la Tunisie 

Culture et patrimoine

 

Ibn Khaldoun

(732-808 de l’hégire, 1332-1406 de J.C.)

Historien, philosophe, sociologue, juge, enseignant, poète, aussi bien qu’homme politique.

________________________________________

 Ibn Khaldoun Ibn_khaldoun_50

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8Extraits de l’autobiographie.

« La famille Khaldoun est originaire de Séville ; elle se transporta à Tunis vers le milieu du VIIe siècle (de l’hégire), lors de l’émigration qui eut lieu après la prise de Séville par Ibn Adfonch, roi des Galiciens…

Nous tirons notre origine de Hadramaout, tribu arabe du Yémen, et nous nous rattachons à ce peuple dans la personne de Ouaïl Ibn Hodjr, chef arabe qui fut un des Compagnons du Prophète….

maison-i-khaldoun

Je naquis à Tunis, le premier jour du mois de ramadan 732, et je fus élevé sous les yeux de mon père jusqu’à l’époque de mon adolescence. J’appris à lire le saint Coran sous un maître d’école nommé Abou Abd Allah Mohammed Ibn Saad Ibn Boral el Ansari, originaire de Djaïala, lieu de la province de Valence (en Espagne)… Je cultivai l’art de la grammaire sous la direction de mon père, et avec l’aide de plusieurs émi¬nents maîtres de la ville de Tunis…… J’étudiai le droit à Tunis sous plusieurs maîtres, savoir … Je pourrais citer encore les noms de divers cheïkhs tunisiens sous lesquels je fis des études, et desquels je tiens de bons certificats et des idjaza. Ils moururent tous à l’époque de la grande peste.

 

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Statue d’Ibn Khaldoun sur la place de l’Indépendance à Tunis

(Je suis nommé écrivain de l’alama par le gouvernement de Tunis ; je passe ensuite dans le Maghreb, où je deviens secrétaire du sultan Abou Eïnan).

…J’acceptai donc la charge d’écrivain de l’alama, mais avec l’espoir de pouvoir accomplir mon projet et passer dans le Maghreb….

…Je partis alors de Biskera avec l’intention de me rendre auprès du sultan Abou Eïnan, qui se trouvait à Tlemcen, et, arrivé à El-Bat’ha, je rencontrai Ibn Abi Amr. Cet officier me donna tant de marques d’honneur que j’en fus surpris, et me ramena avec lui à Bougie, dont je le vis prendre possession….

Quand le sultan Abou Eïnan fut rentré à Fez et que les savants eurent commencé à se réunir chez lui, on parla de moi dans une de ces assemblées,…

Vers la fin de l’année 756, le sultan Abou Eïnan m’attacha à son service en me nommant à un emploi dans son secrétariat. Il m’accorda aussi un haut témoignage de sa faveur en me permettant de prendre part aux discussions dont on s’occupait dans les réunions littéraires qui se tenaient chez lui, et en me choisissant pour écrire, sur chaque pièce et document soumis à son examen, la réponse qu’il jugeait convenable. Ceci souleva bien des jalousies… Il me fit donc arrêter, maltraiter et em-prisonner… ma détention se prolongea jusqu’à la mort du sultan, événement qui eut lieu environ deux années plus tard.

(Le sultan Abou Salem me nomme secrétaire d’État et directeur de la chancellerie).

Abou Salem, ayant passé d’Espagne en Afrique avec l’intention de prendre possession du trône, s’établit dans le Safiha, montagne du pays des Ghomara. Pendant ce temps le khatîb  Ibn Merzouc agis¬sait secrètement à Fez afin de lui procurer des partisans, et, connaissant les liaisons d’amitié qui m’attachaient aux principaux chefs Mérinides, il eut recours à mes services dans l’espoir de gagner ces officiers ; et, en effet, je décidai la plupart d’entre eux à promettre leur appui au prince.

Il y avait seulement quinze jours que je m’étais rallié à lui, et maintenant je me trouvais faisant partie de son cortège. Il me sut bon gré de l’empressement que j’avais mis à embrasser sa cause, et je devins son secrétaire privé, chargé de rédiger et d’écrire sa correspondance. Je rédigeais la plupart de ces pièces dans un style simple et facile, bien que je fusse alors sans rival dans l’art de donner aux phrases le tour cadencé qui caractérise la prose rimée.

Je me mis alors à cultiver la poésie, et je composai un grand nombre de pièces qui étaient, du reste, assez médiocres

Vers la fin de son règne, Abou Salem me chargea du redressement des griefs, et me procura ainsi l’occasion de faire droit aux justes réclamations de bien du monde ; j’espère que Dieu m’en tiendra compte !

Le vizir Omar, s’étant mis à la tête des affaires, me confirma dans mes fonctions et m’accorda une augmentation d’ictâ et de traitement. Mais l’imprudence de la jeunesse me porta à viser plus haut, et à compter sur l’amitié d’Omar pour en user très familièrement avec lui.

J’obtins l’autorisation d’aller où je voudrais, excepté à Tlemcen. Je me décidai pour l’Espagne, et, au commencement de l’an 764, j’envoyai ma femme et mes enfants à Constantine, pour y rester auprès de leurs oncles maternels. Ensuite je me mis en route pour Ceuta.

J’écrivis à Ibn el-Ahmer, sultan de Grenade, et à son vizir Ibn el-Khatîb, pour les informer de ce qui m’était arrivé, et je partis ensuite pour Grenade. Le huitième jour du premier rebiâ 764, je m’approchai de la ville, et le sultan, qui s’était empressé de faire tapisser et meubler un de ses pavillons pour ma réception, envoya au-devant de moi une cavalcade d’hon¬neur, composée des principaux officiers de la cour. Dès ce moment le sultan me plaça au premier rang parmi les personnes de sa société, et me fit son confident, le compagnon de ses promenades et de ses plaisirs.

L’année suivante il m’envoya en mission auprès de Pierre, fils d’Alphonse et roi de Castille… Le roi Pierre voulut alors me garder auprès de lui ; il offrit même de me faire rendre l’héritage de mes ancêtres à Séville, lequel se trouvait alors dans la possession de quelques grands de son empire ; mais je m’excusai d’accepter sa proposition.

…Mes ennemis secrets et de vils calomniateurs parvinrent, dans la suite, à éveiller les soupçons du vizir… Je reçus des lettres du sultan Abou Abd Allah (Mohammed), seigneur de Bougie, par lesquelles il m’apprit qu’il avait obtenu possession de cette ville dans le mois de ramadan 765, et qu’il désirait m’a¬voir auprès de lui. Je demandai aussitôt au sultan Ibn el-Ahmer la permission d’aller joindre ce prince… Il consentit avec un vif regret à mon départ… je m’embarquai au port d’Almeria, et, après quatre jours de navigation, j’arrivai à Bougie, où le sultan Abou Abd Allah avait fait de grands préparatifs pour me recevoir. Tous les fonctionnaires de l’État vinrent à cheval au-devant de moi ; les habitants de la ville se précipitèrent de tous les côtés pour me toucher et me baiser la main ; c’était vraiment un jour de fête !

(Bougie, où je deviens hadjeb avec une autorité absolue).

…. Peu de temps après, je m’aperçus qu’on travaillait à me desservir auprès du sultan, en me représentant comme un homme très dangereux, et je me décidai à demander mon congé.

(Je passe au service du sultan Abou Hammou, seigneur de Tlemcen).

… Le sultan Abou Hammou, ayant pris la résolution de marcher contre Bougie, m’écrivit d’aller le joindre, car il avait appris mon départ de cette ville… il m’informa qu’il m’avait choisi pour remplir auprès de lui les fonctions de hadjeb et d’écrivain de l’alama.

Mon frère Yahya, qui avait effectué son évasion de Bône, vint alors à Biskera me rejoindre, et je l’envoyai auprès d’Abou Hammou comme mon lieutenant, ne voulant pas affronter moi-même les périls de cet office. D’ailleurs j’étais revenu des séductions du pouvoir, et, comme j’avais négligé depuis longtemps la culture des sciences, je désirais m’abstenir de la politique pour m’appliquer à l’étude et à l’enseignement 

(J’embrasse le parti du sultan Abd el Aziz, souverain du Maghreb (Maroc)).

…. Quand Abou Hammou reçut la nouvelle de l’occupation de Tlemcen par le sultan Abd el-Azîz, il se hâta de quitter El-Bat’ha avec sa famille et ses partisans, les Beni Amer. Le sultan … se rappelant alors l’influence que j’exerçais sur les chefs des tribus rîahides, se décida à m’envoyer auprès d’elles afin de les gagner à sa cause. J’étais alors installé dans le couvent de Bou Medîn, avec l’intention de renoncer au monde, et j’avais déjà commencé un cours d’enseignement quand je reçus du sultan l’invitation de me rendre auprès de lui. Il m’accueillit avec tant de bonté que je ne pus refuser la mis-sion dont il voulait me charger….

… J’appris que le sultan était mort de maladie et que son fils, Abou Bekr es Saîd, enfant en bas âge, avait été proclamé par Ibn Ghazi… J’allai tout de suite me présenter au vizir Ibn Ghazi. Le vizir me fit l’accueil le plus honorable et le plus amical ; il surpassa même mon attente dans les traitements et les ictâ qu’il m’ac¬corda. Je conservai ainsi ma position à la cour ; je jouissais de la considération publique, et j’occupais une place élevée dans le con¬seil du gouvernement…. Je restais à l’ombre tutélaire du gouvernement, et je m’adonnais à l’é¬tude et à l’enseignement.

(Je fais un second voyage en Espagne, ensuite je retourne à Tlemcen, d’où je passe chez les Arabes nomades).

… Je fixai mon séjour chez eux, et ils envoyèrent à Tlemcen chercher ma famille et mes enfants. Ils promirent aussi de représenter au sultan que j’étais dans l’impossibilité de remplir la mission dont il m’avait chargé ; en effet ils lui firent agréer mes excuses. Je m’établis alors avec ma famille à Calât Ibn Selama, château fort situé dans le pays des Beni Toudjîn et que les Douaouïda tenaient du sultan comme ictâ. J’y demeurai quatre ans, tout à fait libre de soucis, loin du tra¬cas des affaires, et j’y commençai la composition de mon ouvrage (sur l’histoire universelle). Ce fut dans cette retraite que j’achevai les Prolé¬gomènes, ouvrage dont le plan était tout à fait original, et pour l’exécution duquel j’avais pris la crème d’une énorme masse de renseignements.

Autographe d’Ibn Khaldoun

En me fixant à Calât Ibn Selama, je m’installai dans un grand et solide pavillon qu’Abou Bekr Ibn Arîf y avait fait bâtir. Pendant le long séjour que je fis dans ce château, j’avais oublié complètement le royaume de Maghreb et celui de Tlemcen pour m’occuper unique¬ment du présent ouvrage. Lorsque je passai à l’Histoire des Arabes, des Berbers et des Zenata, après avoir terminé les Prolégomènes, je désirai beaucoup consulter plusieurs livres et recueils qui se trouvent seulement dans les grandes villes ; j’avais à corriger et à mettre au net un travail presque entièrement dicté de mémoire ; mais vers ce temps je fis une maladie tellement grave, que, sans la faveur spéciale de Dieu, j’y aurais succombé.

Poussé par le désir de me rendre auprès du sultan Abou ’l-Abbas et de revoir Tunis, la demeure de mes pères, ville qui montre encore plusieurs traces de leur existence et qui renferme leurs tombeaux, je me mis à solliciter de ce prince la permission de rentrer sous l’auto¬rité du gouvernement hafside. Peu de temps après, je reçus des lettres de grâce et l’invitation d’aller le trouver sans retard.

J’arrivai à Tunis au mois de châban de la même année (nov. déc. 1378 de J. C.), et, m’y étant installé sous la protection du sultan, je jetai le bâton de voyage. Ma famille étant venue m’y rejoindre, nous nous trouvâmes enfin réunis dans le champ de bonheur que ce prince nous avait ouvert.

Aussitôt que je fus arrivé à Tunis, les étudiants et même les propres élèves d’Ibn Arefa vinrent me prier de leur donner des leçons, et, comme je cé¬dai à leur demande, ce docteur en fut profondément blessé. Il en¬voya même des sommations formelles à la plupart d’entre eux pour les obliger à me quitter ; mais ils n’y firent aucune attention, ce qui ajouta encore à la haine qu’il me portait. …Vers le même temps, les courtisans tâchèrent d’indisposer le sultan contre moi ; ils travaillèrent, d’un commun accord, à me calomnier et à me nuire ; mais le prince ne fit aucune attention à leurs paroles. Comme il recherchait toujours de nouvelles connaissances dans les sciences et dans l’histoire, il m’avait chargé de travailler à l’achève¬ment de mon ouvrage ; aussi, lorsque j’eus terminé l’histoire des Berbers et des Zenata, et mis par écrit tous les renseignements que je pus recueillir au sujet des deux dynasties et des temps anté isla¬miques, j’en fis une copie pour sa bibliothèque.

…. Sachant qu’il y avait dans le port un navire apparte¬nant à des négociants d’Alexandrie et chargé de marchandises pour cette destination, j’implorai le sultan afin qu’il me laissât partir pour la Mecque. Ayant obtenu son consentement, je me rendis au port, suivi d’une foule d’étudiants, et des personnages les plus éminents de la cour et de la ville. Après leur avoir fait mes adieux, je m’embarquai, le 15 du mois de chaban (25 octobre 1382)… Le 1er du mois de chouwal, nous arrivâmes au port d’Alexandrie, après une traversée d’environ quarante jours… Je passai un mois à Alexandrie dans les pré¬paratifs pour le pèlerinage ; mais des circonstances m’ayant empêché, cette année-ci, de me mettre en route, je me rendis au Caire.

Le 1er du mois de dou ’l-hiddja (5 février 1383) j’entrai dans la métropole de l’univers, le jardin du monde, la fourmilière de l’espèce humaine, le portique de l’islamisme, le trône de la royauté, ville embellie de châteaux et de palais, ornée de couvents de derviches et de collèges, éclairée par des lunes et des étoiles d’érudition. Sur chaque bord du Nil s’étendait un paradis ; le courant de ses eaux rem¬plaçait, pour les habitants, les eaux du ciel, pendant que les fruits et les biens de la terre leur offraient des salutations. Je traversai les rues de cette capitale, encombrées par la foule, et ses marchés, qui regorgeaient de toutes les délices de la vie.

Peu de jours après mon arrivée, les étudiants vinrent en foule me prier de leur donner des leçons. Malgré mon peu de savoir, il me fallut consentir à leur désir. On me présenta ensuite au sultan, qui m’accueillit avec beaucoup d’affabilité et m’assigna une pension sur les fonds de ses aumônes, selon sa manière habituelle d’agir envers les savants. J’espérais alors que ma famille viendrait me rejoindre ; mais le sultan de Tunis l’empêcha de partir, dans l’espoir de me ramener auprès de lui. Pour lui faire changer d’avis, il me fallut avoir recours à la mé-diation du sultan égyptien.

… En l’an 786 (1384 de J. C.), le sultan déposa le cadi malékite, et me fit l’honneur de me désigner pour remplir la place vacante…. Pour ne laisser aucune prise à la malignité des cen¬seurs, je m’appliquai à rendre la plus exacte justice à tout le monde, sans me laisser influencer par le rang ni par la puissance de qui que ce fût ; je protégeai le faible contre le fort ; je repoussai toute dé¬marche, toute sollicitation, soit d’une des parties, soit de l’autre, pour m’en tenir uniquement à l’audition des preuves testimoniales. … Je marchais droit mon chemin, avec la résolution ferme et décidée de maintenir le bon droit, d’éviter toutes les vanités du monde, et de me montrer inflexible aux personnes en crédit qui voulaient m’influencer. Tels n’étaient pas, cependant, les principes des cadis mes con-frères ; aussi blâmèrent-ils mon austérité, en me conseillant de suivre le système qu’ils s’étaient accordés à adopter, savoir : de plaire aux grands, de montrer de la déférence pour les gens haut placés.

A cette même époque, un coup funeste vint me frapper : toute ma famille s’était embarquée dans un port du Maghreb pour me rejoindre ; mais le vaisseau sombra dans un ouragan et tout le monde périt. Ainsi un seul coup m’enleva à jamais richesses, bonheur et en-fants. Accablé de mon malheur, je cherchai des consolations dans la prière, et je pensai à me démettre de ma charge ; mais, craignant de mécontenter le sultan, j’écoutai les conseils de la prudence et je la gardai.

… Bientôt la faveur divine vint me tirer de cet état pénible : le sultan, puisse Dieu le protéger ! mit le comble à ses bontés en me permettant de déposer un fardeau que je ne pouvais plus porter et à quitter une place dont, à ce qu’on prétendait, je ne connaissais pas les usages.

… Trois années venaient de s’écouler depuis ma destitution quand je me décidai à faire le pèlerinage….Depuis mon re¬tour, j’ai continué jusqu’à ce moment, c’est à dire au commence¬ment de l’an 797 (fin d’octobre 1394), à vivre dans la retraite, jouissant d’une bonne santé et uniquement occupé de l’étude et de l’enseignement. Puisse Dieu nous accorder ses grâces, étendre sur nous son ombre tutélaire et regarder nos œuvres comme méritoires !

————————

Ibn Khaldoun vécut encore près de douze années, se retrouvant un temps prisonnier de Tamerlan à Damas, exerçant à nouveau périodiquement une charge de cadi. Il reprit une dernière fois cette charge

‘au milieu du mois de ramadan 808 (5 mars 1406) ; mais il mourut le 25 du même mois (15 mars 1406), âgé de soixante et quatorze ans’.

 

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Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8 Couverture d’une copie du Lubab al-Muhassal

Le premier livre d’Ibn Khaldoun, Lubab al-Muhassal (La Quintessence de la théologie), est un commentaire condensé de la théologie deFakhr ad-Dîn ar-Râzî, rédigé sous la surveillance de son professeur Al-Abuli à Tunis. Le manuscrit autographe, datant de 1351, est conservé à la bibliothèque de l’Escurial. Ar-Râzî est disciple de l’école acharite et Ibn Khaldoun s’en rapproche également.

Comme il l’indique dans son autobiographie, Ibn Khaldoun écrit cinq autres manuscrits de 1351 à 1364. Ceux-ci consistent en un commentaire du poème Qasidat al-Burda de Bousiri101, un traité sur l’arithmétique, un commentaire d’un poème d’Ibn al-Khatib et plusieurs résumés sur la pensée d’Averroès99. L’un de ces commentaires résumés des œuvres d’Averroès est rédigé pour Mohammed V al-Ghani pendant son séjour à la cour de ce dernier48. Le dernier des cinq manuscrits est un précis de logique également rédigé pour Mohammed V al-Ghani. Ces travaux, qui s’inscrivent tous dans la plus pure tradition théologique et philosophique de l’époque, sont aujourd’hui perdus.

Ibn Khaldoun écrit également un texte sur le soufisme, Schifa al-sa’il li tandhib al masa’il (traduit de l’arabe par René Perez sous le titreLa Voie et la Loi, ou le Maître et le Juriste), vers 1373 à Fès ; c’est plus précisément une étude de sociologie religieuse. Il répond en fait à une controverse dans les cercles religieux d’Andalousie qui pose la question de savoir si un novice (murid) doit se diriger lui-même ou s’il a besoin d’un guide spirituel (cheikh) pour atteindre la béatitude

Mais ses travaux les plus importants sont ceux qu’il a écrits lors de sa retraite à la forteresse des Beni Salama  Il s’agit de son autobiographie (Târif) qui tire son intérêt du fait de l’éclairage qu’elle donne sur les conditions de la réalisation de ses autres travaux, son Livre des exemples et surtout sa Muqaddima

 

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8 

voir également les Théories de Ibn Khaldoun  sous document word à télécharger !

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Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8A lire intégralement sous forme de livre en ligne -> Les prolégomènes. Première partie (1863).

Traduits en Français et commentés par William MAC GUCKIN, Baron DE SLANE, membre de l’Institut. (1801-1878). Reproduction photomécanique de la première partie des tomes XIX, XX et XXI des Notices et Extraits des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale publiés par l’Institut de France (1863). Paris: Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1934 (réimpression de 1996), CXVI + 486 pages. Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.

 

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8A lire intégralement sous forme de livre en ligne -> Les prolégomènes. Deuxième partie (1863).

Traduits en Français et commentés par William MAC GUCKIN, Baron DE SLANE, membre de l’Institut. (1801-1878). Reproduction photomécanique de la deuxième partie des tomes XIX, XX et XXI des Notices et Extraits des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale publiés par l’Institut de France (1863). Paris: Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1936, 494 pages. Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.


Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8A lire intégralement sous forme de livre en ligne -> Les prolégomènes. Troisième partie (1863).

Traduits en Français et commentés par William MAC GUCKIN, Baron DE SLANE, membre de l’Institut. (1801-1878). Reproduction photomécanique de la troisième partie des tomes XIX, XX et XXI des Notices et Extraits des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale publiés par l’Institut de France (1863). Paris. Librairie orientaliste Paul Geuthner, Paris, 1938, 574 pages. Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, bénévole.

sources 

http://classiques.uqac.ca/classiques/Ibn_Khaldoun/Ibn_Khaldoun_photo/Ibn_Khaldoun_photo.html 

Wikipedia

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Culture et patrimoine

 

4 mai 2013

Renaudin (destroyer)

Classé sous — milguerres @ 23 h 17 min

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La Tunisie et la Grande Guerre

La Tunisie au gré des conflits

Une histoire : Bizerte et la France

 

Renaudin (destroyer) 

Destroyer (contre-torpilleur) de type Bisson construit aux Mourillons (Var), commencé en février 1911,
mis à flot le 20 mars 1913,
en service le 31 décembre 1913.
Le 18 mars 1916, il est torpillé devant Durazzo par un sous-marin autrichien
(l’équipage est recueilli par le destroyer Commandant Bory)

Renaudin (destroyer)  renaud10

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Navigazette 1913/03/27 (A12,N1248). 

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Navigazette 1913/03/13 (A12,N1246)

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Navigazette 1914/05/28 (A13,N1309).

source :

BNF.FR

http://www.wrecksite.eu

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29 avril 2013

L’ORIGINE DES BERBÈRES Gabriel CAMPS

Classé sous — milguerres @ 22 h 42 min

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Culture et patrimoine 

L’ORIGINE DES BERBÈRES Gabriel CAMPS

 

[Islam : société et communauté. Anthropologies du Mahgreb, sous la direction de Ernest Gellner, les Cahiers C.R.E.S.M, Éditions CNRS, Paris, 1981.]

Connus depuis l’antiquité pharaonique sous les noms de Lebu, Tehenu, Temehu, Meshwesh, les Berbères subsistent dans un immense territoire qui commence à l’ouest de l’Égypte. Actuellement des populations parlant le berbère habitent dans une douzaine de pays africains, de la Méditerranée au sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil.

Mais cette région qui couvre le quart Nord-Ouest du continent n’est pas entièrement berbérophone, loin de là ! Aujourd’hui, dans cette région, l’arabe est la langue véhiculaire, celle du commerce, de la religion, de l’État, sauf dans la marge méridionale, du Sénégal au Tchad où la langue officielle est le français. Ainsi, les groupes berbérophones sont isolés, coupés les uns des autres et tendent à évoluer d’une manière divergente. Leur dimension et leur importance sont très variables. Les groupes kabyle en Algérie, Braber et Chleuh au Maroc représentent chacun plusieurs centaines de milliers d’individus tandis que certains dialectes, dans les oasis, ne sont parlés que par quelques dizaines de personnes. C’est la raison pour laquelle les cartes d’extension de la langue berbère n’ont pas grande signification. Le territoire saharien couvert par les dialectes touareg (tamahaq) en Algérie, Libye, Mali et Niger est immense mais les nomades berbérophones qui le parcourent et les rares cultivateurs de même langue ne doivent guère dépasser le nombre de 250 ou 300 000. Ils sont à peine plus nombreux que les habitants du Mzab qui occupent dans le Sahara septentrional, un territoire mille fois plus exigu. Le bloc kabyle est dix fois plus peuplé que la région aurasienne, plus vaste, où est parlé un dialecte berbère différent.

En fait il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord… et cependant les Berbères existent.

 

la suite à découvrir dans : 

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

http://fr.calameo.com/read/00215275678eee04749d9

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

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Fichier: Plan-de-human-migrations.jpg

Les migrations humaines suivant l’ADNmt

source :

image : wikipedia

texte : http://www.mondeberbere.com/histoire/camps/origines.htm

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La Tunisie au gré des conflits

Culture et patrimoine 

Ferdinand HUARD – poète « tunisophile »

Classé sous — milguerres @ 14 h 11 min

 

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Ferdinand HUARD

Landes, 1854 - ?1933

Ferdinand HUARD - poète

poète « tunisophile » 

Parmi les premiers poètes qui se sont révélés sous les lumières crépusculaires du XIXème siècle tunisien (sous le Protectorat) s’est affirmée la présence imposante, active, diverse de Ferdinand Huard, publiciste orateur, apôtre de la solidarité humaine, mutualiste efficace, (Mutuelleville lui doit sa naissance et son premier épanouissement) et amoureux de la Tunisie. Arrivé dans nos murs à l’âge de 31 ans (précisément en 1885) Ferdinand Huard a été le fondateur, souvent injustement oublié, de la première Revue Tunisienne, laquelle devint, à la création de l’Institut de Carthage, son organe austère, très prestigieux et, à tous points de vue, «officiel». 

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

à feuilleter tranquillement sur 

http://fr.calameo.com/read/00215275685b1a1602e1e

 

 

Champs de bataille où les Australiens combattirent. fleche-boule8

sources :

http://www.tunisia-today.com/archives/2427

http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog13_Huard.htm

Gallica BNF

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